Comme toujours, pour avoir d’autres points de vue – à prendre avec recul…

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 27/03/2017

Genèse d’une bombe à fragmentation involontaire

Les journalistes d’investigation se considèrent comme une sorte d’aristocratie de la profession. Ils ont tendance à toiser leurs confrères rubricards, comme les conducteurs de l’Eurostar le font avec leurs collègues du TGV Sud-Est. Ce n’est pourtant pas un métier bien compliqué, il suffit d’avoir le numéro de portable de quelques policiers, voire d’obtenir celui d’un magistrat pour devenir « enquêteur » comme le Monde qualifie ses prestigieux Plic & Ploc. Le fait d’écrire avec ses pieds et l’analphabétisme juridique ne sont pas des handicaps, au contraire. Tous ces gens publient force livres, vite faits, vite lus, vite oubliés qui témoignent de la culture qui leur est commune : une fascination pour les képis. « Bienvenue place Beauvau » sous-titré « Police : les secrets inavouables d’un quinquennat » n’échappe pas à la règle avec la description minutieuse des agissements de « l’État profond » dans ses pratiques barbouzardes accompagné d’un name-dropping considérable. Tout ceci n’aurait rien eu de spécialement original si ce n’est l’existence de trois facteurs qui font de cette publication, une bombe à fragmentation. Tout d’abord si ce que l’on nous raconte est vrai, François Hollande qui nous avait bassinés avec sa normalité, apparaît comme un manipulateur sans morale, sans scrupule et sans aucun principe. Ensuite, les auteurs, probablement involontairement, nous font la démonstration de l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes. Enfin, la publication survient en pleine campagne présidentielle au moment du déferlement politico-médiatico-judiciaire contre François Fillon. Donnant complètement corps à l’accusation d’une opération téléguidée visant à favoriser l’accès de Macron héritier de François Hollande, à la Présidence de la République. À la lumière de ces trois éléments, la lecture en devient saisissante.

Dès la préface les auteurs démarrent fort et nous préviennent : « comme leurs prédécesseurs, mais avec moins de talent et de rouerie, Hollande, Valls, Cazeneuve et les autres ont joué avec l’appareil judiciaire à des fins souvent électorales. » Il faut quand même se foutre du monde pour prétendre que cette attitude aurait été absente dans la conduite politique et judiciaire de l’affaire Fillon. Tout d’un coup, les trois manipulateurs précités auraient été touchés par la grâce ? Et pourtant, mesurant tardivement l’impact politique meurtrier de tout ce qu’ils racontent les journalistes n’ont pas hésité à des rétro-pédalages pathétiques sur tous les plateaux. En fait, on peut penser qu’habitués aux manipulations policières du pouvoir d’État, et dépourvus d’une véritable culture juridique et judiciaire, ils n’avaient pas mesuré le caractère dévastateur de ce qu’ils écrivaient.

Cabinet noir or not ?

Et d’ailleurs après la préface ça continue. Le premier chapitre décrit avec force détails comment Hollande a travaillé à récupérer la police considérée comme toujours dans la main de Nicolas Sarkozy. Il nous apprend que l’existence d’un « cabinet noir » est probable : « il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! Mais l’addition d’indices troublants, de témoignages étonnants interroge. Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne serait pas cantonné aux seuls renseignements territoriaux ».

On ne saurait être plus clair, surtout que la description continue avec l’endroit : « pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit….. la plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici dans cet immeuble ultra sécurisé du neuvième arrondissement de Paris ». La recette maintenant, comment instrumentaliser la justice : « afin d’allumer la mèche d’une affaire politique ou financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction, et la transmette officiellement la justice. Ou officieusement un service enquêteur qui se chargera de mener « une enquête d’initiatives » avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte. »

Donc, si l’on comprend bien les fonctionnaires d’État mâchent le boulot, et quand la soupe est prête on va donner le dossier au parquet pour qu’il saisisse un juge d’instruction. Mais qui sont les magistrats saisis ? Il faut savoir que les juges d’instruction sont des juges du siège qui doivent instruire à charge et à décharge et donc leur impartialité doit être insoupçonnable. Et il existe un principe fondamental dans le fonctionnement de la justice, celui « qu’on ne choisit pas son juge ». Mais avec Hollande et sa fine équipe, si si, nos enquêteurs nous disent qu’ils les choisissent :

« chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instructions qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy… six magistrats qui additionnent les affaires sur le clan Sarkozy sont eux-mêmes alimentés et épaulés par une poignée d’officiers de police judiciaire .» Dont on comprend qu’ils sont toujours les mêmes aussi. Bigre, amis journalistes– enquêteurs, il est difficile d’être plus clair, mesurez-vous le caractère déshonorant pour le président normal que cette description ? Personnellement, j’éprouve une certaine satisfaction en me rappelant comment j’ai prêché dans le désert en relevant l’acharnement judiciaire manipulatoire contre Nicolas Sarkozy dans ces colonnes. Et, pourquoi le cacher une certaine jubilation pour avoir décrit à l’avance ce qui allait arriver à François Fillon, ce qui m’a valu force qualifications de « complotiste », nouveau point Godwin du camp du bien.

Les amis qu’on ménage

La lecture du livre met également en lumière la pratique de la mansuétude ciblée, qui consiste à épargner à certains des poursuites judiciaires, en pensant à l’avenir. Certains ralliements à Emmanuel Macron sont de ce point de vue savoureux. « Le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires. Pour enterrer sans classer, il suffit de donner consigne de continuer à creuser en préliminaire ad vitam aeternam. Dans ce cas le dossier reste sous contrôle direct de la chancellerie ». On cite Jean-Louis Borloo, ou Dominique de Villepin dont on annonce le ralliement imminent à Emmanuel Macron, qui aurait paraît-il bénéficié de certaines complaisance : « les enquêteurs n’ont pas cru bon d’entendre ce bibliophile avisé qui, ces dernières années a empoché 5 millions d’euros pour la seule vente de ses livres. De même qu’aucune des procédures dans lesquelles Villepin apparaît à l’étranger ne semble susciter la curiosité des magistrats français. » Tout le livre n’est qu’un long florilège des outils et de l’exécution de ces basses œuvres. On en ressort édifié, sur l’imposture Hollandienne en matière de respect des principes et des libertés publiques.

