Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-06-2017

Les désastres liés à la politique de « changement de régime » de l’administration Obama propagent la violence terroriste en Europe, mais ils sont à l’origine de bien plus de carnages dans ces deux pays touchés par cette tragédie, écrit Jonathan Marshall.

Les enquêtes policières et la presse ont confirmé que deux des attaques terroristes les plus meurtrières à s’être déroulées en Europe de l’Ouest – les attentats à la bombe et les fusillades coordonnés à Paris de novembre 2015 qui ont fait 130 victimes et l’attentat à la bombe de mai 2017 dans la salle Arena de Manchester en Angleterre, qui en a fait 23 – ont été provoquées par une unité de l’EI basée en Libye, unité du nom de Katibat al-Battar.

La secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton évoque, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, la situation en Syrie (Nations Unies, New York, le 31 janvier 2012)

Depuis ces attaques, de nombreux analystes, moi y compris, les ont considérées comme une forme de « réaction » à la campagne désastreuse menée pour déposer le dictateur libyen Mouammar Kadhafi en 2011. En transformant la Libye en base-arrière des militants extrémistes radicaux, cette intervention a provoqué en boomerang l’exportation de la terreur vers Europe de l’Ouest.

Cependant, une critique aussi eurocentrique de l’intervention de l’OTAN laisse dans l’ombre les dommages bien plus graves qu’elle a provoqués en Syrie, où près d’un demi-million de personnes ont trouvé la mort et dont au moins 5 millions des citoyens ont dû s’enfuir depuis 2011. Les dirigeants états-uniens, britanniques et français ont contribué à déclencher, par leur hubris, l’une des plus grandes catastrophes modernes.

Il y a dix ans, la Libye, loin d’être un sanctuaire pour les opérations des djihadistes extrémistes, était l’un des principaux ennemis de ceux-ci. Un rapport de 2008 du département d’État faisait remarquer que « la Libye était un solide partenaire dans la lutte contre le terrorisme ». Il était aussi reconnaissant au régime de Kadhafi « de s’engager avec force dans des actions contre les flux de combattants étrangers », surtout des vétérans des guerres djihadistes en Afghanistan et en Syrie.

Tous ces efforts ont pris fin en 2011, quand des rebelles armés, qui comptaient, parmi eux, des membres disciplinés d’al-Qaïda et de l’EI, ont demandé l’aide de l’OTAN pour renverser le régime de Kadhafi. Les leaders occidentaux n’ont pas prêté attention aux avertissements prémonitoires du fils de Kadhafi, Seif, selon lequel « la Libye peut fort bien devenir la Somalie de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée… Vous verrez des millions d’immigrants illégaux. La terreur sera à vos portes ». Kadhafi lui-même a prédit « qu’ une fois que les djihadistes auront le contrôle de la Méditerranée … alors il attaqueront l’Europe ».

Les attaques terroristes qui ont suivi en Europe ont, sans conteste, prouvé la validité de ces avertissements tout en discréditant le prétexte prétendument humanitaire de la guerre illégale en Syrie. Cependant les efforts des djihadistes pour contrôler la Méditerranée ont eu de bien plus graves répercussions, au moins dans le cas de la Syrie.

Un récent article du New York Times au sujet de la genèse des récentes attaques terroristes en France et en Grande-Bretagne a fait remarquer, en passant, que l’EI de Libye, constitué de « vétérans chevronnés des guerres d’Afghanistan et d”Irak », faisait partie « du premier contingent djihadiste étranger à arriver en Syrie en 2012, au moment où la révolte populaire du pays se changeait en guerre civile de grande envergure et en insurrection islamiste ».

Un ancien analyste britannique du contre-terrorisme a déclaré au journal : « Certains des mecs les plus dégueulasses d’al-Qaïda étaient des Libyens. Quand je me suis intéressé à l’EI, je me suis rendu compte que c’était la même chose. C’étaient les plus durs, les plus violents, ceux qui étaient toujours les plus extrémistes, contrairement aux autres. Les Libyens étaient l’élite des troupes et l’EI savait exploiter leurs caractéristiques ».

La violence extrémiste en Syrie.

Ces djihadistes libyens ont tiré parti de leur nombre, de leurs ressources et de leur fanatisme pour contribuer à l’escalade du conflit syrien jusqu’à la tragédie que nous voyons maintenant. Le carnage, que nous considérons maintenant comme allant de soi, n’était pas inévitable.

Le secrétaire d’État, John Kerry, prétend, le 30 août 2013, avoir les preuves de la responsabilité du gouvernement syrien dans l’attaque aux armes chimiques du 21 août 2013, mais ces preuves ou ne se sont pas concrétisées ou ont été, plus tard, discréditées.

Bien que les manifestations anti-gouvernementales en Syrie du printemps 2011 soient, très vite, presque depuis le début, devenues très violentes, beaucoup de réformateurs et de responsables gouvernementaux se sont efforcés d’empêcher une guerre civile totale. En août 2011, les dirigeants de l’opposition syrienne ont déclaré très raisonnablement que les appels aux armes étaient « inacceptables, d’un point de vue politique, national et éthique. Militariser la révolution conduirait à sous-évaluer la gravité de la catastrophe humanitaire qu’impliquerait une confrontation avec le régime. La militarisation amènerait la révolution sur un plan où le régime avait un avantage notable et elle saperait la supériorité morale qui avait caractérisé la révolution depuis le début ».

