Source : Truthdig, Chris Hedges, 21-05-2017

Mr. Fish / Truthdig

Dans la Rome antique, l’État profond, dominé par une armée surdimensionnée et une oligarchie corrompue qui rappelle les États-Unis de 2017, décida de faire étrangler le vaniteux et stupide empereur Commode dans son bain en 192. Mais cette décision ne mit pas un terme au chaos grandissant ni au déclin rapide de l’empire romain.

Commode, comme un certain nombre d’autres empereurs romains tardifs, et comme le président Trump, était incompétent et consumé par sa propre vanité. Il fit faire d’innombrables statues de lui-même en Hercule et trouvait peu d’intérêt à gouverner. Il utilisa son poste de chef de l’État pour devenir la star d’une mise en scène permanente de lui-même. Il lutta victorieusement comme gladiateur dans l’arène dans des combats arrangés. Le pouvoir, pour Commode comme pour Trump, était principalement destiné à répondre à son narcissisme sans fond, à son hédonisme et à son appétit de richesse. Il a vendu des offices publics afin que des équivalents d’époque de Betsy DeVos et Steve Mnuchin pussent orchestrer une vaste kleptocratie.

Commode fut remplacé par le réformateur Pertinax, le Bernie Sanders de l’époque, qui tenta en vain de freiner le pouvoir des gardes prétoriennes, l’ancienne version du complexe militaro-industriel. Cette tentative vit Pertinax être assassiné par les gardes prétoriennes après seulement trois mois au pouvoir. Les gardes mirent ensuite aux enchères au plus offrant la charge d’empereur. L’empereur suivant, Didius Julianus, dura 66 jours. Il y aurait cinq empereurs durant l’année 193, celle qui suivit l’assassinat de Commode. Trump et notre empire en décomposition ont des précédents historiques sinistres. Si l’État profond remplace Trump, dont l’ineptie et l’imbécillité sont embarrassantes pour l’empire, cette action ne rétablira pas plus notre démocratie que remplacer Commode n’a restauré la démocratie à Rome. Notre république est morte.

Les sociétés autrefois ouvertes et ayant des traditions démocratiques sont une proie facile pour les ennemis de la démocratie. Ces démagogues respectent les idéaux, les rituels, les pratiques et les formes patriotiques de l’ancien système politique démocratique tout en le démantelant. Lorsque l’empereur romain Auguste, qui se nommait lui-même le « premier des citoyens », neutralisa l’ancienne république, il prit soin d’en maintenir les formes. Lénine et les bolcheviks ont fait de même quand ils ont mis la main sur les soviets autonomes pour les écraser. Même les nazis et les staliniens ont prétendu gouverner des États démocratiques. Thomas Paine a écrit que le gouvernement despotique est un champignon issu d’une société civile corrompue. C’est ce qui est arrivé à ces anciennes démocraties. C’est ce qui nous est arrivé.

Nos droits constitutionnels – procédure régulière, habeas corpus, respect de la vie privée, procès équitable, liberté de ne pas être exploité, élections justes et dissidence permise – nous ont été retirés par décision judiciaire. Ces droits n’existent plus que par leur nom. La grande déconnexion entre les valeurs présumées de l’État et la réalité rend absurde le discours politique.

Des sociétés, en cannibalisant le budget fédéral, s’engagent légalement à exploiter et à piller. Il est impossible de voter contre les intérêts de Goldman Sachs ou d’ExxonMobil. Les industries pharmaceutiques et d’assurance peuvent retenir en otage des enfants malades alors que les parents de ceux-ci font faillite en essayant de sauver leurs fils ou leurs filles. Ceux qui sont accablés par le remboursement de prêts étudiants ne peuvent jamais effacer la dette en se déclarant en faillite. Dans de nombreux États, ceux qui tentent de faire connaître les conditions de vie dans les vastes fermes industrielles où des animaux malades sont entreposés pour l’abattage peuvent être accusés d’infraction pénale. Des sociétés pratiquent légalement le boycott fiscal. Des entreprises ont orchestré des accords de libre-échange qui détruisent les petits agriculteurs et les petites entreprises, et désindustrialisent le pays. Les syndicats et les organismes gouvernementaux conçus pour protéger le public de la contamination de l’air, de l’eau et des aliments, ainsi que des créanciers et prêteurs usuriers, ont été désarmés. La Cour suprême, dans une inversion de droits digne de George Orwell, définit la contribution illimitée des entreprises aux campagnes électorales, comme le droit d’interpeller le gouvernement ou comme une forme de liberté de parole. Une grande partie de la presse, qui appartient à de grandes entreprises, sert de chambre d’écho aux élites. Des sociétés privées ou publiques ont été vendues à de grandes entreprises qui font grimper les taux et refusent leurs services aux pauvres. Le système éducatif est lentement privatisé et transformé en une espèce de formation professionnelle.

Les salaires stagnent ou baissent. Le chômage et le sous-emploi – masqués par des statistiques falsifiées – ont poussé la moitié du pays dans la pauvreté chronique. Les services sociaux sont supprimés au nom de l’austérité. La culture et les arts ont été remplacés par la marchandisation du sexe, des divertissements banals et des images de violence. Les infrastructures, négligées et sous-financées, s’effondrent. Les faillites, les saisies, les arrestations, les pénuries alimentaires et les maladies non traitées qui mènent à une mort prématurée, accablent une sous-classe harcelée. Les désespérés fuient dans une économie souterraine dominée par la drogue, la criminalité et la traite des êtres humains. L’État, plutôt que de s’attaquer à la misère économique, militarise les services de police et les habilite à utiliser la force létale contre des civils non armés. Il remplit les prisons avec 2,3 millions de citoyens, dont seul un petit pourcentage est passé en procès. Un million de prisonniers travaillent pour des entreprises à l’intérieur des prisons, tels des esclaves modernes.