Croyant lui trouver des excuses les auteurs enfoncent François Hollande un peu plus : « l’impréparation, la méconnaissance de l’appareil policier et judiciaire ainsi que les circonstances ont très vite amené François Hollande à renier ses principes et à adopter des méthodes qui n’ont rien à envier à celle de ses prédécesseurs. » La nullité, comme excuse des turpitudes, il fallait oser. Le problème, est que cette fois-ci, ces méthodes sont utilisées pour fausser sans vergogne l’élection principale de la Ve République. Privant désormais, son résultat de toute légitimité démocratique. Ceux qui ont pris cette responsabilité devront en répondre.

Il faudra répondre de tout cela

En répondre parce que nous prenons connaissance dans ce livre, non seulement d’affirmations mais d’accusations très graves dirigées contre l’institution judiciaire. Il n’y a pas beaucoup d’illusions à se faire sur l’attitude des organisations syndicales de magistrats dont on est à peu près sûr, qu’elles vont rester muettes.

Et parce que des élus LR auraient fait au PNF et au parquet de Paris, à propos du livre ce qu’on appelle un « signalement article 40 » par référence à l’article du code de procédure pénale qui fait obligation aux agents publics de signaler au procureur tous faits dont ils ont eu connaissance et susceptibles de recevoir une qualification pénale. L’épisode va être intéressant, car si les auteurs ont dit vrai, c’est en nombre que se comptent les infractions pénales établies. La présentation dans un tableau des extraits du livre au regard des incriminations possibles donne la mesure de la gravité du scandale. Et on ne voit pas comment autre chose qu’une procédure judiciaire pourra séparer le vrai du faux et dégager une vérité opératoire.

Pour avoir lu l’ouvrage, je sais qu’il y a beaucoup d’autres infractions. Le PNF s’est saisi en une heure de l’affaire Fillon sur la base d’un article du Canard enchaîné, pour lancer une enquête TGV multipliant les actes qui se sont bien sûrs immédiatement retrouvés dans la presse. Pour l’instant, huit jours après l’ouverture de l’enquête sur Bruno Le Roux, a priori il ne s’est strictement rien passé. Normal, Le Roux n’est candidat à rien. Le même PNF reste obstinément muet concernant Emmanuel Macron malgré une collection de faits éminemment suspects. Pas beaucoup d’illusions, il y a encore de la honte à boire.

Espérons simplement que le parquet de Paris sauvera l’honneur et fera son devoir.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 27/03/2017

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65 réponses à Justice : Un président ne devrait pas faire ça, par Régis de Castelnau

Commentaires recommandés

Caliban Le 02 avril 2017 à 03h06

Mouais … cet article pointe le dysfonctionnement de la démocratie, et en particulier l’absence de respect de la séparation des Pouvoirs. Ce n’est pas anecdotique certes, mais ce n’est pas non plus une nouveauté (bizarrement je pense à Chaban-Delmas, bien innocent p/r à nos bandes d’escrocs organisés d’aujourd’hui).

Le problème soulevé dans cet article me semble la pointe émergée de l’iceberg. Retournons un instant le gros glaçon.

Si des instrumentalisations politiques sont possibles, c’est parce que les crapules
• sont promues par les partis (Cambadélis, Le Pen, DSK, Sarkozy, Woerth, Cahuzac, Fillon …)
• et qu’elles n’ont jamais de compte à rendre

Et que celui qui croit que les élections, en évinçant les crapules, pourraient tous les 5 ans remplacer le travail de la Justice, me copie 100 fois le nom de Balkany.

Car pour finir, la défense de M. Fillon est aussi détestable que les éventuelles instrumentalisations de la justice via le Canard enchaîné. Elle consiste à demander aux électeurs de se substituer au juge. Qui dans cette affaire méprise le plus la démocratie et instrumentalise sa procédure électorale ?

  1. Narm Le 02 avril 2017 à 00h47
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    Malheureusement, comme d’autres, il n’y répondra sans doute jamais.

    Et c’est bien dommage

    En tous cas, il est , comme d’autres écoeurant.


    • Pepin Lecourt Le 02 avril 2017 à 10h22
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      Je n’ai jamais été et ne serais jamais un électeur de Fillon mais devant la gravité des faits relatés par ce livre, dans le cas ou Fillon serait éliminé ( ce que je souhaite ainsi que pour Macron ) ne serait-il pas légitimement en droit de demander l’annulation de l’élection pour violation de l’équité électorale ou un truc de ce genre ?


  2. Fritz Le 02 avril 2017 à 00h54
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    Si le bénéficiaire évident de ces manipulations : Emmanuel Macron, devait perdre l’élection, certains auraient du souci à se faire. Certes, tout est fait dans notre beau pays pour épargner les politiciens et leur éviter la prison ferme. Mais là, trop c’est trop, on a dépassé la mesure.

    Après avoir lu des extraits de ce livre, une question se pose : faut-il supprimer la Place Beauvau ?
    Certes, un État ne peut vivre sans police, mais si l’on pouvait détruire cette forteresse du flicage…
    Elle ne sert pas à protéger les citoyens, mais les intérêts du potentat de l’Élysée, son voisin immédiat.


    • Fritz Le 02 avril 2017 à 01h32
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      Ajoutons que si de Gaulle avait agi comme Hollande aujourd’hui, les Français auraient découvert dès 1965 la photo d’un Mitterrand reçu en audience par un maréchal d’un autre âge. La carrière du jeune franciscain se serait arrêtée là.


      • Subotai Le 02 avril 2017 à 06h03
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        Vous devez être bien jeune pour croire qu’on ne savait pas.. 🙂
        Et encore plus pour croire que ça changerait quelque chose. 😀
        Une période de guerre étant ce qu’elle est, bien beau celui qui prétend, à priori, tout savoir de qu’il faut faire…


        • Fritz Le 02 avril 2017 à 10h48
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          Vous devez être un ancien de 39-45, voire de 14-18 à en juger par le ton de votre réponse. Je ne vous apprendrai donc rien en disant qu’en 1965, l’opinion française était moins anesthésiée qu’aujourd’hui, et aussi plus politisée. La publication de la photo montrant Pétain et Mitterrand aurait eu un impact bien plus fort en 1965 qu’elle n’en eut en 1994, à la fin du deuxième septennat d’un Mitterrand bien malade.