On l’a oublié aujourd’hui, en général, mais le gouvernement d’Assad a aussi pris des mesures sérieuses pour encourager une désescalade de la violence, comme lever l’état d’urgence, dissoudre l’impopulaire Cour nationale de sécurité, nommer un nouveau gouvernement et organiser un dialogue national avec les leaders de l’opposition.
Mais le 18 août 2011, les mêmes dirigeants occidentaux qui bombardaient Kadhafi annonçaient au monde : « le temps est venu pour le président Assad de démissionner ». Comme pour fortifier la résolution des militants syriens, les rebelles libyens étaient alors juste en train de conquérir Tripoli avec l’aide de l’OTAN.

« C’est un signe de mauvais augure pour le président syrien Bachar al-Assad, écrivait le Wall Street Journal. Il y a déjà des signes qui montrent que la Libye inspire les rebelles qui essaient de renverser Assad… Les manifestants syriens sont descendus dans la rue pour scander : « Kadhafi ce soir, Assad demain… » Il est fort possible que l’épisode libyen ne serve qu’à intensifier le conflit en Syrie, à la fois en motivant les dissidents et en renforçant la détermination de M. Assad à tenir bon ».

Le développement du conflit en Syrie n’a pas été une conséquence involontaire de la campagne libyenne, mais une démarche volontaire de l’ambition ancienne des néoconservateurs de « remodeler le Moyen-Orient » en renversant des régimes extrémistes et antiaméricains. Le même article du Wall Street Journal évoquait les buts grandioses de certains interventionnistes de Washington :

« La nouvelle énergie apportée par le soulèvement libyen pourrait aussi se propager aux autres pays de la région, pas seulement à la Syrie. Les responsables états-uniens espèrent en particulier que cela va donner une nouvelle vigueur à un mouvement de protestation né en 2009 en Iran pour mettre en cause la réélection du président Mahmoud Ahmadimejad… La Syrie est depuis 30 ans le plus proche allié stratégique de l’Iran dans la région. Selon des responsables états-uniens, les menaces qui pèsent de plus en plus sur le régime d’Assad pourraient motiver les forces démocratiques iraniennes ».

Bien sûr, au lieu de motiver les démocrates iraniens, le conflit syrien a encouragé les tenants de la ligne dure de l’Iran à envoyer la Garde révolutionnaire et par procuration des forces du Hezbollah chez leur voisin, déstabilisant ainsi davantage la région.

À la suite de l’horrible meurtre de Kadhafi à l’automne 2011, les extrémistes libyens se sont vite mis à attiser d’autres conflits terroristes, du Mali jusqu’au Moyen-Orient, en utilisant des armes pillées dans les énormes stocks de Kadhafi.

« La prolifération des armes, provoquée par la fin du conflit libyen, était d’une échelle plus grande que lors de tout autre conflit, probablement dix fois plus d’armes que ce que nous avions vu en Irak, en Somalie et en Afghanistan », a constaté un expert de Human Rights Watch.

D’après une enquête des Nations Unies, « les transferts d’armes et de munitions venant de Libye ont été parmi les premiers lots d’armes et de munitions à atteindre l’opposition syrienne ». Elle souligne aussi que les armes libyennes étaient d’abord destinées à des « éléments extrémistes », pour leur permettre de gagner du terrain et de l’influence aux dépens de groupes rebelles plus modérés.

La propagation de la guerre

Selon le Daily Telegraph, dès novembre 2011, des seigneurs de guerre islamistes de Libye se sont mis à offrir « de l’argent et des armes aux mouvements de plus en plus importants insurgés contre Bachar al Assad ». Abdoulhakim Belhadj, commandant du Conseil militaire de Tripoli et ancien dirigeant du Libyan Islamic Fighting Group, un allié d’al-Qaïda, a rencontré secrètement, en Turquie, les dirigeants rebelles syriens pour discuter de l’entraînement de leurs troupes. Précisons qu’en 2004, cet homme avait été victime d’un complot de la CIA, qui l’avait kidnappé avant de le rendre à la Libye.

Le dirigeant destitué Muhammar Kadhafi peu avant son assassinat le 20 octobre 2011.

Le commandant d’une bande armée libyenne a déclaré à ce journal : « Tout le monde veut aller en Syrie. Nous avons libéré notre pays, maintenant nous devons aider les autres… C’est ça l’unité arabe ».

En avril 2012, les autorités libanaises ont confisqué un bateau contenant plus de 150 tonnes d’armes et de munitions provenant de Misrata en Libye. Un comité d’experts approuvé par les Nations Unies a inspecté les armes et a déclaré avoir trouvé des missiles sol air SA- 24 et SA-7, des missiles guidés anti-tanks et de nombreuses armes aussi bien légères que lourdes.

En août de cette même année, selon le magazine Time, « des centaines de Libyens » ont afflué en Syrie pour « exporter leur révolution » apportant avec eux des armes, des compétences pour fabriquer des bombes et une expérience en stratégie de combat.

