Source : GEAB Mai 2017, pour le Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, Mai 2017.

La voix de la France dans le monde semblait avoir disparu depuis 2007 au moins, bien loin de l’éclat de la diplomatie française en 2003 quand le pays s’opposait à la guerre en Irak. Et pourtant, au moment où l’on pensait l’influence de ce pays définitivement enterrée, l’élection présidentielle française de 2017 provoque une attention internationale rarement égalée, signe que l’insignifiante France n’est peut-être finalement pas si insignifiante que cela quand elle risque d’élire une présidente d’extrême droite au cœur de l’Europe.

Mais le verdict est tombé et le monde respire1 Source : « La victoire d’Emmanuel Macron vue par la presse internationale », Le Monde, 08/05/2017. : bien que la France soit le pays occidental à avoir le plus souffert du terrorisme ces dernières années, les Français ont résisté aux sirènes de la xénophobie et du repli, rejetant à plus de 65% la candidate d’extrême-droite, Marine Le Pen. C’est ainsi qu’un pur technocrate, Emmanuel Macron, se retrouve président. Comment en est-il arrivé là ? Quelle est la signification de ce résultat ? Quelles seront les conséquences pour l’Europe ?

Dans cet article, notre équipe établit un constat très amer sur les rouages qui ont porté au pouvoir Emmanuel Macron, mais s’autorise un optimisme (prudent) sur le potentiel de sortie de crise qu’il est permis d’entrevoir compte tenu précisément des forces qui ont concouru à cette élection.
Pour ce communiqué public, nous avons choisi de partager la partie optimiste de cet article.

L’homme compatible

La campagne présidentielle française 2017 a connu un moment véritablement historique : le débat télévisé qui a opposé Marine Le Pen à Emmanuel Macron, un débat qui a révélé deux choses : la vacuité du programme de l’une et la très inattendue densité du personnage (et du programme) de l’autre. Notre équipe anticipe que Marine Le Pen ne se remettra pas de ce débat, ni probablement son parti, le Front National. Le départ de la nièce de la famille Le Pen est d’ailleurs une première confirmation de cette anticipation. Ceci n’est d’ailleurs pas forcément une bonne nouvelle car la voie va se libérer pour la création d’un nouveau parti d’extrême-droite, plus moderne et efficace…

Mais dans ce débat, il n’y a pas que Marine Le Pen qui a été mauvaise, il y a Emmanuel Macron qui a été excellent et à qui l’on doit directement l’éviction de la candidate au deuxième tour, réussissant à convaincre tout un tas d’abstentionnistes d’aller finalement voter pour lui… pour une bonne raison cette fois et non dans le cadre d’une manipulation de communication.

L’immense soulagement des Français d’avoir évité Le Pen, combiné à une bonne dose de morale médiatique et à l’effet nouveauté, permet au nouveau président d’espérer un début de mandat « relativement » tranquille (contrairement à ce que nous écrivions il y a un mois – avec assez peu de conviction il faut bien dire). En tous cas, il ne devrait pas faire l’objet du lynchage médiatique qu’a subi Hollande dès les premiers jours de son quinquennat… et les bonnes nouvelles économiques qui continueront de pleuvoir devraient calmer les plus récalcitrants.
Le fait que son programme s’inscrive dans la continuité permet d’éviter à M. Macron la défiance des marchés, généralement accompagnée d’une fuite des capitaux, d’une chute des bourses, d’une hausse des taux d’intérêt, etc. Bien au contraire, son passé de banquier (qui par ailleurs en exaspère plus d’un) et son côté pro-business assumé lui assurent une bienveillance utile quand rôde toujours le spectre de la crise financière de 2008. Compatible avec les marchés, donc, sans aucun doute.

Figure 1 – Taux des obligations françaises à maturité 10 ans, mai 2016-mai 2017. Source : Boursorama.

Compatible avec l’Europe aussi, plus que jamais : Européen convaincu, il ne cache pas sa volonté de renforcer la construction européenne. « Une France forte (et ouverte) dans une Europe qui protège2 Sources : Twitter @EmmanuelMacron (03/05/2017) ; France24 (03/05/2017). » : s’il parvient à tenir cette promesse, ce serait le retour d’une France influente et constructive en Europe, ce qui ne déplairait pas à de nombreux pays cherchant un contrepoids à l’Allemagne (Allemagne incluse comme nous le disons souvent : aucun pays, mais surtout pas l’Allemagne, n’a la capacité/légitimité de diriger l’UE ou la zone euro seul, et elle le sait). Par ailleurs, il n’est pas représentatif de la gauche française qui déplait tant aux autres Européens : au contraire, son programme est en accord avec la «gauche » des autres pays de l’UE (c’est-à-dire sociaux-libéraux), avec une acceptation claire de la mondialisation et du libéralisme. Il arrive en outre avec une image d’homme brillant, un homme de compromis qui emporte facilement l’adhésion (sa campagne fulgurante semble le prouver aux yeux du monde), ce qui est nécessaire pour le bon fonctionnement des institutions du continent.

Compatible avec l’Allemagne, enfin. Mme Merkel l’a soutenu pendant la campagne3 Sources : Bloomberg (28/04/2017) ; Deutsche Welle (03/05/2017). , et même l’intransigeant M. Schäuble, actuel ministre des Finances allemand, souhaite travailler avec lui sur un projet de parlement de la zone euro4 Source : Reuters, 11/05/2017. . Si le SPD emporte les élections allemandes de septembre, et bien que le candidat Schultz ait apporté son soutien à M. Hamon5 Source : EUObserver, 29/03/2017. (courtoisie entre partis socialistes oblige), M. Macron est là encore compatible, soutenu notamment par l’ancien président du SPD, vice-chancelier et ministre de l’Économie allemand, M. Gabriel6 Source : EUObserver, 20/03/2017. (ils ont d’ailleurs écrit une tribune commune sur l’Europe dans le Guardian7 Source : Guardian, 03/06/2015. en 2015). En deux mots, quel que soit le résultat de l’élection allemande, M. Macron travaillera volontiers avec l’Allemagne, ce qui ne plaira certes pas à tout le monde, mais ce qui a l’avantage de créer le potentiel de réforme de la zone euro tant attendue.

