Source : The Real News Network, le 10/11/2016

D’après le journaliste lauréat du prix Pulitzer, les outils de répression propres à l’État qui vont finir entre les mains de l’administration Trump ont été élaborés à la fois par les Républicains et par les Démocrates.

PERIES : Chris Hedges nous rejoint à présent pour parler de tout cela. Chris est un journaliste qui a reçu le prix Pulizer. Il contribue activement à Truthdig et à Alternet. Il a dirigé la section Moyen-Orient au sein du New York Times. Il a également réalisé de nombreux reportages depuis le Moyen-Orient. Chris, c’est un plaisir de vous avoir de nouveau parmi nous.

CHRIS HEDGES : Merci.

PERIES : Chris, que pensez-vous de ce que nous venons de diffuser à propos de Newt Gingrich et qu’est-ce que cela laisse augurer pour nous en termes de mise en œuvre du NDAA (National Defense Authorization Act) dans notre pays?

HEGES: Eh bien, l’article 1021 du NDAA, qui a été signé par Obama à la mi 2011, permet tout simplement au gouvernement de mener des actions extrêmement floues sur le sol américain et à l’encontre de citoyens américains pour peu que, je cite : « ces personnes offrent un soutien substantiel », quoi que cela veuille bien dire, à al-Qaïda, aux Talibans, ou quoi que ce soit d’autre d’appelé forces associées ou un terme nébuleux de ce genre. Le principe de cette procédure officielle leur permet de les conserver emprisonnés indéfiniment dans des centres de détention militaires, y compris dans ceux que nous possédons à l’étranger, tel Guantanamo ou ailleurs.

Cet article a été revoté chaque année. Je suis allé au Southern Disrict Court de New York (Tribunal du district sud de New York) et j’ai intenté une procédure contre Obama. Nous avons gagné. Nous sommes allés en cour d’appel où le droit d’agir en justice m’a été refusé, en clair, on m’a refusé le droit d’intenter un procès. Nous avons fait une pétition à la Cour suprême pour leur demander une audience et on nous a aussi refusé le droit d’intenter un procès. Tout ceci est donc sanctuarisé. Pendant ces deux ans de bataille judicaire, les avocats Carl Mayer et Bruce Afran ont approché les responsables qui gravitent autour de Nancy Pelosi [chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, NdT] et leur ont dit, parce que l’article doit être voté chaque année, que tout ce qu’ils avaient à faire, c’était d’indiquer que cet article n’était pas applicable aux citoyens étatsuniens et alors nous laisserions tomber. Bien sûr, ils n’en ont rien fait parce que cet article s’applique effectivement aux citoyens étatsuniens. Il a été rédigé pour museler les citoyens étatsuniens en cas d’agitation. Il a annulé le Posse Comitatus Act de 1878 qui interdit à l’armée d’agir comme force de police à l’intérieur du pays.

Pourquoi ? Parce que le changement climatique, le démantèlement économique, les élites au pouvoir, tous sentent bien qu’une agitation de grande ampleur est fort possible, et ils ont envie d’utiliser l’armée pour écraser les fauteurs de trouble. En promulguant cette loi, Obama a déclaré qu’il ne s’en servirait pas, qu’il ne lui donnait pas de pouvoir légal, qu’elle n’avait pas d’importance légale, et qu’il pourrait l’employer s’il le voulait Toutefois, dans une déclaration, il a dit que non, il ne s’en servirait pas. Nous avons vu la majeure partie de nos droits constitutionnels, y compris notre droit au respect de la vie privée, annulée par un décret judiciaire. Le caractère illimité des donations aux campagnes électorales du monde des affaires devient, grâce à Citizens United, le droit de signer une pétition adressée au gouvernement, une forme de liberté d’expression. Voilà qui marque la fin des notions traditionnelles de droits constitutionnels, de l’habeas corpus, d’une procédure judiciaire régulière, voilà tout ce qui nous a été enlevé avec l’article 1021.

