Source : La Tribune, Romaric Godin, 28/11/2016

François Fillon, candidat conservateur pour 2017. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)

François Fillon, candidat conservateur pour 2017. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)

Le candidat de la droite et du centre promet aux classes moyennes le retour à l’âge d’or de la bourgeoisie française, celui d’avant 1914. Un positionnement qui répond au malaise de la société française.

Conservateur ? Ultralibéral ? Réactionnaire ? Modéré ? Gaulliste ? Thatchérien ? François Fillon, désormais candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle de 2017, a été cuisiné à toutes les sauces. Laquelle est la plus juste ? Au-delà des étiquettes, il peut être utile de revenir aux inspirations du nouveau chef de file de la droite et à sa tradition historique. Et pour cela, il convient évidemment de revenir au programme qui lui a permis, à la surprise générale, d’emporter deux tiers des voix lors de la primaire.

La réaction est désordre

Pour comprendre d’où vient François Fillon, il faut examiner ses positions sur la société française. Sur ce plan, on l’a souvent décrit comme un « réactionnaire ». C’est, en réalité, inexact. Certes, le nouveau candidat propose un retour sur quelques points de la loi Taubira, mais ce retour est partiel et ne porte que sur une loi récente. Pour le reste, il n’y a pas de remise en cause des évolutions de la société depuis la fin des années 1960. « S’il est bien entendu indispensable de défendre les valeurs familiales qui fondent notre société, il est aussi nécessaire de prendre en comptes ses évolutions », explique le projet de François Fillon qui, par ailleurs, consacre un chapitre aux droits des femmes et au renforcement de la lutte contre le « sexisme ». Un authentique réactionnaire chercherait non seulement à revenir sur la loi Taubira, mais également sur tout l’héritage de « mai 68 » en favorisant le retrait des femmes de la vie active ou en revenant sur le droit à l’avortement, par exemple. Rien ne dit que ce ne soit pas les convictions profondes de François Fillon, mais ce n’est pas son programme.

Pourquoi ? Parce que le Conservateur ne désire rien tant que l’ordre. Et la réaction est un désordre, c’est une révolution qui veut un retour vers le passé, qui trouble la société. Aussi est-elle rejetée par les Conservateurs qui, eux, sont obsédés par la stabilité. Un Conservateur veut stopper les évolutions pour conserver les acquis actuels. La réaction lui fait en réalité autant peur que le socialisme. Dans les deux cas, la société est malmenée et l’ordre social troublé. François Fillon s’inscrit dans la lignée de la pensée conservatrice française du 19e siècle incarné par un François Guizot. Ce dernier a ainsi lutté ouvertement contre la réaction aristocratique de Charles X, puis, il s’est efforcé de maintenir la société dans l’état qui était celle de la révolution de 1830 : celle qui assurait le triomphe d’une bourgeoisie possédante à la fois contre les masses et contre les Nobles. Le Conservateur entend donc maintenir l’état de fait social pour assurer la stabilité. C’est ce qui avait conduit, par exemple, Adolphe Thiers, longtemps monarchiste, à se rallier après 1871 à la République. Non par conviction, mais parce que c’était le seul état politique qui assurait la stabilité sociale. D’où son mot célèbre d’alors : « La République sera conservatrice ou ne sera pas ». Il s’agit bien, comme le précise le projet de François Fillon, « de prendre en compte les évolutions » de la société tout en les contenant dans ses limites actuelles.

Eviter la faillite

Cet héritage de la pensée conservatrice du 19e siècle semble l’inspiration première de François Fillon, y compris en matière économique. Là aussi, la stabilité est la priorité : c’est le sens de l’emploi de ce mot de « faillite de l’Etat » prononcée par celui qui était premier ministre en 2007 et qui est repris tel quel dans le projet présidentiel dix ans plus tard. La « faillite de l’Etat » est la grande peur de la classe moyenne française. Ce mode de gestion de l’Etat, utilisé régulièrement par l’Ancien régime, a ruiné des milliers de Bourgeois français, et la Révolution française est d’abord une révolte contre cette gestion. Ce sont les rumeurs de faillite qui décidèrent le Tiers Etat à soulever le peuple les 13 et 14 juillet 1789. On l’oublie souvent à notre époque, où la France est caricaturée en « enfer socialiste à l’Etat démesuré », mais notre pays a longtemps été gouverné sur deux principes simples : le refus de la faillite de l’Etat et la stabilité monétaire. Jusqu’en 1914, la France était un pays à la croissance assez médiocre, mais où les classes moyennes étaient formidablement enrichies par leurs investissements dans les fonds publics et par la monnaie forte. C’était l’âge d’or de la bourgeoisie française, celui où elle pouvait utiliser ses capitaux dans le monde entier pour « la grandeur » du pays. Et, après le choc de la première guerre mondiale, c’est sur un retour à cet âge d’or que Raymond Poincaré en 1926 est revenu au pouvoir. Par l’équilibre des finances publiques et par la monnaie forte, la France devait retrouver sa place dans le concert des Nations après l’humiliation des attaques contre le Franc des années 1920-24.

On retrouve parfaitement cette idée dans le programme de François Fillon. La seule véritable politique publique que propose le nouveau candidat de la droite et du centre, c’est la réduction des déficits. Une fois cette politique réalisée, la France, à son sens, retrouvera sa puissance passée. L’idée que la « gabegie » de l’Etat est la source de l’effondrement de l’influence française est celle qui a présidé au sein de la bourgeoisie française pendant plus de 150 ans. Il en est de même de la monnaie forte, et c’est ce qui explique la conversion de François Fillon, ancien “séguiniste” opposé à Maastricht, à l’euro. La monnaie unique assure, selon l’ancien premier ministre, bien mieux que le franc, la stabilité et la puissance. On est frappé de constater cette obsession qui traverse le projet de François Fillon de faire de l’euro une « monnaie de réserve » à l’égal du dollar. Il y a là le rêve d’un retour à une forme d’étalon-or, une monnaie si stable et si puissante qu’elle assure à l’épargne une valeur permanente. Or, la classe moyenne n’a qu’un désir : disposer d’une épargne sûre et forte. Le programme de François Fillon reprend donc là encore le vieux rêve conservateur du 19e siècle.

Un Etat réduit sur le plan économique

Sur le plan économique, on est frappé par les critiques qui viennent tant de la gauche (ceci n’est guère étonnant) qui voit dans le programme de François Fillon un « ultralibéral » que des rangs libéraux qui, à l’image de l’économiste Jean-Marc Daniel, y voit un programme non pas « libéral, mais patronal ». On peut comprendre cet apparent paradoxe en revenant encore à cet « âge d’or » bourgeois que constitue le 19e siècle français. Jusqu’en 1914, la France dispose d’un Etat peu présent dans l’économie. Lorsqu’il s’y implique, c’est pour réduire les abus les plus apparents qui gênent les sentiments chrétiens comme le travail des enfants, interdit en 1841 en dessous de 8 ans, ou pour distribuer des avantages aux grands capitalistes, comme dans le cas de la gestion des chemins de fer par la loi de 1842, où l’Etat ne ménage pas les cadeaux aux sociétés privées. Le projet de François Fillon entend réduire le rôle de l’Etat dans l’économie, à la fois en tant qu’acteur direct, mais aussi en tant qu’ordonnateur. Sur le plan social, il le limite à un « filet de sécurité » pour les cas les plus graves : longues maladies ou extrême pauvreté. Pour le reste, l’Etat s’efface.

Ce recul de l’Etat s’inspire évidemment d’une pensée libérale, ce qui ne manquera pas de séduire les Libéraux d’aujourd’hui. Compte tenu du poids de l’Etat dans l’économie française, François Fillon défend, sur le plan économique, une vraie « rupture » qu’il revendique « radicale ». Ce « choc libéral » doit en finir avec le droit du travail, les syndicats, « l’Etat hypertrophié » et, dans ces domaines, le candidat de la droite abandonne, du moins en apparence, sa prudence conservatrice. Il souhaite ici un vrai changement qui soit à la fois « libéral », puisqu’il donne plus de place au marché, mais aussi « réactionnaire », puisqu’il vise à revenir à un Etat moins présent.

Mais, au fond, il est surtout conservateur : car réduire le rôle de l’Etat, c’est assurer moins d’impôt, donc des revenus supplémentaires pour les classes moyennes en garantissant et valorisant au mieux leur épargne tout en réduisant les transferts sociaux. C’est donc renforcer leur position sociale. La « TVA sociale » va dans ce sens. En faisant porter l’effort fiscal davantage sur la consommation que sur les revenus et le capital, on favorise l’état social existant. Et ce n’est pas un hasard si, jusqu’en 1914, les impôts indirects constituaient l’essentiel des ressources de l’Etat français.

Un vrai « libéral » ?

 

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159 réponses à François Fillon, un conservateur du 19e siècle, par Romaric Godin

Commentaires recommandés

Beyer Michel Le 07 décembre 2016 à 05h44

C’est de l’humour au 2ième degré????
Parce que moi, je n’ai pas hâte de voir à la tête de l’Etat, un personnage qui va liquider ce qui nous reste de la Sécurité Sociale. Je n’ai pas hâte de voir quelqu’un qui va réduire de 500000 postes ce qui reste du fonctionnariat.
Nos services publiques sont déja dans un état lamentable. Et vous, vous pensez “rigoler pour pas un rond”?
Moi, cela ne me fait pas marrer.

  1. Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 02h39
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    Personnellement, j’ai vraiment envie de voir ce type à la tête de notre pays.
    Ça me plairait énormément qu’il essaie d’appliquer entièrement son programme.
    Juste pour voir comment il justifierait le fait de ne pas pouvoir faire telle ou telle réforme où de ne pas pouvoir aller plus loin dans telle ou telle réforme parce que la croissance mondiale est complètement atone.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu’on pourrait rigoler pour pas un rond.
    Et puis, si après les réformes, ça ne résout rien du tout (comme en Italie par exemple), j’aurais hâte d’entendre les excuses.
    Non non, moi je veux ce type comme président, c’est sûr.


    • Beyer Michel Le 07 décembre 2016 à 05h44
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      C’est de l’humour au 2ième degré????
      Parce que moi, je n’ai pas hâte de voir à la tête de l’Etat, un personnage qui va liquider ce qui nous reste de la Sécurité Sociale. Je n’ai pas hâte de voir quelqu’un qui va réduire de 500000 postes ce qui reste du fonctionnariat.
      Nos services publiques sont déja dans un état lamentable. Et vous, vous pensez “rigoler pour pas un rond”?
      Moi, cela ne me fait pas marrer.


      • ricard'eau Le 07 décembre 2016 à 07h21
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        Secu, services publics?? La derniére marche avant la privatisation!!!!!


      • Artiguste Le 07 décembre 2016 à 08h22
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        Personnellement, payer tous ces impôts et taxes pour avoir en face une sécu et des services publics qui délivrent un service médiocre ne me satisfait pas du tout. Au delà du chiffre de promesse de fonctionnaires en mois, avoir des prélèvements obligataire représentant presque 60% du PIB on devrait avoir des services publics “champion du monde”. Helas, ce n’est pas le cas et je suis ébahi que quasiment tout le monde “ralouille” dans son coin mais pense quand même qu’il faut défendre notre modèle social que tout le monde nous envierait mais personne ne copie.


        • bhhell Le 07 décembre 2016 à 09h44
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          C’est vrai que les américains dont la santé (privée donc bonne) est 50% plus chère pour une qualité équivalente et dont l’éducation leur garantit un endettement éternel, et qui ont des déficits sans équivalence sans qu’on puisse en aucun cas les attribuer à la gabegie de l’Etat social, ne sont pas dans une remise en cause radicale de leur système libéral. Lisez Michael Hudson, la nature a horreur du vide et ce que l’impôt et la cotisation libère dans un Etat libéral est capté par le secteur de la rente qui finit par détruire le secteur productif (ce qui est bien le cas des pays anglo saxons)


          • Julien Le 07 décembre 2016 à 15h40
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            Prenez un bon exemple au moins.
            Le système américain est un exemple ou cela est privé, et ou cela ne marche pas (endettement, prix élevé). Dont acte.
            Le système français est un exemple ou cela est public, et ou cela ne marche pas (mauvaise qualité, prix élevé, personne à la même enseigne). Dont acte.
            Que pensez vous du système suisse? 35% du PIB est absorbé par l’état (60% en France). Une partie est gérée par le privé. Pourtant, personne ne meurt dans la rue, et ils ne sont pas illettrés.