Il promet également de réduire le déficit public français (tout en baissant les impôts…), ce pour quoi il obtiendra vraisemblablement l’aval de l’Assemblée Nationale que notre équipe voit mal majoritairement à gauche. S’il réussit, cela devrait lui donner une certaine crédibilité en Europe et particulièrement en Allemagne.

Les questions concernant sa capacité ou non à se créer une majorité au Parlement français sont, d’après notre équipe, moins importantes que suggéré par l’attention portée par les médias à ce sujet : d’une part, dans la « démocratie » que nous avons décrite au début de cet article, les médias-faiseurs-d’opinion ont plus d’importance que les parlements suiveurs-d’opinion et c’est donc bien du contrôle des premiers que viendra le pouvoir réel de Macron à mettre en œuvre son programme; et, d’autre part, les résultats obtenus par les deux grands partis (PS et LR) à la présidentielle sont propices à une cascade de ralliements directs ou indirects au mouvement d’Emmanuel Macron. Nous avons parlé plus haut d’une crise majeure au FN, il fait aussi mentionner la crise majeure que les partis de pouvoir français commencent à traverser depuis le 7 juin.

De fait, la seule véritable opposition avec laquelle Macron va devoir compter, c’est la gauche radicale de Mélenchon et sa base ultra-militante, mais cette opposition sera davantage dans la rue qu’à l’Assemblée Nationale.

Conséquences pour l’euro et l’Europe

Si Mme Merkel reste au pouvoir, on peut douter que le président français obtienne gain de cause sur sa volonté de redistribution des richesses au sein de la zone euro8 Source : La Tribune, 02/03/2017. . De même, avec M. Macron s’éloignent les perspectives d’une réforme de l’euro telle que nous la décrivions le mois dernier. En réalité, la question est moins le contenu de la réforme que la volonté politique requise pour la mettre en oeuvre. « Tout est politique » comme le disaient les manifestants de mai 68. Et le fait est qu’une force politique, ancrée dans un appareil économico-médiatique supra-national, qui parvient à prendre les rênes laissés libres de la zone euro, est la condition sine qua non pour que la zone euro se remette à fonctionner… d’une manière ou d’une autre.
En ce qui concerne la valeur de l’euro, les bonnes nouvelles économiques de la zone euro, la probable création d’un parlement de la zone euro, ainsi que l’enthousiasme des marchés,… la maintiendront à un bon niveau, seulement affaiblie par le QE de la BCE tant que celui-ci durera.

Or les chances d’arriver à sortir du cercle infernal des QE augmentent considérablement avec l’arrivée d’un leader « eurosystème-compatible » dans le jeu. Notre équipe pense que le nouveau président, ancien banquier et ancien ministre de l’Économie, mesure bien les dangers du quantitative easing de la BCE et poussera pour un « QE fiscal » profitant à l’économie réelle, ce que M. Draghi lui-même promeut comme nous l’avons déjà expliqué.

Figure 2 – Cours de l’euro en dollar, mai 2016-mai 2017. Source : Yahoo.

Par ailleurs, l’élection de M. Macron, avec son libéralisme, redonne de l’attractivité à la place financière de Paris qui, en réseau avec les autres bourses de la zone euro (et notamment Francfort), pourrait récupérer une bonne part du transfert vers le continent de l’activité financière de la City post-Brexit, en particulier pour les transactions en euro qu’il est évidemment plus que légitime de rapatrier en zone euro9 C’est la raison pour laquelle le Financial Times titrait : « Macron and Schulz would be bad news for May ». Source : Financial Times, 13/02/2017. 10 Nous estimons d’ailleurs que ce projet de transformer Paris en place financière majeure de la zone euro est probablement celui qui a fait converger la classe financiaro-économique française autour de la candidature du poulain commun Emmanuel Macron.

Mais en réalité, le vrai point positif pour l’Europe est le retour à un dialogue constructif avec la France que permet le président qui se présente comme un homme « sans idéologie ». Selon notre équipe, avec la reprise en main médiatique européenne dont nous parlions plus haut et un changement perceptible de mentalité après les défaites de M. Wilders et Mme Le Pen, les agendas portés par M. Macron de démocratisation de l’Europe et d’Europe de la défense11 Le Brexit pourrait bien simplifier les choses ici aussi… pourront enfin avancer, malgré les difficultés de ces débats12 Lire par exemple « Where might Macron clash with Europe? », EUObserver, 09/05/2017. .

Des dangers à surveiller

On le voit, le résultat de l’élection française ouvre la porte à la résolution de nombreux problèmes européens et à un début de sortie de crise. Néanmoins, le début de cet article le montre assez : de grands dangers subsistent, et notamment la collusion avec les médias qui risque d’amplifier les bonnes nouvelles et de minimiser celles pouvant faire ombrage au nouveau dirigeant, mais aussi d’aider à faire passer discrètement des mesures impopulaires cachées derrière un flot de nouvelles triomphalistes…

Aux citoyens d’être vigilants ! C’est d’autant plus inquiétant avec un président ouvertement internationaliste, favorable aux traités de libre-échange comme le CETA et le TTIP, qui n’hésitera pas à vendre en catimini aux États-Unis ou à la Chine les fleurons européens par exemple13 Ce ne serait pas le premier, cela dit… Dernier épisode en date d’incroyable trahison, passé relativement inaperçu (!) : « Les renseignements français cèdent à l’américain Palantir la surveillance du web ». Source : L’Express, 09/12/2016. … La bonne nouvelle, c’est que le président des États-Unis n’est plus fréquentable. Avec M. Obama ou Mme Clinton au pouvoir, il aurait vraiment fallu s’inquiéter ; avec M. Trump, les velléités atlantistes de M. Macron sont déjà largement réfrénées.

