Source : Bruno Guigue, 01-07-2017

C’est un événement. Pendant quatre heures, les Français ont pu regarder sur France 3 les “Conversations avec M. Poutine” du cinéaste Oliver Stone. Comment ce documentaire de qualité, où la parole est longuement donnée au président de la Fédération de Russie, a-t-il pu passer entre les mailles du filet ? Comment a-t-il pu échapper à la vigilance de nos censeurs qui, au nom des droits de l’homme, nous infligent leur propagande en guise d’information ? Mystère, mais ne boudons pas notre plaisir.

Oliver Stone étant citoyen des USA, ces entretiens filmés entre juin 2015 et février 2017 portent pour l’essentiel sur les tensions géopolitiques entre Moscou et Washington. Lorsque le cinéaste lui demande, en février 2017, si l’élection d’un nouveau président américain est susceptible de changer quelque chose, Vladimir Poutine répond : “presque rien”. C’est “la bureaucratie”, explique-t-il, qui exerce le pouvoir à Washington, et cette bureaucratie est inamovible. En effet. A peine élu, Donald Trump est devenu l’otage de “l’Etat profond”.

L’intérêt de ces entretiens est qu’ils mettent en perspective la pesanteur du “deep State”, sa dimension structurelle. Les Russes ont le sens de l’histoire, et c’est pourquoi M. Poutine, pour comprendre le monde actuel, évoque l’usage de l’arme atomique contre Hiroshima et Nagasaki (août 1945). Privé de toute justification militaire, ce crime de masse a plongé l’humanité dans l’ère nucléaire. Pour Moscou, c’est le moment-clé de l’histoire contemporaine, celui où tout bascule. En faisant peser la menace d’une destruction totale, Washington a pris une responsabilité gravissime.

La course aux armements n’est pas une invention moscovite. Dans les années 1980, une URSS fossilisée s’était laissé piéger par cette compétition mortifère, précipitant sa chute. Dans les années 2000, c’est encore Washington qui suspend les discussions sur les armes anti-missiles et s’empresse d’élargir l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie. Que dirait-on à Washington si la Russie nouait une alliance militaire avec le Mexique et le Canada ? Quand Oliver Stone évoque l’affaire – aujourd’hui oubliée – du destroyer US qui s’était dangereusement approché de la Crimée, M. Poutine demande ce que ce navire pouvait bien faire dans les parages. Mais la propagande a l’art d’inverser les rôles, et elle parla de provocation russe.

Passionnante mise en perspective, aussi, à propos de la lutte contre le terrorisme. La seconde guerre de Tchétchénie (1999-2009) fut déclenchée par l’agression djihadiste contre le Daghestan russe. Or les USA y ont joué un rôle particulièrement trouble. “Les Américains nous soutiennent en paroles contre le terrorisme, mais en réalité ils l’utilisent pour fragiliser notre situation intérieure”, dit le président russe. En 1980, Brzezinski tenait déjà les combattants du djihad antisoviétique pour des “Freedom Fighters”. Dans le Caucase, en Syrie, en Libye, la CIA a armé, financé et manipulé les desperados de l’islamisme radical. La Russie soviétique, puis post-soviétique, les a toujours combattus.

Chaque fois que son interlocuteur (qui n’est pas dupe) mentionne la rhétorique occidentale sur la menace russe, M. Poutine demeure le plus souvent impassible, esquissant parfois un sourire narquois. A Moscou, on l’a compris depuis longtemps : les Américains font le contraire de ce qu’ils disent et ils vous accusent de faire ce qu’ils font eux-mêmes. L’accusation d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine (2016) est un véritable cas d’école. Lorsque la présidente du conseil national démocrate démissionna à la suite de la publication d’emails compromettants, Julian Assange a nié que sa source fût russe. Mais l’establishment a quand même pointé un doigt vengeur vers Moscou.

Car il fallait un coupable, et il ne pouvait être que moscovite. “Dans cette affaire, souligne M. Poutine, les Américains prétextent une intervention extérieure pour régler leur problèmes intérieurs”. Pour les USA, la Russie est à la fois un repoussoir et un bouc-émissaire. Un repoussoir, quand on brandit la prétendue “menace russe” pour contraindre les Européens à faire bloc derrière les USA. Un bouc-émissaire, quand on attribue à Moscou la responsabilité de sa propre incurie. Tout se passe comme si l’affrontement idéologique hérité de la “Guerre froide” avait fourni un prêt-à-penser inusable. Le manichéisme américain peint le monde en noir et blanc, et Moscou sera toujours la source du mal.