        • xc Le 02 avril 2017 à 11h32
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          De Gaulle et son proche entourage savaient. Mais le Général a refusé que cette information soit exploitée. Le grand public ne savait pas.


          • labellebleue Le 02 avril 2017 à 21h39
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            et pour son amitié avec Bousquet ils savaient aussi ?


    • Gonzo Le 02 avril 2017 à 11h45
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      La justice c’est comme les miracles, s’il n’y en a plus le doute s’installe.

      Beauvau, le truc qui est censé être la fondation de séparation des pouvoir en France. (article 16) Dit comme cela c’est flatteur après dans les faits, bof. Beauvau la place forte du pouvoir de ce pays, toute les fuite judiciaire sorte de Beauvau, toute!
      pourquoi?
      simple, la justice n’a pas de police, donc tout passe par Beauvau, et donc rien n’est secret.


  3. atanguy Le 02 avril 2017 à 02h19
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    Comme si dans l’etat bourgeois, la justice pouvait etre indépendante du pouvoir? Vraiment rien de nouveau dans ce billet…
    Néanmoins il y a des contradictions,des jalousies,des intérêts divergents,des rapports de force en compétition, qui font que de sordides histoires d’argent,de sexe, ou de copinages, sont dévoilées de temps a autres par les journalistes d’investigation,qu’il faut protéger,contrairement a ce que dit le billet, et dont nous profitons, nous les spectateurs passifs,les “sans dents”,comme il nous appelle et comme l’a révélé l’ancienne maîtresse du président actuel.
    Ainsi dans la campagne électorale du moment, pour Fillon: Ses magouilles familiales et Le Pen : Ses emplois fictifs,ses liaisons avec les banques russes, pour ne citer que ces deux la. Bien entendu Macron va aussi a la soupe, mais jusqu’à présent il bénéficié de certains
    accommodements du pouvoir en place. Celui ci d’ailleurs ne rechigne pas a inventer quand il le faut,des rumeurs sans fondement juste pour essayer de salir un concurrent honnête et incontrôlable: Telle l’histoire de l’emploi de la fille de Melanchon par exemple. Voir aussi en ce moment la campagne menée par le Monde pour inciter les gens,surtout les jeunes, a ne pas voter.
    C’est a chacun de voir la vérité et les contre vérités et de choisir le représentant le plus intègre. Dans cette campagne, pour moi il y en a quelques uns, mais seulement a gauche.


    • RGT Le 02 avril 2017 à 10h54
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      “choisir le représentant le plus intègre”…

      Aujourd’hui, mais qu’en sera-t-il demain ?

      Nous avons tous quelques erreurs de jeunesse qui nous hantent (ou pas, c’est une question de morale et lesdites erreurs peuvent être réellement bénignes pour des personnes honnêtes).

      Il suffit donc d’aller fouiller dans les fosses septiques et d’extraire le petit “truc” qui permettra ensuite d’avoir un levier suffisant pour torturer l’importun.

      Plus la personne est intègre, plus ce sera facile car il ne souhaitera pas que sa culpabilité (même imaginaire) soit dévoilée en plein jour.

      Dans le cas d’une crapule, ça ne fonctionne pas car il s’en fout totalement.

      Ceux qui savent ce qui taraude ma conscience rient aux éclats…
      Non seulement ils trouvent ça totalement futile, mais de plus il y a prescription depuis très longtemps.
      Si quelqu’un tombe dessus il pourrait faire très mal à ma conscience.


    • jacques Cubaynes Le 02 avril 2017 à 17h31
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      Je suis désolé d’être direct dans ma réaction, mais un imbécile ou un incompétent intègre reste un imbécile ou un incompétent….si nous voulons un Saint à la tête du pays, clairement il n’y en a sur aucun rayon, du moins dans ceux qui ont su se hisser dans le cercle concerné…Ceux qui ont fait la France, de Sully à Mazarin en passant par Richelieu, étaient à titre personnel “très intéressés”. Haussmann, Morny, aussi, et tant d’autres plus récemment que je ne citerais pas pour ne pas alimenter de polémique supplémentaire, sous les IIIème, IVème et Vème Républiques; … Le fait de s’être enrichis n’a pas empêché qu’ils furent de grands politiques et diplomates au service du Pays..
      et c’est cela qui importe pour les citoyens que nous sommes. On a déjà donné pour un “Président Normal”…dont le coiffeur coûtait tout de même beaucoup plus cher que l'”Assistante” de M.Fillon.


  4. Caliban Le 02 avril 2017 à 03h06
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    Mouais … cet article pointe le dysfonctionnement de la démocratie, et en particulier l’absence de respect de la séparation des Pouvoirs. Ce n’est pas anecdotique certes, mais ce n’est pas non plus une nouveauté (bizarrement je pense à Chaban-Delmas, bien innocent p/r à nos bandes d’escrocs organisés d’aujourd’hui).

    Le problème soulevé dans cet article me semble la pointe émergée de l’iceberg. Retournons un instant le gros glaçon.

    Si des instrumentalisations politiques sont possibles, c’est parce que les crapules
    • sont promues par les partis (Cambadélis, Le Pen, DSK, Sarkozy, Woerth, Cahuzac, Fillon …)
    • et qu’elles n’ont jamais de compte à rendre

    Et que celui qui croit que les élections, en évinçant les crapules, pourraient tous les 5 ans remplacer le travail de la Justice, me copie 100 fois le nom de Balkany.

    Car pour finir, la défense de M. Fillon est aussi détestable que les éventuelles instrumentalisations de la justice via le Canard enchaîné. Elle consiste à demander aux électeurs de se substituer au juge. Qui dans cette affaire méprise le plus la démocratie et instrumentalise sa procédure électorale ?