Nos chercheurs du LEAP seront particulièrement attentifs à établir si Emmanuel Macron va en effet mettre en place une gouvernance certes efficace mais de fait non démocratique de la France/zone euro/UE, gouvernance qui reflèterait une idée assez répandue désormais dans les technocraties d’ici et d’ailleurs, selon laquelle le niveau de complexité du monde d’aujourd’hui exclut les peuples de tout espoir de compréhension et qu’il faut donc s’en préserver pour la bonne gestion des affaires (en inventant ce concept de « populisme » qui sert de plus en plus à éliminer de la vie publique l’extrémisme, la politique, les peuples et le débat tout à la fois) ; ou bien si, dans le cadre de son agenda, Emmanuel Macron va réellement contribuer à connecter les citoyens européens aux institutions communes via un système de validation démocratique des grandes orientations à donner au continent. Un certain optimisme est de mise compte tenu de ses déclarations concernant le besoin de « retisser les liens entre Europe et citoyens »14 Source : La Dépêche, 07/05/2017 ; mais s’agira-t-il d’œuvrer à recréer une citoyenneté européenne dite de la « claque » (formée à applaudir) ou bien à inventer une citoyenneté européenne impliquée dans les grands processus décisionnels ? Son soutien ou non à des actions de démocratisation européenne sera un indicateur que LEAP, compte tenu de ses actions dans ce domaine15 LEAP inspire et participe au lancement d’un Processus Citoyen de Démocratisation de l’UE les 1-2 juillet à Louvain-la Neuve auquel les lecteurs du GEAB sont bien évidemment conviés à participer. Source : Association des Amis de Franck Biancheri , n’aura pas de mal à constater et partagera avec les lecteurs de sa lettre confidentielle.

Il faudra enfin surveiller les relations qu’il souhaite entretenir avec la Russie de M. Poutine, avec qui il a promis de discuter, et avec la Chine, l’OCS et les BRICS, pour savoir si le nouveau président français veut réellement contribuer à positionner la France et l’Europe dans le monde d’après. Notre équipe ne peut encore en juger…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Notes   [ + ]

1. Source : « La victoire d’Emmanuel Macron vue par la presse internationale », Le Monde, 08/05/2017.
2. Sources : Twitter @EmmanuelMacron (03/05/2017) ; France24 (03/05/2017).
3. Sources : Bloomberg (28/04/2017) ; Deutsche Welle (03/05/2017).
4. Source : Reuters, 11/05/2017.
5. Source : EUObserver, 29/03/2017.
6. Source : EUObserver, 20/03/2017.
7. Source : Guardian, 03/06/2015.
8. Source : La Tribune, 02/03/2017.
9. C’est la raison pour laquelle le Financial Times titrait : « Macron and Schulz would be bad news for May ». Source : Financial Times, 13/02/2017.
10. Nous estimons d’ailleurs que ce projet de transformer Paris en place financière majeure de la zone euro est probablement celui qui a fait converger la classe financiaro-économique française autour de la candidature du poulain commun Emmanuel Macron.
11. Le Brexit pourrait bien simplifier les choses ici aussi…
12. Lire par exemple « Where might Macron clash with Europe? », EUObserver, 09/05/2017.
13. Ce ne serait pas le premier, cela dit… Dernier épisode en date d’incroyable trahison, passé relativement inaperçu (!) : « Les renseignements français cèdent à l’américain Palantir la surveillance du web ». Source : L’Express, 09/12/2016.
14. Source : La Dépêche, 07/05/2017
15. LEAP inspire et participe au lancement d’un Processus Citoyen de Démocratisation de l’UE les 1-2 juillet à Louvain-la Neuve auquel les lecteurs du GEAB sont bien évidemment conviés à participer. Source : Association des Amis de Franck Biancheri

52 réponses à [GEAB] L’élection présidentielle française au cœur d’une opération européenne de reprise en main de l’information

Commentaires recommandés

Caliban Le 26 mai 2017 à 03h49

Cela s’appelle servir la soupe ? La doxa, même agrémentée par des graphiques et des formules du type “notre équipe”, “nos chercheurs” … demeure la doxa.

Une petite requête, dont vous ferez bien ce que vous voulez : pourriez-vous lorsque vous dupliquez un article présenter
• soit la source, même sommairement (un lien par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Leap/Europe2020 : “Le GEAB présente un point de vue pro-européen, notamment dans sa mise en valeur du développement politique de l’Eurozone”)
• soit l’intérêt potentiel de sa diffusion ?

Car bien honnêtement et sans chercher à polémiquer, je n’ai pas bien saisi ce que fait cet oracle de pseudo-experts sur ce site d’habitude si vigilant à la propagande.

Dommage car le titre et la photo d’iRobots laissait envisager un contenu intéressant.

  1. Caliban Le 26 mai 2017 à 03h49
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    Cela s’appelle servir la soupe ? La doxa, même agrémentée par des graphiques et des formules du type “notre équipe”, “nos chercheurs” … demeure la doxa.

    Une petite requête, dont vous ferez bien ce que vous voulez : pourriez-vous lorsque vous dupliquez un article présenter
    • soit la source, même sommairement (un lien par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Leap/Europe2020 : “Le GEAB présente un point de vue pro-européen, notamment dans sa mise en valeur du développement politique de l’Eurozone”)
    • soit l’intérêt potentiel de sa diffusion ?

    Car bien honnêtement et sans chercher à polémiquer, je n’ai pas bien saisi ce que fait cet oracle de pseudo-experts sur ce site d’habitude si vigilant à la propagande.

    Dommage car le titre et la photo d’iRobots laissait envisager un contenu intéressant.


    • Franck B. Le 26 mai 2017 à 04h13
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      “Car bien honnêtement et sans chercher à polémiquer, je n’ai pas bien saisi ce que fait cet oracle de pseudo-experts sur ce site d’habitude si vigilant à la propagande.”

      Pas mieux ! Plus on avance dans l’article et plus ça devient difficile de continuer… Des eurobéats en pleine euphorie… on en sourirait presque si les temps à venir n’allaient pas être si difficiles pour les classes sociales délaissées.

      A noter le sous-titre de l’article original : “Les bonnes nouvelles économiques vont pleuvoir ! L’élection présidentielle française au cœur d’une opération européenne de reprise en main de l’information”
      Vous aussi vous pensez qu’ils prennent de la drogue ?


      • TuYolPol Le 26 mai 2017 à 10h56
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        “Vous aussi vous pensez qu’ils prennent de la drogue ?”
        Quand on se demande à quoi carbure l’eurobéat, même sans chimie, il y a les récompenses sociales, l’effet de groupe, la légitimation institutionnelle, le fantasme de la réussite, qui sont des formes de drogue collective. Le capitalisme fonctionne par l’addiction et l’accoutumance, jusqu’à l’auto destruction, l’image de la drogue lui va comme un gant. Il n’y a pas de meilleure image du modèle néolibéral que celle d’un junkie qui court à sa perte (et à la nôtre).