L’accusation d’ingérence russe dans la démocratie américaine est d’autant plus ahurissante que les dirigeants US, eux, interviennent ouvertement en Russie. Lors de la campagne présidentielle russe de 2012, Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjoint US, a déclaré : “Nous travaillons à l’intérieur et à l’extérieur de la Russie avec les militants russes qui souhaitent renforcer l’état de droit et la liberté de la presse, avec les LGBT”. Que dirait-on si le gouvernement russe “travaillait” aux USA avec des militants américains qui combattent le gouvernement des Etat-Unis ? Mais cette hypothèse est invraisemblable, car comme le dit M. Poutine, “nous ne nous mêlons pas des affaires intérieures des autres pays”.

Respect de la souveraineté des Etats et refus de l’ingérence étrangère, ces deux principes (qui en réalité n’en font qu’un) définissent l’approche russe des relations internationales. Si Moscou intervient en Syrie, c’est à la demande d’un gouvernement légitime en proie à l’invasion étrangère et au terrorisme de masse. Si la Russie a accueilli la Crimée, c’est parce que le peuple de Crimée l’a voulu expressément, au terme d’un référendum organisé par le Parlement de Crimée. Et cette sécession de la péninsule n’eût peut-être pas vu le jour si un putsch des nationalistes ukrainiens soutenu par la CIA, en février 2014, n’avait renversé le pouvoir légalement issu des urnes à Kiev.

Mais il est vrai que la Russie, elle, ne fomente pas de coup d’Etat avec l’aide de néo-nazis. Elle ne finance pas d’ONG pour déstabiliser les autres pays au nom des droits de l’homme, elle n’envoie pas ses troupes pour y instaurer la “démocratie”, et elle ne bombarde pas les populations pour “punir” les dirigeants qui lui déplaisent. Elle ne provoque pas la guerre civile pour s’approprier les ressources des autres pays, elle ne finance, n’arme ou ne manipule aucune organisation terroriste. Que l’on sache, la Russie n’a jamais utilisé l’arme atomique, ses services secrets n’ont jamais créé de “centres de torture” à l’étranger, et elle n’envoie pas ses drones tueurs dans une douzaine de pays. Elle ne couvre pas les océans de ses porte-avions, elle a 5 bases militaires à l’étranger quand les USA en ont 725, et son budget militaire représente 8% de celui du Pentagone. La Russie telle qu’elle est gagne à être connue.

Merci, M. Poutine, pour cette conversation.

Bruno GUIGUE, 1/7/2017

 

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36 réponses à Merci pour cette conversation, M. Poutine, par Bruno Guigue

Commentaires recommandés

Observateur Le 05 juillet 2017 à 06h47

Beau résumé de l’état actuel des relations USA-Russie. Vraiment, j’ai perdu tout intérêt à écouter des nouvelles parlant de la Russie… des liens avec les Russes… des mots, des suppositions, toujours au conditionnel, opinions des “experts” qui ne connaissent pas l’histoire et des faits… Tout se résume en “Les Russes sont mauvais et méchants”. La question que je pose toujours aux gens qui me demande ce que j’en pense: “Avez-vous déjà entendu une nouvelle moindrement positive à propos de la Russie ?” La réponse est NON, JAMAIS (en tout cas en Amérique du Nord). Même les jeux de Sotchi (parmi les plus belles et les mieux organisés selon moi) ont générés des commentaires comme : “trop chers”, “corruption”, “tout près des territoires géorgiens occupés”, “homosexuels réprimés”, “dopage”, “mal conçus”, etc. On ternit volontairement les exploits, on les diminue, on cherche la controverse toujours . Le pire là-dedans, tout le monde est unanime dans ce discours hostile. C’est de la propagande pure et dure, et non, du, soi-disant, journalisme.

  1. Rien Le 05 juillet 2017 à 06h00
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    On attend une Conversation avec Monsieur Trump ou autre représentant de l’axe du bien pour mettre en pleine lumière cette inversion.


    • nicolas Le 05 juillet 2017 à 11h44
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      Conversation avec Dick Cheney , Paul Wolfowitz , la famille Bush , la famille Clinton , Colin Powell et toutes les ordures encore vivantes du même acabit , je pense que ce serait plus instructif que conversation avec Trump …

      Enfin je dis ça je dis rien.


