Source : LVSL, Valentine Delbos, 10-07-2017

Un gouvernement autoritaire qui affame son peuple et le réprime à coups de matraques : c’est de cette manière que la situation au Venezuela est présentée par les médias occidentaux. Le gouvernement de la révolution bolivarienne, quant à lui, n’a de cesse de dénoncer une stratégie de déstabilisation comparable à celle mise en place contre le président Salvador Allende, au Chili (1970-1973), laquelle se solda par un coup d’Etat. La comparaison est-elle valable ?

Valentine Delbos, pour LVSL

Le Venezuela traverse une situation extrêmement tendue et, malheureusement, les médias dominants – donnant une vision très incomplète des événements en cours dans ce pays– n’aident en rien à la compréhension de la situation pour le citoyen lambda se trouvant à des milliers de kilomètres de Caracas. Si tous les journalistes s’accordent à dire que le pays sud-américain traverse une terrible situation économique, rares sont ceux qui se penchent en profondeur sur les multiples raisons qui l’alimentent. Alors que pour l’expliquer la plupart des médias mettent uniquement en avant l’incompétence du gouvernement en matière de gestion et une corruption qui battrait tous les records, diverses voix et jusqu’au président Maduro s’unissent pour dénoncer de leur côté et depuis plusieurs années une guerre économique… que la presse cite peu ou de façon presque sardonique, faisant passer le mandataire pour un affabulateur ou un « complotiste ».

En effet, il n’est pas de bon ton de mentionner « l’impérialisme » de ce côté-ci de l’atlantique, et le fait que l’histoire de l’Amérique latine soit le résultat de plusieurs siècles de relations tumultueuses avec les Etats-Unis n’a pas l’air d’attirer l’attention de la plupart des « experts » et autres éditorialistes, qui ont plutôt l’air de vouloir suivre la doctrine avancée par le président Obama vis-à-vis du sous-continent : « oublions le passé ».

L’histoire : séance d’auto-flagellation ou outil pour comprendre le présent ?

Faut-il oublier le passé ? Il est évidemment fort commode pour celui qui a commis des exactions de demander à celui qui les a subies de faire table rase et de « se tourner vers le futur ». Demander aux Africains de penser à l’avenir, certes, mais comment leur exiger d’oublier la Françafrique ? Il en va de même en Amérique latine. On ne balaie pas d’un simple revers de main plus d’un siècle et demi d’expansionnisme et d’interventionnisme, de diplomatie de la canonnière ou du « gros bâton », de politique du dollar et d’ingérence continue dans sous-continent considéré jusqu’il y a encore peu- comme la chasse gardée ou l’arrière-cour des Etats-Unis.

Il est intéressant de rappeler la réponse de la présidente de l’Argentine Cristina Fernandez au président Obama après que celui-ci eu proposé – lors du VII Sommet des Amériques qui se tint à Panama en avril 2015 – « d’avancer en laissant derrière le passé » :

« Faisons la part des choses, je vois que le président Barack Obama –il vient de le signaler– n’aime pas beaucoup l’histoire ou bien qu’il la considère comme peu importante ; au contraire à moi elle m’aide à comprendre ce qui se passe [aujourd’hui], ce qui s’est passé et pourquoi, mais surtout à prévenir ce qui pourrait se produire à nouveau. Nous n’abordons pas l’histoire comme un exercice de masochisme ou une séance d’auto-flagellation, mais comme un outil pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés au point où nous nous trouvons. » [1]

Pour les pays historiquement dominés, la mémoire est en effet utile pour comprendre le présent et appréhender le futur, surtout quand les vieilles habitudes perdurent. Car s’il est vrai que le temps ou les troupes américaines pouvaient débarquer n’importe où dans la région et y hisser leur drapeau est bien révolu, il serait vraiment naïf de penser que les Etats-Unis auraient aujourd’hui renoncé à vouloir continuer de favoriser leurs intérêts au sud du Rio Grande. Avec les plus grandes réserves de pétrole du monde et un discours panlatinoaméricaniste intolérable, il est tout naturel de considérer le Venezuela comme une des principales cibles de l’administration étatsunienne. Le président Obama n’a-t-il pas décrété en mars 2015 « un état d’urgence nationale suite à la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis posée par la situation au Venezuela » ? [2]

C’est en ayant tous ces éléments en vue qu’il faut considérer les allégations du gouvernement vénézuélien lorsqu’il déclare être victime d’une déstabilisation comparable à celle qu’a connue le Chili sous la présidence de Salvador Allende (1970-1973). Une instabilité qui serait le résultat d’une pression politique et médiatique incessante, à laquelle il faudrait rajouter une guerre économique aux effets ravageurs.

Pourtant, rares sont les journalistes qui se sont penchés sérieusement sur cette question, comme si le terme de « guerre économique » ne pouvait renvoyer qu’à des théories conspirationnistes nauséabondes issues d’un esprit paranoïaque. Mais c’est faire montre de beaucoup d’ignorance que de déconsidérer cette pratique qui est loin d’être neuve dans l’histoire de l’humanité en général et dans la boîte à outil interventionniste de la politique étrangère américaine en particulier.

Qu’est-ce que la guerre économique?

