Source : The New Yorker, Dexter Filkins, 09-06-2017

Des combattants dans le district de Sheikh Maqsood d’Alep, en Syrie, en 2013. Photo de Jack Hill / le Times / Redux

Pour la première fois depuis le début de la guerre civile syrienne, les milices soutenues par l’Iran semblent avoir sécurisé un lien routier à partir de la frontière iranienne tout au long de la côte méditerranéenne de la Syrie. La nouvelle voie terrestre permettra au régime iranien de réapprovisionner ses alliés en Syrie par terre plutôt que par voie aérienne, ce qui est à la fois plus facile et moins coûteux.

Le réseau routier, qui débute sur la frontière iranienne avec l’Irak et traverse ce pays puis la Syrie, a été sécurisé la semaine dernière, lorsque les milices chiites pro-iraniennes ont capturé une dernière série de villages irakiens près de la frontière syrienne. La route enchaîne les zigzags à travers les deux pays, mais elle semble donner à l’Iran un accès direct et sans entraves à Damas et au gouvernement de Bachar al-Assad, que les Iraniens ont soutenu depuis l’insurrection qui a commencé en 2011. Depuis lors, les Iraniens ont été le principal soutien d’Assad, en envoyant des hommes, des armes à feu et d’autres matériels par voie aérienne et maritime.

La nouvelle de la percée iranienne provient de fonctionnaires du gouvernement régional kurde, de la région semi-autonome du nord de l’Irak et d’un expert à Washington qui a suivi le progrès des Iraniens. Des responsables kurdes ont informé l’administration Trump des développements.

« Le couloir est terminé », m’a déclaré un responsable kurde sous couvert d’anonymat. « Les Iraniens peuvent aller, d’un seul tenant, de la frontière iranienne à la Méditerranée ». Les officiels et le Gouvernement régional kurde s’opposent à la route iranienne. En 2012, ils ont rejeté une demande iranienne de transit sur leur territoire en Syrie. Ils veulent que l’administration Trump les aide à la bloquer maintenant. « C’est une route iranienne », a déclaré Fabrice Balanche, membre invité de l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient.

Ce développement est potentiellement important, car pour la première fois, une seule route terrestre relierait une série d’alliés iraniens, y compris le Hezbollah, au Liban, le régime d’Assad, en Syrie, et le gouvernement dominé par l’Iran en Irak. Ces alliés forment ce qu’on appelle souvent le croissant chiite, une sphère d’influence iranienne dans une région jusque-là dominée par les musulmans sunnites.

Les Iraniens ont cherché à créer une telle sphère depuis la fin de la guerre Iran-Irak, en 1988, qu’ils considéraient comme un effort soutenu par l’Occident pour détruire leur régime. C’est pourquoi les Iraniens ont aidé à créer le Hezbollah, la milice chiite qui domine le Liban, et ont formé et dirigé des milices chiites qui ont attaqué des soldats américains pendant leur occupation de l’Irak. La pression iranienne sur le Moyen-Orient arabe a contribué à aggraver le schisme sunnite-chiite qui frappe la région. L’attaque de Téhéran cette semaine par les militants de l’EI est emblématique de l’hostilité avec laquelle les militants sunnites considèrent le régime iranien.

Aucun camion ou autre véhicule iranien n’a apparemment emprunté le parcours, et aucun responsable iranien n’en a parlé publiquement.

Un haut fonctionnaire américain qui s’occupe du Moyen-Orient a contesté l’idée que le couloir iranien était ouvert, disant qu’il y avait encore beaucoup d’acteurs sur le terrain qui pouvaient ruiner les efforts des Iraniens pour passer. « C’est une route extrêmement longue à travers la Syrie, et ils ne pourront pas contrôler cette route », a déclaré le fonctionnaire.

Le réseau routier traverse une longue étendue de territoires pro-iraniens – dont la majorité est détenue par le gouvernement irakien, qui a peu de marges de manœuvre pour s’opposer aux revendications iraniennes – et les zones contrôlées par le régime d’Assad, en Syrie.