      • Louis Robert Le 26 mai 2017 à 12h26
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        La drogue, c’est le Pouvoir, le contrôle de ce qui se pense (“ce qu’on DOIT penser de…”) et de ce qui se fait (“ce qu’on DOIT faire et comment on DOIT le faire”).

        Voilà bien la drogue universelle la plus puissante qui soit. À la limite, elle procure à l’être humain le sentiment d’être Dieu lui-même.


    • Jac Le 26 mai 2017 à 15h19
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      Pas d’accord !
      L’article exprime bien clairement ce qu’il cherche à démontrer, sans ambiguïté, donc contraire à une “doxa”. Il démontre combien et pourquoi l’élection de Macron a été si bien accueillie par les états dominants internationaux et par là même les médias étrangers. C-à-d. dans le contexte d’une économie des marchés généralisée. A vous d’en faire votre propre déduction et d’en tirer votre propre enseignement…
      Macron bienvenu par les marchés, et il mettra les marchés en évidence (qui ne sont pas que dans ce qui est le plus visible que l’on critique unanimement, mais dans tout, y compris dans les spéculations sur les oppositions, lesquelles oppositions ne font que, en s’opposant frontalement, pot de terre contre pot de fer, que mieux servir ces marchés… Vous voulez que je développe ?)


    • TINA2019 Le 26 mai 2017 à 21h39
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      Bien énoncé Mr CALIBAN !
      Depuis plusieurs semaines, je note un changement d’approche sur le site … qui est nécessairement la conséquence initiée par une “AUTRE VISION”.
      Pour en revenir à MACRON et L’ALLEMAGNE, et cette… ENTENTE : je rejoins le GEAB, mais pour les motifs résumés ainsi :
      – Ces INACTIFS ALLEMANDS sont un problème : VIVEMENT qu’ils disparaissent … et aidons les à disparaitre. Leurs descendance est un pseudo problème … car leur population sera bientôt supplantée par une population, massive et de moins salarial et social, venue d’ailleurs : L’IDEOLOGIE prônée, mise en oeuvre et non reconnue, se concrétise —> UN FRANC SUCCES .
      – Dès lors, MACRON, EDOUARD et autres Lion’s league réprésentants appliqueront la 3 ème étape du même programme mise en oeuvre par les allemands. A savoir, spécifiquement pour LA FRANCE : Les INACTIFS doivent disparaître rapidement! leur retraite doit disparaître d’ici à 5 ans ! pour les ACTIFS asservis acceptant la politique DU MOINS DISANT Salarial en ALLEMAGNE doit être dupliqué dans notre pays d ‘esclaves et asservis qui se taisent (comme ces actifs de FRANCAIS de 2017?). On se retrouve donc, avec le même type de population du Moins disant en ALLEMAGNE ET EN FRANCE, Non français et allemand pour l’immense majorité , Et qui permette à nos 2 représentants du pouvoir ( Ps : valable pour Pays – bas, Belgique…) de réaliser leur idéologie —> Mêmes idéologues , même mandants , même mandataires au pouvoir.


  2. bm607 Le 26 mai 2017 à 05h07
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    Quand j’ai lu
    “le débat télévisé qui a opposé Marine Le Pen à Emmanuel Macron, un débat qui a révélé deux choses : la vacuité du programme de l’une et la très inattendue densité du personnage (et du programme) de l’autre. “
    j’ai regardé si j’étais bien sur Les-crises !
    Certes MLP a été nulle sur cette campagne, mais la seconde partie de la phrase (il a juste montré sa capacité à grenouiller pour gagner une élection, “à la hollande”), beau cirage de godasses !

    “…ce serait le retour d’une France influente et constructive en Europe, ce qui ne déplairait pas à de nombreux pays cherchant un contrepoids à l’Allemagne “
    Là on est plutôt dans le rêve éveillé : les performances économiques du pays sont en berne, malgré quelques timides embellies ponctuelles en ce début d’année, et l’avenir est plombé par l’uE, et ce même avec la possibilité d’appuyer où ça fait mal (dévaluation interne, notre nouveau président est dessus avec la loi travail qui va détricoter encore plus les droits des travailleurs) donc le contrepoids à l’Allemagne, c’est pas gagné.

    Bref, cette partie publique de l’article est pour le moins difficile à digérer.


    • RGT Le 26 mai 2017 à 10h58
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      A mon avis, le FN s’est retrouvé au second tour mais ne VOULAIT SURTOUT PAS GAGNER.

      Et sa “Grande Prêtresse” à tout fait pour se prendre une veste afin de continuer à exister et à continuer de profiter de la “Manne Céleste” des subventions publiques.

      Bref, plus le temps passe et plus il est évident que ce parti n’est qu’un simple troll qui ne sert qu’à justifier “l’éclatante victoire” du “camp du Bien” choisi par les ploutocrates.

      Et si on se tourne de l’autre côté, on s’aperçoit que c’est EXACTEMENT pareil, le FDG (et les “insoumis”) ne sont que des épouvantails créés par un apparatchik du PS en mission commandée qui a fondé ce mouvement dans le seul but de plomber un NPA qui commençait à devenir “envahissant”. Mission accomplie.

      Dans tous les cas, les seules victimes sont bel et bien les couillons qui ont voté, que ce soit “pour” ou “contre”, c’était déjà plié.

      En toute honnêteté, le “règne” de Macron II sera le “changement dans la continuité”.
      Les “grandes avancées” ne seront que de la poudre aux yeux.

      Caligula, reviens !!!


      • marc Le 26 mai 2017 à 18h33
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        “A mon avis, le FN s’est retrouvé au second tour mais ne VOULAIT SURTOUT PAS GAGNER.”

        ça pour moi, c’est du conspirationnisme de haut vol! c’est pas interdit, mais c’est juste selon moi très exagéré : marine était juste comme tous les français : persuadée qu’elle allait perdre

        mais je pense qu’il faut envisager le plus surprenant, je suis le premier à le faire


    • secotine Le 26 mai 2017 à 11h19
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      “performances du pays en berne” ! Je viens d’entendre ce matin que la 5ème puissance mondiale n’était ni la France ni le Royaume Uni mais….la Californie !
      En ce qui concerne l’OCDE, la France a encore glissé pour se retrouver en 28 ou 29ème place.
      Il serait temps que nos dirigeants ouvrent les yeux, regardent devant et non toujours dans le rétroviseur. La France fut un grand pays, elle ne l’est plus depuis longtemps et se raconter des histoires n’y changera rien.