La guerre économique a toujours existé ; elle est une réalité qui a beaucoup été étudiée, autant par les universitaires que par les experts en questions militaires… et enseignée : ne trouve-t-on pas une Ecole de Guerre Economique dans le VIIème arrondissement de Paris ? [3]

Comment la définir ? Selon le géopoliticien Pascal Boniface, il s’agirait de « la mobilisation de l’ensemble des moyens économiques d’un État à l’encontre d’autres États pour accroître sa puissance ». Alors que le temps des conflits frontaux associés aux conquêtes territoriales est révolu, « les conflits d’intérêts entre pays développés ne peuvent désormais trouver d’expression qu’à travers l’affrontement économique ». [4]

Et si selon Clausewitz la guerre représentait la continuation de la politique par d’autres moyens, il en va de même aujourd’hui pour la guerre économique qui n’est « qu’un outil qui permet d’atteindre des objectifs qui demeurent fondamentalement d’ordre politique » [5]

Le blocus commercial, économique et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 1960 est peut-être un des plus clair exemples. Il convient ici de rappeler l’objectif qui motiva sa mise en place (sous la présidence de Dwight Eisenhower) avec la lecture d’une note du 6 avril 1960 -secrète à l’époque mais aujourd’hui déclassifiée- du sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, Lester D. Mallory, dans laquelle celui-ci affirme que :

« la majorité des Cubains soutient Castro » et qu’il « n’existe pas une opposition politique effective », en ajoutant que« le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passe par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. » [6]

L’on voit bien comment le blocus est utilisé contre Cuba comme un outil destiné à étouffer l’économie [7] dans un but politique : provoquer un mécontentement populaire qui provoquerait un soulèvement puis un changement de gouvernement. Dans cette variante de la guerre économique, l’affrontement est ouvert, officiel, et montre clairement la volonté d’une puissance de faire plier un gouvernement ennemi.

Le Chili du début des années 70 est aussi un grand cas d’école mais dans une autre modalité de la guerre économique : celle-ci qui allie volonté géostratégique d’une puissance extérieure (les Etats-Unis) et groupes d’intérêts locaux opposé au gouvernement en place (grand patronat, oligarchie locale).

Petit rappel des faits.

En pleine guerre froide et alors que les Etats-Unis craignent que la révolution menée par Fidel Castro à Cuba n’aide à propager le « virus rouge » en Amérique latine, un président démocratiquement élu -Salvador Allende- menace de mettre en place une transition vers le socialisme à base de nationalisations et d’une redistribution plus équitable de la richesse. Une situation d’autant plus intolérable pour le républicain Richard Nixon que le nouveau gouvernement chilien menace directement les intérêts des multinationales américaines présentes dans le pays, notamment l’entreprise téléphonique ITT. [8]

Orchestrée par le conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger, la stratégie suivie par les Etats-Unis et ses services secrets n’aura d’autre but que de préparer le terrain pour le coup d’Etat du général Pinochet (11/09/1973) : les documents -aujourd’hui déclassifiés- du Conseil de Sécurité Nationale montrent noir sur blanc les efforts déployés par l’administration américaine pour « déstabiliser économiquement » le Chili entre 1970 et 1973. [9]

Le directeur de la CIA ne prend pas de détours pour décrire les projets de son agence dès 1970 : « Faire tomber [le gouvernement d’] Allende par un coup d’Etat est notre objectif ferme et persistant. (…) Il est impératif que ces actions soient mises en place de façon clandestine et sûres afin que le Gouvernement des Etats-Unis et la main américaine reste bien cachée ». De son côté, le président Nixon ordonne lui-même a son agence de renseignement de « faire hurler l’économie » chilienne afin de renverser Allende. [10]

Plus de 40 ans après les faits, personne n’oserait aujourd’hui mettre en doute qu’une complexe stratégie de déstabilisation a été mise en place par les Etats-Unis contre le gouvernement du Chili du président Allende (s’appuyant sur l’oligarchie locale, la droite chilienne ainsi que la presse d’opposition) et que le volet économique y a joué un rôle prépondérant.

Peut-on faire un parallèle entre le Chili d’Allende et le Venezuela d’aujourd’hui ?

Lire la suite ici

Source : LVSL, Valentine Delbos, 10-07-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" le Président Maduro. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. [Lire plus]Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits. Au final, notre vision est que le peuple vénézuelien puisse choisir librement et démocratiquement son avenir, sans ingérences extérieures, et nous condamnons toutes les atteintes aux Droits de l'Homme des deux camps...

46 réponses à Le Venezuela est-il victime d’une guerre économique ? Par Valentine Delbos

Commentaires recommandés

yack2 Le 08 septembre 2017 à 07h38

Puisqu’on vous dit que c’est la socialisation de l’économie qui est responsable des pénuries!

Surtout ne lisez pas cet article complotiste,non sourcé et qui ne passera pas au decodex!!!!!!