    • marc Le 02 avril 2017 à 10h57
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      “la défense de M. Fillon est aussi détestable que les éventuelles instrumentalisations de la justice via le Canard enchaîné. Elle consiste à demander aux électeurs de se substituer au juge”

      il y a un problème dans cette stratégie : les électeurs font confiance aux juges

      quoiqu’il en soit, les juges ne sont pas corrects selon moi dans cette histoire et il est normal que fillon se détourne de leur avis et ne respecte pas beaucoup ce processus judiciaire


      • Kantona Le 02 avril 2017 à 18h36
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        L’affaire Fillon m’a fait réfléchir différemment d’accord on peut discuter sur le côté éthique, mais ces accrocs (il faut quand même mettre les choses e perspective) ne valent pas que les Francais renoncent à un programme, certes pas facile, mais la situation catastrophique exige ce compromis.
        Le plus gros reproche que je fais à FF en dehors de sa mauvaise gestion de cette crise c’est d’avoir été “hors sol” et ne pas réaliser que cela pouvait choquer. Maintenant il y a 10 ans est-ce que cela aurait choqué autant ?


        • atanguy Le 02 avril 2017 à 20h40
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          @Kantona:
          On va pleurnicher sur le sort de fillon et ses “accrocs” sa bonne femme et ses pauvres gosses qui heureusement lui redonnent les sommes qu’il leur a fait gagner a ne rien faire, sans oublier ses amis qui n’auraient pas a lui donner des petits cadeaux de 15000 a 200000 euros. Tout ça ne devrait pas “choquer”. Ben voyons! On devrait faire une petite quête pour eux, a la sortie de l’église bien sur!


    • Charles Le 02 avril 2017 à 16h07
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      “en particulier l’absence de respect de la séparation des Pouvoirs.”

      Exact. Les procureurs devraient être élus et sans aucun lien avec le ministère de la “justice”. Les députés n’être pas des godillots. Ce ne devrait pas être au gouvernement de proposer des lois, mais au parlement. Actuellement nous avons un “parlement” croupion, qui n’est là que pour enregistrer les textes décidés par le gouvernement (à quelques exceptions près). Cf. 49.3.


    • Kantona Le 02 avril 2017 à 18h35
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      Ne suis pas d’accord avec le dernier para. Ce n’est pas une instrumentalisation que de dire que le peuple tranchera (d’ailleurs la justice est rendue au nom du peuple français).

      Me demande si bcp de français dans mon cas: je ne pensais pas forcément voter FF au 1er tour (il faisait parti des possibles) mais apres toute cette affaire qui “par hasard” tombe à pic je n’hésite plus, en partie parce que du coup j’ai lu avec bcp d’attention son prog. qui me plait à 80% et que vu la situation de la France c’est le seul qui évitera MLP en 2022 et évitera que l’on se trouve au niveau de la Grèce. Il vaut mieux travailler 39h payés 37 que d’être payé avec 3-4 mois de retard…
      Au début de ma carrière c’était encore les 39h et ça ne m’avait pas traumatisé.


      • humdebut Le 02 avril 2017 à 18h39
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        réaction bien à ras des pâquerettes !…. comme argument, c’est plutôt simpliste !


    • clauzip Le 02 avril 2017 à 19h21
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      Je perçois que nombre de lecteurs évaluent la dimension du probleme de la corruption et de la malhonnêteté au nombre d’affaires en cours de traitement par la justice.
      Les borgnes se pensent voyants.
      Mon expérience personnelle forgée tout au long d’une carrière de fonctionnaire avec des contacts fréquents avec les autorités territoriales et de l’état me permet d’avoir la conviction profonde que le problème est tres profond.
      Mais il y a des corrupteurs qui sont hors de l’administration et ils sont nombreux et irrésistibles sinon avec risques .
      Ces risques ne sont pas internes seulement mais externes avec conséquence sur sa vie.°
      Est ce un hasard ou une erreur si la France est au 26 niveau sur 28 de l’UE dans le classement d’un organisme indépendant(je ne l’ai pas en mémoire) ,à un classement très médiocre au plan mondial.
      Nous sommes une République bananière et ce qualificatif me parait très approprié.
      Le mal est très profond et ne sera guéri que lorsque les Français refuseront d’attendre des privileges illégaux ou légaux taillés sur mesure par les représentants élus et que seront dénoncées les démarches maffieuses.


      • Gonzo Le 02 avril 2017 à 19h31
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        Les officines corruptrice sont une activité a plein temps et à a tout niveau dans ce pays, ainsi et lorsqu’une affaire ce révèle elle est immédiatement étouffé et noyer dans une orgie d’autre affaires, compilé est sortie sur mesure pour que chaque élément soit facilement compréhensible mais que l’ensemble deviennent indigeste.

        les écrans de fumées


    • Demo Le 02 avril 2017 à 22h20
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      Cet analyse est rendu caduque par ces premiers mots, nous ne sommes pas en démocratie/ La constitution, et des penseurs comme Aristote, Platon, Montesquieu, Rousseau, Robespiere, etc, etc, définissent ce régime comme une république. Cet attitude de nos gouvernants est naturelle, dans un tel régime politique.


    • julya Le 02 avril 2017 à 22h21
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      “Les éventuelles instrumentalisations de la justice via le Canard Enchaine”
      Quelles instrumentalisations via le Canard?
      Encore une belle saloperie.
      J’espère avoir une reponse:”Quelles instrumentilations via le Canard?”


  5. Silk Le 02 avril 2017 à 03h22
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    Déjà dans le tableau final ce ne sont que des extrapolations (vu qu’il n’y a pas de preuves à l’appui du bouquin ou très peu). Certaines caractérisations sont même erronées (corruption dans un cas alors qu’utiliser tracfin de manière “utilitaire” ou plutôt électorale n’est pas de la corruption).

    Sinon c’est un beau tableau d’une justice a 2 vitesses qui est brossée.
    Macron qui fait disparaître 1.4 millions, vu qu’il n’y a pas d’éléments incriminants connus, on fait tout pour ne pas en chercher.
    Fillon qui détourne autant d’argent et qu’on a des éléments, bim : enquête direct.

