Source : RFI, 19-05-2017

Fragilisé par la crise des subprimes en 2007, le système économique américain (ici une photo de la Bourse de Wall Street), serait de nouveau menacé, cette-fois à cause de l’insuffisance de financements des fonds de pensions
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Après la crise de subprimes immobilières, les Etats-Unis vont-ils connaitre une crise des retraites des fonctionnaires ? Les fonds de pension des collectivités locales états-uniens seraient sous financées de plusieurs milliers de milliards de dollars. Une situation explosive qui pourrait provoquer une nouvelle crise économique.

C’est l’institut Hoover, un cercle de réflexion proche de l’université de Stanford, qui a tiré la sonnette d’alarme à cause de la menace qui pèse sur les retraites des fonctionnaires américains. En effet, ces retraites sont financées par des fonds de pension qui manqueraient de près de quatre mille milliards de dollars de financements.

De grandes villes comme Dallas, Philadelphie, la Nouvelle-Orléans ou Chicago n’ont plus les moyens de payer l’intégralité des retraites promises. Aucune ville, aucun Etat ne serait épargné. Certaines villes ont opté pour un versement partiel des pensions, d’autres n’honorent plus leurs factures : des solutions qui ne sont pas viables. Il manque 3 850 milliards de dollars aux fonds de pensions publics pour honorer les versements des agents territoriaux. Rien que l’an dernier, le trou dans la caisse aurait augmenté de 434 milliards de dollars. Cette situation résulte de plusieurs facteurs.

Le vieillissement de la population conjugué à l’augmentation de l’espérance de vie n’explique pas tout. En faisant le choix de la libéralisation des régimes de retraite, les collectivités locales se sont tournées vers des investissements à risques dans des proportions démesurées. Elles misaient sur une rentabilité de 7,5 % par an, mais ont récolté trois fois moins. Victime des taux d’intérêt bas, les investissements ne produisent pas suffisamment de gains. Les agences de notation sortent le carton rouge. Elles ont dégradé la note de plusieurs villes comme Chicago ou Dallas.

Source : RFI, 19-05-2017

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49 réponses à Le système de retraites américain menacerait de s’effondrer, par RFI

Commentaires recommandés

Pascalcs Le 14 juillet 2017 à 07h05

Si vous acceptez que la loi du marché et la mondialisation ouverte soient évangile, vous entérinez implicitement l’ajustement de tous les programmes sociaux ou assumés comme tels, au plus petit commun multiple. Qu’ils soient aux US ou en Europe, les programmes de retraite nécessitent une injection d’argent “public” en quantité plus ou moins importante et donc des revenus étatiques en proportion. Dans un monde de marché mondialisé où la course au moins d’impôt est la règle, ces revenus s’évaporent et amènent aux situations decritent dans l’article. Les unes après les autres, les municipalités US garantes des retraites et services publiques locaux feront faillite, c’est inexorable. Chicago qui connaît une fuite sans précédent de ses “hauts” revenus et patrimoines en est le parfait exemple. Au final le choix est entre une société de partage et fraternité ou la jungle. Il ne fait aucun doute sur le fait que la jungle fasse la course en tête de plusieurs longueurs.

  1. atanguy Le 14 juillet 2017 à 05h54
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    Pas besoin d’aller aux US: Attendez que Macron passe sa loi travail avec ses attaques contre la fonction publique; La degradation des salaires et des conditions de vie atteindra tous les pays. Macron et le Donald ont le meme programme: Sabrer les avantages des salaries au profit des 1%,ils vont sabler le champagne ensemble sur notre dos.
    Tous des voyous sans scrupules.


    • Pascalcs Le 14 juillet 2017 à 07h05
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      Si vous acceptez que la loi du marché et la mondialisation ouverte soient évangile, vous entérinez implicitement l’ajustement de tous les programmes sociaux ou assumés comme tels, au plus petit commun multiple. Qu’ils soient aux US ou en Europe, les programmes de retraite nécessitent une injection d’argent “public” en quantité plus ou moins importante et donc des revenus étatiques en proportion. Dans un monde de marché mondialisé où la course au moins d’impôt est la règle, ces revenus s’évaporent et amènent aux situations decritent dans l’article. Les unes après les autres, les municipalités US garantes des retraites et services publiques locaux feront faillite, c’est inexorable. Chicago qui connaît une fuite sans précédent de ses “hauts” revenus et patrimoines en est le parfait exemple. Au final le choix est entre une société de partage et fraternité ou la jungle. Il ne fait aucun doute sur le fait que la jungle fasse la course en tête de plusieurs longueurs.