« Quelques semaines après la conclusion heureuse de leur révolution, des combattants libyens ont commencé à arriver par petits groupes, notait le magazine. Mais ces derniers mois, ces petits groupes sont devenus énormes, beaucoup ayant voyagé jusqu’aux montagnes à cheval sur la Syrie et la Turquie, où les rebelles ont établi leurs bases ».

Un rebelle syrien a déclaré à l’hebdomadaire : « Ils ont des armes plus lourdes que les nôtres » comme les missiles sol-air. « Ils ont apporté ces armes en Syrie et on s’en sert sur le front ».

Un mois plus tard, le London Times nous a appris qu’un navire libyen transportant plus de 400 tonnes d’armes destinées à la Syrie, comme des missiles antiaériens SAM-7 et des grenades lancées par roquettes, s’était amarré en Turquie. Des armes de ce type ne pouvaient qu’aggraver la souffrance des civils pris dans cette guerre.

Comme l’avait déclaré à des journalistes le ministre français des Affaires étrangères, les missiles anti-aériens des rebelles « forçaient les avions (du gouvernement syrien) à voler très haut, ce qui rendait les frappes moins précises ».

Selon ce qu’a écrit plus tard le journaliste Seymour Hersch, la plupart des armes libyennes de ce type arrivaient en Syrie par des itinéraires secrets, surveillés par la CIA, d’après un programme autorisé par l’administration Obama début 2012. Les subventions et le soutien logistique venaient de Turquie, d’Arabie saoudite et du Qatar. La CIA, pense-t-on, évitait de révéler le programme au Congrès en le classifiant comme opération de liaison avec un partenaire du renseignement étranger, le MI6 de Grande Bretagne.

Les médias de Londres commencèrent à avoir vent de l’opération en décembre 2012. La CIA, disait-on, envoyait davantage de conseillers pour s’assurer que les armes libyennes n’arrivent pas jusqu’aux forces extrémistes islamistes.

Bien sûr, ces efforts étaient trop tardifs, des responsables du renseignement des États Unis savaient déjà alors que « les salafistes, les Frères musulmans et (al-Qaïda) » étaient « les forces principales qui contrôlaient l’insurrection ». L’afflux de nouvelles armes a simplement aggravé les souffrances de la Syrie et a fait encore plus de ce pays le théâtre d’une dangereuse compétition internationale pour le pouvoir.

Les armes et les combattants de Libye ont contribué à transformer le conflit syrien et à changer une lutte âpre en bain de sang. Comme l’érudit moyen-oriental, Omar Dahi l’a fait remarquer, « l’année 2012 a joué un rôle décisif dans la genèse de la catastrophe actuelle. Il y avait des éléments étrangers impliqués en Syrie avant cette date… mais jusqu’au début de 2012, la dynamique du conflit syrien était, en grande partie, interne. À la fois à cause des armes injectées de l’extérieur et de l’espoir d’une aide militaire plus importante, une aide de l’Occident, pour être clair, l’opposition a décidé de prendre les armes.

« La décision de militarisation a eu trois effets principaux. D’abord, elle a spectaculairement augmenté le nombre de victimes et les ravages dans le pays tout entier… À la mi-2012, le nombre de morts par mois était presque le même que celui de la totalité de la première année du soulèvement. La militarisation a donné au régime syrien carte blanche pour utiliser exhaustivement son arsenal d’armes. Et peut-être ce qui est le plus catastrophique, l’émergence d’une rébellion armée a placé beaucoup des chances de l’opposition entre les mains de ceux qui voulaient donner de l’argent et armer les combattants… C’est à ce moment que les groupes djihadistes se sont lancés ».

Les victimes collatérales de l’intervention de l’OTAN en Libye comprennent maintenant 6 millions de Libyens qui essaient de survivre dans un État failli, des millions de personnes en Afrique du Nord en proie au terrorisme islamiste, 20 millions de Syriens qui n’attendent que la fin de la guerre et des millions d’Européens innocents qui se demandent quand ils risquent d’être pris pour cibles par des attentats suicides terroristes. Il n’y a rien d’humanitaire dans des guerres qui déchaînent de tels massacres, provoquent un tel chaos, des guerres dont on n’entrevoit pas la fin.

Jonathan Marshall est un contributeur régulier de Consortiumnews.com

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-062017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

41 réponses à La main des États-Unis dans les tragédies libyenne et syrienne

Commentaires recommandés

Fritz Le 24 juillet 2017 à 06h12

Je me rappelle la joie obscène des médias le 20 octobre 2011, quand Kadhafi fut lynché…
Qui sème le vent récolte la tempête, il y a une justice.
Mais qui va dessiller les yeux de nos concitoyens ?

Aucun média n’a fait amende honorable depuis cette catastrophe, même pas le Monde diplomatique qui avait pratiquement accepté la guerre de Libye.

  1. Fritz Le 24 juillet 2017 à 06h12
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    Je me rappelle la joie obscène des médias le 20 octobre 2011, quand Kadhafi fut lynché…
    Qui sème le vent récolte la tempête, il y a une justice.
    Mais qui va dessiller les yeux de nos concitoyens ?