  3. Fritz Le 26 mai 2017 à 05h08
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    Je retiendrais une phrase de cet article, tout en la modifiant (premier paragraphe) :
    « l’insignifiante France n’est peut-être pas si insignifiante que cela quand elle a l’occasion de sortir du système européiste, atlantiste et néolibéral où elle s’est engluée depuis 1983 ».

    N’oublions pas que sur les onze candidats, la majorité voulait sortir de ce système.

    Pour le reste, j’ai eu du mal à lire jusqu’au bout ce pensum europhile… J’avoue que la densité de Macron m’avait échappé. Compatible avec l’Allemagne, certes. Quand même, quel aveu dans l’avant-dernier paragraphe : les technocrates cherchent à « se préserver » du peuple « pour la bonne gestion des affaires » …


    • Jac Le 27 mai 2017 à 11h14
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      ” les technocrates cherchent à « se préserver » du peuple « pour la bonne gestion des affaires » ”

      Evidemment !
      N’oubliez pas qu’un pouvoir se prend et ne se donne pas, et lorsque qu’un pouvoir est confié il n’est que partiel. Mais c’est celui qui confie un pouvoir partiel qui détient toujours le vrai pouvoir. L’histoire nous apprend bien cela. Ce pourquoi élire un “monarque” (tel un Président français de notre Vème République) est une incohérence. C’est en quelque sorte, pour les citoyens, s’ôter le pouvoir républicain en légitimant le pouvoir présidentiel, lequel nomme NOTRE gouvernement. Et ce pourquoi nombreux dictateurs dans le monde se font de + en + “élire” Président.
      De là à dire que la France est une dictature, bien sûr que non ! Mais c’est cette incohérence qui crée ce genre de dysfonctionnement antidémocratique que vous relevez, où ne prime que la mise en pratique des techniques de pouvoir du Président élu et non le pouvoir démocratique du peuple.
      C’est au peuple de prendre le pouvoir pour se le restituer ! Mais comment faire ? En créant une autre forme de “technocratie” tant on ne sait pas changer nos habitudes ?
      Nous devons imposer d’élire un chef de gouvernement – c-à-d. un pouvoir partiel dont on garderait le contrôle -, comme en Allemagne par ex, et non plus un “monarque”. Là, peut-être, l’humain et ses réels besoins primeraient.
      Mais c’est vrai, le pouvoir, le nôtre si on l’avait vraiment, est très inconfortable……..


      • Jac Le 27 mai 2017 à 11h28
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        j’ajoute pour conclure :

        “Mais c’est vrai, le pouvoir, le nôtre si on l’avait vraiment, est très inconfortable……..”

        Adage toujours vérifiable qui confirme l’inconfort du pouvoir :
        “la critique est aisée mais l’art est difficile”


  4. AYIN BEOTHY Le 26 mai 2017 à 05h30
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    Vous évoquez le débat Macron – Le Pen en oubliant qq détails :
    – Macron avait un micro faisant évoluer sa voix dans les basses, c’est utile pour la densité
    – Macron avait une oreillette, d’où peut-être sa confiance communicative
    – Macron a menti outrageusement à plusieurs reprises sans que personne ne le relève sur place… ni vous après coup
    Donner le côté optimiste en taisant les mauvaises nouvelles, comme vous l’annoncez explicitement, ce n’est pas de l’information, c’est de la propagande.
    Je suis déçue.


  5. Marianne Le 26 mai 2017 à 07h13
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    Je suis contente de pouvoir continuer à suivre la démarche honnête et rigoureuse de Lescrises mais ca fait un moment que je ne suis plus le “GEAB”. Les commentaires précédents me satisfont.

    Mais reconnaissons au GEAB une lucidité : “De fait, la seule véritable opposition avec laquelle Macron va devoir compter, c’est la gauche radicale de Mélenchon” . Le reste de la phrase pue son élitisme de classe moyenne sup et ne mérite pas d’être reproduit.

    Sur le fond, vous savez ce qui vous reste à faire ! Dans la rue ET à l’Assemblée !


    • Jac Le 27 mai 2017 à 11h58
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      Je trouve que le GEAB ne rend compte que de faits. Il n’énonce aucune réelle conclusion (à moins que j’ai mal lu…). Pour une fois, ça fait du bien ! C’est devenu si rare…
      Pourquoi toujours attendre d’un article qu’il ne nous livre que ce qu’on a envie d’entendre ??? C’est à cause de cela que les lecteurs eux-mêmes ont “tué” la presse…
      De faits démontrés (ou montrés même partiellement), qu’ils nous plaisent ou non, on peut en tirer notre propre conclusion. Et celle que vous faites est intéressante, quand bien même elle est évoquée (discrètement) dans l’article lui-même. Au moins vous la relevez, et je vous approuve sur ce seul point.


  6. Alain Maton Le 26 mai 2017 à 07h44
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    Toujours cet espoir fou que les Allemands accepteront de payer pour les autres! D’abord pourquoi le feraient-ils dans une Europe dont la devise est la “concurrence libre et non faussée” (quoique l’aspect “non faussée” est de la pure posture puisque tous les états la faussent par le biais de leur fiscalité et de leur politique sociale) et donc soumise aux principes d’airain du protestantisme qui veut que chacun ait ce qu’il mérite. Et d’autre part, le voudraient-ils que cela serait insupportable pour eux, des études indiquent qu’ils devraient y consacrer 8% de leur PIB alors que les pays avancés arrivent péniblement à donner 1,5% de leur PIB à l’aide au développement!


    • Fritz Le 26 mai 2017 à 08h09
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      Les “principes d’airain du protestantisme qui veut que chacun ait ce qu’il mérite” ?
      Le principe de la Réforme est que l’homme n’est pas sauvé par ses œuvres, ni par ses mérites, mais par la foi seule.
      Paul : “car nous estimons que l’homme est sauvé par la foi, sans les œuvres de la loi”.
      Calvin : “il ne nous reste rien de quoy nous glorifier devant Dieu, sinon sa seule misericorde : par laquelle sans quelque merite nostre, nous sommes sauvez.” (Institution de la religion chrestienne, Epistre au Roy, Genève, 1541).


      • Homère d'Allore Le 26 mai 2017 à 08h53
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        Pour les calvinistes, la Grâce précède la Foi.

