Source : France Culture, Frédéric Says, 23.03.2017

Le candidat d’En Marche assume sa “verticalité”.

“Vue du château de Chambord, le Régent Philippe II duc d’Orléans donne ses ordres pour la chasse”. Peinture de Pierre Denis Martin, 1722.• Crédits : Josse / Leemage – AFP

“Quel président voulez-vous être ?” La première question des débats télévisés est si générale, si large qu’elle semble avoir été conçue uniquement pour permettre aux candidats de s’échauffer la voix (et aux techniciens de régler leurs micros).

Mais au-delà des réponses stéréotypées, façonnées pour tenir en une minute trente, il convient de se concentrer sur des petits faits de campagne clairsemés. Pris bout à bout, ils permettent bien davantage d’éclairer cette interrogation.

Quel président voulez-vous être ? Chez Emmanuel Macron, cette série de faits clairsemés illustre une vision volontiers centralisatrice, voire une inclination quelque peu monarchique.

Passons vite sur la démarche d’avoir fait broder son parti de ses initiales, EM, passons sur les phénomènes de cour, logiques devant une ascension si spectaculaire, et concentrons-nous sur ses propositions.

Hier, devant l’Association des maires de France, le favori de la présidentielle a réitéré l’une de ses propositions-phares : la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Emmanuel Macron prive ainsi les collectivités locales de la maîtrise d’une partie de leur budget. Il s’est bien sûr engagé à ce que l’État compense le manque à gagner, mais cette reprise en main budgétaire face aux communes revient à une forme de re-centralisation. Car le gouvernement pourra toujours refuser, sous prétexte d’économies, de rembourser les collectivités à 100% (ce ne serait pas la première fois).
Une logique similaire prévaut pour une autre proposition d’Emmanuel Macron : la renationalisation de l’Assurance-chômage. Fini la gestion des partenaires sociaux, c’est l’État qui dirige.

Ajoutons à cela une mesure symbolique, certes, mais signifiante. Emmanuel Macron veut recréer les chasses présidentielles, cette lointaine tradition royale qui renvoie à François 1er. Selon le candidat d’En Marche, ces chasses présidentielles, supprimées en 2010, “fascinent partout” dans le monde et participent de “l’attractivité” de la France.

L’histoire ne dit pas si l’on verra le gouvernement En Marche, à cheval, débusquer le gibier dans la brume du domaine de Chambord. (Arrivés à ce stade du billet politique, vous comprenez enfin le choix de l’illustration)…

Pour caractériser cette éventuelle présidence Macron, il faut aussi observer la manière dont il conduit sa campagne…

Là encore, cela en dit plus long qu’un débat télévisé. L’organigramme est saisissant : contrairement aux autres prétendants, le candidat de En marche n’a pas de directeur de campagne. Le directeur de campagne, c’est lui. Par ailleurs, qui pourrait aujourd’hui citer le nom de l’un de ses porte-paroles ? Au-delà du cénacle journalistique, pas grand-monde… Candidat, directeur de campagne et porte-parole, Emmanuel Macron fait tout. Par son organisation, il nous dit : « la campagne, en l’état, c’est moi ».

Pas de jurys citoyens, nulle démocratie participative dans la bouche du favori de l’élection. « J’assume la verticalité », confesse-t-il d’ailleurs à propos de son mouvement. Ainsi, récemment, En Marche a annoncé que ses candidats aux législatives seraient désignés après la présidentielle. Autrement dit, encore davantage que dans les autres partis, ces candidats n’auront pas le temps de faire leur propre campagne et procéderont entièrement de la figure d’Emmanuel Macron.

Exemples isolés ou stratégie théorisée, Frédéric ?

Il ne faut pas y voir, me semble-t-il, des annonces de circonstances ou de coups de communication improvisés. Tout cela s’inscrit au contraire dans une réflexion historique et politique très construite. Emmanuel Macron en avait tracé les lignes dans un entretien fort intéressant accordé à l’hebdomadaire “Le 1”, en juillet 2015. Que dit-il ? A la question de savoir si “la démocratie est forcément déceptive”, Emmanuel Macron répond ceci :

“Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu.”

Le discours du candidat En Marche est limpide. Il vise à concilier, sous l’habit du président, les “deux corps du Roi”, théorisés par Kantorowicz.

Derrière le discours d’Emmanuel Macron, peut-être faut-il déceler aussi un raisonnement plus stratégique. Depuis quinze ans, sur fond de lassitude démocratique, chaque président est élu par contraste avec son prédécesseur : la fin de mandat de Jacques Chirac fut jugée ronronnante, alors Nicolas Sarkozy se présenta en “candidat de la réforme et de la rupture”. Le mandat de Nicolas Sarkozy fut jugé vibrionnant et bling bling, alors François Hollande se présenta en “candidat normal”. Le mandat de François Hollande est marqué par le manque d’incarnation, alors Emmanuel Macron se fait fort de la restaurer.

Source : France Culture, Frédéric Says, 23.03.2017

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79 réponses à La tentation monarchique d’Emmanuel Macron, par Frédéric Says (France Culture)

Commentaires recommandés

martin Le 29 mars 2017 à 03h59

C’est à mon humble avis faire beaucoup d’honneur à EM que de lui prêter une “réflexion historique et politique très construite”, alors même que chaque intervention de ce Monsieur tend à démontrer qu’il n’a pas l’ombre d’une réflexion, d’une idée, ou d’un engagement structuré.

Macron, en tant que personne, n’a pas plus d’intérêt que Nabilla ou Loanna. Ce n’est pas lui, ni elles, qui devrait être le sujet de l’analyse, mais le mode de fonctionnement d’un système qui vise à promouvoir au rang de “star” (éphémère, certes) des individus dépourvus de toute sorte de qualité remarquable, et sélectionnés justement pour cette absence totale d’intérêt.

Le remarquable et déjà ancien livre de Lipovetsky intitulé, “l’ère du vide” offre un certain nombre de clés de compréhension du “phénomène” Macron (Loanna, Angot,Moix etc. …rayez les mentions inutiles).

  1. Fritz Le 29 mars 2017 à 01h17
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    Emmanuel Ier, roi ? Au moins, les rois n’intriguaient pas pour le devenir, puisqu’ils étaient désignés par la règle de primogéniture. Remarquez, la photo ci-dessus donne une petite idée des courtisans qui se pressent déjà devant la parole royale.

