Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 03-03-2017

« L’Europe est un État composé de plusieurs provinces » (Montesquieu). N’est-ce pas là le constat incontournable auquel parviennent les Vingt-Sept chefs d’État et de gouvernement réunis à Rome (flanqués des responsables de la Commission, du Conseil et du Parlement) le 25 mars 2017 pour célébrer le soixantième anniversaire du lancement de la construction européenne ?1 Ne nous faisons pas, toutefois, d’illusions exagérées sur cet évènement, peut-être sur ce non-évènement, sur cette célébration dans une ambiance crépusculaire. L’Histoire, seule en jugera.

Manifestement le cœur n’y est plus en dépit de la magnifique photo de famille et de la bénédiction du Pape François, la veille au Vatican2. « Le « Brexit », la multiplication des mouvements chauvinistes, les scores du Front national en France sont avant tout l’expression d’une révolte des peuples contre ses élites, phénomène désormais commun à toutes les nations européennes, mais aussi occidentales comme le démontre l’élection de Donald Trump outre-Atlantique »3. À quoi nous pourrions ajouter un déficit d’idées, de projet commun, de perspective stratégique pour réorienter un projet européen moribond, de l’avis général.

« Je dis souvent que j’entre fédéraliste au Berlaymont, le nom de l’immeuble principal de la Commission, et que j’en sors souverainiste. » Cette réflexion donne le ton de l’ouvrage récent de Jean Quatremer4 (l’un des piliers des journalistes de la presse écrite accrédités auprès de l’Union européenne). Elle reflète aussi bien la défiance croissante et le désarroi généralisé des citoyens à l’endroit du projet européen et de ses derniers avatars que le problème de la légitimité démocratique de l’Union européenne. Pas plus que les brillants discours volontaristes qui s’enchaînent sans interruption et les Hymnes à la joie, la déclaration de Rome (sorte de catalogue de bonnes intentions qui ne mangent pas de pain) est de nature à répondre aux énormes attentes des peuples. Souvenons-nous que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole ! Pour mieux prendre la mesure du problème de l’Union européenne, il est essentiel de porter un jugement sur le mal (un édifice fissuré) et sur ses causes (une faillite intellectuelle).

L’UNION EUROPÉENNE : UN ÉDIFICE FISSURÉ

Comme dans toute succession patrimoniale, il existe un actif mais souvent un passif qui peut grever le premier au point de l’annuler si l’on n’y prend garde. La construction européenne n’échappe pas à la règle.

Un actif important : d’un marché à Six à une Union à 28/27

Le succès objectif de la construction européenne entre 1957 et 2017 se mesure à l’aune de deux critères : quantitatif et qualitatif. Quantitatif, d’abord avec les élargissements successifs de l’organisation européenne de six à neuf, puis à douze et à quinze, pour passer à 25, 27 et 28 avec l’accueil des États de l’Est et du Sud après la chute du mur de Berlin. Ces élargissements permettent de recomposer la famille européenne. D’autres candidatures sont à l’étude, y compris la turque. Qui aurait cru possible ce saut quantitatif en 1957 en pleine Guerre froide ?

Qualitatif, ensuite et surtout avec l’approfondissement du projet initial transformé d’un simple marché commun en une Union européenne qui la rapproche d’une institution fédérale. La mesure phare de ce projet tient à l’évidence à la création d’une monnaie unique, l’euro au début du millénaire. Il convient de ne pas oublier d’autres mesures importantes : instauration des quatre libertés, adoption d’une charte sociale, d’une charte des droits fondamentaux (pendant de la Convention européenne des droits de l’Homme du Conseil de l’Europe), mise au point d’une politique de sécurité et de défense commune, accord de Schengen prévoyant une liberté de circulation dans l’espace commun… La liste n’est pas exhaustive mais donne une idée de l’ampleur des réalisations communes dans une durée de soixante ans.

« Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités » (Charles de Gaulle). Est-il besoin de le dire, aujourd’hui, l’Europe est mal en point, certains évoquant même une « faillite » ?5 Sur le plan quantitatif, l’un des principaux problèmes que connaît l’Union européenne, de nos jours, tient à ce que l’on a procédé à des élargissements successifs inconsidérés et prématurés avant même de pratiquer un indispensable approfondissement nécessité par l’addition de différentes strates opérées sans un minimum de cohérence. Le constat n’est pas nouveau. L’Union européenne à 28/27 est un paquebot imprévisible à manœuvrer rapidement, incapable de réagir dans l’urgence à une crise (crise financière, crise migratoire, crise sécuritaire…). Sur un plan qualitatif, la principale difficulté à laquelle est confronté le projet européen tient à son déficit de cohérence. L’Europe a été bâtie à l’envers6. C’est cela qu’il faut à tout prix corriger. À titre d’exemple, comment concevoir une monnaie unique sans politique économique, financière et budgétaire commune ? L’Union européenne est un ensemble affaibli, miné de l’intérieur qui doit relever des défis extérieurs redoutables. Telle est la réalité incontournable qui nous conduit insensiblement vers le volet passif de la construction européenne.

Un passif encombrant : de la solidarité à l’individualisme

La question essentielle posée à Rome aux Européens à Vingt-Sept (sans les Britanniques ayant déjà un pied hors de l’Union) dans la splendide salle des Horaces et des Curiaces au Capitole est simple : sauront-ils aller au-delà de la photo de famille pour tourner la page ?7 Comment remettre de l’ordre dans la Maison commune dont les murs n’ont cessé de se lézarder au cours des années passées ? Les divisions internes (« Brexit », politique économique, budgétaire, migratoire, environnementale, situation de l’état de droit dans les pays du groupe de Visegrad, rééquilibrage des pouvoirs des diverses instances européennes…) conjuguent leurs effets avec les divisions externes (faiblesses structurelles vis-à-vis d’une Russie menaçante, d’une Amérique imprévisible, différences d’approche sur la mondialisation et le libre-échange et d’une Chine conquérante sur le plan commercial) pour remettre en cause le projet européen jusque dans ses fondements. Plusieurs questions méritent d’être posées.

Comment faire en sorte que l’intérêt général l’emporte à nouveau sur la somme des intérêts individuels, des égoïsmes nationaux ? Comment résorber la fracture entre le Nord et le Sud, l’Ouest et l’Est de l’Europe ? Comment éviter que le « Brexit » ne relance la guerre budgétaire et les querelles de boutique ? Comment éviter que le « Brexit » ne divise les Vingt-Sept ? Comment faire en sorte que cesse cette « Europe qui méprise les peuples » ? (Jean Quatremer). Toutes questions restées, à ce jour, sans réponse !

« L’Europe traverse une crise existentielle », reconnaît Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, lors de son discours sur l’État de l’Union en septembre 2016. À tel point que l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine en appelle désormais à une « pause législative » de la Commission européenne : « Il faut que l’Europe fasse un pas en arrière si on veut la sauver. On ne désintégrera pas les contestations populaires à coup d’eau bénite communautaire ». Et l’ancien ministre de plaider ouvertement pour un retour à l’inter-gouvernemental, pour diriger l’Europe. « La construction européenne n’est pas loin de son heure de vérité », prophétisent de leur côté l’économiste Patrick Artus et la journaliste Marie-Paule Virard, dans leur dernier essai8.

Les sujets de désaccord l’emportent désormais sur les sujets d’accord. Pire encore, l’avis des peuples est contourné, souvent piétiné. Souvenons-nous, à cet égard, du tour de passe-passe par lequel Nicolas Sarkozy a contourné, par la voie du Parlement réuni en Congrès, le rejet par voie référendaire du projet de Traité constitutionnel européen échafaudé par Valéry Giscard d’Estaing ! Aujourd’hui, l’on évoque une « Europe à plusieurs vitesses » alors qu’existent déjà des « comités restreints »9. Est-ce nécessaire, suffisant pour conjurer le sort ?

Dans tous les cas, le statu quo n’est plus tenable. Mais, pour cela, après être passé par le temps incontournable du diagnostic, vient celui du remède en agissant avec fermeté sur les causes profondes du mal. Le faire vraiment, pas le faire semblant.