Les amendements à la Constitution visant à protéger le citoyen de la tyrannie n’ont plus aucun sens. Le Quatrième amendement, par exemple, se lit comme suit : « Le droit des citoyens d’être garantis dans leurs personne, domicile, papiers et effets, contre les perquisitions et saisies non motivées ne sera pas violé, et aucun mandat ne sera délivré, si ce n’est sur présomption sérieuse, corroborée par serment ou affirmation, ni sans qu’il décrive particulièrement le lieu à fouiller et les personnes ou les choses à saisir ». La réalité est que nos appels téléphoniques, courriels, textos et dossiers financiers, judiciaires et médicaux, ainsi que tous les sites Web que nous visitons tout autant que nos voyages physiques, sont suivis, enregistrés et stockés à perpétuité dans les banques informatiques du gouvernement.

L’État torture, non seulement dans les sites noirs tels que la base aérienne de Bagram en Afghanistan ou à Guantanamo Bay, mais aussi dans les installations supermax ADX [administratif maximum], comme celle de Florence, Colorado, où les détenus souffrent de crises psychologiques suite à des isolements en cellule prolongés. Les prisonniers, bien qu’ils soient citoyens, endurent une surveillance électronique 24 heures sur 24 et l’enfermement 23 heures par jour. Ils subissent une privation sensorielle extrême. Ils endurent des coups. Ils doivent se doucher et aller à la salle de bains sous caméra. Ils ne peuvent écrire qu’une lettre par semaine à un seul parent et ne peuvent pas utiliser plus de trois feuilles de papier. Souvent, ils n’ont aucun accès à l’air frais et prennent leur unique heure quotidienne de loisir dans une énorme cage qui ressemble à un moulin pour hamsters.

L’État utilise des « mesures administratives spéciales », connues sous le nom de SAM, pour dépouiller les prisonniers de leurs droits judiciaires. Les SAM limitent la communication des prisonniers avec le monde extérieur. Elles mettent fin aux appels, aux lettres et aux visites avec n’importe qui, sauf les avocats, et limitent considérablement le contact avec les membres de la famille. Les prisonniers sous SAM ne sont pas autorisés à voir la plupart des éléments de preuve contre eux en raison d’une disposition légale appelée la Loi sur les Procédures d’Information Classifiée, ou CIPA. La CIPA, qui a commencé sous l’administration Reagan, permet de classifier les éléments de preuve dans un procès et de les cacher à ceux qui sont poursuivis. Vous pouvez être jugé et condamné, comme Joseph K. dans « Le procès » de Franz Kafka, sans jamais voir la preuve utilisée pour vous déclarer coupable. Sous SAM, il est contraire à la loi d’avoir un contact avec un détenu – y compris pour son avocat – en vue de parler de sa condition physique et psychologique.

Et lorsque les prisonniers sont libérés, ils ont perdu le droit de vote, reçoivent une aide publique et sont accablés d’amendes qui, si elles ne sont pas payées, les renvoient derrière les barreaux. Ils font l’objet d’enquêtes arbitraires et d’arrestations. Ils passent le reste de leur vie marginalisés, membres d’une vaste caste criminelle.

Le pouvoir exécutif s’est habilité lui-même à assassiner des citoyens américains. Il peut appeler l’armée dans les rues pour apaiser les troubles civils en vertu de l’article 1021 de la Loi sur l’autorisation de la défense nationale, qui a mis fin à l’interdiction pour les militaires d’agir en tant que force de police intérieure. Le pouvoir exécutif peut ordonner aux militaires d’arrêter les citoyens américains considérés comme des terroristes ou associés à des terroristes. C’est ce qu’on appelle l’« interprétation extraordinaire ». Les personnes détenues par l’armée peuvent se voir refuser les droits de procédure et d’habeas corpus et être détenues indéfiniment dans les installations militaires. Les militants et les dissidents, dont les droits étaient jadis protégés par le Premier amendement, peuvent faire l’objet d’une incarcération indéfinie.

Les déclarations, les croyances et les associations protégées par la Constitution sont criminalisées. L’État s’est donné le pouvoir de détenir et de poursuivre les gens non pour ce qu’ils ont fait, ni même pour ce qu’ils avaient l’intention de faire, mais pour avoir des croyances religieuses ou politiques que l’État juge séditieuses. La première cible a été les musulmans fondamentalistes, mais ils ne seront pas les derniers.

Les formes extérieures de la participation à la démocratie – le vote, les partis politiques concurrents, le contrôle judiciaire et la législation – ne sont plus que du théâtre sans signification. Celui qui vit sous surveillance constante, qui est susceptible d’être détenu n’importe où à n’importe quel moment, dont les conversations, les messages, les réunions, les tendances et les habitudes sont enregistrés, entreposés et analysés, qui est impuissant face à l’exploitation par les entreprises, peut bien être décrit comme libre : la relation entre l’État et le citoyen surveillé constamment est celle du maître avec l’esclave. Et ces chaînes ne seront pas éliminées si Trump l’est.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 21-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

54 réponses à La mort de la République, par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 10 juillet 2017 à 07h11

Très bon résumé. Quand tout est décrit d’un coup, à la suite, ça fait mal. A se demander comment on en est arrivés là. C’est très triste. Ces 150 de pétrole, énergie quasi gratuite, auraient dû nous libérer du travail, de la tyrannie et de la maladie. Au lieu de ça, les Marionnettistes ont, depuis 1913, patiemment tissé les liens qui nous enchaînent.