    Aucun média n’a fait amende honorable depuis cette catastrophe, même pas le Monde diplomatique qui avait pratiquement accepté la guerre de Libye.


    • Alfred Le 24 juillet 2017 à 07h54
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      J’attends toujours la pétition de “mimine de ass” sur “change.org” pour demander l’inculpation du nabot…


  2. J Le 24 juillet 2017 à 08h17
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    Ce ne sont quand même pas les USA qui ont initié les conflits, longtemps discrets, entre Kadhafi et Assad d’une part, les sunnites rigoristes et en premier lieu les Frères Musulmans d’autre part. Ces conflits ont commencé pratiquement à la prise de pouvoir de Kadhafi en 1969 et d’Assad père en 1970. Personne n’a parlé que je sache d’implication US quand il y a eu plus de 20.000 morts à Hama en 1983 (la Syrie était encore sous la coupe de l’URSS).

    Je ne dis pas non plus que les Ricains n’ont pas fait de grosses conneries sur ces dossiers.


    • Briska Le 24 juillet 2017 à 09h38
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    • Nerouiev Le 24 juillet 2017 à 09h54
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      Quand un pays annonce la destruction de 7 pays en 5 ans, dont ces deux là, c’est un peu plus que de grosses conneries :
      https://www.youtube.com/watch?v=8DbPFZ7CAgM


      • Lysbeth Levy Le 24 juillet 2017 à 11h48
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        C’est la théorie des domino mis en place par les géostratèges américains : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_dominos Tout a bien été plannifié contrairement à ce que disent les médias dominants, dès la guerre contre l’Irak et S. Hussein Dick Cheney impliqué dans le lobby pétrolier, comme la plupart des néoconservateurs avait bien préparer son plan : sous le nom de “Energie Task Force” : http://www.historycommons.org/context.jsp?item=complete_timeline_of_the_2003_invasion_of_iraq_460 Ce ne sont pas les droits de l’homme, tarte à la crème connue, mais bien des intérêts bassement matériels qui les ont conduit a détruire les états-nations du moyen-orient élargi, puisque cela part de la Chine et l’Afrique en passant par toute l’Afrique du nord et du moyen orient. Voilà l’objet du crime, rappel de la phrase de Madeleine Allbright “ça en valait la peine” le demi-million d’enfants morts en Irak” …CQFD.


        • tepavac Le 24 juillet 2017 à 20h02
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          500000 enfants morts valait la peine de quoi ?
          Qu’est-ce qui valait le sacrifice de ces enfants ?
          “tout-brillant” a-t-elle révélé ce que ce crime de masse a sauvé et qu’elle chérie tant ?

          Je ne sais pas, comment on peut être amener à prendre une décision qui condamne à mort un demi million d’enfants!


          • Lysbeth Levy Le 24 juillet 2017 à 20h15
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            Ce sont les paroles de Mme Albright bien sur, pas les miennes, mais quand de gros intérêts ($) sont en jeu le sacrifice de tant de vies n’a pas eu l’air de faire frémir cette femme de pouvoir et cette phrase est célèbre désormais : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1073-guerre-du-golfe-embargo-et-gamins-morts-je-n-ai-rien-oublie.html J’ajouterais qu’il y a eu en plus au moins 1 millions d’adultes morts a la suite du long blocus économique, sanctions décidés par les Usa. Et là ça peux tuer plus qu’une guerre, la Lybie, Syrie, Serbie ont aussi subit des blocus/sanctions quasi semblables. Les Amnesty International, HCR et autres “pleureuses habituelles” étaient aux abonnés absents. Au fait on parle de l’effroyable bilan du blocus militaire, bombardements de Mossoul sur d’autres médias et bien rien dans “nos médias” par rapport à Alep, les bombes “démocratiques” franco-américaine-saoudiennes tuent moins que celles des russes ?


      • tepavac Le 24 juillet 2017 à 19h42
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        Notez la raison de la révélation public par le général W. Clark,
        Elle ne porte pas sur les intentions de guerre contre sept autres pays lointain, mais sur le principe que les déclarations de guerre sont du ressort de la souveraineté des peuples, et qu’à ce titre il devait avoir débat public avant d’engager le consentement des citoyens à leur insu.

        Notez encore, nous semblons vivre la même expérience dans toute l’Europe grâce à l’U.E.


    • houasnia Le 24 juillet 2017 à 23h44
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      Mais les usa soutiennent depuis toujours les frères musulmans dans leurs entreprises de déstabilisations des régimes nationalistes arabes car les usa ne veulent pas de partenaires, pas d’amis, juste des vassaux.


