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21.décembre.201721.12.2017 // Les Crises

“Emmanuel Macron croit-il vraiment en l’Union Européenne ?” Par Etienne Campion

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Billet Invité. Etienne Campion est membre de Critique de la raison européenne.

En bon président jupitérien, Emmanuel Macron n’a pas fait de la mesure son crédo. Le 24 octobre dernier on oubliait vite l’étreinte du terrorisme et du chômage de masse sur le Vieux Continent puisque notre président nous jurait avoir remporté une « victoire pour l’Europe ». On nous dit l’Europe sauvée grâce la réforme d’une directive qui, il est vrai, polarise les critiques de part et d’autre : la directive détachement des travailleurs. L’emballage est beau, comme toujours avec Emmanuel Macron. On s’y prenait à « penser printemps ! ».

Enfin voilà que les faits sont têtus, le réel aussi. Ils n’ont laissé qu’un mois de répit à Emmanuel Macron. Car ce 20 novembre 2017, la direction générale du travail annonçait une hausse significative du nombre de travailleurs détachés en France pour l’année 2016 (+23,8%), venant élever le nombre total à 354 151. Dans la foulée les syndicats de chauffeurs routiers ont organisé des blocages aux frontières, ce 21 novembre, protestant contre la mise à l’écart de leur secteur dans la réforme.

En raison de concessions faites par Emmanuel Macron aux pays de l’Est réticent à cette réforme, le secteur routier en a effectivement été exclu. Mais il serait bien indulgent de restreindre nos critiques envers notre président à ce simple revers. Car si cette réforme – qui n’a de réforme que le nom – ne résoudra rien aux problèmes que posent le travail détaché et n’endiguera d’aucune sorte le nombre croissant de ses usagers, le plus important n’est qu’à peine là.

Il fallait voir l’esprit avec lequel Emmanuel Macron l’a menée. Il participe d’une contradiction majeure qu’il serait fâcheux d’ignorer tant elle est lourde de responsabilité : en acceptant de revenir sur cette directive, Emmanuel Macron, héraut de l’Union européenne, a émis implicitement une critique des principes qui régissent la philosophie intrinsèque à l’Union. A savoir ceux de l’Acte unique européen de 1986 et ses grandes « libertés », la libre circulation des personnes et la libre prestation de services.

Mais revenons d’abord sur cette directive détachement des travailleurs en elle-même. Elle date de 1996 et permet à un travailleur de l’Union européenne de se déplacer dans un autre Etat membre pour aller y travailler. Le problème majeur qu’elle pose vient du fait que, si certes elle permet aux travailleurs d’être payés selon les réglementations salariales du pays dans lequel le travail est exercé, elle autorise le patronat à verser les charges sociales des pays d’origine des travailleurs. Ce qui crée du dumping social en Europe, engendre des pertes pour les caisses de sécurité sociale et impose une concurrence déloyale aux travailleurs autochtones. Sans évoquer l’exploitation des travailleurs détachés.

Or il suffit d’analyser les grandes lignes de la « réforme » obtenue par Emmanuel Macron pour se rendre compte que la montagne a accouché d’une souris. Et que tout cela avait pour fonction de relancer un début de quinquennat et un projet européen qui battent de l’aile par une communication bien rodée, il est vrai.

Car, premièrement, si le principe du « A travail égal, salaire égal » (qui d’ailleurs ressemble étrangement dans sa forme au « travailler plus pour gagner plus ! » sarkozyste, autre slogan symbolique de la communication politique contemporaine) a été établi et que des primes pourront être perçues par les travailleurs dans les pays où le travail est effectué, il demeure que rien n’a changé concernant le nœud gordien de l’affaire : les cotisations sociales seront toujours payées dans le pays d’origine du travailleur détaché. Ce qui continuera d’alimenter le dumping social et le manque-à-gagner pour les caisses, françaises notamment. Et constitue d’ailleurs une menace à long terme pour le financement du système de sécurité sociale, puisque les conséquences finiront par être payées par les autres : malades, retraités, handicapés…

Deuxièmement, l’aménagement sur la durée du travail détaché, abaissé a douze mois (avec six mois supplémentaires envisageables à la demande des entreprises) est symbolique et inutile puisque la durée moyenne d’un détachement n’est en moyenne que de 103 jours en Europe et 47 jours en France.

Troisièmement, cet accord ne prend effectivement pas en compte le secteur du transport routier, l’un des plus assujettis au travail détaché. Un emploi non délocalisable par nature mais qui reste soumis à la logique de la division internationale du travail. Car si le haut patronat européen ne peut délocaliser à l’étranger dans certains secteurs, son comportement rationnel l’amènera à valider la mise en mouvement d’une main d’œuvre étrangère dont il se servira comme armée de réserve pour entretenir une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs autochtones (rien de bien nouveau puisque le processus était mis au jour il y a 150 ans par un certain Karl Marx. Le Capital, chapitre 25)(1). Plus globalement le travail détaché participe d’une institutionnalisation par le droit de ce que l’on pourrait qualifier de « délocalisation importée » : plus besoin de s’ennuyer à aller produire dans les pays où le coût de la main d’œuvre est faible, autant le faire venir chez soi directement ! D’autant plus qu’il est plus difficile de faire valoir ses droits pour un travailleur dans un pays dont il ne parle pas la langue et où sa priorité n’ira pas à la revendication et aux luttes sociales. Surtout quand le siège de l’entreprise est à l’autre bout de l’Europe (« diviser pour mieux régner » …).