Merci à olivier pour cet éclairage, Maurice Lemoine a, lui aussi, commis 4 articles :la guerre économique pour les nuls (et les journalistes) sur le sujet.Ils sont trouvables sur mémoires des luttes,le grand soir ou investig’action……pastillés rouge par le decodex comme il se doit

  1. Catalina Le 08 septembre 2017 à 06h45
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    Bonjour à tous,
    Enfin du journalisme, du vrai, ça fait plaisir. Une belle leçon de journalisme pour ceux qui, en majorité, on se demande comment, sont détenteur d’une carte de presse.(et de tous les avantages qui vont avec, parce que ça serait que la carte, hein, mais en plus d’être subventionnés pour nous manipuler, ils profitent d’avantages que les vrais travailleurs, ceux qui apportent une valeur ajoutée à leur pays, envieraient)

    http://www.arretsurimages.net/articles/2015-03-25/Carte-de-presse-les-privileges-connus-de-tous-sauf-de-nous-id7594


    • yack2 Le 08 septembre 2017 à 12h02
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      Oui! Plaisir! Cependant ,de mon point de vue le problème n’est pas là. Qu’un éclairage différent soit possible sur ce problème est un fait,nous sommes plus ou moins sensibles aux uns et aux autres et c’est aussi bien comme ça.
      Le problème est:
      _Que nous ne puissions avoir une diversité de points de vues que sur la presse alternative ,à de très rares exceptions.
      -Que les médias meanstreams soient totalement monochromes
      -Que non content de leur univocité on cherche à diaboliser toutes autres approches

      Il est complètement anormal qu’Olivier Berruyer (entre quelques autres) aient à faire ce type de travail et en plus soit attaqué de toutes parts.

      La situation des médias est plus que préoccupante,Le Venezuela en est l’exemple cristallin.


  2. yack2 Le 08 septembre 2017 à 07h38
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    Puisqu’on vous dit que c’est la socialisation de l’économie qui est responsable des pénuries!

    Surtout ne lisez pas cet article complotiste,non sourcé et qui ne passera pas au decodex!!!!!!

    Merci à olivier pour cet éclairage, Maurice Lemoine a, lui aussi, commis 4 articles :la guerre économique pour les nuls (et les journalistes) sur le sujet.Ils sont trouvables sur mémoires des luttes,le grand soir ou investig’action……pastillés rouge par le decodex comme il se doit


  3. Garibaldi2 Le 08 septembre 2017 à 07h42
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    La politique étrangère US en Amérique latine : https://www.youtube.com/watch?v=Z1QVthvDhPo


  4. Ellilou Le 08 septembre 2017 à 08h57
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    J’ai hâte de lire les prochains commentaires, qui ne vont pas manquer, où nous apprendrons que Pinochet était en fin de compte un sacré chic type qui n’a œuvré que pour le bien de son peuple et Allende un affreux sale type…Ne riez pas, certains commentateurs ne se gênent pas ici même pour nous faire une belle petite interprétation de l’histoire: le sécurité sociale inventée par les cathos, Allende ennemi de son peuple,etc….
    Merci à Monsieur Berruyer pour ce site (intelligent et aux sources variées) qui nous permet, avec nos petits moyens intellectuels, d’essayer de comprendre cette époque bien confuse 🙂


    • Alfred Le 08 septembre 2017 à 09h45
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      C’est incroyable. Vous êtes un troll préemptif c’est ça ? Je ne me souviens pas avoir vu nul part ici une inversion des rôles entre Pinochet et Allende (et ce malgré la variété des opinions politiques représentées parmi les commentateurs). Alors quoi? Cette méthode “préemptive” est dégueulasse, digne des americains, limite totalitaire et surtout une façon sournoise d’orienter le débat. Vous définissez la vérité et par avance gare à qui s’en écarte? Drôle de conception du débat.
      Il se trouve que je partage votre point de vue général mais la méthode est vraiment moche.


      • Madudu Le 08 septembre 2017 à 11h12
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        J’ai personnellement souvenir de messages sur ces thèmes étranges : “comment Pinochet a pris le pouvoir pour sauver l’économie chilienne” ; “comment Allende a détruit son pays et justifié la dictature qui a suivi” ; “comment le chavisme détruit le Venezuela et explique le mécontentement du peuple” ; etc.

        Ce ne sont pas la majorité évidemment, mais il y a bel et bien eu de pareilles tentatives – déspérées, sans doute.

        Il ne faut pas en faire tout un fromage, ici comme ailleurs il existe une “opposition” prête à défendre la doxa du moment, quelle qu’elle soit ^^


      • Toff de Aix Le 08 septembre 2017 à 11h16
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        Je me souviens avoir lu ici même que la sécurité sociale était d’essence catholique, et que le cocktail molotov était un mal nécessaire dans les soulèvements pour une transition démocratique.

        Donc jusqu’à preuve du contraire, oui il y a des trolls ici et non, ils ne gagneront pas. Ils ne nous feront pas taire, notre “méthode” n’est pas “moche”, nous répondons aux attaques par de la réflexion, de l’argumentation, en reliant des FAITS à un CONTEXTE, et non pas en noyant le poisson comme certains, de façon malhonnête et biaisée.


        • Alfred Le 08 septembre 2017 à 11h34
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          @ tof de aux: Ce qui est moche c’est le caractère préemptif qui est malhonnête (des gens sont coupables avant de parler ; on fait dire des choses aux gens au lieu de les laisser dire). L’honnêteté c’est de laisser l’adversaire utiliser ses mots choisis et pas de lui mettre des mots dans la bouche qu’il n’aurait pas dit. Vous voyez la différence ? Au passage ce n’est pas votre méthode puisque vous réagissez à ce qui a été dit sans équivoque.
          @ madudu: vous avez peut être raison il ne faut pas en faire tout un fromage mais la manière de faire est aussi importante que le résultat. On ne peut pas pretendre lutter contre le fascisme en empruntant des moyens fascistes.


