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28.juin.201928.6.2019 // Les Crises

Dix minutes avant la guerre. Par Joe Lauria

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Source : Consortium News, Joe Lauria, 21-06-2019

Le 21 juin 2019

Jeudi soir, à seulement 10 minutes de la fin du compte à rebours, Donald Trump a renoncé à déclencher une guerre potentiellement désastreuse dans le golfe Persique, et pour Joe Lauria, les faucons extrémistes dont il s’est entouré reviendront probablement à la charge.

Jeudi soir, le commandant en chef a agi comme tel, même si ce n’est que l’espace d’un instant, lorsqu’il a déclaré avoir annulé les frappes aériennes contre l’Iran – et peut-être même une guerre dévastatrice – alors que le compte à rebours indiquait qu’il ne restait que 10 minutes, la raison en est qu’un général lui aurait dit qu’il fallait s’attendre à environ 150 victimes civiles iraniennes.

Donald Trump a tweeté vendredi matin :

« Ce Lundi (sic), ils ont abattu un drone survolant les eaux internationales. Hier soir, sur 3 sites différents, nous étions prêts à riposter, le matériel était chargé, quand j’ai demandé, combien de personnes y trouveraient la mort. Un général a répondu 150 personnes. 10 minutes avant la frappe, je l’ai arrêtée, car non … proportionnée au fait d’abattre un drone sans pilote. Je ne suis pas pressé, nos forces armées ont été mises à niveau, elles sont modernes et prêtes à l’emploi, ce sont de loin les meilleures au monde. Les sanctions déjà sévères ont été renforcées hier soir. L’Iran ne pourra JAMAIS avoir d’armes nucléaires, ni contre les USA, ni contre le MONDE ! »

Il semble peu probable qu’un président ait à s’interroger à la dernière minute sur les éventuelles victimes civiles, à moins que le Pentagone ne soit devenu à ce point sans scrupules qu’il n’en tienne même plus compte dans ses plans de guerre. Plus vraisemblablement, Donald Trump et les plus extrémistes de ses conseillers en matière militaire – le secrétaire d’État Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton – se sont livrés à une lutte féroce, et ce n’est que dans les dix dernières minutes que Trump a pris la décision de faire marche arrière, en invoquant les pertes civiles.

Les atermoiements de Trump en ce qui concerne l’Iran sont d’ordre public, principalement via Twitter. Il a envoyé des signaux très contradictoires : d’une part, il a dit à l’Iran qu’il voulait négocier pour remplacer l’accord nucléaire dont il s’était imprudemment retiré l’année dernière et, d’autre part, il est allé jusqu’à menacer de commettre un génocide.

Si Trump est engagé dans une stratégie de bon flic et de méchant flic avec l’Iran, avec Pompeo et Bolton jouant de très convaincants méchants flics, alors Trump est un désastre dans le rôle du bon flic. De fait, il a surtout joué les deux rôles à lui tout seul. On a ici trois méchants flics, Pompeo, Bolton et la moitié de Trump, et un bon flic, l’autre moitié de Trump.

S’il était vraiment attaché à la rhétorique anti-interventionniste de sa campagne, à laquelle beaucoup de ses partisans croient encore, d’abord il n’aurait pas nommé Pompeo et Bolton, sauf sous la pression extrême de quelqu’un comme Sheldon Adelson, l’homme de l’ombre, soutien inconditionnel d’Israël et grand mécène du parti Républicain, qui a un jour proposé de larguer une bombe nucléaire dans le désert iranien en guise d’avertissement des USA. Pompeo, et plus encore Bolton, ont démontré qu’ils essaient de mener eux-mêmes la politique iranienne des États-Unis, en dirigeant, voire en manipulant Trump ou en tentant de le contourner.

En première ligne de l’agenda de Bolton, on trouve depuis des années son objectif déclaré: bombarder l’Iran et faire chuter son régime.

Bolton a donc été l’élément moteur de l’envoi d’une force de frappe aéroportée dans le golfe Persique et, selon le New York Times, c’est lui qui, le 14 mai, a « ordonné » au Pentagone de préparer 120 000 soldats américains à être déployés dans le Golfe « si l’Iran attaquait les forces américaines ou intensifiait ses travaux sur les armes nucléaires ».