Quatrièmement, le délai d’application de la réforme obtenue par Emmanuel Macron, en raison des mêmes concessions accordées par le gouvernement que celles qui ont trait au secteur routier, est de quatre ans. Une durée qui symbolise en elle-même toute l’inefficacité et la lourdeur des politiques publiques exercées dans le cadre fédéral de l’Union européenne. Quatre ans : largement assez pour que des travailleurs détachés soient exploités et que le dumping social perdure. Sans compter la destruction des emplois français assujettis à la sécurité sociale française, victimes de la concurrence déloyale des travailleurs détachés. La hausse du nombre de ces travailleurs enregistrée cette semaine n’a donc rien d’anecdotique : il en va d’un phénomène qui est amené à se structurer et à s’amplifier tant que la France restera dans le cadre des traités de l’Union européenne.

Voilà donc que cette « victoire pour l’Europe ». On sent l’esbrouffe politicienne habillée de communication : « l’Europe qui protège » pour détourner l’attention des réformes réelles, loi Travail et CETA en tête, qui elles sont réellement induites de notre appartenance à l’Union européenne. Le poison pris pour le remède. L’Europe attendra, donc, car cette réforme était au mieux une victoire à la Pyrrhus, au pire l’expression d’une contradiction venant alourdir le poids bien lourd de celles qui pèsent déjà sur Emmanuel Macron.

Car l’homme du « et en même temps » ne peut continuer à jouer de ruse politicienne sans subir les risques que cela comporte : une délégitimation. Emmanuel Macron ne peut admettre une critique des fondements de l’Union via le travail détaché et en même temps la revendiquer sur les estrades, nettoyer sa conscience en parlant du dumping social et en même temps valider l’Acte unique, Maastricht et la société ouverte.

Car si Emmanuel Macron a raison de dénoncer le travail détaché et la logique qui le sous-tend, il se trompe totalement en déclarant qu’il va contre « l’esprit européen ». C’est même, au contraire, tout l’inverse. La directive détachement des travailleurs ne fait que codifier deux des quatre principes consubstantiels à l’Acte unique européen de 1986 et sa doxa néolibérale : la libre circulation des personnes et la libre prestation de services (les deux autres grandes libertés, celles des capitaux et des marchandises, sont d’ailleurs responsables d’autre types de dumping comme le dumping fiscal, notamment en Irlande). D’ailleurs tous les arrêts pris par la Cour de justice de l’Union européenne (qui a de quoi représenter l’« esprit européen »…) ont été dans le sens de l’intensification de la directive : celui de la concurrence libre et non faussée, le Graal de l’Union européenne telle qu’elle est construite, qui nivelle systématiquement à la baisse les réglementations nationales.

Ce qui implique par ailleurs que, malgré trente ans de promesses d’« Europe sociale », croire à l’harmonisation sociale vers le haut n’a aucun sens. Dans une organisation qui promeut et institue le dumping social, l’austérité budgétaire et l’ordo-libéralisme allemand comme vision monétaire, aucune politique mettant au cœur le social n’est véritablement permise. En des termes plus prosaïques, dans cette Europe aux fondements profondément néolibéraux, il n’y a pas de place pour concilier la philosophie politique de Jacques Delors (l’Acte Unique et ses grands principes) et ceux de sa fille, Martine Aubry (les 35 heures, la gauche sociale). L’Union européenne est d’abord une union économique et un grand marché avant d’être une organisation politique. C’est dans sa nature et c’était bien le choix de ses pères fondateurs. La meilleure volonté du monde ne suffira pas à la réformer, ce serait contre-nature. En ce sens elle est irréformable, et c’est d’ailleurs ce que nous affirment haut et fort ses dirigeants, quand par exemple Jean-Claude Juncker déclare qu’« il ne peut y avoir de démocratie contre les traités ».

Au double discours macronien nous revient donc la liberté d’adopter deux postures. La première est la suivante : on se prend au jeu de ses déclarations, on est crédule, on oublie les mauvaises langues qui parlaient du vide pour qualifier sa pensée politique et s’on attend à ce que Jupiter fasse enfin usage de la foudre. Qu’il aille au bout de sa logique et déconstruise l’Union européenne lui-même pour mettre fin au dumping social, à la concurrence déloyale et à l’exploitation des travailleurs qu’il s’est pris à fustiger

Sauf que la crédulité a son temps et qu’un minimum de bon sens nous invite à adopter une seconde posture, celle qui constate qu’Emmanuel Macron fait en réalité usage d’une ruse quasi-machiavélienne et presque inédite historiquement en surjouant sa propre opposition. Car il n’a rien d’un ignorant et connaît très bien les principes qui régissent l’Acte unique et l’Union. D’autant plus qu’il n’en est pas à son coup d’essai en termes de contradictions (on se rappelle de celles sur la colonisation et la « Manif pour tous » qui semblent fonder, avec les petites phrases méprisantes et la communication post-moderne, le « style macron »). Il avait même été élu grâce à cette attention sélective suscitée : dire blanc le matin, noir l’après-midi, espérer que la masse saura se rappeler du gris pour être sûr de viser un maximum de segments de marché possibles (la logique marchande s’étant bien substituée à la logique démocratique : Macron ne s’adresse pas à la nation, comme le suppose la République, mais à des segments de marché).