      • calal Le 14 juillet 2017 à 08h24
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        Au final le choix est entre une société de partage et fraternité ou la jungle.
        je ne crois pas que les choses soient aussi tranchees.
        il y a de la place entre vos deux extremites( free shit army,l’armee de ceux qui veulent des trucs gratuits payes par le travail des autres aka “societe de partage” ou la jungle,banksters pret a parier sur la mort physique ou economique de la planete pour s’acheter une 4eme ferrari) .
        par contre pour que le balancier reste entre ces deux extremes,il faut que les citoyens soient vigilants,s’eduquent et s’informent. cela demande des efforts. mais le luxe accessible aux humains vivants en 2017 est amha a ce prix.


        • Genuflex Le 14 juillet 2017 à 09h18
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          Si l’on considère que notre consommation d’énergies fossiles représente pour chacun l’équivalent de 150 esclaves énergétiques (Voir Jancovici, mais ce n’est pas le premier ni le dernier à le dire), il n’y a même pas besoin que d’autres travaillent vraiment pour bénéficier d’un niveau de vie digne d’un sénateur romain. Quand on pense qu’il va falloir s’en passer…


      • tchoo Le 14 juillet 2017 à 08h52
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        De l’argent public dans le système des retraites par répartition?
        Pouvez vous expliquer


        • Pascalcs Le 14 juillet 2017 à 09h30
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          D’une certaine manière, et quel que soit le nom que l’on lui donne, la retraite par répartition et ses engagements, dans nos sociétés à la démographie et l’activité que nous leur connaissons, n’est plus supportée que par les contributions et prélèvements sur les salaires. C’est ce qui fait son déficit récurent. Les fins de mois sont bouclées par l’emprunt (et donc la dette) dont le service devra être supporté par l’argent public.


          • aïe aïe aïe Le 14 juillet 2017 à 10h38
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            Je suis d’accord avec vous. J’ajouterai que ce problème de financement est exacerbé par un “mécanisme” aberrant qui est la dette publique et le financement par les marchés. Il n’est pas logique ni raisonnable qu’un Etat soit contraint de se financer auprès d’établissements privés qui se financent eux-mêmes auprès d’une banque centrale que l’Etat en question ne supervise pas et auprès de laquelle il ne peut plus emprunter directement, de sorte qu’il consent des intérêts disproportionnés. Résultat: une proportion importante du budget de l’Etat (français dans mon exemple) est ponctionnée au bénéfice d’établissements financiers privés pour rembourser une dette illégitime (la part ainsi ponctionnée se situerait entre 15 et 20 %, somme qui, si elle restait à disposition de l’Etat, permettrait de financer la Sécurité sociale, les retraites etc.). Par hypothèse, une telle dette est illégitime car son mécanisme est illégitime. Une solution peu évoquée serait que l’Etat décide que tout prêt fait à l’Etat ne pourra être assorti d’intérêts, et que les intérêts souscrits auparavant seront imputés au titre du remboursement du capital. De toute façon, la méga crise arrive, et soit on fait ainsi pour minimiser quelque peu les effets “nationaux”, soit on se couche et c’est le système financier qui gagne avec les effets que l’on voit en Grèce (plus de protection sociale etc.). C’est la mauvaise solution qui a été mise en oeuvre et s’aggrave aux USA. J’attends maintenant les cris d’orfraie.


            • Pinouille Le 14 juillet 2017 à 21h07
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              “Une solution peu évoquée serait que l’Etat décide que tout prêt fait à l’Etat ne pourra être assorti d’intérêts”
              Qui acceptera de lui prêter dans ce cas?