    • blue rider Le 25 juillet 2017 à 01h37
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      rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) de décembre 82 disponible en pdf sur le net : 3000 morts à Hama dont 1000 civils égorgés par les frères muslmans. Si vous ne lisez que Le Monde, vous n’irez pas loin. Rappelons qu’à Hama, 1000 civils représentants du BAAS et de l’autorité de l’état ont été décapités à midi chaque jour pendant 15 jours en place publique, et que les moudjahidin obligeaient les familles à venir assister au spectacle. Ca ne vous rappelle rien ? Bien sûr… vous auriez envoyé la police municipale verbaliser ces jihadistes avant l’heure, membres des frères musulmans venus d’Egypte avec la bénédiction de la CIA, histoire de “tester” la résistance de l’administration d’Hafeez El Assad ? Détail parlant : Hafeez envoya son frère Rifaat coordonner la repression. Rifaat vit aujourd’hui à Londres et aucune police ne lui colle aux basques. Ah, et aussi : le 20H00 de TF1 a encensé à l’époque Hafeez Al Assad, comme étant le “phare de la modernité au Moyen Orient” malgré cette répression implicitement jugée nevessaire. L’archive INA sur Hama et Hafeez était en ligne sur youtube mais elle a disparu.


      • Lysbeth Levy Le 25 juillet 2017 à 08h40
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        Merci de vous y coller mais le mensonge à la vie dure tant il est répété à l’infini, par contre il est clair que les Occidentaux se servent des Frères Musulmans comme d’une arme contre des pays arabes modernes et laique, Nasser en a fait les frais, ça aussi on ne le dit pas assez. Les anglais d’abord ont engagés les FM et les Usa ont pris la suite, bien que le mouvement soit bien installé à Londres (Londonistan) . J ne fait que répéter les mensonges médiatiques, et hélas ne s’attarde pas sur la réalité des faits, et le biais “anti-musulman” occulte ces mêmes faits. l’Egypte a eu à souffrir de ces mêmes FM sous Moubarak éliminé et Morsi a dû laisser sa place et la Tunisie ou le parti des FM Ehnnada qui a pris le pouvoir. Ou est la démocratie ? Nulle part après ces coups d’états déguisés en “mouvement populaires” avec l’aide du CANVAS et Soros qui se servent des FM comme d’une arme contre les peuples, les états arabes encore laiques de même que les occidentaux ont utilisé Al Qaida, “wahhabites et salafistes” ayant attaqués l’ex-Urss ces maudits “mécréants”, encore de nos jours dans le Caucase..


      • Garibaldi2 Le 25 juillet 2017 à 10h19
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    • WASTERLAIN Le 25 juillet 2017 à 12h59
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      D’où tenez-vous ce chiffre de 20.000 morts à Hama ? Parce que des sources sérieuses font état de 2.000 morts, principalement des combattants “frères musulmans”. A moins que vous ne fassiez la moyenne de wiki : entre 7.000 et 35.000 morts ?


  3. dan Le 24 juillet 2017 à 08h23
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    Les médias mainstream ont fait et font encore aujourd’hui de la propagande de guerre, ce qui est condamnable au regard du droit international.


  4. Jasmin Le 24 juillet 2017 à 09h57
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    Voir les éditoriaux de Bernard Lugan sur la Lybie avant la guerre déclenchée par la France.


  5. Lysbeth Levy Le 24 juillet 2017 à 10h44
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    Un nouveau Sykes-Picot était déjà prévu il y a 40 ans et a été repris par les élites anglo-saxonnes afin de mieux exploiter les ressources de ces pays dont Dick Cheney dit que “Dieu a osé mettre du pétrole en grande quantité sous leurs pieds” : http://brilliantmaps.com/new-middle-east/ Le journal des forces armées américaines voulaient des frontières de sang ! Ca ne s’invente pas c’était prévu alors mettre sur le dos des victimes les crimes commis par les géants du pétrole c’est totalement injuste quand on connait le “body-count” jusque là a 5 millions entre l’Irak et l’Afghanistan seulement. On attends les chiffres si on compte les pays africains qui ont subi changement de régimes et guerres par proxies. Soudan, Somalie, Niger, Mali et Corne de l’Afrique, Egypte, Lybie, Tunisie, la liste devient longue. Faire croire que la “main occidentale” n’était pas derrière est d’un raffinement très “occidentale” et colonialiste.


    • ai Le 25 juillet 2017 à 12h14
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      Donc les US seuls responsables de tout,avec une pincée d’Israël,comme il se doit…mais c’est une plaisanterie. Bien sûr les US ont mis leur patte avec les UK et autres godillots français…mais rien n’ a pu se faire sans la participation des peuples concernés et de l’internationale islamiste…regardez comme en Egypte ,le regime change a lamentablement échoué. Morsi a été ejecté comme le malpropre qu’il est installé par Clinton Obama. Donc les peuples concernés sont aussi responsables de ce qui se passe…et peuvent changer le cours des choses,à condition de le vouloir…Qui aurait parié un kopek que Assad il y a quatre ans,affronté à une formidable coalition internationale islamiste armée et soutenue par les “occidentaux “? ben ,çà n’ a pas marché,non? donc,les politiques de regime change sont contrariables et contrariées. En Irak,faut il rappeller que tous les pays arabes ,à l’exception de l’Algérie,ont soutenu la première guerre du Golfe? Y compris la Syrie,à l’époque bon élève? Y compris l’Iran,perse certes,mais bien content de voir son voisin laïque et baassiste détruit? faut pas exagérer la responsabilité US… les “victimes ” ne sont pas pour rien dans ce qui leur arrive.


