Source : Gareth Porter, Consortium News, 03-06-2017

Les principaux médias américains insinuent que les conseillers du président Trump sont des traîtres pour avoir parlé secrètement avec les Russes, mais ils ignorent l’histoire de Henry Kissinger faisant la même chose pour Richard Nixon, écrit Gareth Porter.

La fuite la semaine dernière, dans le Washington Post, d’un rapport des renseignements sur une rencontre entre le beau-fils du président Trump, Jared Kushner, avec l’ambassadeur de Russie Sergey Kislyak au début de décembre pour discuter d’une éventuelle relation secrète avec Moscou, semble représenter le point culminant de la campagne de fuites contre l’équipe Trump, au sujet des contacts entre les partisans de Trump et les Russes.

Le président Richard Nixon avec son conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger en 1972.

La fuite concernant Kushner est venue peu de temps après une autre histoire sensationnelle diffusée par CNN le 17 mai, selon laquelle les renseignements américains avaient intercepté des conversations entre responsables russes durant de la campagne présidentielle, dans lesquelles ils se vantaient d’avoir entretenu une relation avec le lieutenant général Michael Flynn et exprimaient la conviction qu’ils pourraient l’utiliser pour influencer Trump.

Ces deux fuites ont pris en sandwich le témoignage exceptionnel de l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, devant le House Intelligence Committee le 23 mai, dans lequel il a déclaré qu’il était préoccupé par les « renseignements » concernant les efforts russes pour « suborner » certains Américains – ce qui signifie les inciter à commettre des actes illégaux. C’était peut-être une référence à la fuite sur l’interception des Russes se vantant de leur relation avec Flynn, qui venait juste d’être rendue publique.

« Cela a soulevé dans mon esprit la question de savoir si les efforts de la Russie avaient réussi », a déclaré M. Brennan.

Ensuite, Brennan s’est livré à un commentaire enflammé qui rappelle le maccarthysme. « Souvent, les gens qui parcourent le chemin de la trahison ne savent pas qu’ils sont sur ce chemin, jusqu’à ce qu’il ne soit trop tard », a déclaré Brennan.

D’anciens responsables non identifiés de la Sécurité nationale d’Obama ont immédiatement condamné la proposition de Kushner à Kislyak pour une relation secrète – qui s’est déroulée après l’élection de Trump mais avant son investiture – comme « non seulement très inappropriée, mais peut-être même illégale », a déclaré Politico.
Dans une interview avec PBS NewsHour, l’ancien directeur du National Intelligence James Clapper a suivi ce scénario, suggérant que la tentative de « masquer ce dialogue » avec la Russie rendait la proposition de Kushner intrinsèquement suspecte.

« Pourquoi toute cette clandestinité ? » s’est interrogé Claper. « On se demande s’il existe quelque chose de pire ou de plus néfaste que ça… »

Clapper a également soutenu que la proposition d’une relation était illégale parce que la réunion avait eu lieu avant que Trump ne devienne président. « Il y a une distinction entre entrer en contact, établir des lignes de communication, et interférer substantiellement avec la politique de l’administration actuelle », a-t-il déclaré.

Le précédent de Kissinger

Mais la ligne Brennan-Clapper insinuant que la demande de Kushner de contacts avec les Russes était une trahison potentielle s’effondre à la lumière de l’histoire bien documentée de la manière dont le conseiller à la Sécurité nationale du président élu Richard Nixon, Henry Kissinger, avait établi son propre canal personnel avec les dirigeants soviétiques en 1968, en utilisant un fonctionnaire du KGB bien connu, qu’il avait rencontré comme contact pendant des années.