            • Boris Le 07 décembre 2016 à 16h20
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              Bonjour Julien,

              Pouvez vous étayer votre propros : “Le système français est un exemple ou cela est public, et ou cela ne marche pas (mauvaise qualité, prix élevé, personne à la même enseigne). Dont acte.”

              Qu’est ce “cela” dans votre phrase ?


            • Julien Le 07 décembre 2016 à 16h47
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              Bonjour Boris,

              Pardon pour mon imprecision. Je me référais à la santé et à l’éducation en réponse au post du dessus.
              Beaucoup de régimes existent pour la sécu; certains protecteurs, d’autres non. Des gens payent chers pour ne pas être protégés, et ils ne peuvent changer de régime. Certains cotisent au chomage, d’autres non, etc. D’ou ma remarque : cher, mauvaise qualité, personne à la même enseigne.

              Côté éducation, le niveau des élèves et des examens a baissé d’année en année, un classement récent nous a saigné à ce sujet. Les plus riches peuvent s’en sortir en allant dans de meilleures écoles; et même celles là on veut les faire retourner dans le giron étatique. Pourtant, quand on regarde certaines écoles privées hors contrat, elles ne coutent pas plus cher par élève que le public. Ce qui prouve à mon avis que s’il doit appartenir à l’état de s’assurer que l’éducation de chaque enfant soit financée; il ne devrait pas lui appartenir de gérer lui même cette éducation.


            • SanKuKai Le 07 décembre 2016 à 17h07
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              Si vraiment vous pensez que le service est si mauvais en France, je vous recommande de voyager ailleurs qu’en Suisse.

              Je vis en Angleterre et question sécu on a le choix entre:
              – La NHS, sécu “gratuite” (payée par cotisation retenue sur nos fiches de paye). Il faut attendre 3 semaines pour avoir un Rdv chez le généraliste dont la réponse est en general: “buvez de l’eau”. Quel que soit ce que vous avez.
              Bien sur, ensuite ils se couvrent et disent: “reprenez un RDV aupres de la secrétaire pour le cas ou ca empire. Sauf que le RDV suivant est aussi dans 1 ou 2 semaine. On voit régulièrement passer dans les journaux des articles sur des enfants qui meurent de méningite ou même de simple pneumonie parce qu’il ont été renvoyé chez eux par le médecin.
              Si on a quelque chose de sérieux, ou si c’est urgent on va direct aux urgences, il n’y a que 5 ou 6 heures d’attente, ca dépend. Résultat les urgences sont débordés.
              – Médecins privés et hors de prix, qui, dès qu’il remarquent que vous avez une assurance personnelle vous font faire tous les tests et prise de sang possible pour à la fin vous dire qu’ils ne savent pas ce que vous avez. Donc meme résultat que la NHS.
              Les Francais de Londres vont donc se faire soigner en France ou le service est d’une qualité exceptionnel en comparaison.


            • Boris Le 07 décembre 2016 à 17h37
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              Julien,

              J’avais donc bien compris ce “cela”…

              Pour la santé, SanKuKai vous apporte déja un premier démenti, ensuite je vous invite à regarder le prix des consultations des generalists à travers l’Europe. Vous allez vite relativiser votre prix élevé. Pour la qualité, il faudrait une nouvelle fois apporter la preuve de votre affirmation. Les comparaisons internationals ne vont pas dans votre sens.

              Pour l’éducation, encore une fois, il faudrait appuyer vos dires par des chiffres sourcés car entre un enseignement public gratuit et un enseignement privé payant, je ne vois pas très bien comment vous affirmez que cela coute le meme prix…


            • Julien Le 07 décembre 2016 à 17h58
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              “entre un enseignement public gratuit et un enseignement privé payant”

              Sous entendriez vous par là que les écoles publiques sortent toutes seules du sol et que les professeurs y travaillent bénévolement?

              “Pour l’éducation, encore une fois, il faudrait appuyer vos dires par des chiffres sourcés”

              http://www.linternaute.com/actualite/education/1310839-pisa-le-classement-2016-devoile-la-france-retrogradee/#classement-pisa

              Tarif d’une scolarité en france : http://www.education.gouv.fr/cid11/le-cout-d-une-scolarite.html

              Exemple de tarif d’école privée hors contrat :
              http://www.montessori-perpignan.com/?page_id=16

              NB : je ne dis pas que le système anglais est meilleur.
              Ceci étant, on a pas de quoi être fier du nôtre : les médecins sont au bord du burn out, la sécu est en déficit tous les ans (c’est pas cher maintenant…. mais on s’endette mieux pour plus tard), certains spécialistes pour lesquels il faut attendre 3 mois pour être reçu, et pour combler le tout un modèle qui couvre certains au premier jour d’arrêt et d’autres au troisième moi…


            • raloul Le 07 décembre 2016 à 21h21
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              Bonjour !

              En tant que Suisse je peux témoigner que la santé mise dans les mains d’assurances privées est une horreur. 250.- par mois pour la couverture minimale obligatoire, bien que franchise à 2500.- . Certes la qualité des soins est excellente, mais c’est le fait de l’État qui garantit un service hospitalier de très haut niveau.
              Sans parler du pognon perdu en pub et campagnes politiques pour lutter contre la caisse maladie unique, les pressions ignobles des assureurs sur les médecins, les cas de familles ruinées et en faillite car les assurances trouvent tous les trucs pour ne pas payer les soins, l’opacité financière totale des caisses maladie, le lobbying et copinage et autres joyeusetés. Bref, c’est séduisant vu de loin, mais en réalité…


            • Des Croissants ? Le 08 décembre 2016 à 00h19
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              @Julien,

              Parlons donc du système suisse.

              1. Assurances maladies

              Ici les assurances maladies sont obligatoires, mais gérées par des caisses privées.

              Depuis l’instauration du système il y a 20 ans : hausse des primes de 159% (sources RTS).

              Pour un exemple plus concret : pour une famille de 4 personnes, nous payons > CHF 700.- mensuel. Nous pouvons avoir des primes aussi basse (sic) parce que nous avons une franchise de CHF 2’500.- par adulte et CHF 600.- par enfant.

              Donc nous payons plus de CHF 8’400.- / an de primes d’assurances maladie, mais si nous sommes malade, nous devons sortir d’abord CHF 2’500.- de notre poche + 10% des factures jusqu’à concurrence de CHF 700.-

              Évidemment, nous avons un système d’assurances hors pair qui ne rembourse ni dentiste, ni lunettes, ni appareil auditif.


            • Des Croissants ? Le 08 décembre 2016 à 00h21
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              2. Cas des propriétaires immobiliers

              Comme nous sommes propriétaires de notre maison, heuu pardon, la banque est propriétaire de notre maison mais nous payons un loyer (intérêts) à vie, le gouvernement fédéral et cantonal a décidé que nous étions des (ultra)-privilégiés qui doivent s’acquitter d’une surtaxe d’impôts parce que nous ne payons pas de loyer. Hé oui c’est bête on paye la banque.

              Cela s’appelle le Revenu Locatif Fictif.

              Pour ma maison, c’est CHF 24’000.- !!!!!!!!

              Donc, je prends nos revenus et j’ajoute CHF 24’000.- et je calcule mes impôts dessus.

              Pendant que certains dans mon beau pays ne payent pas d’impôts sur leurs revenus, moi je paye des impôts sur des revenus que je ne touche pas !

              Ha ben oui, there is no free lunch, quelqu’un doit bien payer au final.
              Mais c’est normal, le concept c’est l’équité fiscale.


            • Des Croissants ? Le 08 décembre 2016 à 00h22
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              3. Le service public ici c’est un business

              – En Suisse, quand on te colle une amende, tu as droit à des émoluments (frais) pour te coller l’amende, qui sont souvent le double de l’amende.
              – En Suisse, quand tu glisses avec ta voiture et que tu perds la maîtrise de ton véhicule (sans blessé, ni rien de grave), si la police est au courant, tu perds ton permis de conduire, tu prends une amende, tu as les frais de l’amende et tu dois payer le service de l’État qui garde ton permis dans un tiroir.
              – En Suisse, quand tu veux construire, rénover ou faire quoi que ce soit avec ta maison (mettre une fenêtre, même monter une serre tunnel), tu payes une quantité astronomique de personnes qui viennent donner un avis (service du feu, service de l’environnement, service de l’efficacité énergétique, etc) pour un facture généralement à 5 chiffres.
              – En Suisse (enfin dans mon canton) tu payes une taxe foncière (> CHF 1’200.- pour moi), une taxe non-pompier (parce que le service des pompiers bénévoles est plein et que donc… tu n’es pas un pompier bénévole, paf! une taxe), une taxe de déchetterie, une taxe poubelle (CHF 2.20 LE sac de 35 litres), une taxe sur l’eau (CHF 0.25 par m2 de terrain, oui par m2), en plus de ton abonnement d’eau, de ta taxe d’épuration…


            • Boris Le 08 décembre 2016 à 09h45
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              Julien,

              Ou comment mélanger des choux et des carottes.

              Oui, les infrastructures sont payés par nos impôts, mais dans quelle proportion ? De plus tout une partie des écoles privées sont sous contrat de l’Etat et reçoivent donc des subventions. Donc ticket d’entrée + financement par l’impôt…

              En fait, vous répétez des poncifs, que l’on nous sert à longueur de temps dans les médias…


            • Julien Le 08 décembre 2016 à 12h03
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              Boris,

              Il ne vous aura pas échappé que, dans mon message, je parlais des écoles privées HORS CONTRAT. Donc qui ne reçoivent rien de la part de l’état.
              Et c’est le cas de celle que j’ai cité en exemple.


            • 4KBlademaster Le 08 décembre 2016 à 15h57
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              @Patrick et Julien (réponse globale à vos différents commentaires).

              Par ou commencer…

              Je pense que vous appréhendez le problème de façon monomaniaque. La démultiplication des procédures, des normes, des contrôleurs, des “back-office” est tout autant l’apanage du privé que du public.

              Le monde dans lequel nous vivons est celui du remplacement du travail humain par des robots et des logiciels. Cela fait sortir du circuit de la consommation et des cotisations des masses d’individus. Dans une économie basée sur…la consommation le système ne peut pas être pérenne.

              Sur la question de l’utilité : il est nécessaire en effet de redéfinir ce qu’est un service public. Quels sont les domaines d’activités qui incombent totalement à l’état, ceux qui peuvent faire l’objet de partenariats public-privé et enfin ceux qui peuvent être dévolus principalement au privé (sous réserve de contre pouvoirs et d’un contrôle démocratique).


          • Boris Le 07 décembre 2016 à 21h19
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            Bonjour,

            Affirmations fausses :

            – L’obamacare n’est absolument généralisée. Le principal du systeme est assurentiel privé.

            – La Sécurité sociale ne coute pas chere, environ 5% de frais de gestion contre plus de 20% pour le privé.


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h28
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            Obamacare : le but était de mettre en place un système pour ceux qui ne bénéficient pas des systèmes déjà en place.
            Donc Obamacare n’ai pas un système général à lui tout seul, mais ça a l’air d’être un sacré échec. ( la loi instituant ce système devait faire environ 1500 pages , un pavé comme ça ne peut que mal finir )


          • SEBLEB Le 08 décembre 2016 à 09h11
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            Seulement 50% plus cher ?
            Un collègue m’a raconté avoir du aller voir un généraliste aux USA vers 2010. Ses amis lui en ont conseillé un qui est vraiment bien …

            900€ la consultation pour un truc bénin genre angine ou rhinite …
            surement majoré par le prix de la notoriété mais ca donne un ordre de grandeur.


        • toulousain31 Le 07 décembre 2016 à 10h19
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          Des frais de gestion de 26% pour les complémentaires santé? Vous avez vu cela où? Les plus mauvais sont à 13%…ce que je trouve déjà trop.


          • Boris Le 07 décembre 2016 à 14h13
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            Pour info,

            Pour le secteur assurantiel privé :
            Moyenne des frais : 14,4 % à 24,6 %
            S’il n’y a pas de fichier détaillé des frais pratiqués par les 464 organismes de complémentaires recensés en 2011 par l’Etat, le ministère de la santé publie chaque année des moyennes par type d’organisme.

            Assurances : En 2012, les frais s’établissaient en moyenne à 24,6 % pour les assurances « non-vie » et à 21 % pour les assurances « mixtes » ; 83 sociétés d’assurances ont des offres santé.