        Et une bonne réussite sociale est considérée comme une manifestation de la Grâce.

        http://leboncombat.fr/jean-calvin-sur-la-grace-qui-se-trouve-dans-la-loi/


      • gracques Le 26 mai 2017 à 09h10
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        La ‘psychologie’ des peuples au travers d’un écrit d’un ‘sage’ qui la figé pour l’éternité …. une histoire des ‘idees’ sortie de tout contexte matériel et historique , juste bon pour des lettres de salon.
        Au fait Calvin , certes , mais LUTHER ?


        • Sandrine Le 26 mai 2017 à 10h34
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          Oui pour Luther, il me semble qu’il faut plutôt citer la “Parabole des talents”, très importante pour comprendre l’étique protestante.
          Luther, ancien moine, disait qu’il fallait supprimer les monastères car la prière n’aide pas à obtenir le salut. Beaucoup plus important était selon lui de “cultiver les talents”(voir parabole) donnés par Dieu (donc avoir une profession productive économiquement)


        • Fritz Le 26 mai 2017 à 10h44
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          Le salut par la foi seule, don gratuit de Dieu, c’est toute la théologie de Luther, qui prend sa source dans l’Épître de Paul aux Romains (en particulier 3 : 28). Mille fois, il a opposé “la justification par la foi” à la “fausse sécurité”, la maudite sécurité du juste qui se prévaut de ses œuvres.
          Le pharisaïsme sévit en pays protestant comme partout ailleurs, mais la croyance aux “mérites” n’est en rien un “principe d’airain du protestantisme”. Voilà pourquoi j’ai répondu à @Alain Maton.


        • Paul Le 26 mai 2017 à 11h06
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          Moi, étant déjà gâteux et sans récupération possible
          je me contente de rire.

          http://www.gocomics.com/calvinandhobbes
          https://www.cartoonstock.com/directory/m/martin_luther.asp


      • Kopkounine Le 26 mai 2017 à 11h03
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        D’accord avec les commentaires. Mais Je crois qu’il ne faut pas réduire au poids de la religion l’explication du rapport autoritaire de l’Allemagne avec l’UE . L’Allemagne s’est construite par la Prusse contre la volonté des allemands. Cette désunion culturelle me parait importante dans la vision que les Allemands ont de leur unité fragile et de l’unification européenne . l’Allemagne du saint empire s’oppose culturellement à celle qui n’a jamais fait partie de l’empire romain. La Prusse elle-même est née sur cette ambiguïté, puisque le premier roi de Prusse ne l’était que sur les terres hors droit romain. Aussi ne faut-il pas confondre l’Allemagne avec un pays d’Europe occidentale de tradition juridique romaine: passée la brève république de Weimar, ce n’est qu’au prix de l’abandon de deux souverainetés démocratiques: la militaire avec l’occupation états-unienne et la monétaire avec l’ordolibéralisme, que l’Allemagne a put créer un démocratie, et une unité… pour l’instant sans guerre.


        • Fritz Le 26 mai 2017 à 11h20
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          Le paradoxe est que l’Allemagne a du mal à se constituer comme nation, alors que l’adjectif “deutsch” signifie “national” à l’origine (germ. thiudisk, vieil-allemand diutisc, moyen-allemand diutsch). Il est curieux que les deux pays qui pouvaient réaliser l’unité allemande se situaient à la périphérie, la Prusse comme l’Autriche.

          Cela dit, la solution à la question nationale allemande n’était pas de ligoter l’Allemagne, de la dissoudre dans l’Europe comme le voulait Mitterrand. Ce calcul mesquin s’est retourné contre nous, en donnant Maastricht, et donc l’Europe allemande… Si Mitterrand était toujours de ce monde, on pourrait le prier d’aller se faire voir… chez les Grecs.


          • Sandrine Le 26 mai 2017 à 12h36
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            “Mitterand voulait dissoudre l’Allemagne dans m’Europe” dites vous.
            D’une certaine manière on pourrait aussi dire qu’il croyait encore aux vertus de la Collaboration… comme le patronat français


    • le Prolo du Biolo Le 26 mai 2017 à 18h23
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      “l’espoir fou que les Allemands paieront pour les autres”

      Pour l’instant ce sont les autres qui paient pour les Allemands, en acceptant leur dumping social et économique, et en suivant des prescriptions dont ils sont les seuls bénéficiaires.


    • Jac Le 27 mai 2017 à 12h27
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      ” D’abord pourquoi le feraient-ils dans une Europe dont la devise est la “concurrence libre et non faussée” ”
      Vous trouvez que la devise de la France “liberté, égalité, fraternité” est respectée ?
      La devise de l’Europe est honnête selon le concept et la raison de sa création. Mais bien sûr la “concurrence libre et non faussée” à laquelle nous aspirons tous est pipée depuis fort longtemps, bien avant la création de l’Union Européenne. Selon moi depuis le XVIIIe siècle déjà, avec l’apparition des industries dont Adam Smith prévenait qu’en se liguant entre elles pour faire monter les prix elles détruisaient la concurrence loyale des très nombreux artisans (“la main invisible”). Et à la fin du XIX e siècle la création de la spéculation a enfoncé le clou. Puis ensuite l’école de Chicago….
      En ce sens, la devise européenne est, comme toute devise, une aspiration et non une réalité.


  7. luci2 Le 26 mai 2017 à 08h03
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    J’en suis estomaqué…!
    GEAB -que je ne lis plus- ne présente que peu l’aspect d’une feuille à visée “démocratique”/
    Je me réjouis des premières réactions ici…et peut-être “provoquées” ?… par OB, fin “scruteur”.
    Merci à lui et…A tous les non-résignés.
    La ou les suites du nouvel ordre ,allez disons européen, ne manqueront pas de piquant.
    En effet, les “financiers”, entre eux, sont paraît-il assez féroces…et avec des séquelles parfois lourdes autant qu’inattendues. Soit donc, vraisemblablement, un
    Nouveau “Monde” à venir plutôt tourmenté (Hier sur Arte -20h- P. Jorion a évoqué,parlant des “populismes” /nationalismes, de possibles mouvements susceptibles de créer ou de développer des frictions, voire des guerres…Pour ,encore une fois ,se partager le “gâteau” mais je préfère dire les miettes.


  8. emmanueL Le 26 mai 2017 à 08h14
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    Oui, on ne voit pas trop où se trouve le développement de la mise en garde annoncée par le titre pourtant très pertinent de l’article.