Une grande partie du territoire irakien qui accueille la route a été jusqu’à récemment détenue par l’État islamique, avant que les milices chiites ne le chassent. La main-d’œuvre est en grande partie composée d’Irakiens souvent formés et dirigés par des agents iraniens. En Syrie, les alliés et intermédiaires de l’Iran sont nombreux à emprunter le réseau routier, y compris les milices chiites du Hezbollah et d’Irak et d’Afghanistan, qui ont participé à une grande partie des combats du gouvernement syrien.

Le seul obstacle possible à la route terrestre Iran-Syrie vient des Kurdes de Syrie, qui dominent l’extrême Nord-Est du pays et qui opèrent indépendamment des Kurdes d’Irak. Une grande partie du couloir iranien traverse le territoire kurde syrien. Au cours des dernières années, les Kurdes syriens se sont engagés dans un équilibre précaire pour préserver leur autonomie au milieu du chaos qui a submergé une grande partie du reste de la Syrie. Dans la pratique, cela a consisté à conclure ce qui équivaut à un pacte de non-agression avec le gouvernement Assad, un arrangement qui a évolué parfois en moments de coopération militaire explicite.

Et cela a également signifié la coopération avec les forces américaines et autres forces occidentales dans la lutte contre l’État islamique. Comme d’autres groupes kurdes de la région, les Kurdes syriens sont conscients du fait que presque tous les états de la région – en particulier la Turquie – s’opposent à leur indépendance.

Les fonctionnaires syriens kurdes disent qu’ils ne veulent pas que les milices chiites irakiennes traversent leur territoire. C’est une manière de dire ne pas vouloir d’Iraniens non plus. Les alliés de l’Iran exercent déjà des pressions sur les Kurdes : ces derniers jours, les Kurdes ont déclaré que la Russie les menaçait d’une attaque des forces turques.

Le responsable kurde irakien avec qui j’ai parlé m’a dit qu’il croyait que le couloir iranien était inévitable, à moins que les États-Unis ne pèsent pour l’arrêter – peut-être en faisant pression sur les Kurdes syriens. Une grande partie de l’avenir du Moyen-Orient dépendra de qui gagnera le bras de fer. « Tout dépend maintenant de la volonté des Américains d’arrêter cela », a déclaré le responsable.

Dexter Filkins a rejoint le New Yorker comme rédacteur en 2011.

Source : The New Yorker, Dexter Filkins, 09-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

27 réponses à L’Iran étend son influence en Syrie, par Dexter Filkins

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 20 juillet 2017 à 06h30

Une remarque en passant.
Quand un pays défend ses intérêts, il s’appelle “régime”.
Ex: le régime iranien, le régime de Bachar, le régime de Moscou, ( le maître du kremlin) etc..
Les pays soumis au système financier international s’appellent démocraties.
Les présidents élus par 17 à 30 % d’électeurs sont représentatifs de la démocratie.
Les présidents élus entre 60 et 80 % des électeurs sont les maîtres d’un régime.
Qu’en est-il du maître de la Maison blanche, des maîtres de Washington et du Maître de l’Elysée?
Ceci dit l’alliance, Syrie, Irak, Iran, Liban, est liée à la défense d’intérêts communs sur la carte géo-politique et économique des pays concernés, qui luttent contre la mainmise des atlantistes sur leur pays et leurs économies.

  1. charles-de Le 20 juillet 2017 à 03h31
    Afficher/Masquer

    Et DE QUEL DROIT LES AMERICAINS ARRETERAIENT-ILS CELA ?


    • yvon Le 20 juillet 2017 à 04h22
      Afficher/Masquer

      Ben, c’est bien connu, les américains ont tous les droits, y compris celui de s’opposer au changement de constitution envisagé au Vénézuela. Les USA, c’est “l’ile-monde”…


  2. Charles Michael Le 20 juillet 2017 à 04h38
    Afficher/Masquer

    Joli enfilage de perles du New Yorker

    Les Kurdes de Barzani vendent leur pétrole à la Turquie, la Turquie se raprochent des Russes et de l’Iran et le Quatar refuse l’ultimatum des Saouds.
    C’est compliqué ?
    encore plus que ça :

    http://galacteros.over-blog.com/2017/07/les-kurdes-sortent-le-grand-jeu-en-irak-a-leurs-risques-et-perils.html?utm_source=_


    • Alfred Le 20 juillet 2017 à 08h04
      Afficher/Masquer

      Effectivement. Pour une fois peu d’intérêt dans cet article à la fois vague et sans éléments nouveau.


