Je rappelle la carte de Todd (on repère facilement la Hongrie… 🙂 ):

L’impudence avec un abattage peu commun, le culot au-delà de toute description, les yeux furieux et sardoniques comme la politique-Système dont elle est une fidèle exécutante, Victoria Nuland est à nouveau sur le sentier de la guerre. A vrai dire, comme on l’imagine aisément, elle ne le quitte jamais. L’assistante du secrétaire d’État (le dynamique John Kerry) pour les affaires européennes, grande machiniste des révolutions de couleur et autres, comploteuse américaniste sans le dissimuler une seconde, a cette fois un compte à régler avec Viktor Orban, le Premier ministre hongrois. Elle ne le cite pas directement mais l’interprétation qu’il faut en donner est aimablement communiquée par les commentateurs qui font suivre son discours du 2 octobre 2014 au Center for European Policy Analysis (CEPA) de Washington, l’un des principaux relais washingtonien d’influence de la politique en Europe centrale et de l’Est. (Précision qui est l’indication qu’on comprend : Zbigniew Brzezinski fait partie du conseil d’administration du CEPA.)

Mais Nuland va plus loin dans ce discours. Au travers de sa critique de Orban, elle donne une vision élargie de la stratégie, du comportement, des conceptions de la faction extrémiste (neocon, appuyée sur ses alliés libéraux-interventionnistes type “R2P” jusqu’à ce qu’on ne puisse plus distinguer l’un de l’autre) dont elle est la principale représentante au sein de l’administration Obama. Cette tendance représente aujourd’hui l’opérationnalisation de la politique-Système de déstructuration et de dissolution suivie par l’administration Obama au nom des USA. (On peut dire que la politique-Système, c’est-à-dire le Système, sert aujourd’hui de ciment bipartisanship pour la politique de sécurité nationale de Washington : elle constitue l’orientation, la dynamique de fer de la politique washingtonienne complètement au service du Système.) Enfin, ce discours confirme la centralité de l’Europe dans un affrontement que nous jugeons comme ultime, et un affrontement qui passe aussi bien par des agressions et conflits extérieurs que par l’usage effréné de la subversion intérieure («L’Europe centrale est de nouveau sur la ligne de front dans notre combat pour notre sécurité et nos valeurs. Et aujourd’hui, ce combat est de nouveau à l’extérieur et à l’intérieur.»). (Les principaux extraits de son discours viennent de EUObserver, du 3 octobre 2014. Ils sont agrémentés effectivement de commentaires de présentation des extraits du discours par le journaliste Andrew Rettman, dont l’orthodoxie est garantie, qui permettent de bien comprendre de quoi il est question.)

• Sur Orban directement, Nuland se montre très critique, au point où l’on peut se demander si, dans certaines circonstances qui ne sont pas éloignées de la vérité actuelle de la situation, une offensive déstabilisatrice de subversion type-Maidan/Ukraine ne pourrait pas être lancée contre la Hongrie (laquelle se montre très préoccupée des événements en Ukraine, où se trouve une minorité hongroise importante et assez peu friande de la ligne Kiev-Nuland) … «Victoria Nuland, la diplomate américaine de plus haut rang sur l’Europe, a critiqué indirectement le leader hongrois Viktor Orban à propos de ce qu’elle nomme le cancer de l’évitement et du doute en démocratie. Elle n’a pas nommé Orban directement, mais a fait allusion à ses critiques nettes contre les sanctions prises par l’occident contre la Russie. « Il n’est pas facile de prendre des sanctions et de nombreux pays payent le prix fort » a-t-elle déclaré. « Mais… quand les leaders européens font ainsi des déclarations qui déchirent le tissu de nos résolutions, j’aimerais qu’ils se souviennent de leur propre histoire nationale, et combien ils auraient voulu que leurs voisins les soutiennent.»

• Nuland se réfère à une déclaration du Premier ministre hongrois, en juillet, en Roumanie, où il se faisait l’avocat d’une affirmation nationale, statiste, éventuellement antagoniste du libéralisme déchaînée exigé par le Système (“Je ne crois pas que notre appartenance à l’UE nous empêche de construire un nouvel État antilibéral, sur des fondations nationales”) ; elle s’y réfère pour brandir l’anathème contre toutes ces orientations, et donc structurellement contre toute attitude souveraine… «Alors même qu’ils profitent de l’OTAN et leur appartenance à l’Union Européenne, certains leaders de la région semblent avoir oublié les valeurs sur lesquelles ces institutions sont fondées », a déclaré V. Nuland jeudi dernier. « Donc je leur demande : Comment pouvez-vous dormir tranquilles la nuit, protégés par la couverture de l’article 5 de l’OTAN, alors que vous promouvez une démocratie non libérale le jour, stimulez le nationalisme, restreignez la presse, ou bien encore faites passer la société civile pour démoniaque ? » Elle a également dénoncé ‘les cancers jumeaux du renoncement et de la corruption’ en Europe de l’Est, alimentant ‘un vortex qui détruit leur propre défense nationale’

• Nuland élargit encore le registre de son attaque en mettant en cause le projet de gazoduc SouthStream. Pour elle, tous les pays européens qui participent à ce projet, qui permet la livraison de gaz russe par le Sud en contournant l’Ukraine, commettent un acte qu’on devrait qualifier de répréhensible, c’est-à-dire d’antiaméricaniste, c’est-à-dire d’antiSystème. «Elle s’en est également pris aux États de l’Union Européenne qui s’apprêtent à construire le South Stream : un pipeline de gaz russe qui traverse les Balkans de l’ouest vers l’Autriche et l’Italie, et qui inclut la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie et la Slovénie. « Je pose la même question à ceux qui… établissent des accords douteux augmentant la dépendance de leur pays envers une source d’énergie, et ce malgré leur politique de diversification des énergies », a déclaré V. Nuland.

• Enfin, le discours présente également in fine la thèse du caractère inviolable des droits des NGO à travailler comme elles l’entendent dans les pays où elles se trouvent. Si l’on traduit, on comprend qu’il s’agit des Organisations Non-Gouvernementales US, qui sont en général très généreusement financées par le gouvernement US, avec comme tâche principale l’ingérence systématique et absolument subversive dans les affaires intérieures des pays où elles se trouvent, par le moyen de l’“agitation sociétale” (voir comment nous comprenons ce terme, le 30 avril 2013). Le but ultime est évidemment le regime change au profit de l’installation d’un pouvoir totalement acquis aux consignes du Système par l’intermédiaire de la mainmise directe des USA. On reprend ici une citation déjà faite, interprétée de ce point de vue, et renforcée par des déclarations récentes d’Obama … «With Orban also accused of restricting press freedom and cracking down on human rights NGOs in Hungary, she added: “So today I ask their leaders: How can you sleep under your Nato Article 5 blanket at night while… […] … restricting free press; or demonising civil society?”»

«Ses déclarations viennent après que le président Obama ait rangé le mois dernier la Hongrie dans le même sac que la Russie en ce qui concernait la menace pour la société civile. « De la Russie à la Chine en passant par le Vénézuela, on constate des fractures manifestes qui font passer les dissensions légitimes pour des subversions. En Azerbaidjan par exemple, les lois rendent l’intervention des NGO quasiment impossible. De la Hongrie à l’Égypte, des règlements interminables et une intimidation assumée menacent de plus en plus la société civile », a-t-il dit à New York le 23 septembre.