Et cet arsenal judiciaire est couplé avec l’appareil de sécurité et de surveillance le plus sophistiqué de l’histoire. Et quand ceci est dans les mains de personnages comme Donald Trump, Rudy Giuliani, John Bulton et les autres… Et vu ce à quoi je m’attends, il va y avoir une réaction sismique à l’incompétence et à l’incapacité de la présidence Trump de répondre aux problèmes les plus urgents auxquels sont confrontés la majorité des Américains. Ils utiliseront tous les outils à leur disposition. Et ce sont les Partis démocrate et républicain qui leur ont donné ces outils. C’est quelque chose dont tous ceux d’entre nous, avec Ralph Nader peut-être à l’avant-poste, qui avons combattu l’érosion judiciaire de nos libertés civiques, avons averti depuis un moment, et maintenant, c’est là.

PERIES : On peut, bien sûr, protester contre Trump, mais il y a beaucoup de gens dehors là pour qui la seule façon de protester vraiment contre Trump est de le faire dans la rue, et nous avons vu beaucoup de manifestations hier soir. Comme vous êtes l’auteur d’un livre très célèbre « Jours de destruction, jours de révolte », que doivent faire les militants et ceux qui résistent à Trump à propos de ce genre de situations que nous avons évoqué ?

HEDGES : Ouais, le seul outil qui nous reste, c’est la désobéissance civile. Mais on ne va pas prétendre que la démocratie est morte le 8 novembre. Il y a un moment déjà que nous ne vivons plus en démocratie. Il ne reste pas d’institutions qui puissent légitimement passer pour démocratiques, elles sont essentiellement contrôlées par le monde des affaires, de la finance, les médias, les universitaires, l’establishment politique. Alors la désobéissance civile, comme on l’a vu avant. Mais la différence, c’est que l’État, sous une administration Trump, va réagir encore plus violemment, et on pourrait même dire plus sauvagement. À mon avis, vous avez eu un aperçu de tout ça dans le clip de Newt Gingrich. Tous ceux qui ne seront pas d’accord seront considérés comme des traîtres, peut-être des terroristes. Ils seront certainement diabolisés par l’administration Trump dans des médias soumis. Alors, je pense, oui que c’est la réaction. Malheureusement, c’était la réponse et en réponse, nous aurions dû quitter la politique classique depuis longtemps, alors nous n’aurions pas fini comme maintenant sous la coupe d’une administration qui va dépasser la Russie en ce qui concerne les restrictions légales des droits constitutionnels.

Source : The Real News Network, le 10/11/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

trump-violence

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24 réponses à Chris Hedges : C’est avec une violence et une sauvagerie encore plus grandes que vous n’imaginez que Trump écrasera toute contestation

Commentaires recommandés

Tchoo Le 06 décembre 2016 à 05h48

C’est Trump l’accusé alors qu’il n’a encore rien fait. Et Obama, qui a ce prix Nobel de la paix qui a promulguer des lois liberticides. Formidable renversement desfaits

  1. Joanna Le 06 décembre 2016 à 05h03
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    Je considérais jusqu’ici avec une certaine sympathie l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et j’étais plutôt satisfaite de son action jusqu’à ce jour (par exemple les nominations dont celle, très remarquée hier, de Ben Carson comme ministre du logement).

    J’en suis d’autant plus indignée de voir qu’il pourrait conserver le tracé de l’oléoduc qui menace les sources d’eau potable des Sioux dans le Dakota du Nord.

    S’il le fait ce serait pour moi une faute politique majeure et j’espère qu’il aura l’intelligence de reconsidérer sa position.


    • Raoul Le 06 décembre 2016 à 10h10
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      Trump est un milliardaire et un pur produit de la société états-unienne. Ce n’est pas un révolutionnaire, malgré ce qu’on aurait pu croire au vu de l’hystérie qui s’est emparée de l’oligarchie quand il a remporté les élections. Trump ne fera pas de l’écologique ou du social.

      Son seul intérêt, de mon point de vue, était de ne pas être le candidat de l’oligarchie et de proposer un apaisement dans les relations internationales, et ce dernier point n’est pas rien. Pour le reste, on peut concevoir qu’il sera pire que l’aurait été Clinton, mais ce n’est même pas sûr.

      Concernant l’oléoduc, le président n’a pas vraiment son mot à dire. C’est la justice des États-Unis qui aura le dernier mot et, malgré leur victoire récente, je crains que les sioux ne soient encore spoliés (plus de 400 traités signés avec les indiens ont été violés par les États-Unis). Face à leurs protestations, on leur a envoyé la troupe et, que je sache, Obama n’a rien fait (et probablement rien pu faire) pour empêcher cela.