On profite aujourd’hui, chacun, de l’équivalent énergétique de 150 esclaves qui pédalent dans la cave, et on danse comme des cigales, insouciants du mur énergetique devant nous et des tyrans qui voudront bientôt nous avoir dans leur cave pour pédaler. Ou dans le freezer pour vérifier si la lumière s’éteint quand on ferme la porte.

  1. A. F. Le 10 juillet 2017 à 06h24
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    Comparaison n’est pas raison.
    Par ailleurs, je ne crois pas que Trump soit un idiot incompétent.


    • Outis Le 10 juillet 2017 à 06h34
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      On va voir si Trump, intelligent, sensible et compétent, va nettoyer les écuries.


    • christian gedeon Le 10 juillet 2017 à 09h44
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      Je suis d’accord avec vous…cette comparaison permanente avec l’empire romain est lassante,et surtout basée sur des connaissances pour le moins réduites,abstracts d’abstracts d’abstracts… faire de Pertinax le Saunders de l’époque est simplement hilarant. Mais bon,passons.Pour le reste,on se demande bien quelle mouche pique Hedges…si dur avec Trump et oublieux d’une vraie vérité…c’est sous Obama/Clinton qu’ont eu lieu :La Lybie,l’émergence de Deach,la guerre de Syrie,la presque prise de pouvoir en Egypte par les FM,l’émergence de Boko Haram,la guerre au Soudan Sud(tiens,tiens,pendant que Bachir se balade tranquillement,lui),la nouvelle guerre d’Irak ,la guerre du Donbass,l’arrivée quasi au pouvoir des nazis d’Ukraine, l’installation de l’OTAN aux frontières de la Russie en Estonie,et j’en passe et des meilleures… et Hedges est en train de tranquillement nous expliquer que le va-t-en-guerre,et le méchant,c’est Trump!


      • Juste Kap Le 10 juillet 2017 à 12h47
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        Vous avez du lire un autre article que moi… J’entends plutôt qu’il parle d’un système qui se pérennise.


        • Pepin Lecourt Le 11 juillet 2017 à 11h13
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          En effet, Trump n’est qu’un petit maillon du système, il en est la conséquence, pas la cause !


      • Mr K. Le 10 juillet 2017 à 14h33
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        Christian Gedeon, vous regrettez juste que Chris Hedges ne soit pas le porte parole de ce que vous avez en tête!

        Et tout ça exprimé en deux pages bien sûr!

        L’article s’intitule “La mort de la République” et non pas “La vérité mondiale de l’empire”, par exemple.

        Premièrement Chris hedges se concentre principalement sur son pays où il est un militant actif (par exemple il parle du système carcéral où il a été enseigner à des détenus).

        Deuxièmement il dénonce le pourrissement de la république américaine depuis très longtemps y compris en critiquant très sévèrement William Clinton, Obama et le parti démocrate qu’il considère comme irréformable.

        Chris Hedges a démissionné en 2003 de son métier de journaliste privilégié au New-York Times parce qu’il s’opposait à la guerre en Irak, après qu’on lui demandât de cesser ses critiques.


        • Christian gedeon Le 11 juillet 2017 à 12h52
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          Mais qu ai je donc. En tête ? Trump est issu du substrat américain,c’est un fait. Mais ce n’est pas une découverte n’est ce pas? pourquoi serait il,lui,le fossoyeur d’une république américaine fantasmee plus qu’un autre. les Usa ne sont pas une république,ça se saurait.C’est un pays de communautés,dans tous les sens du terme,fondé par une secte que meme les puritains anglais de l’epoque trouvaient insupportable. Pour tuer une république encore faut il qu’elle ait existé un jour,n’est ce pas?


      • brigitte Le 10 juillet 2017 à 17h18
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        on ne se lasse pas d’entendre ou de dire la vérité, alors comparer les USA avec l’empire romain est non seulement vrai mais utile voire même indispensable à dire et à redire si on veut réfléchir à l’avenir. Ceux qui ignorent ou sous-estiment les cycles longs de l’histoire (qui se répète) ne peuvent pas la comprendre réellement ni l’anticiper. Ceci dit, Trump est-il le bouc émissaire médiatique ou le porte flambeau de cette décadence? Et d’ailleurs, décadence oui mais pas fin…..


      • DocteurGroDois Le 10 juillet 2017 à 19h12
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        @Christian Gédéon

        En gros Trump s’est entouré de sa famille, et pour le reste il délègue aux généraux héritiers des régimes précédents, donc des néo-cons et de quelques réalistes.

        Aux US il y a deux clans. Le clan de ceux qui considèrent les US comme un pays, et le clan de ceux qui considèrent les US comme un empire.

        Le régime de Trump est le bâtard des deux, dans toute sa splendeur schizophrène.. Donc on veut la détente avec la Russie en même temps qu’on cherche la Guerre Froide v2.0. On bombarde l’EI ici et on bombarde les ennemis de l’Ei ailleurs, etc.

        Le tout au gré de qui à la main sur la télécommande, en quelque sorte.