Ce discours de Nuland devrait être retenu comme significatif de l’activisme-Système des USA décidant d’agir à visage découvert, sans prendre le moindre gant, et d’agir en pressant le rythme et la vitesse des événements. Le projet est clair : une subversion complète de tous les pays du bloc BAO (les pays de l’UE) dans la ligne-Système générale, hyperlibérale, anti-souverainiste, antirusse, comme une sorte de mise en place d’une structure politique et stratégique où s’inscrirait notamment ce que devrait être le TTIP (voir le 13 novembre 2013). Il va de soi que Nuland considère que, dans cette occurrence, l’UE institutionnelle elle-même est une courroie de transmission des consignes ainsi prescrites. (Certes, Nuland c’est «Fuck the EU» [voir le 7 février 2014], mais en l’occurrence elle compte bien que la fucked EU fera son travail de fidèle porteuse d’eau pour les USA et le Système. D’un certain point de vue, c’est prêcher, ou presser une convertie ; le problème est que l’UE, toute soumise qu’elle paraît être aux USA, ne l’est que selon un état d’esprit “égalitaire”, simplement en épousant les mêmes “valeurs”-Système que les USA et en affirmant une autonomie de décision dans ce cadre. Cela fait que l’UE, si elle suit la même dynamique que les USA, entend le faire selon son propre choix, en toute “indépendance” si l’on ne craint pas l’emploi caricatural du mot, ce qui conduit à des querelles dans la mesure où l’hystérie à-la-Nuland réclame toujours plus d’alignement sur les consignes, et toujours plus vite, et toujours selon une procédure dégradante d’asservissement visible pour ceux qui sont ainsi apostrophés.)

Les thèmes développés, les termes choisis, montrent l’impudence et le culot dont nous parlons plus haut. Nuland intervient dans la situation et la politiques des pays de l’UE en tant que tels comme si elle était une sorte de président-dictateur de la chose, ou une sorte de Juncker-femme qui aurait pris tous les pouvoirs. Elle y mêle l’OTAN sans vergogne, sous-entendant par conséquent que l’appartenance à l’OTAN et le “bénéfice” (?) de l’Article 5 dépendent tout simplement d’un complet asservissement, de l’abandon complet de toute souveraineté pour les grands choix non seulement militaires, mais politiques, économiques et sociétaux des pays-membres. Désormais il n’y a plus de nuances, et qui fait partie de l’UE est comptable des nouvelles règles qui régissent l’OTAN telles qu’elles les développent in fine, et est donc mis en demeure d’appliquer les consignes directes de Washington et du Système. Le modèle universel à suivre pour tout le monde, c’est l’application de la formule du triomphe ukrainien dont tout le monde peut goûter les fruits (voir le 3 octobre 2014).

Tout cela est dit sur un fond d’hostilité antirusse (et très bientôt sinon d’ores et déjà antichinoise, avec l’affaire de Hong Kong) qui nous paraît sans retour. Ceux qui espèrent des arrangements avec les USA, notamment Poutine dans la partie de sa démarche dans ce sens, en seront sans le moindre doute pour leurs frais. Les USA sont engagés sur une course maximaliste, aveugle, sans retour, qui a pour effet et pour but à la fois la déstructuration et la dissolution systématiques. On aurait tort, parce que c’est le contraire, d’y voir une marche victorieuse, l’allant et l’assurance d’une Nuland indiquant à cet égard la passion hallucinée de la pathologie bien plus que l’assurance de la victoire. Cette poussée des USA est celle d’une puissance qui se voudrait impériale et qui s’estime “exceptionnelle”, mais qui est en réalité aux abois dans divers domaines essentiels, et principalement d’abord, pour ces esprits habités par l’obsession de la finance, de l’argent et du racket, à cause du sort du dollar devant les perspectives des projets divers de faire usage d’autres monnaies pour les transactions internationales, – dans le chef de la Russie, de la Chine, etc. Une telle menace contre le dollar est une menace d’effondrement des USA à cause de sa dette colossale et de ses pratiques d’impression de papier-monnaie (Quantitative Easing) pour continuer à financer ces mêmes activités déstructurantes et dissolvantes. (De même dans d’autres domaines plus concrets : la menace, perçue par nombre d’Européens, que constitue le traité du TTIP, est de plus hypothéquée, c’est-à-dire elle-même menacée, par une opposition intérieure qui ne fait que se renforcer au fil des mois.) Bref, les USA présentent les caractères du désordre ultime de la formule surpuissance-autodestruction activée au sommet de son dynamisme : une poussée offensive sans aucune retenue, contre toutes les structures encore en place, dans une situation propre d’instabilité extraordinaire, à cause de ses propres caractères de déstructuration et de dissolution de cette puissance, et donc en danger constant d’effondrement.

Le discours de Nuland confirme donc une tendance à l’accélération des événements vers une situation de confrontation suprême. Destiné à l’UE, il ne peut être, justement, réduit au cadre de la seule UE ; il se place dans un contexte général, justement là aussi, où l’UE n’est qu’un acteur parmi d’autres, et où il s’agit de la situation générale caractérisée par cette “accélération des événements”. En s’adressant à la Hongrie, et aux pays de l’UE, Nuland s’adresse indirectement à la Russie et à la Chine, en leur montrant que les USA sont plus que jamais sur le chemin de la confrontation globale. Ainsi ce discours rejoint-il finalement les grandes lignes d’une alternative, selon le schéma que nous avions déjà évoquée à propos de l’Ukraine (voir le 3 mars 2014) d’une conflagration générale, ou d’un effondrement des USA (du bloc BAO) opérationnalisant l’effondrement du Système. A cet égard, les directions russe et chinoise sont particulièrement concernées. On peut donc citer un article récent de Paul Craig Roberts (le 25 septembre 2014 dans sa version originale, le 1er octobre 2014 dans sa version française, sur le “Saker-français”, que nous citons ici) : sa conclusion a sa place dans ce commentaire, comme illustration de l’enjeu terrible où le discours de Nuland a sa place.

«L’incapacité des gouvernements russe et chinois à faire face à la menace contre leur souveraineté, et l’insistance des adeptes de l’économie néo-libérale, rendent la guerre nucléaire plus probable. Si les Russes et les Chinois comprennent les enjeux trop tard, la seule alternative sera la guerre ou la soumission à l’hégémonie américaine. Comme il n’y a aucune possibilité pour les USA et l’Otan d’occuper la Russie et la Chine, la guerre sera nucléaire.

»Pour éviter cette guerre, qui, selon de nombreux experts, pourrait détruire la vie sur terre, les gouvernements russe et chinois doivent rapidement devenir réalistes dans leur évaluation du mal au sein de Washington, qui a fait des USA le pire état terroriste de la planète.