Qu’il choisisse l’ambiguïté pour gouverner est son problème, mais Emmanuel Macron ne pourra s’y complaire éternellement. Car cette contradiction n’a rien d’anecdotique, elle a ceci de particulier qu’elle inaugure une critique de l’Union européenne par celui qui en est pourtant son messager. Mais l’enfumage va finir par se voir, et doit finir par se voir. Or, c’est malheureusement l’inverse qui semble être amené à se produire. A mesure que l’emprise du modèle de gouvernance néolibérale s’intensifiera (loi Travail, déflation salariale, chômage de masse, coupes budgétaires), Emmanuel Macron sera amené à surjouer l’opposition pour simuler l’écoute des mécontents et satisfaire un maximum de « parts de marché ».

La position d’Emmanuel Macron sur cette réforme est en réalité symptomatique d’un comportement propre aux dirigeants européistes depuis de longues années déjà. Relevant plus du dogme que de la logique rationnelle, ce parti pris nous enseigne qu’il est essentiel d’aller au bout du projet européen quoi qu’il advienne, parce que l’Histoire est écrite ainsi (François Mitterrand en fut le grand initiateur lorsqu’il en prononça l’hymne, plus par cynisme et pragmatisme que par conviction d’ailleurs : « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »). Tous les moyens sont donc bon pour parvenir à cette fin, quoi qu’en souffre la souveraineté des nations, quoi qu’en pâtissent les peuples européens (travail détaché, euro, austérité…).

Emmanuel Macron est donc le héraut de la logique religieuse intrinsèque à l’Union européenne dont il doit parachever le dogme, les miracles et les lois. Et à poursuivre en ce sens rien n’empêche de faire de lui l’auteur inconscient d’une théodicée contemporaine qui ne dit pas son nom. Comme Leibniz qui cherchait à expliquer la contradiction entre l’existence du mal et la bonté de Dieu, Emmanuel Macron est voué à expliquer la contradiction entre l’existence du mal inhérent à l’Acte Unique et la bonté de l’Union européenne.

Mais Macron connaît la célèbre maxime du Cardinal de Retz, religieux officiel, reprise par François Mitterrand, religieux officieux dont Macron suit la trajectoire : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». C’est pourquoi il ne faut pas attendre de lui qu’il renie tout ce sur quoi son modèle repose : l’ambiguïté.

  1. Le philosophe Alain avait sûrement lu Marx quand il affirmait que « le propre du travail est d’être forcé ». De même que Jean Jaurès, dont les propos contrastent avec ceux de la gauche libérale européiste et sans-frontiériste actuelle, qui inaugurait une critique humaniste et sociale de l’immigration : « Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère. (“Pour un socialisme douanier”, 17 février 1894 “)

Commentaire recommandé

Fritz // 21.12.2017 à 05h43

Protéger l’emploi, protéger la Sécurité sociale, cela passe par la protection frontalière. Les politiciens qui prétendent construire “l’Europe sociale” sont des charlatans et des menteurs.
Comme le dit fort bien Étienne Campion, l’Europe de l’Acte unique, puis de Maastricht et de Lisbonne, est l’Europe de la dérégulation, du dumping social et fiscal, et des déficits organisés.

Il est normal, il est juste que le parti ” ” ” socialiste ” ” “, qui a été en pointe pour promouvoir cet idéal capitaliste, se soit effondré. Cracher avec une telle impudence sur les tombes de Marx et de Jaurès… Le sophisme de Mitterrand, “La France est ma patrie, l’Europe est notre avenir” fait écho à la profession de foi prononcée le 22 juin 1942 par un Européen convaincu : Pierre Laval.

Bon sang ! Et dire que les gens ne réagissent pas ! Que moi-même, je n’ai pas arraché ces torchons européens qui salissent partout notre drapeau national !

52 réactions et commentaires

  • Fritz // 21.12.2017 à 05h43

    Protéger l’emploi, protéger la Sécurité sociale, cela passe par la protection frontalière. Les politiciens qui prétendent construire “l’Europe sociale” sont des charlatans et des menteurs.
    Comme le dit fort bien Étienne Campion, l’Europe de l’Acte unique, puis de Maastricht et de Lisbonne, est l’Europe de la dérégulation, du dumping social et fiscal, et des déficits organisés.

    Il est normal, il est juste que le parti ” ” ” socialiste ” ” “, qui a été en pointe pour promouvoir cet idéal capitaliste, se soit effondré. Cracher avec une telle impudence sur les tombes de Marx et de Jaurès… Le sophisme de Mitterrand, “La France est ma patrie, l’Europe est notre avenir” fait écho à la profession de foi prononcée le 22 juin 1942 par un Européen convaincu : Pierre Laval.

    Bon sang ! Et dire que les gens ne réagissent pas ! Que moi-même, je n’ai pas arraché ces torchons européens qui salissent partout notre drapeau national !

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    • Sandrine // 21.12.2017 à 09h52

      “Que moi-même, je n’ai pas arraché ces torchons européens qui salissent partout notre drapeau national !”, Vous ne le faites pas, parce que cela ne servirait à rien. Cela fait plus de 70 ans qu’il en est ainsi.
      Peut-être que la solution, finalement, se trouve dans d’éclatement des vieux état-nations gangrénés depuis trop longtemps par les intérets financiers en de multiple entités étatiques régionales plus facilement contrôlable par le peuple : Vive la Catalogne libre!