L’UNION EUROPÉENNE : UNE FAILLITE INTELLECTUELLE

La dérive du paquebot Europe n’est pas un accident de l’Histoire. Tel un iceberg qui se profilait à l’horizon depuis plus d’une décennie, la collision était inévitable comme celle du Titanic. Cet échec se situe à la croisée de deux faillites : une collective et l’autre individuelle.

Une faillite collective : le déficit d’affectio societatis des 28

Le mantra répété ad nauseam de « L’Europe, c’est la paix » ne signifie plus rien comme « la démocratie n’est pas une fin en soi »10. Comme le rappelle l’historien Marc Bloch, la défaite de 1940 est avant tout une défaite intellectuelle. Il en va de même aujourd’hui pour le projet européen. Si le seul objectif des États membres consiste aujourd’hui dans la défense égoïste – si légitime soit-elle – de leurs intérêts nationaux à court terme, le risque est grand d’une condamnation à brève échéance de l’idée même d’Union européenne. C’est souvent le règne du chacun pour soi, et les vaches seront bien gardées, en cas de gros temps. Ne dit-on pas que l’Europe, sur la scène mondiale, c’est le plus grand dénominateur commun des faiblesses et des lâchetés nationales ?

Dans tout ce magma institutionnel, nul ne trouvera l’amorce d’un nouveau récit auquel adosser solidement le projet européen. On reste coi en lisant et relisant cet extrait de la déclaration de Rome ayant donné lieu à d’âpres négociations de dernière minute : « Nous agirons de concert, si nécessaire à des rythmes différents et avec une intensité différente, tout en avançant dans la même direction, comme nous l’avons fait dans le passé, conformément aux traités et en laissant la porte ouverte à ceux qui souhaitent se joindre à nous plus tard ». Nous voilà bien avancés ! Une approche trop institutionnelle, trop juridique n’a-t-elle pas tué le projet européen ? « En fin de compte les traités constitutifs de la zone euro ont instauré des mécanismes coercitifs qui bloquent l’action des gouvernements »11.

« Tout dans la vie est une affaire de choix » disait Pierre Desproges dans un célèbre sketch. Que restera-t-il en définitive du « Livre blanc sur l’avenir de l’Europe. Réflexions et scénaris pour l’UE27 à l’horizon 2025 » de Jean-Claude Juncker de 2017 et du rapport dit des « cinq présidents » (Commission, Conseil, Parlement, BCE et Eurogroupe) de 2015 ? Rien ! Ignorant le « Brexit », l’Europe des 27 a choisi samedi 25 mars 2017 à Rome de se doter pour dix ans d’une feuille de route commune qui rende l’Europe « sûre et sécurisée, prospère et soucieuse du développement durable, sociale, plus forte sur la scène mondiale » (Cf. déclaration des dirigeants des 27 États membres ainsi que du Conseil européen, du Parlement européen et de la Commission européenne).

On a connu des communiqués moins flamboyants mais plus réalistes surtout lorsque la conclusion de ce texte de deux pages débute ainsi : « Nous œuvrons à la réalisation de ces objectifs, fermement convaincus que l’avenir de l’Europe se trouve entre nos mains et que l’Union européenne est le meilleur instrument pour atteindre nos objectifs… Nous œuvrerons en faveur d’un processus décisionnel démocratique, efficace et transparent, qui donne de meilleurs résultats ». Que des petits cachotiers ! Nos folliculaires préférés avaient tout simplement omis de mentionner que les deux principaux inspirateurs et rédacteurs de cet opus magnum n’étaient autres que le docteur Coué et l’humoriste Pierre Dac.

Une faillite individuelle : le découplage franco-allemand

L’histoire de la France, sur le plan interne, est celle d’une longue descente aux enfers qui ne parvient pas à surmonter ses divisions, ses fractures. L’histoire de la France, sur le plan européen, est celle d’un pays, qui ne parvient pas à se réformer, au moins pour respecter les engagements auxquels elle a volontairement souscrit dans le passé. Nos dirigeants sont donc contraints de quémander régulièrement à Bruxelles des délais pour se mettre en conformité avec leurs engagements. Petit à petit, la France perd sa capacité d’influence, la place prépondérante qu’elle occupait auparavant. Elle est contrainte de s’effacer et de voir ses positions anciennes constamment remises en question à Bruxelles.

Le constat est sans appel : « On a assisté à un recul de la France en Europe : elle n’y exerce plus aucune présidence. Il est loin le temps où notre pays présidait le Parlement avec Simone Veil, la Commission européenne avec l’excellent Jacques Delors, et la Banque centrale avec Jean-Claude Trichet. Maintenant, plus rien, sauf du bavardage ! » déclarait le 26 mars 2017 au JDD, Valéry Giscard d’Estaing ! Dans la vie internationale, il n’y a pas de mystère. On a le poids diplomatique de son économie et de sa bonne santé financière. On est comptable du poids de sa dette12. À titre d’exemple, la langue française est de moins en moins utilisée dans les institutions européennes. Ce qui constitue un signe qui ne trompe pas !

La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne gagne des positions au fil des années sur la scène internationale (à Berlin) comme sur la scène européenne (à Bruxelles) au détriment de la France. Américains, Chinois et Russes considèrent désormais que le « leader » de l’Union européenne est l’Allemagne, plus la France. La conséquence principale de cet état de fait est évidente : il ne peut y avoir de couple franco-allemand équilibré qui joue un rôle moteur dans la construction européenne comme ce fut le cas pendant plusieurs décennies. Les quelques rencontres entre le président de la République et la chancelière ne font plus illusion tant le fossé s’est creusé entre les deux pays.

La relance du couple franco-allemand, si souvent annoncée, ne trompe personne, si ce n’est quelques communicants. Comme dit l’adage britannique, il faut être deux pour danser le tango. La conséquence seconde de cet état de fait est aussi claire : l’Europe est en panne d’idées, de projets pour relancer son projet, pour lui faire reconquérir le cœur perdu des citoyens et des peuples. Elle ne s’occupe pas des vrais problèmes, et il n’en manque pas. Géant économique et commercial, elle est un nain politique et diplomatique. « Voilà l’Europe dont on ne veut plus : capable de réglementer la taille des chasses d’eau, mais incapable d’affronter les défis du monde moderne », résume parfaitement la problématique actuelle Jean Quatremer, précité.

« De l’audace, mais avec méthode et lucidité. Il faut tailler l’Europe comme un rosier pour la renforcer »13.

À QUAND LE « PRINTEMPS EUROPÉEN » ?

« L’Europe cherche, avec raison, à se donner une politique et une monnaie communes, mais elle a surtout besoin d’une âme » (André Frossard). Aujourd’hui, la priorité n’est donc pas de relancer le projet européen sur des bases inchangées – à traité constant, comme disent les juristes – mais, au préalable de rétablir le lien de confiance entre les élites et les peuples comme le propose Hubert Védrine. Alors que l’Union traverse une crise existentielle de grande ampleur, il serait inconcevable de continuer comme avant. Ce serait suicidaire pour l’Europe, pour ses peuples, pour ses citoyens. Si elle dispose de nombreux pompiers pour lutter contre le feu qui menace la Maison, on peine à trouver aujourd’hui les architectes qui pourraient repenser et rebâtir l’édifice nouveau.

Les propositions d’Union européenne lancées par Berlin, Madrid, Paris et Rome lors du sommet de Versailles14 se heurtent à une opposition frontale des autres partenaires lors du sommet de Rome. Dès lors, comment résoudre la quadrature du cercle ? Deux options se présentent : retour des compétences aux États-nations (la « renationalisation »)15 ou surplus d’intégration, pour améliorer une architecture bruxelloise encore très imparfaite (le « saut fédéral »). À chaque fois, il faudrait en passer par une réécriture des traités à l’issue incertaine.

« La vieille Europe : elle ne revivra jamais. La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? » écrivait François-René de Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe. L’Europe a-t-elle un avenir ?16 L’Europe a-t-elle encore les moyens de sortir d’un statu quo qui la ronge de l’intérieur ? L’Europe peut-elle nourrir l’espoir de redonner vie à un projet moribond ? L’Europe saura-t-elle inventer un « nouvel esprit européen » qu’appelle de ses vœux François Hollande ?17

L’Europe saura-t-elle surmonter les égoïsmes nationaux ? Toutes ces questions fondamentales n’ont à ce jour pas trouvé de réponses crédibles et cela d’autant plus que les énergies des États membres vont désormais être mobilisées, pour une durée d’au moins deux ans, par les négociations sur le « Brexit » dont le déclenchement est effectif depuis le 29 mars 2017 après le feu vert du Parlement britannique18. À tout le moins, il va nous falloir malheureusement attendre les résultats des élections présidentielles en France (printemps 2017) et législatives en Allemagne (automne 2017) pour savoir si l’hymne à l’Europe (l’hymne à la joie) prendra demain la forme d’un « Alléluia » ou bien d’un « De profundis ».