              Ce qui a été fait est plus subtil: ces derniers temps, les banques centrales ont fixé des taux directeurs négatifs. De cette manière, les emprunts ne coutaient presque rien.
              Conséquence directe: les fonds de pension qui avaient placé les retraites de leurs clients dans de la dette souveraine ne font plus assez de profit pour les payer.

              Il faut bien comprendre que les mécanismes de création monétaire quels qu’ils soient ne peuvent pas faire de la magie: ils ne peuvent pas créer de la richesse à partir de rien.

              Il est toutefois à noter que la somme des intérêts payés par la France depuis qu’elle doit se financer sur les marchés est à peu près égale… à sa dette actuelle.


            • Stef Le 15 juillet 2017 à 13h13
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              “Une solution peu évoquée serait que l’Etat décide que tout prêt fait à l’Etat ne pourra être assorti d’intérêts”
              Qui acceptera de lui prêter dans ce cas?
              Il se trouverait des prêteurs en cas de taux négatifs. Mais là n’est pas le problème: il suffit que l’Etat emprunte directement à la Banque centrale, comme c’était le cas avant la mainmise complète des Banques centrales sur la gestion monétaire et au-delà financière. A la rigueur, mais ça reste malgré tout choquant, on pourrait envisager que la BC exige de l’Etat le même taux que celui qu’elle exige des banques. La spéculation sur la monnaie pourrait aisément être minimisée si l’Etat prenait des mesures pénales que sa souveraineté lui permet de prendre quel que soit l’auteur de la spéculation. Mais nos gouvernants veulent-ils vraiment faire cesser le poker financier mondial?


        • Alexandre Kronstein Le 15 juillet 2017 à 08h15
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          Ces sont des systèmes par capitalisation et non par répartition. Ils ont près de 3,000 milliards de dollars d’actifs dans leur bilan au total, mais ce chiffre n’est pas considéré comme suffisant pour payer tous les droits accumulé dans un scénario où les cotisations cesseraiet. Il y a donc un souci de crise car dans ce cas il faudrait passer à un système qui serait en partie par répartition. Ce qui est inconcevable moralement aux US.


      • Pierre Le 14 juillet 2017 à 15h08
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        /…où la course au moins d’impôt est la règle, ces revenus s’évaporent…/

        Ils s’évaporent surtout avec les intérêts sur la dette!

        Pourquoi l’État français devrait payer des intérêts a des banques privés???

        Peut-on parler de souveraineté lorsque des banques privés se placent au-dessus des états et dictent ce que ceux-ci doivent faire sous peine de sanctions à l’encontre des intérêts des peuples!

        Le problème ce n’est pas les impôts, c’est la dette!

        Pas de dette, pas d’impôts ! Et les retraites se porteront mieux!

        L’intérêt est un vol à l’économie réelle!


    • isidor ducasse Le 14 juillet 2017 à 09h01
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      Bonjour atanguy,

      Je pense que tout ceci est la manifestation de la trés mauvaise santé économique des USA.
      Je crois que nous sommes en récession puisque l’UE et la copie des USA.

      Concernant la loi du travail:
      Se ne sont pas les lois qui créent du travail, mais uniquement est seulement la croissance économique.
      J’ai eu une petite entreprise à l’étranger et à sa création nous étions quatre employés. Au bout de 2 ans de stagnation, et suite à la signature d’un contrat, le chiffre d’affaire a décollé.
      Alors j’ai pu embaucher 6 salairiés, augmenter les salaires, rembourser mais dettes envers l’état, présenter un bon trés bon bilan à la banque, c’est à dire avec d’excellents bénéfices donc des capacités d’investissements, de développements: c’est la croissance.
      Puis les années de crises sont arrivées, et comme dans ce pays personne ne respecte la loi, j’ai pu licencier des employés sous CDI, sans indemnité. C’est exactement le principe de la loi du travail. Malgrés ceci la situation financiére c’est dégradée jusqu’au dépôt de bilan.
      Même si les lois sont trés contraignantes, quand il n’y a pas de création de richesse, quand c’est la récession, l’appauvrissement d’une économie, et bien il n’y a pas de travail.
      C’est que nous vivons aujourd’hui, une récessions, il suffit de regarder les chiffres du chômage et de la paupérisation en france,dans l’UE et aux US.