    Mais je ne comprend pas la persistance de l’auteur à défendre Sarkozy ou Fillon [modéré]
    En plus c’est pas 1h après la sortie de l’article que l’enquête a été ouverte, cette caricature est typique de la défense des fillonistes


    • Duracuir Le 02 avril 2017 à 09h29
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      Le manque d’honnêteté intellectuelle et d’esprit critique de ceux qui se prétendent de gauche au nom d’un parti pris manifeste est une preuve de plus de la longue dégénérescence de la gauche.

      Un peu comme tous ces beaux esprits qui applaudissent à l’actuel orwellisme et bellicisme hallucinant et orwellien qui frappe la “gauche” US par haine de Trump. Et voir des gens de gauche comme Jorion ou Mickael Moore applaudir au “sens de l’interêt général” (je cite) de la CIA et de la NSA car ceux ci s’oppose à l’oint du suffrage universel en dit long sur la survivance de ce qu’on ose appeler les valeurs de gauche.


    • DocteurGrosDois Le 02 avril 2017 à 10h04
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      @Silk

      Castelnau écrit chez Causeur et il est de droite, mais pas un fan de Sarkozy ou Fillon.

      Lisez ses autres papiers. Il ne les défend pas, il s’en prend à l’instrumentalisation de la justice. Sarkozy l’a subie, même si ça fait plaisir.


      • Silk Le 02 avril 2017 à 22h33
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        En effet j’avais remarqué, mais il a une sérieuse tendance à remettre en cause la justice sous couvert de l’instrumentalisation politique qui est faite (via des fuites bien organisée).
        Qu’il y ait une instrumentalisation médiatique et politique c’est une évidence.
        Que même la justice soit à 2 vitesses et qu’on mette sous le boisseau des affaires quand on enquête très vite sur d’autres semble aussi une évidence.
        Par contre quand une affaire existe, il faut enquêter, remettre en cause la justice en bloc (chose qui s’applique aussi à Le Pen dont l’instrumentalisation de la justice est flagrante) semble être un parti pris régulièrement pris en par l’auteur.
        Et comme ses écrits le démontrent (valeurs actuelles et autres), il est clairement de droite et tente régulièrement de discréditer les enquêtes judiciaires qui seraient (selon lui) faussées et le fait de magistrats aux ordres.


      • apero Le 03 avril 2017 à 01h09
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        Castelnau, de droite? J’aimerais bien savoir ce qui vous fait dire ça. C’est surtout une grande gueule qui a l’âge et le CV suffisants pour se permettre de l’ouvrir, et qui écrit là où on veut bien de lui (donc dans Causeur, qui n’a pas les pudeurs de Libé ou du Monde. Car j’imagine que ses déclarations assassines contre Taubira lui auraient valu l’excommunication immédiate dans les journaux susnommés).

        Il ne faut pas confondre la droite et la non-gauche.


  6. DocteurGrosDois Le 02 avril 2017 à 04h26
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    Un Président n’ a pas besoin de “cabinet noir” puisqu’il a à sa main tous les rouages de l’Etat qu’il peut actionner d’un simple clin d’œil appuyé a un homme clé.

    Sarkozy étant en guerre contre les juges, il aurait surtout usé des services secrets, avec précision et parcimonie. Hollande ne pouvant vraiment faire confiance aux services, il s’appuierait sur l’appareil judiciaire, ce qui est plus voyant au bout d’un moment.

    C’est un peu la même différence qu’entre payer un joueur et payer l’arbitre pour truquer un match de foot.


  7. DUGUESCLIN Le 02 avril 2017 à 07h17
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    Le problème dans une république bananière, c’est que ceux qui ont des convictions, qui sont soucieux de la probité, de l’honnêteté et de la défense du peuple ne sont pas assez retords pour accéder au pouvoir. Ils sont désarmés face aux opportunistes, aux coups tordus, aux retournements de veste, aux trahisons, enfermés dans un panier de crabe où chacun est prêt à tout pour sauvegarder sa place. Celui qui se veut honnête passe pour un naïf facilement démontable.
    Néanmoins il ne faut pas mettre tous les politiques dans le même panier.
    Pour garder un chemin de droiture, il faut beaucoup de force de caractère, et il n’y a pas des volontaires tous les jours.


    • koui Le 02 avril 2017 à 12h26
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      L’un des problèmes avec les “affaires” est qu’elles sont traitées avec le même acharnement alors que leur gravité est souvent très différente. Celui qui utilise un assistant parlementaire pour rémunérer un collaborateur de son parti commet une faute bien moins grave au niveau moral que celui qui empoche l’argent pour lui-même. Celui qui fait financer son activité politique par son indemnité de député, peu assidu à la chambre, n’est pas vraiment condamnable moralement, alors qu’un autre fait du “conseil” à une entreprise dont il va probablement favoriser les intérêts une fois en position de pouvoir. La manipulation de la justice et de la presse s’ajoute à la confusion sur la gravité des fautes. A la fin, le citoyen devient méfiant de façon indifférenciée à l’égard de tout les personnages dont on parle et se retire sur l’Aventin.


  8. Moon Le 02 avril 2017 à 07h49
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    Ceci dit, même si balancer à la justice des affaires foireuses juste avant les élections n’encourage pas à la confiance envers le système, cela n’enlève rien au fond que la plupart des affaires sont réelles. La forme est criticable, le fond est incontestable : ces politiques ne sont pas inculpés pour rien.


    • RGT Le 02 avril 2017 à 11h06
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      Balancer des affaires à la justice serait tout à fait louable si on souhaitait réellement faire le ménage mais dans ce cas ça risquerait d’être assez “chaud” à tous les niveaux des partis politiques et à la tête des services de l’état.

      Tous les partis, lorsqu’ils sont au pouvoir, torpillent leurs “opposants” en sortant des affaires sordides (mais pas trop, ils pourraient eux aussi être éclaboussés) et les gogos s’indignent du comportement des “pourris d’en face” pour lesquels ils vont voter aux prochaines élections…

      Il faudrait réellement faire le ménage à la tête de l’état, et de partout.
      entre les “Courroyes” de transmission, les “Grands Énarques” défenseurs de l’intérêt public, les partis en quête de financement suite à la désaffection des adhérents, etc, etc, il y a du boulot et il n’y aurait pas assez de place à Cayenne pour les accueillir tous.