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      • Alfred // 21.12.2017 à 10h58

        Il faudrait peut être essayer de relier votre théorie à du concret. Or justement la réalité bien concrètement c’est que chez nous la décentralisation a élargi la corruptîon. Nous avons maintenant une corruption nationale ET une corruption à chaque niveau du mile feuille..
        Au passage le vrai problème est ailleurs. De la même manière que la grande victoire de la “démocratie capitaliste” est de masquer et de responsabiliser les pouvoirs (actionnariat en cascade, raison morale des sociétés et lobying = pouvoir diffus, caché et difficile à abattre (à l’opposé une dictature communiste est très fragile)).; de la même façon donc, l’éclatement en de multiples territoires organises en groupement de territoires puis en superstructure (type UE) peut aller et meilleur (subsidiarité) comme le pire (évolution actuelle qui est tout l’inverse). Je fais parfaitement confiance en les salauds qui nous gouvernent comme en les naïfs que nous sommes pour s’exprimer foncer dans son le pire. La preuve : savez vous qu’elles sont les compétences de votre communauté de communes ? Si c’est non. Laissez donc l’indépendance régionale de côté.

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        • Sandrine // 21.12.2017 à 11h13

          “Les compétences de votre communautés de commune”: vous prenez acte du fait que la puissance publique doit, selon la théorie politique à la mode actuellement chez nos dirigeants, se comporter en administrateur et doit évacuer autant que faire se peut toute idée de souveraineté.

          Dans mon post je parle d’une indépendance et non pas d’une “déconcentration des services de l’état”!!!

          La corruption arrive lorsqu’on laisse les clés de la boutique à des fonctionnaires qui gèrent l’état comme s’il s’agissait d’une propriété privée (qu’ils considèrent comme la leur, en l’occurrence)

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          • Fritz // 21.12.2017 à 12h44

            Visca Catalunya lliure ! Oui, Sandrine, mais en dehors de l’UE.

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            • Franck // 21.12.2017 à 16h52

              Plus de 4000 traités lient la France au reste du monde. Le seul traité européen nous ligote les mains…
              Le défaire nous rendra notre liberté de traiter les autres nations d’égal à égal!
              Il manque juste le courage de le faire dans notre pays.

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          • Barbe // 21.12.2017 à 16h39

            à Sandrine

            Précisez peut-être : des hauts fonctionnaires

            mais surtout : les élus, qui n’ont de compte à rendre qu’à eux-mêmes
            et qui voient la triche organisée et louée par le système sans foi ni loi qui nous sert de cadre… alors pourquoi montrer l’exemple?

            donc ne vous trompez pas d’ennemi svp : l’ue, je lui fais confiance dans le jeu à trois bandes avec les régions autonomistes, savamment instrumentalisées pour permettre le dépérissement des seules entités où il y a un niveau de souveraineté du peuple, à savoir les nations.
            La catalogne sera intégrée à l’ue : il faut toujours croire le contraire de ce que disent les élus ; c’est là que git leur pensée.

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            • Sandrine // 21.12.2017 à 17h18

              C’est pas sur que la Catalogne serait intégrée à l’UE en cas de sécession.
              Ce qui est certain, c’est que de la même façon que lors d’un divorce sans consentement mutuel, ce sont les enfants qui souffrent le plus, l’indépendance de la Catalogne, si elle a lieu, se fera dans la douleur.
              Mais qui peut croire qu’on pourra enrayer la mécanique infernale de l’Union européenne sans souffrir un peu? La caste privilégiée au pouvoir a trop à y perdre pour rendre les armes sans combattre. On fera payer (au sens propre du terme) son audace au “petit” peuple des défavorisés de la globalisation, l’audace d’avoir voulu remettre en cause la nouvelle religion managériale européiste – comme, dans un autre contexte, on a fait payer cher aux Cubains leur indépendance vis à vis de l’Oncle Sam.

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            • Barbe // 21.12.2017 à 18h10

              Je conteste l’idée que ce sont les enfants qui souffrent le plus : ils s’en remettent et passent à autre chose, ce n’est pas leur vie.

              et je conteste aussi le procédé qui consiste dans cette comparaison familiale.
              Soyez conséquente : la dissolution des états nations sert l’ue. Il faut donc être contre cette dissolution.

              Ne soyez pas défaitiste. Je sais que c’est dur d’être à contre courant. Nous, les petits, souffrons déjà ; ils ne vont pas en plus avoir notre conscience, notre assentiment, notre accord ? nous faire faire comme si l’on ne voyait pas leur jeu ? Tout est bon pour que le crédo libéral continue : à savoir la concurrence, la guerre entre les petits. Les ploutocrates sont prêts à sacrifier les nations à cette fin, qui est le moyen pour eux de maintenir leurs privilèges.

