Un autre regard sur le Venezuela, à prendre, comme toujours, avec recul et esprit critique…

Source : Vénézuela info, José Roberto Duque, 29-05-2017

Suite à l’annonce du Conseil National Electoral convoquant à une Assemblée Nationale Constituante et aux élections régionales (1), l’aile la plus dure de la MUD (coordination de la droite vénézuélienne) a annoncé par la voix de Freddy Guevara et Lilian Tintori que son plan d’action basé sur l’agitation et la violence suivra son cours ! Guevara a utilisé une expression qui met à nu tous les dessous de l’échec annoncé de son plan subversif: « augmenter la pression jusqu’à ce que Nicolas Maduro s’en aille ».

A des fins de brève analyse nous allons supposer, même si c’est imaginaire, que Freddy Guevara et la MUD ont le pouvoir de maîtriser la pression sociale ou le mécontentement populaire. Au pire et dans l’immédiat, ça n’aura d’incidence que sur une infime partie de l’action des groupes violents surgis ici ou là sur le territoire vénézuélien au cours de ce mois-ci. Mais à moyen terme il faudra bien mettre publiquement sur la table le rôle des groupes ou éléments qui ont réellement le contrôle des actions des mercenaires et des nombreux criminels actuels ou en puissance qui réclament l’extermination des chavistes ou qui travaillent déjà à cette fin.

D’après la deuxième loi de la thermodynamique, vous ne pouvez pas maintenir ni augmenter la quantité de chaleur dans un système clos, sans une valve d’échappement qui permette de libérer l’excès de chaleur, sinon c’est tout le système qui va exploser, et cela de façon totalement aléatoire et imprévisible. En ignorant que cette simple loi de la nature vaut aussi pour la vie quotidienne ou sociale, on s’expose à des désastres : par exemple les cocottes minutes explosent parce que la valve d’échappement dysfonctionne ; autre exemple encore : les relations de couples, quand elles tournent en vase clos, terminent au pire par des coups ou au mieux par la haine entre les 2 protagonistes ; entre nous : pourquoi Machin ou Machine prétendrait-il garder sous stricte surveillance nuit et jour son conjoint, sans que ce(tte) dernier(e) ne puisse s’échapper ne serait-ce qu’une nuit en solitaire pour boire, danser, se promener ou pourquoi pas baiser (au final des amours clandestins et fugaces ne font-ils pas office de valve d’échappement?) ? Si tu as décidé de contrôler et de cadenasser, alors prépare-toi à l’explosion…

Venons-en au fascisme qui se déchaîne actuellement au Venezuela : si l’on veut avoir la maîtrise de la cocotte-minute (les anti-chavistes qui piaffent d’en découdre pour détruire et tuer) on doit d’abord s’assurer que le couvercle est sous contrôle. On doit être capable de libérer suffisamment de chaleur, mais sans que toute la vapeur ne parte complètement de la marmite sinon l’énergie y perdrait de sa force. Trois options, donc : ne pas libérer la pression, alors la marmite explose et vous emporte ; libérer trop de pression, mais il ne reste plus d’énergie pour arriver à ses fins; enfin la laisser filtrer par un orifice trop petit, et c’est encore l’explosion qui vous dévaste. Ce phénomène vaut aussi pour notre corps quand on doit libérer l’énergie d’une rage terrible ou d’un malaise via l’exercice physique ; certains libèrent cette charge en donnant des coups (à un mur ou à une personne) ou en buvant en excès…

Pour synthétiser :

1. L’énergie libérée durant un mois de marches, de barricades, d’actions et de sabotages a abouti à ce que la violence de la protestation citoyenne se soit finalement canalisée et ait diminué en puissance. On a conduit les citoyens à réaliser des actions et des tâches éprouvantes et surtout stériles . Et le gouvernement n’est toujours pas tombé comme on le leur avait promis ! Ils se résignent alors en se repliant sur leur vie, mais drainent leur haine de manière virtuelle à travers les réseaux sociaux.

2. Pour compenser cette fuite massive de gens (et donc d’énergie), qui comprennent finalement qu’ils ne peuvent pas passer leur vie à incendier, marcher sans fin ou agresser des policiers, les soi-disant dirigeants du fascisme ont activé un plan B qui consiste en l’activation de groupes d’agitateurs ou de délinquants, payés par leurs soins. C’est une des raisons pour laquelle les actes de vandalisme sont chaque fois plus violents mais moins suivis par les citoyens ordinaires.

3. La piètre gestion de l’énergie destructrice de l’anti-chavisme a abouti à ce que les manifestations de rue aient pris une direction autre que celle qu’avaient planifiée les chefs de la MUD : les brigades des défenseurs de la liberté dont ils rêvaient n’existent décidément pas ; à la place sévissent des bandes de délinquants qui rackettent, qui s’attaquent aux citoyens d’un bord politique ou de l’autre en les lynchant de façon indiscriminée, et qui détruisent les biens publics sans raison.