            Mutuelles : Sur les 352 organismes pris en compte, les frais sont en moyenne de 17,5 %.

            Institutions de prévoyance : Ces organismes, surtout destinés à pratiquer des contrats collectifs pour les entreprises, affichent des frais de 14,4 % en moyenne. Selon le ministère, 29 ont des offres de complémentaire santé.

            http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/24/complementaires-sante-l-opacite-bien-orchestree-des-frais-de-gestion_4406590_3224.html

            Pour la Sécurité sociale :
            […]l’évolution du coût de gestion des régimes maladie, famille et retraite du régime général, rapporté aux montants des prestations servies par chacune de ces branches. Il met en relief, d’une part, le fait que les coûts de gestion restent contenus dans des proportions limitée, inférieurs à 4%, et, d’autre part, la dynamique de réduction des coûts, engagée dans la durée.

            http://communication-securite-sociale.fr/wp-content/uploads/2015/06/7.-Quels-sont-les-vrais-co%C3%BBts-de-gestion-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-sociale.pdf


        • PatateMystere Le 07 décembre 2016 à 13h53
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          Comparer le “taux de prélèvement” en % du PIB est une vaste blague.
          Sans compter que les gens qui mesurent les “prélèvements obligatoires” font bien attention d’en compter certains et pas d’autres. Comme les américains ou les entreprises sont obligées de payer une partie de l’assurance maladie des salariés mais comme les assurances sont privées, ça disparait comme par magie des “prélèvements obligatoires”.


        • SanKuKai Le 07 décembre 2016 à 17h13
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          Pour comparaison, voici ce que dit l’OCDE du système de santé britanique dont rêvent les hommes politiques Francais: “Le pire système des pays développés”.
          http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/health-news/nhs-uk-now-has-one-of-the-worst-healthcare-systems-in-the-developed-world-according-to-oecd-report-a6721401.html

          Et pour les trains, en UK c’est privé, hors de prix, bondés et toujours en retard sauf quand ils décident de sauter votre station pour amélioer leur statistiques.

          Cela prouve que s’il y a dysfonctionnement dans le système francais il faut les corriger mais tout saborder ne fera qu’apporter de nouveaux problèmes bien plus importants.


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h11
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            “UK , hors de prix, bondés et toujours en retard ” , on se croirait à la SNCF 🙂

            j’ai utilisé quelque fois les trains britanniques ces dernières années , ça c’est toujours bien passé , le seul retard a été du à un incendie à côté de la gare de Cambridge.


      • RB83 Le 07 décembre 2016 à 08h38
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        Rassurez-vous, avec 5.6 millions de fonctionnaires en France, le fonctionnariat a de beaux restes.
        Peut-être avez-vous raison mais ceci étant, les bonnes questions à se poser n’est pas de savoir si on a trop de fonctionnaires ou pas assez, mais plutôt:
        – Les services publics sont financés par l’argent des citoyens. En ont-ils vraiment pour leur argent ?
        – La qualité du service public dépend-il du nombre de personnes qui y sont supposées y être affecté ?
        – En dehors des grandes fonctions régaliennes comme l’Armée, faut-il vraiment un statut particulier pour tous les employés des services publics ?
        – Dans un pays quoi affiche “Egalité” sur toutes les façades de ses édifices publics, est-il normal que certains disposent d’avantages dont les autres ne disposent pas… surtout que, par définition, ces avantages sont financés par ceux qui n’en disposent pas…


        • yack2 Le 07 décembre 2016 à 09h17
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          C’est bien connu…. Les fonctionnaires ne font rien,n’ont pas de métier,vivent en parasites sur le dos des vrais travailleurs,ils ne paient rien,ne dépensent rien…..bénéficient d’avantages indus,ne remplissent aucune mission etc etc etc….
          Après 30 ans de privatisations, serait-il possible à ces rabâcheurs mangeurs de fonctionnaires de nous donner 1 exemple ou les français ont bénéficié d’une amélioration de service,une baisse de prix ou quoique soit d’autres…..
          Les autoroutes? les Banques? La télé? Edf Gdf….ou mieux la privatisation rampante de la sécu?
          Aujourd’hui sur France inter….les concessions autoroutières + 500 000 000 d’euros….Pas mal avec sur des investissements totalement publiques.
          Vous nous parlez d’avantages????


          • Kervran Le 07 décembre 2016 à 12h30
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            Oui mais il faut mieux prendre comme bouc émissaire les fonctionnaires que les parasites du CAC40…


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 14h00
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            EDF privatisé ? L’état est toujours actionnaire à 85%. Et la faillite est au bout du chemin, Comme Areva.
            La Secu ? de plus en plus coûteuse avec des remboursements assurés de plus en plus par les mutuelles
            Commençons par lister tous les beaux services bidons et les secteurs dans lesquels l’état n’a rien à faire.


            • yack2 Le 07 décembre 2016 à 16h23
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              Commencez par vérifier vos informations,….c’est parce que l’on transfère de plus en plus de charges vers les mutuelles (privées) que le service est de plus en plus coûteux et de moins bonne qualité et non l’inverse.
              La sécu a un taux de fonctionnement de 4 %,ceux des mutuelles(avec une opacité dénoncée) sont situées entre 14 et 24%….et oui la pub et les actionnaires….
              La santé privée coûte plus chère que la publique….En bon gestionnaire droite,cela devrait faire tilt….Ou bien les intérêts sont ailleurs….Faire du fric dans des secteurs ou l’état a TOUT à faire….Au détriment de la qualité du service rendu,bien évidemment


            • zebul0n Le 07 décembre 2016 à 21h13
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              Si EDF est en voie de faillite c’est justement parce-qu’on a libéralisé le marché de l’énergie suite à la volonté des anglais. Merci l’Europe !
              Renseignez-vous sur tous ces achats effectués à l’étranger par EDF et vous allez comprendre. Des milliards ont été dilapidés plutôt que d’être investit dans les moyens de production.
              Rien que la séparation d’EDF-GDF et ce sont des dizaines de millions qui ont été gaspillés.
              https://www.youtube.com/watch?v=wVk3MVHsSHk
              La loi NOME qui oblige EDF à vendre à prix coûtant son énergie électronucléaire à ses concurrents pour qu’ils puissent venir lui piquer des parts de marché, on marche sur la tête.
              Direct Energie qui se fait financer sur fonds publics une centrale combiné gaz à Landivisiau : https://fr.ulule.com/centrale-landivisiau/
              L’état qui organise sa propre concurrence en finançant des acteurs privés qui viendront piquer des parts de marché à une entreprise publique !
              Tout ça pour répondre aux injonctions de l’Europe, une honte !


            • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h34
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              “Renseignez-vous sur tous ces achats effectués à l’étranger par EDF et vous allez comprendre. Des milliards ont été dilapidés plutôt que d’être investit dans les moyens de production. ”

              personne n’a forcé EDF à faire n’importe quoi , ce sont les dirigeants d’EDF qui ont voulu profiter de la libéralisation du marché et qui s’y sont pris comme des manches qu’ils sont.

              “La loi NOME qui oblige EDF ” je suis bien d’accord sur ce point , le genre de loi votée par des gens qui ne comprennent rien au marché.

              La vrai solution aurait été un marché libre dés le début, ce qui aurait certainement eu pour conséquence de ne pas développer le nucléaire ( lubie de l’état pour pouvoir développer des armes nucléaires )


            • Julien Le 08 décembre 2016 à 13h25
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              @zebulon

              On n’a rien libéralisé dans le marché de l’énergie : l’état a obligé par la loi EDF à vendre son électricité à pas cher à des concurrents pour qu’eux puissent la revendre plus cher. On est loin de “une entreprise fait ce qu’elle entend de son chiffre d’affaire”.

              Pareil pour le solaire : on oblige EDF (l’état, encore une fois) à racheter l’électricité solaire hors de prix à ceux qui en produisent… pour leur revendre de l’électricité moins cher.

              Ubu roi..

              L’état a obligé EDF (dont il est principal actionnaire au passage) à faire des choses ubuesques. Ca n’est pas ça, la libéralisation (même ultra, turbo, neo ou ordo).


            • madake Le 09 décembre 2016 à 02h42
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              Certes EdF mis à la contrainte fait des sottises, mais les entreprises privées seraient plus vertueuses?
              Bien que ça ne soit pas encore le cas, dans les faits,
              êtes-vous sûr de vouloir un parc nucléaire géré par des entreprises privées qui nous offriront une gestion rationnelle et rentable pour ses actionnaires, comme TepCo nous l’a démontré au Japon?
              Lorsque l’état impose des règlements abscons à ses administrations, c’est son service public qu’il dégrade et sa population qu’il insulte.
              La privatisation n’a pas que des vertus, et vouloir privatiser l’énergie, la distribution d’eau (demandez aux boliviens ce qu’ils en pensent! et aux habitants de Flint combien Veolia a bien su gérer ses priorités au prix de leur santé), la santé et les contrôles sanitaires…
              Sur le fond, et en prenant tous les biais humains propres à toute entreprise, une société privée, dont l’objectif est la rentabilité maximale, serait plus vertueuse qu’une administration, dont la raison d’être devrait être le service public?
              Je me permets une suggestion de soirée:

              http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=249160.html

              Vous pourriez y découvrir quelques faits étonnants.


        • Damien Le 07 décembre 2016 à 10h11
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          – Oui, bien meilleur que n’importe quel mode de fonctionnement libéral parasité par les financiers, cf. chiffres au dessus.

          – Oui, c’est l’évidence même. Plus de profs, plus de personnels médicaux = meilleurs services publics.

          – A termes il faut le même statut pour tout le monde, le plus avantageux. Et pour cela il faut supprimer le système privé et redonner aux gens la propriété des modes de production.

          – Mêmes avantages pour tout le monde en effet, en normalisation vers le haut et en faisant financer par les non-productifs : les actionnaires.


          • Julien Le 07 décembre 2016 à 15h49
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            “– Oui, c’est l’évidence même. Plus de profs, plus de personnels médicaux = meilleurs services publics.”

            Oui. Seulement nous sommes en France. Pour un professeur ou un personnel médical; combien d’administratifs diffus? Combien de personnes payées dans les collectivités territoriales dont les effectifs ont explosé ces dernières années (alors qu’auparavant, le service était satisfaisant, ou est donc ce service supplémentaire indispensable qui justifie l’explosion?).

            Quelques chiffres pour comparer avec nos voisins.
            http://img.over-blog-kiwi.com/0/93/36/00/20160103/ob_940fd2_capture.jpg


            • Wilmotte Karim Le 07 décembre 2016 à 16h57
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              Ha, avec les “nouvelles méthodes” de “management”, de plus en plus.
              Comme il faut tout évaluer, comme il faut des notes pour tout, avec 245 réunions (+ PV)…

              Beaucoup de paperasse, beaucoup de contrôle du travail, et tout cela est une bureaucratie de plus en plus lourde (qui nous vient du privé).


            • Clauzip12 Le 07 décembre 2016 à 21h13
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              je perçois une discution café du commerce.
              quand des convictions indépendantes d études et analyses ne sont pas présentés,tout discours est inutile et stérile.
              je suis persuadé de la spécificité du service public incomparable avec un service privé.


            • Julien Le 08 décembre 2016 à 13h29
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              Clauzip

              Vous avez dû ne pas voir le lien qui est dans mon message; qui n’est donc pas “indépendant d’études et d’analyse”.
              M’enfin bon, si votre argument “étudié et analysé” est : “je suis persuadé de la spécificité du service public incomparable avec un service privé”, alors on n’est pas sur les mêmes champs. J’essaie de raisonner et d’être sur un champ logique, quitte à me tromper et je ne demande qu’à ce qu’on me montre en quoi; vous, vous êtes persuadé d’avoir raison 🙂 . Il n’y a pas d’argument face à la foi 🙂


        • ALIN JAVIER HANNIER Le 07 décembre 2016 à 12h25
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          Ce qui est frappant c’est que ceux qui veulent un salaire et un statut pour tous , celui du libéralisme ne s’appliquent pas cette “norme” au reste de l’économie, c’est à dire aux entreprises , en effet pourquoi un.e ouvrier.e , un .e cadre , un.e patron.e, n’aurait pas à responsabilité équivalente tous la même rémunération. Est il juste qu’un salarié de chez Dassault jouisse d’avantages supplémentaires que celui de chez Lambert, Carrefour et vis versa . Les libéraux s’ils appliquaient leurs recettes à eux mêmes s’avéreraient au fond de fieffés totalitaristes. Qu’on ne s’y trompe, ils veulent le service minimum de l’Etat réduit à leurs seuls intérêts et le profit pour quelques uns d’entre eux.


          • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 13h49
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            C’est exactement ça.
            Ils veulent la liberté pour une petite catégorie de personnes.
            Et pour cette petite catégorie de personnes, il leur faut la possibilité de consommer low cost (avec la conséquence que cela a sur les salariés), de faire toujours plus de fric (et ce, même si les activités saccagent la nature), de se “débarrasser” des salariés quand ils veulent…

            Le pire dans tout ça; malgré tous les recules pour le reste de la population; c’est quand ça ne marche pas et que ça ne résout rien du tout.
            Ces mêmes personnes viennent t’expliquer la main sur la coeur que si ça n’a pas marché, c’est parce que nous sommes pas allés assez loin dans les réformes (tiens, ça me rappelle les paroles d’une autre idéologie).


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h36
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            “Est il juste qu’un salarié de chez Dassault jouisse d’avantages supplémentaires que celui de chez Lambert, Carrefour et vis versa . ”

            ça ne pose pas de problème aux libéraux si il s’agit des accords entre l’employeur et les employés, ça se passe entre eux et c’est l’entreprise qui finance.


          • clauzip12 Le 07 décembre 2016 à 22h09
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            Une étude universitaire à montré que la privatisation entrainait l’augmentation des charges , règles administratives et financières.
            Cela apparait comme logique.
            Les intérêts privés sont très protégés au de la de l’intérêt général qui par définition entraine toujours des charges et dépenses excessives(parceque sans valeur du point de vue libéral et capitaliste).


        • LS Le 07 décembre 2016 à 12h28
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          RB83, des réponses possibles à vos question :

          1) Oui, tout du moins pas moins que dans les autres pays de l’OCDE (USA, GB et Allemagne compris). Peut être avez vous mieux à proposer que tous ces gestionnaires public ou privée ?
          Ceci dit, cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner la recherche d’économies.

          2) Oui, jusqu’à maintenant, les gains de productivités sont très difficiles dans les services. Cela se fait généralement au détriment de la qualité. Cependant cela reste à voir à l’avenir, avec la révolution industriel des IC qui vient.

          3) C’est une vraie question.

          4) Pas sûr de comprendre et il ne peut pas y avoir de réponse objective.
          Peut être vous renvoyer au débat entre libéraux sur les notions ” d’équité” comme égalité des chances procédurale (John Rawls : “il suffit que la loi, par elle même, n’aggrave pas l’inégalité”) et “égalité” comme égalité des chances réelle (Amartya Sen : “il suffit que la loi corrige les sources sociales d’inégalités des chances des individus”).


        • PatateMystere Le 07 décembre 2016 à 13h54
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          Mon père est fonctionnaire. Je n’ai jamais vu personne bosser autant.


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h22
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            un fonctionnaire peut bosser énormément , mais est-ce que son travail est utile aux citoyens ?
            il y a des services complets dont l’unique objectif est de gérer de la paperasse que l’état s’est lui-même créé, donc ce travail est totalement inutile ( voire même nuisible ) pour les citoyens.

            pour cela , se reporter aux multiples rapport de la compte ( une bande d’ultra-libéraux sauvages comme chacun sait )


            • yack2 Le 08 décembre 2016 à 10h48
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              Allez demander aux grecs….Jolis pays d’escroc qui vivent au dessus de leurs moyens…. gnagnagna…..La Grèce est le laboratoire de vos théories basées sur des slogans,sur une propagande idéologique féroce.
              Regardez le résultats!
              Je me demande quelle est la part de cynisme ou d’ignorance nécessite la défense de ce modèle….Au service uniquement des 1% les plus riches.
              Les faits sont têtus selon OB….Les exemple légions …dont un pur,presque cristallin….celui des paysans qui votent à 95% à droite et se retrouvent égorgés par le système qu’ils défendent…..Je suis impressionné par la capacité d’un grand nombre de prendre fait et cause pour un système dont la barbarie n’est plus à prouver.Les 1% n’ont JAMAIS défendu le bien commun….Le modèle social issu du CNR ou de Roosvelt nous a assuré la prospérité par un moyen très simple la redistribution par l’état et l’impôt….le combat inverse n’a assuré que la prospérité des 1%.
              Pour info….726( sur 45000) repentis des Panama papers…BIngo:1,2 milliard….Alors les aboyeurs,si vous pouviez faire un effort dans la bonne direction?


            • Julien Le 08 décembre 2016 à 13h45
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              @yack

              Je crois que vous vous méprenez sur ce que nous défendons.
              Nous défendons les mêmes libertés et droits pour tous les citoyens, indépendamment de leurs opinions, métiers, compétences, etc. La même loi pour tous, loi dont le rôle est de protéger la liberté et la propriété de chacun.
              Le fait de “favoriser” par la loi les 1% n’a rien de libéral, c’est du copinage entre l’état et le privé; et nous le dénonçons autant que vous.

              Vous, vous avez l’intention d’égaliser tout le monde en utilisant la force de la loi. Ca n’a jamais marché qu’à très court terme ou à très petite échelle, et a très souvent conduit à des désastres humains; car ça repose sur l’axiome qu’un organe centralisé peut être plus efficace que les décisions de millions de gens, ce qui le condamne à une chasse perpétuelle aux dissidents (fiscaux, ou d’opinion). Votre modèle social nous a endetté sur un paquet de générations depuis une quarantaine d’année (avant ça, il dévaluait, donc appauvrissait les gens); et vous appelez ça une réussite.


            • PatateMystere Le 08 décembre 2016 à 15h54
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              Les plus grand utilisateurs de paperasse ne sont pas les services public mais les grandes entreprises. Pour l’avoir vécu, les procédures sont longues et chronophage. Il faut parfois plusieurs autorisations et signatures pour acheter un bête outillage de test a 400euros.


            • Amsterdammer Le 09 décembre 2016 à 18h06
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              “est-ce que son travail est utile aux citoyens ?”
              Cette question, on peut aussi la poser à propos d’un grand nombre de professions du secteur privé…


        • gelmad Le 07 décembre 2016 à 14h47
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          L’armée, c’est ce dont on peut se passer le plus facilement !
          Bien sûr au détriment “de la grandeur de la France” et surtout au détriment des oligarques multinationaux qui exercent leur prédation à l’étranger, notamment en Afrique, et à leur seul bénéfice.
          Regardez les suisses ! Et ils ont un PIB/hab nettement supérieur au notre ! et ils n’ont pas d’armée !

          Pour le reste je vois mal où il faudrait couper ? Dans la police, la justice, l’éducation, la santé…… ?


          • christian gedeon Le 07 décembre 2016 à 15h38
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            Il n’y a pas d’armée en Suisse??? Mdr…elle est classé trente neuf ième du monde en rapport effectifs/population…et armée de ce qui se fait de meilleur actuellement…avec un entraînement régulier de ce qu’ils appellent les milices,hautement formées,et prêtes à intervenir à tout instant(armes individuelles équipements et tenues à la maison). Arrêtez de dire des bêtises!


          • Jean Aymard Le 07 décembre 2016 à 15h49
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            Pour les coupures franches, il serait plus judicieux de regarder dans les administrations tentaculaires que dans les services actifs. Il est inconcevable de supprimer aujourd’hui des infirmières, profs, ou policiers. Par contre, dans les administrations territoriales qui ont explosées depuis 20 ans pour une efficience nulle, tout le système est à revoir. Et, aussi, tant qu’on y est, en réduisant DRASTIQUEMENT le nombre d’élus et leurs rémunérations. Les régions ont fusionné, mais gardé TOUS leurs élus et administrations. Pour quelle utilité ? On se le demande bien. De même, on pourrait réduire le nombre de députés, supprimer ou restreindre le Sénat, facilement à une centaine d’élus, et ne permettre aux “cumulards” de ne plus percevoir qu’une seule indemnité. (Et oui, leur indemnité correspond à une activité à temps plein ! Si un député veut aussi être maire ou conseiller régional ou président de ci ou de ça, il ne devra conserver QU’UNE SEULE rémunération. Parce que, honnêtement, je ne vois pas comment on peut être à 100% député, maire, député européen, conseiller régional, avocat conseil, etc.)


          • jp34 Le 07 décembre 2016 à 15h53
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            @ gelmad

            “Regardez les suisses ! Et ils ont un PIB/hab nettement supérieur au notre ! et ils n’ont pas d’armée !”

            hum…..

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_suisse


          • Gilles GUILLAIN Le 07 décembre 2016 à 18h43
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            Les comparaisons qui ne sont pas raisons me font “au mieux” rire…Je ne connais pas bien la Suisse, mais avec la réserve de coffre-forts qu’elle constitue, elle n’a vraisemblablement besoin d’armée, si la Suisse est restée un territoire protégé de la guerre, c’est que tout l’argent des Nazis y était planqué, Aujourd’hui la Suisse est aussi essentiellement une banque pour les capitaux des “évadés fiscaux” aucuns risque qu’elle soit envahie…comparons ce qui est comparable, et en terme de politique il me semble qu’aucun pays n’est comparable!


          • PatateMystere Le 08 décembre 2016 à 15h56
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            L’armée c’est inutile sauf si le furieu d’un pays voisin décide d’envahir la Pologne.


          • madake Le 09 décembre 2016 à 02h52
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            @gelmad

            Et voilà, vous parlez ce que vous ne connaissez pas:

            http://www.vtg.admin.ch/fr/armee.html


        • PatateMystere Le 08 décembre 2016 à 16h02
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          Les services publics financés par les citoyens. Hé bien non. Les services publics sont financés par les services publics.

          Parcours de la monnaie dans l’économie: on crée D’ABORD la monnaie, on la récolte ENSUITE dans le système (impôt). Pourquoi? parce que les services publics ont la fâcheuse tendance à être gratuits et que les fonctionnaires qui sont payé en monnaie on tendance a manger et consommer comme les autres (Une vrai honte). Ce qui veut dire que si on ne veut pas créer la monnaie de leur salaire tous les mois et avoir des risques d’inflation, il faut récupérer cette monnaie, donc lever un impôt.

          Donc non, ce n’est pas l’argent pris aux Français qui payent les fonctionnaires mais le travail des fonctionnaires qui augmente artificiellement le revenu des Français.


          • Julien Le 08 décembre 2016 à 16h41
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            Woula…

            Il doit y avoir un problème dans le raisonnement. Si l’état payait 500 000 personnes à creuser un trou dont personne ne veut en nous disant que c’est quand même indispensable pour l’intérêt général, vous diriez que ça augmente le revenu des français? Par quel mécanisme???

            L’état crée la monnaie. Si ça n’était pas l’état, ça serait quelqu’un d’autre; ou les gens troqueraient. Comprendre : les gens n’ont pas besoin d’état pour échanger entre eux. La monnaie n’est qu’un outil pour cela. Que l’état aie pour rôle la gestion de la monnaie n’implique pas que toutes les richesses appartiennent par défaut à l’état.


            • yack2 Le 08 décembre 2016 à 18h07
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              Voilà toute l’équation….Comprendre les phénomènes de création monétaire……Ce que l’on prend bien garde de faire..
              Malheureusement depuis près de 40 ans les états ont privatisé la création monétaire et l’enjeu majeur de toute politique au service du bien commun devrait être de reprendre ce contrôle…..On en est très loin…et on nous amuse avec la dette de l’état…
              La monnaie est bien un outil….il est au service des 1%


            • Julien Le 08 décembre 2016 à 18h47
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              @yack2 : Je suis partiellement d’accord là dessus.

              D’accord sur le fait que depuis que la monnaie a été confiée a des banques centrales, les états s’endettent et font donc du mal à nos générations futures, ce qui est de mon point de vue criminel.

              En revanche, avant cela (quand l’état battait monnaie), il dévaluait (voir le nombre de dévaluations entre 1900 et 1970). C’est moins immoral de mon point de vue, mais ça n’est guère beaucoup mieux. Une monnaie a un rôle de conservation de valeur. Si je travaille 1 semaine, je dois pouvoir conserver la valeur de cette semaine de travail à travers la monnaie, quel que soit le moment ou je décide de dépenser cette semaine de travail. La dévaluation empêche cela. C’est une forme d’impôt sur le patrimoine.