    • Caliban Le 05 juillet 2017 à 15h46
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      @Nicolas

      Pas sûr que vous appreniez quelque chose avec les responsables que vous citez. Ils sont formatés pour raconter leurs mensonges sans ciller (et à votre liste j’ajouterais Obama qui n’est pas le dernier des vendus).

      Tandis qu’avec cet emperruqué de Trump, il me paraît plus facile de lui faire dire des bribes de vérités. Ce fut le cas durant les élections (par exemple sur la relation avec la Russie, sur la politique catastrophique en Irak, sur l’obsolescence de l’OTAN, sur le système ploutocratique du financement des campagnes …). S’il survit aux 4 années de son mandat, il aura peut-être des choses à raconter ensuite 🙂


      • nicolas Le 05 juillet 2017 à 18h10
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        Oui mais Trump n’a rien à voir avec le deep state donc il n’aurait rien à dire sur les va t en guerre américains …


        • tepavac Le 05 juillet 2017 à 22h13
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          Un autre réalisateur, un autre temps, ça ravira les “Criseurs(euses)”

          Ceux qui abondent en fausses nouvelles, devraient méditer sur les conséquences de leur propos.
          “La journaliste Anna Jaillard-Chesanovska a été condamnée pour diffamation pour ses propos à l’encontre du documentaire de Paul Moreira «Ukraine: les masques de la révolution».”

          On apprend entre autre que dans la meute nuland, il y avait outre bhl, Sarnez…
          https://fr.sputniknews.com/international/201707051032119348-ukraine-medias-france/


          • Lysbeth Levy Le 05 juillet 2017 à 22h50
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            Oh merci tepavac : Mazel Tov ! Condamnée, enfin une de ces “journaliste-neurologues” très engagée contre la Russie et pour l’Ukraine pro-Bandera. Mais que croyez vous, Madame fait la quête travers une pétition : https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/21192640/877bd836 Voilà ces gens ne doutent de rien en plus de déformer la vérité, ils veulent continuer à nuire. Ils sont hargneux et mauvais perdant les “banderistes” Est-ce normal qu’un journaliste digne de ce nom soit engagé idéologiquement ? Alors qu’il est censé être neutre non ?..


            • Florent LECLERCQ Le 09 juillet 2017 à 18h10
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              La neutralité n’existe pas : mieux vaut un journaliste qui assume haut et fort ses convictions qu’un journaliste qui essaie de les faire passer en douce, voire qui prétend qu’il n’en a pas, sous-entendant ainsi que sa pensée est plus pure que celle de son auditeur qui aurait tort de ne pas s’en inspirer.
              La pluralité des sources aide peut être à trouver une “neutralité” mais comme la Vérité, c’est à mon avis une quête sans fin.
              En revanche on est en droit d’attendre une absence de contrevérité, me semble-t-il.


    • Bellefontaine Le 08 juillet 2017 à 17h59
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      J’espère surtout que les États-Uniens qui ont suivi les quatre émissions l’ont fait avec attention.
      Oliver Stone dispose encore à leurs yeux d’un minimum de crédibilité qui devrait leur permettre une écoute objective. Enfin, autant que faire se peut dans ce pays formaté à coup de Fox news, de CNN, de Washington Post et de New York Times.


  2. Observateur Le 05 juillet 2017 à 06h47
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    Beau résumé de l’état actuel des relations USA-Russie. Vraiment, j’ai perdu tout intérêt à écouter des nouvelles parlant de la Russie… des liens avec les Russes… des mots, des suppositions, toujours au conditionnel, opinions des “experts” qui ne connaissent pas l’histoire et des faits… Tout se résume en “Les Russes sont mauvais et méchants”. La question que je pose toujours aux gens qui me demande ce que j’en pense: “Avez-vous déjà entendu une nouvelle moindrement positive à propos de la Russie ?” La réponse est NON, JAMAIS (en tout cas en Amérique du Nord). Même les jeux de Sotchi (parmi les plus belles et les mieux organisés selon moi) ont générés des commentaires comme : “trop chers”, “corruption”, “tout près des territoires géorgiens occupés”, “homosexuels réprimés”, “dopage”, “mal conçus”, etc. On ternit volontairement les exploits, on les diminue, on cherche la controverse toujours . Le pire là-dedans, tout le monde est unanime dans ce discours hostile. C’est de la propagande pure et dure, et non, du, soi-disant, journalisme.