Le général de corps d”armée des États-Unis à la retraite Michael Flynn lors d’un rassemblement de campagne pour Donald Trump au Phoenix Convention Center à Phoenix, en Arizona. 29 octobre 2016. (Flickr Gage Skidmore)

L’historien Richard A. Moss, du Collège de la Guerre Navale, a récemment publié une étude qui fait autorité, digne d’un livre, sur le canal secret de Kissinger, montrant que Kissinger avait commencé à installer ce canal avec des dirigeants du gouvernement soviétique, via son contact soviétique, dès décembre 1968, peu de temps après avoir été nommé par Nixon Conseiller à la sécurité nationale.

Et il est montré que Kissinger a utilisé, pour établir le lien diplomatique, le contact qu’il avait déjà avec le gouvernement soviétique. A savoir Boris Sedov, que Kissinger savait être un agent du KGB. Kissinger avait fait la connaissance de Sedov lors des visites de ce dernier à Harvard. Les deux ont continué leurs contacts après les élections de Nixon en 1968.

Le livre de Moss raconte comment Kissinger a utilisé le canal Sedov pour introduire le concept du « linkage (donnant-donnant) » dans les différentes questions politiques en négociation avec les Soviétiques. Sedov avait donné à Kissinger un document du gouvernement soviétique sur la politique au Moyen-Orient, selon le compte-rendu de Moss. Ce n’est qu’après l’investiture de Nixon que Kissinger et l’ambassadeur soviétique Anatoli Dobrynine sont tombés d’accord sur le fait que toute communication ultérieure passerait par Dobrynine.

Les canaux Kissinger-Sedov et Kissinger-Dobrynine ont été gardés secrets vis à vis du reste de l’appareil de sécurité nationale de l’administration Nixon, comme le raconte Moss. Nixon a accepté de mettre en place une ligne téléphonique sécurisée à la Maison-Blanche le reliant directement à Dobrynine. Les agences de renseignement des États-Unis, le personnel du Conseil de sécurité nationale et le Pentagone ont été tenus dans l’ignorance de ces conversations.

Et pour compléter ce parallèle entre l’épisode du lien diplomatique de Kissinger et les contacts de Flynn et Kushner avec les Russes, Moss révèle que Sedov s’est vanté plus tard à un libano-américain de ses contacts avec Kissinger – vantardise qui a été immédiatement interceptée par le FBI, qui surveillait Sedov.

De plus, Oleg Kalouguine, le chef de station du KGB à Washington, se vantait certainement à ses patrons du Kremlin d’avoir « forgé un lien étroit avec Henry Kissinger » – comme Kalouguine l’a écrit dans ses propres mémoires – lien qui serait utile pour influencer la politique de Nixon envers l’Union Soviétique.

Sedov s’est plus tard vanté à Kalouguine qu’il avait eu tant de succès en cultivant l’assistant de Kissinger, Richard Allen, qu’il voulait essayer de recruter comme agent, selon Kalouguine. Mais Kalouguine a rejeté la proposition (Allen est devenu le premier conseiller à la Sécurité nationale du président Ronald Reagan).

Cette histoire du lien secret de Kissinger avec les Soviétiques en 1968 montre combien l’alerte stupéfiante de Brennan au sujet des Russes « subornant » Flynn ou utilisant le canal secret pour manipuler Kushner, est indigne d’un professionnel sérieux des renseignements.

Rien dans le rapport Kislyak intercepté par les services secrets des États-Unis ne suggère que le désir de Kushner d’un canal secret était plus que de discuter de la façon d’accroître la coopération sur des questions d’intérêt commun. Deux sources non identifiées ont déclaré à ABC News que la réunion Kushner-Kislyak « était axée sur la réponse des États-Unis à la crise en Syrie et sur d’autres questions politiques ».

Besoin de secret

Et les raisons de l’équipe de transition de Trump de vouloir un canal privé de communication avec les Russes, qui ne serait pas visible par la bureaucratie de la Sécurité nationale des États-Unis, étaient exactement les mêmes que celles de Nixon et Kissinger.