      N’oubliez jamais qu’au sommet de l’état, c’est la grande copulation entre “élites” et que les seuls qui soient inculpés sont bel et bien les “brebis galeuses” dont l’oligarchie ne veut plus.


  9. calal Le 02 avril 2017 à 08h09
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    et pendant ce temps la personne ne parle des programmes.
    dutreil qui dit devant les notaires de france que macron compte faire “une super taxe fonciere a l’americaine” .
    bon esperons qu’on en discutera entre les deux tours…


  10. basile Le 02 avril 2017 à 08h24
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    j’ai l’impression de lire Gala ou Point de Vue, où il n’est question que des malheurs des grands, Fillon, Sarkozy, afin de divertir la populace

    Mais l’article a le mérite de montrer que s’il n’y a que quelques juges toujours les mêmes, pilotés par le pouvoir, pour démolir un adversaire politique, c’est probablement la même chose pour faire taire les sites de ré-information par des amendes de plusieurs mois du modeste salaire de gens ordinaires


    • Bruno Kord Le 02 avril 2017 à 21h38
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      Bon, je vais être ultra minoritaire sur le blog, mais ça m’agace.
      Figurez-vous qu’il existe de pôles de juges d’instruction sur certains sujets, comme la criminalité financière ou le terrorisme. Eva Joly, ça vous dit quelque chose ? Donc, dans des cas comme ceux cités dans le billet , il ne faut pas s’étonner que seuls quelques juges d’instructions traitent certaines affaires.
      Tout le reste de l’article est dans le même esprit : dédouaner Sarko, Fillon and co , en s’en prenant à un pseudo cabinet noir. Dont, c’est le comble, il serait” impossible de prouver l’existence ou de prouver sa non-existence”. Ben non, on peut prouver si on cherche. Mais ça fait moins vendre de livres (ça c’est pour nos journalistes Plic and Ploc) et ça ne permet pas de détourner l’attention des crimes et délits commis par nos deux braves politiciens.
      La seule chose d’illégale , dans cette situation, c’est les informations confidentielles balancées aux journalistes. Mais ces fuites peuvent tout aussi bien provenir de Hollande ou de son entourage que de toutes les personnes ayant accès au dossier, des policiers aux magistrats en passant par les greffiers, les secrétaires… .


      • Gonzo Le 02 avril 2017 à 21h50
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        Vous n’êtes pas seul, ca en agace plus d’un.

        les Russes appel cela rozguildiaïstvo, un mélange de relâchement, d’indifférence, de paresse et de bêtise. Les gens périssent, les avions s’écrasent, les centrales atomiques explosent…


  11. Fougnard Le 02 avril 2017 à 09h27
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    Mais si les faits racontés par Castelnau sont vrais, c’est bien parce qu’il y a matière à fouiller. Est-ce le cabinet noir qui a embauché l’épouse Fillon et les enfants Fillon, offert les costumes, les montres ?
    Si Sarkozy était blanc comme neige, y aurait-il eu matière à enquêtes ? Lui fallait-il s’appeler Bismuth ? Non seulement, le personnel politique se rend coupable des pires turpitudes mais ils utilisent des ruses de Sioux pour les cacher à la Justice.
    Faudrait-il attendre de ne faire que des flags pour juguler le trafic de drogue ? Non. La police suit, écoute, espionne, encercle les traficants. La délinquance politique est tout aussi grave et mérite de fortes actions pour l’éradiquer.
    Il est désolant de voir un article à ce pont partisan et honteux.


  12. Vincent Muller Le 02 avril 2017 à 10h22
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    Cet article sur le blog “Les Crises”, c’est aussi un poisson d’avril?


  13. Gonzo Le 02 avril 2017 à 10h27
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    Ah oui les cabinet noir et truc secret c’est compliqué, et là pour les fact chekeur …. personne
    pour mémoire:
    https://www.les-crises.fr/tag/reseau-gladio/

    le SDECE et son plan bleue.
    le groupe « Paix et Liberté » conduite par Jean-Paul David.

    l’opération « Rose des Vents ». Le plus célèbre des combattants de la Rose des Vents est peut-être François de Grossouvre, qui devint le conseiller pour les opérations spéciales du Président socialiste François Mitterrand en 1981. le fameux suicidé de l’élysée en 1994.
    « Il a été recruté par les services d’espionnage français et a contribué à bâtir le Gladio, un plan soutenu par les Américains visant à créer un mouvement de résistance armée à une invasion de l’Europe de l’Ouest par les Soviétiques », put-on lire dans la rubrique nécrologique de The Economist après que de Grossouvre, alors âgé de 76 ans se soit suicidé au Palais de l’Élysée, le 7 avril 1994.

    Ainsi les réseaux Gladio apparurent definitivement au grand jour, Mitterrand se trouva au cœur du scandale et dut démanteler le réseau français stay-behind Rose des Vents.


    • Fritz Le 02 avril 2017 à 11h14
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      Merci, @Gonzo. C’est quelques années plus tôt, en octobre 1990, que le président du Conseil italien, Giulio Andreotti, avait été contraint de révéler l’existence des réseaux Gladio,

      Quant à Jean-Paul David, je me souviens d’un article approfondi sur la situation en URSS qu’il avait publié en 1978 dans le “Courrier de Mantes”, où il se montrait compréhensif envers la puissance soviétique. Étonnant, non ? A l’époque, la France ne se sentait pas en “guerre froide” contre l’URSS… suite à l’enquête du juge Casson.


      • basile Le 02 avril 2017 à 11h24
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        « la France ne se sentait pas en guerre froide contre l’URSS, »

        parce qu’à l’époque, les mémoires étant encore fraîches, on se souvenait du rôle primordial de l’URSS dans la victoire. Depuis, les souvenirs s’estompant et les témoins disparaissant, on réécrit l’Histoire.


        • fanfan Le 02 avril 2017 à 15h14
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          « La droite peut, par la Presse, la radio et la TV qu’elle domine, semer la confusion, déformer la vérité et entraîner que beaucoup de personnes croient que le mensonge est la vérité.”