    • bizmarco Le 06 décembre 2016 à 10h44
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      Les Sioux ont gagné une bataille mais pas la guerre. Et étant donné les intérêts de Trump dans le projet il y a malheureusement de grandes chances pour que la guerre soit perdue à terme.
      http://www.bastamag.net/Etats-Unis-victoire-des-Sioux-face-au-projet-d-oleoduc-qui-menace-leurs-terres


  2. pol Le 06 décembre 2016 à 05h31
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    Encore et toujours des excès dans toutes les directions… Je trouve plus que surprenant qu’on attribue d’emblée de très mauvaises intentions à Trump alors cet arsenal de lois liberticides a été patiemment élaboré par ses prédécesseurs, s’ils n’avaient pas de visées totalitaires pourquoi ont-ils fait celà, Just 4 Fun? il y aurait donc de bon dictateurs et de mauvais tyrans, comme pour les chasseurs de galinette cendrée…

    POL


    • V_Parlier Le 06 décembre 2016 à 21h54
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      J’ai souri en lisant: “Tous ceux qui ne seront pas d’accord seront considérés comme des traîtres, peut-être des terroristes. Ils seront certainement diabolisés par l’administration Trump dans des médias soumis.”
      Ca me rappelle nos médias en 2014-2015 à propos des “pro-russes”. A présent ils sont repassés dans le mode de la condescendance et du mépris, préférant éviter de nous reparler de l’Ukraine d’aujourd’hui. Et pour ce qui est des médias soumis, inutile que j’en rajoute…


  3. Tchoo Le 06 décembre 2016 à 05h48
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    C’est Trump l’accusé alors qu’il n’a encore rien fait. Et Obama, qui a ce prix Nobel de la paix qui a promulguer des lois liberticides. Formidable renversement desfaits


  4. Fabrice Le 06 décembre 2016 à 05h57
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    Franchement je ne vois pas l’intérêt de parler de Trump en ce moment que ce soit sur le site ou dans ces articles comme évoqué on verra en fonction des actes, à part saturer les lecteurs du site, alors que l’actualité à bien d’autres sujet intéressant qui demandent à être développé, mais bon cela me fait au moins un sevrage.


    • Pierre Davoust Le 06 décembre 2016 à 10h00
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      Parfois le pire côtoie le meilleur… Mais c’est aussi cela qui fait l’intérêt de ce blog même quand on peut avoir des raisons, bonnes ou mauvaises, de regretter parfois le manque de recul (c’est la rançon des actuaires ?) ou certaines positions de OB ou des commentateurs (trump, chomsky, 11/09, et bien d’autres).
      Bonne continuation !


  5. Jmi Le 06 décembre 2016 à 08h05
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    L’arroseur sera-t-il arrosé ?
    Pol, Tchoo et Fabrice expriment parfaitement ce que je pense également.
    .. être victime de l’application de lois que l’on s’est faites pour éliminer ( même physiquement ) son adversaire est un régal si on a le sens de l’humour…
    Un politique n’imagine jamais qu’il peut perdre la pouvoir…
    Après tout M.Mitterrand s’est bien fait élire avec un système fait pour le Général De Gaulle !!!


    • RGT Le 06 décembre 2016 à 08h24
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      Tout comme Vals et les fauxcialistes viendront pleurer sur l’utilisation des “lois justes” qu’ils ont voté dans un souci démocratique évident et qui pourraient être “mal utilisées” par les “pourris d’en face”…

      Il suffisait de ne pas les voter, crétins !!!
      Mais quand vous l’avez fait, vous pensiez pouvoir vous accrocher au pouvoir pendant des millénaires.

      Au fait, la VRAIE révolution démocratique qui abrogera toutes ces lois qui ne servent qu’à protéger leurs petits culs sensibles et les intérêts de leurs “généreux donateurs”, c’est pour quand ?

      Pour l’instant je n’en vois pas la couleur.