Deux mois après que Bolton ait été nommé conseiller à la sécurité nationale, en juin 2018, Trump a retiré les États-Unis de l’accord des six nations qui avait conduit Téhéran à réduire son programme d’enrichissement nucléaire en contrepartie d’un assouplissement des sanctions américaines et internationales.

Au moment de la nomination de Bolton en avril 2018, Tom Countryman, qui avait été sous-secrétaire d’État en charge de la limitation des armes et de la sécurité internationale, tout comme Bolton, avait prédit à The Intercept que si l’Iran accélérait l’enrichissement nucléaire après que les États-Unis eurent quitté l’accord, ce serait « le genre de prétexte dont qu’une personne comme Bolton se servirait pour créer une provocation militaire ou lancer une offensive directe contre l’Iran ».

En réponse à des sanctions de plus en plus sévères, l’Iran a déclaré le 5 mai (6 mai à Téhéran) son intention d’intensifier l’enrichissement d’uranium. Le jour même, Bolton a annoncé que le groupe de frappe aéroporté se dirigeait vers le Golfe. Le 10 juin, l’Agence internationale de l’énergie atomique a déclaré que l’Iran avait mis à exécution sa menace d’accélérer l’enrichissement de l’uranium.

S’ensuivirent plusieurs attaques suspectes contre des pétroliers dans le golfe Persique, les plus graves ayant eu lieu la semaine dernière à l’encontre de pétroliers japonais alors que le Premier ministre japonais était en réunion avec des responsables iraniens à Téhéran pour tenter de désamorcer la situation. L’incident qui a finalement conduit à deux doigts du désastre jeudi, a été déclenché par l’Iran qui a abattu un drone de surveillance américain RQ-4A Global Hawk. L’Iran estime qu’il s’agissait de son espace aérien. Les États-Unis clament que c’était au-dessus des eaux internationales. Une frappe aérienne américaine sur l’Iran entraînerait presque certainement des représailles de la part de Téhéran, au risque d’une guerre catastrophique qui submergerait les pays arabes sur les rives opposées du Golfe.

Cette fois, il ne s’agit pas d’un scénario du type des troupes de Saddam Hussein fuyant devant l’avancée des forces américaines. Le commandant des Gardiens de la Révolution a prévenu vendredi que les bases militaires américaines et le porte-avions USS Abraham Lincoln étaient à portée des missiles iraniens. [Le corps des Gardiens de la révolution islamique, souvent appelé Gardiens de la Révolution ou Sepâh-e Pâsdârân – fréquemment abrégé en Pasdaran – est une organisation paramilitaire de la République islamique d’Iran dépendant directement du Guide de la révolution, le chef de l’État iranien. NdT]

Dans le salon des délégués, au siège des Nations Unies à New York, il y a plusieurs années, j’ai eu une conversation en tête-à-tête avec Javad Zarif, ministre iranien des affaires étrangères, qui était alors ambassadeur de Téhéran auprès de l’ONU. Je lui ai confié que je pensais que les États-Unis étaient l’agresseur, mais je lui ai demandé, si pour le bien de son pays et de la région et pour éviter un conflit dévastateur, l’Iran pourrait prendre la très difficile décision de céder devant Washington.

« Nous préférerions nous battre et mourir plutôt que de céder », m’a dit Zarif.

Au lieu de tenir tête à Bolton et à Pompéo, qui ont tenté cette semaine de faire croire à l’histoire ridicule selon laquelle l’Iran chiite soutiendrait l’extrémisme sunnite d’Al-Qaïda (tout en le combattant en Syrie et selon un schéma identique aux mensonges de l’administration Bush liant Al-Qaïda à Saddam), Trump s’est plutôt précipité à Fox News pour murmurer à l’oreille de l’intervieweur, comme s’ils étaient seuls au monde, que le « complexe militaro-industriel » est réel et combien ses conseillers, vraisemblablement Pompéo et Bolton, « aiment la guerre ».

Il est obligé de dire ça. Le prétexte de dernière minute au sujet de la mort de civils ne fonctionnera probablement pas la prochaine fois que Pompeo et Bolton conduiront Trump à la catastrophe.