          • Madudu Le 08 septembre 2017 à 13h53
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            Je comprends ce que vous voulez dire, mais vous vous trompez.

            Car apparemment vous n’avez pas suivi les commentaires des articles dont nous parlons : il n’y a rien de “préemptif” (ce mot n’a rien à faire là, consultez sa définition s’il vous plaît), ou plutôt il n’y a pas d’accusation faite sur un acte dont on suppose qu’il sera commis mais qui ne l’a pas été.

            Ce dont Ellilou parle a déjà été commis, ce n’est donc pas de l’ordre du procès d’intention, c’est de l’ordre du fait établi.

            Il y a effectivement eu des gens ici pour défendre avec obstination, en long en large et en travers, que “Pinochet est venu rétablir l’économie du Chili”, que “le coup d’état de Pinochet était justifié par la politique économique désastreuse de Allende”, que “le chavisme est responsable du désastre économique actuel au Venezuela”, etc.

            Il ne s’agit donc pas là de prévenir d’hypothétiques adversaires à qui on prêterait ex nihilo des propos qui nous arrange, il s’agit là de prévenir des gens avec qui nous avons conversé par le passé et qui ont vraiment développé les thèses sus-mentionnées.


        • Pinouille Le 08 septembre 2017 à 17h47
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          J’ai le souvenir d’avoir été qualifié de troll pour avoir avancé que l’article en question (https://www.les-crises.fr/venezuela-les-raisons-du-chaos-par-renaud-lambert/) soutenait que le gouvernement vénézuélien avait une part de responsabilité dans la crise.
          Non pas que je soutienne mordicus la théorie de l’article, mais le fait que l’article l’ait dit.
          J’ai trouvé la réaction déplacée et disproportionnée…

          “nous répondons aux attaques”
          J’ai les plus grandes difficultés à comprendre par quel mécanisme on peut se sentir agressé par une idée différente de ses convictions.
          Perso, je ne dormirai pas plus mal ce soir en sachant que certains pensent que la sécurité sécurité sociale est d’essence catholique, que Pinochet est le bienfaiteur de l’humanité ou que la terre est plate.
          Je m’interroge, en revanche, sur la pertinence de considérer qu’il y a là un combat à mener, notamment sur un site qui prône l’ouverture d’esprit, l’échange, etc.


          • Toff de Aix Le 09 septembre 2017 à 00h01
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            Nous nous sentons constamment agressés par le MENSONGE et la CALOMNIE, pas par “des opinions différentes des notres” (ce qui est tout à fait légitime et normal dans le débat démocratique) mais par des affirmations volontairement fausses et biaisées.

            Que ça ne vous gêne pas que l’Histoire puisse être travestie (sur l’exemple de la sécurité sociale, qui serait d’essence catholique, quand on sait le nombre de résistants qui sont mort pour que cette institution puisse voir le jour, pendant que l’église se battait contre elle…) tout ceci en dit très long sur votre conception des choses. Soit vous vous en fichez (et je trouve ça dommage, car c’est comme cela que l’on perd ses droits, en oubliant à qui on doit les grandes avancées sociales qui nous font vivre dignement aujourd’hui), soit vous manipulez les faits alors que vous savez qu’ils sont erronés…

            Dormez donc tranquille : vous avez tout à fait le droit de vous exprimer, mais ne nous déniez pas le droit de rétablir la vérité quand vous vous trompez, ou quand vous le faites volontairement (pour nous faire sortir de nos gonds et nous décrédibiliser, peut être ?)


            • Pinouille Le 09 septembre 2017 à 00h55
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              Je comprends mieux.
              Mais amha vous vous méprenez sur les réelles motivations de la plupart de vos contradicteurs sur ce site (sur les miennes, c’est certain).
              Vous considérez certaines de vos convictions comme des vérités et qualifiez à tort tout propos contraire de mensonge alors que la bonne foi est globalement de mise sur ce site. Ce faisant, vous réagissez avec une violence qui alimente à son tour la violence des réponses (indépendamment de qui a commencé les hostilités).
              Le fait que vous considériez que l’histoire est travestie par certains sou-tend là encore qu’il existe un unique discours historique qualifié de “vérité” et tout ce qui s’en écarte est forcément un mensonge. Quand je constate l’éventail vertigineux d’interprétations d’évènements complexes qui font l’actualité (ex: Venezuela), je ne peux me résoudre à considérer que les livres d’histoire à venir arriveront à synthétiser un récit que l’on puisse qualifier de vérité univoque.


            • Madudu Le 09 septembre 2017 à 12h20
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              Le traitement médiatique de l’actualité au Venezuela est justement un très bon exemple de traitement biaisé visant à reprocher au gouvernement légitime les conséquences de décisions prises par les états-unis pour déstabiliser le pays.

              Il s’agit aussi d’un bel exemple d’inversion des charges.

              Une contestation violente ne peut pas être légitime au regard du droit, dans une démocratie c’est par les élections que l’on change de représentants et de décideurs et non pas par la violence.

              Or les médias occidentaux tiennent pour légitime la contestation violente, ils remettent par là en cause la légitimité des élections démocratiques dans ce pays.

              D’un autre côté les médias occidentaux présentent les choses comme si c’était au gouvernement de justifier son maintien, alors que c’est à la contestation violente de justifier le pourquoi de l’usage de la violence dans un contexte démocratique.

