Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-09-2017

Le nouvel essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord, venant après des essais répétés de missiles à moyenne, et peut-être à longue portée, souligne une fois de plus les incohérences de la position des Nations-Unies sur la prolifération nucléaire. Et pourtant, cette position se fondait, du moins initialement, sur un constat logique : il y a un intérêt de l’ensemble des pays, qu’ils soient dotés de l’arme nucléaire ou pas, à limiter le nombre de pays disposant d’un arsenal nucléaire opérationnel. Mais, cette position de fond, qui sous-tend le traité de non-prolifération, ne peut être défendue que si l’ensemble des pays, et à commencer par les plus puissants, respectent les règles internationales. Or, et ce depuis le début des années 90, un pays en particulier – les Etats-Unis pour le nommer – s’est à plusieurs reprises affranchi de ces règles. On a pu le constater, du Kosovo à l’Irak. La subversion de l’ordre international que ce comportement a impliqué a conduit à une grande incertitude en ce qui concerne l’ordre international, qui a tendu à être de plus en plus régi par le principe de « la loi du plus fort ». Dans ces conditions, on ne doit pas s’étonner de ce que certains pays cherchent à se doter d’armes nucléaires opérationnelles.

Ceci souligne le lien qui existe, mais que nombre de dirigeants ne veulent pas reconnaître, entre la subversion du droit international et les tendances à la prolifération nucléaire. Cette dernière pose un véritable problème, et en premier lieu parce que le « coût d’entrée » du nucléaire militaire tend aujourd’hui à fortement baisser. Un certain nombre de techniques, et de technologies, non seulement nucléaires mais aussi concernant les missiles balistiques, sont devenues plus accessibles. Aussi ne peut-on plus, aujourd’hui, considérer que l’acquisition de systèmes d’armes nucléaires serait hors de portée de puissances dites « moyennes ». C’est bien le problème qui est posé, que ce soit par la Corée du Nord ou, dans une moindre mesure, par le programme nucléaire iranien. Mais, on ne réglera ce problème qu’en intervenant à sa source, c’est-à-dire à l’instabilité des relations internationales issues du non-respect de la règle de droit.

Le début de la prolifération

Le phénomène de prolifération nucléaire s’est fortement accéléré depuis les années 70 et plusieurs pays se sont dotés d’armes nucléaires, au-delà du « club des 5 » représenté par les puissances du Conseil de Sécurité, soit les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine (par ordre d’accession à l’arme nucléaire).

Les deux premiers « proliférateurs » ont été l’Inde et Israël. Pour le cas de l’Inde, il s’agissait, initialement, de répondre à la montée vers le nucléaire de la Chine. Pendant plusieurs années, l’Inde s’est contenté de démontrer une « capacité » nucléaire avec la détonation d’un « dispositif », soit d’une bombe qui n’était nullement militarisée, en 1974. Devant la menace que représentait, d’un point de vue indien, les essais pakistanais, l’Inde devait procéder 24 ans plus tard, le 11 et 13 mai 1998, et ce alors que l’Inde n’était pas encore signataire du TNP, à de nouveaux essais, cette fois clairement militaires. Ces essais comprirent alors l’explosion de plusieurs bombes. Il y eu le 11 mai trois essais, testant la bombe A et la bombe H, et, le 13 mai, deux autres essais utilisant des petites charges : « L’Inde a ainsi démontré qu’elle était compétente dans toute la gamme des armes nucléaires, tant en termes de puissance que de miniaturisation. [1]» L’Inde disposerait aujourd’hui d’un arsenal comprenant de 30 à 150 charges nucléaires militaires, ainsi que de missiles capables de les porter.

Israël s’est lancé, dès la fin des années 50, dans une course à l’armement nucléaire, avec l’aide initiale de la France (de 1956 à 1961), puis des Etats-Unis et de l’Afrique du Sud[2]. Un test a eu lieu en Afrique du Sud en 1979, presque certainement suite à la coopération entre les deux pays. Elle dispose aujourd’hui de plusieurs centaines d’armes (entre 150 et 400), qui peuvent être lancées que ce soit par missiles (le Jéricho), par avions, ou depuis des sous-marins diésels-électriques équipés de missiles de croisière. Une omerta importante continue de régner sur le programme nucléaire israélien dans les milieux politiques puisque, encore en 2015, le Président François Hollande, contre toute évidence, a prétendu qu’Israël ne disposait pas de l’arme nucléaire[3]. La relative facilité avec laquelle Israël a pu se doter d’un important arsenal nucléaire a, bien entendu, encouragé d’autres pays à suivre son exemple.

Les « proliférateurs tardifs »

Les pays qui ont suivi l’exemple d’Israël et de l’Inde sont donc le Pakistan, l’Afrique du Sud, et la Corée du Nord.