      • WASTERLAIN Le 25 juillet 2017 à 13h29
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        Rien n’a pu se faire sans la participation d’une partie des peuples, mais rien n’aurait pu se faire sans la participation des USA, de l’UK, de la France et d’autres encore. Les armes ne sont pas tombées du ciel dans les mains des “rebelles”… …Ces mêmes rebelles ne détenaient pas la science infuse pour pouvoir s’en servir; car il ne suffit pas d’appuyer sur la gâchette d’un missile tow pour qu’il atteigne sa cible !


      • Lysbeth Levy Le 25 juillet 2017 à 15h31
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        “faut pas exagérer la responsabilité US… les “victimes ” ne sont pas pour rien dans ce qui leur arrive.” réponse :” faut pas exagérer la responsabilité des nazis ” …les victimes (des nazis) ne sont pas pour rien dans ce qui leur arrive” ..on peux répéter la même chose pour les femmes violées aussi hein ? Bon laissons tomber petit rappel aussi sur les nombreuses responsabilités des Usa dans le gazage des iraniens par S. Hussein afin de le pousser a bout et à la faute : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/26/secret-defense-la-cia-a-aide-sadam-hussein-a-gazer-les-troupes-iraniennes/ Je suis désolée mais voyez le nombre de pays agressés militairement par les Usa et comptez le nombre de victimes et on verra si on peux mettre comme vous le faite à égalité “victimes et bourreaux” https://fr.wikipedia.org/wiki/Interventions_militaires_des_%C3%89tats-Unis_dans_le_monde
        Bonne journée..


        • Christian Gedeon Le 25 juillet 2017 à 23h28
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          Je trouve votre comparaison odieuse et surprenante a plus d’un titre. Reprenez vous, s’il vous plaît. Vous rendez vous compte de ce que vous écrivez? Comparer le Shoah aux massacres inter musulmans du MO? Avez vous perdu le sens commun?


  6. Louis Robert Le 24 juillet 2017 à 11h51
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    “Les désastres liés à la politique de « changement de régime » de l’administration Obama propagent la violence terroriste en Europe…”?

    Et moi qui croyais que la violence terroriste n’était que l’affaire de déséquilibrés et de fous jaloux qui nous enviaient, convoitaient notre démocratie et nos droits de l’homme, et aspiraient au prix de consolation céleste dispensé par des vierges désoeuvrées… auxquels s’ajoutaient, bien sûr, des diversement “radicalisés” on ne savait pas trop pourquoi ni comment, surtout quand ils l’avaient été spontanément!


    • Amora Le 24 juillet 2017 à 11h51
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      Il y a 40 ans l’expression que j’entendais fréquemment de la bouche de certains députés en Israël( tous de la droite extrême et radicale) était celle-ci: “Les arabes sont trop idiots pour savoir quoi faire avec le pétrole”.


  7. René CAMO Le 24 juillet 2017 à 13h19
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    Si je comprends bien, les pays arabes ont besoin d’un dictateur. On ne peut pas leur mettre la démocratie. Je pense, au contraire, qu’il faut faire confiance en l’homme. On ne peut que se réjouir de la suppression d’un dictateur. On ne peut pas prévoir ce qu’il adviendra après la chute d’un dictateur. Beaucoup de dictateurs sont tombés et la démocratie s’est instituée (Argentine avec Pinochet, la France avec Napoléon, l’Allemagne avec Hitler etc).


    • Fritz Le 24 juillet 2017 à 15h48
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      “Argentine avec Pinochet” ? Et que dire du Chili avec Videla ?
      Après Napoléon (déjà un “dictateur” abattu par des “Alliés”), le démocrate de service s’appelait Louis XVIII, remis sur le trône par le non moins démocrate Talleyrand.


    • Alfred Le 24 juillet 2017 à 16h03
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      Je crois comme vous qu’il faut croire en l’homme. Par contre on sait assez bien ce qui se passe quand le dictateur tombe. L’application conjuguée de la mondialisation néo libérale et du rouleau compresseur wahabite donner une résultat très prévisible. Il était assez risible de voir les occidentaux promouvoir la démocratie en Palestine puis refuser le résultat des urnes, à savoir le Hamas…
      On est plus dans les années 50 quand Bourguiba donnait aux tunisiennes des droits que les marocaines n’ont eu que dans les années 2000 ou quand Nasser faisait rire les foules en se moquant des frères musulmans qui voulaient couvrir les femmes…
      Dans la guerre froide l’Occident à choisi les feodaux de toutes espèces contre les laïcs universalistes arabe. Nous en payons le prix et ce n’est pas prêt de s’arrêter. D’ailleurs il semble que ces choix perdurent… Le soucis démocratique n’étant qu’une façade.


  8. moshedayan Le 24 juillet 2017 à 14h24
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    Fritz :excellent votre commentaire.
    Maintenant Libye, Syrie, Maïdan (indirectement) en France il y eut 2 grands maîtres d’oeuvre, après Sarkozy : Messieurs Hollande et Fabius.
    Le premier ,avec une belle retraite, se dit prêt à de nouveau commenter l’actualité avec ses “bons avis”.
    Le deuxième officie au Conseil constitutionnel : rien que ça !
    Un peuple digne aurait depuis longtemps exigé des enquêtes, des auditions et rendu des sanctions.
    Français, regardez ce que vous êtes devenus ou ce que l’on vous impose !