              Ainsi, quel que soit le gestionnaire de la monnaie, le problème de fond c’est que l’état est incapable de boucler un budget sans être déficitaire.
              La façon dont il règle ce problème (dévaluation ou endettement) importe donc peu.


          • Julien Le 08 décembre 2016 à 18h46
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            à annuler


            • yack2 Le 08 décembre 2016 à 20h20
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              Non ce qui est notable et criminel: c’est que depuis que l’état a renoncé a gérer la monnaie….il vote des budgets en déficit et prône des baisses de salaires et d’impôts ,les compensent par le crédit….(pour le plus grand bénéfice des plus riches…)
              Résultats: les plus riches contrôlent de la monnaie,bénéficient de baisses d’impôts et de salaires à la baisse pour la populace….prêtent à l’état,prennent les intérêts…Sans oublier la dérégulation pour le gigantesque casino….C’est pas beau la vie! There is no alternative….i


      • RGT Le 07 décembre 2016 à 18h35
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        Je serais pour qu’il vire certains fonctionnaires, mais uniquement les énarques qui pantouflent ou qui intriguent dans les ministères pour favoriser leurs copains “détachés” aux postes clés des entreprises du caca-rente.
        Et aussi ceux qui protègent leurs “copains” des enquêtes fiscales en utilisant le fameux “verrou de Bercy”…
        Et tous ceux qui sont “détachés” (privé, z’élus) ne puissent jamais remettre les pieds dans la fonction publique, considérés comme démissionnaires…

        Ainsi que les salaires, les pensions, les avantages des élus (d’active ou en réserve) totalement indécents dans le monde actuel.

        En parlant des élus, il faudrait AUSSI faire la chasse à l’absentéisme et en virer quelques-uns pour que les autres comprennent qu’ils sont payés pour bosser, pas pour faire la bronzette sur les plages ensoleillées…

        A mon avis, le “déficit budgétaire” tant honni par l’ensemble de la “classe politique” s’en trouverait largement réduit.

        A mon avis, il s’en prendra aux “pousse-cailloux” mais ne touchera jamais les gros poissons.


        • Catalina Le 08 décembre 2016 à 23h37
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          à mon sens, seul un audit nous parlerait de la vraie dette, il nous permettrait également de voir où l’argent est gaspillé en “emplois fictifs”. Par exemple, pourquoi payons nous encore des parlementaires puisque nous sommes gouvernés par l’ue et que c’est sa politique qui est imposée ? (et qu’ils ne se déplacent m^me plus pour aller voter), pourquoi payons-nous un président, un PM, et même un gouvernement puisque tout est décidé à Bruxelles ?


      • Sébastien Le 07 décembre 2016 à 20h36
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        Bah vous voterez quand même pour lui pour faire barrage au Fâââchisme.


      • V_Parlier Le 08 décembre 2016 à 10h34
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        Après tout, à côté de ce qui a été appliqué par Syriza pour avoir la gloire de rester dans l’Euro, le programme de Fillon serait un programme humanitaire…
        Il y en a même certains qui pourraient dire que c’est un programme castriste: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/cuba-se-separe-de-500-000-fonctionnaires-en-six-mois_919781.html 😀
        Ceci mis à part, l’article est de bien meilleure qualité que ce qu’on peut lire un peu partout sur Fillon. Même si sur certains points je tique un peu (la définition du conservateur, mais au moins une définition est donnée!)


      • Etienne2 Le 10 décembre 2016 à 09h38
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        Moi non plus, Fillon moins pire? Il n’y a dans son programme aucune mesure qui puisse froisser le système de racket de la finance globalisante où les oligarques ont tout verrouillé pour détruire une société et créer des classes nouvelles bien-pensante mais surtout lâches et hypocrites … ET LE CONSERVATISME est là et nulle part ailleurs,le reste n’est que du décorum pour draguer, les cathos, les bobos en tout genre parce que “leur identité nationale” serait en péril: ils mentent tous ou presque;
        Grande hypocrisie de taper collectivement sur Hollande en fin de règne, résultante d’un concept quasi-utopique de l’homme providentiel salvateur (le grand monarque);
        Ce monde politique a une incapacité à travailler ensemble et proposer une démocratie collégiale à long terme;
        Par exemple, un “Gérard Filoche”, quoi qu’on en pense de l’homme se fait tailler un costard pour qu’il apprenne à fermer sa bouche, par ses merdias payés par les usuriers.
        Je crois que la solution est de refuser collectivement de se rendre aux urnes: ce sont leurs élections pour un simulacre de démocratie._


    • Gier 13 Le 07 décembre 2016 à 07h00
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      “Rigoler pour pas un rond” dit plus haut Nico 13. Je ne sais pas si on va rigoler avec François, mais avec son programme le “pour pas un rond” risque fort de se réaliser pour beaucoup de français. Par contre, pour le patronat, il y a de belles perspectives de rigolade et d’enrichissement !
      Aller, nous vivons une époque formidable…


      • V_Parlier Le 08 décembre 2016 à 10h22
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        Bof, c’est un programme européiste. Les autres feraient pareil mais n’osent pas l’avouer (et ils ajouteraient du sociétal bidon pour faire “progressiste”).


    • step Le 07 décembre 2016 à 12h03
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      Un politique ne s’excuse pas, jamais. La notion même d’examen introspectif leur est étrangère, sinon ils ne seraient pas aussi sûr du caractère indispensable de leur leadership. Un leader (ou qui se croit tel) est le plus souvent basé sur un principe intellectuel assez frustre, car si il était apte à prendre en compte tous les tenants et aboutissants d’une décision, il en prendrait moins. Il est donc peu apte à complexifier pour réexaminer critiquement une de ses propres décisions, et donc à exprimer la conscience d’une erreur. Se greffe sur ce principe, un formatage fréquemment basé sur la répétition de la certitude d’être l’élite (au travers des “grandes écoles”), et donc une absence de recul critique.

      Vous seriez probablement frustrée de ne pas avoir ce que vous espériez de ce clown triste. Par contre les dégâts qu’il aura fait au bon fonctionnement du pays, eux, seront réels, même dans le cadre d’une application partielle de ses valeurs.


      • Spiridon Le 07 décembre 2016 à 14h58
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        Encore et toujours, les “grandes écoles” responsables. Il n’y a que les gens qui ne les ont pas faites pour croire à une ‘corporation’ d’anciens qui se tiendraient les coudes. Il y a belle lurette que les anciens élèves n’exercent entre eux aucune solidarité.
        Quant à F. Fillon il n’a pas l’ombre d’une trace de grande école dans son CV. Juste obtenu des diplômes de droit par équivalence sur la base de son “travail” comme attaché parlementaire (=porte-serviette d’un député ‘relation’ de papa). On est loin de l’École des Mines…


        • tepavac Le 07 décembre 2016 à 23h48
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          A ce niveau il ne s’agit plus de grandes écoles mais de fatuités individuelles.


        • step Le 08 décembre 2016 à 16h25
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          je n’ai pas dit qu’il étaient solidaires entre eux, mais qu’ils étaient persuadés collectivement de leur supériorité individuelle.


        • Cyri Le 08 décembre 2016 à 23h47
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          Ce n’est pas tant les écoles qu’il faut pointer ici. C’est le petit bout de la lorgnette, il s’agit plutôt de la classe sociale au vrai sens du terme, la seule qui existe : celle “des élites”. Voir le travail des Pinçon-Charlot, Les ghettos du Gotha.


    • david Le 07 décembre 2016 à 12h50
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      Le programme de Fillon c’est les GOPE (grandes orientations de politique économique) de la commission européenne. Son programme est parfaitement applicable dans le cadre de l’ue et de l’euro (du point de vu du peuple ça risque d’être plus tendu). Si on est pro européen, votez Fillon en 2017.


      • V_Parlier Le 08 décembre 2016 à 10h25
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        Je pense que c’est ce qui explique en grande partie son succès (car les électeurs sont encore européistes en majorité), d’autant plus qu’il est moins va-t-en-guerre sur le plan international que ses autres euro-frères ennemis.


  2. Gilles bernadou Le 07 décembre 2016 à 02h46
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    Mauvais calcul.
    Tant que la France reste dans l’Euro, son industrie ne pas redevenir compétitive.
    En 14 et après aussi, le franc était indépendant, donc mauvaise comparaison.
    Donc pas d’industrie compétitive = casse sur le modèle grecque.
    Et en fin de compte, terminee notre belle France!
    Et la bourgeoisie moyenne avec.
    Non, je ne vote pas pour; je reste gaulliste.


    • BEOTIEN Le 07 décembre 2016 à 03h37
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      Admettez que disposer d’une monnaie qui face pièce à l’omnipotence du $ n’est pas rien. Et qu’il ne nous est défavorable que par défaut de compétitivité (et qualité plutôt que prix) vis à vis de l’Allemagne. Et que si en sortir aurait de sérieux avantages (cf l’exemple topo de Sapir) il nous ferait aussi revenir aux vieux démons des d’évaluations compétitives dont les bénéfices ne durent que le temps de l’alignement des autres.

      Alors que si elle réussissait la stratégie de Fillon aurait certes l’inconvénient (considérable à mes yeux d’homme de gauche) de plus donner aux riches qu’aux pauvres. Mais en réduisant le service de la dette elle redonnerait les marges de manoeuvres qui permettrait une redistribution (qui pour l’instant va de facto aux possédants via l’endettement de l’Etat). Comptez sur ce pays pour reprendre ce qui sera engrangé. Comme la fait la gauche de 82 grâce aux efforts de Barre. ?


      • pascalcs Le 07 décembre 2016 à 06h31
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        Le problème étant et comme vérifié à de maintes reprises dans les années récentes, que l’Euro ne rend pas la monnaie de sa piece au dollar.
        Parlez-en à BNP, Deutsche Bank, Alstom et toute la légion des institutions et sociétés européennes qui restent inféodées au système dollar, plus d’une décennie après l’introduction de l’Euro.
        Le problème pour la France et d’autres n’étant pas intrinsèquement de dévaluer mais de surtout voir l’Allemagne réévaluer.


      • yann Le 07 décembre 2016 à 10h24
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        @BEOTIEN

        Ce sont les politiques libérales qui aggravent l’endettement. Barre a été l’un des plus grands destructeurs de l’économie française. Il nous a fait entrer dans un tunnel dont on n’est jamais sorti. Il faut vraiment que vous compreniez qu’une nation ne se gère pas comme un ménage ou une entreprise. En réduisant les dépenses de l’état en période de récession vous réduisez la demande faite aux entreprises. Quand vous réduisez la demande, vous réduisez leurs investissements. Au final l’expérience montre que les politiques de l’offre chère aux libéraux non seulement accroissent exponentiellement les inégalités, mais elles détruisent la croissance et font exploser l’endettement qu’elles prétendent combattre.

        Il faut le dire et le répéter la France a besoin d’une forte dévaluation, d’une politique de protection industrielle et d’une politique de relance de la demande intérieure. Tout le contraire de la politique de Fillon.


        • Jean Aymard Le 07 décembre 2016 à 16h01
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          Ce qui me fait dire que François Hollande est décidément totalement à côté de la plaque, avec son europhilie béate, son idée du protectionnisme comme étant le mal absolu, et sa persistance dans la politique de l’offre. Toutes les caractéristiques d’une politique libérale bourgeoise. Il y en a encore qui le pense sérieusement “socialiste” ?


          • V_Parlier Le 08 décembre 2016 à 10h28
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            Qui? Tous ceux qui vous répondront que votre commentaire est “populiste” (dans le meilleur des cas) ou ceux qui sont de droite (mais ça c’est de bonne guerre). Donc il ne restera plus grand monde à ne pas le trouver socialiste. Du moins socialiste à l’européenne.


      • step Le 07 décembre 2016 à 12h09
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        “Comptez sur ce pays pour reprendre ce qui sera engrangé.” Si il y a bien quelque chose qui a changé depuis 30 ans, c’est la perte de capacité pour les états (supposons qu’ils le veulent comme vous le faites) de prélever sur la richesse. Entre 82 et de nos jours, il y a la libre circulation des biens et la finance mondialisée. Votre analyse ne tiens pas. Les richesses ne seront pas dans une prochaine assiette fiscale et surtout cette politique ne réduira pas la dette. Regardez la Grèce: la purge a été violente, façon “blitzkrieg” pour reprendre son expression. Le ration de dette n’a fait qu’augmenter, car le PIB s’est violemment contracté sous l’effet de la fuite des capitaux vers des endroits plus rentables et stables pour investir.