    Pour remplacer la Bastille, il serait question de l’île de Guyane, ou encore de Villeurbanne en banlieue de Lille.
    http://www.francetvinfo.fr/economie/crise-en-guyane/la-guyane-la-guadeloupe-villeurbanne-les-trois-bourdes-geographiques-d-emmanuel-macron_2116907.html


    • emm69 Le 29 mars 2017 à 02h18
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      Depuis que j’ai appris qu’Il a été recalé deux fois à Normale sup’, j’ai l’impression qu’en France tout fout le camp… Triste campagne ! Même l’avenir, naguère si radieux des feux célestes et verticaux (puisqu’Il aime ça) d’Emmanuel Ier, n’est plus ce qu’il était.
      Enfin, je me console en espérant que Vertical Ier n’aura pas de majorité à l’Assemblée nationale.


  2. Logic Le 29 mars 2017 à 01h50
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    EM : Emmanuel Macron
    EM : En Marche

    La conclusion s’impose.
    En Marche vers où ? Vers Emmanuel Macron. Le nouveau prophète des 0,001%

    EM : Eh Merde ! (pour le modérateur : le mot, présent dans le dictionnaire, n’est pas utilisé ici comme une insulte mais comme expression d’une crainte de l’avenir).
    Chaque nouveau président semble devoir faire regretter le précédent, pas de doute que le président de la vacuité va vous faire regretter le président mou.

    Le plus étonnant n’est pas le personnage, ou ses soutiens tout azimut, mais qu’une majorité de français se laissent enfumer à ce point.

    No comprendo.


    • Linder Le 29 mars 2017 à 07h18
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      ET oui, Chirac a réussi l’invraisemblable : me faire regretter Mitterrand. Sarkozy m’a fait regretté Chirac, qui l’eut cru ? Hollande m’a fait regretter Sarkozy, on nage dans le délire. Et quand je regarde la liste des candidats : Et M ….. (mot de Cambronne) je n’en vois qu’un pour me faire regretter Hollande : je viens donc de prouver scientifiquement que Macron, comme Baladur en 1995, devrait être élu dès le premier tour.


      • JCH Le 29 mars 2017 à 09h58
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        Le fait que l’étoile montante de la politique française, qui semble filer droit vers l’Elysée, soit d’une certaine manière un “petit nouveau” est symptomatique. Comme si le fait d’avoir le soutien d’un parti, un programme établi, des idées connues de longue date et une longue expérience en politique étaient un boulet à traîner pour l’élection.
        Dans ces conditions, se présenter à l’élection lui-même (et rien que lui-même) est une manière pour Emmanuel Macron d’éviter ce “poids” devenu inutile.
        Emmanuel Macron réalise le tour de force de se présenter comme le candidat du renouveau (avec “vous verrez bien”, en substance, pour réponse à certaines questions posées habituellement à un candidat), tout en étant un pur produit du pouvoir en place. Une élection au 1er tour ne paraît effectivement pas impossible…


    • bats0 Le 29 mars 2017 à 12h15
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      “Et Moi Et Moi Et Moi”, c’est Jacques Dutronc qui devrait être diffusé en prologue de ses conférences : https://www.youtube.com/watch?v=3wgJ2W-NUCU
      Plus sérieusement, faudra bien choisir : https://youtu.be/JrqldPJmgNw
      Même, s’il reste des points qui seraient à approfondir, nous n’avons peut-être plus le temps de faire semblant…


    • condamy Le 29 mars 2017 à 14h02
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      Croyez vous ” vraiment ” que les français se laissent entuber à ce point ou plutôt n’est ce pas vous qui êtes entuber par les sondages ?


  3. Kiwixar Le 29 mars 2017 à 03h00
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    La re-centralisation budgétaire vers un Etat en faillite est une préparation de la mise sous tutelle de la France par Berlin/Bruxelles. Ce gus est incapable de se gérer financièrement et trouve confortable de se mettre sous tutelle… au niveau personnel déjà. Et pas d’enfants devant lesquels il devra défendre ses choix. On pensait avoir touché le fond avec Hollande, mais non, son fils spirituel semble vouloir aller plus loin dans la vassalisation, la veulerie, la haute trahison. Bon, la place de la Concorde n’est pas loin de l’Elysée.


    • Le Rouméliote Le 29 mars 2017 à 17h53
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      Tout est dit ! Il prépare la soumission complète du pays en terminant l’oeuvre de mise à disposition de l’État à Bruxelles, Schäuble and Co par ses prédécesseurs. Pour cela, il faut que tout l’appareil d’État soit aux ordres de la future troïka qui va se charger de nous réformer comme les Grecs. D’où la verticalité. Ensuite, la France doit se spécialiser comme parc d’attractions historiques, d’où les chasses présidentielles où Micron Ier pourra inviter ses alter ego, ducs et comtes de nos voisins européens et nos maîtres impériaux de Bruxelles et de Washington.


  4. Caliban Le 29 mars 2017 à 03h24
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    C’est juste délirant comme papier.

    Si on reprend simplement cette histoire de suppression de la taxe d’habitation. Plutôt que d’en déduire qu’il s’agit là d’une volonté “centralisatrice” il aurait été plus convaincant de souligner qu’il s’agit d’une double supercherie :
    • “ÉLECTORALISTE” : on veut fait croire aux ménages qu’il vont faire des économies alors que – in fine et parce que c’est la loi qui le veut – les impôts retirés à 1 bout devront être compensés de l’autre
    • “ÉCONOMIQUE” : en se privant de recettes, la collectivité va devoir aller piocher ailleurs. S’endetter davantage et confier au privé des missions publiques.

    Plutôt qu’une volonté centralisatrice j’ai l’impression qu’on peut, à l’inverse, suspecter le candidat de proposer la bonne vieille méthode libérale : Socialisation des coûts, privatisation des bénéfices.

    Et je trouve assez risible que l’on convoque Kantorowicz pour :
    • d’une part masquer l’évidence
    • d’autre part exhiber un vernis de culture mal dégrossi


    • MS Le 29 mars 2017 à 07h22
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      Sur la taxe d’habitation ne pas oublier un autre point encore plus important : sa suppression permettrait de faire rentrer dans le rang tous les maires qui pourraient avoir des tentations d’indépendance comme de vouloir parrainer les petits candidats pour la présidentielle par exemple et qui pourraient rapidement voir leurs subsides fondre


    • calal Le 29 mars 2017 à 08h30
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      amha, cette mesure cache plutot une volonte de calmer la frenesie depensiere des collectivites territoriales. ce qui cadre avec l’association macron homme de paille des banques et des creanciers de la france. leur but etant de s’assurer que la france est toujours capable de faire face a ses echeances mensuelles de remboursement du capital et des interets.