      • Chris Le 14 juillet 2017 à 12h37
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        Récession provoquée et entretenue par… la surproduction.


      • Subotai Le 15 juillet 2017 à 03h57
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        J’ai juste une question:
        A quoi sert le travail?
        Pour moi le gros problème est qu’on a perdu le sens du labeur (devenu travail).
        Le labeur a simplement pour objectif fournir de quoi manger, donc au sens large assurer la survie de soi même et de ses proches qui ne sont pas en mesure de le faire eux mêmes.
        Considérer le travail non comme une nécessité mais comme une finalité sociale est une perversion.
        Mais cette perversion est normale puisque le travail est devenu un moyen d’accumulation de richesses, au delà du nécessaire, par ceux qui ont les moyens de forcer au travail la masse des populations de plus en plus nombreuses, donc de plus en plus exploitable par la minorité au pouvoir.
        L’organisation actuelle de la société est obsolète.
        Les données sont:
        Bouleversement climatique
        Croissance exponentielle de la population mondiale
        Limite des ressources (planète finie)
        Épuisement de ces ressources
        Dans cette situation il n’y a aucune solution – ni magique, ni humaine.
        à suivre…


        • Subotai Le 15 juillet 2017 à 03h58
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          Suite…

          La seule action logique est de cesser de nourrir le Système en en sortant autant que possible et aussi vite que possible. C’est a dire de retrouver une certaine frugalité dans tous les aspects de sa vie.
          Ça a trois intérêts:
          1) Aider à sortir du Système qui condamne au Travail, en passant au Labeur.
          2) Ralentir puis tarir par là même le flux de l’accumulation de richesse vers les mains finales.
          3) Et surtout, tendre vers un système plus soutenable par la planète de manière à maintenir en état de perpétuer l’espèce le plus possible d’humains – C’est de toute façon pas gagné.

          Bien sûr l’alternative peut être “je continue comme ça de toute façon je serai mort (vu mon age) quand les digues se rompront”…
          On peut…
          Fin.


    • clauzip12 Le 22 juillet 2017 à 15h14
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      Une démarche idéologique de fond se poursuit:supprimer tous ce qui est commun au profit d’intérêts privés dominants et en fragilisant par l’individualisation maximale..
      Elles ont poue expression les pratiques européennes ,les deuxième par la primauté du droit UE la législation et leur indépendance,

      La finalité est la fragilisation des citoyens devenus homoéconomicus pour donner aux dominants que sont les multinationales tous les pouvoirs.
      Les organisations administratives telles que l’état,les collectivités territoriales sont particulièrement visées par Macron afin de les vider.
      La primauté du droit européen sur les législation nationales d’une art,par l’asphyxie financière pour les deuxièmes en sont les moyens.
      Nul doute ,les économies et augmentations des salaires promis par Jupiter se traduiront par le report des services publics vers le privé avec une marge bénéficiaire de 20% minimum et une offre payante des citoyens.
      Le paiement personnel des services publics actuels entrainera de facto une diminution du pouvoir d’achat considérable.Le retraite par points sera le point d’orgue de la désolidarisation.


  2. Dubreuil Le 14 juillet 2017 à 07h43
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    Et encore, les cours boursiers actuels sont tès surélevés.
    Si retour à des prix plus normaux, alors toutes ces villes et entreprises seront en faillite.

    Nous sommes surendettés : aux Etats unis tout est dette financière
    En Francce c’est dette financière et dette sociale (retraites non comptabilisées dans l’endettement public parce que modifiables à la baisse par vote).


    • Pascalcs Le 14 juillet 2017 à 09h42
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      Aux US non plus, les engagements retraite et soins médicaux ne sont pas comptabilisés dans la dette. Le faire revient
      à admettre que la dette en cours les engagements approchent les 450% du PIB. Autrement dit admettre que le pays est en banqueroute.


  3. RGT Le 14 juillet 2017 à 08h22
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    Le problème de fond est surtout le mode de financement de ces ertraites qui est fait par capitalisation.