    • martin Le 24 juillet 2017 à 20h31
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      C’est là une chose bien documentée: les services occidentaux, CIA en tête, ont d’abord créé le djihadisme en Afghanistan par une sorte de transplantation pour le développer ensuite en Bosnie et dans le Caucase russe, et enfin le manipuler en Irak, en Libye et en Syrie (Gladio.B).

      Mais cette stratégie du choc, dont le moyen est la destructuration des groupes humains et la fin la destruction de la Russie et de l’Iran, se trouve confrontée au RC russe (contrôle réflexif) dont la technique ne consiste pas à manipuler les représentation du groupe cible pour le tourner vers l’ennemi du moment, mais à cartographier les stratégies et tactiques de l’adversaire ainsi que sa manière de penser, de façon à le pousser à l’erreur en émettant dans sa direction des signes irrésistibles.

      Assez sur l’erreur ou l’hubris américaine. Le chaos contrôlé est une doctrine tactique dont l’efficacité, jusqu’à ces dernières années s’était montrée parfaitement efficace.


  9. amer Le 24 juillet 2017 à 20h55
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    Tout cela nous le savons, que faut-il faire maintenant pour punir ceux qui ont détruit ces pays ? Comment faire pour qu’ils soient traduits devant la justice internationale ? Pourquoi les populations des pays occidentaux ne manifestent-elles pas contre leurs dirigeants au lieu de blâmer les “migrants” ? Si quelqu’un met le feu à votre domicile et que vous connaissez le coupable, où irez-vous sinon chez lui. Les occidentaux doivent demander des comptes à leurs dirigeants pyromanes qui mettent le feu aux pays qui refusent leur “diktat”. Évitons de se faire diviser par ceux qui sont à l’abri et nous montent les uns contre les autres.


  10. clauzip12 Le 24 juillet 2017 à 22h59
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    Je voudrais m’étonner mais ce n’est plus possible tant est grande l’influence de la presse mainsteam au service des USA.
    Ces guerres économie et la finance en passant par les hydrocarbures.du moyen orient n’ont qu’une seule origine,les hydrocarbures et la finance.
    A toutes les origines des guerres il nous est proposé,la paix,la démocratie,l’humanitaire.
    S’agissant de la Libye,apres de nombreuses erreurs de ma part,j’en arrive à une et tres certaine raison.
    Avec qqs chefs d’état africains,le président Kadafi avait préparé la CREATION D’UNE BANQUE AFRICAINE et une nouvelle monnaie propre à l’Afrique dans un premier temps.
    Compte tenu de ses réserves d’or il envisageait d’y affecter 50 milliards d’€ou$,je ne sais plus.
    Cette création remettait en question le dollar et le franc CFA.
    La réaction ,tellement le danger était important pour la finance FR et la primauté du dollar,fut la guerre avec le cirque intéressé de BHLevy affirmant très haut et fort que Kadafy avait promis un bain de sang ou tout autre image de terreur.La diplomatie française a été complétement court circuitée.
    L’agression couverte par l’OTAN est allée ,alors que le mandat n’était pas donné,jusqu’à l’assassinat du chef d’état.
    Ce qui suit a été une faute majeur ,voire un crime.
    La Libye devenue passoire et pays gangster provoque en europe des problemes majeurs pour toutes les populations de part et d’autre.
    Le fil rouge de l’économie est le seul pour comprendre les guerres dans le monde.


  11. aleksandar Le 25 juillet 2017 à 12h56
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    L’analyse de Jonathan Marshall ne fait que reprendre le propagande des soi-disant révolutionnaires syriens.
    Or des le début, cette révolte a été violente, les armes étaient cachées dans les mosquées et tout était deja en place.Y compris les anciens d’Afghanistan utilisant les mosquées comme centre de commandement. Les étrangers ne sont pas arrivés en 2012, ils étaient deja la dès le début. Les forces de l’ordre syriennes ont été attaquées à coup de sabre, de couteaux et par armes a feu alors qu’elles avaient ordre de ne pas tirer. 79 d’entre eux sont morts durant le premier mois, avant que Assad ne décide de mettre en place la répression après avoir essayé de gérer la révolte..
    Il y a eu d’autre part de nombreux assassinats de simples fonctionnaires, en particulier des instituteurs coupable de professer un enseignement laïque.
    La révolte ne s’est pas militarisée, elle l’était dès le début.