»Il est possible que la Russie, la Chine et le reste du monde puissent être sauvés par l’implosion de l’économie américaine. L’économie des USA est un château de cartes. Le revenu moyen réel des familles est en déclin sur le long terme. Les universités produisent des diplômés criblés de dettes, mais sans emploi. Le marché obligataire est trafiqué par la Réserve fédérale, qui a besoin de magouiller sur les marchés des lingots pour protéger le dollar. Le marché boursier est truqué par le déversement de billets de banque émis par la Réserve fédérale et son équipe de protection contre l’effondrement, ainsi que par les entreprises qui rachètent leurs propres actions boursières. Le dollar est soutenu par tradition, habitude et troc de monnaies.

»Le château de cartes américain continue de tenir, grâce à la tolérance mondiale pour la corruption à grande échelle et à la désinformation, et aussi [par] la cupidité satisfaite par l’argent provenant d’un système truqué. La Russie ou la Chine (ou les deux) pourront abattre ce château de cartes lorsqu’ils auront des responsables capables de le [décider].»

Mis en ligne le 4 octobre 2014

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Maidan-sur-Danube, l’hypothèse délicate

L’article “La Hongrie (et l’Europe) dans le collimateur de Nuland” pose les bases d’un scénario à la Maidan en Hongrie, tellement moche que ça sonne vrai. Cela dit nous devons prendre en compte certains acteurs qui différencient la Hongrie de l’Ukraine, le principal étant l’impossibilité pour un conflit de demeurer à l’intérieur des frontières.

Contrairement à l’Ukraine, la Hongrie est un vrai pays avec un vrai gouvernement et une puissante homogénéité linguistique. De ce côté-là les lignes de fractures se situent plus à l’extérieur (minorité magyarophones en Roumanie, Slovaquie, Serbie et… en Ukraine). Orbán en est conscient puisqu’il a lancé un programme permettant aux hongrois hors de Hongrie d’acquérir la double nationalité, quitte à faire grogner un peu les gouvernements voisins. Peut-être ne s’agit-il à l’origine que d’une manœuvre électorale, en tous cas on n’imagine pas le bonhomme hésiter une seule seconde à exporter un peu de désordre vers les pays frontaliers, si besoin en était.

Ensuite l’extrême-droite personnifiée par le Jobbik a peu à voir avec les nazis ukrainiens. Le Jobbik est une fabrication récente, vraisemblablement destinée à capter le mécontentement populaire en coupant l’herbe sous le pied au renouveau communiste possible au début des années 2000. Le Jobbik a également servi de laboratoire d’idées pour le Fidesz (le parti d’Orbán), étant notamment le premier à parler d’une collaboration accrue avec la Russie et la Chine. Hormis cela le Jobbik déballe des uniformes des Croix-fléchées et deux-trois svastikas les grands jours, brûle la bannière étoilée (la bleue et jaune) et fait son beurre électoral de la détestation des Roms. Bien que les Roms de Hongrie comptent pour 10 % de la population, ils sont pauvres, politiquement inexistants, et on peut même dire que leur mise à l’écart ne modifierait pas directement un équilibre stratégique, alors que ça serait le cas pour les russophones d’Ukraine. En cas de conflit armé c’est plutôt le Jobbik qu’on retrouverait du côté d’Orbán.

Bien avant de nous produire cette pépite d’“illibéralisme”, Orbán avait évoqué plusieurs fois un avenir qui se construirait vers l’Est. C’est déjà vrai pour l’approvisionnement énergétique avec le gaz et les centrales nucléaires importées de Russie. En même temps, les subventions de l’UE ça fait du bien, y compris quand il s’agit de se remplir les poches entre amis. Pour l’instant tout est calme parce que le forint permet de jouer sur le taux de change et qu’il reste de la croissance à gratter (bas salaires, potentiel de dérégulation). Dans l’absolu il suffirait de faire durer pour renforcer l’addiction des élites locales à la potion magique UE, pour ensuite leur faire acheter n’importe quoi.

Mais voilà, l’orthodoxie uniopéiste ne souffre d’aucun délai ; tout comme le reste il faut qu’elle avance en mode turbo. L’énervement de Victoria Nuland nous montre aussi qu’Orbán a tout à fait compris les limites de l’UE puisqu’il en joue si bien et qu’il est toujours là. Un scénario tragi-comique serait celui où l’UE n’étant plus en mesure de faire bénéficier la Hongrie de ses largesses – une sécession de la Catalogne couplée à un effondrement bancaire, par exemple – Orbán irait faire ses adieux à Bruxelles avant d’aller fort logiquement chercher meilleure fortune à l’Est. Le drapeau de l’OTAN flotterait un petit peu moins fièrement devant la façade du Ministère de la Défense et les Gendarmes du Monde nous resserviraient un “Maidan 2” en mode réflexe et en complet déphasage avec la réalité. Ils se sont plantés avec la Syrie, puis avec l’Ukraine, pas de raison de s’arrêter là c’est vrai. Le versant optimiste, ça serait la Hongrie revenant sur sa russophobie contractée du temps de l’Union Soviétique.

À Budapest l’ambassade des USA est située sur la Szabadság Tér (Place de la Liberté !) juste en face du siège de la MTV Télévízió qui n’a rien à voir avec MTV tout court. En trois ans leur ambassade s’est transformé en une espèce de château-fort avec une enceinte faite de piliers d’acier colossaux pour garder la zone d’entrée. Cher à bâtir, encore plus cher à dégommer.

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

41 réponses à [Reprise] La Hongrie (et l’Europe) dans le collimateur de Nuland

  1. pucciarelli Le 11 octobre 2014 à 07h27
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    Je suis installé à Budapest depuis cet été. Le parti de M. Orban paraît tenir fermement le pays, et les médias télévisés observent une apparente équité en matière de temps d’apparition du Fidesz et des ses opposants. M. Orban a pris des mesures populaires (dont baisse du coût de l’énergie), et je ne décèle pour l’heure aucune réelle conflictualité autour de moi. Quant à l'”attitude anti démocratique” du Premier ministre, je rappelle seulement que la Hongrie n’a pas de tradition démocratique à la mode Europe de l’Ouest. Reprocher à la Hongrie (ou à la Russie pour des raisons similaires) un fonctionnement politique particulier relativement à celui par exemple de la France (où il y aurait beaucoup à dire à propos des médias réputés libres ou de la démocratie réelle)) ne me paraît pas fondé. Une piste pourtant: j’ai l’impression que les Hongrois ont dans leur majorité une soif (légitime) de vivre selon les standards occidentaux. Budapest est une ville occidentale. Seule une paupérisation brutale des classes moyennes pourrait ouvrir sur des périodes incertaines. L’avenir dira si cette hypothèse est recevable. Mais avec la folie actuelle des stratégies atlantistes, on peut toujours redouter le pire. Petit détail amusant à propos de l’ambassade US: face à ce grand bâtiment blanc bien protégé, une grande statue du temps de l’URSS commémorant la libération à la fin de la seconde guerre mondiale. Symboliquement, le face à face se poursuit donc sans désemparer.


    • Henri Le 11 octobre 2014 à 10h34
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      Je vis également en Hongrie mais depuis un peu plus longtemps : 1999. Les velléités de l’administration américaine me semblent en complet décalage avec la réalité du pays.