      • Tchoo Le 11 juillet 2017 à 05h51
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        Il ne charge pas Trio de tout ça mais décrit Trump en symptôme qui éliminé laisserait la maladie continuer à agir


    • Vassili Arkhipov Le 11 juillet 2017 à 06h34
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      J’étais comme vous avant son élection, plein d’espoir que le bonhomme soit juste victime d’une vaste campagne de diffamation… Force est de constater qu’il est malheureusement vraiment stupide et malhonnête. Il a déjà tout abandonné à l’Etat Profond. Nul salut ne viendra de l’Ouest


  2. Kiwixar Le 10 juillet 2017 à 07h11
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    Très bon résumé. Quand tout est décrit d’un coup, à la suite, ça fait mal. A se demander comment on en est arrivés là. C’est très triste. Ces 150 de pétrole, énergie quasi gratuite, auraient dû nous libérer du travail, de la tyrannie et de la maladie. Au lieu de ça, les Marionnettistes ont, depuis 1913, patiemment tissé les liens qui nous enchaînent.

    On profite aujourd’hui, chacun, de l’équivalent énergétique de 150 esclaves qui pédalent dans la cave, et on danse comme des cigales, insouciants du mur énergetique devant nous et des tyrans qui voudront bientôt nous avoir dans leur cave pour pédaler. Ou dans le freezer pour vérifier si la lumière s’éteint quand on ferme la porte.


    • wen Le 10 juillet 2017 à 08h51
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      J’ai encore en mémoire le texte de Todd où il voit dans Trump l’épiphénomène de la rénovation morale des USA. Donc…


      • jim Le 10 juillet 2017 à 10h10
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        Donc quoi?
        L’itw de Todd https://comptoir.org/2017/03/01/emmanuel-todd-cest-un-pays-en-cours-de-stabilisation-morale-qui-vient-delire-trump/

        Je trouve l’expression “stabilisation morale” maladroite, non pertinente même.
        Mais je partage en gros l’avis de Todd, le fait que Trump ait gagné face à Clinton est un signal faible qui montre un début de sortie de quelquechose que j’appelle la crise démocratique vu qu’on est sur les crises.
        Un signal faible car le sens de cette voie qu’a emprunté le peuple américain est tellement obscurcie par la personnalité foutraque de Trump qu’on n’en perçoit que le grossier ; mais les peuples cherchent la voie de sortie et tournent le dos à l’establishment disons classiquement autorisé.
        D’autres phénomènes de ce genre ont eu lieu en Espagne en Grèce en France en Italie et j’en oublie.
        Ce sont des étapes intermédiaires vers une sortie, et la gauche qui se dit “vraie” et qui est surtout classique et largement fossilisée idéologiquement rêve d’être autre chose qu’une étape intermédiaire, d’être la voie de sortie. Le rêve éveillé est leur spécialité, ils n’apprennent jamais rien, et ne voient pas que leurs maigres succès dans certains pays en crise sont dus au fait qu’ils ont hérité d’appareils d’action venus du XXe leur permettant la récupération opportuniste de mécontentements . -:)

        Ce n’est qu’un avis…


        • marc Le 10 juillet 2017 à 23h09
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          le problème c’est qu’à chaque élection c’est pareil… il y a une montée de la prise de conscience… exemple avec macron : les gens ne veulent plus de umps, il y a plus d’abstention, la prochaine éléction ça sera encore plus fort… c’est un pays en cours de stabilisation morale… qui prend une éternité car les médias gardent une hypnose sur les gens, tu peut attendre encore longtemps mon cher


    • Sarah Toustra Le 10 juillet 2017 à 09h07
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      Magistral ! On en vient à penser que face au monde infernal qui nous enserre de plus en plus partout dans le monde, l’lélimination systématique des représentants de cet état totalitaire global constitue en soi un acte de légitime défense. Quand nous n’aurons plus rien à perdre peut-être ouvrirons-nous enfin les yeux et agirons-nous alors en conséquence ?! Quand je parle de parrrasites ou d’eUntermenschen, comprenez-vous enfin que je désigne les ennemis de la vie qui nous veulent tant de biens ?! Nietzsche l’avait prophetisé dans Ainsi parlait Zarathoustra :

      https://www.webnietzsche.fr/dernier.htm

      https://leportique.revues.org/349

      Combien de “derniers zhommes” font-ils à présent le jeu de leurs semblables, tortionnaires d’état ?! Les uns et les autres ne constituant en réalité que les deux faces d’une même médaille ou la médiocrité, la veulerie, l’arrogance, la bêtise et la méchanceté sont seules séparées par le mur opaque du pouvoir derrière lequel prévaut l’instinct puéril de domination. Alors que devant lui, du côté des perdants qui bavent d’envie de rejoindre leurs tortionnaires, prévaut le Tittytainment, l’empoisonnement généralisé des ressources vitales et la crétinisation de masse ?!!!


    • Alméras Jean Le 10 juillet 2017 à 12h00
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      ” On profite aujourd’hui, chacun, de l’équivalent énergétique de 150 esclaves qui pédalent dans la cave”
      Quand cesseront ces délires façon “Jean-Marc Jancovici” ce super reac chantre du nucléaire ?

      Bien sûr qu’il faut lutter à la fois contre les combustible fossiles et le nucléaires civil ET militaire.

      Nul besoin pour cela de faire appel aux stupidité de Jancovici

      https://www.la-sociale.org/ecologie/


      • Maxime Le 10 juillet 2017 à 18h57
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        Bonjour, pouvez vous etayer en quoi Jean-Marc Jancovici mérite d etre traité de stupide ?


        • Alméras Jean Le 11 juillet 2017 à 00h56
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          Pouvez-vous étayer en quoi dire
          ” Nul besoin pour cela de faire appel aux stupidités de Jancovici ”
          revient à traiter Jean-Marc Jancovici de stupide ?

          On peut ne pas être stupide et dire des stupidités : par intérêt par exemple.