      C’est quelque part une des choses qui me console si eventuellement macron serait president. certaines reformes necessaires seraient faites et ces reformes toucheraient davantage les intermediaires que les producteurs. Car la contrepartie des interets des dettes sont obligatoirement de la creation de richesse nouvelles et pas de la circulation de mistigri.

      Quant a ceux qui pensent que macron est vide,mefiez vous de ceux qui le manipulent parce qu’eux sont amha intelligents…


      • Caliban Le 29 mars 2017 à 13h33
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        @calal

        Au risque de faire du hors-sujet (vis-à-vis de l’article initial), qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que les collectivités territoriales font preuve d’une “frénésie dépensière” ?

        Par ailleurs je ne comprends pas bien votre raisonnement car la taxe d’habitation constitue, si on y ajoute la taxe foncière du bâti, la taxe foncière du non bâti et la contribution territoriale, moins de 45% des revenus des collectivités.

        Pour calmer leur “frénésie dépensière”, il y a d’autres mesures plus simples :
        • baisser les dotations de de l’Etat (c’est d’ailleurs ce qui se fait)
        • arrêter les fusions de communes (qui, entre autres défauts, accroissent les frais de fonctionnement)


  5. martin Le 29 mars 2017 à 03h59
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    C’est à mon humble avis faire beaucoup d’honneur à EM que de lui prêter une “réflexion historique et politique très construite”, alors même que chaque intervention de ce Monsieur tend à démontrer qu’il n’a pas l’ombre d’une réflexion, d’une idée, ou d’un engagement structuré.

    Macron, en tant que personne, n’a pas plus d’intérêt que Nabilla ou Loanna. Ce n’est pas lui, ni elles, qui devrait être le sujet de l’analyse, mais le mode de fonctionnement d’un système qui vise à promouvoir au rang de “star” (éphémère, certes) des individus dépourvus de toute sorte de qualité remarquable, et sélectionnés justement pour cette absence totale d’intérêt.

    Le remarquable et déjà ancien livre de Lipovetsky intitulé, “l’ère du vide” offre un certain nombre de clés de compréhension du “phénomène” Macron (Loanna, Angot,Moix etc. …rayez les mentions inutiles).


    • Pepin Lecourt Le 29 mars 2017 à 09h49
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      Il faut être prudent, on a déjà vu des personnages palots se révéler de très fortes personnalités une fois investis au pouvoir, nous en avons un exemple typique en la personne de Vladimir Poutine, poussé au pouvoir par des oligarques qui voyaient en lui un personnage insignifiant qui jusque là s’était montré d’une discrétion complète et qu’ils pensaient manoeuvrer en coulisse comme une marionnette, mal leur en a pris et heureusement pour la Russie.


    • Vincent Le 29 mars 2017 à 13h46
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      Cette intervention réussirait presque à me le rendre sympathique. Je pense en effet qu’on a besoin d’avoir un Président qui soit imprégné de l’histoire du pays, et qui sache incarner et assumer la continuité de la fonction à travers les régimes. Comme l’étaient de Gaulle ou Mitterrand.

      C’est lui faire un bien grand honneur que de lui prêter ce type de destin. Même si je le crois suffisamment cultivé et intelligent pour pouvoir se hisser aux chevilles d’un Grand Président (contrairement à Sarko), il lui manque l’essentiel : le fait d’être entièrement dévoué à la Nation, et notamment ce que ça implique en terme d’indépendance, vis à vis des pays étrangers ou des puissances de l’argent…


    • Dizalch Le 29 mars 2017 à 13h51
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      Notez toutefois que si vous le considérez “insignifiant”, en cas de “victoire”, il a prévu de garder les rennes et les pleins pouvoirs un moment… (c’est donc qu’il y a a largement penser et préparer la chose… certes pas seul, mais quand même):

      https://www.nextinpact.com/news/103731-emmanuel-macron-maintiendra-letat-urgencesi-securite-concitoyens-justifie.htm

      “Elu président, Emmanuel Macron maintiendra l’état urgence si la question de la sécurité des citoyens justifie cette situation exceptionnelle (…) « aussi longtemps que la sécurité de nos concitoyens le justifie, il convient de maintenir l’état d’urgence »”

      Étant donné que le risque zéro n’existe pas… je vous laisse deviner… non seulement “Monarque”… mais: “aux pleins pouvoirs”… qu’Hollande lui aura laissé… juste incroyable et effrayant…


      • anne Le 30 mars 2017 à 21h19
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        Ne pas oublier l’article 16 de notre constitution…


    • step Le 29 mars 2017 à 18h01
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      vous savez, beaucoup de politiques ont des gens qui pensent à leur place, il peut y avoir une réflexion sur le sujet construite par un de ses conseillers que reprend macron.


    • RGT Le 29 mars 2017 à 19h24
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      Je trouve que votre référence à de grands intellectuels du monde médiatique est incomplète.

      Il manque celle qui est la plus proche de Macron, Nabila que l’on a le plaisir de voir sans se lasser dans cette interview passé à la postérité : https://www.youtube.com/watch?v=xG9Gh1C1KLc

      Au fait, j’espère qu’il n’a pas écrit son bouquin “révolution” de la même manière que “l’écrivaine” de la vidéo précédente ;-).

      Petit rappel sur Macron, par un “petit jeune” qui a tout compris (je vous conseille de regarder ses autres vidéos) : https://www.youtube.com/watch?v=uleVLTFEx3Q


  6. dissy Le 29 mars 2017 à 04h59
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    L’histoire incroyable de MACRON, le nouveau messie français.

    Le contexte

    Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur.

    https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/


  7. Beyer Michel Le 29 mars 2017 à 05h55
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    De Gaulle pensait que ce serait le trop-plein pour le remplacer. Dans sa grande lucidité, il n’avait pas imaginer que viendrait aussi le trop-plein de nullités. Il avait souhaité une constitution à sa mesure. Merci pour ce beau cadeau à la France.
    Au sortir de la campagne électorale, présidentielle et législatives, il ne pourra en résulter, je le pense et l’espère, qu’un grand chambardement.


    • RGT Le 29 mars 2017 à 19h33
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      Comme je le dis tout le temps (je sais, je me répète, c’est Alzheimer), le Grand Charles aurait dû saborder le navire en le quittant.
      Ce qu’il (n’a pas) fait relève de la haute trahison, son successeur immédiat en a été un bel exemple… Au fait, il a bossé pour qui le père Pompidou ???

