Analyse à chaud de Jacques Sapir.

Pour ma part je retiens :

(Source)

1/ évidemment la très forte abstention, surtout des jeunes et des catégories qui souffrent le plus :

2/ la difficulté à analyser finement les résultats des partis. En effet, si les Français ont voté “comme ils le souhaitaient” au 1er tour de la présidentielle, il y a un biais énorme pour les législatives, peu rappelé. Quand vous êtes électeur FN à Paris, vous allez voter au 1er tour de la Présidentielle pour votre candidate – peu importe qu’au final elle ne fasse que 10 % à Paris. Mais pour les législatives, votre vote est inutile, car il n’y a aucune chance qu’un candidat FN l’emporte à Paris : beaucoup d’électeurs FN ne vont donc pas voter, d’où la forte baisse constatée par rapport à la présidentielle. Idem pour les électeurs France Insoumise (pourquoi l’électeur FI a Neuilly va-t-il aller faire la queue ?). Bien sûr, ceci est trop profond pour certains “philosophes”…

3/ l’injustice délirante de notre mode de scrutin qui aboutit à des résultats clairement non-démocratiques à ce stade. Mais nous en reparlerons la semaine prochaine.

4/ pour conclure sur “la vague” macronienne (pas vu dans les médias) :

P.S. N’oubliez pas de venir discuter de tout ceci à notre afterwork de ce vendredi (avec déclinaison en province)

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Une vague en trompe l’œil ?, par Jacques Sapir

Source : Le blog de Jacques Sapir, 11/06/2017

Le premier tour des élections législatives s’est caractérisé par une très faible participation. Le taux d’abstention dépasse les 51%. A titre de comparaison il convient de rappeler que l’abstention avait été de 36% en 2002, de près de 40% en 2007 et de 43% en 2012. Nous sommes devant un (triste) record historique. Ceci indique que les électeurs sont largement insatisfaits par l’offre politique qui leur était présentée. Et peut-être, plus profondément, qu’ils ont voulu protester contre le hold-up auquel s’est livré notre Président, Emmanuel Macron, avec la connivence d’une partie de la presse, au détriment de la démocratie. Dans le même temps, ces élections ont été marquées par ce que les commentateurs qualifient eux-mêmes de « vague » au profit du parti du Président, un parti qui devrait largement remporter la majorité absolue au parlement lors du 2ème tour.

Alors que le taux d’abstention avait été bas pour l’élection présidentielle, plus d’un électeur sur deux se sont mis en position d’objection de conscience, tant par rapport à la force politique dominante, c’est à dire le parti du Président, que par rapport aux institutions. Ce fait décrédibilise un peu plus ces dernières, et fragilise la légitimité du Président et de son gouvernement. Cette « vague » pourrait bien s’avérer être un trompe-l’œil.

Un succès paradoxal ?

Ainsi, ce premier tour semble annoncer une large majorité pour le Président et à son parti La République en Marche. Il faudra néanmoins, attendre le second tour pour mesurer l’ampleur de ce phénomène, mais les projections faites sur la base des résultats du 1ertour annoncent une majorité de 390 à 450 sièges, sur les 577 que compte l’Assemblée. Ainsi, avec 32% des voix, La République en Marche pourrait obtenir entre 70% et 75% des sièges. C’est un succès majeur, mais un succès que vient immédiatement mettre en doute la très faible participation.

Si ce résultat se confirme, Emmanuel Macron pourra donc mettre en œuvre sa politique, et en particulier les réformes sociales qu’il a annoncées. Diverses fuites concernant ces réformes sociales qui pourraient donc être décidées dès cet été commencent à soulever une légitime émotion[1]. Le gouvernement s’en est ému, qui veut attaquer en justice les auteurs de ces « fuites »[2], alors qu’il avait commencé par affirmer que ces documents ne représentaient pas la position du gouvernement. Comprenne donc qui pourra…

Outre la méthode utilisée – les ordonnances – c’est bien le contenu de ces réformes qui pose aujourd’hui problème. Mais, ces réformes en réalité sont cohérentes avec les choix européens, et mêmes européistes, du Président. En fait, elles reprennent nombre des recommandations de l’Union européennes. On voit que ce qu’il y a en surplomb au-dessus de ces réformes, c’est bien la question de l’Union européenne et celle de l’Euro. Les adversaires du président Macron et de son parti seront confrontés rapidement à de réelles questions de cohérence.

Cohérence tactique d’abord : vont-ils considérer que l’adversaire principal est le parti du Président, ou vont-ils persister à penser qu’il y a un réel danger « extrémiste » en France, un danger qui serait représenté tant par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon que par le Front National de Marine le Pen ? De cela dépendent les consignes de désistement. Mais, ces mêmes adversaires d’Emmanuel Macron seront aussi confrontés à un problème de cohérence politique. Soit ils acceptent les présupposés du Président, et ils seront en difficultés pour contester ces futures réformes, soit ils s’opposeront de manière cohérente et conséquente aux prémices de ces dernières, et ils pourront, alors, articuler une véritable critique du programme social d’Emmanuel Macron.

Le piège des législatives

On voit bien ici le piège qui a été tendu aux partis traditionnels par les responsables de La République en Marche, le parti du Président, un piège qui – pour l’instant – a réussi à camoufler les divers scandales dont des dirigeants de ce parti sont la cause. Ce piège a fonctionné en deux temps.

Tout d’abord, il s’est agi de présenter LREM comme un mouvement (et non un parti) appelé à « renouveler » la classe politique française, et à établir de nouveaux standards d’éthiques. Qu’en réalité ce mouvement soit bien un parti, et un parti rassemblant nombre des recalés de la politique française, qu’il s’agisse du parti de François Bayrou ou qu’il s’agisse des socialistes qui se sont recasés dans LREM avec gourmandise ne semble pas avoir dérangé les communicants embauchés à grand frais par Emmanuel Macron. Que ces vieilles ganaches de la politique française se soient révélées tout aussi coupables des mêmes manquement à l’éthique, ou à la loi, comme le montre les affaires qui se sont succédées, de Bayrou à Richard Ferrand, en passant par Marielle de Sarnez, ne semble pas non plus avoir beaucoup dérangé ces mêmes communicants. Il y a bien eu un mouvement du type « sortez les sortants » qui a massivement bénéficié à LREMmême si, sur ce point, on peut penser que l’importance de l’abstention dans ce premier tour des élections législatives montre que les électeurs n’ont pas été entièrement dupes.

Mais cela n’est qu’un aspect du piège. Un autre réside dans la manière dont les communicants de LREM ont réussi à construire une fiction, celle d’une opposition entre l’extrémisme et les gens « raisonnables », dans le but d’isoler ceux qui représentaient une véritable alternative au hold-up électoral d’Emmanuel Macron. De fait, dans les partis qui se partageaient traditionnellement le pouvoir, on cherche désormais à se présenter comme une opposition « constructive » au nouveau Président. Chez les survivants du parti dit socialiste, on n’hésite pas à s’afficher dans certains cas comme « majorité présidentielle ». Quant aux Républicains, que l’échec de leur candidat naturel, François Fillon a plongé dans un profond désarroi, ils hésitent entre un ralliement ouvert à LREM(ce qui est d’ores et déjà le cas du Premier-ministre, Edouard Philippe, de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin) et une forme d’opposition molle que porte l’inexistant François Baroin, promu par défaut chef de ce parti. D’ailleurs, les membres de ce parti partagent nombre des convictions, en particulier dans le domaine économique et social, avec Emmanuel Macron.

Ce double piège va fonctionner de manière redoutable en raison du code électoral français. Lors du second tour, les hésitations des uns et des autres, le refus d’avoir des règles de désistement claires en faveur du candidat d’opposition le mieux placé, vont probablement aboutir à ce qu’un parti qui a obtenu à peine plus de 30% des suffrages pourra disposer de plus de 70% des députés.

Les réformes qui viennent

C’est une situation qui est potentiellement grave en raison de la nature des réformes qu’Emmanuel Macron veut faire rapidement adopter, et de cela il ne s’en est pas caché. Pourtant, l’ampleur de l’abstention, l’une des plus importantes depuis une vingtaine d’année, montre bien qu’il n’y a aucune adhésion de masse à la politique voulue par Emmanuel Macron, et dont il a délégué l’exécution à un transfuge des Républicains choisi comme Premier-ministre.

Ces réformes, quelles sont-elles ? Le gouvernement entretient le flou sur cette question, et dément, en tout ou partie, les révélations qui ont été publiées dans la presse ces derniers jours. Mais, d’un autre côté, ces mêmes révélations sont tout à fait dans la logique de ce qu’avait déclaré Emmanuel Macron avant son élection.

Le point principal est certainement l’abandon des règles nationales, voire des règles de branches dans un certain nombre d’activité, pour donner la priorité aux accords d’entreprises. Ces accords d’entreprises pourraient décider des motifs de licenciements, du niveau des salaires, du temps de travail (et donc des heures supplémentaires) ou encore laisser le choix à l’entreprise d’user des CDD. De fait, cela aboutirait à créer une Code du Travail « à la carte » pour l’employeur. Par ailleurs, les indemnités de licenciements seraient plafonnées. Ces accords pourraient, sans que cela nécessite un accord des syndicats, être soumis directement à l’approbation des salariés de l’entreprise. De même, une grande réforme de l’assurance chômage est prévue conduisant à une couverture dite « universelle ». Mais, c’est une réforme qui, pour l’OFCE, aboutira dans les faits à baisser les indemnités chômage. En effet, les allocations de toutes les personnes ayant des trous dans leur parcours, comme par exemple avec quelques jours de battement entre 2 CDD, seraient ainsi diminuées. Cette diminution pourrait ainsi potentiellement concerner de 20% à 50% des demandeurs d’emplois, son ampleur dépendant alors des paramètres retenus, paramètres qui ne sont pas encore fixés[3]. Enfin, le gouvernement prévoit de supprimer une partie des cotisations sociales (ce qui augmenterait techniquement les salaires) en recourant à une augmentation importante de la CSG, augmentation qui est évaluée aujourd’hui à environ 21 milliards d’Euros, soit 1% du PIB, et qui serait payée par les retraités au-dessus de 1200 euros de pension de retraite.

Si la procédure des ordonnances est bien utilisée, alors ces réformes pourraient être adoptées dès le mois de septembre 2017. Ces réformes, on peut le constater à travers les projets qui ont « fuité » depuis ces derniers jours, aggravent considérablement la déjà très néfaste loi « Travail » dite aussi Loi El-Khomri.

Au-delà du tour de passe-passe sur les cotisations et la CSG, on voit bien que toutes ces mesures tendent d’une part à fragiliser la positions des salariés face aux employeurs, et c’est le produit de la logique de la négociation dans l’entreprise et non de la négociation collective, et d’autre part à faire baisser le niveau des salaires. La fragilisation de la position des salariés provenant de l’émiettement des négociations entreprises par entreprises aura des implications importantes sur les conditions de travail. Or ces dernières se sont déjà dégradées depuis ces dernières années. La possibilité pour les entreprises de déterminer dans les faits la durée légale du travail entrainera une baisse des heures supplémentaires, qui – à son tour – entrainera une perte de salaire pour les employés. La possibilité pour les entreprises de fixer les motifs de licenciements et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif vont donner aux entreprises la possibilité d’exercer un chantage et à la baisse des salaires (compte tenu de l’existence d’une important volant de chômeurs) et à la dégradation des conditions de travail.

Les conséquences de l’Union européenne ?

En apparence, ces réformes ont une justification. Les écarts de salaire minimum au sein de l’Union européenne sont énormes [4] : de 9 à 1 entre la France et la Roumanie et la Bulgarie, de 3,5 à 1 entre la France et la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie, de 2 à 2,5 pour 1 par rapport à l’Espagne, au Portugal ; Le salaire minimum français est supérieur de 10% au niveau de celui du Royaume-Uni et de l’Allemagne mais de plus ces derniers pays ont des dispositions qui permettent aux entreprises, sous certaines conditions, d’embaucher sous le plafond légal. Et ceci ne concerne que les pays qui ont une loi fixant un salaire minimum, ce qui n’est pas le cas de l’Italie et de la Finlande. Bien entendu, le fait que la productivité du travail soit particulièrement élevée en France compense, en partie, ces écarts. Mais en partie seulement.

Avec le « marché unique », mais aussi la liberté totale des capitaux, les grandes entreprises peuvent développer dans les pays où le coût du travail est très bas des usines dont la productivité se rapproche rapidement de celle des usines en France. Dès lors, une première constatation s’impose : le « marché unique », qui est l’un des piliers de l’Union européenne, produit une logique de course au « moins disant/moins coûtant » qui se propage dans l’ensemble de l’UE. Si les entreprises bénéficient de cette course, les salariés sont bien entendu les premiers perdants.

Cette logique du « marché unique » aurait cependant pu être compensée par des mouvements de taux de change, produisant une réévaluation des pays où les coûts sont bas, et une dépréciation des monnaies des pays où les coûts (corrigés par la productivité) sont hauts. Mais, un tel mécanisme ne peut exister à partir du moment où existe la « monnaie unique », c’est à dire l’Euro. L’Euro interdit toute modification des taux de changes pour compenser les déséquilibres structurels. Par ailleurs, les taux d’inflation sont assez différents entre les pays de la zone Euro (l’Union Economique et Monétaire). De ce fait, on constate que l’Euro à conduit à l’existence d’un écart de 20% à 25% entre l’Allemagne (qui est la grande bénéficiaire de l’Euro) et la France ou l’Italie [5]. Il a d’ailleurs était montré que le niveau de dépréciation qu’impliquerait une sortie de l’Euro entraînerait des effets très positifs sur les économies, avec un surcroît de croissance équivalent à 1% par -10% de dépréciation [6]. Ainsi, et cela sans mobiliser d’autres ressources, la croissance de l’économie française monterait à 4% par an (1,2% + 2,8%).

Le résultat est là : quand on ne peut pas jouer sur le taux de change pour corriger des déséquilibres importants il ne reste plus qu’à faire baisser les salaires. Telle est la logique, à peine cachée, des réformes que nous proposent tant Emmanuel Macron que son Premier-ministre Edouard Philippe. Ces réformes visent à « adapter » la France aux exigences de l’UE. Elles impliquent que le centre de décision n’est plus à Paris mais à Bruxelles, voire à Berlin.

Quelle opposition au Parlement ?

On comprend alors la nécessité d’une forte opposition au Parlement, tout d’abord pour chercher à faire annuler les aspects les plus scandaleux de ces réformes, puis, par la suite, pour pouvoir demander des comptes au gouvernement. N’oublions pas, en effet, que l’un des rôles du Parlement, outre de légiférer, est d’exercer un contrôle à posteriori sur l’action du gouvernement. Cela implique des députés qui soient indépendants de ce même gouvernement.

Car, n’en doutons pas, ces réformes ne changeront rien. Ces mesures seront évidemment profitables pour les entreprises et leurs actionnaires. Mais, elles se traduiront par une compression de la demande solvable en France. Or, la demande solvable est aussi comprimée chez nos voisins, de l’Allemagne à l’Espagne, en passant par l’Italie et le Portugal. Si les profits des entreprises vont profiter de ces réformes, le niveau général d’activité va quant à lui décliner. En effet, le volume de production dépend des anticipations quant à la demande, et de leur mouvement soit à la hausse, soit à la baisse. Si les entreprises anticipent une stagnation, voire une contraction de cette demande, elles utiliseront les moyens crées par ces réformes pour licencier encore un peu plus. Ce que va provoquer cette vague de réformes que le gouvernement et le Président entendent rapidement mettre en œuvre, ce sera donc une hausse des profits, une baisse de la demande entraînant de nouveaux licenciements qui, à leur tour feront baisser la demande, entraînant encore plus de licenciements. Le gouvernement, confronté à cette situation, proposera certainement des nouvelles réformes, aggravant encore plus la situation, au début de 2019…

Rarement un gouvernement ne s’est apprêté à mettre en œuvre une telle politique de classe. Or, cela n’est aujourd’hui dénoncé que par les deux partis que la presse, pour une fois largement rassemblée dans son soutien à Emmanuel Macron, présente comme « extrémiste » : la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, et le Front National. Mais, ces deux partis sont dans une position de faiblesse dans ces élections.

Le Front National paye la détestable image que Marine le Pen a donnée d’elle-même dans la dernière semaine de campagne de l’élection présidentielle. Si elle a reconnue son échec lors du débat face à Emmanuel Macron, rien n’a été dit sur les ambigüités qui ont précédées ce même débat, et qui ont cassé la dynamique qui se faisait jour immédiatement après le 1er tour de l’élection présidentielle. Cela explique le relativement mauvais score, avec seulement 14% des voix, bien loin de celui obtenu au 1er tour de l’élection présidentielle. Quant à la France Insoumise, elle est pilonnée par une large partie de la presse, transformé pour l‘occasion en simple organe de propagande. La haine envers Jean-Luc Mélenchon qui se révèle au travers des articles est un cas d’école de comment on cherche à influencer l’électeur en jouant non pas sur son raisonnement mais sur la carte des peurs les plus primitives. Cela explique certainement que la France Insoumise soit, elle aussi, avec 11% des suffrages, loin de retrouver le score de Jean-Luc Mélenchon au soir du 1er tour de l’élection présidentielle.

Et pourtant, le nombre d’électeurs qui s’étaient portés au 1er tour sur ces deux candidats était de très loin supérieur à celui qu’avait réuni sur son nom Emmanuel Macron. C’est cette réalité qui, en fait, inspire aux soutiens de notre Président cette haine ardente contre ceux qui pourraient s’opposer à lui, mais aussi – et ceci est autrement plus efficace que la haine – cette politique visant à peindre ces oppositions sous les traits de l’extrémisme. Il est aujourd’hui patent que cette politique a relativement fonctionné, car ce qui fait la force d’Emmanuel Macron n’est pas le mouvement qui le porte, mouvement somme toute fort réduit, mais bien la division des forces qui s’opposent à lui et à sa néfaste politique.

La règle du jeu

Le système électoral français a ceci de particulier qu’il pénalise très durement la division, quand celle-ci se présente comme irréconciliable. Les résultats du premier tour des élections législatives ne traduit nulle « vague » en faveur des candidats soutenus, directement ou indirectement, par Emmanuel Macron. Les suffrages qui se sont portés sur les candidats qui s’opposent de la manière la plus cohérent et la plus conséquente à la ligne d’Emmanuel Macron sont du même ordre que ceux qui se sont portés en faveur des candidats soutenant cette ligne. Et pourtant, ces mêmes résultats laissent prévoir un succès historique pour La République en Marche au soir du second tour, le 18 juin. A l’opposé, la France Insoumise n’est créditée que de 8 à 18 députés, soit au plus 3% alors qu’elle a réuni 11% des voix, et le Front National entre 1 et 5 députés, soit moins de 1%, alors qu’il a fait 14% des suffrages. Cette situation porte un grave préjudice aux institutions. Elle accrédite l’idée que le « pays légal », que représentent les députés, n’est pas représentatif du « pays réel ». Mais, cette situation traduit aussi certaines des incohérences des opposants à Emmanuel Macron.