4. Ce n’est pas la construction ou la concrétisation d’un projet politique qui a servi de combustible à la mobilisation d’un secteur de la population mais la simple haine personnelle contre les chavistes. Comme la haine laisse des traces, la conséquence en est l’émergence de tendances criminelles y compris chez des gens qui ne s’imaginaient jamais commettre des crimes, ou se complaire dans l’idée d’assassiner. Si vous observez bien, vous détecterez partout des gens qui se croient bons et purs appelant à lyncher des chavistes ou à les ficher pour les exterminer ensuite : (extrait d’un échange de messages via Facebook)

« A l’attention de Indira, Estefania, Oscar y Angel, administrateurs du groupe : Avec tout le respect qui vous est dû, je demande à travers ce message que vous considériez ou soumettiez aux votes l’expulsion des chavistes et des opposants du groupe, car ils en perturbent la sérénité et le bon fonctionnement. Les habitants de cette commune, leurs enfants et quiconque lutte pour le changement méritent d’être dans un groupe sans qu’ils soient taxés d’être vendus au gouvernement, et pour que ce qui s’est passé hier ne se reproduise plus. J’espère que ma proposition ne vous dérange pas et si vous deviez la refuser, je la respecterai et je chercherai un autre moyen pour que les habitants de San Antonio puissent s’exprimer librement sans risquer d’être poursuivis par le régime. Je comprends que vous n’êtes pas d’accord avec l’exclusion et que vous préconisiez l’union, mais avec les chavistes il ne peut pas y avoir d’union tant qu’ils tuent ou emprisonnent nos jeunes. Cordialement. PS : ceux qui appuient ma demande qu’ils le manifestent avec un « j’aime » et postent un commentaire. Commentaire de Javier Leon : Avant d’éliminer les crevures et les chavistes, il faut noter leurs coordonnées pour aller les débusquer quand le narco-régime tombera… »

En termes strictement tactiques, si le fascisme vénézuélien était dans une université virtuelle pour suivre un cours d’insurrection et se présentait à l’examen pour la matière « laboratoire insurrectionnel », il serait recalé ! Techniquement les fascistes font ce que doivent faire tous les agitateurs qui ne comptent pas avec le soutien majoritaire de la population : créer des foyers de violence sur des points sensibles (paroisse caraquègne de El Valle, état de Tachira, ouest de Barquisimeto, route Panamericana, sud de Valencia) avec pour objectif de provoquer une grande quantité de gens afin de les inciter à s’unir à la protestation, ou au moins au saccage et à la destruction. Mais les résultats ne sont pas ceux qui étaient attendus. Bonne exécution de l’expérience mais très mauvais contrôle des composants actifs !

Vous pouvez générer la « mère des perturbations » dans l’intercommunalité de El Valle avec à peine 50 agitateurs ; mais si vous ne ralliez pas 5 000 personnes supplémentaires, vous et vos 50 agitateurs vous vous fatiguerez et le lendemain El Valle aura retrouvé le calme. A ce jour, l’effet domino escompté ne s’est toujours pas produit. Pourquoi cela ? Parce que El Valle ce n’est pas seulement ces hauts édifices que vous apercevez quand vous passez à 140km/h sur l’autoroute; c’est une communauté gigantesque dont 99% de la population ignore ou refuse les invitations ou les provocations à manifester faites par les jeunes minets de la bourgeoisie.

Témoignage personnel. Le 23 mai dernier, à Barquisimeto, alors que je venais de me procurer des pièces de rechange automobiles et que moi et mes camarades nous nous apprêtions à sortir par l’ouest de la ville, nous nous sommes trouvés face à des « barricades » (ils appellent ainsi tout monticule, poubelle brûlée ou tas de gravats qui empêchent les véhicules de passer). Pour trouver une autre voie de sortie vers Quibor, nous avons dû revenir en ville, dans les secteurs les plus pauvres des faubourgs de la ville. Afin d’éviter les « barricades » érigées par ces individus qui avaient pris possession de l’avenue principale de sortie, on suivait donc une caravane de véhicules qui traversait ces gigantesques communautés que sont Cerrito Blanco, Valle Dorado. Au début on sentait que les gens jouaient avec nous, en nous indiquant des chemins erronés, puis ils ont finalement décidé de collaborer et de nous aider, et de simples panneaux de signalisations en carton indiquant la direction de « Quibor » sont alors apparus.

Si ces communautés étaient vraiment engagées et solidaires avec le plan visant à paralyser la ville et le pays tout entier afin de porter à la présidence de la République Guevara, Ramos Allup ou Maria Corina, leur détermination aurait été telle qu’elles auraient vraiment bloqué toutes les rues et peut-être même elles en auraient profité pour détrousser les étrangers perdus qui passions pour la première fois par là.

De tout cela on peut en tirer la conclusion qu’il n’y a au final qu’une minorité engagée dans des projets macro-politiques (autant de notre côté que de l’autre bord politique) ; en face une énorme masse populaire est lassée de tant de gesticulations qui au lieu d’apporter des solutions, rendent plus chaotique la vie des gens. Les barricades et les manifestations apportent certes leur lot d’émotion, mais vraiment quelle plaie, ces chevaliers à la triste figure qui nous invitent comme peuple à défendre une cause qui n’est pas celle des vénézuéliens.

Notes

  1. Lire Venezuela : en route vers l’élection de l’assemblée constituante, les régionales et les présidentielles

Traduction : Jean-Claude Soubiès

Source : Vénézuela info, José Roberto Duque, 29-05-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

55 réponses à La droite vénézuélienne ou l’échec de la cocotte-minute, par José Roberto Duque

Commentaires recommandés

Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 15h29

Merci de l’info, en faisant quelques recherches on peux voir que cette ONG est une plateforme politique :http://www.venezuelasinlimites.org/SitePages/ResenaHistorica.aspx Elle est en lien avec la famille hyper riche de Oswaldo et Mireya Cisnero, qui sont ils ?
http://www.synergos.org/globalgivingmatters/features/1309ictlatinamerica.htm “Ce travail s’effectue par le biais de deux fondations créées par Cisneros et son mari, Oswaldo Cisneros – Venezuela, sans péché pédiatrique (“Venezuela Without Boundaries” – VSL – http://www.venezuelasinlimites.org) et Unis en Red (“United Network “- UEF – http://www.unidosenred.org), qui a un intérêt ibéro-américain.” Un “Soros made in Vénézuela” en quelque sorte et qui doit avoir des liens avec l’Usaid en creusant bien. Donc l’intérêt n’est pas réellement de soucier de l’alimentation des citoyens de son pays, que de faire de la propagande afin de “prendre le pouvoir” Chavez a réussi a mettre à l’abri des millions de gens qui crevaient de faim avant lui ! la méthode “sorosienne” d’ingérences, mensonges, accusations même si tout n’est pas parfait sous Maduro, il es clair que ce pays est attaqué à cause de ses ressources, avec l’aide d’une clique de pro-atlantistes américains. Des ONG américaines ont été chassés pour ingérences, violences. celle ci est vénézualienne. .