Le Pakistan s’est lancé dans un programme nucléaire, avec des financements saoudiens, à la suite de l’essai nucléaire indien. Le Pakistan a commencé à communiquer sur ce point à la fin des années 80. Ce programme a donné lieu à une série de tests en mai 1998. Aujourd’hui, le Pakistan dispose d’environ 300 armes nucléaires et de fusées à moyenne portée ciblant essentiellement l’Inde[4]. Il est possible que l’Arabie saoudite ait obtenu le « droit » de récupérer certaines des ogives si elle en faisait la demande. Très clairement, le programme pakistanais est vu, depuis l’Iran, comme celui qui a donné naissance à une bombe « sunnite ».

L’Afrique du Sud avait développé un programme nucléaire en coopération avec Israël comme précédemment mentionné. Le gouvernement de De Klerk et celui de Nelson Mandela, ont donné leur accord pour que ce programme soit démantelé. Les matières fissiles et les bombes (3 à 5) existantes ont été transférées aux Etats-Unis pour y être démantelées. L’Afrique du Sud est, actuellement, le seul pays ayant délibérément renoncé à l’arme nucléaire après s’en être doté.

La Corée du Nord semble mener un programme nucléaire depuis 1989. Elle s’est officiellement retirée du Traité de Non-Prolifération au début de 2003, et a réalisé son premier essai en 2006. Elle reste cependant loin des capacités d’Israël, de l’Inde ou du Pakistan en matière de nombre d’armes, puisque l’on considère qu’elle ne disposerait que de 10 à 15 armes, avec la capacité de monter à 30 d’ici trois ans. Le programme nord-coréen apparaît clairement comme « défensif » dans le sens stratégique, dans la mesure ou il sert essentiellement au gouvernement de la Corée du Nord à obtenir la sanctuarisation de son territoire[5]. L’usage « politique » de ce programme est rendu évident par les longues négociations qui ont eu lieu dans les années 1990 et les années 2000. Il est donc assez étonnant que, dans ce contexte, on fasse autant de bruit autour de ce programme qui s’avère en réalité bien plus limité, et bien moins « opérationnel » que les programmes d’Israël, de l’Inde et du Pakistan.

Pourquoi prolifère-t-on ?

D’autres pays ont la capacité d’accéder, à un moment ou à un autre, à l’arme nucléaire. C’est évidemment le cas de l’Iran, qui prétend qu’elle n’a qu’un programme civil, mais qui pourrait, dans un délai de quelques années, basculer ce programme vers des fins militaires, mais aussi le Brésil et l’Argentine.

La question du nucléaire doit donc être abordée à la fois en tenant compte des capacités techniques et économiques d’un pays, mais aussi de sa perception du risque international et de l’impact de son programme sur les pays qui l’entourent. Il est évident que le Pakistan a réagi à l’essai indien, essai qui était lui-même une réaction au développement par la Chine de son propre programme. De même, la volonté potentielle de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ne s’explique en réalité que par le développement du programme israélien et du programme pakistanais, dans le cadre d’une course à la dissuasion entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

Si la prolifération aurait pu être limitée dans le cas de la Chine et de l’Inde, on voit bien que le programme nucléaire israélien a joué, et continue de jouer, un rôle déstabilisateur majeur. De ce point de vue, une large partie de cette déstabilisation ne vient pas tant du programme lui-même que de la volonté du gouvernement israélien et des autres puissances de faire silence sur ce programme. Si un proliférateur assumé et affirmé, disant explicitement qu’il possède l’arme nucléaire et quelle serait sa « doctrine d’emploi » peut être contrôlé dans un cadre de relations internationales, il n’en va pas de même avec le « proliférateur discret » qui se refuse à évoquer son programme.

Le rôle de la subversion du droit international par les Etats-Unis

Il faut donc revenir sur les conséquences de la politique des Etats-Unis, du Kosovo à l’Irak, et sur la subversion du cadre des relations internationales qu’elle a provoquée. L’intervention américaine en Irak en particulier, et on le voit bien actuellement dans la délicate question du nucléaire iranien, a sapé les bases juridiques des grands accords mondiaux et, d’une certaine manière, détruit les fondements du monde post-guerre froide que l’on annonçait en 1991.

Les Nations Unies qui, pour imparfaites qu’elles aient été restaient un instrument essentiel de gestion des conflits, en ont été durablement affaiblies. Le Traité de non-prolifération (TNP) a largement perdu de sa crédibilité devant l’agression délibérée dont fut victime un pays, l’Irak, qui en avait pourtant respecté les termes et ce alors que d’autres pays ne respectaient pas le TNP. Or ce point est d’autant plus important que la question de la prolifération était ouvertement posée par la fin de l’URSS en 1991. On pouvait l’identifier comme l’un des problèmes majeurs du xxie siècle à venir, au point de se demander si, mieux que le TNP, un « statut du proliférateur » qui aurait été un cadre contraignant mais stratégiquement ouvert n’aurait pas été une réponse à la fois moralement plus légitime et matériellement plus efficace[6].