Dans la semaine qui sépare le 1er du 2ème tour les forces d’opposition à Emmanuel Macron auront donc à faire un choix. Considèrent-elles que l’ennemi principal, pour reprendre une formule consacrée, est représenté par les candidats de LREM, et en ce cas sont-elles prêtent à en tirer les conséquences, ou bien considèrent elles que le discours tenu par la presse est bien pertinent, que l’extrémisme est bien une menace en France, et cèderont-elles à la division ? Si tel devait être le cas, la crédibilité et la légitimité de ces forces pour s’opposer aux projets de « réformes » du gouvernement, aux ordonnances qui nous sont promises, serait bien entendu des plus réduites.

[1] http://www.leparisien.fr/politique/exclusif-le-plan-de-macron-pourreformer-le-travail-04-06-2017-7017384.php#xtor=AD-1481423553 et http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/07/reforme-du-code-du-travail-pasd-agenda-cache-assure-la-ministre-du-travail_5139834_823448.html

[2] http://www.liberation.fr/france/2017/06/09/le-gouvernement-porte-plainte-apres-les-revelations-de-liberation-sur-le-code-du-travail_1575675

[3] http://www.capital.fr/economie-politique/assurance-chomage-version-macron-un-chambardement-qui-ne-ferait-pas-que-des-heureux-1223893

[4] Je cite ici des chiffres d’Eurostat en salaire brut.

[5] IMF, 2016 EXTERNAL SECTOR REPORT, International Monetary Fund, juillet 2016, Washington DC, téléchargeable à : http://www.imf.org/external/pp/ppindex.aspx

[6] IMF, World Economic Outlook, Octobre 2015, Washington DC, chap. 3. Adresse : http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2015/02/

Source : Le blog de Jacques Sapir, 11/06/2017

218 réponses à Une vague en trompe l’œil ? par Jacques Sapir

  1. Silk Le 12 juin 2017 à 02h17
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    Le problème de Sapir c’est qu’il met sur le même plan la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Front National de Le Pen.
    Il considère que vu que les 2 veulent sortir de l’euro, ces partis devraient se mettre d’accord in fine.
    Il met de côté le racisme du FN qui s’est exprimé lors du débat de l’entre-deux tour (qu’il évoque pudiquement par la detestable image donnée de Marine lors de la dernière semaine semaine de campagne …).
    Il ne comprend pas qu’on ne sera jamais d’accord avec des fachos : le FN a dans son cercle le plus important (les financiers et l’entourage de Marine Le Pen) des ex-gudards et des ex des JNR (jeunesses nationalistes révolutionnaires), qui sont des neo-nazis prouvés pour certains.
    D’un côté il y a l’extrême droite, de l’autre la gauche social et ecolo.
    Cette gauche n’a rien d’extrémiste (contrairement au FN), au contraire : en dehors de son refus de toute compromission avec le PS ou autre, la France Insoumise n’a rien d’extrémiste.
    C’est cet amalgame qu’il faudrait dénoncer mais que Sapir accrédite car il veut une alliance entre ces 2 blocs …
    Par ailleurs il est évident que les élus de la FI seront en oppositions avec les propositions avancées jusqu’ici, alors que le FN on l’a pas entendu sur la loi travail. Ils ont même dit (Philippot) qu’il ne savait pas s’il ferait grève …


    • endoftheline Le 12 juin 2017 à 03h14
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      ouais ouais on a trop compris : la scène politique est complètement verrouillé.

      Nous sommes minoritaire

      on a plus qu’a observer sans rien pouvoir faire la tragédie.


    • Gordion Le 12 juin 2017 à 03h36
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      Vous semblez joyeusement ignorer le trotskisme affiché de certains membres de la France Insoumise, et tombez une fois de plus dans le politiquement correct qui règne depuis la condamnation – justifiée – du nazisme à Nuremberg. L’histoire étant écrite par les vainqueurs communistes/trotskistes, les atrocités du trotskisme et en tant que doctrine, et tant qu’exactions commises par ce dictateur sanguinaire que fut Léon.
      Un peu de discernement, je vous prie.
      Personne ne nie que certains nostalgiques du nazisme font partie du FN, mais le péril nazi n’est que de la propagande au service de l’opportunisme politique que Mitterrand utilisa pour diaboliser la droite. Le piège fonctionne encore admirablement pour diaboliser la droite.


      • Malbrough Le 12 juin 2017 à 08h14
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        En attendant je constate que la banalisation du FN ne fonctionne pas .
        Et c’est heureux .
        Car quoi que vous disiez le FN n’est pas un parti ordinaire .
        Il faut n’avoir aucun curiosité ou aucune mémoire pour prétendre le contraire .
        Les fondamentaux de la petite boutique Le Pen sont inscrits dans ses gènes .
        Et cela a été redémontré entre les deux tours : la mise en cause et la sortie de l’euro ne semblent pas être prioritaire “dans l’opinion” ?
        Pô grave le FN met ça de coté …
        Alors que reste t’il au FN ?
        Son racisme , son islamo phobie entretenus depuis la guerre d’Algérie et un lieu qui concentre les mécontents , les perdants du système .
        Et c’est certain qu’il y en a .
        A juste titre .
        Dommage qu’un NDA ait franchi le pas , pour sauvegarder sa carrière .
        Donc “le balancier” est “à droite toute” , néolibéral , proeuropéen , représenté par A. Merkel qui représente très bien les intérêts de l’Allemagne traditionnelle ( Westphalie ) , gagnante .
        Et notre pays par exemple devra payer le prix par les sacrifices sans fin exigés à ses salariés , comme le résume ici J. Sapir .
        Sans fin ça veut dire que tôt ou tard que le corps social ne supportera plus les inégalités .
        Et l’horlogerie politique se dérèglera une fois de plus .
        Mais bon : les meubles seront sauvés pour quelques années encore le temps de réaliser et de s’organiser .


        • triari Le 12 juin 2017 à 11h04
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          La vache, vous allez subir 5 ans d’austérité ultralibérale, celle qui fait mourir des enfants en Grèce (augmentation de 47% de la mortalité infantile sur ces 5 dernières années) et vous continuez à agiter l’épouvantail du FN qui, même s’il est un parti très critiquable, reste quand-même à des années-lumières des néo-nazis ukrainiens que…ô hasard…la presse soutient là où elle descend le FN à la moindre occasion.
          Tous les lieux communs que vous nous sortez sur “FN = facho” ou “le FN n’est pas un parti ordinaire” : ce sont des slogans que l’on entend en boucle depuis 30 ans sur les plateaux de TV. Plateaux sur lesquels on traite de conspirationniste (entendez de “fasciste”) ceux qui dénoncent l’extrémisme des “démocrates” ukrainiens du maïdan.


        • Dieselito Le 12 juin 2017 à 20h39
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          Le rôle du FN est très bien décrit ici.https://anticons.wordpress.com/2017/05/22/front-national-un-monstre-utile-au-liberalisme/. Le seul rôle du FN d’être le repoussoir parfait pour faciliter le vote en faveur de l’opposant au 2ème tour. Une fois de plus cela a marché à merveille. Le sabordage de Mme Lepen est tout à fait dans cette logique: ne pas êrte élue mais juste présente: chacun sa place. Pour donner plus de poids à Mme Lepen les Young Leaders s’entraident: le Roi Macron est choisi, le pion NDA se sacrifie en apportant plus de poids au repoussoir… pour mieux faire gagner son coéquipier. Imparable.


          • triari Le 13 juin 2017 à 15h25
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            @ Dieselito

            Je vous rassure, si Mélenchon arrivait au second tour d’une élection présidentielle et qu’il soit battu par un candidat du système par 60% contre 40 à grand renfort de propagande anticommuniste primaire genre : “Mélenchon assurerait un retour du goulag”, “Mélenchon veut collaborer avec la Russie de Poutine”, “Mélenchon mange des enfants avec le couteau entre les dents…”
            Les gens du FN feraient exactement le même discours que vous mais inversé: “Mélenchon et la FI sont des agents du système dont le seul but est de permettre à un candidat peu populaire mais fréquentable d’être correctement élu et s’il venait à être élu, il serait le Tsipras français…”
            Le seul moyen de l’emporter est qu’il n’y ait QUE des leaders anti-systèmes présents au second tour d’une élection (un second tour Lepen vs Mélenchon) toute autre configuration assurerait la victoire du système.


            • Dieselito Le 13 juin 2017 à 18h41
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              @ triari

              Presque entièrement d’accord avec vous. Sauf sur la qualification antisystème des partis évoqués. Il eu été “bénéfique” que Mme LePen fût élue. Elle aurait très vite montré son incompétence et le peuple aurait été amené à s’en débarrasser au plus vite. El la scène politique eut été nettoyée de son acteur pivot-central sans lequel les €uro-atlantistes ne peuvent exister…. quant à Mr Mélenchon et Phi, les tergiversations multiplans n’auraient que retardé la provincialisation prévue pour la france (sans majuscule)..


      • bdb Le 12 juin 2017 à 08h49
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        Point Goldwin, Point Goldwin,Point Goldwin,Point Goldwin


        • tepavac Le 12 juin 2017 à 20h39
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          vu l’orientation des discutions sur le thème du “racisme”, je remet au gout du jour une petite vidéo, amusante, peut-être éducative, et dont les commentaires se juxtaposent à ceux d’aujourd’hui.

          https://www.youtube.com/watch?v=q6vrweXiat8


      • lvzor Le 13 juin 2017 à 11h18
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        Il faut sérieusement s’aveugler pour ne pas voir que le programme qui sera mis en oeuvre par micron est plus de droite que n’importe quel délire de la pen. Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à considérer comme fascistes des gens capables de se présenter à une élection législative à seule fin de soutenir quelqu’un qui prévoit de gouverner par ordonnances.


      • Shirmeck Le 14 juin 2017 à 08h18
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        Admettons un instant que le FN soit réellement antisystème, ce qu’il n’est pas.

        Quand on voit la dégringolade de la FI, due (selon beaucoup) à l’attitude jugée “ambiguë” par rapport au FN au soir du premier tour, on n’imagine même pas ce que produirait un ralliement de premier tour de FI et du FN… Un score de FN, au mieux.

        Et si Sapir vise plutôt une alliance parlementaire, qu’il m’explique comment il espère former une majorité avec les représentations parlementaires de ces deux partis !

        Non, vraiment, Sapir s’égare depuis des années dans son idée d’un rapprochement des souverainistes de gauche et de droite. Politiquement, stratégiquement, c’est infaisable, impensable.

        Il est vrai, en revanche, que le rassemblement des électeurs est nécessaire (en fait de tous les électeurs de gauche, des électeurs populaires du FN, des abstentionnistes), mais ce rassemblement ne pourra jamais venir d’une alliance d’appareils.


    • .Catalina Le 12 juin 2017 à 06h22
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      Silk,

      “le FN on l’a pas entendu sur la loi travail.”, vous ne l’avez pas entendu mais moi j’ai lu le programme et le fn voulait abroger la loi travail si il avait élu à la présidence. Je me demande comment vous êtes passé à côté….et comment vous pouvez affirmer un mensonge pareil.


      • isidor ducasse Le 12 juin 2017 à 07h23
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        Le FN est un repoussoir, même un lapin crétin pourrait se faire élire face à la SARL Lepen.
        Pour ces élections, la victoire étant probable, M Lepen c’est sabordée: Il suffit de voir son comportement lors d’autres débats.
        Alors leur programme…..!


        • .Catalina Le 12 juin 2017 à 09h36
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          Isidor, je ne discute pas dU fait que le fn est un mauvais parti, j”appuie sur le fait que Silk raconte des hiStoires l’abrogagtion de la loi travail était une des mesures phare du fn. Je trouve grave qu’ayant remis l’église à la place du village, on me réponde de suite que “oui mais que” alors que c’est la réalité, ni plus, ni moins, En remettant les choses à leur place, je ne milite pas pour le fn mais pour la vérité. et c’est bien elle la première victime de la propagande médiatique comme par exemple la fausse déclaration de revenus de notre président, le bayrougate, etc, etc…..


        • tepavac Le 12 juin 2017 à 22h14
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          Il y a longtemps que le “mécontentement” populaire a été canalisé vers une équipe de fripouille.
          C’est comme Sanders aux USA, Tsipras en Grèce, Mélenchon est du même tonneau mais avec un niveau d’élocution et de culture plus élevée (encore que parfois je me demande en l’écoutant, s’il n’est pas réellement habité par son idéalisme international, ce qui serait plus grave avec une ligne direct vers la dictature).

          Les Anglo-saxons ont compris depuis longtemps, qu’en favorisant le pluriculturalisme, on divisait la population par antagonisme mimétique et qu’il en devenait plus aisé de la contrôler.

          Il suffit de voir les dégâts que cela occasionne sur une Nation qui a plus de quinze siècle de construction pour comprendre les raison du résultat de ces élections.

          Je ne peux même pas exprimer ce que sont mes sentiments à cet instant précis.
          Tien je vais me prendre une cuite.
          Je déconne


          • Micmac Le 12 juin 2017 à 23h05
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            Si on fout les oligarques en taule et qu’on réglemente la finance au point qu’elle ne rapporte pas plus qu’un livret A, et qu’on s’engage vers une économie plus solidaire, une meilleurs répartition des richesses et une transition énergétique écologique, ça me va.

            La question du multiculturalisme dans ses conditions ne se poserait même plus puisque nous vivrions dans une société dans laquelle il serait infiniment plus facile de s’intégrer, et plus facile d’adhérer à ses valeurs.

            C’est bien vous qui lâcher la proie pour l’ombre en vous dispersant sur des questions parfaitement superficielles. On voit bien ici le rôle de chien de garde du système joué par le Front Familial, en dispersant le mécontentement sur des questions subalternes dont l’oligarchie s’accommode parfaitement. Elle peut promouvoir ou condamner le multiculturalisme à sa guise, l’oligarchie, tant qu’elle garde son pognon…


            • tepavac Le 13 juin 2017 à 03h08
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              Vous vous méprenez Micmac, je commentai sur les propos d’Isidor Ducasse, qui parlait de la trahison, du sabordage volontaire du fn à la Présidentielle.

              mais vous m’intriguez, vous parlez de “superficialité”, hé bien j’ai voté, et seulement voté pour la sortie de l’UE et de l’Otan. les législatives n’ayant à mon sens plus aucune raison d’être.
              La raison en est simple, c’est la condition sine qua non, sans laquelle toutes autres proposition, ou intentions politique est une galéjade.

              On peux évidement rêver sur de belles promesses électorales, des uns et des autres, mais en définitive le résultat est là.

              Les convictions, aussi nobles et belles soient-elles, n’ont de valeur que si elles vivent dans tous les cœurs et tous les esprits. Or vu la cacophonie et les diatribes, je crois infiniment plus sage, que certains déposent leur carte d’adhérent pour dialoguer avec un esprit empreint de plus de liberté.
              De pouvoir être soit même et non le psittacidé d’une idole passagère.


      • de passage Le 12 juin 2017 à 09h38
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        quid de la polémique sur les amendements fortement teintés de néolibéralisme deposes par les sénateurs fn au sujet de la loi travail?
        (pour rappel: https://www.publicsenat.fr/lcp/politique/loi-travail-mesures-liberales-defavorables-aux-syndicats-des-senateurs-fn-1383321)
        Ca ne plaide guère en faveur du fn…


    • isidor ducasse Le 12 juin 2017 à 07h19
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      Moi dés que c’est extrême cela me fait fuir. L’extrémisme étant une dictature.
      Jean-Luc Mélenchon avait appelé, sans contre-partie, à voter pour Hollande en 2012.


      • LG Le 12 juin 2017 à 14h29
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        M.Mélenchon a fait une erreur en 2012, il ne l’a pas faite en 2017.
        Qui a qualifié d’extrême la position de la F.I.? En quoi est-elle extrême. Vous savez, à votre age, vous avez la capacité de qualifier vous-même les partis …
        J’ai choisi de dire que LREM / Macron est l’extrême défenseur des positions néo-libérales qui ont déjà montré leurs nocivités ailleurs.


      • BrunO Le 12 juin 2017 à 19h40
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        C’est un peu tautologique “dès que c’est extrême cela me fait fuir”. Je ne crois pas que beaucoup de monde se revendique des extrêmes.


    • basile Le 12 juin 2017 à 07h22
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      Mélenchon, rien d’extrémiste ? Quand il dit qu’il n’aime pas les riches, ce n’est pas du racisme ? Ah, non, parce que celui là, c’est du bon racisme, c’est pour le bien de tous, le vivre ensemble, etc…

      Mais plus concrètement, j’en connais quelques uns de ses électeurs, pour avoir partagé leur syndicat, leur parti historique. Ce sont ce qu’on appelle les « gros bras », qui n’hésitent pas à faire le coup de poing contre les colleurs d’affiches adverses, qui se vantent d’avoir jeté à l’eau des patrons.

      d’ailleurs je l’ai souvent mis en boîte, pour avoir voté Marchais (comme moi) et nous retrouver avec Mitterand, puis Mélenchon pour nous retrouver avec Hollande. On ne me la fait pas 36 fois, j’ai viré ma cutis, contrairement à lui et les vieux cocos qui à 70 ans n’ont toujours rien compris et se retrouvent à 2 % après avoir été à 25.


      • ouvrierpcf Le 12 juin 2017 à 09h00
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        les vieux de 70ans sauf les cocos se sont eux sont déplacés et eux ont voté ELM croyant sauver leur assurance vie à la BNP ou au crédit Agricole les vieux cocos avaient aussi participé au non de 2005 qu’on leur a volé et là ils avaient raison et étaient majoritaires comme pour MAASTRICH ou ils sont passés de peu du non depuis tout ce ^passe comme ils l’ont prévu et c’est eux qui comprennent ce que qui VA nous arriver une autre composante du CAPITALISME ce mot que personne n’emploie mais réalité économique et politique basile n’a rien saisi ou analysé


      • Alfred Le 12 juin 2017 à 09h03
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        Ne pas aimer les riches ce n’est pas du racisme car la richesse n’est pas une race et c’est une notion
        très relative. D’ailleurs vous n’etes pas riche. On se moque vos quatre baraques et ou votre pme/pmi de vos lingotins et de vos affaires maltaises. On ne parle pas de vous.
        Si vous ne comprenez pas la violence folle qui est contenue dans la répartition des richesses sur cette planète on ne peut plus rien pour vous et vous resterez spectateur de la “violence” exercée contre les “riches”.


      • zert Le 12 juin 2017 à 09h17
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        “Je n’aime pas les riches” c’est de Hollande hein… Un gros raciste extrémiste anti-riche comme chacun sait.