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            • Sandrine // 21.12.2017 à 19h19

              Je pense au contraire que la classe dominante exploite habillement la peur des classes fragilisées de voir leurs acquis sociaux disparaître avec les vieux états nations. Pour faire un raccourci un peu brutal : le FN est moins dangereux pour elle que Mélanchon. Le cas récent de l’Autriche est tout à fait emblématique : les classes dominantes peuvent parfaitement s’accommoder de ce type de nationalisme-là – qui donne un os à ronger aux exclus et autres déclassé. On voit bien en France avec la loi travail que les « garanties juridiques » que les veux états nation sont sensés offrir à leurs citoyens peuvent tomber du jour au lendemain et que la solidarité nationale ne pèse pas lourd face au mantra de l’efficacité économique.
              Non, vraiment, le roi est nu! Nous nous accrochons à des illusions en espérant que la splendeur passée de la France renaîtra. Et Macron l’illusionnsite nous brosse dans ce sens là du poil, pour nous anesthésier, le salaud!

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            • Sandrine // 21.12.2017 à 19h34

              La France telle qu’elle existe aujourd’hui ne sortira jamais de l’UE. Il n’y aura pas de deuxième Brexit à moins d’un choc très violent – tout simplement parce que la majorité des Français a peur de sortir de l’UE, comme en témoigne l’élection de Macron et la résignation (je devrais dire la soumission) face à la loi travail.
              Devant cet état de fait, je pense que les régionalismes européens recèlent en eu cette force, cette énergie du changement qui nous fait défaut. Il peuvent être la locomotive qui mettra le train en branle.

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            • Barbe // 21.12.2017 à 21h27

              par rapport à votre message de 19 h 19 je ne vois pas du tout où est la contrariété. Je suis d’accord avec le constat, moins avec le désespoir.
              Je ne goûte guère la prophétie. Sauf chez mr todd.

              Après, vous avez le droit de miser votre espoir dans l’ue… c’est ce que veut la doxa néolibérale qui nous gouverne depuis 40 ans.

              Mais il faut alors être conséquent. Et dire qu’on trouve que les choses vont bien.

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            • Sandrine // 22.12.2017 à 08h18

              @barbe. Vous avez du mal me comprendre. Le « désespoir »( c’est plutôt du découragement) vient du fait que les Français n’ont pas l’air prêts à se battre pour défendre leur modèle social. La nation est un cadre qui a fait ses preuve et qu’il faut préserver… mais uniquement si elle permet l’exercice de la démocratie. Si elle se transforme en machine à broyer la souveraineté populaire, il ne faut pas hésiter à remettre en cause sa forme traditionnelle.

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      • Le Rouméliote // 21.12.2017 à 11h56

        Ben, moi, j’hésite quand même à dire : Vive le Kosovo libre…

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        • Sandrine // 21.12.2017 à 12h31

          Quant à moi, j’ai du mal à croire à l’existence d’une identité nationale kosovare en dehors de celle qui est sortie du cerveau de cercles dirigeants occidentaux.

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          • Le Rouméliote // 21.12.2017 à 16h15

            C’était au second degré… Je connais le Kosovo, mais beaucoup moins la Catalogne. Je me méfie beaucoup des tentatives de destruction des États à l’heure actuelle, c’est tout. En ce qui concerne l’identité nationale kosovare, elle existe chez une partie des albanophones, comme le terme “kosovar” laisse entendre.

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      • tchoo // 22.12.2017 à 08h03

        Leurre, immense leurre, ce sera tout le contraire, balkaniser l’europe pour créer des nains incapables de resister à la vague néo-libérale qui ne tardera pas à devenir féodale en multipliant les petites baronnies, asservissant les peuples qui se seront crus, un temps libérés.
        Aujourd’hui seuls les états nations tel qu’ils existent peuvent, à conditions d’en avoir le désir et le courage, à l’UE et la quitter.

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      • Miss Marple // 23.12.2017 à 18h12

        Sandrine , j’ y ai pensé aussi … l’ Europe des régions peut elle être plus viable ? Je crois que ça fait partie du plan du parlement européen….

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    • Olivier MONTULET // 21.12.2017 à 14h56

      Croire que les frontières sont la solution est aussi illusoir que de croire leur suppression le soit. Je suis pour la décentralisation des pouvoir mais pas pour les frontières mais cela nécessiterait de changer le système social car le système social (né du XIXes) et son économie (neo) libérale, qu’il y ait frontière ou pas, ne feront que mettre en concurrence les travailleurs et les citoyens que ce soit à l’échelle nationale ou internationale.

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  • DUGUESCLIN // 21.12.2017 à 06h19

    A ce rythme, il se pourrait que les européens de l’ouest finissent par migrer vers l’europe libre, à l’est, là où il existe des états indépendants de cet européanisme qui veut faire fortune par la misère et le dumping social.

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  • basile // 21.12.2017 à 06h26

    Macron tient-il plus du môme ou du camelot ?

    Comme un môme qui s’essaye un jour au foot et le lendemain à l’athlétisme, Macron s’essaye sur la reconstruction de la Syrie (des fois que ça passerait) puis sur l’EU, des fois qu’il y serait plus doué

    A moins que ce soit comme un camelot, capable de vous vendre d’un jour sur l’autre, avec les mêmes convictions, le même bagout, un jour une râpe à fromage, le lendemain une raclette à vitre.