              Pourquoi donc ne pas attendre les prochaines élections ? Pourquoi reprocher au gouvernement les sanctions décidées par les US ? Pourquoi appuyer une opposition qui tue et qui pille ? Etc.


            • Olivier Le 09 septembre 2017 à 13h32
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              Ce qui est dommage c’est que vous refusez constament le débat. D’autres ici ne pensent pas comme vous et l’étaye, l’explique. Le soucis est qu’il est difficile de dialoguer dans l’invective et l’accusation sans fondement,sans demonstrations, sans preuve (j’attend toujours les votres). La réécriture de l’histoire est commune chez les forces progressistes.

              Se contentez d’assener que nous vivons dans une junte policière et que Remi Fraisse est une victime innocente d’un etat assassin n’est pas crédible au regard des faits bruts par exemple. Il faudrais commencer par voir clairement le présent.

              Moi par exemple, ai toujours pris soins d’expliquer et de respecter mon interlocuteur. Vous en revanche : rigolo, troll elephants…capture ecran ?

              Nous sommes tous assoifé de justice, mais justement. Je ne peux pas laisser passer les énormités que vous proférez sans preuves. Cela vous déplait mais charge à chacun de se faire son opinion.

              “ne nous déniez pas le droit de rétablir la vérité quand vous vous trompez,”


            • Pinouille Le 09 septembre 2017 à 14h42
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              @Madudu
              Pour prendre l’exemple du Venezuela, vous persistez encore (et toujours) à considérer que votre interprétation des faits est l’unique vérité indéboulonnable:
              – “décisions prises par les états-unis pour déstabiliser le pays”: cela ne pourra être considéré comme une vérité intangible que le jour où une preuve sera apportée. Pas avant.
              – “Une contestation violente ne peut pas être légitime au regard du droit, dans une démocratie”. Au regard du droit, bien évidemment. Mais quand un peuple crève de faim, cette légitimité dépasse le cadre juridique.
              – “Or les médias occidentaux tiennent pour légitime la contestation violente”: pas tous, cf les articles publiés sur le présent site.

              Admettez que ces arguments (qui ne sont pas forcément les miens) ont au moins une amorce de légitimité, qui, sans vous convaincre du contraire, devrait à minima vous faire relativiser vos certitudes et tempérer votre ressentiment envers ceux qui les avancent.

              Je le dis avec d’autant plus de dégagement que je n’ai absolument aucune passion sur le sujet: mon édifice de valeurs ne va pas s’écrouler quelle que soit l’éclairage apporté sur ce sujet, comme sur tous les autres. Et vous?


            • Madudu Le 09 septembre 2017 à 16h15
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              Il semble que vous ne comprenez pas ce que sont les “sanctions économiques”, puisqu’elles constituent en elle-même une attaque contre l’économie du Venezuela.

              Vous semblez également ignorer que Trump a menacé le pays d’une invasion militaire, que les manifestants violents sont soutenus par les médias occidentaux malgré qu’ils ne soient pas démocrates, que Obama a classé le Venezuela comme menace à la sécurité des états-unis, qu’il y a une longue tradition de coups d’état sous logistique états-unienne en Amérique du Sud et que précisément il y a eu des coups d’état par le passé au Venezuela dont certains organisateurs sont réfugiés aux US, …

              On ne peut soutenir raisonnablement aujourd’hui que la situation au Venezuela n’est pas en premier lieu déterminée par l’ingérence états-unienne.

              Vous niez des faits en prétendants le contraire, ce n’est pas nous qui nous accrochons à des certitudes prétendument arbitraires et sans fondement.


            • olivier Le 09 septembre 2017 à 19h17
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              « …quand vous le faites volontairement (pour nous faire sortir de nos gonds et nous décrédibiliser, peut être ?) »

              Au delà du procès d’intention qui vois des complots partout, ne vous croyez pas important (personne ne l’est) ce n’est pas tant a vous que je parle mais à ceux qui -supposé- soutiennent vos propos : ils méritent une contradiction, il ne sont pas votre cour.

              Vous êtes seul responsable de vos écarts de conduite, comme ce fut le cas. Ne rejetez pas la faute en justifiant votre violence dans une inversion accusatoire. Le viol n’est pas la faute d’une jupe trop courte. C’est le même comportement des racailles à propos du manque de respect. Les faits n’ont pas à vous plaire ou déplaire, nous ne sommes pas la à ne vous dire que ce que vous voulez entendre. Pour quelqu’un qui dis pratiquer la méditation de peine conscience, votre violence verbale et vos majuscules semblent trop virulente.

              La décrédibilisation n’est que de votre fait.

              Enfin, je ne vous crois pas sincère mais que vous êtes ici pour faire de l’entrisme http://bit.ly/2bK5P0V en polluant les débats ouverts et dépassionnés.

              pardon @Pinouille mais je suis clairement mis en cause.

              2 questions : @Toff de Aix
              Désirez vous que je disparaisse du site ? oui ou non ?

              @ Olivier Berruyer : Désirez vous que je cesse d’intervenir definitivement ? C’est votre droit c’est chez vous. Si oui, j’optempere.


            • Olivier Le 11 septembre 2017 à 13h29
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              @madudu

              Votre narrative est séduisante. Mais vous êtes enfermé dans la certitude que l’histoire à un sens linéaire et unique qui ne laisse aucune place à d’autre interprétation. Le fameux ‘sens de l’histoire’ de qui vous savez.