          Pour ce qui est des stupidités il fut un temps où j’aurais pu vous envoyer des lien vers son site où il minimisait le nombre de morts liés à Tchernobyl ainsi bien sur que le nombres et la gravité des handicaps liés à l’exposition aux radiations directement ou indirectement (enfants nés avec de lourdes “malformations”) et où il allait même jusqu’à dire que la zone évacuée était un espèce de paradis du terre pour la faune qui ne s’était jamais aussi bien portée loin de la présence des humain.(bien sûr le pourcentage d’animaux éliminés physiquement par le milieux car handipapés était complètement ignoré par Mr Jancovici)
          Mais je n’ai plus trouvé son ancien site où il tenait des propos aussi stupide.
          Aujourd’hui son site est une suite de pages de pub pour lui et quelques copains lobbyistes pro-nucléaires comme lui.


          • Alméras Jean Le 11 juillet 2017 à 01h17
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            J’ai retrouvé un échantillon des stupidités
            https://jancovici.com/transition-energetique/nucleaire/quelques-idees-recues-nucleaire-civil/

            Voici un exemple de ce qu’on peut y trouver :

            ” Toutefois, et même si cela va peut-être choquer certains lecteurs de voir les choses présentées comme cela, l’accident de Tchernobyl a paradoxalement aussi eu une conséquence positive sur « l’environnement », tout simplement en conduisant à l’évacuation des hommes dans un rayon de 30 km autour de la centrale, devenus inhabités depuis 15 ans. En effet, la suppression de quasiment toute présence humaine (l’homme est de très loin le premier « prédateur » du milieu naturel) est considérablement plus impactant – dans le sens positif – pour l’environnement que le fonds de radioactivité supplémentaire que l’accident a engendré près de la centrale ! Des comptages effectués indiquent, par exemple, que bon nombre d’animaux prospèrent désormais dans la « zone interdite » bien plus qu’avant l’accident.”


            • Alméras Jean Le 11 juillet 2017 à 01h17
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              suite …
              ” Quoi que cela ne soit pas du tout politiquement correct d’énoncer les choses ainsi, on pourrait dire, en caricaturant à peine, que Tchernobyl a converti, de force, des terres agricoles (et une ville) en réserve naturelle (une « réserve naturelle » n’est en effet rien d’autre qu’un endroit où l’homme est prié de ne pas habiter, et de se déplacer sur la pointe des pieds). Le niveau de radioactivité y est certes plus élevé qu’avant l’accident, mais comme il est exposé plus haut cela ne gêne pas l’immense majorité des êtres vivants qui s’y trouve, et dans une large partie de la zone cela ne gênrait même pas les hommes s’ils décidaient d’y retourner.”

              Voilà du Jancovici “dans le texte” !!!


            • mcrichton Le 11 juillet 2017 à 14h48
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              Je trouve les arguments de Jean-Marc Jancovici pas mauvais, il exagère sûrement le coté paradisiaque pour la faune, mais je pense qu’il a raison de dite que la faune se porte mieux que si le lieu était urbanisé par l’homme. Quoi qu’il en soit, parler de Jean-Marc Jancovici comme disant des choses stupide me paraît contre-productif, il apporte beaucoup sur la compréhension des liens entre l’énergie et nos sociétés. Je pense que ce n’est pas aberrant de considérer le nucléaire comme une alternative quand on sait qu’il peut y avoir une explosion sociale assez rapidement par manque d’énergie. Je ne suis pas un grand défenseur du nucléaire à l’uranium, je pense qu’il y a d’autres alternatives comme le thorium plus crédible. Mais l’uranium est une solution de transition crédible pour les contraintes qu’il faut remplir, je pense.

              Cordialement,
              Maxime


            • Haricophile Le 12 juillet 2017 à 21h02
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              Sur le sujet, la prudence est de mieux se documenter. Déjà il ne faut pas oublier que la radioactivité se dépose par “tâches”, il y a des zones relativement proches moins contaminées que des zones beaucoup plus éloignées. Je vous laisse découvrir le reste, et passer par dessous le discours propagé de manière non innocente qui demande non seulement à être pris avec des pincettes, mais de se poser la question de savoir pourquoi et par qui il est propagé…


  3. DUGUESCLIN Le 10 juillet 2017 à 07h17
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    Tout dépend au service de quoi, de qui on met son intelligence.
    Il y a des narcissiques-arrivistes qui sont très intelligents. Il y a des gangsters, des dictateurs, des psychopathes qui sont très intelligents.
    La culture personnelle doublée d’intelligence peut déranger ceux qui détiennent les rennes du pouvoir.
    Si Trump considère qu’il doit mettre son intelligence au service de son peuple, il se peut qu’il dérange d’autres tout aussi intelligents (ou non) que lui.
    De toute façon, il faut bien reconnaître que les “start-up” propulsés au pouvoir n’ont pas vocation à être des chefs d’état, mais sont sélectionnés et utilisés en fonction de leur “intelligence” et de leur faiblesses personnelles pour gérer un système. Trump n’était pas, semble-t-il, sélectionné, mais il est surveillé de près et peut être éjecté.


  4. Gier13 Le 10 juillet 2017 à 07h47
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    À bien des égards on pourrait appliquer ce triste constat à la France. Jusque dans les détails. Commode se faisait faire des statues en Hercule là où notre président aurait choisi Jupiter !

    Nous vivons une époque formidable. Celle de la désagrégation des sociétés, de la marche arrière sociale sous couvert de modernité, de l’écrasement des peuples qualifiée de réforme nécessaire, de l’approfondissement des inégalités à qui on prête la vertu d’enrichir tout le monde, de l’abandon de la démocratie au nom de la sécurité, de la soumission du monde politique à celui des banques et des entreprises du CAC 40.
    Heureusement , les vacances, le tour de France et la série de l’été vont nous détourner de ses sombres réalités.
    Soyons superficiel et léger en attendant que tout s’écroule.