    • Catalina Le 05 juillet 2017 à 09h35
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      Bonjour,
      Connaissez-vous le “Project Véritas” qui a sa source aux usa ? il se donne pour but de démonter les nouvelles truquées et cela à chaque fois que ce sera nécessaire. Pour l’instant, il s’est attaqué a CNN, et CNN a été obligé de soit retirer des “zarticles”, soit de faire des sortes d’excuses, d’ailleurs, du personnel de CNN a démissionné ;
      Exemple à suivre chez nous ? mais, pas sûr que les clébards lâchent leur os, il est bien trop juteux quand aux excuses, vu le manque d’éducation probant de nos jounaleux, on peut attendre longtemps, je le crains, et des démissions, c’est du rêve chez nous. Petit aparté, saviez-vous que le Décodex est en partie financé par….Soros ? arfffffffffffffff ! (voir et revoir Thibaut Kerlirzin, connection soros)


  3. Jean Eymar Le 05 juillet 2017 à 06h58
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    Ce jour, 05/07 à 06 h 45, en se reportant sur le site de france3 on lit le message suivant : “cette vidéo n’est plus disponible”. Tien comme c’est bizarre !
    Toute la “liberté démocratique” et macronesque est contenue dans cette phrase. Et révèle en outre notre allégeance à l’otano-américanisme qui nous étouffe.


  4. openmind Le 05 juillet 2017 à 07h56
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    Toutes ces vérités sont évoquées régulièrement sur les médias russes sans limite de 7 jours et réjouissons nous donc de l’ouverture de RT France en décembre prochain…une affaire à suivre d’ailleurs car la grande démocratie européenne a déjà commencé à lutter contre ce projet par la lutte contre la propagande dans le mauvais sens il y a quelques mois si vous vous souvenez…thématique reprise par Jupi…Macron devant Poutine à la conférence de presse de Versailles….accuser les médias russes de Fake News…du Orwell plein pot!!


    • Patrique Le 05 juillet 2017 à 08h12
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      RT a du mal à recruter des journalistes français car ils ont peur pour leur carrière. Travailler pour l’officine atlantiste Bilderberg amène promotion, travailler pour RT pourrait amener sanction.


      • Anatole Le 05 juillet 2017 à 12h27
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        Où l on peut voir que la France pratique un combat d arrière garde vu qu aux EU de nombreux journalistes de renom travaillent chez RT. En France y a pas que les fromages qui sont pourris.


  5. Cédric Le 05 juillet 2017 à 08h50
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    c’était vraiment un grand moment de télévision publique. J’ai reçu des mails de collègues me disant qu’ils avaient regardé et que ça les faisait réfléchir. Merci Mr Stone !


  6. Le Rouméliote Le 05 juillet 2017 à 09h24
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    L’action malfaisante de Zbigniew Brzezinski n’est pas assez soulignée. D’origine polonaise, il a toujours été maniaquement antirusse. Mais il est démocrate, donc dans le camp du bien pour la presse officielle ! Le méchant c’est toujours Kissinger…


  7. Philvar Le 05 juillet 2017 à 09h39
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    Toutes les conditions d’une dictature sont réunies dans notre pays. Mais pour en faire quoi ? Une société brownienne ne vivant que pour consommer, une annexe des USA, une pièce du puzzle Europe ? Ou encore un califat islamique régit par la charia ? Ou un joujou pour une gravure de mode ?


  8. Lysbeth Levy Le 05 juillet 2017 à 10h00
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    Pour la Tchétchénie toujours mise en avant comme le “crime de Poutine” c’est vrai que derrière les barbus du Caucase il y avait la petite main de la Cia mais dur de lutter contre le courant “mainstream” du traitement des deux guerres en Tchétchènie :
    https://archive.org/details/TheAmericanCollaborationWithChechenTerroristsEXPOSED
    Un certain Zbigniew Brzezinski s’est félicité d’avoir exfiltré un terroriste caucasien, Maskhadov, ça été “le plus jour de sa vie” : http://www.rense.com/general80/obb.htm
    Donc il avait raison quand il a dit qu’il fallait b……les terroristes jusque dans les toilettes ! Pardon mais il faut être logique “contre le terrorisme” qui a fait plus de morts en Russie qu’ailleurs en Europe de l’Ouest..


  9. Arlette Le 05 juillet 2017 à 10h17
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    Bravo Mr Stone pour ces entretiens qui montrent l’incommensurable cupidité sans scrupules, pour ne pas dire stupidité, de l’oligarchie militaro-industrielle américaine.