Guillaume Berlat
3 mars 2017

1 Denis Lefebvre, 1957 : Traité de Rome. L’Europe réduite au marché commun, Marianne, 31 mars-6avril 2017, pp. 86-89.
2 Jérôme Gautheret, Le pape rappelle l’Europe à sa vocation, Le Monde, 26-27 mars 2017, p. 6.
3 Renaud Girard, Quelle diplomatie pour la France ? Prendre les réalités telles qu’elles sont, éditions du Cerf, 2017, p. 104.
4 Jean Quatremer, Les salauds de l’Europe. Guide à l’usage des eurosceptiques, Calmann-Lévy, 2017.
5 Guillaume Berlat, Union européenne : un mauvais remake de la SDN ? De Stefan Zweig à Romain Gary, www.prochetmoyen-orient.ch , 9 mai 2016.
6 Hubert Védrine, Sauver l’Europe, Liana Levi, 2016, p. 43.
7 Ludovic Lamant, À Rome, les 27 tentent de conjurer la fin annoncée de l’Europe, www.mediapart.fr , 24 mars 2017.
8 Patrick Artus/Marie-Paule Virard, Euro, par ici la sortie ?, Fayard, 2017.
9 Jean-Baptiste François, L’Europe en « comités restreints », La Croix, 21 mars 2017, p. 7.
10 Philippe van Parijs, La démocratie à tout prix ?, Le Monde, Idées, 25 mars 2017, p. 7.
11 André Grjebine, Sortir du tout ou rien, Le Monde, Idées, 25 mars 2017, p. 7.
12 Guillaume Gichard, La dette publique frôle désormais les 2150 milliards d’euros, Le Figaro économie, 25-26 mars 2017, p. 20.
13 Arnaud Leparmentier, Tailler l’Europe comme un rosier, Le Monde, 30 mars 2017, p. 27.
14 Marc Semo, Un sommet pur l’UE à plusieurs vitesses, Le Monde, 8 mars 2017, p. 5.
15 Jean-Pierre Chevènement et ses cosignataires, Europe : la supranationalité a échoué, faisons confiance aux nations, Le Figaro, 24 mars 2017, p. 14.
16 Hubert Védrine/Jean-Dominique Giuliani, L’Union européenne a-t-elle un avenir ?, Le Figaro, 25-26 mars 2017, p. 16.
17 François Hollande, « Sans un nouvel esprit européen, l’UE sombrera », Le Monde, the guardian, gazetta, La Stampa, Südddeutsche Zeitung, Lavanguardia, 7 mars 2017, p. 2.
18 Éditorial, Déclenchement du Brexit : appel à Londres et aux Vingt-Sept, Le Monde, 30 mars 2017, p. 27.

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 03-03-2017

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60 réponses à Soixante ans d’Europe : “Alléluia” ou De profondis” ? Par Guillaume Berlat

Commentaires recommandés

fredseb Le 28 mai 2017 à 10h16

L’objectif de l’U.E n’a pour but que l’enrichissement d’une classe sociale mondialiste détentrice des actions des multinationales et à la tête des centres financiers.

– Si elle avait été construite pour les peuples, elle nous aurait dotés d’une langue commune pour que l’on apprenne à se connaître par l’intermédiaire des médias nationaux, puis par internet avant d’ouvrir les frontières.
– Elle aurait créé une armée commune pour notre sécurité et surtout pour annihiler toute idée de se faire la guerre entre nous, au lieu de renforcer l’OTAN structure américaine qui vient provoquer la Russie jusqu’à nos frontières.
– Elle aurait instauré un protectionnisme européen et une répartition des tâches et des emplois selon les possibilités humaines et géographiques de ses membres afin de niveler nos différences économiques avant de s’ouvrir sur un libre échange mondialiste qui nous oblige à rivaliser avec des pays tiers en plus de rivaliser entre nous.
– Et elle n’aurait pas permis cette propagande mortifère qui consiste à dénigrer la famille et le travail manuel, à nous faire croire que nous sommes une sorte “d’élites” via la distribution dans nos écoles de diplômes frelatés; pour nous convaincre de l’impérieuse nécessité d’accueillir toujours plus d’immigrés pour faire le sale boulot et combler le manque démographique de nos pays vieillissants.

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  1. Caliban Le 28 mai 2017 à 07h14
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    « L’Europe est un État composé de plusieurs provinces » (Montesquieu)
    … « L’Europe est un unique pays de chômeurs » (Didier Super, https://www.youtube.com/watch?v=hPpdJEMRGwE)


    • Didier88600 Le 28 mai 2017 à 07h33
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      Le travail n’est pas une fin en soit… on va avoir de moins en moins de création d’emplois et le seul avenir possible est le revenu universel. On arrive dorénavant a construire des habitations avec des imprimantes 3D pour moins de 10 000 dollars et en 24h, la révolution est la… parler de plein emploi est a contre-courant.


      • yann 35 Le 28 mai 2017 à 12h50
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        j’ai vu des vidéos sur ces … technologies. C’est vrai que c’est l’idéal pour construire vite fait “bien” fait des camps de réfugiés top moumoutte et plus classes que des empilements de containers recyclés. Vive le progrès ! Il y a dans ma commune quelques familles qui vivent dans des préfabriqués américains post 39-45, à la base des bidonvilles proprets… Les gens qui y habitent sont très contents d’être héréditairement pauvres … peut-être que le revenu universel leur permettra d’acheter un “costard”.


      • Alfred Le 29 mai 2017 à 00h34
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        Alala. Les imprimantes 3D. Peut être qu’un minimum de culture technologique aurait permis à la majorité de ne pas tomber dans le piège à gogo.
        Z’avez entendu parler de la notion de matériaux? D’efforts? De contraintes ?
        Les imprimantes 3D c’est parfait (et génial !) pour 1% des applications pour lesquelles c’est présenté.
        Pour les reste c’est toujours l’occasion d’immenses moments de gêne et de pitié.
        Baser en plus sur cela une réflexion sur le travail et le plein emploi… Comment dire.
        Bah rien. Peut être vous suggérer de nous replacer dans une perspective historique. Comparer avec.les rares vraies révolution technologiques. Penser un peu aux ressources. Voire au symbole qu’est la monnaie et à ses différentes valeurs d’usage. Tout cela à peut être un impact sur notre “rôle” et sur le travail.
        (Et si par hasard vous n’avez pas la “chance” d’avoir près de chez vous un “fab lab” pour réparer un gadget rassurez vous il y peut être près de chez vous un papy avec un tour et une fraiseuse et autres étrangetés dans son garage. Restez open ça peut marcher aussi et durer assez longtemps).


      • PatateMystere Le 30 mai 2017 à 15h54
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        Le revenu de base, le seul avenir possible. Il m’a fallut des années pour comprendre que non. C’est justement un excellent outil d’aliénation. Du capitalisme pur jus. L’ubérisation de toute la société.


    • Caliban Le 28 mai 2017 à 07h44
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      @Didier88600

      Le “revenu universel” ?!?

      Nan mais vous croyez réellement que c’est d’actualité alors que les firmes sont en train de nous faire les poches et lessiver le droit du travail ? C’est pointer le bon problème (la répartition des richesses) mais proposer la pire des solutions, celle du chacun pour soi car il ne fait aucun doute que les libéraux / les firmes qui dirigent sont pour votre solution à partir du moment où la protection sociale disparaît. Bref, un piège.

      Quant à la “disparition du travail” pour des raisons technologiques … comment vous dire poliment que c’est profondément absurde. La machine à vapeur n’a jamais détruit autre chose que le climat.