      • âge du faire Le 12 juin 2017 à 10h39
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        1° J’ai lu une grande nouveauté: le parti communiste français veut depuis l’ élection de Macron à la présidence et devant la péril,
        “SORTIR la FRANCE de l’union européenne..Ce n’est pas ce que Poutou avait dit lors du seul débat à la télévision. Il voulait simplement renégocier les traités…

        2° je ne comprends pas du tout Jacques Sapir qui écrit un livre sur “sortir de l’euro” et qui nous recommandait de voter Mélenchon qui avait bien dit au retour de ROME qu’il ne voulait pas du tout sortir de l’UE.
        Alors les contradictions qu’il évoque pour s’opposer à Macron lors des “ordonnances” à venir c’est bien LUI.


        • Roux Le 12 juin 2017 à 13h32
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          Poutou ne fait pas partie du PCF. Et si vous connaissiez un minimum l’histoire des mouvements d’extrême-gauche VS le Parti Communiste, vous comprendriez en quoi cet amalgame est une ânerie.


      • Roux Le 12 juin 2017 à 13h28
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        Faute. Il adore les riches…car au-dessus d’un million/an, il leur prend tout…pour le redistribuer aux plus nécessiteux !!! Il souhaite donc qu’ils deviennent encore plus riches…
        pour info: “Racisme: Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.” (Trésor de Langue Française) Etre riche est une race ou une ethnie ? Vous êtes formidable…


      • Subotai Le 12 juin 2017 à 20h23
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        Ah bon! “Riche” c’est une “race”?
        Wop wop wop!
        Moi qui croyais que c’était une Classe Sociale (en mode simplifié).
        En tout c’est vraiment une drôle de “race” qu’on puisse en changer au détour d’un revers de fortune…


    • Xavier Le 12 juin 2017 à 07h23
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      Pour être en désaccord fondamental avec le FN, parti passéiste et nostalgique d’une France expansionniste, j’avoue une incompréhension face à certaines critiques…

      Des racistes au FN ? Bien sûr !… Comme partout ailleurs !

      Quand on se revendique de valeurs soit disant humanistes et qu’on ne fait pas le lien avec le colonialisme paternaliste des mouvements de gauche, c’est de l’hypocrisie complète.

      Alors si le Macron et le big business sont aux rennes aujourd’hui c’est que 90% des français sont finalement bien contents d’être des rebelles de pacotille, théoriciens de la faute aux autres sans jamais s’inclure dans les critiques systémiques.

      FN, FG, écolos-bobos et autres n’ont de projet que flatter l’orgueil de qq uns plutôt que de faire le difficile travail de trouver un dénominateur commun aux gens, et un projet durable au niveau global…


      • Kasusbelli Le 12 juin 2017 à 08h05
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        90% des francais ? D ou sortez vous ce chiffre ?


        • SanKuKai Le 12 juin 2017 à 14h42
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          Je ne sais pas d’où sort le chiffre de 90% mais il est très proche du pourcentage de salariés.
          Ceux qu’on appelle plus cummunément dans les medias :”des Coûts”, et qui ne sont aujourd’hui défendus et représentés par personne.
          Et qui, d’après ce que vois autour de moi, semblent en effet accepter leur sort avec un fatalisme et/ou une ignorance désarmants.


        • Xavier Le 12 juin 2017 à 17h03
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          Aucune source, c’était un chiffre à la volée, au doigt mouillé pour dire “presque tous”.

          Parce que je vois, même ici, que la capacité humaine de vouloir s’en tirer à bon compte est générale. Et à lire les deux tendances représentant le lectorat des crises s’écharper il me semble que ce n’est pas près de s’arranger.


    • Amsterdammer Le 12 juin 2017 à 07h25
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      Mélanchon a amplement affiché son souverainisme, son amour pour son pays et affirmé que la République et la Nation sont là pour protéger ses citoyens, et pourtant, il n’a pas été traité de facho par la France Insoumise…

      Ironie mise à part : ce que FI rejette dans le discours du FN, ce n’est pas l’attachement au pays et la protection des citoyen par la Nation. Votre présentation des choses est tout simplement mensongère.
      Le FN, ce n’est pas un discours souverainiste et républicain, malgré le ripolinage de la ligne Philippot.


      • martin Le 12 juin 2017 à 16h41
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        @Amsterdammer : auriez vous l’obligeance de me dire en quoi ma présentation est mensongère ? Quand JLM affirme que “notre chance c’est le métissage” et que “la France est multi-culturelle et c’est heureux”, il me semble que con positionnement sur le sujet est assez clair. Non ?
        Tant que vous y êtes, si vous pouviez me dire en quoi le discours du FN – quoi qu’on en pense par ailleurs- ne serait pas “souverainiste et républicain” ? Juste pour savoir…


        • Subotai Le 12 juin 2017 à 20h04
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          Souverainiste, Républicain et Raciste.
          C’est le “Raciste” fait tache dans la trilogie.
          Que tous les votants FN ne soit pas |raciste| est évident, mais que l’histoire, l’idéologie, le fond même du Parti le soit l’est tout autant.
          Le problème en fait n’est même pas ce “racisme”, après tout on est libre de croire ce qu’on veut, mais c’est l’imbécilité de la posture Politique en cette deuxième décennies du XXIe siècle. Tout simplement parce qu’après un XXe siècle des plus mondialistes et des siècles de brassages culturels et humains, bien malin qui pourrait définir déjà, ce qu’est le |français|, qui est français et qui ne l’est pas, au delà de ce que la carte d’identité nationale indique.
          Pour quelques Philippot qui savent et comprennent plus ou moins la situation, combien de bas du front qui restent arcboutés sur une vision archaïque, idéalisée et fausse du groupe social dit “France”.
          Donc ce qui dit Melenchon n’est que l’acceptation d’une réalité implacable et la proposition d’en faire un avantage pour le bien de tous.


          • tepavac Le 12 juin 2017 à 21h22
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            “bien malin qui pourrait définir déjà, ce qu’est le |français|, ”

            Je vous ai vu bien plus éclairé Subotai, une fatigue passagère sans doute.

            Réponse déjà, de multiple fois et sous tous les angles défini; par le sentiment d’appartenance à une collectivité partageant un destin commun, dans le cadre d’une conviction commune, tant par l’effort, les agréments et les difficultés.
            Cette association politique, civil et économique se caractérise par un contrat d’allégeance individuelle dont les membres possèdent le titre de Citoyen ou de sujet.

            La ligné génétique n’entre pas dans cette organisation contractuelle, seule le serment d’allégeance, informel mais très réel est pris en compte.

            L’association d’individualités diverses entraine un mimétisme culturel, qui lui même provoque une identité communautaire. Cette entité, par nature se distingue des autres associations par préservation de sont écosystème.

            C’est pourquoi, une nation, son peuple est par nature discriminant.
            Ne pas confondre discrimination avec eugénisme dont le “racisme” est l’un des moteurs, mais pas le seul ni le plus important.


          • Subotai Le 13 juin 2017 à 05h47
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            @ Tepavac
            “” le sentiment d’appartenance à une collectivité partageant un destin commun”” et “etc, etc…”
            ****
            Désolé, mais tout cela relève de l’opinion, du sentiment, donc de l’irrationnel et du subjectif.
            Personne ne peut juger de ce que ressent l’autre sur ce sujet (ni aucun autre d’ailleurs).
            Quand au mimétisme, à l’identité communautaire et à la préservation de son écosystème, la nature, l’histoire et l’anthropologie nous montre que la survie du groupe est assurée justement quand il change, s’adapte et évolue et non quand il se verrouille.
            Et s’il faut, comme aux États Unis d’Amérique, donner des garanties avec des signes extérieurs de patriotisme, on sombre dans le ridicule; parce que si les EUA, une Nation totalement artificielle et de plus très jeune (dans l’Histoire), a besoin de cet “exosquelette” pour tenir, ce n’est pas le cas de la France.
            Donc…
            Le seul signe d’appartenance, rationnel ET légal ce qui est représenté par possession de la carte d’identité française.
            Point.


      • Friedlander Le 12 juin 2017 à 20h14
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        Je me demande de quel souverainisme vous parlez. S’agit-il de l’état souverain, ou du peuple souverain; Parce que s’il s’agit de l’état, ni Mélenchon, ni Marine Le Pen ne veulent un état souverain, puisque ni l’un ni l’autre ne veulent sortir de l’Union Européenne. Ils sont tous les deux députés européens. Mais notre nation n’est plus souveraine, puisque c’est Bruxelles qui dirige la France.


    • calal Le 12 juin 2017 à 08h13
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      certaines incoherences de la fi seront amha mises a jour durant le quinquennat de macron.effectivement celui ci en bon mondialiste,interviendra dans des guerres imperiales et acceptera les millions de refugies qui y seront deplaces.
      ces millions d’hommes eleves voir instruits dans leur pays d’origine ( la syrie formait des ingenieurs,des medecins,des techniciens) vont venir faire concurrence sur le marche du travail a nos enfants. transformer son enfant en travailleur qualifie ou non coute bien plus cher a un parent francais comparativement a l’importation d’un refugie par un patron.

      l’eglise catholique et le pc pensent qu’il est plus facile de recruter dans ces masses importees vierges plutot que dans les masses indigenes.
      de plus ces forces vives importees vont manquer a l’appel dans leur pays d’origine.


      • Cyd Le 12 juin 2017 à 13h36
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        Que vient faire ici l’Eglise catholique ?


        • Ghislaine Roudil Le 12 juin 2017 à 15h13
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          j’ignore ce que vient faire l’Eglise Catholique mais j’ai eu la surprise en lisant un media britannique que E Macron avait invité l’Imam de la Mosquée de Paris (Aboubakar) mais pas l’Archevêque de Paris ! est-ce un renvoi d’ascenseur ? Inquiétant tout de même !


    • kèsse Le 12 juin 2017 à 09h11
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      Euh, en faite … c’est comme si vous parliez du PC ou d’attac ou du NPA et qu’on était entre 2000 et 2010 … Vous vous servez d’une caricature émoussée pour faire la critique d’un mouvement dont on peut dire à minima que vous ne vous y êtes pas intéressé. En dehors bien sûr, des analyses bien courtes d’une presse vous permettant de bous auto-validé. Il faut rester critique … et s’ouvrir un peu … pleins de choses peuvent être reprochée à FI, ms pas ce que vous dites.
      A moins bien sur que par multicultarilisme, vous entendiez mixité … Alors je comprendrais que les militants FI vous ayent dit que vous étiez raciste.
      Si, par contre, vous parliez bien de multiculturalime, ça me va …


      • martin Le 12 juin 2017 à 16h57
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        Je me suis au contraire beaucoup intéressé au programme de la FI – au point de me demander si je n’allais pas y adhérer- dont je partage une large partie des analyses économiques (à quelques nuances fiscales près) et sociales.
        C’est justement en creusant un peu au delà des “mesures phares” (et soigneusement lissées) librement consultables sur leur site, que l’on se rend compte que le multiculturalisme (quand il ne s’agit pas du rejet haineux d’une culture nationale perçue comme “mortifère”) est au coeur de ce programme… et condamne mécaniquement ses attaques contre le capitalisme mondialisé à rester lettres mortes. Au demeurant, la position de Mélenchon sur la sortie de l’euro et de l’UE est tout sauf claire… alors qu’il devrait s’agir de la base.


        • tepavac Le 12 juin 2017 à 21h51
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          Cher Martin, vous vous époumonez en vain, nous naviguons dans les grottes de la conscience sociale.
          Les mots sont à la mode du temps, parler de pluriculturalisme alors que la plus part n’en possède pas l’ombre d’une idée.

          Il semble évident que les populations ont été sciemment laissées dans l’ignorance par manque criant d’éducation scolaire et philosophique.

          Tous ont oublié le premier paragraphe, pourtant très explicite;

          “Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements…”

          Nous avons au moins deux, sinon trois générations qui vivent dans les cavernes de la grande famille humaine, rien d’étonnant que les plus jeunes soient constamment à la recherche d’une “vérité” commune, d’une “idéologie commune”, et que certains se perdent dans le fanatisme.

          Ce ne sont pas les jolis graphiques qui attirent sur ce blog, mais bel et bien les sujets clivants dont Monsieur Olivier, parfois, nous dévoile avec brio toutes les dimensions.


        • Kopkounine Le 12 juin 2017 à 22h29
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          Vous êtes en plein dans la confusion entre l’internationalisme de gauche et la globalisation qui trouve son vocabulaire dans cet internationalisme pour lui appliquer l’exacte inverse: une concurrence sauvage. Le multiculturalisme n’est pas dans le vocabulaire de la France insoumise.


          • tepavac Le 13 juin 2017 à 02h11
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            Il est vrais qu’après une si brillante démonstration tout devient d’une clarté éblouissante.
            Le deux, selon vos propos, se disputant le titre de terra impérium au nom de leur propre idéologie, autrement dit, le pouvoir absolu sur tous les êtres.

            J’avoue ne pas posséder de telles grandeurs, à peine ais-je assez de force pour m’occuper de mon potager, mais votre idée mégalomaniaque me fait rêver, je promet d’y penser.


          • martin Le 13 juin 2017 à 02h21
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            @Kopkounine : “la France est multi-culturelle et c’est heureux” . JL Mélenchon.

            J’imagine qu’il n’a aucun lien avec la France insoumise… ou alors il a un sérieux problème de vocabulaire.


    • P. Peterovich Le 12 juin 2017 à 10h24
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      “Ils ont même dit (Philippot) qu’il ne savait pas s’il ferait grève …”

      La grève, le pouvoir s’en fiche, s’en moque et rigole. Une grève, cela se brise très facilement. Nul besoin de police ou de répression : il suffit de laisser traîner la situation. Le gréviste doit toujours payer ses factures et si le salaire ne rentre pas, il est bien embêté.


      • Tassin Le 13 juin 2017 à 12h25
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        Vous avez 2 siècles d’histoire ouvrière derrière vous pour vous prouver le contraire.
        C’est le patron qui a le plus a perdre dans une grève car il ne génère plus aucun revenu ni amortissement de son capital et les paiements aux fournisseurs et banques continuent à pleuvoir, pour des sommes autrement plus conséquentes que la facture d’électricité d’un ouvrier.


        • P. Peterovich Le 16 juin 2017 à 10h36
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          “Vous avez 2 siècles d’histoire ouvrière derrière vous pour vous prouver le contraire.”

          Oh, vous savez, je ne nie pas que durant les siècles passés, cela ait pu marcher. Cela dit, ajourd’hui, j’ai quelques doutes.

          Nous sommes passés dans une économie où :

          1/ la classe ouvrière s’est fortement réduite puisque la production de biens manufacturés a été externalisée; les revenus des entreprises de services sont bien moins dépendant de la continuité de la production.
          2/ les productions manufacturières qui restent présentes en France sont intégrées dans des conglomérats internationaux et ne représentent qu’une fraction de leurs revenus

          Une grève générale seule ne produira aucun résultat à partir du moment où la mondialisation a mis le patronat à l’abri des soubresauts sociaux locaux…


    • SARTON Bernard Le 12 juin 2017 à 12h27
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      Lois fondamentales de la révolution : ” Il faut que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois . C’est seulement lorsque ceux d’en bas ne veulent plus et que ceux d’en haut ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière . C’est alors que la révolution peut triompher .” Cette citation de Lénine dans “l’Etat et la révolution” est plus que jamais à l’ordre du jour . La bourgeoisie vient de réorganiser son dispositif de gouvernance avec La République en Marche de Macron en balayant largement tous les valets PS et UMP qui la servaient fidèlement depuis l’avènement de la 5ème République . Ce changement de nouveaux cadres plus jeunes et plus lié au monde de l’entreprise sera-t-il bénéfique pour le capitalisme Français ? Je pense que non , ce sera de nouveau un échec économique et social ! Changer les têtes pour appliquer une politique plus dure au peuple ne peut qu’engendrer la colère et la violence …Alors Lénine aura peut-être raison dans son affirmation révolutionnaire …..


      • Booster Le 13 juin 2017 à 11h18
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        Je trouve au contraire qu’il faut laisser blanc seing à Macron. Les français ont voté très clairement contre l’alternative, qui ne voulait pas en être d’ailleurs. Il ne faut pas en rester au milieu du chemin, si le multiculturalisme et le libéralisme ont fait un bien fou pour l’enrichissement du petit blanc, il n’y a aucune raison que les classes moyennes et supérieures n’en bénéficient pas également. Je ne vois pas pourquoi le patrimoine de tatie ou papa devrait vous empêcher de profiter pleinement de l’enrichissement de cette compétition saine. Et puis nos vieux acquis sociaux provenant de cette culture française et européenne ne valent pas grand chose, ils nous empêchent de progresser. Notre dissolution ne sera qu’un juste progrès.


    • jim Le 12 juin 2017 à 12h34
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      PErmettez que je vous donne mon avis. Je considère que Mélenchon et le FI sont d’essence extrêmiste, cripto-totalitaire même, et je pourrai donner 100 exemples concrets de l’expression de leur extrêmisme.
      Je préfère donner cette réflexion de Michéa, qui définit parfaitement l’extrêmisme, et va comme gant à FI :

      “Il conviendrait, une fois pour toutes, de bien distinguer une position radicale d’une posture extrémiste (ou “extrême” – au sens où l’on parle, par exemple, d’un sport extrême). On appellera ainsi une critique radicale toute critique qui s’avère capable d’identifier un mal à sa racine et qui est donc en mesure de proposer un traitement approprié. Une posture extrémiste, au contraire, renvoie essentiellement à cette configuration psychologique bien connue (et généralement d’origine œdipienne) qui oblige un sujet – afin de maintenir désespérément une image positive de lui-même – à dépasser sans cesse les limites existantes (la surenchère mimétique perpétuelle constituant, de ce fait le rituel extrémiste par excellence).”

      Cela dit, certains des votants pour FI ne sont que des victimes égarées par le démagogisme et les simplismes, et non pas des forcenés eux, de simples braves gens naïfs…

      Quant au FN, pour que ce soit clair, ce parti sent mauvais de bien des manières. Et de la même manière, leurs votants sont souvent des victimes égarées par etc…


      • Milsabor Le 12 juin 2017 à 14h15
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        Effectivement “l’avenir en commun”, le programme de JLM, reprend à son compte la”conquête des nouvelles libertés” chère au parti de Hollande, repérable dans la légalisation de la PMA, l’euthanasie, le cannabis. Ces items caractéristiques du libéralisme libertaire dénoncé par Michel Clouscard depuis 1972, sont la marque de fabrique de la trahison de la gauche par le PS depuis mai 68. La substitution du sociétal au social opère de façon tellement flagrante dans la succession de la loi sur le mariage pour tous et de loi El Khomri. Cette “surenchère mimétique perpétuelle, se nourrit du rapport en miroir avec le FN selon une montée aux extrêmes qui ne laisse aucune chance aux sympathisants des deux bords de pouvoir communiquer autrement que par la violence. Pendant ce temps là les mondialistes atlantistes européistes ont l’avenir devant eux.