      D’une part, l’opposition a droit a la plus totale liberté d’expression. Ils ont leur chaine de télévision (ATV), leurs journaux (Népszabadság, 168 óra…etc…) et je n’ai vraiment pas l’impression de vivre dans un régime qui briderait les libertés de qui que ce soit. Alors qu’en France, la pluralité en matiere de media me fait plutot penser á l’Union Soviétique…

      D’autre part, Je ne vois vraiment pas sur quelle base “l’Empire” pourrait fomenter un Maidan Hongrois alors que la gauche hongroise est completement aux fraises. sans leader, sans base électorale et largement discréditée. Le Fidesz (le parti d’Orbán) est capable de faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes si besoin est. Il le fait, du reste, chaque année lors de marches organisées dans tout le pays. Si la gauche arrivait á réunir plus que trois clampins devant le Parlement, ce serait déjá pas mal. Bon. Il faut dire que la gauche hongroise est ce qui se fait de pire. Ici point de gauche á la Chevenement ou réticente á l’Empire. Non, rien de cela. Juste des types aussi arrivistes qu’incompétents totalement soumis á Bruxelles, á l’Otan et aux multi-nationales….l’un des anciens leaders (Bajnai Gordon) de cette gauche a d’ailleurs rejoint le secteur privé et s’est retiré de la politique apres son échec aux dernieres élections. Quand je les écoute (oui, avec le temps j’ai pu apprendre le Hongrois), j’ai l’impression d’entendre des représentants du Medef ou des européistes de l’UMPS. Pas étonnant qu’ils aient du mal á convaincre.

      Actuellement en Hongrie, l’opposition, ce n’est pas la gauche, c’est Jobbik. Un peu comme si vous aviez en France un Front National “light” au pouvoir avec comme principale opposition “les Identitaires”…je sais, c’est assez déconcertant quand on y pense.
      Anyway, demain ont lieu les élections municipales…en tant que citoyen européen, je suis détenteur du droit de vote….et je m’empresserai de glisser un bulletin Fidesz dans l’urne, histoire de…


      • pucciarelli Le 11 octobre 2014 à 19h19
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        Bonjour. Peut-être du fait de ma récente installation, je ne voterai pas. Mais si j’étais hongrois, je ferais sans nul doute comme vous. M. Orban me paraît être une chance pour ce pays, si l’on pense à certains dirigeants politiques de l’Union, qui ne sont une chance ni pour leur pays, ni pour l’Europe. Cordialement.


      • le Prolo du Biolo Le 13 octobre 2014 à 02h10
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        C’est vrai qu’il est tellement bien votre ami Orban n’est-ce pas ?

        http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/j-ai-fui-la-hongrie-d-orban_1247508.html


        • Henri Le 13 octobre 2014 à 17h51
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          S’en m’étendre sur la malhonneteté délirante de l’Express, ni sur les amalgames et les sophismes de bazar (Jobbik est antisémite. Le Fidesz est perméable aux idées de Jobbik. Donc, le Fidesz est antisémite), il est amusant de constater que ce „media main stream” semble bien moins s’inquiéter des gentils nazis ukrainiens qui massacrent, torturent et bombardent la population civile du Donbass. A croire qu’etre pro-européen permet l’absolution intégrale.

          Sinon, je suis ravi de la victoire du Fidesz et encore plus d’y avoir participer en tant que citoyen francais. J’aimerais un jour que la pluralité des idées puisse á nouveau avoir cours en France comme elle peut librement s’exprimer aujourd’hui en Hongrie. Ce pays aurait d’ailleurs de nombreuses lecons de démocratie á donner á la France en matiere de représentativité, tant dans les media que dans les institutions. Pour info, je me sens mieux „représenté” par les gens que j’ai élu en Hongrie que par la bande de guignols qui dirige la France depuis que je suis en age de voter.

          Signé : Henri „X”, vivant en Hongrie depuis 15 ans, travaillant au contact tant du secteur public que du secteur privé hongrois et réfutant mot pour mot les inépties proférées dans cet article. Le témoignage sous X de cette personne, grassement payée pour salir son pays dans un „beau-journal-bien-comm-y-faut” vaut bien le mien sur le blog de M. Berruyer. Il vous suffit juste de comparer le traitement de l’information dans ce journal et sur ce blog pour vous faire une idée de la vérité. (désolé pour les accents…mon clavier magyar est quelque peu rétif au francais).

          P.S. :

          @Pucciarelli : Au plaisir de vour rencontrer si jamais il vous arrive de participer aux événements de la Chambre de Commerce Franco-hongroise…

          @Olivier : Organiser une révolution de couleur en Hongrie ?…ils peuvent toujours réver…


          • pucciarelli Le 13 octobre 2014 à 19h52
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            Bonjour. Je serais ravi de vous rencontrer. Je respecte assez M. Berruyer pour respecter son opinion, mais je pense qu’il “se plante grave” dans cette affaire, ce qui est son droit, surtout au carrefour qui est le sien entre des infos fusant de tous côtés. Question “oranges”, on n’impose pas à des pays qui n’y sont pas prêts des contraintes en principe “démocratisantes” que la majorité des gens, en dehors des franges parfaitement occidentalisées, comprennent peu et ne sont pas en mesure d’agréer en toute connaissance de cause. Laissons donc ces pays cheminer à leur rythme. Quelle leçons avons-nous à donner, quand on sait ce que devient l’UE, qui au nom de la démocratie, piétine le droit des gens à décider de leur sort (2005!). Que les Hongrois décident du leur. A vue d’oeil, ça n’a pas l’air de trop mal fonctionner. Pourvu que ça dure.


            • pucciarelli Le 13 octobre 2014 à 21h05
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              J’ai perdu le fil. Je reprends. Vivant en Hongrie depuis quelques mois (ma femme est hongroise d’origine), je pense que ce pays tourne peu ou prou. Une “révolution orange”, si elle devait advenir à maturité, causerait à mon sens plus de dégâts que d’issues heureuses. Personne ici, à priori, n’a besoin de tuer quiconque pour exister, du moins à vue d’oeil. Je pense donc que ce pays tournant à peu près (ma belle famille est hongroise), il faut le laisser poursuivre son cours, qui, avec bien des problèmes, reste à priori humainement acceptable, comparativement à d’autres pays de l’espace européen. Je ne sens pas en Hongrie la tension, et la haine aussi, qui m’accablent en France quand j’y remet les pieds. Mes enfants y ont une scolarité sans problème. J’ai l’impression que les Hongrois font pas mal d’enfants. Pourquoi voir chez Orban les prémices d’un totalitarisme qui, pour l’heure, n’existe pas? Ou alors, est-ce un “totalitarisme Potemkine”? Je ne suis pas assez bien placé dans la high society hongroise pour m’en rendre compte. Je sais par ailleurs ce qu’on dit sur ce pays dans les médias occidentaux. Mon expérience personnelle ne me renvoie pas aux analyses cataclysmiques des uns et des autres, qui fabriquent des méchants au gré de l’actualité. Il me faudra sans doute du temps pour appréhender la réalité locale profonde. Elle me paraît pour l’heure acceptable. Je reste à votre disposition pour poursuivre cette étude de cas, si vous pensez que cela vaut la peine. Malheur à la Hongrie si l’orange atlantiste devait la repeindre aux couleurs de l’orage. Cordialement.