    Quand un système est basé sur ce type de financement, il ne peut profiter qu’à ceux qui gèrent les fonds placés qui peuvent spéculer à loisir (contre l’intérêt des cotisants surtout en “optimisant” les revenus financiers ce qui entraîne délocalisations, baisses de salaires, chômage etc…).
    Et qui surtout leur rapporte des “bonus” indécents.

    Le système par répartition est aussi risqué (plus de boulot => plus de cotisations pour payer les retraites) mais au moins il est en “circuit court” sans passer par des rapaces qui se goinfrent au passage.

    C’est réellement le monde à l’envers. Avec les retraites par “capitalisation” on créé une “solidarité” qui part des plus pauvres pour aider les plus nantis.

    Une mesure juste consisterait à faire payer ceux qui profitent au final du fruit du travail des autres mais qui sont exonérés de toute “charge scandaleuse” afin de compenser les désastres causés par leur comportement.


    • RGT Le 14 juillet 2017 à 08h34
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      Les retraites par capitalisation…
      Demandez aux retraités anglais de vous expliquer ce qui leur est arrivé à partir de 2008…
      Et encore, dans ce pays les financiers n’ont pas réussi à supprimer le “minimum retraite” versé par l’état (qui ne permet même pas de survivre).

      Ratissés les retraités grands-bretons.

      Par contre, ceux qui “travaillent” à la City n’ont pas senti la moindre vaguelette suite à ce raz de marée dévastateur.

      Solution : Créer DEUX “monnaies” totalement indépendantes :
      La monnaie de la “vraie vie” qui servirait à faire vivre la population et à acquérir tous les biens RÉELS,
      et la “monnaie spéculative totalement “hors sol” avec aucune possibilité de convertibilité ni de transferts entre ces deux systèmes.

      Les financiers pourraient dès lors jouer au Monopoly avec leurs jetons de casino sans venir interférer dans la vie de tous les citoyens.
      Par contre, il faudrait AUSSI qu’ils travaillent “pour de vrai” dans l’univers réel pour arriver à se nourrir.

      Pourquoi pas ?
      Il y a bien de nombreux joueurs sur les plate-formes de jeu en ligne qui assouvissent leur addiction sans pour autant nuire à leur entourage réel.


      • douarn Le 14 juillet 2017 à 09h11
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        Bonjour RGT
        je vois un problème à ce que vous dites : ce n’est pas avec l’argent de spéculation qu’ils gagnent qu’ils pourront payer l’électricité pour faire tourner les ordinateurs si leur monnaie de spéculation n’est pas relié à l’économie réelle? La finance est toujours reliée à l’économie réelle comme la tique au chien.

        Pour ma part, l’argent est la représentation d’un petit montant d’énergie (fonction de l’argent en circulation et de l’énergie que l’économie dissipe pour produire). Même le bitcoin n’est que cela : l’usage de matériel informatique et de dissipation énergétique pour inscrire des bits sur des disques durs. Avec la monnaie, vous pouvez acquérir des biens caractérisés par une énergie grise (E.G.) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_grise
        Une illustration simpliste serait de dire qu’une botte de paille (E.G. = 1KWh/m3) est moins chère que du zinc par ex. (180 MWh/m3), s’imprime ensuite les mécanismes de marché, les effets moutonniers d’achat, …


    • tchoo Le 14 juillet 2017 à 08h58
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      Si le système par répartition est impacté par la baisse du.nombre d’ emploi il reste le levier des cotisations pour l’equilibré. Contrairement au système par capitalisation qui est assujetti au rendement de l’argent investi générant un tas de prédateurs autour et des exigences d” intérêt incompatible avec le fonctionnement des entreprise D’où la course à la diminution des coûts non pas pour faire baisser les prix mais augmenter les dividendes


    • Pascalcs Le 14 juillet 2017 à 09h45
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      Le système US de retraite (fédéral et local) n’est pas basé que sur la capitalisation. Et comme en France, de nombreux régimes sont “spécifiques” et supportés par les impôts locaux.