Les élites politiques occidentales se sont refusées à cette solution et ont voulu faire du TNP un instrument majeur du monde post-1991. De ce point de vue, et on le mesure désormais dans la relation avec l’Iran, l’attaque américaine contre l’Irak alors que ce dernier pays avait bien rempli ses obligations de désarmement a dévalorisé dramatiquement le TNP et laissé les relations internationales ouvertes à l’arbitraire, une situation qui ne peut que légitimement conduire d’autres pays à vouloir se doter des moyens de la dissuasion nucléaire.

Rappelons ici que les États-Unis, à partir de 2001, démantelaient unilatéralement un certain nombre d’accords qui avaient garanti la stabilité durant la guerre froide et en particulier le traité ABM, dont l’importance pour la Russie ne doit pas être sous-estimée[7]. De l’autre, ils menaient une politique pour le moins complaisante vis-à-vis du régime des Talibans en Afghanistan, en dépit des informations qui permettaient de prouver que ce pays était devenu une des bases arrière du terrorisme islamiste et de la déstabilisation de l’Asie centrale. Cette complaisance était largement dictée par la volonté des Etats-Unis, à cette époque, de pénétrer vers les régions pétrolières d’Asie centrale.

Il y a dix ans : le discours de V. Poutine à Munich

Le discours qui fut prononcé par le président Vladimir Poutine en février 2007 à Munich, dans le cadre de la conférence sur la sécurité en Europe, mérite alors d’être analysé avec précision. Dix ans après qu’il ait été prononcé, il garde une étonnante actualité. Poutine s’exprime sur le fond de la nature des relations internationales. Qu’il en ait éprouvé le besoin, alors qu’il aurait pu agir et se taire, indique la conscience au moins diffuse d’une crise dangereuse des représentations des relations internationales qui commence alors à se manifester, crise par rapport à laquelle il importait de prendre date. En ce sens, ce discours fut une contribution essentielle au débat et à la compréhension des années à venir.

Il s’agit donc d’un texte programmatique. En un sens, Vladimir Poutine est le dirigeant politique qui a certainement tiré avec le plus de cohérence les leçons de ce qui s’est joué entre 1991 et 2005. Deux points importants s’en dégagent, la constatation de l’échec d’un monde unipolaire et la condamnation de la tentative de soumettre le droit international au droit anglo-américain : « J’estime que le modèle unipolaire n’est pas seulement inadmissible pour le monde contemporain, mais qu’il est même tout à fait impossible. Non seulement parce que, dans les conditions d’un leader unique, le monde contemporain (je tiens à le souligner : contemporain) manquera de ressources militaro-politiques et économiques. Mais, et c’est encore plus important, ce modèle est inefficace, car il ne peut en aucun cas reposer sur une base morale et éthique de la civilisation contemporaine[8] ».

Ce passage montre que la position russe articule deux éléments distincts mais liés. Le premier est un doute quant aux capacités d’un pays (ici, les États-Unis sont clairement visés) à rassembler les moyens pour exercer de manière efficace son hégémonie. C’est un argument de réalisme. Même le pays le plus puissant et le plus riche ne peut à lui seul assurer la stabilité du monde. Le projet américain dépasse les forces américaines. C’est un constat sur lequel il y a peu à redire. Le discours de Poutine n’est pas « relativiste ». Il constate simplement que ces valeurs (la « base morale et éthique ») ne peuvent fonder l’unipolarité, car l’exercice du pouvoir, politique ou économique, ne peut être défini en valeur mais doit l’être aussi en intérêts. Ceci revient à refuser la thèse d’une dépolitisation des relations internationales, qui devraient se réduire, dans l’esprit de ceux qui soutiennent cette dépolitisation, aux droits de l’homme et aux « lois » de l’économie. Si les relations internationales ne sont pas de la « technique » (la simple mise en œuvre de normes communes) mais de la politique (la gestion d’intérêts différents et potentiellement conflictuels) y compris dans les relations économiques, alors toute aspiration à l’hégémonie devient immorale. Le second point suit dans le discours et se trouve exprimé dans le paragraphe suivant :

« Nous sommes témoins d’un mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Bien plus, certaines normes et, en fait, presque tout le système du droit d’un seul État, avant tout, bien entendu, des États-Unis, a débordé de ses frontières nationales dans tous les domaines, dans l’économie, la politique et dans la sphère humanitaire, et est imposé à d’autres États[9] ».