Joe Lauria est rédacteur en chef de Consortium News et ancien correspondant du Wall Street Journal, du Boston Globe, du Sunday Times of London et de nombreux autres journaux. On peut le joindre à joelauria@consortiumnews.com et le suivre sur Twitter @unjoe .

Source : Consortium News, Joe Lauria, 21-06-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Alchimiste // 28.06.2019 à 07h37

Mais pourquoi a-t-il nommé Bolton et Pompeo à leurs postes? Pourquoi ne les vire-t-il pas? Selon sa formule préférée: “You are fired!” (Vous êtes virés!) de son émission The Apprentice (L’apprenti). Est-il menacé du syndrome JFK. Tu marches (avec nous) ou tu crèves?

21 réactions et commentaires

  • Alchimiste // 28.06.2019 à 07h37

    Mais pourquoi a-t-il nommé Bolton et Pompeo à leurs postes? Pourquoi ne les vire-t-il pas? Selon sa formule préférée: “You are fired!” (Vous êtes virés!) de son émission The Apprentice (L’apprenti). Est-il menacé du syndrome JFK. Tu marches (avec nous) ou tu crèves?

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  • calal // 28.06.2019 à 07h38

    difficile de juger le mandat de trump: qu’a t il accompli?
    On peut lui trouver des excuses parce qu’on lui a mis beaucoup de batons dans les roues et qu’il semble que nos democraties se sont mises dans des situations inextricables.
    Nous verrons bien le jugement des premiers concernes lors de l’election en 2020: la campagne electorale us a l’air de demarrer sur les chapeaux de roue et ca risque de depoter severe pendant l’annee a venir.

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    • septique // 28.06.2019 à 13h30

      Ce que Trump a fait;

      Rétabli le dialogue avec la Corée du Nord
      Re-négocier les acords Nafta avec le Canada et les USA (le plus grand marché du monde) à l’avantage des USA
      Obtenu du Mexique et des autres pays de la région qu’ils contrôlent l’immigration (le Mexique vient de déployer 15.000 soldats à la frontière)
      Finalement obtenu les budgets pour la construction de son mur à la frontière mexicaine.
      Même si vous pensez le contraire il a commencé à mettre l’économie chinoise a terre et va finir par obtenir ce qu’il veut je peux parier 2 yuans sur ca.

      Les sondages actuels donnent Sanders ou Biden avec 10 points d’avance pour le moment Trump s’occupe d’autre chose…

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      • Dominique65 // 28.06.2019 à 21h53

        « il a commencé à mettre l’économie chinoise a terre »
        Curieux que cela te réjouisse. On peut avoir de la haine envers les chinois (ou n’importe qui d’autre) tout en comprenant que l’économie étant mondialisée, cela n’arrange en fait personne. Ce qui me réjouirait, c’est que Trump ait amélioré l’économie de son pays en même temps que celle des autres.

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        • Logique // 29.06.2019 à 15h42

          “On peut avoir de la haine envers les chinois”

          Si on est raciste je suppose. J’ai l’impression que les Chinois n’ont pas de haine envers l’Occident malgré tout ce qu’ils ont subi au 19e siècle. Nous seraient-ils supérieur? Ceci dit nous ne sommes pas obligé de consommé tout ce qui est chinois. Il y a beaucoup de déchets, en particulier dans l’alimentation. Juste il faut le savoir.

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          • Rémi // 01.07.2019 à 14h46

            Les chinois n’aiment pas les occidentaux, mais leur gouvernement reste professionnel.
            Ils ne parlent pas sentiment ils s’occupent de leur population car la seule chose qui leur fasse réellement peur est une révolte du peuple chinois.
            Ceci dit eux ont l’intelligence de s’en souvenir pas comme Macron.

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  • Fritz // 28.06.2019 à 08h11

    La citation attribuée à Javad Zarif donne peut-être la clé de la reculade américaine : quand on est ferme avec les voyous, qu’ils s’agisse d’individus ou d’États, ils finissent par reculer.
    Car si Trump avait voulu piéger Bolton et Pompeo, il les aurait déjà virés.