      • yann35 Le 12 juin 2017 à 18h47
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        cette définition de l’extrémisme convient fort bien à emmanuel macron et à son mouvement je trouve !


      • Tassin Le 13 juin 2017 à 12h27
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        Citer du Michéa pour taper sur le candidat le plus proche idéologiquement de ce dernier c’est un peu alambiqué.


    • Amsterdammer Le 12 juin 2017 à 16h38
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      En fait, ce qui vous dérange chez France Insoumise – [l’amour de la France est implicite dans le nom même du mouvement, pourtant!!!], c’est que leur définition du citoyen ne se limite pas au français de souche, et que leur conception de la Nation/Patrie est non exclusive mais inclusive…

      L’angélisme bête du multiculturalisme, ce n’est pas ma tasse de thé.
      Un islamiste qui crache sa haine de la France et de la République (ou du Koninkrijk der Nederlanden), j’aurais du mal à le trouver digne de la nationalité française (ou néerlandaise).

      Mais les autres? Les musulmans normaux qui aspirent à une vie paisible, civilisée, attaché au pays où ils sont nés tout comme ils sont attachés au pays de leurs origines, des partis comme le FN ou le PVV de Wilders les considèrent comme des “français de papier” / nep-Nederlanders.

      Si le FN veut être respecté par les républicains, plutôt que de pleurnicher sur son exclusion, il doit d’abord respecter la conception française de la nationalité.


      • martin Le 12 juin 2017 à 17h52
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        Vous voyez comme c’est fascinant. Je vous parle de l’apologie du mutli-culturalisme faite par FI… et vous me répondez que “ce qui me dérange c’est que leur définition du citoyen ne se limite pas au français de souche” ! C’est un réflexe pavlovien…
        Puis vous m’expliquez doctement que les “musulmans normaux” (qui avait parlé de religion ?) sont considérés comme des français de papier par le FN (qui avait parlé du FN?). Quel est le rapport avec la choucroute ? Et êtes vous vraiment certain que c’est la culture méditerranéenne – quelle que soit la rive – qui bénéficie le plus de l’apologie du “multi-cul” ? Perso il me semblait qu’elle favorisait davantage les valeurs anglo-saxonnes…
        PS : la “conception française” de la nationalité, c’est l’intégration par l’assimilation. C’est d’ailleurs en ça qu’elle s’oppose à la conception américaine davantage portée sur la cohabitation de communautés de cultures distinctes. Vous pouvez parfaitement critiquer le FN, mais, à l’exact inverse de ce que vous affirmez, c’est le seul parti aujourd’hui à défendre la conception française de la nationalité.


        • Subotai Le 12 juin 2017 à 20h16
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          Il n’y a pas de “conception française” de la nationalité.
          Il y a une conception Politique de la nationalité.
          Pour le reste la “société des français” regroupant tout ceux dont la carte d’identité définit comme tel, n’a aucune conception définitive de sa nationalité et ne se pose guère la question, sauf quand elle se retrouve devant une remise en question des Droits qui s’y attachent.


          • martin Le 13 juin 2017 à 02h02
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            La France n’a donc ni histoire, ni mémoire. Les français d’aujourd’hui ne sont en rien dépositaires de siècles de réflexion et de luttes, libres de toute obligation envers leurs ascendants, à qui ils ne doivent rien, et leurs descendants à qui ils n’ont aucune valeur à transmettre.
            Il n’existe qu’une “société des français ” regroupant celles et eux qui ont la carte d’identité ad hoc, exemptés de toute obligation envers leur nation…sauf naturellement quand il s’agit de réclamer des “droits” (pardon: Droits) acquis, vraisemblablement par l’opération du Saint Esprit.
            C’est la conception de M Houellebecq -écrivain génial par ailleurs – et chantre de la France -Hôtel. Ce n’est pas exactement la mienne.


          • Subotai Le 13 juin 2017 à 06h02
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            @Martin
            “”La France n’a donc ni histoire, ni mémoire. Les français d’aujourd’hui …
            …et leurs descendants à qui ils n’ont aucune valeur à transmettre.””
            ********
            Je suis plié de rire parce que ce que “les français”, vous, croyez de l’Histoire tient souvent à ce qu’il y a dans documentaires historique d’Arte ou des autres chaines du câble. Du spectacle – toujours et/ou de la propagande – souvent.
            Et pour en avoir et regardé/étudié pas mal je dis en pesant mes mots que c’est essentiellement un tissu de conneries.
            Donc oui la France a une Histoire.
            Mais non la France n’a pas de mémoire et les Français d’aujourd’hui pour la plupart ne sentent dépositaire de rien.
            Pour pour ceux qui se pensent dépositaire de quelque chose, il s’agit essentiellement d’une France et d’une Histoire fantasmée et non celle de la réalité triviale.
            Bien sûr il y a des exceptions mais ça c’est peu vu dans les 20 dernières années, ni dans les intellos et encore moins chez les Politiques.


    • Eric Plaquet Le 12 juin 2017 à 22h21
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      Le multi-culturalisme n’est pas fantasmé, il est réel; dû au fait de la “bonne mondialisation”.
      La mondialisation économique est autre chose, c’est une course en avant vers la paupérisation de toutes les classes, hormis celles dirigeantes politiques et économiques.
      Qu’allons-nous faire si ce n’est aligner notre modèle social sur celui de l’Allemagne, et par procuration celui des états-unis?


      • martin Le 13 juin 2017 à 02h15
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        L’idée qu’il y aurait une “bonne mondialisation” (celle des hommes, des idées, des cultures etc.) et une “mauvaise” (celle des marchandises, des capitaux et des normes) est amusante… mais à mon humble avis simplement “amusante”.
        Soit la Nation constitue un cadre pertinent (économiquement bien sûr, mais également culturellement) avec ses règles et ses frontières, soit il s’agit d’une utopie de gauche dépassée à l’heure des “citoyens du monde” sans attache territoriale, sans solidarité locale, sans conscience ni envie d’une quelconque appartenance nationale supplantée par l’intégration à une ou plusieurs communautés (ethnique, religieuse, ludique…) .Mais i faut choisir. La légitimité d’une Nation existe, celle d’électrons libres sans attaches également… mais la légitimité d’électrons libres à réclamer la protection d’une Nation qui à leurs yeux n’existent pas m’échappe largement.


  2. Renard Le 12 juin 2017 à 02h53
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    Je retiendrais de ces élections l’entreprise de découragement – Guillemin aurait dit résignation – entreprise par la caste médiatique envers tout obstacle à notre gendre idéal de président.

    À nous répéter matin, midi et soir l’écrasante victoire à venir des candidats d’En Marche et en entourant de louanges chaque faits et gestes de Macron (quelle poignée de main !) nos médias ont préparé tranquillement le terrain à cette nouvelle Union des Possédants pour une victoire facile aux législatives.


  3. Ribouldingue Le 12 juin 2017 à 03h11
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    Désespérant.
    Une génération de nombrilistes qui votent ou s’abstiennent pour laisser la démocratie que leur ancètres ont gagnés de leur sang se déliter en espérant garder leur petit confort consumériste utopiste qui disparaitra forcément de toutes façons par la force du réel.
    Cette génération qui n’a jamais rien fait pour le monde refuse à ses enfants tout ce dont elle a profité, droits et richesse. Elle ne laissera à ses propre enfants que des ruines.
    Peuvent-ils se regarder dans leur glace tous ceux qui encouragent la continuité des massacres des civils irakiens, afghans puis syriens., la continuité du massacre de leurs propres enfants par la pollution.
    Une bande d’extrémistes fanatisés qui préfèrent l’écran plat et l’iphone plutôt que leurs gamins , voilà ce qu’on a vu s’exprimer par les urnes ce soir.
    Car les véritables extrémistes ce sont ceux qui massacrent par centaines de milliers des innocents pour du pétrole qui tue leur propre population, personne d’autre.


    • martin Le 12 juin 2017 à 04h06
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      Cette nouvelle génération que vous décrivez ne laissera rien à ses enfants parce qu’elle n’aura pas d’enfants (trop de contraintes), ou alors achetés neufs ou d’occasion. Ce qui ne l’empêchera d’être persuadée de représenter le bien et la morale…


      • Amsterdammer Le 12 juin 2017 à 07h29
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        Ça ne serait pas plutôt les vieilles générations nanties du papy boom qui ont voté massivement pour le messie néolibéral…?


        • Vltava Le 12 juin 2017 à 09h57
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          Amsterdammer”

          Ça ne serait pas plutôt les vieilles générations nanties du papy boom qui ont voté massivement pour le messie néolibéral…?
          Je fais partie de cette génération et j’ai voté France insoumise.Pas question de voter République en marche “.Ce qui ne m’a jamais empêché de respecter le choix des électeurs..


    • Amsterdammer Le 12 juin 2017 à 07h33
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      Vous parlez des générations du baby-boom, là, qui votent massivement pour les euro-mondialistes depuis l’abris de leur retraite à taux plein et de leur patrimoine accumulé pendant les années fastes, non?

      Eux aussi seraient donc accros à l’écran plat et l’iPhone. On en apprend tous les jours.


      • bdb Le 12 juin 2017 à 08h54
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        Arrête, François Lenglet, on t’a reconnu!


    • Aktaro Le 12 juin 2017 à 19h38
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      Désolé Ribouldingue, mes ancêtres ne se sont pas battus pour cette démocratie là.
      En considérant uniquement la différence de traitement et le timing entre les “affaires” des différents candidats, que sont ces élections si ce n’est qu’une gigantesque mascarade?
      Quel est le sens du combat de ceux qui s’estiment (à juste titre) lésés par le traitement médiatique et qui continuent à légitimer le système qui les disqualifie?


    • Booster Le 13 juin 2017 à 11h26
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      Vous oubliez de mentionner le territoire ! Remarquer ils en accepteront d’autant plus l’errance.


  4. Louis Robert Le 12 juin 2017 à 03h16
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    Questions:

    1. Si seulement 15 inscrits sur 100 ont voté Macron, qui Macron représente-t-il donc?

    2. Si la seule majorité est ici composée d’abstentionnistes, de quelle France dit-on qu’elle est “en marche”?

    3. Que vaut donc un “système électoral” qui donne la très grande majorité des sièges d’une l’Assemblee Nationale aux représentants de tout au plus 15% des électeurs inscrits, ignorant par là ce 85% d’entre eux qui n’en ont jamais voulu au pouvoir?

    Cette élection a le grand mérite de faire ressortir le caractère antidémocratique des institutions politiques françaises, donc des résultats qui nous sont maintenant livrés.

    Devant pareille performance, on ne peut que s’interroger: mais enfin, cette vague qui n’en est pas une, “cui bono?”.


    • Manuel Baptista Le 12 juin 2017 à 10h16
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      Vous avez raison, Louis, de poser ces questions. Je vois que tout ce processus, comme j’avais prévu dès avant les présidentielles, allait simplement vider completement la Ve. république de toute trace de vraie démocratie, il ne reste plus qu’une coquille vide, il ne reste plus qu’une façade…


    • Michel Le 12 juin 2017 à 13h20
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      Parmi vos questions où est l’anti-démocratie?
      Qu’au 2e tour de la présidentielle on fasse ce repproche OK. Macron a largement profité du rejet du FN.
      Mais au 1er tour de la présidentielle qui a dit que c’était anti-démocratique?
      Pourquoi alors les électeurs ne se sont pas déplacés pour aller voter au 1er tour des législatives ? Il n’y avait pas assez de choix? Avec en moyenne une bonne dizaine de candidats par circonscription ?
      A un moment il faut que les gens se bougent et défendent leurs idées. Mélenchon propose un projet alternatif alors il fallait voter massiveme t pour lui mais lui aussi a perdu des voix par rapport à la présidentielle.

      Sur la dernière remarque d’OB: j’ai beaucoup entendu dans les médias le fait que par rapport aux inscrits Macron n’avait que 15%. Notamment ce matin sur France Inter (ou hier soir sur France 2 je ne sais plus).


      • Louis Robert Le 12 juin 2017 à 15h34
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        Bonjour Michel,

        Selon moi, l’abstention signifie, très généralement, soit “aucun de ces messieurs-dames”, soit “je refuse de même PARAÎTRE légitimer ce jeu de dupes en y participant”, parfois même les deux à la fois. Je suis en outre d’avis qu’un sytème électoral rendant possible ce 455 sièges pour à peine 15% des inscrits ne devrait pas exister dans une société qui se veut démocratique.

        Bref, dans tous les médias français, il devrait aujourd’hui n’être question que d’abstention à plus de 50%, afin d’en déterminer les vraies causes en interrogeant, écoutant, et tentant de comprendre ce que les abstentionnistes ont à en dire, en en débattant jour et nuit, en étudiant sérieusement ce phénomène, en l’analysant, s’efforçant de réinventer et de faire revivre la démocratie en France.

        P.S. La démocratie obligatoire par le vote obligatoire sous peine de sanctions n’est PAS démocratie mais bien anti-démocratie… comme l’est le choix imposé du reste entre EM et FN-Marine, entre Sarko et FN, entre Chirac et FN, etc.


        • Louis Robert Le 12 juin 2017 à 15h50
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          ADDENNDUM @ Michel

          Pour un complément d’information et une source de réflexion, en réponse à votre question sur l’anti-democratie, voir, sur le site de Michel Collon:

          “2017 le coup d’État”

          http://www.investigaction.net/2017-le-coup-detat/


          • Michel Le 12 juin 2017 à 21h43
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            C’est vrai que le résultat n’est pas bon. La majorité avec 15% c’est sans commentaire. Je suis d’accord avec vous sur ce constat.

            Mais pourquoi on ne se mobilise pas pour voter Mélenchon qui souhaite mettre en place la 6e République comme il l’a expliqué lors de sa campagne: élisez moi, je passe la nouvelle constitution et je démissionne ?

            Ça ne se fera pas s’il n’y a pas une majorité pour le vouloir et quel autre moyen que d’aller voter? Les présidentielles avaient donné un bon élan au mouvement qu’il fallait poursuivre mais au lieu de ça les gens ne sont pas aller voter.

            Je trouve ça juste dommage car avec la même mobilisation qu’au 1er tour de la présidentielle pour les candidats alternatifs il y aurait eu plus de députés de ces mouvements.


        • Subotai Le 12 juin 2017 à 20h38
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          Pas seulement.
          Je pense que le record a été obtenu,
          pas par le : Ni – Ni
          pas par le : Sans moi
          mais par le : inutile de perdre son temps, les carottes sont déjà cuites.

          Ça pose quand même deux questions:
          la responsabilité des “sondages” donnant LREM gagnant sans appel
          l’expression de la frustration accumulée – parce que je ne crois pas à la résignation des “abstentionnistes” et des autres aussi, d’ailleurs.

          Il me vient une idée en écrivant, que la société française pourrait commencer à basculer visiblement dans un mode de vie alternatif; ceux qui n’attendent plus rien du système se mettant progressivement mais massivement “en marge”…
          C’est à suivre…


          • Louis Robert Le 12 juin 2017 à 21h53
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            D’accord.

            Bien sûr, les médias français (et tout citoyen pensant?…) devraient en outre examiner, analyser et tenter de vraiment comprendre les conséquences possibles, probables, voire inévitables de l’abstention à plus de 50%… Ce n’est pas un détail négligeable mais une réalité dont la signification profonde ne manquera pas de nous hanter pour longtemps. Dans de telles conditions, le triomphe qui “surfe” sur cette fausse vague risque d’être de courte durée, donc amèrement décevant. La manipulation systématique de l’opinion publique ne saurait durer qu’un temps.

            Nous venons de franchir un point de rupture sans précédent je crois, d’autant plus dangereux que le Pouvoir refuse de s’y arrêter. Il ne sait que trop ce qui est en cause, à savoir sa légitimité, d’où le déni.


    • Igor Le 12 juin 2017 à 19h03
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      Non le débat est parfaitement démocratique, il correspond à la démographie de la France. Macron est le candidat des retraités (voir la tranche d’age des votants), il a d’ailleurs tout pour leur plaire…
      Ce qui intéresse un retraité c’est le montant de sa pension de préférence en euro, ensuite c’est combien il aura a payer pour son aide médicale ou ses domestiques et la qualité de sa maison de retraite, des soins medicaux, le reste.. le chômage, le code du travail, la protection du salarié, je pense que cela ne l’intéresse pas . D’ailleurs Macron n’a jamais dit qu’il s’attaquerait au montant des pensions…Le jour ou l’Allemagne lui demandera de le faire, sa carrière politique s’arrêtera. Et vu sous cet angle la politique qu’il propose convient parfaitement à la majorité des français.
      Si je vois juste, la dette de la France continuera d’augmenter, de plus en plus…


      • victor Le 15 juin 2017 à 15h38
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        Avec des médias qui esquivent les directs et le pluralisme, qui criminalisent des courants d’idées, qui mentent ouvertement, dans un pays où la monnaie a été privatisée, l’économie est concentrée et l’accès au crédit est réservé aux riches, vous voulez qu’on accorde une onde de crédibilité à ce jeu de marioles qu’on nomme démocratie, alors que, par ailleurs, les lois sont dictées par une oligarchie non-élue qui trône dans la commission européenne ?

        Mais vous nous prenez vraiment pour des jambons …


      • Marie Cabardes Le 15 juin 2017 à 17h44
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        “Macron n’a jamais dit qu’il s’attaquerait au montant des pensions”.

        Faux.
        Il l’a déjà fait (en tant que ministre des Finances dans la Loi de Finance pour 2017 en remettant à taux plein la CSG sur les retraites moyennes/basses. J’ai vu ma pension perdre 75 euros à l’occasion. Et il va encore frapper avec son augmentation de la CSG. Pour moi : moins 50 euros mensuels. Sur 1780 euros au départ, j’en perds 75 = 1705 et, avec les moins 50 euros à venir, je me retrouverai avec 1655 euros : 125 euros mensuels de perte, multipliés par 12 = 1500 euros, soit l’équivalent ma facture énergétique.

        En outre vous avez une singulière vision du “retraité”. Je suis de ceux qui, tout juste à la retraite en juin 2016, ont battu le pavé à toutes les manifestations contre la Loi En Khomri.
        Et puis, un “retraité”, ça a des enfants parfois… Des enfants parfois dans la merde et ça pense à eux, ça s’inquiète pour eux voyez-vous… Mais sans doute préférez-vous la caricature.


  5. Charles-de Le 12 juin 2017 à 03h43
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    On s’approche de plus en plus de ce que je dis depuis longtemps : “Nous serons compétitifs quand nous aurons des salaires bulgares ou même chinois! ”
    Et surtout, ne touchons rien à l’euro et à l’Europe !