Faute d’une base morale et éthique permettant de faire disparaître le politique des relations internationales, ces dernières ne peuvent être gérées que par le principe fondamental du droit international, soit la règle d’unanimité et de respect des souverainetés nationales. Tant qu’un espace de relations est déterminé par le politique (et non la technique ou l’éthique) nul ne peut imposer son droit aux autres et le seul droit commun possible et celui qui respecte la souveraineté de l’autre, soit un droit de coordination et non un droit de subordination. En ce sens, qui relie Poutine aux grands débats sur le droit international et la possibilité de Constitutions mondiales, le président russe rappelle que, là où il y a de la politique, soit des intérêts et des représentations divergentes, il doit y avoir de la souveraineté. Toute tentative d’empiéter sur cette dernière se qualifie alors en tyrannie et justifie la résistance. Or, constate le président russe, les États-Unis tendent à transformer leur droit interne en droit international alternatif.

Droit alternatif et « colonialisme humanitaire » : la raison d’une prolifération ?

Ce « droit alternatif », qui n’est que l’autre manière de désigner la « loi du plus fort » a abouti à une politique que l’on peut considérer comme un « colonialisme humanitaire »[10]. Tout pays qui ne respecterait pas la volonté des Etats-Unis pourrait alors être considéré comme appartenant au « camp du mal » et donc devenir l’objet de ce « colonialisme humanitaire ». Mais, le colonialisme humanitaire se révèle en réalité une contradiction dans les termes. Il est incapable, et on l’a vu tant au Kosovo[11], en Somalie[12], qu’en Irak, de produire les institutions dont il se réclame et qui lui ont servi de prétexte. Le protectorat onusien sur le Kosovo a abouti à pérenniser un nettoyage ethnique[13], et l’intervention américaine en Irak a plongé le pays dans une guerre civile qui l’écarte chaque jour un peu plus de la possibilité d’y établir ne serait-ce qu’un semblant de démocratie et qui a été la source véritable de l’organisation dite « Etat Islamique ». Ce n’est pas tout, hélas.

La « guerre humanitaire », comme on l’a vue en Libye en 2011, conséquence logique d’un « droit d’ingérence » et moment inévitable du colonialisme humanitaire, engendre aussi un double problème dans les relations internationales. D’une part, elle introduit une division immédiate au sein des nations entre celles dont les moyens de défense les protègent de toute tentative d’ingérence et celles dont les moyens de défense sont suffisamment faibles pour qu’elles puissent devenir, le cas échéant, des cibles dans une « guerre humanitaire ». Construite au départ pour valider l’idée d’une « communauté internationale » d’acteurs égaux, unis par des objectifs communs comme la sécurité, la guerre humanitaire valide au contraire la représentation des relations internationales comme l’affrontement d’acteurs inégaux aux intérêts irrémédiablement opposés.

D’autre part, elle incite tout pays pouvant penser qu’il risque, à terme, d’être la cible d’une telle intervention à monter en puissance dans ses moyens de défense, l’échelon ultime susceptible d’assurer la sanctuarisation du pays étant la possession d’armes de destruction massive. Quelles que soient les inquiétudes que les aspirations nucléaires de l’Iran peuvent susciter – et les plus réelles portent moins sur l’usage de l’arme nucléaire par le régime de Téhéran que sur l’effet d’entraînement que ces aspirations pourraient provoquer sur des pays comme l’Égypte ou l’Arabie saoudite –, il faut reconnaître que l’agression américaine contre l’Irak de 2003 a donné à ces aspirations une justification réelle. Il en va de même pour la Corée du Nord.

Tant qu’un pays pourra se sentir à terme visé par le colonialisme humanitaire et son corollaire la guerre humanitaire, il cherchera à bon droit à s’en prémunir par tous les moyens. C’est au contraire en rétablissant le principe de la souveraineté dans toute sa force, comme il figurait dans la Charte des Nations unies en 1945, que l’on pourra réellement s’opposer au processus de prolifération des armes nucléaires.

Notes

[1] CAPETTE I. – « Les essais nucléaires indiens et pakistanais : un défi lancé au régime de non-prolifération nucléaire ». – Actualité et Droit International, décembre 1998 (http://www.ridi.org/adi).

[2] Voir Seymour I. Hersh, The Samson Option : Israel’s Nuclear Arsenal & American Foreign Policy, Random House; 1st edition, 1991 et Michael I. Karpin, The Bomb in the Basement : How Israel Went Nuclear and What That Means for the World, New York, Simon & Schuster, 2006.