    • Chris Le 14 juillet 2017 à 13h12
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      Quand la Suisse a introduit en 1983 la retraite complémentaire par capitalisation (LPP) en addition à la retraite de base par répartition (AVS), les banques et assurances qui géraient cet important afflux d’argent ont massivement investi dans l’immobilier locatif et commercial, provoquant une hausse vertigineuse et durable de l’immobilier.
      La Confédération a ensuite corrigé le tir en autorisant l’investissement boursier jusqu’à 60 % des actifs, sauf que lorsque les crises boursières à répétitions sont survenues, les caisses de pension ont accusé des pertes considérables impactant leur couverture.
      La loi a alors permis aux caisses de pension de provisionner en vue d’accidents des marchés boursiers, outre la diminution des intérêts et du taux de conversion de l’avoir vieillesse. Actuellement à 6,8% (avant 7,2%), il est question d’abaisser ce taux à 6,0%, voire moins.
      http://www.tdg.ch/suisse/LPP-alerte-aux-rentes-avec-la-chute-des-taux/story/23602788
      A prendre comme une campagne de “désensibilisation” des prochains retraités…!


      • Ariane Grazioli Le 16 juillet 2017 à 18h11
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        En 1983, j’étais absolument contre la retraite complémentaire (et je le suis toujours), En effet, je considérait que cela équivalait à obliger chaque salarié à souscrire une assurance-vie et donnait trop de pouvoir et d’argent aux organismes privés (banques et assurances).
        Par contre, le système par répartition souffre d’une tare de naissance : ce sont les salariés d’aujourd’hui qui paient les retraite des salariée d’hier. Cela équivaut donc à une chaîne de Ponzi. Un tel “échafaudage” ne peut qu’être fragilisé par les aléas des générations à venir : chômage, diminution des revenus des salariés, vieillissement de la population, diminution du nombre de cotisants, etc…
        Les deux systèmes sont donc voués à l’échec parce que mal conçus dès le départ.
        Quand je pense que la grande majorité des travailleurs font un complexe face à ces technocrates qui nous plongent dans la misère, je pense que les études ne servent plus qu’au formatage et non à acquérir des connaissances permettant une réflexion sur des sujets vitaux pour les rendre pérennes.


  4. LS Le 14 juillet 2017 à 08h24
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    Ah ah ah !
    Je ne rigole pas en pensant aux retraités et futurs retraités américains mais en pensant aux défenseurs des retraites privées, en particulier par capitalisation.

    Je pensais que les organisations privées étaient, en tout lieu et en tout temps, plus efficaces.
    Me trompais-je ? Elles prennent plus de risques que personne ne maîtrise ? Ce n’est pas nouveau, quand je pense à la déclaration de Greenspan qui s’effarait que les traders n’avait pas eu à cœur, en 2008, les intérêts de “leurs” actionnaires.

    De plus, les analyses économiques pullulent (exagération) sur l’absence de robustesse des retraites par capitalisation vis-a-vis du risque démographique (elles ne sont pas meilleures qu’un système par répartition sur ce sujet là). On verra bien ce qui se passe au Japon.


    • Garibaldi2 Le 15 juillet 2017 à 04h47
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      Et le Chili dans tout ça ; l’exemple à suivre selon les ”libéraux”, en particulier dans le domaine de la retraite? Et bien ça coince ! :http://urlz.fr/5zQ3


    • Chris Le 17 juillet 2017 à 12h12
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      Les retraites par capitalisation est la cocaïne administrée aux banques et assurances qui “gérent” ce pactole. Ce système généralisé dans les années 70/80 coïncide avec la dérégulation bancaire…


  5. gotoul Le 14 juillet 2017 à 10h06
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    Jusqu’à présent c’est le reste du monde et en particulier l’Europe qui servait d’amortisseur à ce genre de problème US, pourquoi ça changerait cette fois-ci. Beaucoup de leaders européens sont redevables des lobbies américains ( French American Foundation, Goldman Sachs, …). Bref on continuera à financer leurs retraites, n’oubliez pas que “le niveau de vie des américains n’est pas négociable”.


  6. Ardéchoix Le 14 juillet 2017 à 10h12
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    En Afrique on dit ” Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle “.
    En France on va dire ” Une société qui n’est plus capable de s’occuper de ses anciens, est une société morte.”