    • jim Le 10 juillet 2017 à 08h17
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      Vous êtes un mauvais Français, c’est l’INSEE-organisme-in-dé-pen-dant qui le dit :

      L’Insee dévoile que le moral des ménages ne s’était plus retrouvé aussi haut depuis… 2007. Une bonne nouvelle pour la croissance française, qui s’explique par plusieurs facteurs.
      http://www.lci.fr/economie/macron-fin-crise-economique-les-francais-n-ont-jamais-ete-aussi-optimistes-depuis-10-ans-on-vous-explique-pourquoi-2056921.html

      Il faut po-si-ti-ver pour aider les merveilleux politiciens hééélas sans peuple et l’extraordinaire Macron à redresser le pays et le propulser vers des hauteurs insoupçonnables.


      • jp Le 10 juillet 2017 à 15h40
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        tellement optimiste que le nombre de suicides ne baisse pas (environ 10 000 morts par an), pas plus que tentatives de suicide.


        • jim Le 10 juillet 2017 à 16h18
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          Peut être que tout simplement la proportion de gens qui se suicident dans la joie et la bonne humeur n’a jamais été aussi élevée depuis 2007?

          Essayons de coller aux réalités délivrées par ce respectable institut voulez vous, sinon c’est la chienlit non?

          Vous avez une autre hypothèse peut être? -:)


    • brigitte Le 10 juillet 2017 à 17h22
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      La France ne peut pas être comparée à l’empire romain, même pendant sa période coloniale, ou alors il faut remonter aux carolingiens mais ce n’était pas encore la France….


  5. Shaitan Le 10 juillet 2017 à 08h16
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    L’imbécile en question est en train de tenter de mettre fin à la guerre froide 2.0.
    J’ai arrêté la lecture après société ouverte.


    • aleksandar Le 12 juillet 2017 à 12h39
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      Merci pour ce commentaire qui tranche avec les commentaires MSM, Libé, Le Monde, L’Obs etc qui
      inondent ce site. Trump fait son chemin, il laisse les russes faire en Syrie, calme le jeu avec Poutine, a réussi a dresser l’un contre l’autre les deux sponsors mondiaux du terrorisme, Qatar et Arabie Saoudite, tout en prenant leur argent. Ce qui va amener le Qatar est être beaucoup plus prudent a l’avenir et lâcher les djihadistes en Syrie.
      Quand on a contre soi, le Congres des USA, le FBI, la CIA, la haute administration et tous les médias, qu’on subit des attaques constantes infondées et d’une rare violence, ce n’est pas si mal.


  6. J Le 10 juillet 2017 à 08h21
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    Historiquement, pour Commode, ce n’est pas aussi simple. Après cette “année des cinq empereurs” il y a quand même eu plusieurs décennies de redressement sous Septime Sévère.

    Quant à Trump, c’est trop tôt pour parler historiquement. Mais, si Commode doit présager de l’avenir, cet avenir, à moyen terme, n’est pas dégueu… après, les empires finissent toujours par s’écrouler, reste à savoir ce qui prend la place.


    • ChristineG Le 10 juillet 2017 à 22h04
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      Voilà ce qui va se passer. Comme nous l’a bien décrit ce cher Platon dans “La République”, le cycle de l’Histoire se déroule comme suit : il y a la Démocratie, sa lente corruption et son déclin, puis le chaos, puis la tyrannie. Nous y sommes presque. Ou même déjà.


  7. bluetonga Le 10 juillet 2017 à 08h28
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    Percutant. La corporocratie en marche. Tout réduit à valeur marchande y compris les êtres humains, le droit commercial primant sur le droit éthique. Le cynisme roi, la solitude absolue de chacun dans un univers où tout devient rapport de force, tout s’achète et tout se vend, la confiance n’est que contractuelle.

    Le cauchemar orwellien/huxleyien se met en place lentement mais sûrement dans l’indifférence générale grâce à la complicité de la presse domestiquée qui ne tire aucune sonnette d’alarme, qui a simplement renoncé à réfléchir, qui se contente de suivre le courant principal.

    Aucun complot structuré derrière tout ça. Juste le germe d’une idée simple qui a bien pris : l’intérêt de l’individu prime sur l’intérêt de la communauté. Les grandes entreprises économiques et financières dominent désormais les états et imposent à tous le joug de leurs intérêts privés. Pour y arrive, il a simplement suffi de renoncer à la vérité, à l’objectivité, et de se recommander en toute circonstance de la liberté. Ce qu’on ne sait pas acheter, on l’élimine, ce qu’on ne sait pas éliminer, on l’achète.


    • Nerouiev Le 10 juillet 2017 à 09h56
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      Effectivement, on croirait la réalité du “Soleil vert” ou tout simplement le triste avenir commerçant tel décrit par Attali quand nous n’aurons plus que nos organes à vendre pour assumer un tant soit peu notre descendance :
      https://www.youtube.com/watch?v=OkJ6pcSd9_4


  8. Vladimir Le 10 juillet 2017 à 08h32
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    Chris de très bon cru! C’est même pas la question ” pourra le Blond Vénitien nettoyer les écuries washingtoniènes ou pas” qui m’importe, je pense que ni lui, ni personne d’autre ne pourra jamais le faire. Le principal dans cet article, dont le début est brillant, c’est le tableau effrayant qui brosse Hedges du leader du “monde libre” qui sert d’exemple et fait rêver nos élites! Et j’ai peur qu’ils feront tout pour y parvenir.