[3] Entretien du président Hollande du 14 juillet 2015 sur TF1 et France24

[4] http://www.fondation-res-publica.org/Le-Pakistan-et-l-arme-nucleaire_a428.html

[5] « Corée du Nord : Le difficile accès à la dissuasion », Défense et sécurité international, Paris, no 121,‎ janvier-février 2016, p. 21.

[6]. Voir J. Sapir, Feu le système soviétique ?, Paris, La Découverte, 1992, p. 177-180.

[7] Leur intention actuelle d’installer des systèmes antimissiles en Pologne et en République tchèque, soi-disant pour protéger ces pays contre une menace iranienne – argument dépourvu de fondements –, participe de la même démarche délibérément provocatrice.

[8] Voir La Lettre Sentinel, n° 43-44, janvier-février 2007, p. 25.

[9] La Lettre Sentinel, n° 43-44, janvier-février 2007, p. 25 sq.

[10] Colonialisme dont les bases idéologiques ont été posées dans Mario Bettati et Bernard Kouchner, Le Devoir d’ingérence : peut-on les laisser mourir ?, Paris, Denoël, 1987.

[11] Human Rights Watch, Under Orders – War Crimes in Kosovo, Genève, 2001, rapport consultable et téléchargeable sur http://www.hrw.org/reports/2001/Kosovo

[12] Un exemple tragique en fut donné par l’intervention américaine « Restore Hope » en Somalie, en 1992. Non seulement cette opération, qualifiée à l’époque par Kouchner de « fantastique pas en avant en direction du droit d’ingérence », fut incapable de produire un pouvoir politique stable en Somalie, mais l’aide humanitaire (les sacs de riz auprès desquels Kouchner se fit filmer sur une plage somalienne) contribua à désorganiser l’agriculture locale. Elle jeta dans la misère des dizaines de milliers de paysans qui vinrent s’entasser à Mogadiscio et dans d’autres villes, provoquant une nouvelle cause de déstabilisation du pays, qui conduisit quelques années plus tard à l’émergence des trop fameux « tribunaux islamiques ».

[13] Juan Pekmez, The Intervention by the International Community and the Rehabilitation of Kosovo, rapport du projet « The Rehabilitation of War-Torn Societies » coordonné par le CASIN (Centre for Applied Studies in International Negotiations), Genève, janvier 2001. Voir aussi Isa Blumi, « One year of failure in Kosova : chances missed and the unknown future », Southeast European Politics, vol. 1, n° 1, Octobre 2000, p. 15-24.

Source : Russeurope, Jacques Sapir, 04-09-2017

Voir aussi : Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)

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27 réponses à Corée du Nord: pourquoi la prolifération nucléaire ? Par Jacques Sapir

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 08 septembre 2017 à 09h26

Les Etats-Unis d’Amérique (EUA) ont la fâcheuse tendance a demandé aux nations du monde de renoncer aux armes nucléaires. Puis dans un deuxième temps demandent aux dites nations d’accepter leurs accords et leur politique. Désarmées ces nations se retrouvent sous la menace de répressions graves et divers bombardements. La menace cesse lorsqu’ils obtiennent l’installation de gestionnaires dans les nations désarmées qui deviennent des filiales. Un chef d’état susceptible de défendre les intérêts de son pays n’a pas de place. Seuls les gestionnaires de leur politique et celle des financiers qui les dirigent, peuvent accéder au pouvoir. Pour devenir gestionnaire-président d’une nation devenue filiale, 17% d’électeurs suffisent.
Si la Russie n’avait pas été affaiblie sous la présidence Eltsine, la Serbie n’aurait pas été bombardée. L’Irak non-plus.
De même que la Corée du nord, qui connait la méthode maintenant, n’a pas d’autres choix que celui de s’armer pour éviter le même sort.

  1. LBSSO Le 08 septembre 2017 à 07h12
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    “Trembler ,peuple français !
    Les coréens viennent de procéder à leur plus puissant essai nucléaire, 50kt ! Ils maîtrisent à présent la bombe H ”
    Ah bon ? Le premier essai nucléaire français ,Gervoise , eu lieu en Algérie en 1960, l’explosion représente alors une puissance de 70 kt.
    Or, Messieurs les journalistes , il s’agissait alors d’une bombe A….(La célèbre “bombinette”).
    Vérifiez donc svp la nationalité des agences qui donnent ce genre d’information.Seule une analyse des résidus de l’explosion dans l’espace peut permettre d’identifier la technologie utilisée.


    • Kiwixar Le 08 septembre 2017 à 08h14
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      « Messieurs les journalistes , (…) Vérifiez donc »

      Ah ah… et pourquoi pas faire du bon boulot honnête, pendant qu’ils y sont ! 🙂


      • Catalina Le 08 septembre 2017 à 08h25
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        Monsieur Sapir devrait être ministre de la politique étrangère. Il en a toutes les qualités.