      Je vous le donne en mille : Pour la même boîte que Macron !!!
      [modéré]


  8. Loxosceles Le 29 mars 2017 à 06h05
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    Personnellement je n’ai jamais compris de quelle verticalité il parle. De lui vers le bas, ou de quelque chose au dessus de lui vers lui ? Macron est le candidat d’un establishment qui lui dicte ce qu’il doit faire et penser, l’enfant d’un système par lequel il est totalement adoubé. Macron est au mieux un chevalier, et pas un roi. Et surtout, le meilleur marchand d’aspirateurs de l’ordre de la chevalerie.


    • Logic Le 29 mars 2017 à 08h34
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      Dans la monarchie la verticale est tracée entre la terre et le ciel, le roi étant (ou se voulant) le représentant de Dieu ici-bas.
      Le pouvoir démocratique est horizontale, un citoyen, un vote.

      Macron est antidémocrate, non pas pour renouer avec la monarchie, mais avec une tyrannie ploutocrate. Marionnette de l’oligarchie financière il se veut le marionnettiste du peuple. Sa verticalité ne sont que les fils qui le font bouger et ceux avec lesquelles il tente de vous mettre en ordre de marche.
      Lorsqu’il parle de transcendance c’est encore et toujours de la novlangue.

      Le nouveau crédo : il n’y a de Dieu que l’argent, et ceux qui se l’accapare, et Macron est son prophète.


  9. darcjane Le 29 mars 2017 à 06h21
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    EM comme enfumage mercantile…comment espérer autre chose de cet avatar de la plouto-olligarchie


  10. PatrickLuder Le 29 mars 2017 à 07h05
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    J’avais bêtement cru, au début de son mouvement “En marche” qu’il s’agissait d’une démarche démocratique … mais je me suis vite aperçu que la seule participation démocratique s’arrêtait à rapporter de l’argent et des voix.


  11. LBSSO Le 29 mars 2017 à 07h30
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    “Pragmatisme” emmanuellien:

    Si Emmanuel 1er assume une verticalité ce n’est pas seulement pour incarner le Roi après le règne Hollande.
    Elle a pour objectif de faire remonter au niveau de l’Etat central le pouvoir pour engager des réformes autrement impossibles:
    -Taxe d’habitation: mettre au pas dans la part des dépenses publiques, les dépenses locales.
    -Pôle Emploi nationalisé pour mieux le réformer et/ou le privatiser.Les partenaires sociaux ,dans ce domaine, comme dans d’autres, sont vus comme un facteur de blocage.
    -Candidats aux législatives désignés après la présidentielle.Oui vaut mieux pour EM: les ralliements de candidats d’horizons différents, issus d’une même circonscription sont nombreux.Vous y ajoutez ceux sui ,jeunes depuis le début mouillent leurs chemises sur le terrain et vous avez un véritable panier de crabes pour les investitures.Mieux vaut ne pas engendrer les divisions avant l’élection.Ici ,risque de craquements…


  12. Sébastien Le 29 mars 2017 à 07h35
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    Bizarre, les journalistes répètent pourtant sans arrêt qu’il ne faut pas accorder trop de temps aux candidats farfelus.


  13. anatole27 Le 29 mars 2017 à 07h59
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    “Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort”

    En fait si Louis XVI avait eut du caractère il aurait zigouillé quelques passants et serait resté roi.
    Le problème c’est qu’il en avait pas …

    Macron vise Louis XVI ou XIV ? une simple inversion qui fait toute la différence


    • Sam Le 29 mars 2017 à 08h16
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      Louis XVI fut un peu le dindon de la farce, et il fallut bien le rabaisser pour justifier sa diminution. Pour autant, ce fut le premier roi de France à convoquer les Etats Généraux (au moins depuis un moment), dans une volonté semble-t-il d’aller vers une monarchie parlementaire, de moderniser les institutions, et d’écouter le peuple.
      L’erreur fut fatale, la bourgeoisie déjà bien en place fit son coup d’état.

      Quant à Micron Ier, s’il veut gouter de la guillotine, je me ferais un plaisir de lui tirer le portrait…


    • RGT Le 29 mars 2017 à 19h42
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      Je pense que Macron serait en fait le plus proche descendant de Louis XI…

      Révisez votre histoire et vous comprendrez ce qu’il nous réserve.

      Coups tordus, intrigues, magouilles et coups de poignard dans le dos…


  14. Macarel Le 29 mars 2017 à 08h13
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    En Marche ? Oui vers le précipice, tel le joueur de flûte de Hamelin qui amena derrière lui les enfants de la ville que l’on ne revit jamais.
    Macron roi ? Oui roi de l’hypnose, il fascine son électorat au sens ou le serpent fascine sa proie.
    A part ça ? Son programme, c’est du Hollande++, ou du UE conforme.


  15. Pkblog Le 29 mars 2017 à 08h36
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    Par parenthèse, The Financial Times d’hier a sorti un article pas piqué des hannetons sur les glorieuses années de Macron chez Rothschild, il faudra le traduire et le diffuser… Ca peut valoir au FT d’être blacklisté par Décodex.

    https://www.ft.com/content/9bd62502-12cf-11e7-b0c1-37e417ee6c76 (c’est un paywall, mais essayez dans une fenêtre en navigation privée, parfois ça marche)

    Extraits :

    [2008] “He was the guy who would constantly say ‘thank you’,” a former colleague said. “He didn’t know what ebitda [earnings before interest, tax, depreciation and amortisation] was. He didn’t try to hide it. And instead of looking it up in a corporate finance book, he asked around, which was disarming.”

    [2010] On the Atos deal, Mr Macron “had a fairly junior role at the time — he would be asked to redo the financial models on Excel, the basics,” recalled an adviser. But a few days after the deal was announced, Mr Macron was made a partner. A few months later, he stunned colleagues and rivals by winning a role in Nestlé’s purchase of Pfizer’s infant food operations.

    Donc le gars sort de l’ENA/IGF et il ne sait pas ce qu’est l’EBITDA ? Bouffon…

    Deux ans plus tard, il est encore la petite main qui fait mouliner les chiffres sur Excel, juste avant d’être promu partner ? Chouchou…

    Ce type est un produit, fabriqué, biberonné et choyé, pour prendre le contrôle du pays le moment venu.

    https://prototypekblog.wordpress.com/2017/02/28/pistes-de-lecture-the-making-of-president-macron/


    • Arnould Le 29 mars 2017 à 10h34
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      Oui mais c’était forcément prévu pour plus tard. Je prends le pari qu’il ne fera pas 10 % au 1er tour. Il est une roue de secours degonflée.