          • Judit Le 13 octobre 2014 à 23h02
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            Pour “la pluralité des idées” je ne suis pas d’accord du tout, mais pas du tout. La gauche a disparu, la média est soit de droite et meme de l’extreme droite, soit libreral. Et les gens ont peur, peur pour leur emploi, ou pour l’emploi de leurs enfants ou meme de leurs petits-enfants.
            Non, honnetement, on ne peut pas dire que la Hongrie soit un pays de havre de paix. D’ailleurs comment pourrait-elle l’etre, alors que nous avons 35-45 % de pauvres. Les forets autour de Budapest sont habitées par des sans abris.
            Fidesz est á droite toute, mais veut une plus grosse part du gateau pour les capitalistes hongrois. C’est tout.


  2. Marie Genko Le 11 octobre 2014 à 07h33
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    Aujourd’hui 11 octobre, manifestation de soutien au Dombas, prévue à 15 h sur la place du Trocadéro à Paris
    Il est temps d’organiser les Anti Maïdan…!


    • Tchernine Le 11 octobre 2014 à 08h46
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      J’y serai, Marie. Au sujet de la sorcière (je l’appelle comme ça depuis que je l’ai vu sur Maïdan) avec “les yeux furieux et sardoniques”, je suis content qu’Olivier a re marqué ça. Mon filleul qui fait ses études là bas, ce billet lui sera d’une grande utilité.


    • Jean Le 11 octobre 2014 à 10h15
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      En espérant que ce ne sera pas récupéré comme la manifestation précédente par un parti politique français qui s’affichait avec Oleg Tiagnibok auparavant…


  3. Tatsuya Le 11 octobre 2014 à 11h31
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    J’aime bien quand ils parlent de libertés civiles à propos de leurs ONG financées et corrompues.
    Heureusement qu’on a les américains pour nous dire comment agir en Europe, en Afrique, au Moyen Orient, en Asie, vis-à-vis des russes…


  4. Suzanne Le 11 octobre 2014 à 12h06
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    Deux premières phrases en anglais, traducque:

    («Central Europe is once again on the frontline in the fight to protect our security and values. And today, that fight is once again both external and internal»).

    L’Europe centre est de nouveau sur la ligne de front dans notre combat pour notre sécurité et nos valeurs. Et aujourd’hui, ce combat est de nouveau à l’extérieur et à l’intérieur.

    «Victoria Nuland, the US’ top diplomat on Europe, has indirectly criticised Hungarian leader Viktor Orban for the “cancer” of “ democratic backsliding”. […] She did not name Orban directly, but she alluded to his open criticism of Western sanctions on Russia. “Implementing sanctions isn’t easy and many countries are paying a steep price”, she said. “But … when [European] leaders are tempted to make statements that tear at the fabric of our resolve, I would ask them to remember their own national history, and how they wished their neighbors had stood with them”.»

    Victoria Nuland, la diplomate américaine de plus haut rang en Europe, a critiqué indirectement le leader hongrois Viktor Orban à propos de ce qu’elle nomme le cancer de l’évitement et du doute en démocratie. Elle n’a pas nommé Orban directement, mais a fait allusion à ses critiques nettes contre les sanctions prises par l’occident contre la Russie. « Il n’est pas facile de prendre des sanctions et de nombreux pays payent le prix fort » a-t-elle déclaré. « Mais… quand les leaders européens font ainsi des déclarations qui déchirent le tissu de nos résolutions, j’aimerais qu’ils se souviennent de leur propre histoire nationale, et combien ils auraient voulu que leurs voisins les soutiennent ».


    • correction Le 11 octobre 2014 à 16h21
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      « la diplomate américaine de plus haut rang en Europe »

      faute : le texte dit « the US’ top diplomat on Europe » i.e. « la diplomate américaine de plus haut rang sur Europe », c’est-à-dire celle qui, au ministère des affaires étrangères américain, dirige le département en charge des affaires européennes.

      Et en effet son titre est « Assistant Secretary of State for European and Eurasian Affairs »


    • Suzanne Le 11 octobre 2014 à 22h24
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      oui merci pour les corrections, je suis allée trop vite, manque de temps, donc corriger si possible:
      l’Europe centrale au tout début de la première phrase, et Nuland on peut mettre “la diplomate de plus haut rang pour les affaires américaines”


  5. Gedeon Le 11 octobre 2014 à 12h16
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    Quoiqu’il en soit,ils risquent de tomber sur un sacré os avec les hongrois,pas vraiment délicats quand on leur marche sur les pieds. Ils ne prendront pas de gants en cas de tentative style Maïdan ou pas de déstabiliser la Hongrie…Orban a appris la leçon ukrainienne…il agira hic et nunc. les ultralibéraux n’ont d’autres solutions que d’essayer d’utiliser les “minorités ” en Hongrie…ce qui serait un etrès très mauvaise idée,surtout pour les minorités.


  6. Suzanne Le 11 octobre 2014 à 12h17
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    phrase d’après :

    «“Even as they reap the benefits of Nato and EU membership, we find leaders in the region who seem to have forgotten the values on which these institutions are based”, Nuland said on Thursday. […] “So today I ask their leaders: How can you sleep under your Nato Article 5 blanket at night while pushing ‘illiberal democracy’ by day; whipping up nationalism; restricting free press; or demonising civil society?” She spoke of the “twin cancers of democratic backsliding and corruption” in eastern Europe, which create “wormholes that undermine their nations’ security”.»

    « Alors même qu’ils profitent de l’OTAN et leur appartenance à l’Union Européenne, certains leaders de la région semblent avoir oublié les valeurs sur lesquelles ces institutions sont fondées », a déclaré V. Nuland jeudi dernier. « Donc je leur demande : Comment pouvez-vous dormir tranquilles la nuit, protégés par la couverture de l’article 5 de l’OTAN, alors que vous promouvez une démocratie non libérale le jour, dénoncez le nationalisme, restreignez la presse, ou bien encore faites passer la société civile pour démoniaque ? » Elle a également dénoncé les cancers jumeaux du renoncement et de la corruption en Europe de l’ouest, alimentant un vortex qui détruit leur propre défense nationale.


    • boduos Le 11 octobre 2014 à 13h19
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      Les néo conservateurs se heurtent a des résistances du type Orban et au suivisme tiède des européens de l’ouest en formation désordonnée selon les sujets (sanctions économiques contre la Russie,fourniture de troupe à L’OTAN , traité transatlantique,réappropriation des réserves d’or …)
      l’activation fébrile et simultanée de tous les foyers de déstabilisation mondiaux en Lybie ,au sahel,en Afrique ,au Liberia ,au moyen orient ,en Chine,en Ukraine (agitations et manipulations qui s’étiraient sur des décennies au dernier siècle) démontre un état profond aux abois qui “en mettant le paquet” aura forcément des retours de boomerang dans certains cas non maitrisés.
      De plus ,ces ultimes offensives ne sont possibles qu’avec les mises en scènes des médias mainstream et sous réserve de censurer totalement internet .
      Ce verrou médiatique est en train de sauter grâce à vous, grâce à nous.On vit une époque formidable! les milliers de petits internautes sont entrain de ficeler Gulliver !