  7. SanKuKai Le 14 juillet 2017 à 10h17
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    Comparaison capitalisation vs répartition:
    – S’il n’y a pas de crise, les cotisations tournent à plein régime, il vaut donc mieux choisir : la répartition.
    – En cas de crise, les sociétés de gestion ayant spéculé avec votre retraite s’écroulent, vous n’avez plus de retraite, il vaut donc mieux choisir : … la répartition.

    Le raisonnement par Franck Lepage et Gaël Tanguy (Scop le Pavé) sur la base des travaux de B. Friot est détaillé dans la Vidéo suivante :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZSC62xVEaVc


    • Chris Le 14 juillet 2017 à 13h41
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      Qui rejoint certains sujets de la vidéo de Noam Chomsky : reprenons la lutte des classes et fissa !


  8. Kiwixar Le 14 juillet 2017 à 11h03
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    Au lieu de faire la liste des trucs en train de s’effondrer en Zunie (prêts etudiants en défaut, retraites, démocratie, infrastructures, etc), on ferait mieux de faire la liste des trucs qui fonctionnent encore tous seuls (Hollywood) ou pompés au cric du pognon de la Fed (la bourse, le budget militaire), pognon créé à partir de rien.

    Trump a une belle tête de bouc émissaire : ils vont lui mettre sur le dos 30-40 ans de lent pourrissement, depuis la fin de la convertibilité dollar-or (1971 Nixon), la Plunge Protection Team sauvant la bourse (Reagan), la fin du Glass Steagal + l’Otan qui se paie la Yougoslavie (Clinton), la guerre permanente (W, Obama).


    • Dahool Le 14 juillet 2017 à 11h53
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      Bonjour

      Brandon Smith pense comme vous, Trump est le parfait bouc émissaire.

      Comme il est difficile de faire la part des choses dans cette mascarade mondiale, il est possible en effet que l’establishment a décidé cela. Je pense que rien n’arrive par hasard, l’élection de Trump étant tellement invraisemblable, j’imagine que ce scénario n’est pas impossible.

      Cela voudrait dire également que les crises sont organisées, quand on détient les clés, on est maître du passé, présent et avenir.

      L’histoire est un roman.

      Ps: c’est compliqué dans la simplicité (le monde n’est pas tel qu’on nous le décrit).


  9. Guasilas Le 14 juillet 2017 à 11h10
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    Ça fait très longtemps que les municipalités et les états américains achètent la coopération des syndicates puissants- employés municipaux, police, pompiers, etc- avec des promesses de retraites élevées pour leur membres. Ça fait aussi longtemps, disons 20 ans, que ces promesses sont devenues de moins en moins réalistes grâce a la politique de la fed de taux plus ou moins zero.
    Les politiciens ont persisté dans leur promesses, après tout, c’est important d’être réélu. Les bénéficiaires ont refusé de voir leur pensions ajustées à la réalité. Après tout, c’était une promesse. Tout le bazar a été maintenu sur rails en manipulant deux variables d’ajustement: Le taux prévu de rendement des fonds- en l’augmentant un peu ça permet de faire croire que le bidule est encore solvable. Et, évidemment, les taxes. Sauf que les États Unis sont un pays où la mobilité est grande, et quand les taxes sont trop élevées, les taxés fichent le camp dans le comté ou l’état voisin, emportant leur activité économique avec eux.
    Donc voilà. Tout va bien tant que tout va bien, et puis patatras. Mais ca a moins à voir avec des choix de systèmes économiques qu’avec des égoïsmes corporatistes qui s’entendent bien pour se dire qu’il y aura toujours un citron à presser.


    • Chris Le 14 juillet 2017 à 13h48
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      Mais ca a moins à voir avec des choix de systèmes économiques qu’avec des égoïsmes corporatistes qui s’entendent bien pour se dire qu’il y aura toujours un citron à presser.
      Non, c’est le même système : néolibéral = tout pour ma gueule, qui transcende toutes les couches sociales !
      Nous y arrivons avec le démantèlement de la Sécurité sociale et la baisse des cotisations sociales patronales et fiscalité des entreprises amorcées par Rocard.