      • Kiwixar Le 29 mars 2017 à 13h07
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        Je parie aussi sur un score de ce genre, et un 2e tour Melenchon x Le Pen. Et les merdias : « ah mince, les sondages se sont encore trompés, comment se fait-ce?! »


  16. nicolas Le 29 mars 2017 à 08h51
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    Marrant car c’est ce que je pensais depuis un moment.

    Qu’est ce qu’un dirigeant :

    – Sans programme qui dit que le programme n’est pas le coeur de son action

    – Qui proclame que l’élection est un cursus d’un temps révolu

    – Qui qualifie les manants d’illettrés

    – Sans parti qui pioche partout sans distinction

    – Qui dit que la politique c’est avant tout un ressenti comme une intuition

    – Qui n’est pas de gauche pas de droite ni du centre

    – Qui mise tout sur son physique et non sur ses convictions qui changent tous les 4 matins

    Alors ?

    Hé bien c’est un monarque.

    Gageons que si il est élu , dans 5 ans , il va nous dire qu’il peut guérir les écrouelles en apposant ses divines mains …

    Et dire qu’il y a des gens de la population qui suivent ce type.

    1789 – 2017 => Tout ça pour ça quoi.

    Concernant le populisme , en tout cas , lui , il en a à revendre ça c’est sûr.


    • fanfan Le 29 mars 2017 à 15h24
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      Début d’anthologie de propos macroniens :

      “La sélection a été arrêtée à 80 idiotismes. Il n’est pas exclu que des rajouts puissent se faire dans les temps à venir, afin d’opérer toute mise à jour nécessaire et utile.
      Puis il a fallu tenter de regrouper par thèmes; le problème ayant été de trouver un thème auquel rattacher tel ou tel propos macronien, vu le flou artistique des maximes relevées. On a pu faire quelques séquences ici et là, afin (quand c’était possible) de mieux cerner la pensée profonde de l’orateur. Tâche ingrate: le résultat n’est donc pas un travail achevé, chacun pouvant à sa guise opérer de nouveaux regroupements.


    • fanfan Le 29 mars 2017 à 15h24
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      Au départ, il était question de faire des commentaires; mais l’ouvrage aurait eu une forme tolstoïenne, alors on s’est limité à de brèves précisions ici et là, ou à mettre des crochets et des parenthèses, afin de ne pas lasser le lecteur. Chacun est donc libre de commenter à sa guise.
      Du reste, certains propos tenus se passent de commentaire.
      Ceci est un travail qui se veut collectif. Toute contribution est donc bienvenue et même, souhaitée.
      http://citoyenveilleur.canalblog.com/archives/2017/03/21/35076831.html


    • fanfan Le 29 mars 2017 à 15h26
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      LE CREDO DU MACRON
      7:”Haïr celui qui réussit est la meilleure façon de se sortir du dénuement, ça n’est pas vrai.”
      10:”Penser printemps, mes amis, c’est réconcilier l’ambition et le réel”.
      19: “La dimension christique, je ne la renie pas ”
      51:”Tu es le confluent d’un fleuve dans lequel tu t’inscris, qui est justement ce roman et ce récit”
      53:”Vous avez enviez de vivre dans une boîte ? Moi non”
      67:”Les pauvres qui ne peuvent pas voyager voyageront plus facilement”
      68:”Je pense que la France est un pays formidable”
      70:”Je suis européen pour la changer avec vous”
      [Européen pour changer la France formidable ? … Ça donne quoi ?]
      73:”Je ne suis pas là pour porter un discours défaitiste, un discours, même, de résistance”
      [Ni défaitiste, ni résistant… Il aurait fait quoi en 40 ?]


  17. Pierre Bacara Le 29 mars 2017 à 09h29
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    MACRON EMMANUEL : INFORMATIONS INEDITES

    La vidéo de 12 minutes ci-dessous commence à être connue mais, sauf erreur de ma part, n’a encore jamais été citée ici même. Elle présente des informations concernant le candidat Emmanuel MACRON, dont certaines confirmées par un journaliste du quotidien “Le Monde” :

    https://www.youtube.com/watch?v=1xjq2qV5geU

    L’auteur est un dénommé “Trouble fait”.


    • RGT Le 29 mars 2017 à 19h57
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      Je l’ai soumise il y a quelques temps (je ne sais pas quand) et je ne sais pas si la modération l’a jugée “hors sujet” (ce qui était peut-être le cas)…

      Comme j’ai la flemme de chercher…

      Par contre je conseille aux lecteurs de ce blog d’aller sur la “chaîne” de l’auteur qui fait des analyses très pertinentes.

      “Il ira loin ce petit”… 😉


  18. SanKuKai Le 29 mars 2017 à 09h46
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    Deux remarques:
    1- De Gaulle a défini la fonction présidentielle à sa mesure pour que le Président de la République puisse s’occuper de la politique étrangère. Et en ce sens elle a, de fait, un petit coté monarchique.
    Et aussi important que la problématique puisse être, je ne suis pas sur que le Général pensait à des gestions telles que la taxe d’habitation.

    2- Emmanuel Macron est Young Leader 2012 à la French American Fondation. On peut déja avoir une petite idée de sa politique étrangère continuant sur la lancée des 2 derniers présidents.
    Faisant de la France le vassal des néo-cons US qui, aussi puissants qu’ils soient encore, ne sont même plus à la maison blanche.
    Alors associer ses volontés monarchiques ou juste son nom, à un Napoléon ou un De Gaulle, c’est quand même un peu déplacé! (pour rester poli)


    • Alfred Le 29 mars 2017 à 13h35
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      Voilà bien le commentaire le plus pertinent à mon avis. Tout ça fait bien diversion. Qu’importe s’il se voie en calife ou en dictateur général : cela reste un missi domici . Un employé. Un téléguidé. Et ce à un niveau que l’on soupçonne encore plus profond de que ces prédécesseurs (trop jeune qui doit trop de choses à trop de monde).