  1. Niko Le 03 juillet 2017 à 02h59
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    À prendre avec recul… tout est à prendre avec recul…

    Pour vous familiariser avec le sujet beacoup d’infos fiables ici :

    http://www.medelu.org/

    Par exemple :

    http://www.medelu.org/Au-Venezuela-la-fable-des


  2. Duracuir Le 03 juillet 2017 à 07h49
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    C’est marrant comme l’analyse de Marx sur le lumpen-prolétariat est plus que jamais pertinente. On en a un parfait exemple là encore.
    Le capital stipendie la délinquance endémique la plus apolitique dans les violences les plus factieuses et on appelle ça “mouvement populaire”.


  3. Pegaz Le 03 juillet 2017 à 08h26
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    Hors prisme de lecture de nos médias, présenté par France Diplomatie nous avons donc, selon l’opposition une « dictature » qui, selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), a permis de réduire la pauvreté de 54% à 23,8% de 2003 à 2009. L’accès des plus démunis à la santé, au logement, à l’éducation, à l’alimentation et à l’emploi, par des programmes sociaux représentant 45,7% du budget de l’Etat en 2010.
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/venezuela/presentation-du-venezuela/

    Au printemps 2014, une nouvelle vague de manifestations […] Rapidement politisées par les tenants de l’aile dure de l’opposition réclamant le départ anticipé du Président Maduro (« la salida »), elles donnent lieu à des violences de rue qui se soldent par 43 décès. La stratégie de confrontation du parti « Voluntad popular » […] Son dirigeant, Leopoldo Lopez, est arrêté pour incitation à la violence et condamné…


  4. DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 08h51
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    Le sujet mériterait un début de synthèse objective, et surtout sans Godwin.

    L’opposition Vénézuélienne (globalement social-démocrate à la Macron) utilise très clairement les codes et les méthodes des “révolutions colorées”, et on peut se douter d’une assistance extérieure qui s’exprime dans la formation des militants et la faveur des media.

    Dès qu’un cycle de violence s’installe, l’État est pris au piège entre durcir la répression et négocier, les deux menant à la chute si le mouvement réussit à durer.

    A ce stade les affaires se règlent entre minorités agissantes et l’État. Soit le mouvement pourrit et s’éteint, soit l’État réprime violemment le mouvement et perd, ou l’État transige et perd.

    Or la repression se durcit, et Maduro a très peu de cartes à jouer économiquement sauf à doubler le salaire minimum tous les mois. Ça se présente très mal.


    • Quetal Le 03 juillet 2017 à 09h28
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      A lire cette traduction, on a plutôt l’impression que les choses se passent bien, à savoir que nous assistons au pourrissement d’un mouvement illégitime et maffieux, sans consistance ni dimension politique. Car comment expliquer que l’ultra-libéralisme, le capitalisme sauvage et la guerre de tous contre tous va sauver ce pays et sa population. C’est l’impasse à laquelle est confronté le mouvement golpiste. Le chavisme n’a pas grand chose à faire sinon attendre que le cadavre du fascisme se décompose devant ses yeux et ce sera une nouvelle victoire pour le chavisme.


      • DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 12h54
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        @Quetal

        A priori le mouvement d’opposition a assez de soutien populaire pour être légitime. Et je pense que la majorité souhaite l’alternance plutôt que l’ultra-libéralisme, mais c’est peut-etre ce qu’ils obtiendront au final…

        De l’autre coté Maduro, à force de gouverner par décrets a légitimé son image autoritariste, et après avoir poursuivi aveuglément les politiques économiques de Chavez, il ne propose que de continuer la fuite en avant.


        • Quétal Le 03 juillet 2017 à 13h15
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          @DocteurGroDois.
          Bien sûr, vous pouvez toujours prétendre que ce “mouvement d’opposition” bénéficie “d’assez de soutien populaire”, c’est en effet ce que je peux lire ici ou là dans la presse aux ordres. A-t-elle pour autant raison? Peut-on toujours accepter de considérer que la presse aux ordres a systématiquement raison et que celle politiquement critique aurait systématiquement tord?
          Les réflexions qui me paraissent à moi les plus fondées parce que simplement plus cohérentes sont celles qui tendent à dire que le mal et le chaos sont bien plutôt du coté des golpéistes que du côté de Maduro, qui ne fait en fin de compte que protéger le pays et le peuple vénézuélien contre un coup d’État permanent et fasciste, commandité avec des fonds importants et extérieurs et mis en application par des mercenaires.
          Le scénario est désormais identifié et connu, après l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Ukraine en autres et pour les plus voyants.
          Les vénézuéliens seraient-ils plus plus naïfs que n’importe qui pour ne pas comprendre cela? Et quand bien même vous auriez raison concernant cet hypothétique soutien populaire, cela fait de longues années que ce coup d’État permanent piétine. Pourquoi? Parce que nous assistons par média interposés à la multiplication des pains, de petits groupes de fous fanatiques donnant l’impression d’être le peuple dans son ensemble.


          • DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 14h04
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            @Quetal

            Personnellement, je préfère rester en dehors des narratifs et de l’idéologie pour me faire une opinion, et j’essaie de démêler les causes des conséquences pour juger d’une situation.

            Au final, les Vénézuéliens feront leurs propres choix en conscience et sans nous demander notre avis, car nous ne sommes pas dans leurs chaussures.


    • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 09h30
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      « Maduro a très peu de cartes à jouer économiquement… » !

      Site Internet de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture franco-vénézuélienne
      http://www.cciavf.com.ve/fr/


      • DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 09h59
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        Que veut le peuple, du pain ou des statistiques?


        • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 13h03
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          Il n’est nullement question de statistique, il est question de la vie économique du Venezuela, active et entreprenante. Ce qui ne va pas de soit quand on n’apprécie la situation qu’au travers du prisme médiatique.
          L’intérêt de ce site est multiple. Hors propagande, hors contexte de la « révolution » donc non politisé, son lien est proposé sur le site « diplomatie.gou.fr » (cité ci-dessus pour comparaison d’avec les médias) et pour les raisons cité dans ma 1ère phrase. Il me semble que ce genre d’informations contribue à « un début de synthèse objective » que vous souhaitez dans votre post précédent.


          • DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 15h00
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            @Pegaz

            Je comprends, désolé du malentendu.

            Actuellement pour ce qui est du commerce, le grand problème est le change.

            Le système de contrôle des devises est complexe, erratique et désavantageux.
            En gros il y a trois quatre taux officiels: un taux pour les individus, un taux préférentiel pour l’importation de nourriture et de médicaments, et deux autres taux pour le reste des marchandises.

            L’État a la tutelle des devises des entreprises, et les entreprises ont l’obligation de revendre entre 20 et 40% de leurs devises à l’État…

            Pour obtenir des devises, les obstacles bureaucratiques sont tels que les entreprises doivent se fournir en devises sur le marché noir, ou ne peuvent pas payer leurs transactions.


            • Chris Le 03 juillet 2017 à 15h35
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              A propos du marché des devises, j’ai entendu un air un peu différent :
              https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/29/venezuela-tout-comprendre-sur-linflation-et-les-penuries/
              Extrait :
              Accaparement, importations fantômes et contrebande : les vraies causes des pénuries !
              Si cet octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur ne sert donc pas à importer davantage de biens et services et satisfaire la demande, où ces devises s’évaporent-elles ?
              On comprend qu’une part croissante des devises étrangères accordées par l’État pour l’import est en réalité directement placée à l’étranger. On parle notamment d’importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d’argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C’est une véritable fuite de capitaux !


            • Chris Le 03 juillet 2017 à 15h37
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              Situation qui correspond parfaitement aux techniques d’assèchement dans le but de faire tomber un gouvernement.
              Les embargos imposés pas Washington et ses roquets jouent le même rôle.


            • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 16h00
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              01 mars 2017 – 1 mois avant les 1ères manifestations de l’année 2017
              Les exportateurs pourront conserver et administrer jusqu’à 80% de leurs revenus
              http://www.cciavf.com.ve/fr/breves/n/les-exportateurs-pourront-conserver-et-administrer-jusqua-80-de-leurs-revenus/

              13 février 2017
              Promotion des exportations non-pétrolières
              http://www.cciavf.com.ve/fr/breves/n/promotion-des-exportations-non-petrolieres/


            • DocteurGroDois Le 03 juillet 2017 à 18h06
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              @Pegaz
              “Les exportateurs pourront conserver et administrer jusqu’à 80% de leurs revenus” >> Donc on leur prend bien de 20 à 40% 😉

              @Chris
              J’ai lu l’article et ils omettent certains faits.

              Les réserves de devises se sont surtout évaporées dans les poches des fonctionnaires qui les géraient et de leurs amis sous Chavez. Un trou de 300 milliards creusé à coups de surfacturation et de contrats bidons.

              Et il y a le narco-trafic, qui se fait en dollar..


  5. Julien Le 03 juillet 2017 à 08h53
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    Euh, je ne pense pas que les gens “piaffent de plaisir” à l’idée de tuer… Peut être une minorité, comme partout, on en a aussi en france. Mais pas des millions de gens.

    Ils veulent juste manger à leur faim.
    La majorité de la population a perdu 9 kg l’année dernière, et fait moins de 3 repas par jour.
    Quelque part, ça doit mettre en rogne…


    • Genuflex Le 03 juillet 2017 à 09h55
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      “La majorité de la population a perdu 9 kg l’année dernière, et fait moins de 3 repas par jour.”
      Avec une population de 31 millions de venezueliens, cela donne 279 millions de tonnes de venezueliens qui auraient disparu…
      Pouvez vous produire des éléments en attestant ?


    • raloul Le 03 juillet 2017 à 10h00
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      Bonjour!

      Vous affirmez: “la majorité de la population a perdu 9 kg l’année dernière”. Avez-vous une source fiable pour une telle affirmation, quel est le sens exact de votre phrase?
      Est-ce que ça signifie que plus de 50% de la population a perdu 9 kg ou davantage au cours de 2016? Ou autre chose?
      Soyez précis, svp, dans ce genre de débat très politisé et passionnel. Merci d’avance. Sinon, il est aussi permis de s’abstenir de commenter (je dis ça pour les pros- et anti- chavistes, NB).


      • Julien Le 03 juillet 2017 à 10h31
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        Voilà la version factuelle. Il s’agit d’une étude menée par une université du vénezuela sur les conditions de vie du pays.
        http://www.fundacionbengoa.org/noticias/2017/encovi-2016.asp

        Chapitre sur l’alimentation:

        http://www.fundacionbengoa.org/noticias/2017/images/ENCOVI-2016-Alimentacion.pdf

        Qui dit que 72% des gens ont perdu 8.7 kg en 2016; et que 86% font moins de deux repas par jour.