        • RGT Le 08 septembre 2017 à 19h01
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          A mon avis il excellerait dans tous les ministères, et même à la présidence.

          Les hommes comme lui sont rares.
          Cultivé, respectueux, intelligent, et surtout prenant en compte l’intérêt de toutes les parties pour définir la solution d’un problème.

          Et de plus, petit bonus, il est d’une grande clarté et d’une grande précision dans ses explications, ce qui fait qu’il est difficile de le contredire sans employer des moyens malhonnêtes.

          Malheureusement pour nous, ce qu’il prodigue ne permet pas à quelques ploutocrates de se gaver sur le dos de la bête et s’il avait plus d’influence ces même ploutocrates se retrouveraient devant les tribunaux pour expliquer à l’ensemble de la population les causes réelles de leur enrichissement “bienveillant”.

          Il faut gagner ses moyens de subsistance pour vivre, pas vivre pour en accumuler plus que nécessaire.

          Sapir Président…
          Ça nous changerait de Pervers Pépère, de Jacquouille la fripouille, de Narközy, de Scootermane ou de Zupiter.

          Plus le temps passe et plus ça empire.


  2. Kiwixar Le 08 septembre 2017 à 08h26
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    A propos de la prolifération, j’avais discuté avec un prof résident au Japon depuis quelques décennies, il était persuadé que le Japon possède secrètement en pièces détachées de quoi réaliser des bombes A très très rapidement si nécessaire.

    Technologie, motivation (menaces coréennes et chinoises, risque de revanche pour les crimes de guerre japonais), gros budget militaire, esprit militariste (le ministère des armées s’était rebaptisé discrètement en MITI en 1945), et habitude politique de faire disparaître des très grosses sommes. Et « camp du Bien », évidemment.


  3. Chokk Le 08 septembre 2017 à 09h17
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    Je me permets de mettre le lien vers un dossier sur la préparation de l’Allemagne à posséder l’arme nucléaire en contournant le traité de Moscou.
    Il émane d’un site politique, mais comme il est très complet et pertinent par rapport au sujet, je me permets :
    https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau


  4. gerard Le 08 septembre 2017 à 09h19
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    La guerre de Troie a bien eu lieu. L’humanité est destructrice et artistique. Nous finirons peut-être vitrifiés, mais en attendant trop de gens souffrent que notre richesse globale pourrait secourir. Ils n’attendent pas l’apocalypse, ils sont déjà dedans. Et nous ici, nous avons élu un gouvernement qui détricote toutes nos règles de solidarité nationale. Alors !


  5. DUGUESCLIN Le 08 septembre 2017 à 09h26
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    Les Etats-Unis d’Amérique (EUA) ont la fâcheuse tendance a demandé aux nations du monde de renoncer aux armes nucléaires. Puis dans un deuxième temps demandent aux dites nations d’accepter leurs accords et leur politique. Désarmées ces nations se retrouvent sous la menace de répressions graves et divers bombardements. La menace cesse lorsqu’ils obtiennent l’installation de gestionnaires dans les nations désarmées qui deviennent des filiales. Un chef d’état susceptible de défendre les intérêts de son pays n’a pas de place. Seuls les gestionnaires de leur politique et celle des financiers qui les dirigent, peuvent accéder au pouvoir. Pour devenir gestionnaire-président d’une nation devenue filiale, 17% d’électeurs suffisent.
    Si la Russie n’avait pas été affaiblie sous la présidence Eltsine, la Serbie n’aurait pas été bombardée. L’Irak non-plus.
    De même que la Corée du nord, qui connait la méthode maintenant, n’a pas d’autres choix que celui de s’armer pour éviter le même sort.


  6. martin Le 08 septembre 2017 à 10h12
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    Analyse impeccable. Si un seul pays, puissant de surcroît, s’estime dispensé de respecter le droit international et s’octroie à lui-même un droit d’aggression, alors les pays plus faibles, et qui sont des cibles potentielles, sont mécaniquement amenés à renforcer leurs défenses, les ADM constituant l’assurance-vie ultime. C’est lumineux.


  7. Raoul Le 08 septembre 2017 à 10h25
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    Il est évident que dans cette histoire de non-prolifération nucléaire, il y a une énorme hypocrisie. Car, évidemment, dans un monde où c’est la loi du plus fort qui domine, où allons-nous si les plus faibles peuvent se doter d’armes annihilant l’avantage militaire des puissants et leur interdisant de soumettre les autres pays à leur bon vouloir ?

    Et c’est un comble qu’on reproche à la Corée du Nord de vouloir s’en doter alors même que ce pays a été ruiné par les bombardements par les États-Unis, dûment autorisés par l’ONU, avec entre quatre et cinq millions de morts à la clé.