    • Fidel c. Le 21 juillet 2017 à 18h18
      Afficher/Masquer

      Merci pour ce lien. Article de fond qui analyse très bien la situation des mouvements des kurdes de la région. Et qui met en évidence le rôle perfide du PKK, qui, je le répète ici, est bel et bien l’ennemi du peuple kurde et de ses aspirations concrètes d’indépendance.


      • Lysbeth Levy Le 21 juillet 2017 à 19h26
        Afficher/Masquer

        L’ennemi du peuple kurde mais aussi celui des kurdes syriens ou iraniens, mais quand on sait que c’est un “projet” des Usa, soutenu par la France et Israel qui veulent un “état tampon”. Exploiter le pétrole, Mme Galacteros est claire là-dessus, comme en Lybie, Irak. Débunké aussi le “mythe du Rojava” état démocratique, fédéraliste pro-féministe, celui qui est lié au “projet K” est “Graham Fuller” agent de la CIA très connu http://dckurd.org/2015/05/03/kurdish-conflict-resolution-forum/ “Graham Fuller (co-facilitator) RAND Corporation”.Tôt ou tard ces kurdes se verront déposséder de leurs pétrole ou gaz l’indépendance ou fédéralisme est un illusion malgré que la “gauche” NPA ou “libertaire” présente ce projet comme “unique” et basée sur une sorte de révolution “romantique” toutefois, ou les femmes et les hommes ont égaux totalement. C’est une façon de nous vendre une “bonne guerre” pour nous faire soutenir le “projet” fédéraliste libérateur. https://anfenglish.com/news/photo-exhibition-on-rojava-in-the-european-parliament-15596
        Propagande et manigance..


    • Silk Le 24 juillet 2017 à 05h40
      Afficher/Masquer

      1) aucun enfilage de perle, au contraire un article très bien informé. Ca repose sur les analyses qu’ont aussi faites Pichon, Labévière, et Balanche, ce dernier, exilé au USA car évincé d’un poste de maître de conférence écrit maintenant ses informations qui sont lues aux USA : http://www.leprogres.fr/lyon/2016/12/23/nomination-l-enseignant-chercheur-fait-condamner-l-iep-de-lyon


    • Silk Le 24 juillet 2017 à 05h49
      Afficher/Masquer

      2) la réalité est très bien décrite. Il s’agit maintenant uniquement de rapport militaire.
      Je reprend votre phrase
      “Les Kurdes de Barzani vendent leur pétrole à la Turquie, la Turquie se raprochent des Russes et de l’Iran et le Quatar refuse l’ultimatum des Saouds.
      C’est compliqué ?”
      Les kurdes, habituellement vendus aux US ont du prendre acte du repris US qui ont choisi de laisser les iraniens réorganiser l’armée et les milices paramilitaires,1/2 des effectifs.
      Les kurdes irakiens s’ecraseront devant la réalité que les iranniens sont maîtres du jeu en Irak.
      Donc les kurdes laissent passer les armes, la Turquie ne peut rien faire (d’ailleurs le rapprochement se voit aussi car les turques ont diminué leur soutien et les attaques ont cessé : ils devaient bombarder les zones kurdes mais ne l’ont pas fait, Moscou est passé par là.
      Que le Qatar refuse les exigences saoudiennes est normal, ca ne rentre pas en ligne de compte : le tracé évite tous les écueuils sauf 1 problème.


    • Silk Le 24 juillet 2017 à 05h56
      Afficher/Masquer

      3 et fin/ le seul problème qu’il reste est indiqué dans cet article dont le contenu révélé est très importants pour la suite du conflit. Ce problème sont les kurdes syriens qui semblant avoir été echaudé par le rapprochement russo-turque se sont jetés en réaction à corps perdus dans les bras des US, au point même d’accepter de recevoir des djihadistes de la zone d’al-tanf (zone devenu inutilisable, les USA exfiltrent leurs djihadistes au nord en avion) et de ce battre à leur côté.
      Je vous renvoie à cette excellent article qui vous fera un complément :
      http://lesakerfrancophone.fr/syrie-laccord-trump-poutine-tiendra-t-il
      Quant à votre lien il est très intéressant et montre en effet que YPG a une position de duplicité qui sera terrible pour eux. C’est un autre aspect de la complexité. Les USA et leur proxis arriveront-ils à faire bloquer ce couloir d’approvisionnement.
      Le seul truc avec cet article c’est qu’il reste encore quelques restes d’une vision américaine du conflit …