  9. Charles Michael Le 26 mai 2017 à 08h17
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    J’ai pris au second degré cet article
    le titre: ” reprendre en main l’information” est en soit un indice qui ne trompe pas.
    je ne savais pas que la pensée unico-bruxelloise avait perdu la main.

    GEAB ? je vais aller voir sur mon DECODEX chéri à la rubrique sites rigolos


  10. Gier13 Le 26 mai 2017 à 08h21
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    Je retiendrai de cet article qu’entre le titre et le contenu, il y a un gouffre que je n’ai pas réussi à combler !
    D’autre part, l’européisme béat qu’il professe et l’hagiographie (une de plus) de Macron ne m’ont guère convaincu…


    • Fritz Le 26 mai 2017 à 08h28
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      Attention, cet extrait n’est que “la partie optimiste” de l’article du GEAB. Pour lire le reste de son étude, il faut s’abonner… Même dans l’extrait optimiste, il y a quelques vérités à glaner : “Avec M. Obama ou Mme Clinton au pouvoir, il aurait vraiment fallu s’inquiéter ; avec M. Trump, les velléités atlantistes de M. Macron sont déjà largement réfrénées”.


  11. Ardéchoix Le 26 mai 2017 à 09h03
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    Horoscope. Si vous êtes français
    Amour :
    Tout va bien, votre couple retrouve joie et enthousiasme pour de nouvelles aventures. Vous allez faire d’énormes progrès en physique quantique.
    Santé :
    Afin d’éviter le stress, prendre le temps de lire le monde ou regarder bfm, tout va bien .
    Mon équipe et moi-même, on vous souhaite bonne chance.


  12. wuwei Le 26 mai 2017 à 09h59
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    “…la très inattendue densité du personnage (et du programme) de l’autre. ”

    Pour ma part je ne suis pas allé plus loin, car après une telle déclaration d’amour inutile de chercher la moindre critique sur Macron. Je suppose donc que la suite doit être une longue hagiographie de Saint Emmanuel et un retentissant hymne à la gloire européiste.

    “Plus l’homme au pouvoir est petit et plus il convient à toutes les petitesses.”
    Chateaubriand


  13. Toff de Aix Le 26 mai 2017 à 10h59
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    Mais quel article lamentable !

    Du grand n’importe quoi : macron est “pour renforcer l’Europe démocratique”, “les bonnes nouvelles économiques qui vont continuer de pleuvoir vont lui assurer un début de quinquennat paisible”, et “devraient calmer les plus récalcitrants”.

    Incroyable de lire ça : de l’art de s’aveugler au plus haut point, transmis aux plus de 6 millions de chômeurs officiels, et aux salariés des centaines d’entreprises victimes de plans sociaux par mois dans tout l’hexagone. Transmis aux millions de pauvres et précaires que la future baisse des cotisations sociales patronales, couplée à une hausse de la CSG pour compenser, va encore plus fragiliser.

    Transmis aux millions de personnes, la majorité du pays en fait, qui va souffrir des mesures prévues dans les GOPE 2016,et dont le sieur macron à été expressément missionné pour les appliquer sans sourciller.

    Restons polis : quelle descente aux enfers que ce GEAB, cette feuille de chou ne vaut plus un clou !


    • Paul Le 26 mai 2017 à 12h58
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      Tu en as de la chance de pouvoir rester poli
      alors que ce n’est plus depuis for longtemps
      l’apanage de nos chefs d’orchestres pétomanes diplômes,
      lesquels fièrement non seulement nous montrent leurs instruments,
      mais artistiquement en pets majeurs nous parfument de leurs symphonies .

      Cdlt

      ps ; aies la bonté de faire brûler un cierge à ton saint patron afin que Lucifer lors de mon arrivée les portes il ne me claque au nez.


    • Jac Le 27 mai 2017 à 13h18
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      ” macron est “pour renforcer l’Europe démocratique”, “les bonnes nouvelles économiques qui vont continuer de pleuvoir vont lui assurer un début de quinquennat paisible”, et “devraient calmer les plus récalcitrants”.”
      C’est un fait, un simple fait…

      Jusqu’à présent, le “Monarque” élu pouvait asseoir son pouvoir en “divisant pour mieux régner” : ex. Il nomme un 1er ministre en accord avec ses directives (sinon il le vire) lequel distribue un rôle à chaque ministère, lequel l’applique en bon “technocrate” isolément des autres (d’où de nombreuses contradictions qui ne permettent pas de réels changements démocratiques, si ce n’est en apparence). Mais il a besoin pour cela d’avoir une majorité législative pour ne pas risquer de cohabitation.
      Macron fait l’inverse, d’emblée. Il propose “la concertation démocratique” dans son programme (ce pourquoi il a pu arriver en tête au 2ème tour) et nomme un premier ministre juppéiste (c-à-d. proche du perdant des primaires de droite) ainsi que des ministres de divers bords politiques (officiellement). Il ne se crée donc pas de majorité ministérielle et, du même coup, il sape les confrontations législatives. Plus de risque de cohabitation. Ne lui manquait plus que d’avoir Mélenchon dans un ministère, au mieux, ou le Pen au pire… Et hop! la boucle aurait été bouclée.
      Oui je pense que le début de son mandat (qui risque de durer…) sera “paisible” tant il faut faire preuve d’imagination pour pouvoir le contrer. Et l’imagination, ça se travaille longtemps.
      Travaillons, travaillons…. Rien n’est incontournable.


  14. gryzor Le 26 mai 2017 à 11h08
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    Le moins qu’on puisse dire de GEAB, c’est que son fond est europhile.

    En 2012, avant l’élection de M. Hollande, le GEAB tartinait sa confiance pour le personnage, pour son intelligence et sa pertinence dans un contexte européen.

    Nous voici en 2017, ils se disent “amer” et annoncent entre autre une dérive autoritaire du pouvoir en France et de sa propagande.

    Leur discours a quand même bien évolué, et présage bien que l’ère Macron sera pire que celle de son prédecesseur.

    François Hollande a réussi à passer sous les 4% de popularité, la seule question que je me pose est combien de temps M. Macron mettra-t-il pour renouveller l’exploit ?


  15. Kess d'Allok Le 26 mai 2017 à 11h32
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    GEAB : Groupe Européiste des Analyses Bidons

    Quelle purge !