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  • Cesar // 21.12.2017 à 06h39

    Hier, mon petit fils m’a supplié de ne plus consommer de laitage (yaourt, lait, etc..) le lait, de l’autre côté de l’Atlantique, contiendrait …du pus et du sang…
    Il a vu une cuve contenant du lait de couleur ..rose !
    Les pauvres bêtes ont des pis en bien piteux état . Dans leurs usines …à vaches
    Et ça va arriver, si ce n’est déjà fait chez nous en Europe. MErci !

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    • Chris // 21.12.2017 à 13h00

      Bof, en les bourrant d’antibio et autres anabolisants, ces produits sont à fait exportables…

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      • jp // 21.12.2017 à 19h03

        si le lait contient (trop) d’antibiotiques, on peut pas en faire du fromage. Donc mangeons du fromage français !

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    • Cesar // 22.12.2017 à 23h07

      J’ai demandé à mon fournisseur bio ce qu’il en pensait ” madame, meme le bio n’y échappe pas”
      Que ce soient les produits laitiers de vache, de brebis, de chèvre : idem.

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  • Crapaud Rouge // 21.12.2017 à 07h04

    Macron parle beaucoup et en même temps fait le contraire de ce qu’il dit. Je ne vois pas où est le problème. Quant à l’UE, elle se porte comme un charme, faut juste attendre 2050 pour la voir crever. “Laisser du temps au temps” disait Rocard…

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    • Maurice // 21.12.2017 à 10h41

      Et vous préconisez quoi pour hâter la “crevaison” car avec ce terme là, il y aura beaucoup de Français qui disparaîtront avant la chute finale !

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      • step // 21.12.2017 à 14h22

        L’économie peut rester irrationnelle plus longtemps que nous.

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        • Malbrough // 22.12.2017 à 09h05

          Mais l’économie est parfaitement rationnelle .
          Il suffit de s’intéresser à ceux à qui elle profite et non pas penser qu’elle est organisée pour le bien être de tous .
          *Dans notre pays par exemple seul le secteur tertiaire est promu .
          Et cela explique toutes les dérives d’inflation de sociétés ,de services,commerciales, bancaires, assurances etc, etc décrites ici ou là .
          *La production, le secondaire a été majoritairement délocalisé , en Chine par exemple et pour faire court .
          (et dire que l’on parle de “la fin du travail” ! , le travail productif existe, mais il disparaît de chez nous)
          *Le primaire :production agricole , matières premières, acier etc , énergie sont en péril .
          Et l’état naturellement malgré les objurgations continue à s’endetter .
          Cad que le citoyen paie des intérêts , des rentes jusqu’à plus soif .
          Et si ce n’est pas en impôts directs , c’est en substitut : taxes , CSG , amendes ,
          Evidemment, comme cela ne peut durer éternellement faut s’attendre à des catastrophes prochaines , des tours de vis .
          Mais les premières sont le serrage de revenus des salariés et le chômage de masse .

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          • step // 22.12.2017 à 17h44

            “Evidemment, comme cela ne peut durer éternellement faut s’attendre à des catastrophes prochaines”.
            Voilà c’est exactement en cela qu’il est irrationnel. Si il défendait les intérêts que vous évoquez avec rationalité, il gèrerait ses propres contradictions. Car in fine, les bénéficiaires seront les grands perdants des soubresauts à venir.

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  • BA // 21.12.2017 à 07h38

    Offensive médiatique des fédéralistes européens.

    En Espagne, pour les élections de Catalogne d’aujourd’hui, les grands médias font une propagande ahurissante en faveur de Ciudadanos.

    Ciudadanos est un parti politique espagnol, libéral, de centre-droite, partisan d’une Europe fédérale.

    Ciudadanos est membre du « Parti de l’Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe ».

    Connaissez-vous le « Parti de l’Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe » ?

    C’est le grand parti politique européen, libéral, partisan d’une Europe fédérale, qui regroupe tous les partis de centre-droite d’Europe.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_de_l%27Alliance_des_lib%C3%A9raux_et_des_d%C3%A9mocrates_pour_l%27Europe

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  • BA // 21.12.2017 à 07h40

    Cette scandaleuse propagande en faveur de Ciudadanos intervient au moment même où, en Allemagne, les fédéralistes européens discutent avec Angela Merkel.

    En Allemagne, beaucoup de fédéralistes européens sont situés au centre-gauche, au sein du Parti social-démocrate.

    Avant ses discussions avec Merkel, Schulz propose des « Etats-Unis d’Europe ».

    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030996196604-avant-ses-discussions-avec-merkel-schulz-propose-des-etats-unis-deurope-2136626.php

    Cette offensive médiatique des fédéralistes est très importante.

    Partout en Europe, les fédéralistes européens appellent à la création des « Etats-Unis d’Europe ».

    Cette Europe fédérale, si elle voyait le jour, serait anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique.

    Cette Europe fédérale serait le triomphe de la nouvelle aristocratie.

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    • Fritz // 21.12.2017 à 07h43

      @BA, vous avez déjà posté ces deux commentaires hier. Le premier doit être mis en relation avec les élections d’aujourd’hui en Catalogne, puisque Ciudadanos est le parti promu par les médias espagnols contre les indépendantistes catalans.
      Nous verrons ce soir ou demain le résultat de cette propagande.

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    • LBSSO // 21.12.2017 à 09h07

      Vous connaissez ,en dehors des plateaux télévision qui s’apparentent aux autels des églises sur lesquels ont sacrifie l information,des européistes qui croient encore à la réalisation d “Etats-Unis d’Europe” à 28 ou 18 ?