  3. DUGUESCLIN Le 20 juillet 2017 à 06h30
    Afficher/Masquer

    Une remarque en passant.
    Quand un pays défend ses intérêts, il s’appelle “régime”.
    Ex: le régime iranien, le régime de Bachar, le régime de Moscou, ( le maître du kremlin) etc..
    Les pays soumis au système financier international s’appellent démocraties.
    Les présidents élus par 17 à 30 % d’électeurs sont représentatifs de la démocratie.
    Les présidents élus entre 60 et 80 % des électeurs sont les maîtres d’un régime.
    Qu’en est-il du maître de la Maison blanche, des maîtres de Washington et du Maître de l’Elysée?
    Ceci dit l’alliance, Syrie, Irak, Iran, Liban, est liée à la défense d’intérêts communs sur la carte géo-politique et économique des pays concernés, qui luttent contre la mainmise des atlantistes sur leur pays et leurs économies.


    • Arcousan09 Le 20 juillet 2017 à 12h40
      Afficher/Masquer

      Bien vu
      C’est tellement vrai que celui qui a été élu soutenu par l’oligarchie exprime le besoin de s’affirmer être le chef
      Affirmer être le “chef” c’est une preuve flagrante de son impuissance … petit chef peut être mais alors avec tous les troubles du comportement délétères liés à cette position hiérarchique


    • Fidel C. Le 21 juillet 2017 à 23h02
      Afficher/Masquer

      Par contre Il y a un Etat bien pire en tous points que ces “régimes” et que les médias occidentaux appellent “le royaume”. Vous voulez 2 indices? Ce n’est ni la Norvège ni le Swaziland…


  4. Nerouiev Le 20 juillet 2017 à 06h55
    Afficher/Masquer

    Cette route qui porte en elle plus de paix que de guerre avec des alliés solides finira par se faire. Une route carrément en travers du rêve BHL qui estime que la paix au MO passe par deux pôles de stabilité : Israël et un Kurdistan.


    • Chris Le 20 juillet 2017 à 14h19
      Afficher/Masquer

      Une route qui reconstitue les routes de la soie, le fameux projet OBOR chinois qui vise à se désengager du confinement maritime imposé par les Américains instrumenté par l’implantation de centaines de bases militaires US à travers les océans.


  5. isidor ducasse Le 20 juillet 2017 à 08h09
    Afficher/Masquer

    C’est toute la carte du moyen orient qui va être changée. C’est la fin de l’équilibre établi en 1916 par les accords Sykes-Picot qui avaient dessinés les plans d’une région ou se trouve la majorité des réserves de gaz et de pétrole du monde.
    https://www.herodote.net/almanach-ID-959.php
    Tout avait été décidé à l’avance par les US qui voulaient profiter de la faiblesse de la Russie pour conquérir et détruire son grand ennemi régional l’Iran.
    Voici les déclaration d’ un grand général américain:
    https://www.youtube.com/watch?v=8DbPFZ7CAgM
    Mais c’est tout le contraire qui s’est produit, ce qui a eu pour conséquence, de fragiliser la puissance américaine qui voit ses alliances lui échapper.
    Je pense que tout ce qui se passe aujourd’hui est le résultat de la volonté de domination d’ un empire dont Mitterand disait: ” ils sont voraces les américains, ils veulent régner sur le monde sans partage”.
    http://vigile.quebec/Actualites/Actualite-archives-2012-1518/Fiches-1205/article/la-france-ne-le-sait-pas-mais-nous
    En résumé la Syrie semble être un tournant dans l’hégémonie US, les plans US ont été stoppés par la Russie, et c’est l’Iran en tire les bénefices.


    • martin Le 20 juillet 2017 à 08h30
      Afficher/Masquer

      @ isidor ducasse

      Votre analyse me paraît parfaitement exacte, mais on peut l’étendre au niveau planétaire.