      • douarn Le 28 mai 2017 à 08h51
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        Quant à la “disparition du travail” pour raisons technologiques … La machine à vapeur n’a jamais détruit autre chose que le climat

        Si on part du principe que le travail n’est possible que parce qu’il y a des matières premières à transformer, alors oui, la technologie n’a pas tué le travail car les matières premières (consommation d’énergie, rejets de CO2, eau potable, …), consommées de manière exponentielle (j’insiste sur “exponentielle”), étaient non limitantes en volumes et en coûts. http://adrastia.org/introduction-collapsologie-chambaz/

        Or, une croissance (urbanisme, réseau routier, …) “très élevée” (du point de vue physique, pas économique) de 2% par an mène à un doublement du volume physique en 35 ans et en 35 ans, autant de matières premières auront été utilisées que pendant toute l’histoire physique de la croissance considérée. Voici un lien (activer sous-titrage français) pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=LqcHG7QUK9k


      • Nico 13 Le 28 mai 2017 à 22h00
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        @Caliban

        En tout cas, certains milliardaires (genre Mark Zuckerberg) sont pour la création d’un revenu universel. Alors, ceux qui soutiennent la création d’un rdb nous disent que c’est pour réduire les inégalités. Mais en réalité, par derrière, ils rêvent que le rdb soit mis en place afin qu’ils puissent privatiser tout et n’importe quoi sur cette planète et qu’il n’y ait donc plus d’Etat. Vous avez très bien cerné le piège.
        Ils savent très bien que le potentiel de croissance sera limité dans les décennies à venir (pour diverses raisons).

        Alors, avec un rdb, ils pourront faire passer la pilule des privatisations et le fait que de nombreux métiers seront désormais exécutés sur le modèle Uber (avec les conséquences que cela comporte : travail à la tâche, commission maintenue aux ras des pâquerettes (à part au début bien entendu, puisqu’il faut dés le départ attirer un max de personnes)).

        Avec un rdb, tout (absolument tout) sera privatisé (système de santé, système de retraite, éducation, sécurité routière…). Ça permettra à “l’élite”, malgré le potentiel de croissance limité, de continuer à faire autant de fric que possible (puisqu’ils auront entièrement accès à n’importe quel domaine).


        • Nico 13 Le 28 mai 2017 à 22h01
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          Suite sur le rdb :

          Personnellement, à la base, je suis pour l’existence d’un rdb.
          Il y en a qui ont un vrai projet de société derrière (comme par exemple, utiliser la création de ce rdb pour monter en gamme et revoir les conditions de production et de consommation : produire et consommer mieux afin de préserver au max l’environnement).
          Mais c’est évident que le rdb auquel on aura droit (car oui, je pense qu’on on y aura droit tôt ou tard), ça sera pour mettre en place un libéralisme poussé à l’extrême.
          Alors, bien sûr, ils nous vendront le truc sous couvert de réduction des inégalités, mais ça sera surtout pour qu’ils puissent continuer à se faire un max de fric.


          • PierreH Le 29 mai 2017 à 16h15
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            Le rdb il faut bien le financer, si on écoute les entreprises et les libéraux ce sera baisses d’impôts sur baisses d’impôts, il va finir par y avoir un problème quelque part…


        • Caliban Le 30 mai 2017 à 00h04
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          @Nico13

          Il y a peut-être deux sujets “à la mode” et présentés comme le top de la moderniutude qu’il faudrait rapprocher :
          • la mise en place d’un “revenu universel”
          • la disparition de la monnaie sonnante et trébuchante

          … donc un revenu pour tout le monde mais on ne vous dit pas en quoi vous serez payés. Des cacahuètes feront l’affaire 🙂


      • Kiwixar Le 29 mai 2017 à 03h43
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        Les esclaves avaient le « revenu universel » puisqu’ils étaient logés, nourris (bio) gratuitement… et en plus ils avaient un boulot.


      • PierreH Le 29 mai 2017 à 16h25
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        Utiliser un moment particulier de la révolution industrielle et technologique (toujours en cours) pour généraliser à outrance et nous expliquer que ce sera toujours comme ça ad vitam eternam… comment vous expliquer poliment que c’est profondément absurde ? 😉
        La machine vapeur a bien détruit des emplois et elle en a créé d’autres. Toute la question est de savoir quels autres emplois peuvent être créés et en combien de temps détruira-t-on les emplois existants ? Au risque de me répéter, maintenant que la révolution technologique s’attaque au secteur tertiaire il va rester de moins en moins aux êtres humains et ça va toucher des professions de plus en plus intellectuelles voire créatrices (au début ça semblera ridicule et puis la technologie va s’affiner).

        Sans compter que ça va se coupler à des problèmes environnementaux croissants (pollution, raréfaction des métaux, transition énergétique et j’en passe).


        • Caliban Le 30 mai 2017 à 00h10
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          1 milliard de personnes n’ont pas l’eau potable … et c’est la fin du travail ?
          Une agriculture intensive qui tue les derniers paysans et les consommateurs … et il n’y aurait rien à changer dans les méthodes de production ?
          Une population vieillissante … et il n’y aurait pas des centaines de milliers d’emplois dans l’aide à la personne ?
          etc … tout cela représente de l’activité et des emplois.

          Les raisonnements prospectifs c’est bien joli mais pour qu’ils fonctionnent dans le réel il faut d’abord questionner leurs à-priori idéologiques, proche d’un nouveau “scientisme”


  2. basile Le 28 mai 2017 à 07h33
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    l’Europe est un État… Non, c’est un conglomérat de faibles, de bras cassés et de peureux pour résister aux plus puissants, États réels eux. Un peu comme les sardines qui s’agglutinent en banc pour faire peur à la baleine.

    C’est pourquoi la Turquie n’y est pas, pour ne pas réduire le rapport de force allemand. C’est pourquoi la Russie n’y est pas, pour les mêmes raisons.

    C’est pourquoi on y fait entrer des nains, comme les Baltes, les Grecs

    C’est pourquoi la GB en sort, car elle n’a besoin de personne et peur de personne.


  3. Charles Michael Le 28 mai 2017 à 07h39
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    ”L’Europe saura-t-elle surmonter les égoïsmes nationaux ? ”

    voilà une question qu’elle est bonne et la réponse est Non.

    L’élargissement ”quantitatif ” , c’à dire aux ex-satellites appauvris du Comecom a placé la barre de solidarité financière à un trop haut niveau en plus de recréer une guerre froide.
    La fracture entre Nord et Sud, fourmis et cigales, a évolué vers un rapports dominants-dominés; pendant que les démocraties (sic) tournaient aux ploutocraties.
    Enfin:

    L’Allemagne n’acceptera jamais une solidarité budgétaire dont elle payerait la facture.

    RIP Europa .


    • visiteur Le 28 mai 2017 à 10h31
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      Je pense aussi que la réponse est “non” pour une raison plus fondamentale.

      Une valeur de base de l’UE, explicitement exprimée dans les traités, est celle de la “concurrence libre et non faussée”.

      Qui dit concurrence libre, dit forcément “chacun pour soi et que le meilleur gagne”. Sur cette base, il est intrinsèquement impossible de “surmonter les égoïsmes nationaux”.

      Et on le voit avec le sabotage mutuel par les systèmes fiscaux (la concurrence c’est aussi la concurrence fiscale), le refus d’une politique d’asile commune (la concurrence signifie que les requérants doivent être libres d’aller tous en Allemagne et en Suède, ci c’est cela qu’ils veulent, et que chaque pays organise son système d’accueil à sa guise), les tractations séparées pour mettre en place des oléoducs (si l’Allemagne/la Grèce/l’Italie peuvent s’arranger avec les Russes pour obtenir le pétrole et le gaz meilleur marché qu’en impliquant les Polonais/les Roumains/les Croates, n’est-ce-pas économiquement rationnel?)

      Évidemment que le chacun-pour-soi règne, car c’est l’idéologie néo-libérale de base qui irrigue toute la construction européenne depuis maintenant 35 ans. Alors “l’Union”…


      • 1Direct Le 28 mai 2017 à 16h36
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        Exact.
        La concurrence libre et non faussé c’est du “Free Fight” commercial. Du zéro règle et “No limit”.
        Une vision par les forts pour les forts et créé par eux.