  6. christian gedeon Le 06 décembre 2016 à 10h50
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    Bon…quel sens de l’observation ce Chris Hedges. Les USA sont un pays violent par nature,en quelque sorte…c’est son ADN constitutionnel. Des centaines de millions(!) d’armes sont dispersées à travers le pays,la peine de mort avec variantes y est appliquée, les perpétuités réelles sont légion…çà ne date pas de Trump. La surveillance de masse a toujours existé,elle est sociologique en quelque sorte.Elle n’est ni de “gauche ” ni de “droite “…elle est inhérente au pays.Quelqu’un qui a un peu vécu dans les estates divers et variés sait de quoi je parle. Même la couleur et la taille du gazon y passent.Mais quitte à choquer les lecteurs bien pensants,cette omni surveillance des uns par les autres et de tout le monde par tout le monde fait dans une large mesure consensus.Tout comme le communautarisme, quelle qu’en soit la nature.C’est un socio-système profondément différent du nôtre ou de ce qu’il en reste.tant qu’on regardera les USA avec des yeux européens(souvent hautains,la paille et la poutre),on ne comprendra rien au fonctionnement de ce mille feuille ! New York et San Francisco,LA et Boston,ne sont pas les USA,qu’on se le dise.


    • Chris Le 06 décembre 2016 à 13h01
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      “New York et San Francisco,LA et Boston,ne sont pas les USA,qu’on se le dise”
      Tout comme Paris n’est pas la France… qu’on le rappelle !!!


  7. Raoul Le 06 décembre 2016 à 11h21
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    Chris Hedges a raison de préciser que les États-Unis ne sont plus une démocratie (l’ont-ils été un jour ?), mais sa dramatisation autour de Trump semble excessive. Les opposants ont toujours été traités avec la plus extrême violence que ce soit avec les républicains ou avec les démocrates. Les degrés varient selon les époques, mais sous Obama, les noirs, par exemple, n’ont pas été spécialement bien traités.

    Sous Obama également, l’assassinat par drones a été mis en œuvre à une échelle nouvelle et si Chris Hedges voulait bien regarder un peu ailleurs qu’aux États-Unis même, il verrait qu’Obama a été un président extrêmement violent sous ses airs sympathiques.

    Quant à regretter que l’appareil répressif mis en place par Obama puisse être utilisé par Trump, là on est dans la plaisanterie. Mais Obama, il est vrai, ne pouvait pas prévoir qu’Hillary Clinton ne serait pas élue et que l’appareil en question tomberait dans de « mauvaises » mains. Pas de chance !


  8. Toff de Aix Le 06 décembre 2016 à 11h47
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    Honnêtement, j’adhérais vraiment à la majorité du discours… Jusqu’à la dernière ligne, et la référence à la Russie. Ils n’ont pas pu s’en empêcher, c’est terrible.


  9. Dominique Le 06 décembre 2016 à 11h56
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    Bonjour.
    C’est triste de voir à quel point ces grands journalistes, médaillés Pulitzer, peuvent être aussi creux. Car enfin, il n’y a strictement aucun argument envers le danger qu’il prédit. Seulement un procès d’intention.
    « l’État, sous une administration Trump, va réagir encore plus violemment, et on pourrait même dire plus sauvagement. »
    On dirait du Mme Irma. Qu’est-ce qu’il lui fait dire ça, on n’en saura rien du tout.
    Le vrai intérêt de cet interview, qui mériterait donc un autre titre, c’est de montrer pour ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçu que les États-Unis ont mis en place un système sécuritaire excessif relevant plus d’une dictature que d’une démocratie.


  10. Jules Vallés Le 06 décembre 2016 à 12h01
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    “Mais la différence, c’est que l’État, sous une administration Trump, va réagir encore plus violemment, et on pourrait même dire plus sauvagement”
    “Tous ceux qui ne seront pas d’accord seront considérés comme des traîtres, peut-être des terroristes. Ils seront certainement diabolisés par l’administration Trump”

    L’art et la manière de tirer des conclusions à partir de spéculations…..
    Sophisme, manipulations, propagande, paranoïa?????
    Comme disait Coluche: quand on a pas mieux à dire que ça, on a qu’à fermer sa gueule!


  11. Louis Robert Le 06 décembre 2016 à 12h25
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    Et maintenant ce fascisme généré par le dernier Empire en train de s’effondrer… tel que prédit par Hedges longtemps à l’avance (voir “American Fascists…”). Ravages d’une épidémie de cette Peste horrible.