    A quand un président de cette trempe en France ?


    • Philvar Le 05 juillet 2017 à 11h28
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      ” A quand un président de cette trempe en France ? ” Lorsque les français cesseront de se situer entre moutons et autruches ou, plutôt les deux !


      • tepavac Le 05 juillet 2017 à 22h27
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        Est-ce que certains ont répertorier les drôles de députés élus sous l’étiquette E.M. ?

        Ça devient folklorique notre “démocratie”, burlesque même.


  10. nicolas Le 05 juillet 2017 à 12h07
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    À voir également par le même auteur : Une autre histoire de l’Amérique.

    Où on apprend , pour ceux qui ne l’avaient pas déjà compris , que la base de l’économie des États Unis repose sur la nécessité de créer et de faire vivre des conflits permanents.
    En effet , le fondement de l’économie américaine est le complexe militaro-industriel et donc sans conflits sur la planète en permanence , cette économie s’effondre …

    Stone s’emploi dans cette série de documentaire , à retracer l’histoire récente des États Unis et démontre très facilement avec des images d’époque , la folie de ce pays qui ne vit que par la guerre et pour la guerre.
    Il y parle aussi du Deep State qui écarte les prétendants iconoclastes à la Maison Blanche , qui voulurent détourner ce pays de cette logique de mort sans fin.

    À voir absolument , disponible sur Youtube en autre.


    • Nicopouydula Le 05 juillet 2017 à 18h02
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      Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai vu avec plaisir et intérêt cette série ainsi que celle sur Poutine.
      Je compare STONE à Elise LUCET, ils disent la vraie vérité, tellement vraie que les gens ont du mal à les croire.
      Y EN A MARRE DE CETTE PROPAGANDE POUR JUSTIFIER LA GUERRE, AINSI QUE CETTE PHYNANCE MORTIFERE.


  11. moshedayan Le 05 juillet 2017 à 14h26
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    Ce commentaire de Bruno Guigue est tout simplement très très bien fait.
    Rien à dire…
    Si ! J’ajoute, connaissant le russe, j’étais déjà effaré par la teneur de la couverture médiatique à l’Ouest sur l’Ossétie du Sud… Sur l’Ukraine : pareil… et encore ceci : les activistes ukrainiens et leurs électeurs,ont un but : de croire qu’en “se vautrant dans la “soupe euro-américaine” ils vivront mieux, les “activistes” oui – au prix de la vente de “leur pays”n et au mépris des modestes gens. Quel que soit son pays… je ne souhaite pas partager cette “soupe”.


  12. Toubib53 Le 05 juillet 2017 à 14h35
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    Et bien oui, pour “gouverner” il faut s’inventer un ennemi …..
    La Russie est désignée d’office …
    Quand Poutine affirme que le président américain est sous influence et otage de la technocratie, il a mille fois raison et il en est de même chez nous ….
    Enfin parler de la Russie sans rien en connaitre autre que les manipulations de cervelle éhontées de nos politiques assistés par des médias aux ordres (la voix de son maitre), ça dépasse l’entendement. Je parle et lit le russe ………
    J’ai des enfants en Russie et ce qu’ils racontent n’a rien, vraiment rien, à voir avec les mensonges des médias …. Que fait DECODEX !!!!!!
    Enfin heureusement que Poutine a un comportement responsable parce que dans la négative nous serions tous en train de nous étriper joyeusement pour le plus grand bonheur de nos financiers …
    Jouer une partie d’échecs avec la Russie !?!?!?!?


  13. Celavy Le 05 juillet 2017 à 15h45
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    Oui, Merci Mr. Stone d’avoir permis à Vladimir Poutine de s’exprimer. J’ai admiré son étonnante modération face à toutes les attaques et mensonges dont lui et sa patrie font l’objet de la part des européens et USA soumis aux ordres de l’OTAN.
    C’est un vrai chef d’Etat, qui ne perd (heureusement) pas son calme, ni son temps à se mêler des affaires intérieures aux états. Il voit plus loin que ses détracteurs de tous bords : il sait qu’entre états “armés” le dialogue est indispensable, avec un esprit de compréhension et de paix


  14. Dahool Le 05 juillet 2017 à 16h14
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    Bonjour

    Entendons-nous dans nos médias du positif quand il s’agit de Poutine ou de la Russie (d’autres aussi) ?
    Jamais !