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  • reneegate // 21.12.2017 à 07h44

    Pour souligner l’inertie des prises de décisions européennes (communément appelée trainer les pieds, sinon gagner du temps) vous pouvez rajouter 5 ans de plus (donc 5+4= une décennie) car sapin (de saison) est allé poser le problème alors, concernant le BTP et en oubliant le transport routier (le plus touché). Le travail détaché est une des pierres angulaires du projet neo libéral occidental, ne comptez ni sur sapin ni sur macron pour réduire cette directive bolkestein.

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  • LBSSO // 21.12.2017 à 08h49

    “L’Europe croit-il vraiment en l’Union Européenne ?”
    E Campion de prendre le cas de la question des travailleurs détachés pour montrer que d’une part les résultats obtenus par EM sont un trompe l’œil et d’autre part que sa démarche est en contradiction avec les principes mêmes de l’UE.

    Or ,il y a bien longtemps que l’UE renie ses propres principes.

    Exemples tirés d’un article de GF Dumont: démocratie et autonomie locales bafouées ,liberté et le respect des droits de l’homme oubliés, subsidiarité non respectée.
    https://www.diploweb.com/L-UE-a-rebours-de-ses-principes.html
    On notera également que suivant les domaines concernés, tel groupe de pays signent des accords spécifiques ,actant ainsi l’existence de “plusieurs Europe”.
    Aussi, on peut deviner quelles seront les initiatives d’EM, l’européen convaincu et pragmatique.

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  • Brigitte // 21.12.2017 à 09h13

    On dirait que les opinions se radicalisent au sein de l’UE. Le fédéralisme d’un côté et le souverainisme de l’autre. Les séparatistes jouent un peu à cloche pied entre les deux et se font haïr pas les deux camps. Beaucoup de catalans sont certainement écartelés entre le désir de gagner leur liberté et la peur de la perdre, une fois seuls face à Bruxelles.
    L’attitude de l’UE contre la Pologne en ce moment, sortant “l’arme nucléaire” devrait les faire réfléchir.
    Comment ne pas être effrayé par ce pouvoir, relayé par des médias eurolâtres? on ne sait plus s’il faut rire ou pleurer. A t-on demandé l’avis des Polonais?
    Ces élections catalanes et le score du parti Ciudadanos vont nous donner un instantané de ce clivage idéologique.

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  • patrick // 21.12.2017 à 10h33

    J’ai deux exemples de travailleurs détachés :
    – Les routiers : pour le routier le lieu de travail est la cabine de son camion et par définition un camion ça roule d’un bout à l’autre de l’Europe , c’est même fait pour ça.
    On a donc deux cas de figures , soit une boite de transport qui a une “filiale” à l’est et qui fait bosser ses chauffeurs de l’est dans un tracte, sur immatriculé à l’est ( SK, PL, LV … ) , soit le gars qui fait du cabotage sous prétexte d’être sur le chemin de retour.
    Maintenant en plus , il y a toute une flotte de fourgons de l’est qui échappent à la réglementation … mais qui sont bien pratiques et pas chers.

    – Des vendangeurs : vers chez moi un certains nombre de viticulteurs ont renoncé à embaucher des vendangeurs pour ne plus être emm.. par la MSA ou l’inspection du travail , ils sous-traitent la vendange à des entreprises polonaises. ça leur coûte le même prix avec les risques en moins. Ils ont tout mon soutien.

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    • Le Rouméliote // 21.12.2017 à 12h05

      Oui, il y a tous ces fourgons bâchés immatriculés en Pologne que j’ai croisé en Italie, puis à la frontière française. Ils sont tous identiques et anonymes, des Renault Master blancs, châssis longs avec une bâche haute grise. Que transportent-ils ? Qui les conduit ? À qui appartiennent-ils ?

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      • Chris // 21.12.2017 à 13h09

        Des mobile home déguisés pouvant servir occasionnellement au trafic d’êtres humains et marchandises en tout genre.
        L’UE favorise une extension dramatique des mafias.

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      • patrick // 21.12.2017 à 16h34

        j’ai un affrêteur qui les utilisent donc j’ai eu recours à leurs services pour transporter de petites machines ( < 1 tonne , ils sont limités en charge).
        Soit ce sont des compagnies qui ont des flottes , soit des indépendants qui bossent pour des compagnies polonaises ou autres. Les gars vivent dans leur fourgon pendant des semaines.

        avantage : pas de réglementation ( 3T5 ), peuvent rouler le dimanche , pas trop cher.

        Avant je travaillais avec un indépendant français qui avait son fourgon pour faire ce genre de transport , il a pris sa retraite juste avant que ces fourgons ne débarquent en masse , il a préféré abandonner , trop de contraintes et de charges et son tarif était bien plus élevé.

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      • LBSSO // 21.12.2017 à 21h26

        Concernant les fourgons:
        Ceux que je connais transportent des pièces détachées automobiles.
        Pour compléter sur les avantages : pas de permis poids lourd, moins de taxes, pas besoin de permis spécifiques,moins de contrôle.