              Vous partez du principe que ce qui a deja été sera obligatoirement à nouveau. On ne va pas ignorer la capacité des américains à l’ingérence, mais encore faut il – toutes – les prouver (visible et invisible).

              “On ne peut soutenir raisonnablement aujourd’hui que la situation au Venezuela n’est pas en premier lieu déterminée par l’ingérence états-unienne. ”
              On peut / et on doit – raisonnablement douter que ce ne soit pas forcément le cas et – qu’en premier lieu – (le terme important ici) il est possible que ce soit le gouvernement venezuelien qui ce soit mis le premier en situation d’échec, l’opportunisme américain venant se greffer après coup tel un charognard.

              Il y eu ici même des articles pour le souligner.

              Écarter de facto cette interprétation pour se focaliser sur une lecture manichéenne avec des responsabilités unilatérales, indique que vous plaquez un prisme politique en fonction de votre grille de lecture : préjugés.

              Vous vous interdisez de douter, vous avez un faisceaux de présomption, et vous attendez la preuve du contraire. C est une démarche, mais de grâce n’interdisez pas le débats qui pourrais faire la jaillir.


          • Olivier Le 09 septembre 2017 à 13h48
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            Il est question aussi de moi apparement. J’ai également subit le même traitement, et bien injustement. J’assume l’intégralité des mes propos ainsi que de mes démonstrations. Je n’ai jamais en revanche jamais parlé de Pinochet.

            J’ai plus que largement démontré ma bonne foi au dialogue apaisé et constructif basé sur des faits. l’échange ne peut pas se faire entre personne d’avis similaire si on cherche le débat. Le debat ne peut pas être par essence consensuel, et exclure de facto certains propos parce que jugés par une des parties comme sortant du cadre de l’acceptable et l’apanage des tendances totalitaires.

            Je partage le sentiment d’une urgence mais le sentiment du combat en revanche fait s’orienter certains vers des méthodes de dialectique éristique qui prônent que pour avoir raison, tous les moyens possibles meme les plus malhonnête sont bon. La vérité est la 1ere victime d’une telle démarche.

            L’impression générale est qu’il semble exister ici une sorte de milice de la bien pensance. Des kapos de la vérité établie. C’est détestable.


        • Olivier Le 09 septembre 2017 à 13h14
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          pour la sécurité social, vous n’apportez aucun arguments contraires. Les faits sont historiques. Je ne laisserais pas passez vos approximations et vos mensonges.

          Non les coktails molotovs ne sont pas des mal necessaire, mais vos 2 poids 2 mesures le laisse a penser quand ce sont les forces d’etreme gauche que vous defendez qui les lancent en France.

          ce que vous nommez troll, ce sont des faits qui vous déranges et que vous ne savez pas deconstruire, parce qu’ils sont réel tout simplement.


  5. christian gedeon Le 08 septembre 2017 à 10h35
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    Victime et acteur de la guerre économique serait plus exact…je vois bien le parti pris pro Maduro des Crises. En un sens,il est compréhensible.Et mon coeur penche plutôt vers cette option. Mais…l’extraordinaire(et habituelle sous ces latitudes) corruption du “régime ” qui a suivi la disparition de Chavez,sous lequel elle était contenue dans des limites “raisonnables”,le dogmatisme caporalisto-guévariste de Maduro,le lien détruit avec les classes moyennes,bref l’incompétence totale du “régime” facilite grandement les manoeuvres réelles ou supposées contre lui…qu’on le veuille ou pas,c’est bientôt la fin pour Maduro,et je prends les paris qu’il va se faire virer…par les siens.


    • Sam Le 09 septembre 2017 à 15h52
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      Etrange, alors que Maduro vient de remporter un succès électoral majeur, alors même que le Venezuela subit depuis des années cette “guerre économique” qui a redoublé d’effort cette année et a même voulut prendre des allures de guerre civile.

      Je ne vois pas du tout cette “incompétence totale” dont vous parlez…


  6. Chapes Le 08 septembre 2017 à 11h54
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    La comparaison entre le Chili “avec” Allende et le Venezuela “avec” Nicolas Maduro, pose sur quarante années, la question de l’évolution du rapport des forces dans le monde entre celles du capitalisme, agressif, exploiteur, et destructeur des ressources et de la vie, y compris depuis 1973, par l’utilisation du terrorisme que le capitalisme a lui-même créé et armé, et d’autre part les forces des peuples. Répondre à ceci, est important et demande des études urgentes et sérieuses. Lesquelles peuvent être partielles, par exemple la défaite du terrorisme en Syrie est un signe majeur encourageant. Qui montre un grave échec stratégique et militaire exaltant et encourageant pour toutes les forces populaires, pour les intellectuels…, qui dans le monde aspirent avec raison à vivre mieux, soit tout autrement que sous la férule et la dictature d’un système, le capitaliste, criminel, facteur de la déchéance de l’humanité, lequel a outrepassé et bien au-delà sont temps. Les personnalités sont très importantes, par exemple Bachar al Assad, parmi bien d’autres est un immense et exemplaire personnage, il est entouré de quelques autres, y compris ailleurs dans le monde. Lesquels peuvent doivent proliférer dans le contexte… Encourageons et soutenons par exemple Nicolas Maduro, les siens et le peuple venezuelien…