        Pendant ce temps, Maduro, qui lui n’a aucun souci a faire ses repas chaque jour, plaisante en parlant de “La dieta de Maduro te pone duro sin necesidad de Viagra” (la diete maduro te rend plus vigoureux sans nécessité de viagra).
        https://www.youtube.com/watch?v=TgJuYztgAdk

        (NB : et non, je ne juge pas pertinent de s’abstenir de commenter quand en face on caricature en parlant de gens qui piaffent dans leur envie de tuer, comme si c’était là le cas la majorité des gens..).


        • Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 15h29
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          Merci de l’info, en faisant quelques recherches on peux voir que cette ONG est une plateforme politique :http://www.venezuelasinlimites.org/SitePages/ResenaHistorica.aspx Elle est en lien avec la famille hyper riche de Oswaldo et Mireya Cisnero, qui sont ils ?
          http://www.synergos.org/globalgivingmatters/features/1309ictlatinamerica.htm “Ce travail s’effectue par le biais de deux fondations créées par Cisneros et son mari, Oswaldo Cisneros – Venezuela, sans péché pédiatrique (“Venezuela Without Boundaries” – VSL – http://www.venezuelasinlimites.org) et Unis en Red (“United Network “- UEF – http://www.unidosenred.org), qui a un intérêt ibéro-américain.” Un “Soros made in Vénézuela” en quelque sorte et qui doit avoir des liens avec l’Usaid en creusant bien. Donc l’intérêt n’est pas réellement de soucier de l’alimentation des citoyens de son pays, que de faire de la propagande afin de “prendre le pouvoir” Chavez a réussi a mettre à l’abri des millions de gens qui crevaient de faim avant lui ! la méthode “sorosienne” d’ingérences, mensonges, accusations même si tout n’est pas parfait sous Maduro, il es clair que ce pays est attaqué à cause de ses ressources, avec l’aide d’une clique de pro-atlantistes américains. Des ONG américaines ont été chassés pour ingérences, violences. celle ci est vénézualienne. .


          • Catalina Le 03 juillet 2017 à 20h43
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            voici une étude sur les ramifications sorossiennes de par le monde, accrochez vos ceintures !
            Thibault Kerlirzin, spécialiste en intelligence économique, codirecteur du site Soros Connection nous livre ici une partie de ses recherches. (note perso : il évoque le site les crises ! )

            https://gaideclin.blogspot.com/2017/07/thibault-kerlirzin-soros-connection.html


        • Sébastien Le 03 juillet 2017 à 19h32
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          Si les gens n’avaient rien à manger, il y a longtemps qu’il y aurait eu un soulèvement populaire massif. Or il n’en est rien. Mensonges donc que toutes ces études téléguidées d’ù ne sait où. Enfin, façon de parler.


          • Catalina Le 03 juillet 2017 à 20h46
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            je ne réussis plus à retrouver l’article mais il était question que les bateaux apportant les biens alimentaires étaient bloqués dans les ports par les multinationales, (google semble avoir fait le ménage…ce ne sera pas la première fois, ni la dernière)


        • raloul Le 04 juillet 2017 à 00h15
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          Bonjour!

          Merci pour l’effort d’avoir fourni une source à de telles affirmations.
          Pour ma part, je vous renvoie au site de la fao:
          http://www.fao.org/hunger/en/

          On peut en outre lire dans les rapports annuels des agences onusiennes comme la fao que le taux de personnes souffrant de sous-nutrition au Vénézuela est en-dessous des 5%.

          C’est pourquoi je suis très étonné par cette étude que vous citez, qui reste extrêmement vague quant à sa méthodologie et la précision de ses résultats. Je suis plutôt enclin à écouter les gens sur le terrain que les gros mastodontes comme les officines de l’ONU, mais un tel décalage me semble tout simplement impossible.

          En tous cas, la propagande bat son plein, d’un côté comme de l’autre…


    • UnKnown Le 03 juillet 2017 à 10h07
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      Tout refourguer sur le dos de la droite Vénézuélienne et ses magouilles, ça va un moment… Les taux d’inflation atmosphériques témoignent quand même qu’on est face à un incident industriel en matière de gestion économique (ou plutôt de planification, puisqu’on est dans le cadre d’un pays strictement socialiste).


      • Julien Le 03 juillet 2017 à 10h32
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        Je ne dis pas autre chose 🙂 C’est à moi que vous souhaitiez répondre?


      • AntoineP Le 03 juillet 2017 à 11h50
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        “Un pays strictement socialiste” ???? Vous pourriez préciser votre définition ?


        • UnKnown Le 03 juillet 2017 à 17h53
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          Pour reprendre un commentaire plus bas qui lui aussi à tiqué sur le terme “stricte”:
          “gens qui ne veulent qu’une plus grande juste redistribution des profits liés jusque là aux plus riches, vers le peuple”
          On sens clairement qu’il ne faut absolument pas toucher à la grande réussite qu’est la révolution bolivar… Pourtant quand quelque chose foire, même si c’est quelque chose dans laquelle on croit, et que les raisons du plantage sont extérieures ou liées à une poignée de parasite, désolé mais il faut reconnaitre que ça foire (comme l’U.E, l’€, la mondialisation…)


          • Lysbeth Levy Le 04 juillet 2017 à 12h34
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            Ca c’est votre interprétation personnelle mais qu’en est il quand les grands propriétaires foutent le souk dans le pays, soutenu par les “américains”en sous main,qui voulant mettre la main sur le pétrole et sur les terres comme ils l’ont déjà fait ailleurs : http://www.mondialisation.ca/des-paysans-de-merida-au-venezuela-recuperent-des-terres-dun-grand-proprietaire-qui-finance-la-violence/5597128 Voilà une juste répartition des richesses et ceux qui travaillent doivent en vivre et non servir de “péons” ! L’Amérique du sud a toujours été la “chasse gardée” des Usa et désormais des hommes/femmes se battent pour leur avenir même a travers le mouvement “bolivarin” ou socialiste c’est tout a fait leur droit. Nous vivons en France et essayons de lutter de même est-ce mal ??


      • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 13h44
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        Le titre est peut-être présomptueux, mais une analyse des phénomènes cités est proposée. En espérant une critique de la part de gens de métier qui sauront en évaluer son aspect technique et sa plausibilité.

        Venezuela: tout comprendre sur l’inflation et les pénuries
        https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/29/venezuela-tout-comprendre-sur-linflation-et-les-penuries/


        • Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 16h55
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          “Strictement socialiste ?” Ou alors comme cet anti-chaviste qui accuse Cuba d’en être le modèle : https://blogs.mediapart.fr/otrava-gamas On sent bien l’anti-social car il ne s’agit pas de socialisme propre mais bien de gens qui ne veulent qu’une plus grande juste redistribution des profits liés jusque là aux plus riches, vers le peuple qu’a entrepris Chavez et que tente de continuer Maduro. Cet “auteur” très actif sur la toile, ailleurs nous montre une photo d’un activiste “d’Otpor anti-maduro” en action avec une des 198 actions pour faire tomber un tyran ou mauvais pouvoir” du CANVAS, violences comprises : https://blogs.mediapart.fr/otrava-gamas/blog/061115/venezuela-quoi-quil-en-soit “offrir des fleurs aux policiers” déjà vu en ex-Yougoslavie, Serbie etc..
          http://www.aeinstein.org/wp-content/uploads/2013/09/198_methods-1.pdf D’autre part la violence vient quand tout le reste a échoué donc il faudra encore s’attendre à des snipers qui tireront sur les deux camps en même temps comme dans toutes les révolutions de couleurs chères à Mac Cain, IRI Soros NED et Madeleine Albright NDI un grand bain de sang à venir..


      • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 03 juillet 2017 à 14h11
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        @UnKnow: bis repetita futur au Mexique.
        2 pays producteurs de brut. 2 pays ayant axé leurs économies sur cet or noir. 2 pays où on a délaissé l’agriculture. Ces deux pays de tendances politiques différentes ont ou auront le même problème. Peut-être pire même au Mexique avec la guerre des cartels dont on ne parle que très peu. 2500 morts par mois. Sauf le spectaculaire El Chapo. Police ultra corrompue. Pas de presse msn pour le dévoyé président mexicain. Encore une fois deux poids, deux mesures. Ami ou ennemi du “Système”.
        Ce n’est donc pas un problème de régime, mais de gestion économique, d’abandon de l’essentiel: donner à bouffer au peuple et être en auto-suffisance alimentaire. Le reste sont des discussions de salon.


        • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 16h29
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          Huit mythes sur l’économie vénézuélienne
          1) « Le Venezuela est un pays monoproducteur ».
          2) « Nous ne produisons pas ce que nous mangeons »
          https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/06/26/huit-mythes-sur-leconomie-venezuelienne/ 


          • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 03 juillet 2017 à 17h12
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            Ah oui?
            http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/9788-fr.html
            Surface agricole en 1961-> 22% du territoire en 2014-> 25%!
            http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/AG.LND.AGRI.ZS
            L’agriculture la plus faible d’Amérique latine
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_au_Venezuela
            Etc…


            • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 19h02
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              Et alors !

              1) Votre 1er lien est une analyse datant de 2002
              2) Surface agricole en 1961-> 22% du territoire en 2014-> 25% ! Donc 3 % du territoire correspond à une superficie de 27 492 km². Pour comparaison la Suisse a une superficie de 41 285 km²
              3) De votre lien Wikipédia, apparemment vous n’avez lu que la 1ère phrase « L’agriculture du Venezuela a une part beaucoup plus faible de l’économie que dans n’importe quel autre pays d’Amérique latine. ». Lisez jusqu’au au chapitre – Révolution bolivarienne – Augmentation de la production – 2008 autosuffisance – 2009, le gouvernement vénézuélien redistribue près de 2,7 millions d’hectares de terres (tient 3 % du territoire !) à 180 000 familles paysannes sans terre.
              Etc…


            • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 03 juillet 2017 à 19h40
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              Toutes les études sérieuses récentes ou anciennes vont en ce sens. Quelque soit le régime politique. Un blog engagé aussi honorable soit-il ne peut être reconnu comme seule vérité. Au contraire d’une série de sites apolitiques officiels.
              Le constat que l’on peut faire en examinant la balance commerciale de 2015, en excédant favorable pour le Vénézuela ( rang mondial 57) est le suivant= export 89% de pétrole, 2.7% d’or et le solde en chimie. L’importation est par contre significativement de la bouffe, le plus gros poste. Carné, grains, huile, etc.. 8.4% de pétrole raffiné, 5.4% de médicaments, après mineurs informatique, chimie, etc…
              Cela signifie donc la mauvaise gestion antérieure du pays et les efforts insuffisants des deux derniers présidents.
              Comme dit, ils ont tous vécu sur une rente qui n’est plus ce qu’elle a été pour des raisons diverses.
              C’est pas la seule raisons. Une étude intéressante de Sapir explique d’autres phénomènes que le régime actuel tente de rectifier, sans compter la main noire de l’empire derrière tous cela comme ce fût le cas au Chili, Argentine, récemment au Brésil.
              Mais il reste que c’est un pays qui a tout en main pour avoir une suffisance alimentaire et que l’on a abandonné pour la rente pétrolière.
              Conséquence, il l’y aurait pas ou moins les problèmes actuels.
              Cela se dessine de la même manière au Mexique en plus grave.


            • Pegaz Le 03 juillet 2017 à 23h56
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              Toutes les études sérieuse… oui par rapport à quel modèle économique ?