      • fanfan Le 29 mars 2017 à 15h36
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        Emmanuel Macron, ex ministre de l’Economie a participé à la réunion du groupe Bilderberg, qui a eu lieu à Copenhague les 31 mai et 1 juin 2014. M. Macron y assistait en tant que conseiller de François Hollande à la présidence de la République.
        https://reporterre.net/Emmanuel-Macron-est-membre-du-groupe-Bilderberg


      • fanfan Le 29 mars 2017 à 15h54
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        Politique économique et sociale qui sera menée en France quel que soit le candidat élu à l’élection présidentielle 2017 sauf franxit :
        GOPE du 18 mai 2016 en vertu de l’article 121 du TFUE : “RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme de la France pour 2016 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2016 :
        http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/csr2016_france_fr.pdf

        Macron a été le port-flingue des GOPÉ 2014,
        El Khomri le porte-flingue de celles de 2015.
        Qui sera le porte-flingue de celles de 2016 ?


    • Pierre Bacara Le 29 mars 2017 à 19h46
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      FRENCH-AMERICAN FOUNDATION

      Si l’on en croit le livre “Un printemps russe” d’Alexandre LATSA, la “French-American Foundation” aurait été créée à Washington par le président des Etats-Unis et le président français d’alors, Gerald FORD et Valéry GISCARD D’ESTAING, en 1976. Selon la même source, cette organisation, dont j’ignore le statut juridique, aurait compté ou compterait dans ses rangs, entre autres :

      COLOMBANI Jean-Marie
      HOLLANDE François
      IZRAELEWICZ Laurent
      JOFFRIN Laurent
      JUPPE Alain
      LAUVERGEON Anne
      LEOTARD François
      MONTEBOURG Arnaud
      MOSCOVICI Pierre
      OCKRENT Christine
      PECRESSE Valérie
      TOUBON Jacques
      TOURAINE Marisol
      VALLAUD-BELKACEM Najat


      • RGT Le 29 mars 2017 à 20h03
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        Pour plus d’infos, Wikipédia est mon ami…

        https://fr.wikipedia.org/wiki/French-American_Foundation

        Le plus intéressant est à mon avis la liste en fin d’article qui vous permettra de comprendre pourquoi la majorité des médias trouvent certains hommes “Providentiels”…

        Entre “Young Leaders”, on ne se tire pas dans les pattes (sauf Jacques Toubon qui a pondu la loi de 94 sur l’usage de la langue française et qui en a remis une couche en 2015 sur l’état d’urgence – mais s’il ne se réveille que tous les 21 ans ce n’est “pas trop grave”).


  19. Eric83 Le 29 mars 2017 à 09h49
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    J’invite chacun à écouter cette vidéo de 2 mn, diffusée par un média suisse, d’une interview du n°2 de Blackrock – le plus important fond d’investissement au monde qui gère 4 000 milliards de dollars – concernant Macron. Cette interview, en soi, en dit déjà long sur les attentes de la très haute finance internationale.

    Il est de plus à noter que cette interview n’est pas rapportée par nos médias français et pour cause lorsque l’on entend les propos sur la politique que DEVRA CONDUIRE Macron notamment concernant le marché du travail et de la nécessité d’être aux “côtés” de l’Allemagne.

    http://www.rts.ch/info/economie/8500262-philipp-hildebrand-emmanuel-macron-est-un-reformateur-courageux-.html


    • Kiwixar Le 29 mars 2017 à 13h10
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      Le gars estime (ou affirme sans le penser) qu’il y a une reprise globale. Quelle bonne blague…… La reprise des chaussettes parce que l’hiver approche?


    • Stefan Poulev Le 29 mars 2017 à 15h00
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      Wow… Effrayant! Je me demande à quel autre moment dans son histoire la France se serait retrouvée autant vassalisee à des puissances étrangères à son intérêt national. L’époque de Jeanne d’arc, peut-être…


      • Pierre Bacara Le 29 mars 2017 à 20h00
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        “Je me demande à quel autre moment dans son histoire la France se serait retrouvée autant vassalisee à des puissances étrangères à son intérêt national”.

        De 1415 à 1435 (royaume d’Angleterre) et de 1940 à 1944 (IIIe Reich allemand). La simple existence de ces deux précédents incite à émettre l’hypothèse d’école selon laquelle une période de soumission politique ne serait pas létale pour une nation.


  20. Sandrine Le 29 mars 2017 à 10h50
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    cette référence au Roi est cohérente avec sa vision d’une société communautariste dirigée par une élite oligarchique.
    Du temps de l’ancien régime, le roi régnait sur des communautés diverses, qu’il ne cherchait pas forcément à unir d’un point de vue culturel et linguistique. Ainsi, le français était la langue de l’élite et de la cour, mais pas forcément celle du peuple. Un etat de fait remis en cause par la Révolution et les Jacobins qui voulurent précisément éviter que le français soit seulement la langue des nobles.
    http://partages.univ-rennes1.fr/files/partages/Recherche/Recherche%20Droit/Laboratoires/CHD/Membres/Soleil/Villers-Cotterets.pdf

    De nos jour, la langue de la noblesse internationale n’est plus le français comme au XVIIIe siecle, c’est bien sur l’anglais. Et c’est d’ailleurs en anglais que Macron s’est adressé au entrepreneurs français de la Silicon Vallee

    Pour mémoire, un article qui rappelle la « sortie » de macron à propos de la culture française qui n’existerait pas selon lui …
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/06/31001-20170206ARTFIG00209-emmanuel-macron-et-le-reniement-de-la-culture-francaise.php


    • RGT Le 29 mars 2017 à 20h16
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      Sous l’ancien régime, n’en déplaise à tous les “démocrates républicains”, le roi avait un “contrat social” avec le peuple et avait l’obligation de le protéger.
      Certes la vie n’était pas au top pour les paysans mais s’ils étaient mécontents ils pouvaient toujours se plaindre au roi qui avait l’obligation de les écouter.

      Ça a “marchouillé” jusqu’à la fin du règne de Louis XIV et son successeur, Louis XV s’est totalement “prostitué” à la bourgeoisie qui ne cessait d’en demander plus.

      Visiblement, Louis XVI (qui ne voulait pas être roi) a tenté de revenir sur les “acquis sociaux” chèrement défendus par la “CGT” des bourgeois pour permettre a peuple de souffler.

      Mal lui en a pris car il s’est retrouvé avec un retour de bâton monumental.

      Les bourgeois ont compris que si un roi se mettait à réellement “faire son boulot” (défendre le peuple) ils allaient se retrouver en slip.

      Décision des bourgeois : Éviter de prendre des risques avec un type “peu fiable” et mise en place d’un système leur permettant de se prémunir contre tout risque de changement.

      Ils ont parfaitement atteint leurs objectifs..