        Seulement, à ses débuts, la France, à l’époque la plus forte, n’avait pas prévu que la “faible” Allemagne prendrait des amphétamines et ferait de la gonflette 10 heures par jour:
        – Dumping salarial
        – sous-traitance à bas coût en RDA puis dans les pays de l’Est pour assemblage en Allemagne -Made in Germany !! :-)) -,
        – réglementation U.E taillées sur mesure ou non respecté des règles -excédent budgétaire-
        – modification du calcul des seuils (sur le carbone) pour lui permettre de se retirer du nucléaire sans avoir de pénalité pour pollution
        etc.

        Version imagé mais si réel de ce qui s’est passé et se passe.
        On s’est fait avoir et … ça continue.


        • patrick Le 28 mai 2017 à 22h53
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          ‘concurrence libre et non faussée’ !!
          le principe est bon , à condition que la concurrence ne soit effectivement pas faussée , ce qui est loin d’être le cas dans l’ UE ( s’il vous plait , arrêtez de dire l’Europe , on parle de l’ UE ) , et surtout dans la zone euro.
          Non faussée signifie :
          – que mon concurrent n’est pas subventionné avec l’argent de mes impôt.
          – que nous utilisons des monnaies compatibles avec notre environnement propre.
          – que nous avons chacun nos lois et règlements adaptés à nos modes et habitudes de vie.
          ….
          en gros qu’il n’y ait pas l’UE et l’euro.


  4. Ardéchoix Le 28 mai 2017 à 07h50
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    “Comme dit l’adage britannique, il faut être deux pour danser le tango.”
    Comme dit l’adage européen, à 27 on peut faire la danse des canards.


  5. Gribouille Le 28 mai 2017 à 08h02
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    Un bon petit article pour nous préparer au saut fédéral.
    L’articulation du texte est édifiant :
    1) Présentation d’un constat d’échec des institutions européennes actuelles,
    2) Le retour en arrière, qualifié de retour aux heures sombres des “égoïsmes nationaux”,
    3) La lumière au bout du chemin, vers encore plus d’intégration européenne.
    Petit problème au passage, dans la direction d’un saut fédéral qui n’est pas évoqué serait l’existence au préalable d’un peuple européen. C’est à dire, le sentiment de se sentir européen avant de se définir comme français, italien, espagnol ou allemand. Sans cette condition, le projet fédéral ne sera pas démocratique à l’image de ces grands empires qui maintenaient leur cohésion par la violence (voir déjà ce qui se passe en Grèce, c’est le cycle perpétuel de la carotte et du bâton pour l’empêcher de sortir de l’Euro).


  6. LBSSO Le 28 mai 2017 à 08h11
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    La citation exacte de Montesquieu.
    Il avait à l’esprit les guerres que mena Louis XIV en Europe .

    “Un Prince croit qu’il sera plus grand par la ruine d’un Etat voisin. Au contraire les choses sont telles en Europe que tous les Etats dépendent les uns des autres. La France a besoin de l’opulence de la Pologne et de la Moscovie. Comme la Guyenne a besoin de la Bretagne et la Bretagne de l’Anjou .L’’Europe est un Etat composé de plusieurs provinces ”

    Montesquieu dénonce le danger de l’hégémonie d’un au détriment des autres.Dommage que les eurolâtres ne retiennent que la dernière phrase du paragraphe.A bon entendeur ,salut !


    • Caliban Le 28 mai 2017 à 08h29
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      Merci pour la précision 🙂

      L’excédent commercial monstrueux de l’Allemagne (devant la Chine !) se fait au détriment de ses partenaires économiques européens, enchaînés par les traités et la monnaie … On pourrait aller chercher chez La Fontaine une explication plus profonde de la situation actuelle.

      L’usage seulement fait la possession.
      Je demande à ces gens de qui la passion
      Est d’entasser toujours, mettre somme sur somme,
      Quel avantage ils ont que n’ait pas un autre homme.


      • calal Le 28 mai 2017 à 09h02
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        L’usage seulement fait la possession.

        ah oui ? et le gars qui a fabrique le bien materiel n’a pas plus de droit sur celui ci que celui qui le consomme?
        et quand les “producteurs” refuseront de bosser pour les ” takers” ,que ferez vous pour les remettre au travail?
        pourquoi les gens du nord accumulent quand ceux du sud consomment? parce que les nordiens savent que l’hiver vient…


        • yvan Le 28 mai 2017 à 10h47
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          Je vous conseille vivement de lire le bouquin de Charles Gave : Des lions menés par des ânes.
          Vous comprendrez que le sud est aussi prude ur que le nord, mais on le fait travailler avec un outil tout à fait inadapté: l’euro.
          De plus, la monnaie c’est de la dette ( à l’exception de l’or ), le nord accumulé dès lors des dettes des autres pays. Et quand l’hiver sera venu … Le nord sera pris au dépourvu.
          Heureux britanniques! La France a choisi d’écouter le chant de la sirène europa et de souffrir encore plus.


          • calal Le 28 mai 2017 à 12h43
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            le nord accumulé dès lors des dettes des autres pays. Et quand l’hiver sera venu … Le nord sera pris au dépourvu.

            l’argent osef,la dette osef… ou sont les machines? ou sont les biens de productions? ou sont les savoirs faire? meme les hommes qqprt osef puisqu’on les importe de nos jours pour trois fois rien…


    • Etienne2 Le 28 mai 2017 à 09h34
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      Le français lambda devient europhobe quand par ex. des entreprises comme Whirpool se délocalisent en Pologne: il perd son job et en échange de son silence on paiera cher son licenciement; on lui promettra un reclassement/formation du type “tourisme”; il tombera dans le secteur du bâtiment (boulot de m…..pour tous les néo-bobos),puis il sera effaré devant le dumping social des travailleurs détachés(polonais par exemple),plus de charges sociales et impôts versés donc trou de la sécu et perte à court terme de notre système de protection de santé et de retraite; ne lui parlez pas du revenu universel surtout si c’est un bosseur,ne lui parlez- plus de cette Europe où depuis 2005,ils ont refusé d’écouter la démocratie:”normes européennes “?Taisez-vous donc!
      Cette Europe c’est celle des imposteurs, dangereux manipulateurs où l’expérimentation sauvage se fait grossièrement et directement sur les populations que l’on divise:sadisme et cynisme.


    • moshedayan Le 28 mai 2017 à 16h26
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      Merci de citer entièrement Montesquieu.
      Je retiens cette phrase :
      “L’Europe saura-t-elle surmonter les égoïsmes nationaux ? ” et je répondrai à son auteur: avez-vous conscience que le mot “égoïsme” stigmatise. Allez-vous répondre à un chômeur roumain, polonais qu’il est “égoiste” s’il part travailler à l’Ouest “en détachement”. Pareil pour l’Italien, le Français qui verra d’un mauvais oeil une entreprise employer des “détachés” à bas coût et la menace de n’avoir que du travail temporaire aussi.
      Que l’Europe règle les réalités inégalitaires et le site Les-Crises sûrement changera de tonalité.
      J’ajoute que pour Guy Mettan dans une conférence sur la Russie, Montesquieu eut aussi le défaut de participer, certes avec d’autres intellectuels, à l’entretien de la vision négative de “l’Orient” (européen, russe, asiatique). Personne n’est parfait.


      • Etienne2 Le 28 mai 2017 à 21h58
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        Ni le travailleur français, polonais, roumain… ne sont plus égoïstes ni responsables de ces dérégulations voulues par Bruxelles; par contre le système de protection français est apprécié de tous, mais cette Europe là ne règle pas les “réalités inégalitaires”,elle persiste et signe pour un nivelage par le bas.
        En France nos décideurs politiques sont des pantins de services qui trahissent leurs électeurs:voilà la négation!


  7. Alain Coligny Le 28 mai 2017 à 09h14
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    Les lamentations d’un européiste déçu.
    On a voulu recréer une sorte d’empire, or, les empires ont toujours une fin. Dans cette affaire, les Français se sont laissés manipuler par un des leurs, le funeste Jean Monnet, agent américain. Puis il y a eu le mythe du couple franco-allemand (il n’y a qu’en France qu’on en parle, jamais en Allemagne).
    Bref, la politique française, c’est 50 ans voir plus d’erreurs.
    Aujourd’hui, l’Europe allemande (Kohl et Merkel ont réussi ce qu’Hitler avait voulu faire) craque de toute part.Alléluia!!!