          LES MENSONGES SUR L’HISTOIRE DE L’UNION SOVIETIQUE, Mario Sousa, 1998
          http://mariosousa.se/Lesmensongessurlunionsovietique.html
          http://rocml.org/wp-content/uploads/2015/02/ROCML_Mensonges_Sur_Histoire_URSS_Fr.pdf


        • Gonzo Le 02 avril 2017 à 19h14
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          allez juste un exemple de l’ironie de ce que le grand public appel guerre froide.

          Dans les années soixante, la course aux armement a poussé les 2 blocs, cad celui du pacte de Varsovie d’un coté et de l’autre l’OTAN, aux limites technologique de l’époque.

          Il ce trouve que dans cette course, une ressource importante, est celle du titane. Or les russe sont les leader dans ce domaine, ainsi les USA vont acheter au Russe, du titane forgé de trés haute qualité pour le programme SR71.

          Aaah la mondialisation heureuse!


      • Gonzo Le 02 avril 2017 à 12h04
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        Toute l’affaire pue!

        Depuis 1995 rien plus d’affaire, ah si! l’on apprit que le SAC été dirigé depuis 1975 par un certain Jacques Chirac, et aussi qu’un certain Frank Wisner, service OPC, marié à Christine de Ganay et a donc pour beau-petit-fils un certain Nicolas Sarkozy.
        3 fois rien en somme.

        Aaah le new deal a la française, huum le nouvelle ordre mondial, boum a fini la lybie, paf le chien en syrie, et cassé la voiture du big boss.


    • Fritz Le 02 avril 2017 à 11h25
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      Faute de frappe : “suite à l’enquête du juge Casson” après “réseaux Gladio”, bien sûr.

      @basile : c’est fascinant, cette récriture de l’Histoire. Prenez la presse des années 1990, les manuels d’histoire des années 1990, et vous verrez comment progressivement, ils ont repris le point de vue américain : “la guerre froide”, de 1947 jusqu’en 1991, gagnée par l’invincible Amérique grâce à l’IDS de Reagan. Comment la propagande devient l’Histoire enseignée.


      • basile Le 02 avril 2017 à 11h50
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        si dans un milieu familial d’après guerre, la reconnaissance envers l’URSS n’a pas été entretenue, c’est mort. Le matraquage fait le reste, quelques soient les opinions politiques de la personne.


  14. georges glise Le 02 avril 2017 à 11h29
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    pas de surprise: maître de castelnau défend sa classe et sa caste, et les candidats qui vont avec, contre l’appareil d’état, contre l’appareil judiciaire, et contre les journalistes d’investigation qui font leur boulot. moi je dis merci au canard enchaîné, merci à élise lucet, merci à médiapart, qui ont levé des lièvres contre l’hypocrisie ambiante et ont oeuvré pour la transparence de la vie publique!


    • Fritz Le 02 avril 2017 à 11h31
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      L’ennui, c’est que le bel Emmanuel leur dit aussi merci, un grand merci…

      Révélations d’un côté, discrétion de l’autre côté.


      • basile Le 02 avril 2017 à 11h55
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        oui, on attend toujours que le canard nous explique pourquoi Macron est le plus pauvre des candidats (maintenant que Poutou se désiste) 🙂


        • Bruno Kord Le 02 avril 2017 à 21h41
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          Il me semble bien avoir lu un article du Canard sur les sous de Macron…cité notamment sur ce blog. Un coup du cabinet noir ?


  15. David D Le 02 avril 2017 à 11h34
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    Les manipulations politiciennes à la tête de l’Etat sont une chose, mais l’idée de “cabinet noir” pose deux problèmes logiques. 1) s’il y a un cabinet noir de l’homme à la fonction de président du pays, les changements de président tous les 5 ou 7 ans sont d’une étrange bonhomie. “Ah ! je sors, c’est toi qui va m’ennuyer avec le cabinet noir pendant cinq ans”, “Ah je ne suis plus président, je redeviens naïf sur le cabinet noir que j’utilisais. J’oublie même qu’il existe et que je l’ai utilisé.” Bref, un “cabinet noir” ne peut l’être que d’un noyau solidaire dans un parti, pas même d’un parti entier. 2) Quand vous manipulez, vous ne créez pas une institution pour vous faire prendre. “Oui, bonjour, monsieur le procureur, voici les locaux de la manipulation, la charte du “cabinet noir”, ses cadres juridiques, etc., etc. Et voilà tous les papiers signés pour couler certains.”


    • Gonzo Le 02 avril 2017 à 12h15
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      votre logique pose de sérieux probleme

      votre 1) n’a de sens que pour les gens vertueux.
      votre 2) n’a qu’en a lui aucun sens. J’ai un papier sur toi, tu en a un sur moi Ex aequo.

      Ensuite vous réduisez la sphère d’un cabinet noir a la politique national. pourquoi être aussi restrictif?


      • David D Le 02 avril 2017 à 15h01
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        Votre réponse m’a impressionné. 1) “n’a de sens que pour les gens vertueux” dites-vous. ben non ! Si le cabinet noir va avec la fonction présidentielle, le jeu ne serait pas qu’on s’en taise une fois dans l’opposition. On dénoncerait le cabinet noir. Le “cabinet noir” peut difficilement être un relais qu’on passe à l’adversaire. 2) je ne sais pas ce que veut dire “n’a qu’en a lui aucun sens”, “n’a quant à lui aucun sens” vouliez-vous dire. Ben, ce que je dis, c’est très simple. Un groupe de l’ombre ne doit pas laisser de trace structurelle. Je pense qu’il y a des intrigues et des complots, mais ça se passe par des rencontres informelles entre les gens, par des entretiens dans une salle fermée sans téléphone. S’il faut, par exermple, couler un Fillon en dévoilant un scandale, on ne va pas laisser derrière soi de la paperasserie administrative. Les traces écrites du complot ne seront qu’indirectes ou on les évitera. Cela me paraît logique, évident, mais bon…


  16. WASTERLAIN Serge Le 02 avril 2017 à 12h27
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    Moi, ce que je trouve remarquable dans cet article c’est la dénonciation du rétropédalage des journalistes qui ont écrit le livre. C’est incroyable la mauvaise foi dont ils font preuve pour nous expliquer qu’ils n’ont pas écrit ce qu’ils ont écrit et que nous les avons mal compris.
    C’est incroyable l’indulgence dont font preuve leurs confrères lorsqu’ils les interrogent sur les plateaux TV. Point de mise en branle d’un quelconque « DECODEX » pour ces bons soldats de la bonne information ! ATTENTION Olivier ! ATTENTION ! Ce n’est pas en relayant ce genre d’article limite ‘conspirationniste’ que tu vas sortir de la ligne de mire des bien-penseurs et réintégrer la sphère respectable de la prestituée !