    Tandis que l’Europe sommeille, tout se met en place fort rapidement, la répression va s’accélérer.

    1. Paul Craig Roberts, “MSM Crusade Against ‘Fake News’ Is a New Outbreak of McCarthyism”

    http://russia-insider.com/en/politics/mccarthyism-breaking-out-all-over/ri17998

    2. “U.S. Journalists and Professors Appearing on RT America Get Blacklisted”

    http://wallstreetonparade.com/2016/12/u-s-journalists-and-professors-appearing-on-rt-america-get-blacklisted/

    Désormais, insolemment, les conséquences de notre aveuglement et de notre asservissement volontaire nous dévisagent…


    • Chris Le 06 décembre 2016 à 13h10
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      Vu les circonstances -choc entre deux Titans, (USA, Russie/Chine)- il fallait s’attendre au retour d’un Maccarthysme like aux USA.
      Mais là, il va y avoir du boulot, car les repères nationalistes des années 1950 sont totalement différents de ceux de 2016, multiculturalisme exacerbé et hypercapitalisme globalisant obligent.
      Ça promet une belle pagaille. Je ne suis pas sûre que l’Empire s’en relève… Et c’est tant mieux.


    • christian gedeon Le 06 décembre 2016 à 13h14
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      Ah,encore un antifa…il a dit le mot magique…fascisme…récitons un mantra….vite.No pasaran,bella ciao et tutti quanti…café de Flore,résistance en dentelles, et soirée littéraires (de gôche,évidemment et de préférence avec des auteurs bouton de porte). les antifa frappent toujours trois fois,au nom du microcosme,de Libé et des “libertés “…mdr!dites mon cher monsieur,occupons nous de la France et laissons les usiens régler leurs problèmes,non?


      • Louis Robert Le 06 décembre 2016 à 16h48
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        Les Français peuvent s’occuper de la France tant qu’il leur plaît, y compris se préparer activement au pire. Les vainqueurs du fascisme n’ont jamais attendu après la France et les Européens en général, encore moins après les habitués du café de Flore,… pour libérer le monde de cette Peste (Albert Camus). Ils récidiveront sans eux tous, si nécessaire.

        Au fait, ils nous ont même traduit les paroles qui les inspirèrent, ce faisant…

        https://m.youtube.com/watch?v=xLi0Fxfqtdk

        https://m.youtube.com/watch?v=Q5uXBoLzUJ4


        • christian gedeon Le 06 décembre 2016 à 17h47
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          Je crois que nous ne nous sommes pas compris! Dégainer le mot fascisme à tout bout de champ ne sert à rien,sinon à faire sourire.Le monde n’est plus celui des années trente… l’ennemi,si ennemi il y a et il y a,ne peut plus être caractérisé par le mot fasciste. La frénésie de domination et d’ultralibéralisme frappe partout…Aux USA,sûrement,mais aussi en Chine,mais aussi au ,en Corée du Sud,en Angola,en RSA. C’est un phénomène mondial…et franchement le mot fasciste est totalement inapproprié pour le décrire.Et il est d’autant plus difficile à combattre que son “idéologie ” n’en est pas une.


          • Louis Robert Le 06 décembre 2016 à 19h11
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            J’avais bien compris. Vous me le confirmez. En vérité donc, nous sommes en complet désaccord sur l’époque… Qui vivra bientôt verra.


  12. Anthony Le 06 décembre 2016 à 20h16
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    Donc en théorie je cite l’article.
    “, l’article 1021 du NDAA, qui a été signé par Obama à la mi 2011, permet tout simplement au gouvernement de mener des actions extrêmement floues sur le sol américain et à l’encontre de citoyens américains pour peu que, je cite : « ces personnes offrent un soutien substantiel », quoi que cela veuille bien dire, à al-Qaïda, aux Talibans”

    Il peut emprisonner Obama, Killary et des personnes de le CIA, Pentagone , etc
    Laissez moi rêver, à part des lampistes..personne au rdv.


  13. Bernard Grapperon Le 07 décembre 2016 à 01h36
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    C’est le genre d’article sans inrérêt, plein de propagande mensongère et que “les Crises” aurait mieux fait de ne pas publier. L’actualité européenne ne manque pourtant pas de sujets passionnants.


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