    • Caramba! Le 29 mai 2017 à 14h42
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      “Aujourd’hui, l’Europe allemande (Kohl et Merkel ont réussi ce qu’Hitler avait voulu faire) craque de toute part.Alléluia!!!”

      En fait l’empire européen est une idée défendue par Nietzsche, le premier à ma connaissance qui a théorisé le nationalisme européen. Impérialiste bien sûr. Hitler était un grand lecteur et admirateur de Nietzsche qui lui admirait Napoléon. On sait pourquoi.


  8. Seraphim Le 28 mai 2017 à 09h18
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    Ni “autre” ni “besoin d’une âme”, l’Europe n’existe pas. On ne peut y ‘appartenir’ qu’en souscrivant à une règle libérale totale: liberté de circulation des capitaux. Entre pays européens. Ainsi qu’avec les pays tiers!! L’UE est donc un cache-sexe faisant croire à une ‘union’ pour faire avaliser une ouverture sans limite aux droits de l’argent. C’est pour cela aussi que les menaces au Brexit sur les droits de douane à venir sont du plus grand comique: passeront de 0% à 3%, et alors? Être dedans ou être dehors, pour les libéraux, ne change désormais plus grand chose!
    Personne n’a jamais voulu lui donner une “âme”, ni même une ‘vision’, un but! Donc elle n’en a pas bien sûr!


  9. TC Le 28 mai 2017 à 09h33
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    Ah, le fédéralisme si chers à nos éditorialistes et tellement absent du discours des officiels allemands. Il y aura toujours des crétins pour y croire même après 60 ans de désastres.


    • Fritz Le 28 mai 2017 à 11h08
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      “Europe fédérale”, ça fait bien, ça fait chic, mais c’est un mensonge.

      Il faudrait dire : “Europe supranationale”.


  10. tchoo Le 28 mai 2017 à 09h56
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    Quel plaidoyer!!
    D’abord citer Quatremer à plusieurs reprises nuit gravement à la crédibilité du propos, avec un tel eurobéat si prompt à fustiger quiconque ose émettre un avis contraire sur “son europe”
    ensuite déroulé tout l’article sans citer une seule fois la Grèce, qui en dit plus lng que tout discours à ce qu’est devenue ce machin est une performance digne de la meilleure manipulation.
    et puis a savourer:
    “L’histoire de la France, sur le plan européen, est celle d’un pays, qui ne parvient pas à se réformer, au moins pour respecter les engagements auxquels elle a volontairement souscrits dans le passé.

    eh bien on devrait être rassuré, si Macron fait tout ce qu’il dit la France sera réformée et retrouvera son rang au sein de l’Europe.
    Le prix à payer pour se plier aux diktats érigés n’a pas d’importance pour ces grands esprits


  11. fredseb Le 28 mai 2017 à 10h16
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    L’objectif de l’U.E n’a pour but que l’enrichissement d’une classe sociale mondialiste détentrice des actions des multinationales et à la tête des centres financiers.

    – Si elle avait été construite pour les peuples, elle nous aurait dotés d’une langue commune pour que l’on apprenne à se connaître par l’intermédiaire des médias nationaux, puis par internet avant d’ouvrir les frontières.
    – Elle aurait créé une armée commune pour notre sécurité et surtout pour annihiler toute idée de se faire la guerre entre nous, au lieu de renforcer l’OTAN structure américaine qui vient provoquer la Russie jusqu’à nos frontières.
    – Elle aurait instauré un protectionnisme européen et une répartition des tâches et des emplois selon les possibilités humaines et géographiques de ses membres afin de niveler nos différences économiques avant de s’ouvrir sur un libre échange mondialiste qui nous oblige à rivaliser avec des pays tiers en plus de rivaliser entre nous.
    – Et elle n’aurait pas permis cette propagande mortifère qui consiste à dénigrer la famille et le travail manuel, à nous faire croire que nous sommes une sorte “d’élites” via la distribution dans nos écoles de diplômes frelatés; pour nous convaincre de l’impérieuse nécessité d’accueillir toujours plus d’immigrés pour faire le sale boulot et combler le manque démographique de nos pays vieillissants.

    .


  12. nulnestpropheteensonpays Le 28 mai 2017 à 10h24
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    nous n’arrivons pas a virer les guignols qui nous gouvernent en france , le jour ou nous voudrons virer les crapules européennes et qu’ils se soutiendront tous les uns les autres ce sera une autre paire de manches , nous ne serons plus que du bétail ou ils viendront puiser leurs matières premières , foie ,rein , force de travail , enfin tout ce qui peut se vendre . nous y allons tout droit par lâcheté et bêtise


  13. Raoul Le 28 mai 2017 à 10h32
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    Ce que l’auteur essaie de faire passer pour des « égoïsmes nationaux » sont les légitimes intérêts des peuples. Au nom de quoi faudrait-il que ceux-ci les sacrifient ? D’une construction supranationale qui, dès le traité de Maastricht, s’est montré pour ce qu’elle est : une entité au service de l’ultra-libéralisme, antidémocratique, organisant la destruction de la souveraineté des pays et la soumission aux États-Unis via l’OTAN ?

    Après des années de ravages économiques, sociaux et diplomatiques, on trouve encore des individus pour nous ressortir les poncifs éculés de l’Europe des peuples, démocratique, progressiste et éprise de paix. Et, face aux résultats catastrophiques, voilà qu’on nous ressort l’Europe fédérale. Nous sommes chez les Shadoks : « Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche… » et « si ça fait mal c’est que ça fait du bien ».


  14. Emin Le 28 mai 2017 à 10h39
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    Je crois sincèrement que l’européisme est une maladie mentale qui dans ces temps critique dévoile sa réalité.
    Parmi ceux qui cache leur passion européiste il y a ceux qui écrivent ce genre d’article.
    Au passage il confond le conseil de l’Europe (auquel participe la Russie et la Turquie) et l’union européenne. Le premier à bien émis la charte sociale européene mais la seconde ne la respecte pas….
    Il faut maintenant briser ces discours faussement naïf (mais pourquoi donc l’europe ne marche pas? ça doit être à cause des égoïsme nationaux), car selon moi il sont les plus pernicieux. Ce sont ces gens là qui nous porterons vers la fédéralisation. Un peu comme certain sur la scène politique française que je ne nommerais pas qui sont à la fois souverainiste et qui demande plus d’Europe au nom de l’internationalisme….


  15. Fritz Le 28 mai 2017 à 11h08
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    Crève, UE !


  16. Duracuir Le 28 mai 2017 à 11h35
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    C’est dingue qu’on puisse encore disserter sur les causes de ce marasme alors qu’on connait bien les raisons qui ont tué le rêve européen fédéral.
    I: l’entrée du R.U. mais ceci résultait d’une tractation sur la bombe A à laquelle les scientifiques anglais nous ont permit en douce d’accéder en échange d’une entrée dans la Communauté pour après de Gaulle. Chacun a pu voir que ce pays a TOUT fait pour rendre l’UE non viable dont:
    II: la réunification Allemande pour laquelle les anglo-saxons ont méchamment poussé en sachant qu’en obtenant cette masse critique, elle contrebalancerait l’extension jacobine de la France.
    et surtout
    III: imposer les pays de l’Est, créant un déséquilibre social, politique et diplomatique rédhibitoire.

    Quand on repense à Maastricht, faire une Europe fédérale entre les 11 continentaux aurait été assez facile. Entre ces onze là, l’harmonisation fiscale, sociale aurait été facile et la solidarité pour les plus pauvres n’aurait pas été trop problématique. Mais la survenue des atlantistes forcenés de l’Est, c’était la mort.


    • jim Le 28 mai 2017 à 11h58
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      Je vous fais remarquer que le modèle d’Europe fédérale que vous proposez, à 11 à 6 ou à quoi que ce soit, entraine que les Français n’ont plus la possiblité de déterminer indépendamment leur
      -géopolitique
      -politique intérieure dans tous les domaines
      -modèle culturel et social

      ce qui en soit est inacceptable!

      Le rôle des Français dans le monde est d’exprimer leur génie propre et particulier, et dans les meilleurs des cas quand ils brillent d’en inspirer d’autres pays dans le monde.