  17. Nanker Le 02 avril 2017 à 13h58
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    L’auteur de l’article semble découvrir la duplicité de Hollande. Or elle est connue depuis les années 80 quand Hollande le “socialiste” signait sous pseudo des articles et des livres où il clamait sa foi dans le libéralisme.

    Depuis 30 ans Hollande a “entubé” tout le monde parce que personne ne le voyait jamais arriver : il passait pour un Jacques Villeret de la politique, un petit gros marrant et inoffensif qui faisait marrer l’assemblée avec ses blagues.

    Hélas Hollande ce n’était pas ça : un calculateur froid et sans scrupules, un arriviste sachant envoyer les autres au casse-pipe alors que lui se ménageait pour le moment le plus propice. Tous ceux qui l’ont sous-estimé (Fabius entre autres) l’ont chèrement payé.

    On a appris en 2016 que le petit gros marrant aura été le président qui aura ordonné le plus d’opérations “homo” aux services spéciaux. On apprend maintenant que Hollande joue les marionnettistes avec la justice?
    Quelle “surprise”…


  18. sycophante Le 02 avril 2017 à 15h51
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    Même si je réprouve les turpitudes financières de Fillon (qui n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt des turpitudes d’un système politique gangrené par la corruption et l’argent qui coule à flot) , je voterai néanmoins pour lui parce que le pouvoir a tout fait pour fausser complètement cette élection présidentielle !

    En effet, il semble assez clair que le pouvoir a voulu assassiner politiquement et psychiquement Fillon (qui évidemment n’est pas un saint mais dans ce cas il faudrait mettre quasiment tous les hiérarques de la politique de droite comme de la gauche (vraie et fausse) dans le même sac) à seules fins de favoriser le candidat du pouvoir Macron dont on a parfaitement compris qu’il était intouchable alors que des éléments plus que suspects de son patrimoine !
    A ce propos lire l’article de l’Opinion :
    “Patrimoine d’Emmanuel Macron: les trois zones d’ombre”
    http://www.lopinion.fr/edition/politique/patrimoine-d-emmanuel-macron-trois-zones-d-ombre-119398


    • David D Le 02 avril 2017 à 16h23
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      Personnellement, j’ai du mal avec l’argument d’une trêve au profit de la présidentielle. La machine tombe implacablement sur Fillon, tant pis pour lui. En revanche, s’il tombe, Macron doit faire l’objet d’un traitement équivalent à celui de Fillon, sinon ce n’est pas la peine de me demander de m’indigner que Fillon soit toujours en course. Et quand je parle d’un traitement égal pour Macron, je ne parle que de ce qui est louche dans ses affaires, je parle aussi de l’anomalie foncière que représente sa campagne. Une partie du PS se reforme autour de lui au mépris des engagements et du parti, et de la primaire. Je ne veux pas défendre ou plaindre Hamon. Ce qui me scandalise, c’est la manipulation politicienne au profit de la frange PS qui soutient En marche. Ce n’est pas une histoire de prévision des alliances pour la législative, c’est bien plus dramatique que cela. Le vendeur d’Alstom, de l’aéroport de Blagnac, etc., ne doit pas profiter du discrédit de Fillon.


    • Narm Le 02 avril 2017 à 20h07
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      bonjour Sycophante.

      je ne suis pas fan de fillon, mais si “ON” met tellement d’ardeur à le désinguer, c’est que forcement, il dérange
      Daans le même temps, “ON” n’inquiète pas plus que ça le macron. patrimoine , financement de sa campagne…. pour plus tard nous faire un macrotron ? et qu’on banque tous pour “le” chouchou des médias, beurk


  19. clauzip Le 02 avril 2017 à 19h42
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    Les procureurs des tribunaux sont des fonctionnaires de la justice dont toute la carrière dépend du ministre de la justice et du président de la République qui exécute les choix du conseil supérieur de la magistrature..

    La justice dans ses activités dispose d’officiers de police judiciaire formés au droit pour ces misions
    Ces policiers et gandarmes restent soumis à leur hiérarchie professionnelle dont dépend toute leur carrière professionnelle.
    Or toute les deux hiérarchies dépendent administrativement du ministre de l’intérieur,ministère éminemment politique.
    Cette organisation a été condamnée à plusieurs reprises par la cour européenne des droits de l’homme sans résultats.
    Sarkosy a placé le gendarmerie sous tutelle du min. de l’intierieur.
    A priori il semble que l’unité opérationnelle soit positive(les guerre interne perdure)mais il y a comme démontré ci dessus,un remontée au ministre de l’interieur et par conséquent au président de la R.des infos politiques ou signalées.
    Cette structure doit de toute évidence être changée mais tous les présidents s’en accommodent aisément.
    Vous avez compris? si oui,alors ne vous étonnez plus de rien!


  20. julya Le 03 avril 2017 à 14h38
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    “Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle.Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ”
    Comment fait-on pour prouver que quelque chose n’existe pas ?
    Il y a une campagne qui se développe en ce moment (ex le très droitier Brunet sur rmc ou le Fig mag) pour essayer de sauver le soldat Fillon en incriminant Hollande ce Machiavel!!
    S’il l’était tant que ça, il n’aurait pas eu ces ennuis avec ses femmes!
    Complot pour complot qui a renseigné les photographes dans ces affaires ?


  21. julya Le 03 avril 2017 à 15h25
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    J’ajoute que les journalistes du Canard ont certifié que dans “l’affaire Penelope ” il y a eu seulement du travail de leur part.
    Si, néanmoins, il y a eu renseignements pourquoi ça viendrait forcément du pouvoir ou de la gauche ? Pourquoi pas des”amis ” de Fillon ?
    Nul ne le sait.
    Et c’est très bien comme ça


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