  9. calal Le 10 juillet 2017 à 09h13
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    toussa amha c’est du “fog of war” entre differentes puissances et interets. avec comme toujours,un article qui “fait peur”.perso,je vais laisser ce baratin mediatique de cote et essayer de me concentrer sur les faits bruts. je jugerai macron et trump sur leurs actes. et de ce que j’en vois et de ce que j’en comprends,c’est match nul pour les deux avec peut etre un avantage trump.
    trump a ete elu par les citoyens us tandis que nous avons elu macron.c’est un debut de degagisme,surtout s’il se plante mais c’est amha pas un changement aussi radical que ce qui s’est passe aux us. trump se debat contre tout un tas d’ennemis et semble avoir marque quelques points. ont ils ete marque en echange d’un lache renoncement ou de manoeuvres politiques bien pensees,je n’en sais rien.
    croire qu’un homme politique providentiel arrivera du ciel et redonnera un avenir radieux aux occidentaux en 5ans,les doigts dans le nez et sans aucune douleur est amha tres tres naif.
    il semble que nous n’apprehendons pas correctement les consequences de la chute demographique qui sera provoque par la mort dans les annees a venir des generations nombreuses des baby boomers.


  10. Mondran Le 10 juillet 2017 à 10h09
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    L’auteur considère que l’empire était en décomposition après Commode, en 192 après-JC. Cette décomposition durera quand même la bagatelle de 284 ans pour la partie occidentale de l’empire, et 1261 pour la partie orientale. L’empire a connu, y compris à son apogée, des empereurs fous, incapables ou ne tenant que quelques semaines ou mois en place.
    Les causes de l’effondrement de l’Empire n’ont finalement que peu de rapport avec les crises aigues de nos sociétés. SI ce n’est ce qui est très général, l’effondrement de l’ordre imaginaire, la sommes des représentations collectives. Dans le cas romain, cet effondrement s’est lentement effectué sous les coups de butoirs des vagues migratoires massives, de la dénatalité, de crises financières, d’absences totales d’innovations et de la présence d’un Etat ennemi redoutable à ses frontières orientales, l’empire Sassanide.


    • Philvar Le 10 juillet 2017 à 11h41
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      “” Dans le cas romain, cet effondrement s’est lentement effectué sous les coups de butoirs des vagues migratoires massives, de la dénatalité, de crises financières “”
      Est-ce tellement différent de nos jours ? Sauf pour la rapidité de l’action qui est sans commune mesure !


  11. Philvar Le 10 juillet 2017 à 11h13
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    Il y a 50 ans un président tel que Trump était considéré comme un très bon président ; de nos jours c’est l’incarnation du mal. Le problème c’est que l’argent et les medias sont du coté obscure des mondialistes. Nous en vivons le misérable résultat tous les jours, mais, telle la grenouille, nous sommes devenus insensibles à la montée de la température (due au réchauffement climatique, bien sûr) et survivons, pour le moment, dans la douce euphorie des vacances et de l’eau de mer (qui, elle, curieusement, ne se réchauffe pas). De mon point de vue, à ce jour, Trump fait un sans-faute. Souhaitons qu’il reste en vie !


  12. keg Le 10 juillet 2017 à 12h19
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    Mais les states ne sont pas la France.
    Peut-on dire que chez nous la République se meurt depuis 1792.?

    Pourquoi faut-il créer quelque chose de nouveau pour l’étouffer à peine éclos.
    En 1789, la Bastille symbolisait les nantis-privliégiés. En 2017 qui et quoi symbolise les mêmes qu’en 1789?
    Nous a t-on vendu un idéal irréalisable?

    http://wp.me/p4Im0Q-21b


    • Philvar Le 10 juillet 2017 à 16h07
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      “” Nous a t-on vendu un idéal irréalisable? “” Jusqu’à présent on nous a surtout vendu des mots… qui cachent plus ou moins bien des actions bien différentes des promesses contenues dans les mots et des résultats détestables. Mais les grenouilles….


      • Haricophile Le 12 juillet 2017 à 21h05
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        Non, vous n’y êtes pas, on nous a vendu tout court.


  13. petitjean Le 10 juillet 2017 à 12h38
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    Trump doit se battre contre ce qu’on appelle l’état profond, le complexe militaro industrielle, la CIA état dans l’état , et la finance mondialisée qui possède les médias. Ce sera un combat féroce et qui va durer

    Mais Trump est peut être entrain de réussir. Le G20 est incontestablement un succès pour Trump et Poutine.
    Trump a gagné aussi contre les ayatollahs du libre échange débridée et contre les fanatiques du réchauffement climatique

    c’est déjà beaucoup et évidemment les médias du Système se font très discret sur leur défaite ……


  14. Louis Robert Le 10 juillet 2017 à 12h58
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    “Notre république est morte.”

    *

    Lorsque nous n’avons plus rien à perdre, c’est bien que nous avons tout perdu. Confirmation à la rentrée. Bonnes vacances!


  15. Fabrice Le 10 juillet 2017 à 13h39
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    La question pour moi est-ce bon que Trump nettoie les écuries américaines ?

    Nous n’obtiendrions qu’un système qui perdurerait plus longtemps or plus il se dediera ou sera neutralisé par le système plus cela met en avant ce qui voulait être caché.

    Au pire Trump mis à bas on verra le système triompher et perdre toute prudence ce qui finira de pourrir le fond déjà bien avancé mais aussi la forme refléter réellement la gangrène dont il souffre.