  6. Derek Le 12 juin 2017 à 03h45
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    Une élection à la proportionnelle avec un vote obligatoire. Comme par exemple en Belgique. Très démocratique, mais qui n’empêche pas d’autres perversions. Ceci dit, vous pouvez analyser ces législatives comme vous voulez et donner votre avis en autant de mots que vous voulez, ça ne change rien. Beaucoup d’abstention ? Et bien c’est comme ça. Tant qu’il ne sera pas obligatoire de voter en tout cas.


    • Oz Le 12 juin 2017 à 12h59
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      Comptabiliser les votes blancs permettrait sûrement la baisse de cette abstention


    • Porcinet Le 12 juin 2017 à 14h50
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      Allez voter, comme les grecs ?
      Comme 2005 ?
      Comme les Hollandais ?
      Si voter changer quoi que ce soit, il y a longtemps que cela serait interdit ! (Coluche).
      Cette manie d’attendre un “papa”, un sauveur. Le père Noêl n’existe pas.
      Les dominants ont trouvé la démocratie bien pratique, mais si leur monstre se rebelle, et bien il changeront de méthode.
      Imaginez si Mélenchon était passé : Des médias hystériques, des blocages de partout, des manipulations financières etc…
      Bref une Tsipras bis.
      Dire qu’il y a encore des gens qui manifestent ! Cela n’a jamais fonctionné (sauf quand elles vont dans le sens prévu)mais faut bien faire quelque chose..
      Et comme la violence, c’est mal et bien on a pas fini de subir.
      En plus voter dédouane.
      Le seul acte citoyen des gens : se déplacer un dimanche et tout regonflés de leur exemplarité citoyenne ils viennent vous faire la morale alors qu’ils ont des placements financiers, qu’ils achètent aux multinationales, qu’ils travaillent pour eux, qu’ils consomment comme des porcs sans se préoccuper des souffrances engendrées.
      Ma citoyenneté, je la crée au travers d’initiatives locales, d’engagement à aider les projets alternatifs et les bons votants nous regarde de haut, on est pas sérieux (sérieux étant le fait d’avoir plein de pognon et de relations).
      Et quand tout s’écroulera, ils viendront pleurer et nous expliquer qu’ils savaient.
      Les larbins sont pire que leurs maîtres.


  7. martin Le 12 juin 2017 à 04h03
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    J’aimerais que Sapir ait raison, et que le taux d’abstention record signe une défiance, ou au moins une méfiance, de la majorité de la population vis à vis de la politique qu’EM a été chargé de mettre en oeuvre. J’aimerais…mais je n’en crois rien.
    La vérité me parait être beaucoup plus triviale : la grande entreprise de décérébration menée par l’école (avec la collaboration active des syndicats enseignants), les media (du JT aux magazines “people”, du cinéma aux romans “promus”) et les partis politiques de “l’arc gouvernemental” a parfaitement porté ses fruits. Le citoyen 2.0 est un égoïste inculte et névrosé, dépourvu de capacité d’analyse et donc de sens critique, conditionné pour faire ce qu’on lui dit de faire. Point.
    Nous entrons dans une nouvelle période d’obscurantisme bien pensant et de chasse aux hérétiques. Gare à l’inquisition et bon courage à tous.


    • Stella 2b Le 12 juin 2017 à 05h54
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      Je serais plutôt en effet du même avis, et cela ne va pas s’arranger: c’est l’instruction et la culture qui permettent de déjouer ces ostensibles manipulations. Or, tout est organisé dans notre société pour entraver la réflexion et l’esprit critique, du manque de lectures pendant la scolarité à la prééminence de la télévision avec le bourrage de crâne qu’elle représente. La plupart de ceux qui ont voté pour cette gouvernance n’ont même pas lu le programme ni cherché à comprendre les intentions, quand il vont comprendre il sera trop tard.
      En ” ratissant large ” dans la constitution de son gouvernement, la chimère macron, créée de toute pièce par hollande/atali et consort a fourni tous azimuts des raisons de voter lrem: sans être grand clerc, on pouvait redouter ce résultat, directement issu de ce magistral tour de passe passe.
      Le pire est à venir, outre le massacre de tout ce qui apportait un peu d’humanité et de protection au modèle social français, avec la mise en place de l’état d’urgence permanent dans la constitution, il n’est même pas certain que manifester dans la rue soit encore possible. Bienvenue dans un monde impitoyable ou les modestes vont, comme toujours,être les premiers servis.


      • jim Le 12 juin 2017 à 09h34
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        “Je serais plutôt en effet du même avis, et cela ne va pas s’arranger: c’est l’instruction et la culture qui permettent de déjouer ces ostensibles manipulations.”
        @martin

        Ah bon?
        Déja, je n’aime pas le mépris qui suinte de vos 2 avis sur les pauvres citoyens prisonniers d’un système corrompu.

        Je crois au contraire que c’est tout autre chose qui permet de déjouer les manipulations.
        Pour preuves les résistances d’une bonne part des classes populaire et les suivismes récitants de bien de ceux considérés comme “élites” et “classes supérieures”, ceci dans bien des domaines.

        Je crois aussi que la prise en compte de cette RéALITé et le fait d’en tirer des conclusions radicales, fondatrices, pour un gestion démocratique de nos cités est un enjeu central : humainement, philosophiquement, politiquement, théoriquement et concrètement, central.

        Réfléchissez à de quoi est composé cet “autre chose”…


        • SARTON Bernard Le 12 juin 2017 à 12h43
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          L’autre chose c’est “la Révolution” populaire qui renversera l’Etat bourgeois en fin de course historique . Les élections bourgeoises n’ont jamais permis de changement sauf sur les marges lors des 30 glorieuses d’après guerre . Le mouvement révolutionnaire est pour l’instant en léthargie par sa division en multiples chapelles comme en 1789 , 1871 , 1914 , 1938 ,1968 .La violence larvée est présente partout dans les cités populaires et les entreprises. Le vote bourgeois des classes aisées et retraités ne représentent pas une force vive capable de tenir le pouvoir du capital à l’agonie . La classe ouvrière s’est refugiée dans l’abstention en attendant le moment propice de la “faute” bourgeoise Macronienne pour se mettre en action décisive . L’histoire ne s’arrête pas un soir du 11 Juin 2017 et les militants révolutionnaires doivent se préparer à ce moment révolutionnaire qui arrive ….


          • Milsabor Le 12 juin 2017 à 14h27
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            “La classe ouvrière s’est refugiée dans l’abstention en attendant le moment propice de la “faute” bourgeoise Macronienne pour se mettre en action décisive .”

            Vous ne devez pas beaucoup fréquenter la classe ouvrière, ou alors pas la même que moi qui ne rencontre que des ouvriers culpabilisés de tout : d’être ouvrier, de grever la compétitivité de leur entreprise, de ne pas être à la hauteur de leur tâche etc… C’est malheureux mais c’est comme ça. La souffrance au travail prend de plus le chemin de la médecine du travail et de moins en moins celle des luttes accompagnées par les syndicats.


    • Amsterdammer Le 12 juin 2017 à 07h38
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      Vous oubliez que ce sont massivement les retraités qui ont voté massivement pour la Régression en Marche.
      Ils sont à l’abris de la mondialisation, veulent maintenir l’euro au nom de leur pension, et sacrifient les jeunes générations.

      C’est le poids démographique exceptionnel des générations d’après-guerre qui explique ce résultat.


      • Secotine Le 12 juin 2017 à 09h57
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        Ben non, je suis retraitée et je n’ai pas voté Macron, parce que je fais partie des “petits” retraités, ceux dont la retraite se situe juste au dessus des 1250 euros/mois fatidiques et qui après avoir vu passer la CSG de 3 ,3 à 6,6 % va la voir à 8,4 au prétexte que les retraités ont un patrimoine et des revenus plus élevés à 70 ans qu’à 30 ! Il est vrai qu’à 30 ans,je n’avais ni maison, si livret A ni Assurance vie, je travaillais 40h/semaines 5 jours et demi sur 7, 4 semaines de congés et c’est tout. Et le pire ? je n’ai pas fait d’enfant parce que j’estimais déjà que leur vie ne serait pas meilleure que la mienne.
        Mais bon, comme selon France Stratégie les retraités sont improductifs, coutent plus cher qu’ils ne rapportent, autant s’en débarrasser en les étranglant chaque jour un peu plus.


        • Marie Cabardes Le 12 juin 2017 à 11h56
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          ***
          Oui. Je suis dans le même cas. En un an, ma pension a baissé (à compter de janvier 2017) de 75 euros par mois du fait de la Loi de finance pour 2017 (hausse CSG) et elle va perdre encore 50 euros avec les nouvelles macronneries. Les salaires eux aussi vont baisser et J. Sapir a raison : l’activité va baisser.
          L’ennemi à abattre c’est bien cette imposture Macron.
          Ils vont – entre autre – réussir à jeter l’opprobre sur les retraités – dont beaucoup vivent avec moins de 1 000 euros (voire beaucoup moins) * et qui ne sont pas une “classe”, traversés qu’ils sont, comme l’ensemble de la population, par des appartenances de classe. Mais il est certain que les retraités à stock options, n’ont eux aucun souci à se faire avec toutes les faveurs que leur réserve les macronistes.
          * niveau moyen des retraites est de 1376 euros bruts, avec une grave inégalité hommes/femmes.

          @ Silk (en haut) :
          Sapir mettrait sur le même plan FI et FN…
          Non. Il ne fait que remarquer la défiance vis à vis de l’euro qui leur est commune. En outre ils ont un électorat commun : celui de la France qui souffre.


          • P. Peterovich Le 12 juin 2017 à 14h19
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            “Ils vont – entre autre – réussir à jeter l’opprobre sur les retraités – dont beaucoup vivent avec moins de 1 000 euros (voire beaucoup moins) * et qui ne sont pas une “classe”, traversés qu’ils sont, comme l’ensemble de la population, par des appartenances de classe.”

            Quoi qu’on fasse, le paiement des retraites, même à moins de 1000 euros, et des soins de santé et de la dépendance se fait par prélèvement sur la richesse produite par les actifs.

            En ce sens, les retraités forment bien une classe dont l’intérêt bien compris est d’assurer la pérennité de la ponction sur le revenu national qui permet le service de leurs retraites et le financement des soins de santé (dont la moitié est consommé par les 65+).

            Et cet intérêt s’oppose à celui des travailleurs qui souhaitent voir ce revenu servir à leur payer des augmentations ou des RTT.


            • .Catalina Le 12 juin 2017 à 17h29
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              bonjour,
              Il me semble que dans votre constat vous faites comme si ces retraités n’avaient jamais cotisé. Ils ont cotise pendant 40 et uelques années, je me permets de vous le rappeller. Il y a des gens, en revanche, dans notre beau pays qui ne cotisent pas 40 ans et qui ont des retraites en or comparé aux travailleurs qui eux sont indispensables à notre pays. Inutile de les nommer. Ce que j’aimerai moi c’est connaitre l’argent qui entre et qui sort pour notre pays, à l’euro près car uelque chose me dit que les finances sont loin d’être aussi catastrophiques que ce que l’on veut bien nous faire croire. Dans un pays où on chasse les pauvres ( RSA), n’est-il pas imvraisemblable qu’on ne scrute pas à la loupe les dépense de nos “représentants” ? et puisque sanctions il doit y avoir pour les fraudeurs à 500 euros, pourquoi donc n’y en a t-il pas pour les fraudeurs à des milliers d’euros ? Je suis absolument persuadée qu’en mettant les dépenses de nos zélus sous la loupe, une augmentation de la csg serait inutile ainsi que l’austérité et gnagnagnagna….Faudrait-il encore que le peuple l’exige….


            • Marie Cabardes Le 12 juin 2017 à 20h03
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              @Petrorich

              PIB 2015 : 2181 milliards d’euros.
              coût des retraites 2015 : 31 milliards d’euros.

              __________
              La pension moyenne de retraite 2015 s’élève à 1.306 euros bruts mensuels : autrement dit le smic.
              En savoir plus ici :
              http://www.latribune.fr/economie/france/la-pension-moyenne-de-retraite-s-eleve-a-1-306-euros-bruts-mensuels-475756.html

              Il sont 16,6 millions à avoir travaillé pour vous en se faisant plumer par la rente servie au capital !
              Population active (y compris les chômeurs donc) en données 2014 : 28,6 millions de personnes (qui continuent de se faire laminer par… le rente servie au capital !).

              Ma suggestion : munissez-vous d’une bonne arme à feu, et aller exécuter chez eux tous les plus de 65 ans de votre quartier !


            • P. Peterovich Le 16 juin 2017 à 10h44
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              @ catilina :

              Les cotisations versées ne sont pas stockées en attendant que le travailleur prenne sa retraite, elles sont dépensées instantanément pour payer ceux qui sont actuellement retraités.

              Il y a un équilibre instantané entre les cotisations versées par les actifs et les sommes versées aux retraités.

              De ce fait, si vous diminuer le ratio actif/retraité, chaque actif doit accepter un prélèvement accru pour financer un nombre de retraités plus important.

              Vous comprendrez que, pour les actifs, la pilule passe difficilement; pour que la chose se passe sans heurt, il faudrait que nous connaissions une croissance économique importante permettant à la fois d’assurer le service des retraites et l’augmentation des salaires des actifs…

              Dans un contexte de récession ou de croissance molle, il n’y a pas de raison que les retraites ne diminuent pas alors que les salaires sont sous pression.

              Il faut être conscient de la nature structurelle du problème.


            • P. Peterovich Le 16 juin 2017 à 11h02
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              @ Maria Cabardes

              Vos chiffres sont inexacts.

              Si vous faites un simple calcul sur la base des chiffres de votre article, vous arrivez à 16.6 millions x 1306 euros (par mois !) x 12 mois = 260 milliards d’euros. En réalité, les chiffres sont beaucoup plus élevés. En 2011, alors que le papy-boom venait à peine de débuter, la France consacrait déjà 271 milliards aux retraites (sur un total de 483 milliards de prélèvements sociaux globaux) ou 13,6 p.c. de son PIB

              Bien sûr, le PIB français est beaucoup plus élevé. Heureusement, d’ailleurs, sinon cela voudrait dire que l’ensemble des revenus générés par le travail et le capital serait capté par une cohorte d’anciens travailleurs…

              Le système redistributif actuel est intenable dans un contexte de stagnation économique. Et je ne crois que le fait de capter l’intégralité des revenus du capital (qui stagnent aussi) pourra y changer grand chose (attention, je parle des REVENUS du capital, pas des valorisations boursières).


          • Sam Le 13 juin 2017 à 00h46
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            “ils ont un électorat commun : celui de la France qui souffre.”

            Merci, j’en avais ras le bol de ces niaiseries sur le racisme. Car c’est bien de l’électorat qu’il est question, et des racistes, hélas, il y en a de tous les bords…


      • Vltava Le 12 juin 2017 à 10h05
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        Amsterdammer”Vous oubliez que ce sont massivement les retraités qui ont voté massivement pour la Régression en Marche.
        Ils sont à l’abris de la mondialisation, veulent maintenir l’euro au nom de leur pension, et sacrifient les jeunes générations.

        C’est le poids démographique exceptionnel des générations d’après-guerre qui explique ce résultat.”
        Arrêtez de faire une généralité.Je fais partie de ces retraités(1950) .Et je fais partie de ces retraités qui ont voté France insoumise.Il y a de ces retraités qui se souviennent des luttes de leurs aînés.Et qui à leur tour on lutté et luttent encore..


        • PierreH Le 12 juin 2017 à 16h15
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          Il faut aussi arrêter de tout ramener à des exemples particuliers. Les statistiques (quand elles ne sont pas trafiquées. évidemment) sont là pour ça. Ca n’est pas parce qu’on ne doit pas faire de généralité qu’il n’y a pas de tendance claire (et parfois lourde).
          Ceci étant dit sans avoir analysé les stats dans le cas d’espèce, pour les retraités et Macron je ne sais, mais tant qu’on ne va pas voir les chiffres de près tout ça c’est du vent, dans un sens comme dans l’autre.


      • Raoul Le 12 juin 2017 à 10h09
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        Où avez-vous vu que ce sont les retraités qui ont voté majoritairement Macron ? Moi, je vois que les retraités sont ceux qui se sont le moins abstenu. Une analyse plus fine pourra confirmer ce que vous dites, mais pour le moment, on ne peut rien dire.

        Je ne vois pas pourquoi ceux qui ont été voter devraient être jugés responsables de la situation et ceux qui ont laissé faire en ne votant pas devraient être considérés comme des victimes des premiers.


      • âge du faire Le 12 juin 2017 à 10h53
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        je pense que c’est la génération du baby boom qui n’a connu que la facilité, le travail à 2, de bonnes retraites et qui surtout sont scotchés , rivés toute la journée devant leur télé qui sont la cause primordiale de cet engouement pour Macron qui hurle des phrases ineptes.
        Je le vois bien autour de moi dans un immeuble de propriétaires en majorité!


    • ricard'eau Le 12 juin 2017 à 07h46
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      Tout à fait d’accord avec vous …. J’ai habité dans d’autres pays et je confirme … En France et surtout dans les grandes métropoles les gens sont très égoïstes (c’est peu dire) manquent cruellement du sens de vivre en société et le respect de l’autre … Manquent d’esprit critique et sont très ”adolescents” dans leur facon d’être ou agir même à 50ans …. Bien sure Pas tous mais j’ai remarqué que c’était bien pire que ailleurs …


    • Porcinet Le 13 juin 2017 à 03h04
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      Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux.


  8. kasper Le 12 juin 2017 à 05h36
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    Parler de “vague Macron” avec 13% des inscrits relève clairement plus du rêve éveillé que d’un travail de journaliste. Surtout avec le mattraquage qu’on se prend depuis un an.

    Macreux, c’est pluto la dernière bernique sur le rocher qui résiste encore a la vague abstentionniste.

    Rendez vous bientot pour les premières lois, les manifs monstres qu’elles provoqueront avec les 80% de citoyens qui ne sentiront pas représentés par cette assemblée, et des violences policières monstres pour y repondre, saupoudrées de détournements de l’etat d’urgence.