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  • martin // 28.06.2019 à 10h08

    L’Iran ne va pas se contenter de parer passivement les attaques, ses stratèges ont décidé de rendre coup pour coup. Adieu l’Irak! Les militaires Us savent que les puissances majeures ne peuvent plus être militairement menacées, car la Navy n’a plus les moyens d’ exercer le “gouvernement du ciel”. Soyons certains que la DIA et l’Etat-Major tiennent l’autorité politique au fait de ce changement majeur. Cependant, les mêmes pensaient jusqu’à peu pouvoir encore dominer le ciel iranien. Mais ce que viennent de faire les systèmes anti-air de l’Iran les a sidérés. Une machine pesant 15 tonnes et d’un coup de 200 Ms de Dollar, volant de surcroît à 15000 m et en mode furtif, a été repérée, ciblée et détruite par ces systèmes. One shot. L’une des mâchoires de la tenailles Us vient de casser. Du côté énergétique (économique), l’Iran a prévenu qu’il est prêt a agir de façon analogue. Les élites de Washington DOIVENT donc négocier, faute de quoi de gros ennuis les attendent. L’Iran est le point de rebroussement de tout le conflit entre l’Asie et les Usa, et ce depuis le début.

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  • Kokoba // 28.06.2019 à 10h36

    Je n’arrive toujours pas à comprendre la logique de Trump.

    S’il était réellement non-interventionniste, pourquoi avoir nommer Bolton, Pompeo et tous les autres dingues ?
    Et c’est bien Trump qui a pris la décision de sortir de l’accord avec l’Iran.
    C’est lui aussi qui a décidé la frappe de missiles contre la Syrie lors d’un nième false flag.

    Et s’il était vraiment interventionniste, il y a eu suffisamment de prétextes récemment pour déclencher la guerre contre l’Iran. S’il voulait vraiment la guerre, elle aurait déjà commencé.

    Au bout du compte, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il s’agit simplement de l’incompétence et de la stupidité de Trump.
    En sortant de l’accord Iranien, il s’est persuadé que c’était une bonne idée. Qu’il pourrait renégocier un autre accord et apparaitre comme un grand négociateur.
    En réalité, Trump n’a aucune idée de ce qu’est la diplomatie et les relations internationales.
    Après avoir brisé un accord sans aucune raison, les USA ne sont évidemment plus dignes de confiance pour en signer un nouveau.

    Trump se retrouve donc pris à son propre piège.
    Et comme il n’admettra jamais avoir eu tort, tout le monde se retrouve dans une situation impossible.

    On le voit avec la Chine, la Corée du Nord, l’Iran, “l’art de négocier” de Trump se limite à l’intimidation d’une petite brute de cours d’école.
    Même s’il ne veut pas réellement la guerre, cela génère des situations totalement stupides et dangereuses.

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    • Blabla // 02.07.2019 à 14h14

      Trump n’est pas tout puissant, loin de là!
      Il doit donc louvoyer (ce que son style cache), accepter de donner des gages à l’état profond en prenant certains conseillers, hurler avec les loups sur certaines crises, même s’il ne montre pas son jeu : il menace les pays “de l’axe du mal”, mais ne fait pas concrètement grand chose (les missiles envoyés en Syrie étaient le minimum absolu, envoyés sur un site abandonné et avec l’accord des Russes), laisse des néocons exposer leurs plans, mais ne leur donne pas le crédit qu’il pourrait.

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  • Séraphim // 28.06.2019 à 11h06

    Un élément n’est pas évoqué, qui pourtant met Trump, Pompéo et Bolton dans le même sac: le pétrole iranien. Sous le Shah l’Iran exportait jusqu’à 8Mb/j, il n’en exporte que la moitié maintenant, en grande partie vers la Chine. Si l’Iran devait produire plus, selon la mise en application de l’accord nucléaire, le cours mondial du baril baisserait, le pétrole US ne serait plus rentable. Trump fait d’une pierre 3 ou 4 coups: une dans le jardin chinois, une dans les courbes des cours du marché, une en Israël (genre “taisez-vous”!), une en Arabie Saoudite (“vos revenus, c’est quand même nos petites combines à drône et tigres de twitter qui vous les garantissent”), et une dans l’économie iranienne qui va devoir encore plus s’engager avec la Russie. La fable nucléaire, personne n’y croit, ni Trump ni Pompéo, pas même Israël pour la forme. Y’a que Macron peut-être, on n’apprend pas tout à l’ENA….