    • Artiguste Le 07 décembre 2016 à 08h14
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      Votre comparaison n’est pas très bonne non plus. Le franc appartenait au bloc or, c’était un peu de carcan de l’Euro de cette période.


  3. pascalcs Le 07 décembre 2016 à 04h57
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    D’un certaine manière, son programme est cohérent dans la mesure ou un des piliers de la stabilité recherchée repose sur le maintien de la France dans le système Euro actuel. Or, nous savons entre-temps que tel dessein, dans la structure actuelle de l’euro, n’est réalisable que dans une logique de convergence étroite de nos pratiques budgétaires avec celle des pays dominés par l’orthodoxie financière qui caractérise les pays d’influence Rhénane et qui dicte les grands principes du fonctionnement actuel de l’euro.
    Donc Fillon n’a pas le choix dans la construction de son programme économique tant qu’il s’impose ce carcan. Le risque de casse supplémentaire du modèle “français” est donc très grand et parfaitement identifié par ses opposants. Dans l’isoloir il faudra avoir cette parfaite compréhension des conséquences d’un choix Fillon et ne rien regretter par la suite. Ce n’est pas, et de loin, la culture économique prédominante en France.


    • SARTON Bernard Le 07 décembre 2016 à 15h34
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      La grande bourgeoisie française a choisi Fillon (voir les résultats aux primaires à Neuilly et dans le 16èmeParis) à une très forte majorité, renvoyant Sarko-Juppé à la retraite pour inaptitude aux réformes nécessaires, pour sauver le capitalisme français face à la concurrence des bourgeoisies asiatiques et africaines en plein développement .Fillon et son équipe vont donc mettre à genoux les corps intermédiaires(syndicats-associations-collectivités locales)pour redonner de la compétitivité au capital français en plein déficit de concurrence et de dettes . La purge sociale prévue , commençée depuis Giscard – atténuée sous Mitterrand et Chirac – poursuivie sous Sarko et Hollande , sera très dure pour les masses populaires et devrait rencontrer une résistance plus ou moins violente . La crise du capitalisme en fin de vie sera encore plus violente sous Fillon , ce qui entraînera sûrement une révolution … L’histoire continue sa marche inexorable vers la fin du système capitaliste .


  4. placide Le 07 décembre 2016 à 06h30
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    Si j’ai bien compris et dit brutalement , Voter Fillon c’est voter allemand ?


    • pascalcs Le 07 décembre 2016 à 06h33
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      En tous cas, c’est définitivement s’aligner sur les vues de Wolfgang Schaueble.


      • JLR72 Le 07 décembre 2016 à 17h04
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        @pascals, tout à fait. Et on comprend d’ailleurs pourquoi la désignation de Fillon en tant que présidentiable LR fût si bien accueillie outre-Rhin (en particulier Schauble).


      • Pinouille Le 07 décembre 2016 à 17h14
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        Je suis d’accord.
        Le problème, c’est qu’on n’a pas la même économie, la même industrie, la même population, la même démographie…
        Il n’est pas garanti que les résultats soient les mêmes.


        • Bigglop Le 07 décembre 2016 à 18h49
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          Comme Valls et le PS, Fillon est branché directement sur Bruxelles par perfusion et ils reçoivent leur dose d’ordolibéralisme.
          Les divers commentaires sont basés sur le fondement d’une idéologie du capitalisme indépassable.
          Il parait impossible d”envisager une autre politique comme une économie écologique, sociale et solidaire basée sur une nouvelle constitution qui organise le politique, la société, les communs (droit de propriété)


    • christian gedeon Le 08 décembre 2016 à 11h03
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      Voter Fillon,c’est plutôt voter pour un homme raisonnable qui veut parler avec Poutine…mais chut faut pas le dire…çà pourrait désespérer ceux qui ont déjà trouvé leur futur mai 2018…et je rassure les rouges en chambre,compte tenu de son substrat d’emploi et du rapport emplois publics emplois privés,la France est aujourd’hui beaucoup plus proche d’une ex république soviétique que du “modèle “juste libéral…mais bon,on a les révolutions qu’on peut,entre deux vacances…


  5. Mo. Le 07 décembre 2016 à 06h54
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    Ça mouline un peu à vide en ce moment? Vous ne trouvez pas?
    Il n’est même pas encore élu qu’il est déjà accusé de tous les maux. Coupable de tous nos malheurs passés, présents et futurs.


    • Bigtof Le 07 décembre 2016 à 07h27
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      N’oubliez tout de même pas qu’il a été 1er ministre pendant 5 ans ! Alors, oui, il,est aussi responsable des malheurs passés !


    • yann Le 07 décembre 2016 à 10h31
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      En même temps son programme est grotesque et ne fera qu’augmenter l’endettement, le chômage, et la misère. Les gens veulent bien d’une politique difficile si elle mène quelque part, mais la l’auto-flagellation libéral on sait très bien que cela ne mène nul part. Si cela augmente les revenus des 10% d’en haut c’est tout.


      • step Le 07 décembre 2016 à 12h11
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        “Si cela augmente les revenus des 10% d’en haut c’est tout.”… mais c’est bien un but suffisant en soi pour certains.


      • christian gedeon Le 08 décembre 2016 à 11h11
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        Vous êtes fonctionnaire? parce que moi,petit entrepreneur privé,je trouve la baisse des charges indispensable.Comme la limitation du nombre de cons qui nous emmerdent parce que la porte des toilettes fait un centimètre de moins que prévu…je veux dire qu’il y a le vrai monde,à risques,et puis le monde “protégé ” tranquille…mes salariés eux,n’ont pas droit à deux jours de carence pour un mal de tête ou des enfants sans garde,ou les courses avec les copines…si je me casse la gueule,les assedic,ce n’est pas pour moi…quand,la DDE fait 28 heures par semaine poses comprises,çà me fait chier…et quand je vais à la mairie demander un papier et que je vois un ou une qui bosse,et trois qui se font la causette,çà me gonfle…voilà,c’est clair comme çà???je suis un gros con? Ben j’assume complètement!


        • yann Le 08 décembre 2016 à 13h10
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          Pauvre petit entrepreneur malheureux. Vous êtes la preuve qu’être chef d’entreprise ne rend pas plus intelligent. Il faut vous sortir du crâne que votre intérêt ce n’est peut-être pas l’intérêt de la nation dans son ensemble. Les politiques de baisse des charges ne créeront ni croissance ni emploi. Elles vont juste accroitre encore les inégalités et réduire un peu plus la demande intérieure. Si vous êtes réellement chef d’entreprise, vous devriez savoir que c’est d’abord la demande qui est importante pour vous. C’est ce qui conditionne l’investissement. Si la demande décroit à cause des lubies libérales, les charges auront beau baisser, vous serez obligé de réduire la voilure, et de licencier. Vous pouvez jacasser sur les charges et les impôts autant que vous voulez, le problème macroéconomique est ailleurs.


          • yack2 Le 08 décembre 2016 à 13h48
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            Je crois que c’est peine perdue,le choix des propagandes de droite est de diviser les intérêts et de focaliser chacun sur son propre domaine…en occultant tout de la macroéconomie,de la création monétaire, etc…
            Tant que nos médias refuseront de faire ce travail d’information,rien ne pourra évoluer.
            Les petits ou moyens patrons ne comprennent pas qu’ils ont les mêmes intérêts que leurs salariés ,à savoir un niveau de redistribution qui permette une forte demande.
            Le génie de la propagande de droite est de faire croire à plus de 50% d’entre nous que les intérêts des 1% est le leur….et ce n’est pas avec ce PS que les choses vont s’améliorer.


        • Krystyna Hawrot Le 08 décembre 2016 à 14h48
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          On n”a pas besoin de détruire l’Etat pour sauver les PME. Il suffirait de décider qu’un petit chef d’entreprise salarié de son affaire cotise aux ASSEDIC (tous comme les professions libérales qui payent mais ne touchent rien) et peut donc se retourner en cas de faillite, poursuivre les grosses entreprises pour évasion fiscale et diminuer la fiscalité sur les PME, voire associer les entrepreneurs à la gestion des fameuses normes absurdes que vous évoquez – qui existent réellement mais beaucoup ont été pondu par l’Union Européenne.


        • Etienne2 Le 11 décembre 2016 à 14h11
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          Ce sont nos élus qui sont responsables, ils savent ce que vous dénoncez à juste titre;il faut manger dans leur main pour avoir la paix, et encore ce sera une paix de dépendance et de perte de souveraineté individuelle:pour moi le problème est là.
          Il leurs faut des lavettes pour essuyer ce qu’ils ont eux-mêmes souillé, technique d’encadrement et “in fine” c’est avec l’argent des travailleurs qu’ils divisent la population. On est mal-barré.


    • Lili Le 07 décembre 2016 à 12h04
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      Eh que oui ! L’idéologie égalitariste est tellement implantée dans le cerveau des français (ne parlons même pas de nos faiseurs d’opinion !!!) qu’ils ne savent même plus apprécier l’idée même de liberté ! Néanmoins, le vote aux primaires de la droite laisse à penser qu’ils se réveillent d’un lourd sommeil… Alors que cela déplaise est compréhensible.


      • Alain Rousseau Le 07 décembre 2016 à 13h35
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        Fillon a été désigné candidat de la droite et du centre par moins de 3 millions de Français, sur un corps électoral qui en compte 45 millions. Donc, pour l’instant, Fillon représente, à tout casser, un électeur sur 15, et non pas la majorité des Français comme on veut déjà nous le faire croire. C’est un fait, point à la ligne, comme dirait Mickael Moore.


        • patrick Le 07 décembre 2016 à 20h44
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          C’est le principe de toute primaire. Il ne faut pas en attendre autre chose 🙂


      • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 18h14
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        Mais arrêtez un peu avec vos histoires de liberté.
        Pourquoi vous n’assumez pas que vous voulez des libertés pour seulement une partie de la population ?

        Vous êtes au courant que certains pays ont appliqué des mesures libérales et que ça n’a en rien amélioré la situation ?
        Du genre, en Italie et en Argentine par exemples.
        Renzi a bien flexibilisé le contrat de travail, et malgré cela le chômage reste élevé (quasi 12%) et la croissance est en berne (ils vont faire à peine 1 % si tout va bien).

        En Argentine, Macri a viré je ne sais pas combien de fonctionnaires et a abaissé la fiscalité des plus riches.La baisse de la fiscalité des plus riches auraient dû favoriser les investissements industriels. Mais manque de bol, ils préfèrent spéculer sur la devise depuis que le pays a de nouveau accès aux marchés financiers.
        Résultat, le pays s’est enfoncé dans la récession et la pauvreté à augmenter.
        C’est incroyable de voir les libéraux trouver toujours des excuses même quand on applique leurs recettes.


        • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 18h19
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          Suite du message : D’ailleurs, au sujet de l’Argentine, sur Contrepoints, ils vantaient la politique de Macri.
          Désormais, on ne les entends plus sur ces sujets.

          Même pas le courage de reconnaître que les mesures adoptées n’ont strictement rien amélioré.
          Et en plus de ça, ils nient tout en bloque que ça sera de plus en plus difficile de faire de la croissance vu le vieillissement des populations en Occident et vu qu’on ne peut plus se permettre de faire n’importe quoi avec la nature.


        • patrick Le 07 décembre 2016 à 20h38
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          ne confondez pas libéralisme ( philosophie de la liberté de l’individu ) et mesures économiques vaguement libérales.

          Fillon n’est pas un libéral sur le plan économique, il essaie de sauver un système en faillite en essayant de mettre un peu d’ordre dans les comptes , et supprimer 10% des postes de fonctionnaires sans redéfinir les missions de l’état ça ne va pas servir à grand chose.

          Fillon est un peu libéral sur le sociétal , il choisit de ne pas toucher à certaines choses qu’il n’approuve pas et ça c’est libéral ( tu peux penser ce que tu veux , tu peux vivre comme tu veux , tu ne me fais pas c… , c’est tout )


          • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 21h03
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            J’adore.
            Donc faciliter les licenciements, baisser la fiscalité ds plus riches, baisser la dépense publique ne sont donc pas des mesures libérales.
            Bon ok ok.


            • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h50
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              Une mesure libérale serait de se dire ” quels sont les missions de l’état que l’on conserve ? police , justice, armée , un oeil sur les infrastructures et l’instruction publique et le reste on vire ( rien à fiche d’un ministère de la culture , de l’agriculture , de la francophonie , des anciens combattants … ).
              Les licenciements ? l’état est le plus mauvais employeur de France , ce n’est pas à lui de s’occuper de ça.
              Fiscalité ? une flat tax et plus de niches fiscales ou de code des impôts de 3000 pages incompréhensibles.

              Le reste c’est du bricolage.


            • Cyri Le 09 décembre 2016 à 00h03
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              @Patrick : ” police , justice, armée , un œil sur les infrastructures et l’instruction publique et le reste on vire”
              Mais c’est les USA, il suffit de déménager tout simplement. On voit bien que ça leur réussi très bien le libéralisme.


    • Alain Rousseau Le 07 décembre 2016 à 14h33
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      “Il n’est même pas encore élu qu’il est déjà accusé de tous les maux.”

      Surtout qu’élu, il ne le sera peut-être pas, en plus…


    • Jean Aymard Le 07 décembre 2016 à 16h05
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      Cela s’appelle “être prévoyant”, et anticiper les malheurs à venir. Cela permet de faire un choix en toute conscience avant d’arriver devant l’urne.


      • Catalina Le 07 décembre 2016 à 17h36
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        je ne comprend toujours pas comment on peut cautionner le vote. En effet, il est clair que les petits partis sont évincés au profit du parti unique qui fait la politique de l’ue.
        En quoi est-ce un vote ?
        Quelqu’un aurait-il la gentillesse de m’expliquer ?
        Pour moi, voter, c’est avoir le choix or je ne l’ai pas, est-ce que je suis dans l’erreur et est-ce que les Français s’expriment véritablement où sont-ils canalisés dès le départ vers le parti unique ?
        Quand je vois que les programmes ne seront plus distribués, que le temps de parole a quasi disparu pour la majorité des candidats, c’est vrai, je n’ai pas du tout l’impression de voter.


  6. Werrebrouck Le 07 décembre 2016 à 08h33
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    Le Plan Fillon dans sa dimension simplement budgétaire provoquera une dépression importante .http://www.lacrisedesannees2010.com/2016/12/programme-fillon-une-economie-de-l-offre-embourbee-dans-l-euro.html.
    La baisse des dépenses publiques est concernée par un multiplicateur budgétaire élevé, alors que la baisse de la pression fiscale est assortie d’ un multiplicateur budgétaire très faible. Globalement l’effet dépressif de la baisse de la dépense publique est beaucoup plus élevé que l’effet d’expansion assuré par la diminution de la pression fiscale.


    • LS Le 07 décembre 2016 à 13h20
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      Oui mais pas dans un premier temps.
      F. Fillon a déjà annoncé que le déficit se creuserait dans la première moitie du mandat et qu’il récolterait les fruits de sa politique, avec le retour de la croissance, vers 3% dans la 2nd moitié.
      A court terme, (moins que dynamiques d’investissements), c’est le déficit qui impact à l’ordre 1, l’effet de variation de dépenses et de recettes étant à peu près symétrique.
      A long terme, on profite des hauts de cycle (faible multiplicateur) pour se désendetter. Du Keynes quoi…
      Je ne crois pas que ce plan marchera (cycle endettement/désendettement trop rapide, euro rigide, segmentation du syst. productif, liberté flux capitaux…) mais je ne le vois pas, en soit, aussi simpliste que vous le présentez.


      • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 22h18
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        3 % de croissance…
        Même l’Allemagne, qui est une grosse puissance exportatrice, est loin de faire ça.
        Il vit dans une bulle où bien ?


    • patrick Le 07 décembre 2016 à 20h47
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      Nous sommes dans une impasse et il n’y a pas de solution confortable pour en sortir.
      L’excès actuel de dépenses publiques asphyxie doucement le pays , mais toute tentative pour briser ce carcan passe forcément par des moments difficiles.

      Attendons la faillite finale qui résoudra le problème.


      • Nico 13 Le 07 décembre 2016 à 21h19
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        Là je suis d’accord.
        De toute façon, ce n’est pas quelques mesures libérales qui vont arranger le truc.
        Donc que la faillite vienne le plus vite possible pour qu’on envisage autre chose.


  7. Vadim de Chevreuse Le 07 décembre 2016 à 09h49
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    Avec l’appauvrissement général du pays, le fonctionnement des “services publics” en France se rapproche de plus en plus du principe “faire semblant de payer les gens pour qu’ils fassent semblant de travailler”. Une grande réforme réductrice de tout cela me semble absolument inévitable.


    • yann Le 07 décembre 2016 à 10h32
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      On verra si vous serez heureux quand les médecins feront semblant de vous soigner dans le fabuleux monde du tout privé.


      • patrick Le 07 décembre 2016 à 20h43
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        je ne vois pas pourquoi un médecin privé ferait semblant de soigner , il n’y a aucun intérêt , contrairement à un médecin fonctionnaire qui n’a pas besoin de clients.


        • yann Le 08 décembre 2016 à 00h34
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          Pour que vous reveniez plus tard vous faire à nouveau soigner. Il faut avoir l’esprit malade pour croire que l’action d’un individu mue uniquement par l’intérêt pécuniaire est toujours bonne. L’industrie médicale a-t-elle besoin de gens en bonne santé pour ses profits ou a-t-elle intérêt à ce que vous soyez toujours obligé de dépendre d’elle? Si vous réfléchissiez 5 mn à ce genre de question, vous comprendriez pourquoi la base même de la théorie libérale est fausse. La somme des intérêts individuels n’est pas et n’a jamais été l’intérêt collectif. La plupart des grandes oeuvres de l’humanité ne furent pas le fruit de l’intérêt économique, le sermon d’Hippocrate ne découle pas non plus pas d’une logique économique. Les médecins vous soignent parce qu’ils font montre de respect envers leur propre logique de principe, leur tradition, et non parce qu’ils y ont un intérêt économique.


          • yann Le 08 décembre 2016 à 00h35
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            Si le monde était uniquement régi par la logique de l’intéressement économique, il s’effondrerait. C’est l’éducation et les valeurs des individus qui conditionnent leurs comportements, pas l’intérêt économique. Mais pour prendre un exemple simple, les USA ont le système de santé le moins efficace et le plus couteux de toute l’OCDE et pourtant tout y est privatisé.


    • Roland Le 07 décembre 2016 à 12h17
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      Il serait peut-être temps de rappeler que ce qui est présenté comme des avantages attribués aux fonctionnaires ne sont en fait qu’un cadre indispensable. En effet le statut de la fonction publique mis en place après la guerre avait pour but de protéger le fonctionnaire des exigences de notables qui auraient pu être tentés d’enfreindre la loi. Pour ce qui concerne les salaires il faut rappelé que pendant les trente “glorieuses” à qualifications égales les fonctionnaires étaient payés trente % moins que dans le privé. Enfin la garantie de l’emploi doit être assurée à chaque “citoyen” le chômage est tout simplement anticonstitutionnel. ! La constitution n’étant plus qu’un vulgaire chiffon de papier bien que votée par le peuple français ; il suffit à nos “zélus” de se réunir à Versailles pour s’autoriser à s’asseoir dessus.


      • patrick Le 07 décembre 2016 à 20h42
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        je ne vois pas en quoi le chômage pourrait être anticonstitutionnel , on pourrait aussi classer la grêle ou le gel comme anticonstitutionnel parce qu’on n’aime pas ça 🙂
        la constitution doit juste se limiter à définir et limiter les pouvoirs de l’état et protéger les citoyens des dérives de ce même état.


        • Didier Le 07 décembre 2016 à 21h15
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          … mais surtout pas à le protéger des dérives des entreprises privées, n’est-ce pas.


          • patrick Le 07 décembre 2016 à 21h54
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            ça c’est le rôle de la loi, pas de la constitution.
            les entreprises privées sont le plus nuisibles quand elles bénéficient du support de l’état , ça s’appelle du capitalisme de connivence.


      • christian gedeon Le 08 décembre 2016 à 11h15
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        J’ai bien ri…comme çà,le fait que les conducteurs de TGV partent à la retraite à 52 ans,c’est à cause des notables… qu’est ce que je suis bête alors! Je n’y avais pas penséMais c’est bien sûr,le notable va demander que le train l’attende…


  8. samsao Le 07 décembre 2016 à 09h58
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    Pour n’avoir plus de dettes, il faut faire abroger la loi 73-7 du 3 janvier 1973 que fit voter Pompidou et en découle l’article 123 du traité de Lisbonne “Il est interdit à la Banque Centrale européenne et aux banques centrales des états membres d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions organes ou organismes de l’union….
    qui obligeait l’état français a ne plus emprunter d’argent à la banque de France, avec cette loi chaque année en moyenne nous payons 45 milliards d’Euros d’intérêts. En fait cela revient à prélever sur notre travail et notre production plus de 120 millions d’Euros par jour.
    S’il n’y avait pas ce type de loi notre dette ne serait que 20à 25%du PIB soit 1400milliards plus faibles que ce qu’elle est actuellement.


  9. Hakim Le 07 décembre 2016 à 10h30
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    Sous ce verni “réactionnaire” se cache un homme soumis au pouvoir mondiale. N’a-t-il pas été adoubé par Bilderberg en 2013 ? Va-t-il sortir la France du piège dans lequel elle est ? Sûrement pas !
    Il va continuer le travail méthodique du démantèlement national comme l’exige la construction européenne tout en ayant un discours qui flatte la nation et ses structures traditionnelles.

    Comme par hasard, il n’a pas pu développer son programme sous Sarkozy ? Il ferait même mieux en étant président ? Alors qu’il est soumis aux mêmes cercles de pouvoir ?


  10. christian gedeon Le 07 décembre 2016 à 10h54
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    Pauvre Fillon…même pas assuré d’être au deuxième tour,mais déjà coupable responsable,condamné et presque exécuté.le coup de la bourgeoisie du XIX èmé siècle est pas mal non plus.Mais un peu d’imagination que diable…il n’ y a pas encore eu fasciste,valet des maîtres de forges,vendu aux banques,homme de la trilatérale,grand inquisiteur…hobereau châtelain aussi tiens! Personne n’ a encore évoqué les serfs qui entretiennent ses terres. Et je suis quasiment sûr que des “journalistes d’investigation ” doivent creuser comme des fous pour voir s’ils ne peuvent pas dénicher un petit croustillant concernant ses moeurs,ou celles de ses enfants ou de son chien…ou son côté anti culturel,tiens aussi!il n’aimerait pas Roland Barthes,ce rétrograde…ou alors l’attitude de son arrière grand père pendant l’affaire Dreyfus! Tout cela est franchement ridicule.


    • Lili Le 07 décembre 2016 à 12h16
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      Que voulez vous mon brave monsieur ! L’asservissement aux sauces marxisées est tel que même un Jung serait un bien piètre guérisseur !!! Les calculs électoraux au détriment du Bien Commun faisant le reste… Cela étant je plussoie à votre commentaire… et revendique ainsi avec honneur d’être du “19ème” !


      • Didier Le 07 décembre 2016 à 21h17
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        Très bien. Restez-y.

        Avec le bonjour des sauces marxisées.


    • Wilmotte Karim Le 07 décembre 2016 à 13h47
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      Mais, en dehors d’avis sur la forme, il vous arrive d’avoir un avis argumenté sur le fond?
      Vous n’aimez pas les mots employés, trop chargé selon vous.

      Est-ce que ces mots sont appropriés, dans le cas présent?
      Le reste, ce sont vos émotions, et celles-ci ne constituent pas encore un argument valable.


      • christian gedeon Le 07 décembre 2016 à 15h58
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        Ah,avis sur la forme…parce que pour vous,les propos de M. Godin,c’est de”la forme”…parce que pour vous,notre fonction publique ne souffre aucune critique et ne doit pas être réformée? parce que pour vous notre “éducation nationale ” est au top?parce que pour vous notre système de santé est aujourd’hui égalitaire? parce que pour vous le mille feuille administratif est une illusion de nos sens abusés? parce que pour vous,il est normal que les régimes de retraite soient aussi inégalitaires? je peux continuer comme çà sur des pages…parce que pour vous,l’imbroglio juridique et administratif au quel se heurtent les entreprises,c’est “progressiste “?parce que pour vous,il est normal d’être du côté des islamistes d’Al Nosra et de Daech dans l’affaire syrienne? de ne pas appliquer la loi concernant les signes ostensibles religieux?de regarder nos entreprises délocaliser sans piper mot? de continuer le petit jeu pervers qui lie syndicats et “grand patronat” et en fait payer les pots cassés à nos PME,PMI? de camoufler les chiffres du chômage avec force “formations ” dont beaucoup de bidon,et les emplois “aidés”?