              Importation 2015 :
              Produit agricoles, 12,389 % dont Nourriture, 11,405 %
              Produits manufacturés, 75,503 % dont Machinerie et équipement de transport, 28,474 % dont Produits chimiques et pharmaceutiques, 19,808 %

              Source : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=VEN&annee=2015&langue=fr&langue=fr


            • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 04 juillet 2017 à 01h32
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              Ben oui, pour exploiter le pétrole, il faut de la machinerie (pipes, pompes, etc) et du transport. D’où l’importance de ce chiffre sans rapport avec la consommation.
              Quand aux produits manufacturés: voitures 2.5%. informatique: 1.9%, pièces auto 1.1%, pièces navales 0.74%, camion pour livraison et transport intérieur 0.65%, tracteur et machines agricoles 0.48%… Ce qui est donc hors environnement pétrolier très bas. Sur total d’importation 27,5B$
              Donc comme dit, l’alimentation reste le plus gros poste.
              Il n’y a pas “des” modèles économiques, cher Monsieur. Il n’y a que des chiffres statistiques que l’on peut essayer de tordre pour politiser une idée de l’économie en question. Cela n’est pas sérieux. S’il vous plaît, analysez lesdits chiffres en profondeur et hors pétrole. Vous arriverez au même constat. Et ce, quelque soit le régime politique. La situation datant depuis… fatigué. Je répète que cela sera à l’identique pour tous les pays qui ne se sont contentés que de la rente pétrolière.


    • Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 13h48
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      C’est de la “bonne propagande” que vous répétez en boucle, après on dira que “Maduro le tyran” qui “assassine” son “propre peuple”, et vite une pétition Avaaz ou Amnesty Internationale pour le “devoir d’ingérence” afin de sauver le peuple.vénézuélien.Merci ça commence à lasser ces énièmes mensonges. D’autre part sachez que c’est bien l’opposition contrôlée par les USAID NED qui détruise la nourriture afin de faire accuser le président Maduro : https://twitter.com/timand2037/status/881788917585924096 Voyez tout le monde n’est pas dupe de la propagande de guerre. https://twitter.com/timand2037/status/881322125595779072
      Au fait il y a bien du pétrole là-bas ? Voilà It is oil idiot.!..sorry juste une bonne phrase ..


    • Chris Le 03 juillet 2017 à 16h05
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      Voyons le côté positif : les Vénézuéliens auront évité l’obésité malsaine du grand voisin.
      Je ne suis pas retournée dans ce pays depuis 1973 (pas eu envie !), alors en pleine élection présidentielle entre latifundios.
      C’était déjà le régime minceur pour le petit peuple, mais à l’époque aucun média ne s’en offusquait : les ranchiteros (habitants des très nombreux bidonvilles caracassiens) étaient tout simplement ignorés et survivaient à l’ombre des gratte-ciels de Caracas protégés par une nuée de paramilitaires armés jusqu’aux dents, prêts à tirer sur les déguenillés.
      Chaque banque avait dans son hall d’entrée un voire deux miradors : une arme automatique pointait par la fente de la carène blindée.
      Par contre, la vie dans les quartiers “favorisés” était très agréable alors que l’arrière-pays menait une vie des plus dépouillée, type 19e siècle quelque peu adouci par un climat tropical : une image de ce qui nous attend avec l’option mondialisation… les Tropiques en moins !


      • Micmac Le 03 juillet 2017 à 18h43
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        Ça c’est un bon marqueur de la mauvaise foi dans le traitement des infos provenant du Vénézuela : comment c’était avant?

        Avant, les gens crevait encore plus la dalle, avait encore moins accès à des logements descends, à l’éducation, ou simplement à l’eau potable… La police tirait à la mitrailleuse dans la foule des manifestants (3000 morts le 28 février 1989). Et on en parlait presque pas…

        Aujourd’hui depuis quelques années un gouvernement de gauche pas trop extrémiste nationalise le pétrole et s’occupe d’une meilleurs répartition des richesses, et ça hurle partout au scandale!

        En fait, si on suit les médias, tout pouvoir, de droite ou de gauche, qui s’écarte un tout petit peu du libéralisme est décrit comme une terrifiante dictature. Pour ces gens là, les droits de l’homme sont les droits de l’homme d’affaire…

        Ce que font les Chavistes, ce n’est pas de la gauche extrême, c’est simplement tenter le modèle d’économie mixte qu’on a eu chez nous jusque dans les années 80.


  6. Pegaz Le 03 juillet 2017 à 09h09
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    Henrique Capriles, Leopoldo López, María Corina Machado, Julio Borges, tous déjà présent et actifs lors du coup d’état de 2002. Walter Suter, ancien ambassadeur de Suisse au Venezuela de 2003 à 2007, livre son témoignage sur ce mouvement qui n’a eu de cesse d’empêcher, de déconstruire et de leur volonté de mettre un terme au projet du socialisme du XXI siècle.
    https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/la-crise-politique-au-venezuela-a-deja-tue-25-personnes?id=8549419


  7. tachyon Le 03 juillet 2017 à 09h49
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    En complément voir Maurice Lemoine “droit à être informer contre liberté d’expression” où le journal “Le monde” et son “journaliste” sans déontologie, Paulo Paranagua poussent la mésinformation vers des sommets :
    https://www.legrandsoir.info/le-chef-d-un-reseau-de-pressetitution-expulse-du-venezuela.html


  8. Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 13h17
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    Il est clair que ce pays est sous influences des agents de la NED de Georges Soros et ces amis Mac Cain NDI, car il s’agit là d’un “maidan latin” avec les mêmes activistes financés de l’opposition agissant avec des méthodes violentes pour s’imposer ..Déjà ce journaliste-communicant du Monde avait fait parler de lui : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/191116/nous-nacceptons-pas-de-voir-notre-passe-commun-insulte-par-jean-luc-melench mais aussi en sur Moralès :. http://www.acrimed.org/Le-Monde-petrit-la-pate-a-modeler-latino-americaine le Monde est devenue une “officine néocon” car une partie de son financement se fait aussi grâce à Open Society Institute :
    https://sorosconnection.wordpress.com/2017/04/14/george-soros-le-monde-un-partenariat-ideal/ Bill Gates : http://www.lemonde.fr/partenaire-fondation-gates/ et un autre milliardaire.
    Donc rien d’étonnant à ce qu’il est son rond de serviette et soit défendu “bec et ongles”.