    • Lysbeth Levy Le 25 juillet 2017 à 13h33
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      Et les nombreuses armes sophistiquées ou les Humvee Toyota spécial “anti-sable” ils ne sont pas sorti du désert ni de la bouteille du bon génie du célèbre conte, enquête sur les milliards de ce juteux trafic incluant plusieurs personnalités dont les américains, Saoudiens, et bulgares…: https://trud.bg/350-diplomatic-flights-carry-weapons-for-terrorists/ et http://www.balkaninsight.com/en/article/war-gains-bulgarian-arms-add-fuel-to-middle-east-conflicts-12-16-2015 ‘Mr Pétraeus serait lui aussi impliqué) mais chutt. De la Lybie à la Syrie en passant par Benghazi des armes ont voyagé” comme les mercenaires a travers la Jordanie par ex :http://www.asianews.it/news-en/Jordan-strengthens-military-presence-on-border-with-Syria-and-Iraq-40449.html. Bien sur c’était cousu de fil blanc que les Usa, la France ont bien annoncé avoir fourni des armes aux “rebelles peu modérés” aka les “terroristes” contre la Syrie laique et indépendante. Oui les armes, les mercenaires étaient déjà sur place.


    • blue rider Le 25 juillet 2017 à 14h30
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      votre description colle parfaitement avec la tentative d’HAMA en 1982. Elle colle aussi avec les dossiers CIA déclassifiés qui prouvent que les USA ont voulu destituer Assad depuis les années 50. elle colle enfin avec la description faite par un barbouze interrogé à contre-jour par SPECIAL INVESTIGATION sur “Pétrole, les guerres secrêtes” (en ligne sur youtube), à propos de la fausse révolution libyenne. Cet homme précise qu’il était sur le terrain 6 MOIS AVANT le soulèvement de Benghazi. Il faut que la presse traditionnelle arrête de se cacher derrière son petit doigt et fasse comme nous “connecting the dots” et qu’elle aille de l’avant au lieu de nous embrouiller.


      • Christian Gedeon Le 25 juillet 2017 à 23h34
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        Destituer Assad depuis les années”… Cinquante? Euh….y a c.omme un problème la,non?


        • blue rider Le 26 juillet 2017 à 00h14
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          Hafeez Al Assad. Le père. Le fils, en arrivant au pouvoir après la mort de son frère, bien que moins préparé, savait parfaitement que son pays était sous la pression des USA toujours pour les mêmes raisons : énergie, dollar-dette pour que les USA puissent continuer de creuser leur propre dette tout en asservissant ce pays, et containment de la Russie, ennemi obsessionnel des conservateurs anti-communistes puis des néo-conservateurs adeptes de la global dominance. De sorte que oui, de père en fils, les USA ont toujours voulu destituer les Assad depuis les années 50.


          • christian gedeon Le 26 juillet 2017 à 13h24
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            Très cher le père Assad est arrivé au pouvoir en 1970… juste comme çà quoi. Et en quelque sorte avec l’appui des US…à l’époque,du moins sans leur opposition.. Arrêtez donc de faire de la politique fiction juste par haine des US…D’ailleurs les mêmes US allaient le laisser faire n’importe quoi au Liban,peu de temps après,et ce pendant 30 ans.si on compte son fils,arrivé au pouvoir en 2000….sortez de vos ornières oeuillères dogmatiques. Assad a été un allié indéfectible des US longtemps,y compris pendant la première guerre du Golfe…


            • Lysbeth Levy Le 26 juillet 2017 à 17h41
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              Non pas juste “comme ça” mais après bien des coups d’états, soit indépendants ou à l’aide des services secrets, et après que les Anglais, français se soient partagé le pays après la chute de l’Empire Ottoman. N’oublions que la France a déjà bombardé le pays avant la fin de la guerre pendant le mandat français d’occupation.https://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie#cite_note-14 sommaire donc. Oui la France a maté une révolte pendant la guerre mondiale et avec les anglais aux alentours. Après la “pseudo-décolonisation” au nom de quoi le père Assad serait plus illégitime que les anglo-français ? Vous aussi arrêtez de donner du crédit aux “grandes puissances” avides de colonisations/exploitations, les américains étant sorti vainqueurs ont repris le flambeau et on au final “détruit” ce pays avec l’aide de ces “allies”. Pas de quoi blâmer les Assad ! Regardez tout le Croissant Fertile du Liban a l’Irak en passant par la Syrie dont on dit que c’est l’origine de notre civilisation tout ça au nom du profit gaz ou pétrôle Et qui a bombardé le Liban en 1982 ? la Suisse du moyen-orient; Israel il me semble; alors qui est coupable ? De quoi se mèle t’on à la fin des fins Mme Albright doit se dire encore que ç’a en valait la peine, et comme vous blâmera les victimes.


  12. Schuss Le 25 juillet 2017 à 23h52
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    Tout cela a Été dit , ecrit, mainte fois. Et maintenant quoi de plus ?
    Depuis que la guerre en syrie a debute en 2011, l’occident a manoeuvre pour l’interet de l’oligarchie mondialisée. Continuer a ecrire sur le sujet permet de laisser faire, Nous devenons complices. Il me semble que le devoir d’information a ete pleinement realise. Il est grand temps d’organiser la riposte. Nous n’obtiendrons rien de l’oligarchie. Je lis ce blog depuis pls années et c’est toujours la meme rengaine…mais rien ne bouge. Les energies doivent s’agréger pour produire une alternative aux etats voyous que sont devenues nos démocraties. Boycoter l’etat semble etre la seule voie vers plus d’humanité…construire des liens via internet permettra de contourner le deficit d’etat.


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