      Il ne peut y avoir d’UE à 6 à 11 ou même à 2 et simultanément la France et l’esprit des Français s’exprimant en soi et parlant à et travaillant avec tous les autres pays et continents du monde.


    • Larousse Le 28 mai 2017 à 17h53
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      Je pense que vous avez dû entendre la même émission radio : la bombe atomique française aurait abouti avec l’aide “fortuite” d’un diplomate anglais (alors que le R.U avait été aidé par les Etats-Unis). Il faudra se pencher sur ce fait (qui atténue sérieusement le CEA autour des Joliot-Curie (crypto-communistes notons-le au passage). Par contre, je suis plus sceptique sur la volonté claire des “Anglo-Saxons” : réunifier l’Allemagne “en équilibre” d’une “extension jacobine de la France”. L’équilibre recherché était face à la Russie -même en décomposition sous Yeltsine. Par contre, l’abandon français : de la dislocation de la Yougoslavie jusqu’aux accords de Dayton, dans une interprétation de longue durée 30 ans, signait le retour de l’Allemagne (peut-être d’un 4e Reich). L’action “germano-américaine” au Kosovo en était un symptôme clair (d’où une timide riposte russe -bataillon…). Un avis qui sera “qualifié” de réactionnaire -j’assume: inspirons-nous de “Louis Barthou”


      • Fritz Le 28 mai 2017 à 18h29
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        Je n’ai pas entendu cette émission, mais je suis sûr que c’est une foutaise.

        La bombe atomique (à fission) était prête en 1958, avant le retour aux affaires du général de Gaulle, et bien avant son veto à l’entrée des Britanniques dans la CEE : c’est Félix Gaillard qui a donné l’ordre d’un essai, lequel sera réalisé le 13 février 1960. Quant aux brevets de Joliot-Curie, ils avaient été déposés au printemps 1939.

        En revanche, il n’est pas impossible que les Anglais aient donné un léger coup de pouce vers 1966 ou 1967, pour la bombe à hydrogène (à fusion) qui sera essayée en 1968.

        Il y a quinze ou seize ans, une certaine Dominique Lorentz prétendait que c’était les Israéliens qui avaient donné aux Français les secrets de la Bombe A…


  17. Duracuir Le 28 mai 2017 à 11h40
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    Pour préjuger de l’avenir et de la pertinence, il suffit de regarder une seule chose un peu en arrière:
    Président Macron: Young leader 2012
    Premier ministre Philippe: Young leader
    Président Hollande: Young leader
    ministre affaires étrangères Ayrault: Young leader
    ” ” Fabius: Young leader
    Président Sarkozy: familier de Frank Wiesner Junior: senior de la NSA et fils de WIesner Senior, un des créateurs de la CIA, frère d’O. Sarkozy, nommé au board de Carlyle quelques semaines après le retour de la France dans le commandement de l’OTAN.
    Ministre des affaires étrangères Juppé: Young Leader.
    Et après on parle d’ingérence Russe….


  18. Frédéric Le 28 mai 2017 à 14h47
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    “On a le poids diplomatique de son économie et de sa bonne santé financière. On est comptable du poids de sa dette”…surtout si on joue avec les règles des autres. La France a d’autres motifs d’exister que l’accumulation des bénéfices. Si l’Allemagne a sacrifié une partie du bien-être de sa population pour être sur la première marche du podium économique, elle a réussi. Mais elle ne voudra jamais descendre de ce podium, et les Français et les autres peuples sont appelés par les Allemands à toujours applaudir ses exploits, et pour cela les autres peuples devront rester à la traîne…à moins qu’ils lui tournent le dos et la laissent toute seule comme une conne sur le podium.


  19. 1Direct Le 28 mai 2017 à 17h04
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    “Amusant”. Il faudrait savoir sur quel pied on démarre la danse.
    Je lis régulièrement des articles et les avis sur les forums et autres blogs.
    J’écoute aussi les médias (pour ce qu’ils valent. Ni plus ni moins).

    Une chose me frappe violemment.
    Sondages répétés à l’appui, les médias (tous) disent, écrivent, et les experts crient haut et fort que les français sont contre la sortie de l’euro et de l’Union Européenne.
    Bien sur ce sont les deux Euro/U.E. C’est du tout ou rien…. enfin soit disant *
    * Pas si évident que cela car il serait possible de “biaiser”. Faut-il encore le vouloir.

    Alors il faudrait savoir: Les français sont ils ou ne sont-ils pas pour le paquet Euro/U.E. ??.

    A moins que … les français aient la trouille de changer de monnaie mais qu’ils aimeraient bien sortir de l’U.E.
    Seraient-ils possible qu’ils veuillent garder l’Euro et sortir de l’Union Européenne?
    Je suis tordu… un français
    De toute façon il y a un problème de vérité et/ou de présentation.

    Vous m’expliquez?


    • Emin Le 29 mai 2017 à 21h51
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      L’euro c’est la mort lente mon ami. On ne peut que le quitter.
      Si on pose directement la question au français ce que refuse nos dirigeants (cf Ségolène royal “Nous nous n’allons pas faire la même erreur que David Cameron” “nous nous croyons au bonnes questions par rapport au bonne réponse”) et que donc il y a un débat les europeiste le perdrons comme ils perdent presque tout les débats.
      Ah si il n’y à que Marine le Pen qui peut perdre un débat qui n’est pas lancé sur l’euro. Ayant pris un malin plaisir à miner son propre terrain, ou plutôt ceux des militants de la France souveraine et ayant embrouillé la question…
      ça fait peu l’euro qu’il disait. Et ben mourrez comme des peureux.


      • 1Direct Le 30 mai 2017 à 11h26
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        D’accord avec vous MAIS cela ne répond pas à ma réflexion.

        Ma principale interrogation est de savoir où est la vérité entre:
        – “les Français ne veulent pas sortir de l’Euro” rabâché en boucle sur les médias sondage à l’appui.
        – la lecture des discussions/réactions sur les forums de tous bords sur le net.

        Ces deux supports montrent des opinions opposées.
        On va me dire que ce n’est pas la même population. Les uns sont journalistes et les autres sont plus “jeunes” et connectés.

        Encore plus incompréhensible. Ces journaleux nous disent que ce sont les retraités et les plus âgés etc., affolés par la perte de leur épargne qui veulent rester dans l’euro.
        Dans le même temps la population “connectée” plus ouverte, plus “culturée” etc. (aux dires des médias/sondeurs) sont ceux que nous pouvons lire ici comme ailleurs qui affiche sa volonté de sortir de l’U.E/Euro.

        Remarquez si les sondages affichés disaient vrai les eurolâtres ne s’opposeraient pas à un référendum sur le sujet (C.Q.F.D. ?? )


  20. Owen Le 28 mai 2017 à 18h14
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    Aprés le G7, A Merkel traduit un infléchissement sur la vision atlantiste de l’UE lors d’un meeting électoral en Bavière.

    Elle a indiqué que son pays et l’Europe ne peuvent plus compter sur les États-Unis sous Donald Trump.
    “Nous, les Européens, devons vraiment prendre notre destinée entre nos mains”.
    “les temps dans lesquels nous pouvons compter sur d’autres sont un peu dépassés, comme j’ai connu ces derniers jours”.
    Les Européens “doivent se battre pour notre propre destinée”.
    “Toute la discussion sur le climat a été très difficile, sinon très désagréable”.
    Elle n’est pas contente des propos de Trump sur l’OTAN et souhaite que l’UE prenne en charge sa politique de Défense, indiquant même qu’il serait regrettable de laisser la Grande Bretagne seule, après le Brexit, avec son armement nucléaire.
    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/angela-merkel-donald-trump-germany-us-no-longer-rely-european-union-climate-change-g7-a7760486.html

    Faute de Frexit et de sortie de l’OTAN, ce serait quand même un progrès.