  16. lon Le 26 mai 2017 à 11h39
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    Sérieusement, qui accorde encore le moindre crédit à GEAB ?


  17. Pakete Le 26 mai 2017 à 12h37
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    Plop,

    Il est assez surprenant de constater que certaines structures d’analyse en viennent à défendre l’idée selon laquelle il est possible d’avoir une influence en se diluant dans un espace qui justement tend le plus possible à réduire cette influence…

    Il n’y a qu’en sortant de l’UE et se réapproprier une diplomatie meurtrie par Ashton et ses comparses que la France pourra récupérer de son influence dans la scène internationale. Ni plus, ni moins.


  18. Marianne Le 26 mai 2017 à 13h11
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    Cette quasi-unanimité des lecteurs de Lescrises est absolument géniale :)) Permettez cette auto-congratulation collective :))
    Chers amis, vous ne réalisez pas que nous venons d’enfoncer un coin idéologique majeur dans la bataille à venir. Fight the power !


  19. aikongo Le 26 mai 2017 à 14h31
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    j’ai me suis désabonné après un an de lecture du GEAB, le parti pris européen est flagrant.
    Cet article dithyrambique sur Macron et l’Europe ne fait que me conforter dans mon choix !


  20. Le Rouméliote Le 26 mai 2017 à 16h09
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    “et même l’intransigeant M. Schäuble, actuel ministre des Finances allemand, souhaite travailler avec lui sur un projet de parlement de la zone euro”. Quand j’ai lu ça, j’ai failli m’étrangler de rire ! Le tout sur la foi d’une dépêche de Reuters qui avait été reprise à l’envi par la presse main stream !
    Quand on lit les déclarations de M. Schäuble au lendemain de l’élection de Micron, on s’aperçoit qu’il dit tout le contraire ! ” Le seul bond que j’aime, c’est James Bond !” Mais c’est vrai qu’il le dit en allemand… D’ailleurs, notre président ne s’y est pas trompé puisqu’il a répondu à un journaliste allemand après sa conférence de presse avec Angela, qu’il n’était pas question d’eurobonds, ni de mutualisation des dettes. Donc exit la “gouvernance” de la zone euro. Voir les articles du Zeit quand il a titré “Der Heiland”, le Sauveur, en parlant de Micron.


  21. Louis Robert Le 26 mai 2017 à 17h15
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    “… l’ancien régime est devenu le nouveau… les vieilles réalités malsaines et vénéneuses se couvrirent d’apparences neuves… Changement de peau des serpents.”

    (Victor Hugo, “Les Misérables”)


  22. Dahool Le 26 mai 2017 à 18h00
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    Bonjour

    Le robot, c’est NOUS, en alerte, toujours.
    Les autres préfèrent s’aligner plutôt que douter, c’est pourtant sain.


  23. 1Direct Le 26 mai 2017 à 18h21
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    … Pour ce communiqué public, nous avons choisi de partager la partie optimiste de cet article.

    Déjà là ça commence mal !!

    Ah bon il y a une partie pessimiste ?!
    Qu’est ce que cela doit être car, moi, en lisant cet article c’est plus que du pessimiste qui m’envahit. Un frisson d’horreur me prend de haut en bas et mes poils ce hérissent devant une telle propagande malhonnête (pléonasme !!) .

    Les mots courtois me manquent mais ce vocabulaire inadéquat (quoique) serait le véritable reflet de mon courroux.
    Cela ne fait qu’une couche de plus qui s’accumule aux léchages de bottes que l’on entend sur BFM/RMC A2 TF1 et les toutes les chaines d’infos en continue. A pleurer (de rage) devant … un tel déluge de faux culs

    Attendons. Après la nuit, fut elle de noce, le jour se lève.
    Il y a des réveils qui vont être difficile surtout quand l’hôtel Union Européenne/Zone Euro va présenter la note à la France, aux français.
    Entre autre, mais pas que, cette note “virtuelle” oubliée de M. Sarkozy caution pour la Grèce. Vous aviez tous oublié?


  24. bertgil Le 26 mai 2017 à 19h44
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    Macron était le candidat des médias et de la finance.Ce sont eux qui ont persuadé les électeurs de d’en faire leur président.Macron a été élu comme Hollande par défaut.La propagande pro Macron a diabolisée le FN et discrédité tous les autres candidats.Avec 25% au premier tour Macron n’aura pas les coudées franches.Rendez vous dans six mois ,un an.
    L’article du geab, des réflexions ‘européistes.Quand j’écris réflexions, il faudrait plutôt écrire catéchisme européiste


  25. Un_passant Le 27 mai 2017 à 09h59
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    Le biais naïvement europhile du LEAP est connu mais ils ont des analyses et une tentative de faire une prospective (aussi objective que leur biais le permet) intéressantes en ce sens qu’elles empruntent des chemins que les médias mainsteam ignorent.

    Reste que le LEAP comme tout les tenants et participants du phénomène globalisant ignorent totalement les ressorts des nations. L’identité, qu’elle soit culturelle, religieuse ou ethnique et son influence sont niées, incomprises ou sous-estimées. Alors je ne partagerais pas leur optimisme.

    La crise viendra-t-elle d’abord sous forme économique, de guerre civile, de guerre mondiale, quelle crise entraînera l’autre? C’est la seule question qui vaille. Je ne crois absolument pas à un adoucissement des rapports avec l’islam et l’islamisme puisque les politiciens occidentaux ont choisi de composer avec les pires obscurantistes bon teint en la matière. Quitte à piétiner nos valeurs et notre culture (et trahir ceux qui ont fui cet obscurantisme).


  26. Thierry Le 28 mai 2017 à 17h28
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    Merci à OB de partager cette analyse du GEAB, de même que les précédentes: http://www.les-crises.fr/tag/geab/
    J’apprecie qu’il reconnaissent, honnêtement, qu’ils se sont trompés sur Macron (“la très inattendue densité du personnage (et du programme) “)


  27. step Le 29 mai 2017 à 00h47
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    tiens ce qui m’a heurté dans cet article, c’est qu’un média pro-europhile comme le GEAB, ne cache pas que le projet européen se fait contre les peuples et leurs aspirations démocratiques. Ils sont en train d’applaudir la mise en route d’un projet autoritaire. comme dit l’autre…

    https://www.youtube.com/watch?v=lxykdZLLNLw

    voilà voilà…


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