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    • septique // 28.06.2019 à 13h43

      Depuis le début j’affirme que la cible réelle c’est la Chine totalement dépendante du Golfe pour ses carburants (l’Inde et le Japon aussi). La Russie aussi serait très contente de la montée du prix du baril ce qui permettrait de mettre un terme à la crise financière russe…pas que des perdants dans cette affaire…

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      • aleksandar // 28.06.2019 à 22h19

        La crise financière russe ?
        De quoi parlez vous ?

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  • Olpososch // 28.06.2019 à 11h46

    Les médias sont entrés en campagne pour Biden, sorte de remake de Clinton bis le retour la suite ne changeons rien.
    France inter et les autres ignorent tout aussi naturellement spontanément et sans ordre venu d’en haut les 11 autres candidats, personne n’entendra parler des autres sauf le pauvre Sanders qui servira de caution et se fera éjecter le moment venu.
    Trump savoure déjà sa victoire facile, il pourra continuer la prédation avec l’aval des médias qui font semblant de le critiquer mais qui sont bien contents d’avoir un bon client à la con, controversé donc rentable, et qui, suprême bonheur, fait tout pour créer des foyers de guerre, de mort et de destruction, magnifique promesse de belles images de missiles libérateurs, d’assassinats en vision infra-rouge, et de prospérité pour les vendeurs d’armes…

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    • Kokoba // 28.06.2019 à 13h54

      Pousser Joe Biden comme candidat semble suicidaire pour les Démocrates.
      Il suffira à Trump de sortir au bon moment les affaires Ukrainiennes du fiston ou de faire mousser un peu l’histoire de creepy joe.
      C’est quand même incroyable qu’ils n’arrivent pas à sortir un meilleur candidat.
      Visiblement, ils n’ont rien appris de l’histoire Hilary.

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  • Louis Robert // 28.06.2019 à 13h11

    Soyons brefs: cette histoire ne tient tout simplement pas debout. La Bête qui étrangle chaque jour des pays entiers au prix de millions de victimes n’a pas d’états d’âme quand vient le temps de causer la mort de 150 personnes. Quiconque croit encore qu’elle en a méritait d’être trompé et l’a été.

    Ou bien il n’a jamais été question de déclencher cette guerre à ce moment-là (mise en scène uniquement pour ne pas perdre irrémédiablement la face)… ou bien elle n’a pas été déclenchée pour des raisons inavouables. Je crois que cette dernière hypothèse est vraisemblablement la bonne.

    Les si nombreux peuples visés par l’Empire (constamment insultés, menacés, sanctionnés, étranglés, violés, etc.) apprennent. Ils résistent, s’unissent, se défendent. Nécessité oblige.

    On a longtemps cru que l’armée allemande était invincible. On se trompait.

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  • M. Smith // 28.06.2019 à 13h27

    Trump est déroutant, “successivement” (dans une succession qui peut parfois se compter en heures) il prend des positions contraires, sans aucune justification rationnelle. On peut penser à des pressions de l’Etat profond, ou de l’influence de tels ou tels personnes de son entourage, du fait de son inexpérience de la diplomatie et de son incompétence.
    Trump c’est successivement le pire et le moins pire.

    Le “en même temps” de Macron est moins déroutant, on sait depuis le début que l’on ne peut rien en attendre de bon. Par rapport à Trump on est monté d’un degré dans la pathologie, on passe de l’absence de pensée à la double pensée :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Doublepens%C3%A9e
    Macron c’est en même temps le pire et le plus pire.

    Jupiter est à la politique ce que le “Philosophe du monde vrai” est à la philosophie :
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/profession-philosophe-3737-bernard-henri-levy-philosophe-du-monde-vrai
    Interview du jour par France culture, dans l’émission “Les Chemins de la philosophie”.