    J’ai un ami, nous dirons un peu orgueilleux, qui, quand il fait une erreur, il minimise et quand il fait du bien, il exagére. C’est tellement facile avec lui de savoir où se situe la vérité…
    C’est pareil avec nos médias, quand ils disent blanc, c’est noir et quand ils voient rouge, en fait c’est bleu. Et il s’avére que, comme avec mon pote, la vérité est à l’opposé du discours tenu, c’est vérifié.

    Facile j’ai dit…

    Les gens qui ne se rendent pas compte de cela pensent que la vérité se trouve dans le 20h. Nos élites dirigeantes ne tiennent que parcequ’il y a encore trop de naïfs. C’est l’essence même de nos politiques, la crédulité de l’électeur. On ne peut leur en vouloir, nous étions pareils au départ, il faut un déclic.


  15. Nanker Le 05 juillet 2017 à 16h19
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    “Où l on peut voir que la France pratique un combat d arrière garde vu qu aux EU de nombreux journalistes de renom travaillent chez RT. En France y a pas que les fromages qui sont pourris”

    En parlant de fromage il est gigantesque pour le journalistes prêts à exercer leur métier à plat ventre (soit 95% des troupes!). Déjà il y a l’abattement sur impôts (20% de mémoire) dont jouissent tous les porteurs de carte de presse. Ensuite il y a tous les voyages, cadeaux, invitations, passes-droits qu’offre le “métier” de journaliste à quatre pattes. Enfin pour les plus connus il y a les fameux “ménages” où en un après-midi on peut gagner 2 5 ou 10000€.

    Après ça pourquoi s’emm…… à vouloir sortir du troupeau, et faire réellement son métier en allant sur RT par exemple. Il n’y a que des coups à prendre!


  16. lisa Le 05 juillet 2017 à 17h00
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    Merveilleux documentaire ! l’heure juste pour une fois..! ce que je vois et constate depuis des années, mais que beaucoup d’aveugles continuent d’ignorer. Maintenant, imaginez Macron dans un tel exercice :-)…sans texte préalable rédigé pour répondre au journaliste, spontanéité et sincérité dans le regard…


    • Chris Le 07 juillet 2017 à 14h00
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      “spontanéité et sincérité dans le regard”
      Heu… J’y ai lu parfois calcul, en tout cas prudence et circonspection. Il a un très fort contrôle mental. Il s’applique à expliquer la position de la politique russe en termes mesurés et de manière pédagogique. On retrouve cette attitude dans sa conférence annuelle face au peuple russe.
      Il n’est pas spontané, sauf quand il ironise (humour slave), accueille ou prend congé de ses invités. Au détour de certains sujets, transparaît son émotivité : fugace brouillage de son visage.
      La vidéo 4 montre une certaine nervosité trahie par le jeu des mains. Je peux m’imaginer qu’avec le conflit syrien qui se prolonge et la mascarade hystérique entretenue par les médias occidentaux suite à l’élection de Trump, il a une conscience aigüe de l’impact de ces entretiens sur l’opinion américaine, voire mondiale.


  17. RGT Le 05 juillet 2017 à 19h27
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    Je ne suis nu russe, ni américain, ni burkinabé…

    Par contre, je suis toujours interessé par des documents “décents” qui me permettent de mieux connaître les opinions de ces peuples.

    Compte-tenu des millions de $$$ qui sont investis par le “camp du Bien” pour promouvoir la “démocratie” en Russie, le fait que Poutine soit apprécié par une écrasante majorité de la population est quand-même révélateur.

    Il est un homme issu du peuple (qui connaît donc la “vraie vie”), intelligent, cultivé et intéressant.

    Si l’on se contente de regarder les résultats qu’il a obtenus depuis son accession au pouvoir on ne peut que s’en réjouir et espérer que les russes puissent continuer à profiter de l’amélioration de leur niveau de vie.

    Il faut dire que suite aux “conseils” de leurs “partenaires” sous Eltsine ils ne pouvaient pas descendre plus bas.

    Si les russes apprécient leur dirigeant, c’est leur avis et nous n’avons pas à nous mêler de leurs affaires.

    Qu’on leur foute la paix !!!


  18. Jean-Luc Le 07 juillet 2017 à 09h27
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    Un autre cinéaste américain ouvrant les yeux, Aaron Russo :
    https://www.youtube.com/watch?v=owXtjrWACLg


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