  9. Bernard Le 12 juin 2017 à 05h51
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    Plus de 50% d’abstention, chaque année les nouvelles lois écrasent toujours un peu plus les citoyens. La pauvreté et les besoins vitaux essentiels sont devenus plus important que ce cirque grotesque de votation. Rien d’étonnant à cette situation. C’est tristement réel


    • Malbrough Le 12 juin 2017 à 11h16
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      D’accord avec vous !
      S’il y a un fait qui va à l’encontre de ce qu’affirment certains ici c’est le taux anormal de ceux qui ne se sont pas déplacés puis de ceux qui ne se sont pas exprimés : en gros 50 % puis encore 50 % .
      Je pense que c’est lié à une sensation d’étranglement :
      voter contre le système , c’est prendre le risque rapide du chaos “à la Grecque” .
      Et là l’Allemagne de Merkel a remarquablement joué le coup !
      Il n’y a pas de limites ni à la productivité , ni au libéralisme économique .
      Ce qui fait craindre que les mesures macroniennes ne seront d’emblée qu’un début .
      Bravo au fait pour J. Sapir pour son analyse de la réforme du bulletin de salaire , de la CSG, des cotisations sociales, etc …
      Le bulletin de salaire net sera sans doute un peu renforcé au départ mais ce qui constitue les salaire brut , les assurances sociales , chômage disparaîtront ou seront minorées au profit des privées .
      Ca tombe bien les entreprises d’assurances privées sont sur les starting blocks.
      Le souci c’est que pour faire tourner une économie , même de services , il faut un peu de pouvoir d’achat .
      Mais aux USA on a réglé le problème depuis longtemps avec une fracture sociale irréductible : exclus/inclus .


  10. Fabrice Le 12 juin 2017 à 06h24
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    Personnellement je ne suis pas allé voté parce que là seule alternative aux républicains dans ma ville c’était le parti de Macron.

    Alors non désolé j’en ai marre de ce choix qui n’en n’est pas un je ne cautionnerais pas un marché de dupe.

    Grâce à Olivier je sais ce qui m’attends la France à connu des crises et des périodes d’aisance nous allons perdre tous les bénéfices d’une longue période d’aisance.

    J’ai été en Argentine et j’ai vu un peuple formidable qui m’a donné un exemple formidable de survie et qui malgré la misère continu à vivre et à rire alors qu’ils continuent d’en baver, pleurer sur ce qui ne sera bientôt plus ne sert à rien, nous ne ferions que servir leurs intérêts.

    Il faut relever sa tête et se moquer ouvertement des ses groupes d’influences (finance, média, politiques, …) ils ont tremblé devant un Coluche, qu’arrivera-t-il face à des milliers ?


    • Imbèrt Le 12 juin 2017 à 06h57
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      Je serais presque d’accord avec çà. Mais j’ai un doute. La France a-t’elle un peuple formidable?
      Si c’était le cas, il me semble que ce peuple formidable serait descendu dans la rue après que les élites se soient assises sur le référendum de 2005.
      Malheureusement, tout le monde n’est pas islandais.


    • Homère d'Allore Le 12 juin 2017 à 06h58
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      “Personnellement, je ne suis pas allé voter parce que la seule alternative…”

      Au second tour, je comprends ! Mais au premier, Non, trois fois non !

      Il y avait un choix large dans toutes les circonscriptions et la survie financière de certains petits partis dépendait d’atteindre ou non les 1%. Chaque voix comptait pour eux.


      • Xavier Le 12 juin 2017 à 07h28
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        Un large choix d’autistes et de clientelistes…

        Aucun parti n’a une vision globale de la problématique expansionnisme => compétition => conflits.

        À partir de là…


      • calal Le 12 juin 2017 à 08h18
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        c’est peut etre pour ca l’abstention massive: a 1,42 e d’argent des impots verse par voix obtenue au premier tour,peut etre certains francais se sont dit que s’ils s’abstenaient,ca leur ferait economiser un peu de pognon…


        • ouvrierpcf Le 12 juin 2017 à 09h10
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          pognon que MULIEZ de chez AUCHAN va directement investir dans le marché boursier pour acheter une nouvelle tondeuse pour sa pelouse de son jardin de maison en BELGIQUE à 12 km de VILLEUNEUVE D’ASQ ou est V2000 le plus grand AUCHAN de FRANCE calal vous êtes est berné trompé et vous n’avez plus de parti politique pour vous exprimer vous allez marcher droit et à la baguette EN MARCHE


      • Fabrice Le 12 juin 2017 à 08h20
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        Depuis que je suis dans ma commune depuis plus de 30 ans et avant cela toujours été soit rpr puis républicain donc je peux affirmer qu’il n’y a jamais d’alternance celui qui est nommé par son parti est assuré de passer.


        • Homère d'Allore Le 12 juin 2017 à 14h24
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          Il ne s’agit pas de “faire passer” un député mais de défendre des idées, fussent elles minoritaires car un parti qui dépassait 1% des voix dans 50 circonscriptions pouvait avoir un peu de financement public.


      • Vlois Le 12 juin 2017 à 08h33
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        N’y a-t-il pas un moment où il n’y a plus rien à espérer des élections avec le scrutin majoritaire à deux tours ?

        Sans doute mettre un bulletin c’est accepter le système que celui qui est élu reconduira pour y être réélu lui ou son parti. Que fais t’on lorsqu’on rejette le système entier ? Celui des marchands ?

        Perso, Je voterai au deuxième contre pour n’importe quelle chèvre opposée de façade à LREM. Ma conviction est que ce n’est plus une démocratie si cela l’a été un jour au sens premier : il ne soigne même plus la façade, donc pourquoi voter dans cette fausse démocratie.

        Comment faire société maintenant?


      • Vlois Le 12 juin 2017 à 08h34
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        N’y a-t-il pas un moment où il n’y a plus rien à espérer des élections avec le scrutin majoritaire à deux tours ?

        Sans doute mettre un bulletin c’est accepter le système que celui qui est élu reconduira pour y être réélu lui ou son parti. Que fais t’on lorsqu’on rejette le système entier ? Celui des marchands ?

        Perso, Je voterai au deuxième contre pour n’importe quelle chèvre opposée de façade à LREM. Ma conviction est que ce n’est plus une démocratie si cela l’a été un jour au sens premier : ils ne soignent même plus la façade, donc pourquoi voter dans cette fausse démocratie.

        Comment faire société maintenant?


    • Chris Le 12 juin 2017 à 12h32
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      Quand donc les Français comprendront que voter c’est aussi exprimer un choix collectif ?!
      Il y a nos intérêts immédiats mais il faut regarder un bout plus loin et évaluer l’intérêt collectif, afin que l’un n’annule pas l’autre.
      Enfin, c’est ma vision de la démocratie : une destinée collective.
      Perso, la veulerie politique française des élites comme de l’électorat m’écoeure.
      Les protagonistes de 1940 (la société bourgeoise qui sauve les meubles peu en importe le cout) sont revenus aux commandes et caracolent. Désespérant.
      Mais finalement cette tournure est logique si je relis les projections du Club de Rome. J’avais secrètement espéré que l’intelligence humaine et l’éducation pour tous nous sauveraient des conclusions les plus noires. Et ben non !


      • Porcinet Le 13 juin 2017 à 03h28
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        Faux paradigme, l’être humain est un animal social mais son empathie se limite à un cercle proche (sauf exceptions).
        On a fait croire aux gens qu’une “nation” pouvait les rassembler.
        Si vous relisez un peu “Voyage au bout de la nuit” vous comprendrez qu’il ne s’agit que d’une manipulation destinée à envoyer au combat ceux qui n’y ont aucun intérêt.
        C’est foutu, point.
        C’est si dur que ça de l’admettre ?
        La planète est si maltraitée qu’elle ne peut plus développer la vie et on se chamaille pour du pouvoir d’achat.
        Sauvons nos salaires pour une belle retraite quand on sera mort.
        Et ceux qui l’ont déjà sont de vrais morts vivants, 40 ans à produire des merdes pour finir par enfin les acheter.


  11. Duracuir Le 12 juin 2017 à 06h31
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    Et ben…. comme disait Jean Gabin dans “La Traversée de Paris”:
    “salops de pauvres!”
    Les mecs, tout le monde se tue à leur dire que le code du travail va être défoncé, que le chômage va passer à la moulinette, que la retraite suivra, qu’on va leur f… encore plus d’UE, encore plus d’OTAN, et RIEN N’EST CACHE. Même la presse mainstream la plus macronienne nous martèle depuis deux semaines que les couteaux s’aiguisent, que le bourgeois est pris d’hubris, nous sort dossier sur dossier planqué sur ce qui nous attend, ben non, le c… de prolo reste à la maison et boude.
    Alors, moi je veux bien, rouleau compresseur médiatique, gnagnagna, fabrique du consentement gnagnagna, stratégie du choc gnagnagna, à la finale, il y a un homme qui dispose de plus de liberté et de moyens d’informations qu’il n’en n’a jamais eu dans l”Histoire et qui se comporte comme un téléspectateur d’Hanounah qui bouderait parce qu’il n’y a plus de BigMac Bacon en stock.
    Alors c’est très clair:
    QU’ILS AILLENT SE FAIRE F…


    • Chris Le 12 juin 2017 à 12h38
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      Je partage ô combien votre colère. Je me disais hier soir que les premiers (et suivants !) dont je connais les intentions de vote, qui se plaindront du Gvt Macron, je leur rentre dedans : la peignée verbale de leur vie.
      Aucune indulgence, car je leur ai refilé toute la littérature leur permettant d’évaluer la situation.


    • Emin Le 12 juin 2017 à 13h13
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      Et il fallait faire quoi Duracuir?
      “salauds de pauvre?” Je vous rappelle que les salauds de pauvres n’ont pas voté pour Macron. Auraient-ils du voter pour Mélenchon? Jusqu’à maintenant les plus modeste ne ce sont jamais déplacé pour lui. Et les idées de Mélenchon ainsi que son électorat son par ailleurs hétérogènes. Auraient-ils du voter pour Marine Le pen? Après sa campagne désastreuses madame danse la zumba alors que la France va se faire patiemment dépiauter.

      La vérité c’est que si macron écrase la concurrence c’est qu’il n’y à personne pour représenter les “salauds de pauvre” et qu’ils le sentent parfaitement bien.
      Arrêter de regarder les médias pour une fois, vous vous êtes mis à croire au raz de marée Macron. Pourtant il est l’homme le moins bien élu de la cinquième république en réalité et en outre celui qui aura la majorité en terme de soutien populaire et non de siège la plus faible de l’histoire. Depuis Pompidou en 1962 jamais un parti n’avait recueilli aussi peu de voix et je vous rappelle qu’a l’époque le corps électoral était de 27 millions aujourd’hui il est de 47 millions


      • Porcinet Le 13 juin 2017 à 03h36
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        La vérité est que les “pauvres” n’existent pas en tant qu’entité.
        Les pauvres, pour la plupart ne rêvent que de devenir un connard de riche.
        Qui lui-même a une vie de chiotte remplie d’obligations d’appartenance à la caste (tout comme le pauvre).

        on ferait mieux de diviser en cons et pas cons.
        Et pour répondre d’avance à la critique de “qui est-tu pour juger ?”, je sais par expérience que les plus arrogants sont ceux qui veulent maintenir les gens dans l’ignorance.
        Sous couvert de bons sentiments.


  12. .Catalina Le 12 juin 2017 à 06h32
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    par quel tour de passe passe ce parti nommé En marche est devenu ” la République en marche” ????? parce que ce n’est pas la république qui est en marche c’est un parti européiste à 100%, où est donc passée la république ?
    ” Elle est accessible également à tous ses citoyens et est la propriété collective de tous. Elle s’oppose à la propriété privée, de sorte que tout ce qui n’est pas privé est public, et réciproquement. La chose publique comprend tout ce qui est public dans un pays donné….”


  13. Duracuir Le 12 juin 2017 à 06h36
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    Sinon, moi qui tenait un bureau de vote hier, il y a quelque chose d’étonnant que j’ai remarqué. Peut-être typiquement local mais…
    Le bureau voisin du mien(mais dans la même école), pour les présidentielles a eu un véritable raz de marée d’électeur. Et eu égard au quartier correspondant, c’était massivement un électorat, comme on dit, issu de l’immigration.
    Hier, ils étaient quasiment absents.
    Désintérêt? Ou message à la gauche(locale? régionale? nationale?): “sans nous vous n’êtes plus rien”?
    Délire peut-être. A suivre.


    • Homère d'Allore Le 12 juin 2017 à 14h33
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      Vos “salauds de pauvres” comme vous dites, se sont massivement abstenus.

      Je le regrette, tout comme vous, ayant d’ailleurs été candidat et ayant récolté 0,68 % alors que je visais 1%

      Mais lorsque vous voyez les “minorités visibles” s’abstenir, vous pouvez aussi constater que “le petit blanc” a fait de même en analysant la dégringolade du FN.


      • Fritz Le 12 juin 2017 à 15h41
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        Félicitations. Vous vous êtes présenté, envers et contre tout.
        Dans ma circonscription, j’ai voté pour un candidat qui a fait 0,5 %.
        Dans ma commune, ce candidat modeste et colleur d’affiches a fait 0,7 %.
        Je ne regrette pas mon vote de conviction.


      • Duracuir Le 12 juin 2017 à 17h55
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        c’est juste Homère. C’est juste. Effet de visibilité sûrement.


  14. Duracuir Le 12 juin 2017 à 06h49
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    Et honneur aux Marseillais: Meluche 34%.


  15. Alain Le 12 juin 2017 à 06h53
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    Même si le mode de scrutin français est éminemment non démocratique – mais n’oublions pas qu’il a été mis en place suite à l’impossibilité congénitale des politiciens français de mettre en place des accords sur des programmes gouvernementaux et surtout les respecter jusqu’à la fin de la législature comme cela se fait ailleurs – les Français pouvaient barrer la route d’une telle majorité, en particulier en allant voter plutôt que de s’abstenir, il ne faut jamais oublier que s’abstenir c’est donner une prime au plus fort!.

    Maintenant, étant donné l’annonce de ce raz de marée, on peut croire que les abstentionnistes sont d’accord avec ce vote et se sont dit que leur voix n’apporterait rien de plus à la REM.

    Comme a dit Bossuet “Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes”, il n’a donc pas fini de rire en France


    • SanKuKai Le 12 juin 2017 à 18h41
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      “s’abstenir c’est donner une prime au plus fort!”. Sauf qu’avec 51%, le plus fort c’est l’abstention justement. Si vous choisissez (comme nos hommes politiques et nos journalistes) d’ignorer ce fait, c’est VOUS qui donnez du crédit à la REM.

      Ensuite vous dites: “on peut croire que les abstentionnistes sont d’accord avec ce vote “. Merci de ne pas interpreter ce que pensent les abstentionnistes.

      Un seul contre exemple: Imaginez quelqu’un qui n’est pas néo-liberal, qui vote à toutes les élections depuis 40 ans et qui se prends du néo-libéralisme à toutes les sauces quel que soit le papier qu’il met dans l’urne. Pensez-vous vraiment que cette personne ait des raisons de croire que le papier dans l’urne cette fois ci va changer quelque chose?
      Pour toute personne non néo-libérale de moins de 68 ans, ça représente toute une vie à voter pour rien!


  16. René Fabri Le 12 juin 2017 à 06h58
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    En France, le président a beaucoup de pouvoir. mais le parlement très peu. C’est la faute au 49.3, et aussi à la connivence entre les élites qui fait qu’il n’y a aucune opposition réelle. Par exemple Hollande était au plus bas dans les sondages, mais aucune motion de censure n’a réussi à passer.


  17. Ardéchoix Le 12 juin 2017 à 07h47
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    La République en marche loin devant avec 13,42% des inscrits.
    On attendait les allemands à Sedan, y sont passés par le parlement de Bruxelles.
    Allez en ce jour de victoire, double ration de vaseline.


  18. Macarel Le 12 juin 2017 à 07h48
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    Il y en a un qui fait profil bas : c’est Hollande !

    Hier soir la France Soumise a triomphé !

    En un quinquennat il aura liquidé le PS. Un PS qui en 2012 avait quasiment tout : Présidence, parlement, même Sénat, Régions, conseils départementaux, municipalités, etc…

    Aujourd’hui le PS n’existe même plus !

    Et Hollande aura préparé le terrain au “triomphe de Macron”. La France (moins de la moitié tout de même), s’est donnée à Macron, se soumettant de la sorte à l’UE et aux marchés.

    Hier soir ce fut la victoire d’une France de vieux et de start-up-eurs affairistes soumise aux lois de la gravitation de l’économie globale et financiarisée. Le pays n’a pas fini d’en payer les conséquences désastreuses…


    • Chris Le 12 juin 2017 à 12h44
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      Disons que c’est plutôt la disparition publique du PS, qui depuis Mitterand, fait une politique plus droite que la droite. Le dernier PS était Chirac !


    • Loxosceles Le 12 juin 2017 à 12h59
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      La seule chose qui a changé concrètement : hier le PS était rose, maintenant il est mauve. C’est ça, la révolution politique dont on parle tant.

      En fabricant le simulacre Macron, Hollande n’a pas tant liquidé le PS qu’il en a transféré la plus grande partie vers le centre, là où il peut assumer une politique qui est en réalité la sienne depuis une bonne trentaine d’années.

      Tout cela n’est qu’une tempête dans un verre d’eau, et je déplore fortement les débats partisans qui ont lieu sous cet article. Ce partisanisme, ce “participationnisme” affiché de certains aussi, qui ne peuvent accepter que d’autres fassent le choix de refuser absolument et entièrement ce système, y compris jusque dans ses ridicules calculs d’apothicaires pour “contrer Macron” qui n’est qu’une des innombrables têtes de l’hydre-système. Coupez la tête Hollande, il repousse deux Macron, coupez deux Macron, il repoussera 4 je ne sais quoi.

      L’abstention est et restera un choix parfaitement digne. Ce n’est pas de la résignation. C’est l’acceptation que tout ce que produit le système n’est que manipulation et calcul, et qu’il vaut mieux passer à autre chose, et commencer à réfléchir à comment faire de la politique autrement. Car oui, beaucoup de ceux qu’on appelle “abstentionnistes” ont une certaine forme de conviction politique. Juste hors du conditionnement partisan et électoraliste imposé dans nos prétendues républiques.


    • Raoul Le 12 juin 2017 à 13h28
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      Je suis d’accord globalement avec ce que vous dites, mais je trouve un peu osé de parler de la victoire d’une France de vieux tout simplement parce que ceux-ci se sont abstenus moins que la moyenne. Et les jeunes, ils était où hier ? Apparemment, ils étaient à la pêche.

      Attendons de voir effectivement la répartition des voix par classe d’âge. Pour ma part, je pense que ceux qui ont voté Macron sont d’abord à rechercher dans les classes moyennes qui sont particulièrement européistes et frileuses. Et on trouvera beaucoup d’électeurs du PS parmi eux (d’ailleurs on trouve beaucoup de candidat de LREM qui viennent du PS).


    • Porcinet Le 13 juin 2017 à 03h52
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      Mais Hollande s’en fout du PS !
      Il travaille pour ses maîtres et il est bien récompensé.


  19. Alain Hache Le 12 juin 2017 à 07h56
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    On nous annonce une chambre introuvable. Dans l’histoire de France, les chambres introuvables n’ont jamais été reconduites.
    Le mode de scrutin déjà dénoncé par Aristide Briand en 1910 est inique et malhonnête. Notons qu’il est peu pratiqué en Europe.
    Le problème est d’autant plus aggravé que l’abstention dépasse les 50%. C’est la légitimité du scrutin qui est en cause.