    • moshedayan Le 28 mai 2017 à 22h23
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      Je ne comprends pas trop le sens de vos dernières lignes. “quand même un progrès” ? Quel progrès ??? … Moi , si j’ai bien compris la pensée d’Emmanuel Todd, sur la longue durée, on s’oriente vers un affrontement entre Anglo-Américains et Allemands en Europe (d’ailleurs Trump a dit des choses trés censées sur le libéralisme dans les échanges commerciaux au G7). Dans ce cas, Merkel parlant de la Grande-Bretagne “seule avec son armement nucléaire” est soit une bêtise soit une bévue, car jamais les Américains ne lâcheront leurs “cousins”. Si c’est une bévue, suivez alors mon regard simpliste : Berlin veut mettre la main sur l’arme nucléaire britannique (dans un système européen de défense), la France où est-elle ? La question semble réglée pour les généraux allemands : Paris suivra, aucun problème ! (nota bene : toujours mon obsession du 4e Reich)


      • Owen Le 29 mai 2017 à 02h25
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        On en a pour 5 ans avec Macron, maintenant et d’après les pronostics, Merkel sera sans doute réélue en septembre. Avec les générations qui montent, la tendance va vers l’oubli de ce qu’est la souveraineté française (se souvenir que les vieux ont voté Brexit et les jeunes ont voté remain).

        Il peut y avoir la sortie par le Big Crunch, j’ignore si c’est souhaitable, mais je n’ai pas la boule d’Irma. Cela fait quand même des années que l’on annonce la sortie de l’Euro, on voit aussi que le Système une capacité montré sa capacité à se maintenir.

        On a vu au G7 que T May est fâchée contre Trump. Pour le temps de négociation qui reste, elle coopérera avec tout ce qui facilitera son Brexit.
        Trump revient maintenant sur la vieille ligne dure qui fait mal au monde: US-Israël-Arabie Saoudite. Merkel, avec sa vieille expérience de chef d’état doit quand même bien sentir que ce n’est pas tenable de dire amen à cette Amérique là.
        Hollande était un crétin borné, Macron est un opportuniste.
        Et il reste Poutine, avec qui tout est encore à jouer.

        Il y a peut être des lignes de fonds qui bougent avec au moins la décongestion du bloc UE/Euro/OTAN. Il y a des raisons d’espérer de nouveaux schémas les années qui viennent.


  21. Tom Personne Le 28 mai 2017 à 19h39
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    “L’Europe saura-t-elle surmonter les égoïsmes nationaux ?” Comme la question est joliment posée ! Je ne suis pas le seul à l’avoir remarquée en tout cas…
    Je trouve cette formulation intéressante car elle montre que dans l’univers mental de l’auteur, les nations sont des reliques du passé (je n’ose pas dire, des reliques barbares…) D’une manière générale, cela me paraît bien significatif de l’univers mental des catégories supérieures de la société.

    Ce qui me stupéfie dans tous les discours européistes, c’est l’évacuation des faits et de la raison.
    L’Europe n’est pas une abstraction métaphysique. D’abord, c’est l’Union Européenne. Ensuite, c’est une entité juridique définie par des traités (le TUE et le TFUE).
    Si on veut pouvoir tenir un discours intelligent, et pas déblatérer des slogans publicitaires, il faut donc s’en tenir tout d’abord à cette réalité.

    Toutes ces lamentations me font penser à la chanson de R.E.M. : https://www.youtube.com/watch?v=xwtdhWltSIg
    J’ai quand même du mal à faire preuve de compassion…


  22. pyrrhogaster Le 28 mai 2017 à 22h34
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    “Il convient de ne pas oublier d’autres mesures importantes : instauration des quatre libertés, adoption (…)”

    Je ne crois pas que ces 4 libertés soient un bien. il s’agit de la liberté de circulation des personnes, des biens des capitaux et des services. Or, si la liberté des personnes est souhaitable, celle des capitaux peut être mortifère : elle conduit à la dépendance des états envers les opérateurs financiers non élus et immoraux. La circulation des biens la prestation de service transfrontière doivent elles aussi être régulées.

    Je ne mettrais donc pas ces 4 libertés à l’actif de la construction européenne.


  23. Tom Personne Le 28 mai 2017 à 23h29
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    Je rebondis sur le commentaire précédent : je suis toujours, au choix, amusé ou chagriné, quand des prétendus progressistes glosent sur les fameuses 4 libertés fondamentales.

    Tout d’abord, la liberté concerne les personnes, pas les choses.
    Donc, s’il existe une liberté “fondementale” de circulation des marchandises et du capital, ça signifie en fait que les détenteurs de marchandises ou de capital ont la liberté fondamentale de les faire circuler.
    Ca tombe bien, dans les faits, ce n’est qu’une minorité très ciblée de la population…
    En affirmant le caractère “fondamental” de ces “libertés”, on n’est donc pas loin d’un droit différencié… à la faveur des marchands et des capitalistes !

    Ensuite, dans ce contexte, la liberté “fondamentale” de circulation des personnes ne peut signifier autre chose que la possibilité de faire venir de la main d’œuvre de n’importe où : travailleurs détachés et directive Bolkenstein, nous voilà !

    Même associés à la charte des droits fondamentaux de l’UE, j’ai beaucoup de mal à mettre tout ça sur le même plan que la déclaration de 1789, ou la charte de 1948…


  24. François Lacoste Le 29 mai 2017 à 08h55
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    Plumitif folliculaire J. Quatremer:
    https://www.upr.fr/actualite/europe/union-europeenne-une-secte-politique
    http://blog.mondediplo.net/2014-06-30-Le-reve-eveille-europeiste
    https://www.les-crises.fr/quand-le-clerge-europeiste-reagit/
    etc. … etc.
    Le vent tourne, c’est une très bonne nouvelle, la girouette l’indique.


  25. clauzip12 Le 29 mai 2017 à 17h57
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    Dans ce texte je ne perçois nulle part qu’il est question ,essentiellement pour moi de plus de 500 millions d’humains !
    C’est avec des réflexions de ce type que rien ne changera.
    S’agissant de” la Russie de plus en plus menaçante”,je constate une fois de plus que nous sommes les exécutants l’OTAN , l’empire.
    Quand l’URSS a implosé et contrairement aux accords avec Gorbatchev,l’OTAN à aussitôt élargi son espace aux frontières de la Russie.
    Poutine est plus sur la défensive que dans l’agression.
    La crise d’Ukraine a été organisée et soutenue par l’ambassade des USA.
    Quant à la Crimée,elle était l’objet de travaux secrets visant à l’installation de missiles de l’OTAN.
    De nombreuses infos accréditent ,malgré une presse européenne et américaine très majoritairement subordonnées aux politiques américaines que des politiques de tension sont développées artificiellement.
    Faire de la Russie une menace alors que la puissance militaire de l’OTAN lui est dix fois supérieure à est une manœuvre amenant à développer des tensions pour justifier l’injustifiable.
    Qu’elle serait la réaction des USA si des armements étrangers étaient installés sur sa frontiere?
    L’UE doit ce concentrer sur les intérêts de tous les européens d’abord et penser en inverser les raisonnement !


  26. UltraLucide Le 29 mai 2017 à 21h55
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    Article typique d’un Européiste inquiet de l’échec patent de l’UE et qui se demande comment transformer le plomb en or sans changer de logiciel. Apport à la pensée européenne: Néant
    France-Rançonnée-Europe-Xénobiotique-Identité-Trahie.


    • --gilles-- Le 30 mai 2017 à 21h05
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      L’identité, prise dans le sens le plus réducteur, est une notion-piège, ce qu’avait bien compris Nicolas Sarkosy pour empoisonner le débat et faire avancer la déconstruction mortifère de la France, de l’Europe, des cultures européennes sous le joug UE . Pour la France, il ne s’agit pas d’identité nationale, d’identité ethnique, l’identité impose l’identique, la norme, gare aux déviants, la continuité, l’identité fige à un âge d’or où il faudrait retourner, il ne s’agit pas d’identité nationale, mais de conscience nationale. La conscience d’être français s’est construite peu à peu au fil des siècles, c’est une conscience historique, culturelle, politique, une conscience de l’histoire, de l’évolution, par conséquent aussi une conscience des luttes sociales. Dans l’idéal, bien battu en brèche aujourd’hui, c’est la dynamique d’un peuple qui aurait choisi de se gouverner et faire appliquer ses décisions sans qu’elles soient annulées par Bruxelles, Washington ou qui que ce soit.


  27. Dominique Le 30 mai 2017 à 13h42
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    « faiblesses structurelles vis-à-vis d’une Russie menaçante »

    Quelle est la menace au juste ?


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