  7. Chapes Le 08 septembre 2017 à 12h07
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    Mise à jour du 14 août 2016
    La condition pour en finir avec le terrorisme
    Les populations, victimes du capitalisme, lui-même source et praticien exclusif du terrorisme dans toutes ses variantes, ont toujours été et elles ne peuvent qu’être les victimes du terrorisme !
    En finir avec le terrorisme, passe en conséquence, par la nécessité inexorable et conjointe, d’en finir avec le capitalisme.
    https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Les+dirigeants+d%E2%80%99au+moins+80+pays+apr%C3%A8s+tant+de+Nations%2C+de+peuples%2C+de+dirigeants+agress%C3%A9s%2C+s%E2%80%99en+sont+pris+%C3%A0+la+Syrie+d%C3%A8s+2011%2C+par+la+pratique+terroriste+incluse


  8. fanfan Le 08 septembre 2017 à 12h23
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    Des pépites dans la suite de cet article, exemple : Ici, c’est l’armée vénézuélienne qui intercepte 88 millions de bolivars (vidéo – décembre 2016), et là 16.5 millions de bolivars saisis par la police fluviale colombienne (vidéo – mars 2016). Plusieurs centaines de millions de bolivars ont ainsi été retrouvés en Allemagne, en Espagne, à Hong-Kong… mais rares sont les journalistes occidentaux qui ont abordé ce sujet. Pourtant les indices ne manquent pas. En février dernier, la police du Paraguay a mis la main sur pas moins de 25 tonnes de billets vénézuéliens à la frontière avec le Brésil, dans la propriété d’un mafieux local. Transporté vers la capitale, le chargement était si lourd que le camion remorque effectuant le trajet s’est retourné dans un virage.


  9. fanfan Le 08 septembre 2017 à 12h43
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    Franck Gaudichaud, juin 2015 – “A tout instant, écrivait en 1959 le journaliste Herbert Matthews, la question se pose : si nous n’avions pas l’Amérique latine à nos côtés, notre situation serait dramatique. Sans accès aux produits et aux marchés d’Amérique latine, les Etats-Unis seraient réduits au statut de pouvoir de second rang » (The New York Times, 26 avril 1959). De cette préoccupation naît, dès le début du XIXe siècle, l’image de la région comme d’une « arrière-cour » à protéger — et à soumettre — coûte que coûte. Le projet se pare initialement des atours d’une préoccupation solidaire : en 1823, le président James Monroe condamne l’impérialisme européen et proclame « l’Amérique aux Américains ». Mais sa doctrine ne tarde pas à se transformer en un instrument de domination du nord sur le sud du continent…
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/GAUDICHAUD/53071


    • Paul Aubrin Le 09 septembre 2017 à 11h27
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      L’avis de Christian Gédéon me semble jusqu’ici le plus sensé et le mieux informé.
      Les analogies avec le Chili d’Allende sont bien boiteuses. Plusieurs des partis de l’alliance (MUD) qui s’oppose à Nicolas Maduro sont des partis “de gauche”. Le MUD a obtenu une très large majorité aux législatives. Et la conformité à la constitution des actions de l’exécutif est légitimement contestable. Avant Maduro, les vénézuéliens ont connu une période de plus de quarante ans de démocratie, de relative prospérité et d’équilibre géo-politique. Il est normal qu’ils n’approuvent pas la dérive autoritaire actuelle.


  10. fanfan Le 08 septembre 2017 à 12h55
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    Les dangers d’une nouvelle phase historique d’accumulation par dépossession. Constituante, nouvelle politique économique et chavisme populaire par Emiliano Terán Mantovani, 2 septembre
    “Le vacarme et les tremblements produits par la lutte politique intense que nous traversons ne nous permettent pas d’écouter les tumultes du séisme économique qui remuent les plaques tectoniques du vieux capitalisme pétrolier rentier, et qui représentent le fondement matériel de cette crise. Raison pour laquelle cette forme de politique sourde n’est rien d’autre qu’une politique dans le désert, une politique vide. L’issue de cette crise n’appelle pas seulement à savoir qui va gouverner, mais aussi comment et surtout dans quel cadre. Ou pour le dire plus clairement : comment le gâteau va t-il être réparti ? Et qui va payer les coûts de la crise ?
    http://www.cadtm.org/Constituante-nouvelle-politique


  11. DonetskiyVasya Le 08 septembre 2017 à 13h11
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    En URSS, à la fin des années 80, on avait une anecdote: si on laisses les communistes gouverner dans le Sahara, le désert manquera de sable.
    Et encore, les communistes de l’époque n’était pas corrompu.


    • yack2 Le 08 septembre 2017 à 13h37
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      Bah….. on pas eut de chance les russes…Ici ,on a pas trop à se plaindre des Cocos et affidés…
      Les congés payés,la régulation du temps de travail,la sécu,la retraite etc etc etc….