    Paradoxalement, malgré ses discours apparemment délirants – attention, tout de même à la propagande occidentale –, le dirigeant coréen est plus rationnel que nos propres dirigeants. Au moins, son pays a-t-il conservé sa souveraineté. On n’en dira pas autant de notre pays, totalement soumis aux intérêts de l’oligarchie euro-atlantiste et qui n’est plus que l’ombre de lui-même.


  8. Kiwixar Le 08 septembre 2017 à 10h33
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    Il faut ajouter que, par précaution, TOUS les pays du monde devraient se doter de l’arme nucléaire pour se défendre des Zuniens. En effet, « il est difficile de parler avec des gens qui confondent Austria (Autriche) et Australia (Australie)… »

    Une erreur est vite arrivée (l’Irak risque d’être vaporisé en raison de sa proximité orthographique avec l’Iran) et les bombardiers US ont déjà montré qu’ils étaient capables de vider leurs soutes sur le pays voisin (Laos, 1 bombe toutes les 8 minutes pendant 9 ans) de celui visé (nord Vietnam).


  9. Alfred Le 08 septembre 2017 à 10h39
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    Pendant ce temps là chine joue une autre partition et en appelle à la France comme voix autonome dans le camp occidental.
    “Xi says DPRK issue can only be solved via peaceful means, calls on France to play constructive role in easing tension, restarting dialogue”
    (Agence chinoise)
    N’en déplaise à certains pressés de dissoudre la France dans le gloubigoulba européen, le reste du monde conçoit toujours un intérêt à ce qu’existent encore de “petites” nations indépendantes. C’est gentil de la part de Xi car Poutine à annoncé clairement qu’il ne parlerait plus qu’au maître et plus aux chienchiens.


    • Kiwixar Le 08 septembre 2017 à 10h50
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      La France est (bientôt) le seul pays de l’UE avec :
      – un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’Onu, et avec droit de véto
      – l’arme nucléaire
      – 1200 variétés de fromage différents


    • Chris Le 08 septembre 2017 à 17h00
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      Les Chinois, issus d’une culture pluri-millénaire et pratiquant la politique est à long terme, savent parfaitement procéder à une fine analyse des dirigeants en place et passés.
      Ils ont parfaitement compris que flatter l’égo surdimensionnés du français Micron, qui se place homme lige de Merkel, pourrait être plus productif que de l’ignorer. Ses premiers pas en politique étrangère ont laissé supposer que la France aimerait jouer un rôle d’arbitrage***. Ça vaut le coup d’essayer.
      Ils se rappellent sans doute que la France De Gaulle fut la première à reconnaitre la République de Chine et que la diplomatie française en la personne de De Villepin défendit bec et ongles son opposition à l’invasion américano-otanienne de l’Irak.
      *** malheureusement brouillés voire déniés par son récent discours devant ses ambassadeurs !


  10. Pinouille Le 08 septembre 2017 à 10h55
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    La cohérence des arguments avancés par J Sapir est très convaincante.
    Espérons qu’elle franchisse les frontières des médias russophiles et les critiques du genre “la voix de son maître” pour atteindre le plus grand nombre.
    Sur la base de ce qui est dit, il serait intéressant d’analyser l’évolution (à la baisse apparemment) du rôle de l’ONU ces dernières années et les conditions pour la restauration d’un droit international digne de ce nom et d’une force militaire commune qui le fasse respecter.

    L’article suivant parle d’une baisse du budget des casques bleus, dont les Etats-Unis se félicitent…
    http://www.lepoint.fr/monde/accord-a-l-onu-pour-une-baisse-du-budget-des-casques-bleus-29-06-2017-2139105_24.php
    7 milliards de dollars, ça semble dérisoire pour le maintien de la paix dans le monde…

    Mais la sempiternelle volonté hégémonique US n’est peut-être pas le seul argument qui entre en jeu. Peut-être l’ONU/casques bleus ont démontré une certaine inefficacité dans le passé, qui offre le meilleur argument aux volontés contraires.


    • Chris Le 08 septembre 2017 à 17h02
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      7 milliards de dollars, ça semble dérisoire pour le maintien de la paix dans le monde…

      Dérisoire, surtout en considération de l’hyper-activité de l’Empire-OTAN qui attaque sur tous les fronts.


  11. Maxime Le 08 septembre 2017 à 11h25
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    On peut aussi se souvenir du fameux “axe du mal”, qui comprenait 3 pays – l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord – que Bush avait promis de “faire payer pour le 11 septembre”. Pour nous c’était un grosse blague qui nous a bien fait rire, mais je pense que la Corée du Nord et l’Iran l’ont pas trouvé si drôle… Surtout après que les USA ont mis à execution leurs menaces en Irak. En tout cas c’est à ce moment là qu’ils se sont retiré du TNP et qu’ils ont officiellement commencé leur programme nucléaire.