        Concernant les poids lourds: une société m’a proposé un tarif par rapport aux transporteurs français divisé par 2,5…

        Sans commentaire si j’ose dire

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  • hédouin // 21.12.2017 à 11h14

    Je réponds à la publication du bel article d’Etienne Campion..bien sûr que Macron CROIT EN l’U.E.à quoi d’autre faire confiance ?question courte ,réponse courte:rien d’autre .Ce n’est qu’une question de foi,bien sûr (de métaphysique ,si on est athée).Car évidemment ,que la question des institutions européennes est faite pour Macron dans ce qu’il a de Machiavel:il ne peut que pratiquer un jeu de dupes avec les Institutions de l’U.E.

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  • Christian Gedeon // 21.12.2017 à 14h52

    M.Macron croit surtout en lui même,et sa capacité à diriger le pays. Quitte à emmerder,jusque là il fait un sans faute,ou presque. Et avec des opposants comme Mélenchon et Le Pen,caricature pour premier et ectoplasme pour la deuxieme,il est tranquille comme Baptiste,comme on dit chez moi . Allo ,allo,je cherche une opposition…Diogene

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  • Krystyna Hawrot // 21.12.2017 à 22h54

    Je ne suis pas d’accord avec l’auteur. L’Acte Unique qui fonde les fameuses libertés cardinales de l’UE c’est 1986, la directive de détachement c’est 1996. Pendant 10 ans la liberté de travailler dans l’espace de la CE cela voulait dire travailler selon le code du travail ou on habitait et travaillait. Il n’y avait pas de centaines de milliers de travailleurs qui parcouraient les routes avec des salaires toujours plus bas. En 2004 10 pays de l’Est rentrent dans l’UE. En février 2005 c’est la directive de services dite Bolkestein qui permet aux entreprise d”un pays d’exporter sa propre main d’œuvre au salaire local et cotisations locales dans un autre pays. Les multinationales et la bourgoisie locales ouvrent moult boites aux lettres dans les pays de l’ESt et se lancent dans l’exportation massives de millions de gens vers l’Occident – la durée moyenne d’un détachement est de 2 ans comme le montre l’expérience syndicale (CGT Intérim, CGT Cherbourg pour Flamanville)…car les travailleurs font 3 mois, sont renvoyés deux jours chez eux puis reviennent pour 3 mois et ainsi de suite. C”est la directive de service couplée à la directive de détachement ainsi que l’inertie des pouvoirs publics qui expliquent la mise en concurrence de masses de travailleurs sommés de circuler en portant leur droits attachés à leur personne comme au Moyen Age et non au territoire ou ils se trouvent.

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  • BA // 21.12.2017 à 23h01

    A propos de la dislocation de l’Espagne :

    A propos de l’indépendance de la Catalogne :

    1- Les partis qui veulent l’indépendance obtiennent 70 sièges sur 135 :

    JUNTSxCAT : Ensemble pour la Catalogne, qui soutient l’ancien président Carles Puigdemont : 34 sièges

    ERC-CatSi : Esquerra Republicana de Catalunya, « Gauche républicaine de Catalogne », coalition indépendantiste, menée par Oriol Junqueras : 32 sièges

    CUP : Candidature d’union populaire, formation d’extrême-gauche qui défend toujours une indépendance unilatérale, menée par Carles Riera : 4 sièges

    http://www.lepoint.fr/europe/elections-en-catalogne-la-ruee-vers-les-urnes-21-12-2017-2181859_2626.php

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    • Fritz // 21.12.2017 à 23h08

      Ciudadanos (Ciutadans en catalan) arrive en tête, mais réunis, les partis indépendantistes ont bien la majorité, à ce stade du dépouillement. Attendons les résultats définitifs, mais la promotion médiatique de la belle Inès aurait-elle manqué son but ? Ce qui est certain, c’est que le Parti Populaire de Mariano Rajoy a chuté de moitié (de 8 à 4 sièges).

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      • natoistan // 22.12.2017 à 01h27

        Parfait ça va mettre le b..encore un peu plus dans le camp européiste(les indépendantistes enfin faux indépendantistes vu qu’ils veulent rester dans l’UE) et finalement tous les autres.Y a t’il seulement une seul parti souverainiste vis à vis de l’UE en Catalogne?C’est quoi leur but?Se ruiner(c’est bien parti,voir départs de sièges sociaux et pertes d’emplois + baisse du tourisme)?Ruiner l’Espagne?De toute façon ce sont les célèbres ‘marchés financiers’ qui sonneront la fin de la récré.Pour Rajoy c’est fini en principe,mais n’ayez crainte il en trouveront un autre pareil,peut être un peu moins coincé…il faudra suivre les taux Espagnols.

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        • Fritz // 22.12.2017 à 08h27

          De facto, la victoire des indépendantistes catalans est une défaite pour les zélites européistes. Puigdemont lui-même s’est montré acerbe envers l’UE qui soutient Madrid, alors qu’il vient d’un européisme bon chic bon genre et qu’il s’est réfugié à Bruxelles.

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    • Koui // 22.12.2017 à 07h49

      Les médias font remarquer que réclamer l’indépendance de la Catalogne avec 47% des voix est illégitime. C’est vrai mais la fusion dans l’EU a bien moins de partisan en France, et la cela leur semble normal. Je suis toujours choqué par les principes journalistiques à géométries variables. Il me semble que ce sont des cretins savants parlant à des cretins ignares et que perds mon temps a les écouter. C’est vrai que le QI baisse.

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