Le général du corps des marines Joe Dunford, président du Comité des chefs d’états-majors interarmées, marche avec le général de corps d’armée, Stephen J. Townsend; Jared Kushner, conseiller principal du président Trump, et l’ambassadeur des États-Unis en Irak, Douglas A. Silliman, après son arrivée à Bagdad, le 3 avril 2017. (Photo du Département de la Défense, par le Premier maître de 2e classe de la Marine, Dominique A. Pineiro)

Moss, l’historien du canal arrière de Kissinger, a rappelé dans un article d’opinion sur l’affaire Kushner que les mémoires de Dobrynine citaient Kissinger disant à l’ambassadeur soviétique que l’administration Nixon voulait mener un « échange de vues très confidentiel » avec le Kremlin parce que « le côté soviétique… sait comment conserver la confidentialité ; mais dans notre département d’État, malheureusement, il y a des fuites occasionnelles d’informations à la presse ».

La fuite dans le Washington Post du rapport des renseignements sur la réunion Kushner-Kislyak souligne le problème rencontré par l’équipe Trump, les flots de fuites sur les discussions américano-russes lorsqu’elles sont menées à travers les canaux officiels des États-Unis.

Ce que démontre l’intensité de l’attitude anti-Trump de nombreux fonctionnaires d’Obama – à la fois ceux qui ont quitté le gouvernement et les rescapés qui restent – c’est que quelqu’un qui avait accès au rapport secret était tellement déterminé à exposer le canal arrière de Kushner qu’il a révélé aux Russes ce qui devrait être l’un des secrets les plus sensibles des renseignements américains – la capacité américaine à intercepter les messages diplomatiques russes.

L’idée d’utiliser comme canal arrière une ligne de communication sécurisée partant de l’ambassade de Russie était intrinsèquement irréaliste, mais pas parce que cela aurait donné aux Russes un avantage injuste dans les négociations. Le véritable problème était qu’il aurait été trop gênant pour un fonctionnaire américain d’aller à l’ambassade de Russie chaque fois qu’il voulait utiliser le canal. En fait, il semble que cette proposition n’a pas été menée plus loin parce que les Russes eux-mêmes étaient circonspects sur ce point.

Moss, qui dit parler pour lui-même et non pour le Collège de la Guerre Navale, m’a déclaré dans une interview : « De meilleures relations avec les Russes seraient une bonne chose ». Il a noté plusieurs « domaines d’opportunité » y compris les ressources énergétiques et la coopération sur la lutte contre le terrorisme en Syrie, en Irak et ailleurs. « Que Kushner et Kislyak discutent de comment vaincre l’EI serait une chose parfaitement légitime », a déclaré Moss.

Mais Moss avertit que la crise politique sous-jacente dans la société américaine est un formidable obstacle à tout tournant des relations de Trump avec la Russie. Trump « sent qu’il a gagné équitablement les élections et que des bureaucrates non élus travaillent contre lui », a déclaré Moss, mais « les gens qui soupçonnent une collusion possible entre Trump et l’ingérence russe dans les élections peuvent estimer que Trump est un président illégitime ».

Jared Kushner et Michael Flynn ne sont évidemment pas des Kissinger. Mais les insinuations de Brennan et d’autres selon lesquelles les conseillers de Trump ont peut-être dépassé la ligne de la trahison, traversent elles mêmes la ligne dangereuse du maccarthysme. Et les médias américains mainstream participent avec enthousiasme à la campagne attaquant la loyauté des conseillers de Trump, même s’il n’y a toujours aucune preuve publique à l’appui de ces soupçons.

Gareth Porter est un journaliste d’investigation indépendant, lauréat du Prix Gellhorn 2012 pour le journalisme. Il est l’auteur du livre récemment publié : Une crise fabriquée : l’histoire inconnue de la peur nucléaire de l’Iran (Manufactured Crisis: The Untold Story of the Iran Nuclear Scare).