  21. Serge Rousseau-Vaillant Le 29 mars 2017 à 10h58
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    L’Effroi c’est moâ ! : Manou 1er 2017 – ? (ce type est dangereux les gars, ne faites pas les idiots le 23 avril prochain, on vous aura prévenu …)


  22. Xavier Le 29 mars 2017 à 11h35
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    Valls rejoint Macron, réactions outrées des socialistes…
    Amusant d’entendre ces “valeureux défenseurs de la démocratie” qui furent les ministres de Valls alors qu’il catégorisait les français en (ceux “d’avant-garde” et, à “l’opposé” ceux dont ils faudrait se méfier), jouer les vierges effarouchées !

    Visiblement les valeurs de la république et de la démocratie ne méritent pas la même réaction selon qu’elles touchent leur petit business ou les français.

    Mais quand les journalistes vont-ils s’en rendre compte ?! Comment peuvent-ils éviter la question ?


  23. 5cents Le 29 mars 2017 à 11h42
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    Quand je parle à des français ici en Asie qui ont voté dans le passé au centre ou a gauche, ils me disent qu’ils voteront plutôt ML que EM au second tour. Quant on voit le parti socialiste lâcher Hamon je ne comprends pas qu’il ne s’allie pas à Mélanchon…
    Il se pourrait qu’il y ait un “effet Trump” dans ces élections, les personnes qui s’informent en dehors des canaux habituels sont de plus en plus nombreuses et certains préféreront voter pour un candidat apparaissant Come anti système que pour la star système.


    • Eric83 Le 29 mars 2017 à 12h16
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      En cas de ralliement de Hamon à JLM, on peut se prendre à rêver d’un second tour JLM-MLP, ce qui serait déjà une petite révolution en soi.


    • Kiwixar Le 29 mars 2017 à 13h02
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      Les Français habitant en Asie-Pacifique voient les avantages de la souveraineté quotidiennement. Etudier la Corée du Sud (51m d’habitants), l’Australie (35m) ou même la NZ (4,7m) permet de voir que la souveraineté permet de gérer le pays au mieux de ses intérêts, sans avoir besoin de s’associer avec des voisins ayant une culture et une langue différente, ou même proche (Aus, nz).


  24. Xavier Le 29 mars 2017 à 11h56
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    Je m’interroge sur cette Macronite aiguë.
    Ne serait-ce pas la seule manière qu’à trouvé le système pour créer sans le dire un “front républicain” qui aurait été rejeté par les français?

    Macron qui est le seul à pouvoir incarner une transcendance gauche-droite en termes de communication serait donc sur-évalué pour lui permettre d’être présent, mais aurait besoin de ralliements toujours plus nombreux car il ne décolle pas comme prévu.

    Le risque par contre est de rendre visible la stratégie de ce qui apparaît alors clairement comme le système… alors qu’il vend le renouveau.

    La maison brûlerait-elle ?


    • Macarel Le 29 mars 2017 à 12h03
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      Macron c’est l’ultime cartouche de l’oligarchie pour conserver son pouvoir exorbitant sur le reste de la société. C’est une opération d’hypnose collective, par un télé-évangéliste qui a du talent, mais qui brasse du vide. C’est le candidat de “l’extrême centre”, que l’oligarchie pousse en avant avec force publicité et matraquage médiatique, comme le seul rempart contre une “extrême droite”, qui a prospéré depuis plus de 3 décennies sur les ruines sociales provoquées par les politiques menées par cette même oligarchie sur toute cette période.


      • Eric83 Le 29 mars 2017 à 18h45
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        Macron arrive à faire illusion auprès de ceux qui se laissent bercer par ses propos totalement vides de sens. Comme il lui a été dit à la fin du “débat” sur TF1, il est capable de parler 7 mn pour ne rien dire.
        En fait, ce que l’on ne savait pas, c’est que Macron est le premier prototype politique transhumaniste du nouveau programme de recherche d’Elon Musk. ( Neuralink ).
        Il a été programmé pour débiter des phrases complexes bâties sur des abstractions mais vides de sens.


  25. Macarel Le 29 mars 2017 à 11h57
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    Valls se rallie à Macron, car il est un “réformiste progressiste” !

    Qu’est-ce qu’un “réformiste progressiste” ? C’est un type qui roule (plutôt qui marche dans le cas présent), pour l’oligarchie mondialisée du monde de la finance et des multinationales, qui marche pour l’amplification de la politique de “concurrence libre et non faussée” de l’UE, qui marche pour le nucléaire (prétendument énergie propre). Avec le résultat que l’on connaît : explosion du chômage et de la précarité, casse des amortisseurs sociaux, explosion des inégalités, et exclusion de plus en plus de gens, auxquels l’on jettera en pâture “un revenu universel”, qui ne sera même pas un revenu de survie ! Et “last but not least” une politique qui conduit à toujours plus de désastres écologiques.
    Si c’est cela que vous souhaitez voir continuer, alors oui votez Macron ! Fillon ferait aussi l’affaire, mais Macron est devenu électoralement plus présentable, vu les casseroles que traîne Fillon derrière lui.


  26. Fougnard Le 29 mars 2017 à 12h32
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    Macron n’est que le personnage que les classes moyennes poussent en avant car elles pensent qu’au moins avec lui, elles ont plus de chance de voir le même cirque continuer, à savoir celui qui leur sert à vivre de l’exploitation des classes populaires.
    Encore une fois, les laissés pour compte seront ces classes populaires. Ceux qui se gavent déjà pourront augmenter leur dose et ceux qui contribuent (managers, ingénieurs, techniciens supérieurs, artistes, journalistes, …) à la perpétuation du système seront toujours les dindons utiles de la farce.


    • RGT Le 29 mars 2017 à 20h31
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      Personnellement, je pense faire partie des “classes moyennes” mais j’ai des poussées d’urticaire quand je vois Macron (ainsi que tous les autres politiciens professionnels adulés d’ailleurs).

      Il faut dire que je suis assez mal parti dans la vie…

      Ma première “erreur” a été de lire Proudhon durant mon adolescence.

      Ça laisse des traces indélébiles et ensuite on refuse de se laisser embobiner par de beaux discours enflammés (“nettoyage au Kärcher”, “mon ennemi c’est la finance”, etc, etc..).

      Proudhon devrait être étudié en cours de français ET en cours de philosophie, ça permettrait d’avoir des adultes plus critiques et plus conscients des véritables causes de leurs problèmes.

      Zut, j’ai ENCORE dit une bêtise, “Les Crises” va encore subir par ma faute un assaut du Décodex.