    En France le système commence à sortir de l’ombre avec son mignon or un fois sorti du bois ce loup est vulnérable.


  16. Mr K. Le 10 juillet 2017 à 14h56
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    Pour les anglophones intervention publique de Chris Hedges le 26 mai 2017.

    On peut remarquer que le début de son discours est quasi identique au début de l’article présenté ici (comparaison avec la Rome antique). Il est fort possible que cette partie ait été prévue en premier lieu pour une expression orale devant un large public.

    https://www.youtube.com/watch?v=Q2klcRVZs0g

    Échange avec le public :

    https://www.youtube.com/watch?v=7WVviPIanAU


    • Mr K. Le 10 juillet 2017 à 16h39
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      Extrait de son discours :

      “[La résistance] ne viendra pas en plaçant ses espoirs dans le Parti Démocrate qui n’a pas perdu les élections du fait de Comey [Directeur du FBI, aux interventions controversées durant la campagne] ou des russes, mais parce qu’il a trahi les hommes et femmes qui travaillent, au profit du pouvoir des grandes entreprises [Corporate power]. Parce qu’il a utilisé ses propres rouages pour empêcher Bernie Sanders, le seul candidat qui aurait pu battre Trump, de gagner la nomination. […]

      Et c’est Bill Clinton et le Parti Démocrate qui nous ont donné le NAFTA [accord de libre échange USA, Canada, Mexique], la destruction de programmes sociaux, la déréglementation de la FCC [Federal Communication Commission, amenant à une hyper-concentration des médias au main des multinationales], l’explosion de la population carcérale [The Violent Crime Control and Law Enforcement Act de 1994] et l’abolition du Glass-Steagall Act [Loi, en particulier de séparation des banques d’affaire et de dépôts, de 1933] qui a précipité la crise financière mondiale [2007-2008]”


  17. tepavac Le 10 juillet 2017 à 17h30
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    cliché en HD de la réalité crue, images du résultat d’un mouvement de réorganisation sociale par le biais des ententes constitutionnelles et matériellement incarnées par les administrations, c’est à dire l’État.

    Il semble que l’ère de Constantin soit de retour, et que le Concile de Nicée soit proche….
    un siècle plus tard Rome se délitait totalement pendant que le pouvoir économique grandissait au siège du Vatican.
    Merci pour le billet


  18. jim Le 10 juillet 2017 à 19h14
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    🙂 Franchement il n’est pas génial ce papier… 🙂

    On y trouve de tout et pêle mèle, il manque des bouts importants pour expliquer pourquoi fin de la République et notamment la question de 1.la légitimité et de 2.la représentavité des politiciens, il s’emmelle les pinceaux sur le cas Trump en bon “gauchiste” effrayé par ce monstre, il couine Sanders jésus notre sauveur comme il se doit, …

    Bof bof bof…

    Et en plus ce papier n’est même plus classé en crise démocratique comme ce matin mais en démocratie, pffffff

    😉


    • Mr K. Le 10 juillet 2017 à 22h01
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      Chris Hedges est beaucoup plus nuancé sur Sanders que vous ne le croyez :

      Article du 14 février 2016, bien avant la désignation d’Hillary Clinton…, intitulé “Le mouvement [politique] fantôme de Bernie Sanders”.

      “Bernie Sanders qui a attiré nombre de supporteurs jeunes, blancs, éduqués supérieurs dans sa course à la nomination pour la présidentielle se présente comme créateur d’un mouvement [politique] et promet une révolution politique. Cette rhétorique est une version réchauffée du “change” promis par la campagne de 2008 de Barack Obama […].

      Ce genre de campagnes Démocrates […] ne devient pas un mouvement et n’engendre pas de révolutions. Elles n’existent que sur la durée de la campagne électorale puis s’évanouissent. La campagne de Sanders ne sera pas différente.”

      Vous avez peut-être comme moi tendance à projeter vos cartographies mentales un peu rapidement sur certaines situations.

      Dans le même genre, mais de l’autre côté de l’échiquier politique, on peut se rappeler l’extraordinaire campagne présidentielle de Ron Paul en 2012 qui lui aussi promettait une révolution. Combien de personnes suivent ses vidéos aujourd’hui? quelques milliers.

      http://www.truthdig.com/report/item/bernie_sanders_phantom_movement_20160214


      • jim Le 10 juillet 2017 à 22h38
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        Vous avez raison en tout cas avec cet extrait sur Sanders, merci pour lui. Pour mes cartes mentales par contre…, enfin je crois, du moins le plus souvent, j’essaye de ne pas faire trop ça façon réflexe…
        J’aime bien Hedges, qui n’est pas un “caricatural”. Son coup de gueule dans ce papier est sain en plus, même si j’ai émis des petites critiques disons taquines pour les crises… Sans compter que celle sur Trump et les autres, enfin…

        Il n’y a qu’un truc qui me gene vraiment ; il ne boit pas de lait, vegan qu’il est ; c’est too much à mes yeux de ne pas boire de lait, jamais -:)

        Ron Paul disparu? Là bas les perdants aux présidentielles disparaissent, c’est comme ça. Chez nous on se les coltine pendant des années et années. Pays des poussières figées…


  19. Long Jone Silver Le 11 juillet 2017 à 12h42
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    En faisant abstraction de Trump et de l’Empire Romain. La situation décrite est celle qui est en train de survenir dans les pays dit démocratiques. Le citoyen n’est plus qu’une bête à consommer et produire. L’art, la religion, la science et bien des choses ne sont plus que des souvenirs dans les livres d’histoire. On nous impose une vision du monde qui n’est pas celle en tous les cas que je voudrai soutenir.


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