Source : Gareth Porter, Consortium News, 03-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

10 réponses à Les relations diplomatiques secrètes de Kissinger avec Moscou

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 11 juillet 2017 à 09h19

A l’époque de l’URSS, le monde était coupé en deux. L’Europe aussi, après les accords de Yalta.
Mais il y avait le téléphone direct entre Moscou et Washington, pour éviter une guerre atomique.
Les Etats-Unis apparaissaient comme le grand frère, le protecteur face au danger de l’expansion du communisme. Mais la Russie a rejoint le “monde libre”et les USA en perdant le statut de protecteur, fait perdre au monde des financiers et de la culture du veau d’or, l’excuse qui lui permettait de régner. Ce qui montre que l’URSS n’était un ennemi, que parce qu’elle rejetait cette culture.
Ceux qui rejettent cette culture, qui refusent la soumission, qu’ils soient communistes ou “libéraux” sont donc des ennemis. Ça devient visible.
Il n’y a plus de ligne directe, la Russie doit, de gré ou de force, être un ennemi, pour que les banksters puissent encore dominer le monde, aucun contact n’est autorisé avec une puissance non soumise, pire qu’à l’époque de l’URSS.

  1. DocteurGroDois Le 11 juillet 2017 à 08h04
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    A la même époque, au plus fort de Mai 68, De Gaulle avait rencontré secrètement les soviétiques à Baden Baden pour leur demander d’aider à stopper la grève générale. Ce qu’ils firent de bonne grâce, via le PCF et la CGT qui dès le lendemain se sont se ralliés aux élections annoncées par le gouvernement.

    On pourrait considérer ça comme de la trahison, mais on peut aussi penser que ça a évité que la France ne sombre dans le chaos ou ne subisse des années de plomb comme l’Italie.


  2. Gonzo Le 11 juillet 2017 à 09h02
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    Les grands média se considèrent comme des oies blanche, redresseur de tord, ils travaillent déjà et quasiment avec la justice qui les informent, n’ont de cesse à réclamer des excuses à des gens qui ne leur ont rien fait, puis ce moquent et humilient tels des prépuberts dans une cour d’école, sans conscience de leurs actes ni mémoire des événements ou erreur.

    Dans le même temps ne comprennent pas que leur audimat s’effondre, bien qu’a grand renfort de pub et de sondage minimise une réalité qui les frappent et ce persuade d’être sur la bonne voie. J’en avais conclu lors de la période terroriste de 2001 jusqu’à la guerre de 2003, du traitement de “l’information” à l’époque que :
    “la presse mourait en riant”.

    Et maintenant qu’elle est morte, puisque je n’ai vu aucune analyse dans les media depuis au moins 10 ans, casi 15 ans, et que tous bénéficie de cette mémoire numérisé qu’est le net, et bien tous s’en rendent compte facilement.

    Mais cela ne veut toujours pas dire que nous sommes informé, nous pouvons simplement remarquer que nous sommes désinformé.


  3. DUGUESCLIN Le 11 juillet 2017 à 09h19
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    A l’époque de l’URSS, le monde était coupé en deux. L’Europe aussi, après les accords de Yalta.
    Mais il y avait le téléphone direct entre Moscou et Washington, pour éviter une guerre atomique.
    Les Etats-Unis apparaissaient comme le grand frère, le protecteur face au danger de l’expansion du communisme. Mais la Russie a rejoint le “monde libre”et les USA en perdant le statut de protecteur, fait perdre au monde des financiers et de la culture du veau d’or, l’excuse qui lui permettait de régner. Ce qui montre que l’URSS n’était un ennemi, que parce qu’elle rejetait cette culture.
    Ceux qui rejettent cette culture, qui refusent la soumission, qu’ils soient communistes ou “libéraux” sont donc des ennemis. Ça devient visible.
    Il n’y a plus de ligne directe, la Russie doit, de gré ou de force, être un ennemi, pour que les banksters puissent encore dominer le monde, aucun contact n’est autorisé avec une puissance non soumise, pire qu’à l’époque de l’URSS.