    P.S.
    J’espère que Les Crises lui consacreront un post. Car, comme pour Macron, je suis dans l’incapacité de l’écouter plus de 30 secondes étant atteint du Syndrome de la main étrangère. Laquelle, à l’insu de mon plein gré, se précipite aussitôt sur la souris pour mettre fin à l’audition.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_la_main_%C3%A9trang%C3%A8re
    Si Les Crises voulait accéder à ma demande, au moins je pourrais lire quelques commentaires, pour approcher tant soit peu du “monde vrai”.

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    • Séraphim // 28.06.2019 à 14h32

      non, Trump ne prend pas de positions successivement contradictoires. Si vous lisiez correctement ses déclarations, pas une sur deux mais toutes, ce qui est assez pénible, vous y verriez une cohérence et une constance tout à fait claire. Il ne veut pas de guerre, il n’en a jamais voulu, ni en Syrie, ni en Iran, ni en Corée, ni avec les Russes. A chaque fois il dit clairement que c’est le désir de l’Etat Profond, pas le sien

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  • aleksandar // 28.06.2019 à 13h39

    Trump n’est pas un homme de guerre parce que ce n’est pas un idéologue.
    L’histoire des 150 victimes c’est juste de la com.
    D’ailleurs la Maison Blanche a clairement dit par la suite que aucun ordre n’avait été donné.
    Trump navigue a vue en fonction de ses opposants internes, le CMI, le lobby sioniste, etc
    ” Si j’écoutais Bolton , nous serions en guerre avec le monde entier”
    ” Mon mari est entouré d’ennemis ” Melania Trump
    Et plus le temps passe, plus il doit se rendre compte qu’il a été berné.
    ” Si vous vous retirez du JCPoA, les iraniens viendront mendier un accord ”
    Raté !
    Le Pentagone a fait son étude stratégique et est opposé a une guerre ou même des frappes contre l’Iran, les généraux savent que l’Iran répondra et que rien ne pourra arrêter l’escalade.
    Comme ils savent que les iraniens ont, et en nombre et en capacités, assez de missiles pour raser l’Arabie Saoudite quel que soit le volume de forces aériennes engagés contre eux, plus les vedettes rapides et les mini sous-marins.
    Les militaires US sont bien trop exposés, dans le golfe, en Irak, et surtout en Afghanistan pour faire du ” zéro mort ”
    Déclencher une guerre contre l’Iran serait un suicide politique pour Trump a la veille de sa réélection.

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  • christian gedeon // 28.06.2019 à 13h55

    Dix minutes avant “encore plus de guerre ” serait plus exact….la guerre est partout,au PO, en Afrique du Nord,en Afrque sahélienne,en Afrique centrale,au Pakistan,en Afghanistan,sur les confins chinois,et j’en passe,et des meilleures…Encore plus de guerre,donc.Une nouvelle guerre au Moyen Orient ferait sans aucun doute bien des dégâts,mais contrairement à l’avis de beaucoup,ne serait pas internationale,ne causerait pas de crises financière majeure( je dirais même bien au contraire) et comme d’habitude,ne résoudrait rien.

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  • serge // 28.06.2019 à 16h49

    Trump est essentiellement un affairiste. Tout ce qui l’intéresse est de faire des deals mais à la méthode américaine soit gagnant-perdant, perdant étant de base les autres. Gagner étant parfois avoir empêché l’adversaire de faire des affaires, y compris en rasant ses infrastructures. Il semble se rendre compte que d’ajouter des conflits à ceux déjà en vigueur ne tombe pas très bien pour l’instant, ses organismes de statistiques lui disant que cela va mieux aux US (comme les nôtres chez nous mais on ne joue pas dans la même cour) et qu’il vient de lancer sa campagne électorale. Cependant, il lui suffit un matin en se rasant (comme notre bon Sarko de l’époque pour la Libye) de penser que c’est de nouveau le moment et il laissera ses faucons aller au bout de leurs délires.
    Donc, hors les adversaires désignés habituels (Russie, Chine…) qui amènent le niveau de risque de les emmerder à un seuil possiblement non vendable en s’y préparant activement, tous les autres sont visés. Et c’est là où nos gouvernants sont des gros mauvais vu qu’ils se feront embarquer dans des galères sans possibilité de sauvetage. Il est juste scandaleux qu’aucun d’entre eux ne prépare à minima un plan de retrait de ces aventures qui vont avoir lieu. Il manque juste la date…

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