    • Bruno Kord Le 10 septembre 2017 à 10h21
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      L’Iran ne s’est pas retirée du TNP, contrairement à la Corée du Nord


  12. jules vallés Le 08 septembre 2017 à 12h49
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    Il est minuit moins 3 minutes à l’horloge de l’apocalypse, l’indicateur des menaces qui planent sur le monde, et à l’origine de la seule menace nucléaire… Allez, encore un dernier petit effort, qu’on en finisse enfin avec l’ affaire “homo sapiens(?!) sapiens* !”
    sapiens=sage, raisonnable……
    http://www.europe1.fr/sciences/horloge-de-lapocalypse-lindicateur-des-menaces-qui-planent-sur-le-monde-2961485


  13. Louis Robert Le 08 septembre 2017 à 13h34
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    “Colonialisme humanitaire”, “guerre humanitaire”, pourquoi pas impérialisme humanitaire, guerre atomique humanitaire voire destruction et autodestruction humanitaires, tandis que nous y sommes?

    L’esprit tordu sur tout l’essentiel, Orwellien de part en part, notre monde impérial agonisant se révèle pourri jusqu’au fond de l’âme. Jacques Sapir nous le montre ici on ne peut plus clairement dans son texte exceptionnel, magnifique, magistral. Il mérite ainsi que nous ayons le courage d’approuver et de faire savoir avec force que nous approuvons, que nous admirons même la vision qu’il développe sur Russeurope, et accepte vraisemblablement avec grâce et si généreusement de voir reproduite ici.

    Merci et veuillez accepter mes hommages renouvelés, Jaques Sapir.


  14. Fritz Le 08 septembre 2017 à 14h39
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    Clair, solide, intègre : c’est bien M. Jacques Sapir. Parler d’une volonté “potentielle” de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, dans une perspective dissuasive évidente, me semble adéquat. Quand je pense aux stupidités déversées en benne il y a quelques années sur le “régime des mollahs” qui aura “la bombe” demain matin, promis-juré…

    Content aussi de voir M. Boniface évoluer notablement sur la guerre dite du Kosovo, quand il cite les propos de Kim Dae-jung expliquant pourquoi la Corée du Nord se retirait du TNP. Et notons-le bien, cet homme si compréhensif envers le programme nucléaire nord-coréen n’était autre que le président de la Corée du Sud ! Comme quoi il y a bien une sagesse asiatique.

    Le successeur de Kim Dae-jung, Roh Moo-hyung, a déclaré lui aussi qu’il “comprenait” le programme nucléaire de la Corée du Nord, dans un discours prononcé aux États-Unis.


  15. dallemagne Le 08 septembre 2017 à 18h15
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    Le plus drole est que si Sadam Hussein, ou Gaddafi avaient eu des “armes de destruction massives” ils seraient encore en vie et leurs pays dans une relative tranquilitée et richesse, sans parler bien sur de la crise des refugiés .


  16. Vincent P. Le 08 septembre 2017 à 19h27
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    Aaah! le “Droit d’Ingérence” !

    Non décidément, entre Kouchner et Henri-lévy, je crois qu’on pourrait décerner des prix:
    Le “Bernard de la Guerre” serait peut-être plus cohérent que le “Nobel de la Paix” ?
    Et puis ça dynamiterait bien certains éditoriaux, qui eux nous atomisent.


  17. Dahool Le 08 septembre 2017 à 19h46
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    Bonjour

    Les US n’ont pas besoin de gagner les guerres, ils le prouvent bien d’ailleurs, ils ont juste besoin de provoquer des situations qui leur sont bénéfiques, le chaos par exemple (Irak).
    L’actualité coréenne a pour objectif la Chine.


  18. Porcinet Le 08 septembre 2017 à 23h54
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    A partir du moment où on vit comme des Américains, je crois qu’on doit juste fermer sa gueule.
    Nous sommes responsables, nous citoyens. Nous avons laissé les monstres s’installer au pouvoir, trop occupés que nous étions par notre confort et notre “train de vie” (pas négociable).
    La vie de bébé, bébé attend du pouvoir la justice mais bébé est trop fainéant pour s’en occuper lui-même. Et bien, tant pis pour bébé, il n’a que ce qu’il mérite.


  19. ledufakademy Le 10 septembre 2017 à 23h19
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    Ah bon Israel possède la bombe nucléaire ?, ben François D’Hollande disait que non, ben je comprends plus moi : https://www.youtube.com/watch?v=uBhS8WE8xfg


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