  4. Chris Le 11 juillet 2017 à 09h27
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    Un énorme pataquès qui démontre, s’il en était besoin, combien la nomenklatura américaine a un égo narcissique ET paranoïaque qui n’a rien à envier au tribalisme africain et oriental, sans égards aucuns pour les besoins légitimes des autres Etats : du fascisme à l’état pur.
    Oui, ce pays s’est bien construit sur un génocide et en exprime les séquelles profondes. Plus vite, il perdra ce pouvoir usurpé, mieux la planète se portera.


    • Tanguy Le 11 juillet 2017 à 16h07
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      Au fait, un pataquès est une erreur de langage. Une mauvaise liaison comme dans “huit zeuros”


  5. Lysbeth Levy Le 11 juillet 2017 à 10h34
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    Tout sera fait pour pousser Trump à la faute, lui mettre la pression au maximum, afin de contrôler ces faits et gestes, ces rencontres, la presse aux ordres aboiera a chaque “défaut”, ou rencontre inopportune mettant en danger le “plan prévu pour 30 ans ” par les néocons dès l’arrivée de Bush père et fils ensuite. Même si Trump n’est pas un simple citoyen il a été élu sur le programme de désengagement des guerres au terrorisme dans le monde entier (programme de Bush) donc aucune raison a ce qu’il soit encore “président”. Or les familles Clinton, Soros et Mac Cain “l’état profond” sont pro-guerre avec leur agenda et feront tout pour le déchoir de ces fonctions, ou le menacer physiquement et la presse ne se gène pas. Ces élites là sont sans morale et ferons tout pour arriver à leur fin : éviter la paix : http://arretsurinfo.ch/cnn-vend-la-meche-le-russiagate-est-faussaire-trump-est-diabolise/ Voilà ou on en est à l’heure actuelle.


  6. fanfan Le 11 juillet 2017 à 20h30
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    Le discours Stratfor : George Friedman, fondateur et PDG de Stratfor, société privé de renseignement et de prospective
    https://www.youtube.com/watch?v=u1a0FD6iiek


  7. Lysbeth Levy Le 11 juillet 2017 à 21h51
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    La vérité c’est que les ukrainiens ont tout fait pour faire capoter l’élection de Trump, la “piste ukrainienne” semble se préciser comme Georges Elliason, Eric Zuesse l’avaient déjà annoncé sur leur blog. Politico http://www.politico.com/story/2017/01/ukraine-sabotage-trump-backfire-233446 Les soeurs Chalupa font parti du staff DNC de Clinton et c’est a elles qu’a été donné “l’enquête” pour accuser les “russes” ou Poutine derrière l’élection de Trump, l’intru..http://dailycaller.com/2017/07/10/everybody-is-forgetting-that-clinton-allies-did-the-same-thing-as-don-jr/ Porochenko a tout fait pour se rattraper quand celui ci a été élu. Les “ukrainiens du maidan” comptaient sur les Clinton, Mac Cain, l’état profond, pour continuer encore a agresser la Russie, l’élection de Trump les laisse un peu perplexe et un peu largués quand a leurs projets futurs.


  8. Zewhistler Le 11 juillet 2017 à 22h12
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    Cette façon de vouloir prouver à tout prix que Trump en fait c’est blanche-neige, au bout d’un moment c’est plus credible…

    Bientôt on va nous dire que Nixon tweetait déja en 1968 lui aussi.

    Sinon à quel moment le site est renommé en consortiumnews.fr ? (Parce que depuis un moment 80% des articles vient de ce site)


    • Zevengeur Le 12 juillet 2017 à 11h51
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      Sur ce site, personne ne dit que Trump est tout blanc ou tout noir,
      on essaie seulement d’avoir une véritable analyse objective à partir des informations brutes.

      Puisque la “presse” ne fait plus ce boulot pour cause de rachat par l’oligarchie, il faut bien que quelqu’un le fasse à sa place, ce sont donc les blogueurs et autres analystes citoyens qui qui s’y collent.


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