  9. Ellilou Le 03 juillet 2017 à 13h56
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    Ayant de la famille au Vénézuela (anti-chaviste et maintenant anti-maduro primaire…) je ne parviens que difficilement à me faire une idée de ce qui se passe là-bas. Pour eux Hugo Chavez était le diable incarné et Nicolas Maduro est l’Ante-Christe. Sur les réseaux sociaux ils postent des choses affreuses (même si certains ne vivent plus à Caracas mais partagent des vidéos et articles d’amis restés au pays). Sachant qu’ils font partie de la classe moyenne et qu’ils vivent avec le sentiment que le pouvoir leur a tout volé pour le donner aux “paresseux”, je ne discute jamais avec eux car je ne veux pas finir pendue par les pieds!


  10. BIGGLOP Le 03 juillet 2017 à 15h16
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    Bonjour à tous,
    Il est intéressant de lire l’étude sur la situation économique du Vénézuela rédigée par Jacques Sapir à la demande du gouvernement en 2014.
    Il faut la compléter par l’évolution des prix du pétrole brut (rente), la faible industrialisation…..
    http://russeurope.hypotheses.org/2001.


  11. yack2 Le 03 juillet 2017 à 15h18
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    Encore un éclairage sur les médias latinos. https://www.youtube.com/watch?v=NcmIXssN5Vk
    Maurice Lemoine en intervenant.


  12. SanKuKai Le 03 juillet 2017 à 17h41
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    Le Vénézuela semble vraiment divisé entre Chavistes et anti-Chavistes.
    Cependant il y a un paradoxe entre ce qui est véhiculé dans la presse et le fait que c’est l’un des pays les plus démocratiques au monde: Si le Vénézuela est dirigé par de tels dictateurs sanguinaires depuis des années, Pourquoi ces “monstres” ont-ils gagné autant d’élections?

    Aussi, je vois souvent sur les forums des commentaires très virulents d’exilés Vénézueliens contre le gouvernement Maduro (et Chavez avant lui). Avec le label de qualité: “je suis Vénézuelien”.
    Or, à mon avis, les classes pauvres (plutot Chavistes) ne peuvent même pas se payer un billet d’avion. La probabilité de trouver des anti-chavistes exilés est beaucoup plus grande. Du coup le fait qu’ils soient effectivement Vénézuélien n’est pas forcément un garantie d’objectivité.


  13. Lysbeth Levy Le 03 juillet 2017 à 18h22
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    Si on doute de l’ingérence des activistes d’ONG telle que Canvas de la NED voir ces documents qui expliquent comment monter une guerre civile déguisée en “manifestations pacifiques” et présentées à l’étranger pro-démocratie : http://canvasopedia.org/weekly-reports-new-page/ site de Gène Sharp.
    Ils étudient les “cas syrien” en cours (OSDH) , et ceux passé de Pussy-riots, FEMEN : http://canvasopedia.org/wp-content/uploads/2015/08/MOB_English_May2014.pdf on vous apprends comment relayer les actions, pacifiques ou violentes en faisant appel aux ONG Avaaz pétition ou enquêtes d’Amnesty internationale, HRW relayées massivement par les “médias mainstream” pour la bonne cause” Tout y est expliqué et met a nue les ONG qui roulent pour les puissances étrangères en se servant d’activistes financés, de volontaires abusés ou payés, et d’une masse de mécontents pour d’autres raisons. Comment éviter une révolution ou comment subvertir un état légitime ? En prenant la tête d’une “fausse révolution” avec des icônes, héros, martyrs, une couleur, mais aussi des snipers et de nombreux morts destruction et beaucoup d’argent.


  14. Jean-Luc Le 04 juillet 2017 à 06h55
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    plus de 40% du budget national pour la reconstruction sociale…
    Inacceptable aux yeux des commanditaires de ce “printemps de couleur”.
    Cette richesse retournant à ceux qui la produisent (les travailleurs),
    devrait retourner à ceux qui la possèdent (les propriétaires privés).
    Mêmes règles que dans tous les pays visés par l’ultra-libéralisme.
    (Curieux mot signifiant la liberté pour les richesses, donc pour ses propriétaires privés).
    Nous sommes grâce, à l’U.E., sur la même pente.
    Les niveaux de vie et le pouvoir d’état diminuent à mesure de l’augmentation des fortunes privées, vase communicant simple et efficace au détriment des populations.


  15. RGT Le 04 juillet 2017 à 20h29
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    Je ne sais pas exactement ce qui se passe au Venezuela aujourd’hui.

    Au début des années 2000 j’avais connu des étudiants en médecine vénézueliens et cubains qui faisaient des études en France (payées par leurs gouvernement) et qui ne souhaitaient qu’une seul chose : Retourner dans leur pays pour aider la population.

    J’avais aussi connu un étudiant colombien dont les études étaient payées par sa famille et qui est quant à lui arrivé à rester en France en ne voulant SURTOUT PAS retourner dans son pays.
    Et il était largement soutenu par sa famille.

    Un autre “petit truc” qui m’incite à la prudence, c’est simplement que plus un pays est dénoncé comme une “dictature ignoble” par l’Immonde et les autres “grands” médias, plus je suis enclin à me poser des questions sur la réalité de la situation.

    Quand TOUS les éditocrates se mettent de concert à cracher sur le gouvernement d’un pays il y a anguille sous roche.


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