      En 2012, il s’agît pour les stratèges Us de comprimer la Russie et de briser l’Iran, afin de de prendre la Chine en tenaille entre l’Asie centrale et les forces américaines du pacifique.

      Ca n’a pas fonctionné. La Russie est forte, l’Iran le devient, et la Chine s’appuie tranquillement sur ses deux alliés pour dire non à Washington.

      La guerre 2.0 est finie, l’oncle Sam est over. D’autres enjeux viennent maintenant sur la table (monnaie, énergie, OCS etc.)


  6. reuche Le 20 juillet 2017 à 08h56
    Afficher/Masquer

    la Paix pour le moyen orient passe obligatoirement par l’axe de la résistance….Iran,Irak,Syrie,Liban ont peut rajouter le Yémen… malgré la coalition contre lui résiste comme la Syrie.
    le jour ou les Musulman vont s’unir approche les us et les colons de Palestine le savent….c’est pour cela qu’ils massacre a tour de bras…
    ces gens ont oublier les anciens :


  7. Lysbeth Levy Le 20 juillet 2017 à 10h15
    Afficher/Masquer

    Tant mieux et pour la première fois depuis la chute de l’Urss et le discours au Congrès de Georges Bush le 11/09/1990 et avant le 11/9/2001 c’est la “fin de la récré” pour les Usa, il est temps que les néocons passent “physiquement” parlant aussi, Zbigniew Brzezinski est mort, et le pire homme de l’état profond Mac Cain pourrait “libérer” la planète de ses méfaits : .http://edition.cnn.com/2017/07/19/health/gupta-mccain-glioblastoma/index.html. Que l’iran soit protégé a un moment ou lsrael redemande a Trump une guerre préventive de type “changement de régime” suivi de “carpet bombing”. Il est temps que finissent ces guerres sans fins voulues par les pires caciques du “régime état-unien”.Début d’un monde unipolaire.


  8. Nicolas Le 20 juillet 2017 à 10h35
    Afficher/Masquer

    Mouais, cette carte, on est obligé d’y croire ? La zone kurde “SDF” est un territoire annexé par l’armée américaine, infesté de leurs bases militaires. C’est à ça que sert pour Washington, la défense de l’indépendance des Kurdes (et des Catalans, des Kosovars, des Tchétchènes…).
    Donc le Monsieur nous explique que les Iraniens se sont ouvert une route qui slalome tranquillement au milieu d’une demi-douzaine de bases américaines (dont la Turquie a publié la carte) entassées sur une surface équivalente à une région française.
    Et la marmotte met le chocolat dans le papier d’hallu?
    D’où il parle le camarade ?
    C’est un média américain. Quand ils parlent de l’Iran c’est pour expliquer à quel point Mossadegh… euh non, les mollahs ! menacent la démocratie… mais surtout pas du fait qu’Israël bombarde de façon routinière les convois iraniens, justement. Ou que les USA ont annexé 2 régions de la Syrie (partie kurde et région djihadiste frontalière d’Al-Tanf sur la route Damas – Baghdad).


  9. Lysbeth Levy Le 20 juillet 2017 à 14h33
    Afficher/Masquer

    Voilà dont acte article de Joshua Landis sur l’arrêt de l’aide de la CIA et des Usa, décidé par Trump,aux terroristes mal nommés “rebelles modérés” ayant fait couler un “bain de sang” en Syrie et aussi en Irak : http://www.joshualandis.com/blog/end-us-support-syrian-rebels-sounds-death-knell-attempt-roll-back-iran-russia-syria-joshua-landis/ Et le “petit cadeau” d’Erdogan a ces “alliés occidentaux”, révélations des bases Us et françaises soutient des Kurdes du PKK : http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/20/une-agence-de-presse-turque-a-revele-la-localisation-de-soldats-francais-en-syrie_a_23038934/ Enfin la paix ?