    • Homère d'Allore Le 12 juin 2017 à 13h45
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      “Une chambre introuvable” ? Je ne sais pas où vous avez lu ça…

      La majorité absolue pour LREM est quasi faite au vu des résultats d’hier. Il va y avoir 400 à 450 paires de godillots dont la plupart ne liront même pas les lois qu’ils voteront.

      D’ailleurs, en contradiction de l’article 27 de la Constitution, les candidats Investis par LREM ont signé une charte où ils s’engagent à tout voter.


  20. jim Le 12 juin 2017 à 08h23
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    Commentaire amusé : les vieux les cadres sup et les femmes font ch…
    Merci les jeunes par contre.


    • Chris Le 12 juin 2017 à 12h48
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      “Merci les jeunes par contre” … qui massivement ne sont pas allés voter, scotchés sur leur e-phones, fringues de marque et réseaux de merde qui cultivent leur vide sidéral ou au meilleur cas, leur insouciance inquiète ?


  21. Bruno Le 12 juin 2017 à 08h26
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    Sapir nous fait un déni de réalité. C’est une vague, selon moi, pas du tout en trompe l’œil.

    Les citoyens français veulent du libéralisme, des politiques sécuritaires, de l’Europe (et oui !), du droit de grève réduit, la mise au pas des salariés et encore plus des fonctionnaires. Ils sont majoritairement altantistes et pensent que Poutine c’est le monstre absolu.

    On va mettre en place cette politiques pendant 5 ans et puis on revotera en fonction des résultats obtenus par Macron.
    Il va donc se mettre en place une course contre la montre entre la dynamique des perdants (France périphérique, travailleurs pauvres etc) et des gagnants (urbains plutôt aisés). Si En Marche parvient à satisfaire plus d’électeurs qu’il n’en “déçoit”, alors Macron sera réélu triomphalement dans 5 ans.

    Si les perdants sont plus nombreux et que Macron n’est pas reconduit, aucun retour en arrière dans les lois travail n’est par contre à attendre (je dis LES lois, car comme Spir, je pense qu’il y en aura une, puis deux, puis trois etc). La destruction des avantages salariaux est comme un cliquet : toujours dans un sens et jamais dans l’autre.

    Macron, le MEDEF et les médiats d’état auront donc réussi de toute façon un bien joli coup.


    • Genuflex Le 12 juin 2017 à 09h50
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      Je vous invite à lire l’article paru dans le blog de Telerama, datant d’hier, sur les-crises : http://www.les-crises.fr/londres-victime-du-communautarisme-les-francais-reclament-une-dictature-par-samuel-gontier/

      Vous semblez prendre pour argent comptant la propagande qui nous explique, à la manière de Christophe Barbier, ce que nous devons penser. C’est cela, le populisme : s’imaginer parler pour le peuple. Et c’est cela qui fabrique le consentement.

      Quand la majorité présidentielle ramasse 13,4% des voix aux législatives, c’est pas ce qu’on appelle re raz de marée, et cela présage d’une popularité oscillant entre ce score, et 0 dès les premières années du quinquennat. Peut-il dépasser Hollande dans l’impopularité ?

      Tout cela est tragique.


      • Bruno Le 12 juin 2017 à 10h36
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        Vous apportez une touche d’optimisme à mon propos. Je ne prends pas grand-chose pour “argent comptant” à vrai dire. Rassurez-vous.

        Tout de même, j’observe l’absence totale de réaction de la population devant les limitations des libertés individuelles. Pêle-mêle et disons un peu volontairement en désordre, pour bien montrer que le grignotage est généralisé, notons que les gens
        – trouvent normal de se faire interdire de fumer en plein air parce que c’est un mauvais exemple pour les enfants,
        – ne trouvent rien à redire lorsque on les oblige à porter des gants en moto (et pourquoi pas par grand froid aussi ?),
        – consentent à ce que l’état leur explique comment élever leurs enfants jusque dans les moindres détails (interdiction de la fessée, why not ? port du casque obligatoire en vélo jusqu’à 12 ans, on va où là ?).
        – se soumettent pendant des années à un état d’urgence devenu permanant,
        – tolèrent des patrouilles de militaires dans les rues,
        – et très bientôt aussi inscription de l’état d’urgence dans le droit commun (http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/06/09/etat-d-urgence-dans-le-droit-commun-pourquoi-le-projet-du-gouvernement-inquiete_5141459_4355770.html)

        Donc voyez-vous, je ne suis pas loin de penser qu’effectivement il existe un consensus vers plus de social-démocratie très libérale mais avec toujours moins de libertés.


        • Jbb Le 12 juin 2017 à 23h32
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          Merci pour ce plaidoyer libéral. Tous ses exemples dénoncent l’abus de l’intervention de l’état dans notre vie privée .


    • Vevil Le 14 juin 2017 à 11h32
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      “encore plus des fonctionnaires” avec un gouvernement libéral ? J’en doute.


  22. calal Le 12 juin 2017 à 08h30
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    Mais, elles se traduiront par une compression de la demande solvable en France.

    attention nous sommes dans une economie mondialisee: le capital peut s’en foutre si la demande en europe ou en france est atone,tant qu’il peut exporter en chine,aux us.
    c’est quoi de la demande solvable dans un pays du tiers monde? nous devenons un pays du tiers monde qui va produire a bas cout pour pouvoir exporter… parce que tout ce qui importe c’est la demande solvable des “puissants de france” .puissants au sens de celui qui peut faire ce qu’il veut versus les “sans dents”. ceux qui commandent obligeront ceux qui obeissent a produire non ce qui est necessaire mais ce qui est echangeable sur le marche mondial. pour obtenir des devises afin que la demande “solvable” des puissants de france soit satisfaite.
    bref,augmentation des travailleurs pauvres…investissez sur lvmh…


  23. Macarel Le 12 juin 2017 à 08h49
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    Un signe qui ne trompe pas : Merkel félicite les français qui “ont fermement voté pour les ‘réformes’ “.

    Réformes = baisse du “coût du travail”, et des “charges sociales” de 20 à 25% sur 5 ans. Puisque cela correspond à la surévaluation du euro-franc et à la sous-évaluation du euro-mark. C’est le prix pour redevenir compétitif. Comme les voisins font de même, cela n’aura de fin, que lorsque les gens n’auront plus rien dans l’assiette. Voir la capacité d’endurance des grecs à la maltraitance de la Troïka. A un moment il faudra bien choisir entre l’euro et la sauvegarde des intérêts des rentiers de pays en déclin démographique, et manger et avoir un abri…

    Seul paramètre d’ajustement : les salaires et les cotisations sociales.

    Nous voici engagés sur une trajectoire à la grecque : français vous allez déchanter, achtung, achtung !


  24. Eric83 Le 12 juin 2017 à 08h58
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    Il paraît que la France est une démocratie représentative.

    Au vu du “score” flamboyant de EM totalisant un peu plus de 15% des votants par rapport aux inscrits, au 1er tour des législatives 2017, “score” qui devrait permettre à Macron d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale, que et qui représenteront les députés élus sous l’étiquette EM ?

    Ils représenteront EM, des intérêts particuliers et de castes mais certainement pas le peuple français.


    • Raoul Le 12 juin 2017 à 12h51
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      Oui, mais le peuple dont on aime bien nous parler, existe-t-il encore ? Car en ne votant pas, ce peuple a choisi de se taire. Et s’il est muet, il devient invisible. Je sais que nos institutions sont imparfaites, que les dés sont en grande partie pipés, mais si on n’utilise pas les maigres moyens dont on dispose pour se défendre, il ne reste plus rien.

      Plus de la moitié des électeurs inscrits ont choisi de ne pas choisir, donc d’accepter le choix de ceux qui ont voté. C’est une décision, ça ne leur est pas imposé. Ils ont choisi de se soumettre à la loi d’une minorité puisque, eux, qui sont majoritaires, ont refusé de choisir.

      On peut trouver de bonnes raisons pour justifier son abstention. Mais je doute que la majorité se soit abstenue pour ces bonnes raisons. Je crains qu’on ne soit entré dans une phase de résignation totale, d’acceptation de ce qui est jugé inéluctable, voire, pourquoi pas, nécessaire.


      • Loxosceles Le 12 juin 2017 à 13h19
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        Arrêtez un peu, le vote n’est pas, et en aucune façon, un système de défense… C’est un mode de participation au système. On ne lutte pas contre le cambriolage en installant une porte chez soi… Ce qu’il faut, c’est une alarme, de la vigilance ou de l’ingéniosité. Ou alors, une bonne assurance, au pire. Il n’y a aucun moyen de défense contre le système dans le système, même les manifestations sont des parades qui servent de moins en moins à quelque chose, et les grèves elles-mêmes sont de plus en plus instrumentalisées par les médias dans le style “ils prennent les gens en otage”.

        Ce qu’il faut, c’est arrêter de penser suivant les instruments qu’on nous donne. Il faut se donner les moyens de réfléchir en “dehors de la boite” dans laquelle on essaye de nous enfermer, en truquant le langage, et en bornant soigneusement les moyens dont on dispose. Commencer à réfléchir et agir autrement. Si vous continuez à considérer les couverts en plastique qu’on vous donne (je parle du vote) comme une arme d’auto-défense, vous êtes perdu !


        • Raoul Le 12 juin 2017 à 16h38
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          Vous considérez que voter c’est participer au système. Mais vous faites déjà partie du système par de multiples liens. Et ne pas voter, ce n’est pas rejeter le système. Car, soit vous êtes inscrit et vous êtes reconnu comme abstentionniste, soit vous n’êtes pas inscrit et vous acceptez de facto le résultat des élections.

          L’école de Palo Alto a montré qu’il était très difficile de sortir d’un système (ils utilisent les paradoxes pour cela). Puisque vous êtes malgré tout un élément du système, vous ne pouvez pas vous comporter comme étant hors système. Refuser de voter, c’est accepter que les autres choisissent pour vous, même si le choix est truqué par ailleurs.

          Je ne suis donc pas loin de votre position, sauf que je suis plus pessimiste que vous. Vous pensez, en étant dans le système, arriver à le combattre par des moyens hors système. Et, moi, je pense que c’est tout bonnement impossible, sauf à casser tout, à briser les règles du jeu. Alors, on l’a fait quand cette révolution ?


          • Loxosceles Le 12 juin 2017 à 18h43
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            “Puisque vous êtes malgré tout un élément du système, vous ne pouvez pas vous comporter comme étant hors système.”

            Allons bon, heureusement que si. C’est même pour ça que tant de gens se détachent des valeurs du système, si tant est qu’ils s’y soient sentis attachés à un quelconque moment. Ce n’est pas parce que nous sommes tous happés par le système, que ce soit par le doigt, par le poignet ou par le coude, qu’il faut lui donner l’épaule.

            Et non, je ne suis pas optimiste, je refuse seulement le cynisme sordide des calculs électoralistes. Ainsi je peux me préoccuper d’autres sujets. Le système est totalement irréformable de l’intérieur, il n’y a qu’à voir comment tous les gouvernements de gauche n’ont fait que faire progresser le capitalisme. Peut-être pensez-vous qu’ils l’ont ralenti ?

            Enfin, il n’y a pas besoin de révolution, il suffit de laisser ce système pourrir, et préparer la sortie. Bien plus constructif que ces ignobles débats partisans, cette éternelle division entre “patriotes” et autres trucs du genre.


  25. Mil Le 12 juin 2017 à 09h35
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    Je suis Breton, habitant le Morbihan, mais là, je suis dépité par mes amis Finistériens qui ont voté pour….. Ferrand, le corrompu….
    Je ne sais plus comment les gens réfléchissent, effectivement nous sommes peut-être à l’ère de la lobotomie, et ça marche plutot bien!
    http://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/06/11/legislatives-richard-ferrand-en-tete-dans-le-finistere_5142407_5076653.html


    • Ellilou Le 12 juin 2017 à 12h30
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      Puis-je vous “consoler” en vous rappelant que Balkany est régulièrement élu avec des scores confortables malgré toutes les casseroles qu’il traine? Non, je sais ça ne console pas, ça désole encore plus….Mais il faut néanmoins garder une lueur d’espoir car les jeunes, s’ils se décident à voter dimanche prochain, pourraient changer la donne.


    • Ghislaine Roudil Le 12 juin 2017 à 15h07
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      en effet, ce vote est une méchante surprise ! les électeurs sont “lobotomies” par les medias qui font la pluie et le beau temps et ont fait élire Macron !


    • yann35 Le 14 juin 2017 à 18h26
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      à Mil.
      Trégorrois travaillant hélas à Rennes. Ce vote ne m’étonne pas, on élit le maire pour sa compétence supposée (à Motreff, le maire, NPA !, est agent EDF) et le député en espérant en tirer profit, alors un ministre, ça compte ! et s’il est corrompu, tant mieux, ça prouve qu’on peut discuter non ? Ce n’est pas lui qui va venir me casser les pieds pour mon extension de porcherie ! Je suis certain que si Jésus s’était présenté à la députation cette année, il aurait été lapidé !Non, je ne suis pas étonné (pour paraphraser Todd) que les catholiques zombies aient élu Ubu roi !


  26. Ducdecoeur Le 12 juin 2017 à 09h39
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    Était-ce vraiment inutile de se déplacer à Neuilly ou ailleurs ?

    La circonscription la plus riche de Grande -Bretagne Kesington a été gagnée par les travaillistes.

    Tout est possible.

    C’est trop simple le défaitisme et de mettre tout sur le dos des personnages âgées.


    • Chris Le 12 juin 2017 à 12h55
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      Là vous parlez d’un autre monde : un peuple qui pratique la démocratie depuis des siècles, à l’instar de la Suisse.


      • visiteur Le 12 juin 2017 à 14h06
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        Voilà bien une image d’Épinal de la démocratie.

        a) La Grande-Bretagne n’abolit le suffrage censitaire qu’en 1918, et le vote plural seulement en 1948 (citoyen britannique ? propriétaire foncier ? professeur d’Université ? Vous pouviez voter trois fois).

        En Grande-Bretagne, pendant des siècles la démocratie était donc réservée aux classes possédantes.

        b) La démocratie n’a véritablement été introduite en Suisse qu’au 19e siècle. Auparavant, les cantons étaient le plus souvent gouvernés par des oligarchies (nobiliaires, ou bien grands propriétaires fonciers + commerçants + financiers + les chefs de corporations, ou bien grands fermiers dans les cantons montagnards).

        La Landsgemeinde c’était une fois par année — et encore, dans les cantons où ce n’étaient pas les “seigneurs de Berne” ou les “patriciens négatifs de Genève” qui prenaient les décisions.

        Faites-vous mal voir par le cacique local à cause de vos prises de position lors du vote public (pas de secret de l’isoloir !) et vous risquiez bien de déguster le restant de l’année.

        La démocratie moderne est un phénomène historique fichtrement récent et pas si enracinée qu’elle ne puisse disparaître rapidement.


  27. Eric83 Le 12 juin 2017 à 09h45
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    En 2012, Hollande est élu Président de la République.
    En 2012, le PS est majoritaire à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
    En 2012, le PS est majoritaire dans les régions et les départements.
    En 2012, le PS a TOUS les leviers du pouvoir.

    A la fin du quinquennat Hollande et de ses gouvernements successifs, la PS est devenu minoritaire partout et risque même de disparaître au regard de l’échec cuisant à l’élection présidentielle et à l’échec encore plus cuisant du 1er tour des législatives.

    JLM avait traité Hollande de “capitaine de pédalo”. Il s’agit “simplement” d’un manipulateur-destructeur et celui qui le remplace à l’Elysée est de la même veine.


  28. Ardechois Le 12 juin 2017 à 10h03
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    Il y a une grave confusion entre l’électorat qu’il soit du FN ou de la France insoumise ,et les directions de ces partis….Ces deux electorats sont pour un retour sur nos valeurs et surtout sur le souverainisme et l’application de notre droit..Me Le Pen a même repris les idées du CNR au point de vue social,idées qui ont été abandonnées par le “PS”,si un jour il les a eues ,mais bizarrement par le PC….(,,,,)…Quant à Mr Mélenchon par ses promesses sociales dans l’Euro il fait penser à Syrisa!!!!alors la grande question est de chercher les accords ,mais surtout ne pas les attendre des deux partis précités ,ils font supposer que leur rôe est au contraire de diviser….pour faire régner des Hollandos-Macron!!!


  29. Vareniky Le 12 juin 2017 à 10h07
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    Ma grand mère m’a toujours dit que le Parti Communiste c’était le diable, mais cette fois ci avec 606666 votes en sa faveur nous en avons la preuve!


    • Yannick Le 12 juin 2017 à 11h21
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      Comme pour les parrainages pour les présidentielles ou Mélenchon avait 666 parrainages validés… ce n’est sûrement pas un hasard effectivement… mais je ne pense pas que ce soit la marque du diable, juste un plaisantin au ministère de l’Intérieur qui veut vous le faire croire^^


  30. Gérard Le 12 juin 2017 à 10h21
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    Bon ben voilà, on peut faire un constat clair :
    “Dans l’ensemble nous n’avons pas compris collectivement la leçon, nous avons encore besoin de 5 (10, 15 ?) ans de souffrances pour comprendre où est l’intérêt de tous”.
    Cela ne sert à rien de parler de telles ou telles catégories d’électeurs qui ont, ou n’ont pas fait ceci ou cela, ce qui importe c’est la prise de conscience individuelle de la nécessité vitale d’un monde plus juste, plus humain et ce, quelque soit la catégorie dans laquelle on se trouve.
    Et tant que l’égoïsme imprègnera nos consciences, on en bavera des ronds de chapeau.
    Réjouissons nous quand même, l’énergie du changement est là, le problème c’est qu’elle a été temporairement incorrectement orientée, faute à l’égoïsme collectif du peuple français et à son narcissisme qui lui fait préférer une belle image vide à la vérité.


  31. BA Le 12 juin 2017 à 10h29
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    La Ve République meurt de l’indifférence qui gagne de plus en plus de citoyens.

    Les classes populaires et les classes moyennes se désintéressent de la politique et de la vie publique.

    Ils s’occupent de leur vie privée, de leur vie familiale, et aussi de leur chômage, de leur recherche d’emploi, de leurs galères professionnelles, de la baisse de leur pouvoir d’achat, de l’appauvrissement qui les frappe, etc.

    Dernière chose qui explique l’abstention :

    Pourquoi aller voter pour des députés français qui n’ont plus aucun pouvoir ?

    Aujourd’hui, la politique de la France se décide à Bruxelles, à Francfort, à Berlin : c’est là-bas que se trouve la réalité du pouvoir.

    Alors pourquoi aller voter pour ces comédiens français qui jouent la comédie du pouvoir ?

    Lors de ces élections législatives, pourquoi aller voter pour des spectateurs impuissants, qui font semblant d’exercer le pouvoir législatif ?