    • correction Le 11 octobre 2014 à 16h27
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      « dénoncez le nationalisme »

      faute : le texte dit « whipping up nationalism » qui veut dire au contraire stimuler le nationalisme, le cravacher, quasiment.


      • anne jordan Le 11 octobre 2014 à 18h37
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        whipping up ! = stimuler
        en effet , je me disais :” ça ne colle pas ” les Hongrois étant TRES nationalistes et attachés au passé … même le plus lointain ; ( voir les grandes célébrations magyares , en automne , je crois , où l’on voit venir , dans la puzta , depuis le fin fonds de la Mongolie, des cavaliers , en costumes d’époque , Tamerlan ?ou Gengis Khan , je ne me souviens plus très bien , pardon ! )

        Evidemment , c’est du folklore , mais nos deux compatriotes vivant à Budapest , nous confirmeront – ou non – l’importance symbolique de cet évènement annuel .
        En France , organiser des grands rassemblements de reconstitution historique , vous fait passer pour des fafs , automatiquement ; même si les organisateurs s’appuient sur des sommités , comme Duby ou Favier , pour ne parler que du monde des ” médiévaleux ” .
        Reconstituer Waterloo , c’est autre chose , c’est plutôt politiquement correct : victoire des anglo -saxons ! ( idem pour Azincourt , bizarre , non ? )
        Bref , le rapport à l’Histoire VIVANTE, en terme de ” construction nationale ” est irrémédiablement connoté , en France , d’arrières pensées nationalistes , alors que l’ archéologie expérimentale , ailleurs se nourrit de ces expériences .
        une exception – de taille – : le château de Guédelon , en Bourgogne .


    • Papagateau Le 12 octobre 2014 à 21h52
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      Vortex = tourbillon / tornade.
      Au sens propre comme au figuré.


  7. Suzanne Le 11 octobre 2014 à 12h24
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    suite

    «She also hit out at EU states who are preparing to build South Stream – a Russian gas pipeline through the Western Balkans to Austria and Italy, involving Bulgaria, Croatia, Greece, Hungary, Romania, and Slovenia. “I ask the same of those who … cut dirty deals that increase their countries’ dependence on one source of energy despite their stated policy of diversification”, Nuland said.»

    Elle s’en est également prise aux états de l’Union Européenne qui s’apprêtent à construire le South Stream : un pipeline de gaz russe qui traverse les Balkans de l’ouest vers l’Autriche et l’Italie, et qui inclut la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie et la Slovénie. « Je pose la même question à ceux qui… établissent des accords douteux augmentant la dépendance de leur pays envers une source d’énergie, et ce malgré leur politique de diversification des énergies », a déclaré V. Nuland.


  8. Suzanne Le 11 octobre 2014 à 12h31
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    suite

    «Her remarks come after US president Barack Obama last month put Hungary in the same basket as Russia in terms of threats to civil society. “From Russia to China to Venezuela, you are seeing relentless crackdowns, vilifying legitimate dissent as subversive. In places like Azerbaijan, laws make it incredibly difficult for NGOs even to operate. From Hungary to Egypt, endless regulations and overt intimidation increasingly target civil society”, he said at an event in New York on 23 September.»
    Ses déclarations viennent après que le président Obama ait rangé le mois dernier la Hongrie dans le même sac que la Russie en ce qui concernait la menace pour la société civile. « De la Russie à la Chine en passant par le Vénézuela, on constate des fractures manifestes qui font passer les dissensions légitimes pour des subversions. En Azerbaidjan par exemple, les lois rendent l’intervention des NGO quasiment impossible. De la Hongrie à l’Egypte, des règlements interminables et une intimidation assumée menacent de plus en plus la société civile », a-t-il dit à New York le 23 septembre.


  9. Chris Le 11 octobre 2014 à 13h21
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    Pas directement en lien avec la Hongrie, mais ça reste en UE :
    https://www.openpetition.de/petition/online/aufloesung-aller-us-militaerbasen-und-abzug-aller-us-truppen-und-us-atomwaffen-aus-deutschland?utm_source=newsletter&utm_medium=mail&utm_campaign=nl15&utm_content=category?utm_source=newsletter&utm_medium=mail&utm_campaign=nl15&utm_content=category
    Openpetition allemande met sur pied une pétition pour chasser les bases et troupes américaines du territoire allemand.
    J’ai naturellement souscrit.
    Nuland, comme tous ces néocons, est un pithon ! je la classe dans les anglo-sionistes dont le Saker vient de donner une définition détaillée fort appropriée :
    http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/10/anglo-sioniste-petit-b-ba-les-nouveaux-arrivants/


  10. Judit Le 11 octobre 2014 à 14h08
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    Je suis Hongroise et je confirme que l’analyse sur la Hongrie correspond bien á la réalité – il est bien vrai par exemple que l’extrême droite Jobbik est de fabrication récente, destinée á canaliser á droite le mécontentement profond de la population.
    Nous sommes bien piégés vu que nous avons une élite tres occidentalisée et attachée au liberalisme et en face nous avons une droite nationaliste et pas mal archaïque. Au moment des élections l’absenteisme, surtout de la part de la gauche, devient la régle.
    Jusqu’á il y a tres récemment, les USA et UE ont été le modele á suivre, mais avec la politique de l’UE de faire fonctionner le pays comme un débouché pour les occidentaux et fournir de la main d’ouevre pas chere, le pays se retrouve sans issue viable. La rupture avec les occidentaux est inévitable si l’UE ne se decide pas á programmer une veritable politique d’integration regionale – pour des pays de l’Est et du Sud – par laquelle l’UE doit offrir á nos pays un perspective autre que le salaire „compétitif”.
    Je ne pense pas qu’en Hongrie une guerre civile soit á l’ordre du jour, d’autant plus que les jeunes quittent le pays massivement. Le dépeuplement est la réponse á l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. En tout cas la situation est désespérante.


    • Couac Le 26 octobre 2014 à 19h57
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      Les jeunes quittent le pays massivement ? La situation est désespérante ? Voilà qui na cadre pas du tout avec la plupart des commentaires pro Orban !


  11. Van Le 11 octobre 2014 à 14h20
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    la fronde de la Hongrie ne date pas d’hier victor horbane a tout fait pour sortir la Hongrie de la faillite avec sa situation désastreuse , l’état ne payait même pas ses fonctionnaires , victor horbane avait critiqué la politique de UE avec les transfert des réserve d’or le pays ne pouvait plus rien faire il a voulu taxer les sociétés étrangere et même les boissons sucré et hamburger , l’UE le fustige le comble de l’histoire était cohn bendit qui le traitait de dictateur au parlement européen .
    http://www.youtube.com/watch?v=diiBYZWb13k


    • sadsam Le 11 octobre 2014 à 16h15
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      @merci Van pour ce rappel qui semble déjà si lointain.