    • Chris Le 20 juillet 2017 à 15h12
      Afficher/Masquer

      Anadolu a donné l’emplacement de 10 installations militaires américaines, allant même jusqu’à révéler parfois le nombre de soldats des forces spéciales s’y trouvant. Ainsi selon l’agence, 200 soldats américains et 75 soldats des forces spéciales françaises (**) se trouveraient dans un avant-poste à une trentaine de kilomètres au nord de Raqa, capitale autoproclamée de l’organisation jihadiste État Islamique (EI).
      Pas sure que ce soit un petit cadeau d’Erdogan, sauf à se venger de l’aide US aux Kurdes… Ne serait-ce pas plutôt un coup à 3 bandes de son compère Poutine ?
      Le Turkish Stream dont les travaux débutent a l’air de le rendre euphorique. LOL

      (**) d’où l’utilité d’augmenter plutôt le budget de l’armée puisque la France depuis 12 ans jouent les légions de l’Empire ! Notre psychopathe en chef Macro est en train de s’embrouiller les pinceaux.


      • martin Le 20 juillet 2017 à 19h22
        Afficher/Masquer

        On apprend que Mac Cain a un cancer du cerveau. Le pauvre, ce n’est guère agréable! Mais enfin, on comprend mieux le caractère inepte de son discours et de ses actions.

        Zbig, Mac Cain… Mauvais temps pour les néocons!


        • RGT Le 20 juillet 2017 à 20h59
          Afficher/Masquer

          “Mac Cain a un cancer du cerveau”…

          J’eus préféré qu’il soit atteint d’encéphalite spongiforme…

          Et que tous ses “copains” le soient aussi. Le monde s’en porterait beaucoup mieux.

          Mais il ne faut pas rêver, ils ont les moyens de se payer de la viande de bœuf “pas élevé au farines animales”, eux.


          • Lysbeth Levy Le 21 juillet 2017 à 08h40
            Afficher/Masquer

            Certains pourraient y voir la cause de ces comportement irrationnels qu’en penser ? :” Les signes neurologiques sont généralement des maux de tête, des nausées, des vomissements, qui traduisent une hyperpression intracrânienne. Ce sont aussi souvent des changements dans le comportement, incohérence, une fatigue, un tempérament dépressif. On peut constater également des troubles visuels.” Mais d’autres font un portrait peu flatteur du gars qui a pris des décisions irréversibles depuis des années, responsable de l’IRI qui a causé tant de révolutions de couleurs, coups d’états et bains de sang dernièrement il chantait a propos de l’Iran :” bomb, bomb Iran” était il fou ? : http://turcopolier.typepad.com/sic_semper_tyrannis/2015/06/on-soft-power-or-regime-change-us-style.html bravo au gliome de s’occuper de son cas de façon toute naturelle.


  10. christian gedeon Le 21 juillet 2017 à 11h51
    Afficher/Masquer

    L’Iran des mollahs,création américaine qui a échappé à ses créateurs,n’est pas un ange. T passer sous silence les terribles massacres qui ont frappé ce pays au moment de la guerre Iran Irak avec des dizaines de milliers d’exécution sommaires serait une faute. Ceci étant dit,”l’expansion iranienne ” est une expansion forcée,en quelque sorte.Les tentatives de sunnification forcée de l’ensemble du MO,de liquidation des non sunnites,chrétiens et chiites compris,sous leurs diverses formes,le tout ayant commencé au Liban pour qui s’en souvient,ne pouvaient avoir d’autre sortie. Les fous qui ont conçu un plan digne de gens malades ont ouvert une boîte de Pandore déjà peu refermée depuis le VII ième siècle. Israël est à mon avis dans l’erreur,en misant sur des chevaux enragés. Et çà ne laisse pas de m’étonner jour après jour…


  11. clauzip12 Le 23 juillet 2017 à 23h56
    Afficher/Masquer

    Un nouveau trace du pipe line au nord de la Syrie semble être établi.
    Le passage antérieur par la Syrie,origine de la guerre et des actions secrètes des USA depuis 2009 environ en raison du refus d’Assad n’a plus de raison d’être.
    Néanmoins,l’Arabie Saoudite continue la pression en armant abondamment “les rebelles sunnites”islamistes.
    Par ailleurs l’Iran,soutient d’ASSAD qui retrouve la souveraineté sur les 3/4 du pays.
    Les énergie alternatives et la révolution indispensable sont bloquées par le lobby pétroliers.
    Le fond des guerres du moyen orient est économique et financier.
    la paix ne reviendra que lorsque les hydrocarbures seront trop cher à produire comparés aux énergies renouvelables.
    Tout autre raisonnement est chimèrique!


Charte de modérations des commentaires