    Pourquoi participer à cette mascarade, à cette comédie ?

    È finita la commedia.


  32. Raoul Le 12 juin 2017 à 10h32
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    Décidément, cette légitimité turlupine beaucoup de gens. Mais, en pratique, que certains déclarent que l’Assemblée sera illégitime de changera rien car elle sera issue d’un processus électoral globalement conforme.

    Alors cette Assemblée illégitime passera des lois forts déplaisantes, mais tout à fait légales, bien qu’illégitimes. Nous voilà bien avancés.


  33. georges glise Le 12 juin 2017 à 10h43
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    la recomposition de la gauche pour l’instauration d’une sixième république sociale et écologique est indispensable, j’espère que l’apparatchik pierre laurent l’aura compris et le petit benoit aussi! la seule vraie opposition politique en france, c’est évidemment la france insoumise.
    le capitalisme a toujours deux fers au feu: le fascisme soft de la droite et de la social-démocratie, désormais associées dans le macronisme, et le fascisme hard du effe haine!
    avec la france insoumise et la rue, on peut faire échec à la politique de régression sociale de macron , soutenue par merkel, le medef et le caca 40


  34. ulyssemérou Le 12 juin 2017 à 10h54
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    Parti unique, culte du chef, propagande médiatique et justice aux ordres.
    En marche vers la dictature!


  35. gerard Le 12 juin 2017 à 10h57
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    Le ton général des commentaires est très chaud. Ça ne vaut pas tant. Les médias et les politiques nous font avaler leur couleuvres. Coluche leur a fait peur, mais aussi Cantona. Nous sommes menacés par l’individualisme et la consommation dirigée. Regardons autour de nous, sachons reconnaître et soutenir les comportements généreux, les enthousiasmes salutaires. Si nous sommes dans les dernières générations humaines sur la planète, essayons de vivre avec dignité et élégance les temps qui restent. Ecoutons les poètes, les artistes; Soyons créatifs juste pour le plaisir. Des pêches qui ont du goût contre un écran plat, des moineaux contre des pesticides, des fringues qui tiennent une vie contre les diktats de la mode. Pourquoi aimons nous passer nos vacances dans les pays pauvres ?


  36. triari Le 12 juin 2017 à 11h13
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    Il y a 3 choses à retenir :

    1) Le parti de Macron sera élu avec 36 % de 49 % de l’électorat complet. Soit, à peine 15% de l’ensemble du corps électoral. Même le gouvernement Hollande fut mieux élu que ça. On va voir ce qu’il en restera dans 5 ans de ce parti unique “LR+PS”.

    2) Si un parti anti-système est qualifié au second tour d’une élection présidentielle : il aura contre lui toute la machine de guerre médiatique (imaginez si ça avait été Mélenchon contre Macron : on aurait eu droit à des semaines de documentaires TV sur le Goulag, sur l’Holodomor, un candidat dépeint en égorgeur rouge avec le couteau entre les dents et mangeant des bébés, etc.) Donc, pour l’emporter il n’y aura qu’un seul moyen viable : il faudra que soient présents au second tour DEUX candidats anti-systèmes (quoi que vous pensiez du FN et de FI). L’un ne pourra pas gagner sans l’autre, même s’ils restent ennemis.

    3) Maintenant, on arrête de faire la morale aux autres pays : les américains ont voté Trump, on l’accepte et on la ferme, leur choix est moins pire que le nôtre. On ne fait pas la morale quand on a ça comme président…


  37. gerard Le 12 juin 2017 à 11h13
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    Pourquoi aimons-nous passer nos vacances dans les pays pauvres ? Parce que nous avons sous les yeux la vie de gens qui sont solidaires, souvent joyeux, toujours très courageux. Quelle leçon pour les enfants gâtés er maltraités que nous sommes devenus. Sapir est très intéressant dans un domaine qui a si peu à voir avec la vie quotidiennes. Un peu plus de moineaux et plus de réfugiés sur nos trottoirs dorés. Plus de chasseurs-bombardiers mais Ronsard et Du Bellay. Irréaliste ! ? Alors nous pourrions bien crevés de cette réalité. Exaltons ce qui à enchanter notre récit national. Semons de l’enthousiasme sans complaisance sur nos lâcheté. Mais Ronsard et Du Belay. Et les autres.


    • Jbb Le 12 juin 2017 à 23h15
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      La plupart des gens vont dans les pays pauvre car ça coûte moins cher…


  38. gata Le 12 juin 2017 à 12h15
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    Nous vivons une pérode qui me fait penser à la révolution francaise: Une soit disante vague de liberté pour casser le modèle social. Comme à la révolution on libéralise le marché du pain et on détruit les corps intermédiaires pardon on uberise.
    Les marcheurs intégristes vont ils proposer comme nos révolutionnaires la semaine de 10jours et l’abrogation des jours fériés? (on me dit dans l’oreillertte que le dimanche a déjà été supprimé dans certaines zones)

    En plus nous avons l’état d’urgence de Saint Just: “Pas de liberté pour les ennemies de la liberté”

    Encore un peu et nous aurons les colonnes infernales chez les mal-pensants.


  39. Dahool Le 12 juin 2017 à 13h03
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    Bonjour

    C’est une scandale, nous venons d’assister à un véritable coup d’état démocratique. Avant, pendant et après la présidentielle, tout a été fait pour avantager Macron. Les médias aux ordres ont favorisé cette mascarade et pas qu’eux.
    Pour les législatives, idem, les grands partis n’ont pas fait campagne, ils se sont arrangés avec LREM afin de garantir une large majorité. LREM n’a pas présenté de candidats face à certains ténors de gauche comme de droite, environ 200 élus se sont retirés comme par magie et malgré tout, des candidats (ministres), impliqués dans des scandales, vont être réélus par des électeurs naïfs.

    La République en panne, la démocratie malade de ses corrompus et le peuple l’a dans le… !

    L’abstention sauve l’honneur.


    • Thierry Le 12 juin 2017 à 21h58
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      Non, les abstentionnistes sont en partie responsable de la situation.Avec les règles électorales ils ont renforcé ma logique anti proportionnelle de la 5e République


  40. Nico 13 Le 12 juin 2017 à 13h15
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    Le vrai métier de Raphaël Enthoven, c’est bien cireur professionnel de pompes non ?
    Ce “cher” monsieur veut faire payer les abstentionnistes ?
    Ok très bien.

    Mais est-ce qu’en retour, le vote blanc serait entièrement reconnu et est-ce qu’à partir d’un certain pourcentage, l’élection pourrait être remise en cause ?
    J’en doute fortement.
    Et puis, si malgré tout, il y a toujours autant d’abstention, la prochaine étape, ça serait quoi ?
    Bourrer le mou aux jeunes dés le primaire ?


  41. Raoul C, Le 12 juin 2017 à 13h54
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    Franchement je ne parviens pas à me faire au « afterwork ». Je trouve très bizarre que les Anglo-saxons (d’il y a quelques décennies) aient emprunté l’« après-ski » mais que les Français d’aujourd’hui ne puissent pas dire « après-bureau », « après-boulot », « après-l’turbin ».

    Pour le reste, les résultats de ces élections me sidèrent. 15 % des inscrits pour Macron, 70 % des sièges, c’est beau la domination des médias et du type de scrutin (qui a empêché encore plus les triangulaires, bravo le PS !).


  42. Stéphane Grimier Le 12 juin 2017 à 15h38
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    Un chose est dorénavant sûre : on va boire le calice jusqu’à la lie.


  43. Stéphane Grimier Le 12 juin 2017 à 15h44
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    Et sinon, elle est passée où la campagne des législatives ? C’est à peine si on savait que c’était Dimanche…. Tout a été fait pour en arriver là.

    Au moins, grâce à cette pseudo démocratie, la dictature qui s’annonce va passer pour de la routine… A moins qu’on y soit déjà ? … Bin zut quoi, à force on sait plus m…. !!!!


    • Fritz Le 12 juin 2017 à 17h16
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      Elle est passée où ? Dans l’indifférence organisée pour faire triompher qui vous savez.
      Je n’ai même pas reçu la propagande des onze candidats de ma circonscription : cette distribution qui était jadis organisée par la préfecture est maintenant sous-traitée à des sociétés privées. Ici, de nombreux électeurs n’ont rien reçu dans leur boîte aux lettres.


  44. Alae Le 12 juin 2017 à 17h10
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    Je cite, “Quant à la France Insoumise, elle est pilonnée par une large partie de la presse, transformé pour l‘occasion en simple organe de propagande.”

    Désolée, cela n’explique rien. C’était encore pire pour Corbyn au UK, ce qui n’a pas empêché le Labour de faire ses meilleurs scores depuis des décennies et de mettre les Tories dans une position intenable. La différence, je pense, tient à leur personnalité. Là où Corbyn est sincèrement engagé, Mélenchon a trop donné dans la bien-pensance prédigérée de gauche bobo et l’agitation démagogique de peurs contre l’épouvantail FN – ce qui n’a pas pardonné.
    http://www.independent.co.uk/voices/jeremy-corbyn-success-general-election-theresa-may-pc-culture-reject-populism-a7785611.html

    A mon sens, aujourd’hui, toute campagne fondée sur des stéréotypes à deux balles et/ou la diabolisation d’opposants plutôt que la présentation raisonnée de solutions viables est appelée à s’effondrer. (Voir Clinton 2016 : toute une campagne basée sur la diabolisation de Trump et des « misogynes, racistes, sexistes, agents russes, idiots utiles de Poutine, déplorables, etc ». Ra-té !)


    • Micmac Le 12 juin 2017 à 22h33
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      Vous seriez proprement horrifié par la “bien-pensance gauche bobo” de Corbyn selon vos critères, si vous connaissiez le personnage (que j’apprécie), ce qui n’est manifestement pas le cas.

      On ne peut pas être de la “gauche bobo” quand on s’oppose frontalement à l’oligarchie et à la finance, et ça vaut pour Mélenchon comme Corbyn. Les mots ont un sens, il me semble. Vos critères sont très clairement à revoir.

      Et puis il n’y a pas d’équivalent du FN en GB, Corbyn n’a donc pas à s’opposer à un clone britannique du FN. Vous faites des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être.

      D’ailleurs, le gars fout vraiment la frousse chez nous : j’ai du entendre plusieurs heures d’analyses des élections britanniques sur France Inter, France Info et France Culture sans entendre prononcer son nom une seule fois! C’est vrai que ça fait plusieurs années que les éditorialistes nous bassinent avec la “radicalité” de Corbyn qui enverrait la Parti Travailliste dans le mur, c’est dur de se déjuger…


    • Micmac Le 12 juin 2017 à 22h43
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      Le succès de Corbyn et des travaillistes s’expliquent de façon très simple, si l’on considère que les Britanniques en sont tout simplement déjà à l’étape suivante, puisqu’ils ont déjà eu un clone de Macron en la personne de Tony Blair, et une révolution conservatrice libérale plus que gratinée.

      On ne peut pas leur faire le coup de la “gauche” centriste de droite libérale moderne et branchée plusieurs fois, et vu comme ils ont été satisfait la première fois, l’émergence d’un Corbyn à la tête des travaillistes a quelque chose de purement mécanique (action/réaction). Je ne minimise ni ne discrédite le phénomène, je constate juste…

      Inversement, les Français n’en ont pas encore pris suffisamment dans les dents pour faire vraiment émerger la FI.


  45. Olivier MONTULET Le 12 juin 2017 à 18h21
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    Raphaël Enthoven ne connais pas la Belgique, certes le vote y est obligatoire mais les amandes y sont très rarement appliquées et de nombreux Belges votent blanc, nul ou s’abstiennent.
    Le mépris d’Enthoven vis à vis des abstentionnistes est intolérable en fait il attribue aux abstentionnistes son propre narcissisme. Il s’agit là typiquement du mépris de classe des dominants sur les dominés.


  46. Olivier MONTULET Le 12 juin 2017 à 18h30
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    Un parlement qui représente moins de la moitié des électeurs n’a aucune légitimité. De fait la démocratie n’existe plus en France. Une majorité de Français estime que le politique n’a plus de capacité à la représenter et agir pour ses intérêts.
    Plus que jamais ce sont les abstentionnistes qui doivent être entendus.
    Macron n’a aucun blanc ceint pour appliquer sont programme.
    La rue va être brulante les 5 prochaines années (si Macron tient ce délais -on peut vraiment en douter-).
    Nous verrons au lendemain du second tour si, dans son discours, Macron est prêt à écouter les abstentionnistes. Malheureusement (et très dangereusement pour la démocratie), il ne le fera pas. J’en suis certain, car comme tous les dominants (voir Sarkozy, Hollande, Vals, Cameron, May, Clinton, Trump …) il est persuadé d’avoir raison tout seul.


  47. Dahool Le 12 juin 2017 à 18h44
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    Bonsoir

    L’électeur de gauche a élu Macron de droite !
    Il est là le véritable tour de magie.

    Garcimore président.


  48. moshedayan Le 12 juin 2017 à 19h27
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    Martin que votre commentaire ait été repéré par O. Berruyer ou ses collaborateurs est salutaire. Vous dites clairement et en mieux ce que je pense.
    Et j’estime aussi que le “souverainisme” est aussi la clé d’un monde plus écologique et équilibré (“cultiver son jardin, selon Voltaire”). La mondialisation est une des grandes causes du réchauffement climatique.
    De ces élections : j’y vois un échec patent, un effondrement de la démocratie en France, qui peut conduire au pire. La VIe République devra casser le Président -terminer avec son élection directe par le peuple, lui accorder éventuellement un Sextennat non renouvelable pour qu’il inaugure les chrysanthèmes sans coûter trop cher et rétablir pleinement les pouvoirs du Parlement dans le gouvernement du Pays par des mandats de 5 ans renouvelables 2 fois uniquement avec une proportionnelle modérée.


    • Micmac Le 12 juin 2017 à 22h51
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      Le commentaire de Martin n’est pas en exergue parce qu’il a été repéré par un administrateur du site, mais automatiquement parce qu’il a reçu le plus de votes… Ce qui ne veut factuellement pas dire grand chose.

      Ça peut être pour son humour involontaire. Parce que traité Mélenchon de soumis au système, quand on voit comme le système l’adore, ça m’a beaucoup fait rire…


    • Fritz Le 13 juin 2017 à 21h49
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      Dommage que le commentaire de Martin ait été supprimé. Il avait recueilli plus de 200 suffrages de lecteurs des Crises.


      • martin Le 14 juin 2017 à 13h58
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        Merci. Et comme c’est loin d’être la première fois qu’un de mes commentaires est supprimé alors même qu’il figure “en tête des votes”, j’aimerais vraiment beaucoup que les modérateurs m’expliquent en quoi ce que j’ai pu écrire contrevient à la charte du site. Ne serait ce que pour éviter à OB d’avoir à écrire un second billet demandant à ses lecteurs pourquoi ils interviennent moins…


  49. Jbb Le 12 juin 2017 à 21h34
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    Quelle bande de mauvais perdants. Chacun est responsable de son vote. Les règles de notre démocratie sont connues. Ceux qui n’ont pas voté ne peuvent s’en prendre qu’à eux même. Ceux qui ont perdu ont perdu ils n’étaient pas assez nombreux. Et ceux qui ont voté LREM ne pourront pas reprocher à Macron d’avoir caché sa volonté de libéraliser ( un peu ) l’économie.


  50. Thierry Le 12 juin 2017 à 21h46
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    Qui ne dit rien consent.

    Le taux de participation et le vote montrent à minimum que la majorite des Français ne sont pas, ou plus, contre l’Europe libérale. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont pour, mais aucune alternative credible s’impose.
    C’est un changement majeur par rapport à 2005, que Sapir n’a pas encore vraiment intégré.


    • Louis Robert Le 12 juin 2017 à 22h08
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      Je ne partage pas votre avis, à défaut de preuves.

      “Qui ne dit rien consent” n’est qu’une vieille entourloupette du Pouvoir en mal de légitimité. Elle s’accompagne le plus souvent de tentatives d’enfumage, de lessivage de cerveau, de chantage, d’intimidation, de corruption, etc.

      Qui consent le dit. Toute femme sait ça… Pas mal, c’est déjà plus de 50% de l’humanité qui sait!


      • Jbb Le 12 juin 2017 à 22h23
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        Pas d’accord. Nous avons le droit de vote. Chacun est libre d’utiliser ce droit ou pas. Il est tres facile de voter chez nous, ça ne prends que très peu de temps , on ne subit aucune pression et on est sur que notre vote sera comptabilisé. Donc ce qui ne veulent pas s’exprimer c’est qu’ils n’ont rien à dire.


        • Sam Le 13 juin 2017 à 01h25
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          “Donc ce qui ne veulent pas s’exprimer c’est qu’ils n’ont rien à dire.”
          C’est pénible de lire ca. J’ai voté au premier tour des présidentielles, mais me suis abstenu au second. Ce faisant, j’ai exercé mon droit, et exprimé ce que j’avais à exprimer.
          J’ai voté avec fort peu de conviction aux législatives, puisque dans ma circonscription les dés étaient jetés. Finalement, l’abstention aurait eu un résultat similaire, et m’aurait évité le déplacement. Et je voterai au second tour contre Macron, et pour n’importe qui s’il le fallait (même un âne, c’est dire…).

          “Chacun est libre d’utiliser ce droit ou pas”. Mais selon vous, s’il ne l’utilise pas, c’est un c… Drôle de conception de la liberté.

          Dans ceux qui n’ont rien à dire, je mettrais ceux qui ont voté Valls, ou Ferrant, ou n’importe lequel de ces innombrables escrocs. Mais certainement pas les abstentionnistes.


          • Jbb Le 13 juin 2017 à 10h08
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            Je n’ai traité personne de c.. C’est plutôt la majorité des participants aux commentaires qui traitent les électeurs de LREM de moutons ( ce qui en terme de capacité intellectuelle est un cran en dessous ). Si vous n’allez pas voter comment savoir si c’était car vous étiez sûr de perdre, de gagner, que vous étiez trop indécis, que vous vous fichiez du résultat ou qu’aucun candidat ne vous plaisait . La seule façon de savoir reste les sondages! Dans tous les cas vous avez laisser les autres choisir. Au moins au second tour de la présidentielle beaucoup sont allé voter blanc ou nul, ce qui n’a pas été le cas ici. Et si aucun candidat ne vous convient il semble relativement simple de se présenter.


      • Thierry Le 13 juin 2017 à 00h24
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        En 2005 les français ont votés contre l’Europe libérale, alors que la quasi totalité des médias mainstream était pour.
        Aujourd’hui la situation a changé: Seulement une dizaine de pourcent s’est déplacée pour voter contre, se répartissant en 2 alternatives incompatibles (FN et FI) et peu convaincantes. Même Sapir le reconnait.
        Ne cherchez pas plus loin le succès de Macron.



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