      Un Maïdan à Budapest ? Je n’ai encore rien lu mais je ne me souviens pas que qlq ait mentionné sur ce site le mini-Maïdan installé à Prague dans la vieille ville. Certains dirigeants et ex-dirigeants tchèques font des remarques qui ne plaisent pas trop. Petit avertissement ?

      http://www.ceskenoviny.cz/zpravy/ukrainians-launch-protest-prague-maidan-in-city-centre/1117843


      • chios Le 11 octobre 2014 à 18h06
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        A l”univ de Madrid par contre, les Drapeaux jaunes et bleus ont été éjectés d’une réunion d’information sur le massacre d’Odessa, qu’ils tentaient de perturber.

        Selon les étudiants, les “banderistas” auraient été repêchés par une camionette de l’ambassade d’Ukraine.

        http://www.larepublica.es/2014/10/agresion-neonazi-en-la-universidad-complutense-de-madrid/
        http://www.youtube.com/watch?v=vm6rGJIiv6Q


      • anne jordan Le 11 octobre 2014 à 18h53
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        dans l’article sur le ” Maïdan tchèque ” , j’ai relevé ceci , qui est savoureux , en termes de faux témoignage :
        “the peace plan of Ukrainian President Petro Poroshenko was the only way out of the crisis in Ukraine.”

        ( le plan de paix du Président ukrainien Petro Porochenko était la seule voie de sortie de crise en Ukraine “)
        !!!!!!!!


      • Karel Rehor Le 11 octobre 2014 à 21h47
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        A Prague il y a aussi des contre-protestes Anti-Maidan. Et on a lancé une pétition pour interdire la promulgation de la guerre et de la haine dans les espaces publiques, ce que la loi de 2009 déjà exige. C’est assez inquiétant de voir dans les clips youtube, comment une personne, qui parle le tchèque avec un accent nettement ukrainien, peut appeler la police et faire expulser des citoyens tchèque d’une des places centrales de la ville.

        C’est plus ou moins claire, que la tactique, comme celle à Kiev, c’est d’abuser les lois, qui garantissent le droit de rassemblement publique et de passivement provoquer les habitants et citoyens.

        Il faut noter aussi, que le gouvernement actuel à Prague n’est pas très enthousiaste au sujet des sanctions contre la Russie. Il y a deux semaines pendant le Rhodes Forum « Dialogue des Civilisations » le Président Zeman a fait appel pour le fin des sanctions.

        En passant, ici en République Tchèque hier et aujourd’hui nous avons voté dans les élections communales. Les parties de la coalition actuelle ont largement gagné. Les parties plutôt atlantistes (ODS et TOP) n’ont pas attiré les électeurs qu’ils ont perdus depuis le fin de leur plus de vingt ans de popularité, en 2012.

        http://www.petice24.com/zastavme_prasky_majdan

        http://www.youtube.com/watch?v=GPi5qMfnRiA

        http://www.youtube.com/watch?v=CAJ8HNWz2mo


  12. Romuald Le 11 octobre 2014 à 15h16
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    Poutine pourrait gouverner l’Europe ou les États-Unis.
    L’homme d’affaires anglais, également chef de la Formule 1 Bernie Ecclestone est convaincu que le président russe Vladimir Poutine pourrait gouverner l’Europe ou les États-Unis.
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_10_11/Poutine-pourrait-gouverner-lEurope-ou-les-Etats-Unis-chef-de-la-Formule-1-8823/


  13. RGT Le 11 octobre 2014 à 16h28
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    J’ai été en Hongrie (à Szombathely) il y a quelques années et j’ai été impressionné par le dynamisme des hongrois et par leur gande volonté. Je maintiens des liens avec des hongrois qui sont à mon avis des personnes fantastiques.

    Ce peuple est TRÈS FIER et conserve un grande mémoire de son passé et de sa culture.
    Il ne faut pas trop les chatouiller, et tous ceux qui s’y sont frottés y ont laissé des plumes.

    Les Turcs ont été arrêtés net à Szombathely puis ont été refoulés sans ménagements par les Hongrois. Sans les Hongrois ils seraient sans doute allés jusqu’à l’atlantique…

    N’oublions pas qu’ils furent les premiers à se révolter contre l’URSS, et qu’ils ont été aussi les premiers à ouvrir les vannes vers l’ouest…
    Ils se considèrent d’ailleurs commes les seuls “hommes” des anciens pays satellites, les seuls à s’être farouchement battus pour préserver leur identités (ils considéraient les Tchékoslovaques comme des “femelettes”)…

    Autre point qu’il ne faut pas négliger : Ils ont un grande mémoire de leur passé… Et ils ont la rancoeur tenace…

    Lorsque j’étais en Hongrie, les hongrois n’arrêtaient pas de me parler du traité du Trianon qui a dépecé ce pays d’une manière qui les scandalise…
    Responsabilité qu’ils attribuent aux vainqueurs de la 1ère guerre mondiale (France comprise) auxquels ils reprochent d’avoir traité les Hongrois comme des chiens…

    Cette rancoeur est encore très présente dans le peuple Hongrois et il n’aiment pas trop l’UE… D’ici à ce qu’ils claquent la porte il n’y a pas loin, surtout s’ils savent que les Russes sont prêts à leur tendre la main. Ils auraient sans doute beaucoup à gagner dans cette association.

    De plus, un sentiment anti-libéral est assez fort car ils ont réellement souffert de l’effondrement de l’URSS et des régimes soviétiques : Du temps de l’URSS ils n’étaient pas très riches mais ils avaient au moins que quoi vivre décemment, ils étaient nourris, logés, soignés, éduqués…
    Lors de l’effondrement du bloc Soviétique ils ont été plongés dans la misère totale et la majorité de la population n’a pas retrouvé la “sécurité” de l’ancien régime…

    Quand ils voient que quelques “oligarques” et surtout de nombreuses multinationales font des profits éhontés sur leur dos et les jettent comme des merdes quand ils n’ont plus besoin d’eux ils voient rouge…

    A mon avis, ce peuple est sans doute le dernier de l’europe “occidentale” a avoir encore une grande fierté, un sens aigü de la justice (de l’injustice aussi) et ils seront prêts à se battre s’ils se sentent menacés dans leur identité.

    S’ils ont élu Victor Orban, ce n’est pas pour des prunes : Ils souhaitent seulement ne pas se faire “bouffer” par le “libéralisme décomplexé” et ont envoyé un signal fort pour que nous le sachions.

    Il faut quand-même prendre les informations concernant le “fascisme” du gouvernement actuel avec précautions : Il s’agit seulement d’un mouvement national qui souhaite seulement préserver les intérêts de ce peuple contre toute ingérence extérieure.

    Avec l’URSS ils ont déjà donné et ils ne veulent pas que ça recommence. Ils souhaitent juste qu’on leur fiche la paix et qu’on les laisse vivre comme ils le veulent, c’est à dire en Hongrois, tout simplement.

    Si Nulle-Land veur foutre le bordel en hongrie, elle risque d’y laisser des plumes, comme tous ceux qui ont tenté de le faire.

    Il est certains peuples qu’il faut laisser tranquilles, et les hongrois font partie de ceux-là. Sinon le retour de bâton est toujours douloureux, et ces crétins US et UE ne l’ont pas compris…
    Et les Hongrois courbent beaucoup moins longtemps l’échine que les Russes.
    Question de culture.