    • Tchoo Le 08 septembre 2017 à 18h26
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      C’est une blague faire à l’ encontre des énarques en France que vous recyclée dans le sens qui vous va

      MODERATION : Des technocrates (on va y arriver !!) :
      https://fr.wikiquote.org/wiki/Coluche
      Pour tous : ce serait bien de vérifier avant de lancer des citations ou autre affirmation, ça ferait plus sérieux sur le blog


  12. JT Le 08 septembre 2017 à 13h42
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    Excellent article du Diplo qui illustre bien ce concept de guerre économique :

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/LAMBERT/56923


  13. Pinouille Le 08 septembre 2017 à 15h30
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    Pour ma part, ma déception n’a fait que croître au fur et à mesure de la lecture de l’article.
    Les 2 premiers tiers du texte traitent de tout sauf de l’objet indiqué dans le titre. On y va jusqu’à faire des rappels sur la déontologie du journalisme: au demeurant intéressant, mais c’est juste hors sujet.
    Et on aborde enfin au dernier tiers le thème central: que disent les faits.
    – création de pénurie engendrant la spéculation: l’article pourrait préciser que dans un pays où la monnaie s’effondre à vitesse grand V, n’importe quel commerçant aura compris l’intérêt de vendre demain à 2000 bolivars ce qu’il vendrait aujourd’hui à 1000.
    – écoulement massif de billets vénézuéliens en dehors des frontières de ce pays: nécessaire pour fournir le carburant à la contrebande.
    – contrebande: achats massif de denrées subventionnées, et donc à bas prix, au Venezuela pour être revendus en Colombie
    – marché noir des devises: résultante du contrôle des changes et de l’accès aux devises étrangères

    1/2


  14. Pinouille Le 08 septembre 2017 à 15h30
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    http://www.dolartoday.com: quelques indices de manipulation du cours du bolivar sur le marché noir à des fins de déstabilisation globale, mais pas de preuve.

    A part ce dernier point, je ne vois dans l’exposé de ces faits que l’expression quotidienne de la débrouille individuelle ou de la cupidité organisée, profitant des failles d’un système qui n’arrive pas à les juguler. Donc aucune révélation fracassante sur la mainmise d’une puissance de l’ombre sur l’économie du pays –> je reste sur ma faim.

    D’ailleurs la journaliste conclut elle même: “Seul le temps dira si les Etats-Unis opèrent en sous-main”. Autrement dit: on ne sait pour l’instant pas répondre à la question de l’article.

    Tout avis contraire et argumenté est le bienvenu.

    2/2


  15. Pinouille Le 08 septembre 2017 à 15h44
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    Une phrase de l’article: “en 2014, le gouvernement déclarait que l’extraction de 45.000 barils d’essence vers la Colombie provoquait des pertes de 2.2 milliards de dollars.”

    Cela revient à un baril à 48 889 dollars.

    On devrait rajouter dans le code de déontologie des journalistes de maîtriser un tant soit peu les fondamentaux des mathématiques.


  16. Dahool Le 08 septembre 2017 à 19h15
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    Bonjour

    La dernière phrase de ce très bon article.

    “Aussi, nous sommes en droit de nous demander ce que diront les historiens dans 30 ans à propos du rôle joué par certains médias et journalistes dans le cadre du traitement médiatique de l’actuelle crise vénézuélienne.”

    Il ne faudra pas 30 ans, du moins je l’espère, l’encyclopédie Internet accélère grandement les choses, c’est de nos jours qu’on s’interroge sur le rôle néfaste qu’ils jouent.

    La question est :
    Comment leur botter les fesses MAINTENANT ?

    Nous avons besoin d’un hacker, russe de préférence il est dit que ce sont les meilleurs, qui détourne les subventions accordées par une clique dirigeante complice et qui les refile aux médias alternatifs.
    J’aurais volontiers donné un coup de main mais mes compétences informatique se résume à tapoter avec mes doigts, sinon c’est l’idée qu’elle est bonne. Lol


  17. Opps' Le 09 septembre 2017 à 23h44
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    Article bien dans la logique et le phrasé du militantisme de combat avec cette façon de dresser tout une sorte d’historique égrenant un chapelet de petits faits exacts en eux-mêmes mais auxquels , alignés en fausses perspectives, on fait subir des petites torsions , des généralisations hâtives, des déductions bancales, des approximations, des raisonnements par l’absurde foireux , mais le tout dans un impeccable déroulé systématique articulé avec une logique cartésienne.

    Reste la réalité : un gouvernement populiste sur-incompétent empêtré dans de pseudo bonnes intentions , ayant formidablement déçu une partie de son peuple et de ses soutiens, manipulant maladroitement l’idéalisme de l’autre partie en désignant mécaniquement les coupables : le monde occidental sans pitié , la presse internationale, et les forces bourgeoises droitières de la finance vénézuélienne.

    Le raisonnement est simple : leurs propres difficultés et erreurs sont la preuve en elle-même , irréfutable et implacable , qu’ils sont victimes d’un complot. A la limite leur défaite sera leur éclatante victoire car elle mettra en évidence que l’hostilité de du reste du monde était en fait un névrotique complot mondial du ‘système’.

    Et, à moins que ce système ne meure de lui-même en douceur dans ses propres lamentables contradictions -ce qu’il a de mieux à faire-, les historiens l’embaumerons dans 30 ans, dans le linceul de Pinochet , qui n’a d’ailleurs rien à voir.


  18. Frédéric Le 11 septembre 2017 à 18h13
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    En quoi l’existence d’un double taux de change constitue-t-elle une menace pour l’économie ?
    Quelqu’un pourraît-il m’expliquer ce phénomène bien connu des pays à forte inflation (l’argentine en constitue un autre exemple) ?


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