        • Karim Wilmotte Le 07 décembre 2016 à 20h20
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          Essayez tout de même de parler de l’article, pas de celui que vous avez cru lire.

          L’article caractérise le programme de Fillon et essaye de déconstruire la mécanique de base qui le sous-tend.


  11. Chris Le 07 décembre 2016 à 11h46
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    La « faillite de l’Etat » est la grande peur de la classe moyenne française.
    Ce n’est pas les cadeaux fiscaux aux transnationales et la braderie des biens publics qui lui assuraient encore quelques revenus, qui vont détourner l’Etat français en faillite.
    Son endettement à hauteur de son PIB prouve qu’il est déjà en faillite ! Même si son recours à la BRRD et loi Sapin, permet au Gvt de s’emparer légalement de l’épargne, qui s’élève aux dernières nouvelles à 10’000 milliards d’actifs, dont 45% en assurances-vie…
    Je suis tout à fait d’accord avec Hakim :
    “Fillon, va-t-il sortir la France du piège dans lequel elle est ? Sûrement pas !
    Il va continuer le travail méthodique du démantèlement national comme l’exige la construction européenne tout en ayant un discours qui flatte la nation et ses structures traditionnelles.”
    Et ce qui restera de la “classe moyenne” n’aura plus que les yeux pour pleurer, de concert avec les sans-dents “déplorablement” assignés à la misère.


    • Boris Le 07 décembre 2016 à 15h21
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      Bonjour Chris,

      Vous affirmez que “L’endettement à hauteur du PIB prouve que l’Etat est déjà en faillite”.

      N’est-il pas malhonnête intellectuellement de faire le ratio d’un flux avec un stock ?

      Nous rapportons la dette pluriannuelle de l’Etat à ses recettes de l’année.


      • patrick Le 07 décembre 2016 à 22h00
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        le PIB lui-même ne veut pas dire grand chose , surtout quand il est constitué à 57% de dépenses publiques.

        Il faut effectivement comparer la dette aux rentrées fiscales ( donc annuelles ) mais il faudrait surtout comparer cette dette aux capacités de l’état à économiser sur ces rentrées pour rembourser la dette … ah zut !! nous sommes en déficit chronique depuis 40 ans , donc incapacité totale à rembourser quoi que ce soit et même à avoir simplement un bilan équilibré , ça s’appelle un dépôt de bilan.


        • yann Le 08 décembre 2016 à 00h49
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          Vous racontez n’importe quoi. Le seul problème de la nation française c’est la dette extérieure et le déficit commercial. En réalité la dette publique est le pilier du libéralisme, c’est en endettant les puissances publiques que la machinerie libérale a pu continuer à tourner depuis 74. La France n’est pas le seul pays endetté, c’est l’ensemble des anciennes nations industrielles qui le sont des USA au Japon en passant par l’Allemagne. Et cet endettement est le produit du globalisme. En détruisant l’industrie en occident, on a détruit la demande solvable. Mais comme il fallait continuer à faire consommer le consommateur occidental, on l’a endetté lui, son état, et ses entreprises.


          • yann Le 08 décembre 2016 à 00h49
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            C’est cet endettement qui a pris fin en 2007. Comme les consommateurs occidentaux avaient atteint leurs limites, on a transféré les dettes sur les états pour que la machinerie globaliste et libérale puisse continuer à tourner. Il est drôle de voir les libéraux dans votre genre continuer à déblatérer sur le gros méchant état quand ce sont justement les politiques libérales qui produisent ces endettements constants. Vous êtes comme les communistes des années 80, ça ne marche pas parce qu’il n’y a pas assez de communisme. Le libéralisme il n’y en a jamais assez même si ça n’a jamais marché.


            • patrick Le 08 décembre 2016 à 09h22
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              Donc tout ça n’a rien de libéral puisque ce sont des choix faits par les états et les gouvernements
              L’endettement des états est directement de la faute des gouvernements et indirectement des citoyens qui ont élu ceux qui leur en promettaient le plus ( comme pour les prêts toxiques de ces s.. de banquiers signés à tour de bras par tous les barons des collectivités locales ).

              Notre système occidental du toujours plus entraîne forcément de vivre à crédit sur le dos des générations futures.


  12. Frédéric Le 07 décembre 2016 à 11h46
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    Quand Romaric Rodin dit que Fillon, avec ses promesses de revenir au capitalisme du XIXème siècle, répond parfaitement aux désirs de la classe moyenne française, il suppose que cette même classe moyenne se pense au XIXème siècle. J’en doute, cette vaste classe moyenne a grandi dans une France qui est passée par la grande dépression des anées 30, la deuxième guerre mondiale et le redressement grâce à une économie semi-planifiée (gaullisme). Le souvenir de la prospérité du temps de De Gaulle est plus proche que le XIXème siècle, et encore plus proche le déclin de l’Angleterre et des USA à cause du Thatchérisme que le reste de l’Europe a imité et lui a fait suivre le même chemin. C’est vrai que les gens qui ont voté pour Fillon semblent avoir oublié cette cause de déclin que leur candidat promet de renforcer, mais n’oublions pas l’effet Trump. A mon sens Fillon se contente d’utiliser la recette Trump, l’iconoclastie, avec comme point d’orgue l’arrêt de la confrontation avec la Russie, l’espoir d’un nouvel ordre mondial multipolaire, dans lequel la France pourrait sortir la tête, et l’acquitement définitif de l’ordre créé il y a 60 ans par la deuxième guerre mondiale.


    • step Le 07 décembre 2016 à 12h15
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      c’est bien ce que je reproche au texte de romaric godin. Ne pas définir la “classe moyenne”. Dans son texte, mais ce n’est pas explicité, je pense qu’il renvoie à la bourgeoisie façon XIX quand il y avait encore une noblesse. Cela renverrait à notre époque à la portion 85/95% des hauts revenus. On est loin de l’acception “classe moyenne” sauce “les crises” qui parle principalement de tout ce qui est au dessus du bottom 15 et en dessous du top 15.


  13. Georusse Le 07 décembre 2016 à 11h52
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    Arrêtez un peu avec cette question de réduction du nombre de fonctionnaires.. Et ces attaques contre Fillon à ce sujet.

    Mr Fillon propose de supprimer 500,000 postes (sur plus de 5 millions existants) et cela sur 5 ans… C’est à dire un gain de “productivité” (au sens amélioration du service public) de .. 2% par an…

    C’est microscopique, c’est cosmétique… Mais chaque fois que l’on parle de sujet.. Tout une classe se met vent debout…

    C’est une mesure tout à fait salutaire qui va devoir imposer des véritables changements d’habitudes, des recherches d’amélioration et d’efficience…

    Soyons courageux…


    • yack2 Le 07 décembre 2016 à 13h12
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      5oo ooo chômeurs de plus…. microscopique et cosmétique….C’est comme: le smig est trop haut…
      Il est des fois…..je me prends à chercher ma fourche dans le jardin.


      • step Le 08 décembre 2016 à 16h30
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        vous oubliez les chômeurs induits par la baisse de la demande…


    • Wilmotte Karim Le 07 décembre 2016 à 13h53
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      En Belgique, on eu une réduction linéaire de 4% des budgets de personnel en 2015 et ensuite c’est 2% par an jusqu’en 2019.

      1- En fonction des services/secteurs, c’est une catastrophe. Certains services annoncent (officieusement, il y a des choses qu’il n’est pas bon de dire très haut et très fort) que certaines missions ne pourront plus être assurées (et donc, dans le meilleur des cas, passeront après le reste).

      2- Qu’il est plus que temps que les travailleurs belges, français, allemands ou lapons comprennent que seule une solidarité forte et des luttes communes nous permettra de faire barrage d’abord, de reprendre les conquêtes sociales ensuite.


    • RD Le 07 décembre 2016 à 22h33
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      Lorsque le monopole des avocats a été attaqué tous des bobos de gauche et de droite se sont ligués pour faire barrage au projet.
      Chacun défend son bout de gras c’est le principe de capitalisme.


    • Cyri Le 09 décembre 2016 à 00h19
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      Mais bien sûr, parce que tout le monde a compris que ce sont les fonctionnaires inutiles et trop payés des ministères et autres Sénat que l’on va supprimer. On laissera tranquille les hôpitaux, les écoles et policiers…C’est toujours aux autres qu’on demande d’être courageux.
      http://www.politique.net/2009060301-appartement-de-francois-fillon.htm


  14. Au sud de nulle part Le 07 décembre 2016 à 13h33
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    Cet article rejoint brillamment la théorie d’Emmanuel Todd selon laquelle les classes moyennes égoïstes “je suis Charlie” ne veulent rien savoir de l’ancienne pseudo-méritocratie et de la misère croissante en s’accrochant désespérément à leurs petits conforts bourgeois.


  15. Fritz Le 07 décembre 2016 à 22h09
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    Quand je vois le délire fielleux déversé sur Fillon, j’aurais presque envie de voter pour lui.
    Rassurez-vous : en aucun cas, je ne voterai pour un partisan du Medef et de l’Union européenne.
    Fillon mérite d’être combattu, pas d’être insulté ou caricaturé.


  16. ulyssemérou Le 08 décembre 2016 à 10h54
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    A propos de la suppression de 500000 fonctionnaires.
    Il faudrait préciser 1 ou 2 éléments :
    1/ On entend et lit ça et là que ça ne représente même pas 10% des effectifs puisqu’il y a 5.6M de fonctionnaires en France et que ce n’est donc pas si énorme. Sauf que par définition, le Président ne peut réellement influer que sur les effectifs la fonction publique d’Etat, la Territoriale est gérée par les collectivités et je doute qu’une réduction dans l’Hospitalière soit à l’ordre du jour (burn out dans les hôpitaux publics, vieillissement de la population…)
    Il a aussi déclaré ne pas vouloir diminuer les effectifs de police (insécurité, lutte contre le terrorisme…) Il est d’ailleurs intéressant de constater que tous les candidats de la primaire des Républicains étaient nettement plus à l’aise pour citer les domaines dans lesquels ils ne diminueraient pas les effectifs que ceux dans lesquels ils les diminueraient.
    Il s’agit donc d’une diminution de 500000 sur un effectif de 2 250 000 (fonction publique d’Etat sans la police).
    Ce qui fait 22% et non plus 10%. Sacré cure d’amaigrissement quand même!

    2/ Supprimer 500000 emplois publics augmenterait mécaniquement le chômage. Et probablement de + de 500000 personnes. Un emploi public en moins, c’est aussi un consommateur potentiel en moins, ce qui nuit aussi au secteur privé.


    • yann Le 08 décembre 2016 à 13h17
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      À cause de l’effet multiplicatif et de la réduction de la demande intérieure qu’occasionnerait une telle politique, vous pouvez doubler le chiffre. 500000 fonctionnaires en moins cela fera au moins autant de chômeurs dans le secteur privé. Eh oui, cela fera encore moins de salariés solvables pour faire tourner les magasins, les restaurants et le secteur de l’immobilier. Au bas mot la politique de Fillon fera au minimum un million de chômeurs dans les cinq années qui suivront son élection. Et bien sûr la baisse des rentrées fiscales occasionnées accroitra l’endettement de l’état et effacera allègrement les soi-disant économies faites par sa politique. On connait déjà le scénario, cela fait quarante ans que ces politiques sont pratiquées partout dans le monde, et ça n’a jamais marché.


  17. Krystyna Hawrot Le 08 décembre 2016 à 14h39
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    C’est une analyse de mauvaise foi que nous présente ici Romaric Godin qu’on a vu plus inspiré. N’importe qui ouvre un livre d’histoire sur le 19 siècle sait que ce n’est pas le “conservatisme chrétien” qui a fait interdire le travail des enfants, mais des décennies de luttes à mort acharnées de la classe ouvrière! C’est bien le “conservatisme” qui a fait interdire les syndicats pendant plus de 100 ans en France et réprimer les grèves par la troupe! Ce que Romaric Godin ne veut pas dire ouvertement c’est que le néolibéralisme actuel n’est rien d’autre que le conservatisme réactionnaire du 19 siècle – CQFD, on voit bien ou Fillon veut en venir, mais aussi Sarkozy, Le Maire et les autres.


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