      • Garibaldi2 Le 15 juillet 2017 à 04h31
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        C’est pour ça que Jersey a une budget à l’équilibre !

        http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/10/les-bananes-de-jersey_3427100_3234.html


      • Garibaldi2 Le 15 juillet 2017 à 04h35
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        Les ”cotisations sociales patronales” ça n’existe pas. Dans une entreprise employant des salariés, toutes les cotisations sociales sont payées par eux, et aussi l’ensemble des frais de fonctionnement liés à leurs postes. Si un salarié n’est pas rentable, c’est à dire s’il ne paye pas l’ensemble de ces frais, l’entreprise n’en a pas besoin.


    • Pinouille Le 14 juillet 2017 à 20h33
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      “quand les taxes sont trop élevées, les taxés fichent le camp dans le comté ou l’état voisin”
      Compte tenu de la mobilité des capitaux, on peut considérer que ce même mécanisme est à l’œuvre à l’échelle mondiale.
      Le dumping fiscal est un bon moyen pour certains pays qui n’ont à l’origine pas beaucoup d’atouts économiques pour attirer des capitaux et de l’activité.


      • Guasilas Le 15 juillet 2017 à 00h17
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        C’est curieux comme les pays qui pratiquent ce que vous appelez le “dumping fiscal” ont souvent des budgets plus ou moins équilibrés. Les pays que les taxés fuient sont pleins de politiciens qui n’ont aucun scrupule à acheter leurs électeurs avec des promesses qu’ils ne pourront tenir qu’en ruinant leurs descendants- l’emprunt- ou en étranglant leurs contemporains de taxes toujours plus variées, imaginatives et élevées.
        C’est une méthode qui marche, pour un temps. Tout va bien tant que tout va bien et tout le monde est content, les élus et les electeurs, autrement dit, les acheteurs et les achetés. L’important pour un politicien ou un pensionné est donc de prendre sa retraite ou de mourir avant que ça ne marche plus.


  10. TC Le 14 juillet 2017 à 11h53
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    Tous les signaux sont au rouge pour les économies des pays occidentaux, entre croissance molle voire récession, mouvements migratoires massifs, explosion démographique des seniors et changement climatique. Les grands bouleversements sont là et ça n’augure rien de bon pour notre avenir.

    Qu’on prenne le système par capitalisation ou par répartition, on voit bien que nous en sommes arrivés au bout.
    Pour la capitalisation, il faut des rendements de plus en plus performants dans une économie mondiale atone, c’est irréalisable.
    Pour la répartition, il faut plus d’actifs qu’il y a d’inactifs, quand on regarde le taux de chômage et la projection de la pyramide des âges pour les décennies à venir… C’est un problème sans solution.

    Oui, les causes de nos maux futurs sont déjà présentes et bien visibles. Pourrons-nous y remédier ? J’aimerais pouvoir répondre oui mais je n’ai jamais eu foi en l’Homme.


  11. Betty Le 14 juillet 2017 à 21h08
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    Ce qui est rassurant (décidément avec le petit Marquis nous sommes à l’abri de tous les mauvais coups):
    “Novembre 2015 – ARGENT – Le ministre Emmanuel Macron prône la mise en place de fonds de pension “à la française”. Avec QUELQUES NUANCES par rapport au modèle américain.”

    http://www.europe1.fr/economie/la-france-prepare-sa-conversion-aux-fonds-de-pension-2628489


  12. EDI Le 14 juillet 2017 à 21h50
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    En son temps, Jacques LESSOURNE avait alerté sur le double risque des fonds de pensions : la destruction de l’activité économique par une recherche excessive de profit (avec la conséquence du sous emploi pour les actifs) et son corollaire, par le retournement de tendance consécutif à la destruction de l’activité. Où comment on scie la branche sur laquelle on est assis.


  13. jeremie_rouge Le 17 juillet 2017 à 10h17
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    Ceci revele l’une des contradictions majeur revelever par un penseur economique du 19 siecle.

    la contradiction de la concentration actionnariale vers les investissements les plus lucratifs au depend des plus importants…

    mais allez y brave gens, le nirvana des retraites privès c’est la panacée !


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