  14. RICHARD LAVIGNE Le 11 octobre 2014 à 16h30
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    Bonjour,
    Afin de mieux comprendre la grande faiblesse américaine et la future récession,
    il faut lire le dernier livre de JAMES RICKARD,,,THE DEATH OF THE MONEY.
    Ce livre est souvent commenté par RAND PAUL, sénateur américain, ( fils de RON PAUL , http://www.ronpaulinstitute.org.
    L’économie américaine , c’est du vent, et la planche à billets.


  15. Archanonyme Le 11 octobre 2014 à 17h04
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    Les nouvelles internationales sont mauvaise. La Russie continue d’investir massivement avec les Brics, Iran, Chine, EEU (eurasian economic union), Les USA, l’Europe sont en perte de vitesse, l’économie en occident va au plus mal. mauvais signe …


    • Kiwixar Le 11 octobre 2014 à 21h59
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      “l’économie en occident va au plus mal”

      Depuis 10-15 ans, délocalisations massives vers l’Asie + population vieillissante dans de nombreux pays. Ce n’est pas une crise passagère, c’est l’évaporation de 200 ans d’excellence technique de l’Occident plus le bonus des ressources captées avec la colonisation, et faudra pas compter sur les Asiatiques pour nous renvoyer l’ascenseur, ou sur les cerveaux importés pour renverser la tendance.

      Autre problème, les énergies fossiles, l’Europe a 1 an de réserves, sauf l’Allemagne avec 250 ans de charbon. La morphine de la Dette est signe de maladie grave, et c’est pas en s’associant entre mourants (Tafta) qu’on se soigne.

      L’avenir est sur la route de la soie, convergence de pays avec réserves énergétiques, puissance industrielle, techniques, trains à grande vitesse. Pour le moment, la Hongrie prend le pognon des contribuables de l’UE, mais dès que ça cessera, ils se retourneront vers l’Est.


  16. Klemens Le 11 octobre 2014 à 17h20
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    Arrêtez la tyrannie des banques!
    L’arme la plus efficace contre l’asservissement de l’humanité , c’est l’argent de la dette forcés de se déplacer dans les pièces d’argent ( argent réel). Pas beaucoup de temps pour nous! Quiconque refuse ou trop à l’aise , c’est son argent de culpabilité pour passer à l’argent réel , a accepté l’asservissement de l’humanité par l’argent de la dette et du système bancaire en vigueur ! S’il vous plaît ne pas se plaindre de la politique , ils ne fonctionnent que sur les instructions des banques!


  17. Joanna Le 12 octobre 2014 à 08h59
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    Je vais suivre avec intérêt les résultats des élections municipales ce jour (dimanche 12 octobre) et notamment le score du Fidesz. Si j’étais une citoyenne hongroise c’est pour ce parti que je voterais.
    Orban Viktor est un dirigeant comme j’aimerais que nous en ayons un en France.

    Lui il sait défendre les intérêts de son pays et de ses habitants et n’est le toutou de personne.


  18. zarnunsen Le 12 octobre 2014 à 17h38
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    Merci pour cet article de Grasset, un garçon tout en finesse, en nuances et en subtilités.

    »Pour éviter cette guerre, qui, selon de nombreux experts, pourrait détruire la vie sur terre, les gouvernements russe et chinois doivent rapidement devenir réalistes dans leur évaluation du mal au sein de Washington, qui a fait des USA le pire état terroriste de la planète.”


  19. vp Le 12 octobre 2014 à 19h09
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    Je connais un peu la hongrie, j y ai encore de la famille. S il est vrai que la politique economique de orban est sur papier vraiment antisysteme, ingenieuse, courageuse et juste, et donc merite d inspirer d autres pays, il est aussi vrai que la societe hongroise actuelle repose sur un socle xenophobe reel, profond. On aime pas les roumains, les tsiganes, les juifs, les serbes… la reference a la hongrie au temps de l autriche hongrie est a la fois pathetique et inquietant. Dans beaucoup d appartements on retrouve le poster des frontieres passees et actuelles comme pour mieux cultiver le nationalisme, la rancoeur avec nostalgie. La societe est vraiment vraiment tres ancree a droite. Les elites ou la classe moyenne intellectuelles ouvertes sur le monde qui ont soutenu les socialistes, sans peut etre realiser a quel point ces derniers ont aneanti le pays en pillant sa population, sont de plus en plus detestees


  20. Henri Le 14 octobre 2014 à 17h27
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    Bonjour / Szia Judit,

    Pourriez-vous éviter de transformer mes propos s’il vous plait ?

    Dans votre descriptif, vous omettez qu’en sus des sans-abris, on risquait de se faire dévorer par les loups dans “les forets autour de Budapest”…Bon. Je force le trait mais il n’y a pas plus de sans-abris en Hongrie qu’en France, en Italie, en Espagne, en Grece…etc…Je peux vous emmener faire un tour dans certains endroits en France qui sont comparables á ceux de Hongrie. L’Europe connait une crise majeure et tous les pays en souffrent. Cette situation n’a rien de spécifique á la Hongrie.

    Bref, je tiens á rassurer les lecteurs, chaque weekend ensoleillés, les “forets autour de Budapest” sont prises d’assaut par les familles hongroises et on y croise le plus souvent des enfants accompagnés de leurs parents et des randonneurs. Vous vivez peut-etre en France depuis un moment et vous semblez observer la Hongrie avec le regard déformant de l’expatriation… Ne le prenez pas mal, ce genre de choses m’arrive également mais…je me soigne.

    La gauche a effectivement disparu des écrans. Vous mentionnez le tres grand nombre de pauvres. N’etes-vous pas surpris que la majorité de ces pauvres votent Fidesz ou meme Jobbik (qui est d’ailleurs comme je l’avais annoncé la deuxieme force du pays) ? Ici comme en France, á force de renoncement, la gauche a perdu le peuple. La gauche hongroise et á plat ventre devant “Bruxelles”, le libéralisme le plus sauvage et les desiderata des États-Unis. Comment s’étonner de voir ces mouvements s’effondrer ?

    Quant á la pluralité, le jour oú les élections seront á la proportionnelle comme en Hongrie et oú le FN et le Front de Gauche auront leurs propres TV en France comme l’opposition hongroise a ATV, on pourra parler de progres démocratique…en France…

    Enfin, je n’ai jamais présenté la Hongrie comme un havre de paix. Relisez-moi ! Je suis juste RAVI de pouvoir voter pour des gens qui :
    – refusent les dikats de Bruxelles
    – refusent l’alignement sur la politique étrangere US
    – défendent les intérets de leur pays et de leurs concitoyens et sont fiers de ce qu’ils sont sans s’auto-flageller quotidiennement.

    Du reste, la Hongrie n’est surement pas un paradis mais en plein été, le soir, on peut voir des centaines de jeunes filles se promener seules ou entre copines en jupes de l’Ile Margít á Szell Kálmán tér sans le moindre probleme…le jour oú on reverra ca sur les Champs-Élysées, prévenez-moi !


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