      Il ne faut surtout pas que les peuples réfléchissent par eux-mêmes sinon c’est le bordel.

      Je sors.


  27. David D Le 29 mars 2017 à 13h04
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    Je n’ai pas bien compris en quoi Macron était dans l’incarnation qui s’oppose à ce qu’a été le quinquennat Hollande. Il incarne, quoi ? Le vide et la mégalomanie, comme Mélenchon d’ailleurs quand il fait une conférence en hologramme. La différence, c’est que Mélenchon est indifférent à la victoire présidentielle, il s’y prend de manière aberrante, il amuse juste son ego; tandis que Macron c’est le loup dans la bergerie.
    En réalité, ce qui saute aux yeux, c’est le transvasement du PS Hollande-Valls qui laisse tomber la frange Hamon et passe à Macron. Là au moins c’est clair: Hollande, Ségolène, Valss, et celui-ci, et aussi celui-là, et j’oublie celui-là, et celui-là encore. Tout le PS se reforme faisant croire qu’il abandonne le PS. C’est tout ce que je vois. Comme tour de passe-passe, c’est rendu intensément comique par les gens qui y croient…


  28. Eg.O.bsolète Le 29 mars 2017 à 13h04
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    Macron est un oiseau sans tête capable de faire passer une autruche pour une lumière.

    Avec lui on passe direct de l’école “Tète dans le sable” à l’école “Pas de tète de tout”.


  29. Macarel Le 29 mars 2017 à 15h42
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    L’ “extrême centre” ce sont les partisans du TINA (There is no alternative), cette politique du TINA a des effets négatifs pour une portion de plus en plus grande de la population, qui proteste par le vote d’extrême droite.
    D’élection en élection les dégâts du TINA sont de plus en plus importants, ce qui a pour effet de gonfler le vote à l’extrême droite. D’élection en élection l’ “extrême centre” compte sur le rejet du candidat de l’extrême droite pour être élu au second tour. Cela risque de marcher encore une fois avec l’avatar Macron, dernière incarnation en date de la politique du TINA. Mais ce pourrait bien être la dernière fois, car le mécontentement se généralisant le fameux plafond de verre pourrait finir par être dépassé.
    Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin elle se casse…


  30. Eric10 Le 29 mars 2017 à 15h45
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    “Macron, l’ami d’Uber, est allé chercher chez Le Pen l’idée perverse de réduire le salaire brut patronal pour hausser le salaire net salarial. Il vous promet du vent : « 500 euros » tout de suite (« pour un couple » !) pour un avenir de typhons et de tornades : plus d’assurance maladie, ni chômage, et pareil pour les retraites.”

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/macron-pour-la-mort-de-la-securite-188191


  31. serge Le 29 mars 2017 à 16h52
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    Macron est la verticale du tweet, version 2016. 140 caractères de “liberté textuelle” pour le programme, des liens vers des gif (auréole sur la tête?, bras en l’air?) et des vidéos (les serrages de mains, les extraits de débats à la TV), une photo djeune (Match? Voici?) et “send” ma poule… A l’image malheureusement de ce qui intéresse une grande part de la population. Reste à espérer que ceux qui ont un peu plus de recul seront majoritaires au bon moment.


  32. Dubreuil Le 29 mars 2017 à 18h21
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    Il ressemble plus à Napoléon III je trouve.


  33. Cédric Le 29 mars 2017 à 19h00
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    si c’est pour avoir un Roi, autant appeler le bourbon espagnol à la place….


  34. loki Le 29 mars 2017 à 20h34
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    Macron c’est l’agent Smith dans Matrix. Un seul homme infectant une multitude de visages pour n’être que lui en lieu et place des autres. Une multitude de députés qui ne feront pas d’autre campagne que d’être lui.
    Chez Orwell le totalitariste dit “il ne faut pas faire”, le faciste dit “il faut faire”, et au stade ultime “il faut être big brother, Charlie ou Macron”, il faut être Macron, sans saveur, sans imagination ni créativité, sans vérité, à son image d’ailleurs. Qui se rallie à Macron est Macron ou bien l’était déjà à la première heure comme Hollande, Bayrou, Cohn-Bendit ou Valls et les autres qui s’étaient depuis bien longtemps désincarnés.

    Un assassinat du parti socialiste de l’intérieur par ceux qui l’ont vidé de sa substance et de sa crédibilité ? Possible

    Une seule riposte : dissoudre le PS … ?


    • loki Le 29 mars 2017 à 20h38
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      Une façon d’être anti-système en étant le système


      • Eg.O.bsolète Le 31 mars 2017 à 10h19
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        Quand le système fait appel à l’anti-système pour se perpétuer, c’est qu’il frise la folie. Et dans le prolongement, au sujet de la folie, cela me fait penser à la citation : “Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes” ou encore “”Celui qui croit à une croissance exponentielle infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste”.


  35. HERE Le 30 mars 2017 à 10h13
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    Il fait couler beaucoup d’encre, c’est tout ce qu’on lui souhaite…
    C’est un envahisseur pour le moins envahissant.
    Sa moue juvénile en fait craquer plus d’une, c’est une adhésion féminine par contraste avec la candidate Le Pen, plus (…) masculine.
    Tout est calculé en effet.


  36. Jérôme Le 30 mars 2017 à 15h12
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    Il faut distinguer la pensée de Macron de la personne de Macron.

    La pensée de Macron, qui est de formation un littéraire/philosophe matiné de Sciences piPo, avec la couche techno de l’ENA, a quoi qu’on pense du personnage une certaine épaisseur.

    Macron pense l’Histoire et les symboles politiques. Il pense dessus pour les comprendre, parce que cela l’intéresse et que cela le stimule manifestement. Je partage assez sa vision sur le problème de l’absence de roi en France. Le peuple français a remplacé la figure du roi par celle de l’Etat qui est sacralisé à outrance. Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal mais c’est un fait anthropologique français.

    La personne de Macron, en revanche, me paraît incapable d’incarner et de réaliser un quelconque projet politique en rapport avec cette pensée. Il n’a aucunement l’intention de mettre en oeuvre des politiques et une façon de gouverner en rapport avec la vision monarchique de la France et de la politique sur laquelle il donnait son avis dans l’interview de 2015. Il veut juste continuer la même politique en l’accentuant un peu et en pipeautant qu’il fait le contraire par un dévoiement orwellien du sens des mots.


  37. BrunO Le 30 mars 2017 à 20h17
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    Macron est juste un baratineur habile, voir les propos de Francois Henrot (son patron chezRothshild) .


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