Source : Blog Mediapart, Alain Badiou, 27-04-2017

Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle.

Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.

Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.

Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.

Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.

Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.

Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.

Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :

1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.

2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé

3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.

4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.

Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.

Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible. C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.

Alain Badiou

Source : Blog Mediapart, Alain Badiou, 27-04-2017

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93 réponses à Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou

Commentaires recommandés

lemoine001 Le 07 mai 2017 à 09h36

On peut imaginer (on doit même imaginer) un communisme sans nomenklatura mais jamais on ne pourra connaitre un capitalisme sans capitalistes.

  1. Torachev Le 07 mai 2017 à 01h43
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    Le communisme, c’est absolument génial, à une seule condition : faire partie de la nomenklatura.
    Toutes les idéologies convergent : de l’exploitation de l’homme par l’homme, on passe à l’exploitation du peuple par les représentants du peuple, parce que la nature humaine est ainsi faite : il faut avoir mieux que son voisin.


    • AUSSEUR Robert Le 07 mai 2017 à 02h31
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      Je n’ai jamais été communiste ……Mais tenter d’abuser le corps électoral à ce point ! Tenter de faire croire à la France d’en bas = 55 % du corps électoral ! Que les bourgeois , pourraient faire leur bonheur = C’est tout simplement de l’escroquerie ! C’est vérifié ! Mais , si la constitution prévoit qu’un ou une candidat(e) à la Présidentielle , pour permettre de le déclarer = Président de la République , il lui faut avoir eu , sur son nom + de 50 % des votes des inscrits(es) sur les listes électorale : Je ne vois d’ailleurs pas un ou une candidat(e) déclaré(e) Président de la République et tenter de réaliser un programme électoral , qui n’aurait pas été accepté par 50 % du corps électoral inscrit sur les listes !


      • Tonton Poupou Le 07 mai 2017 à 11h58
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        quand la gouvernance s’oppose à la démocratie réelle et véritable.
        pourquoi le vote blanc n’est pas considéré comme suffrage exprimé ?
        parce que le gagnant est déclaré comme ayant la majorité des bulletins exprimés. donc si le vote blanc était reconnu comme exprimé il y a de forte chance que les citoyens découvrent que le gagnant n’a pas la majorité des suffrages exprimés dans beaucoup d’élections quelles qu’elles soient, présidentielle, législatives, municipales etc etc ……… ce qui en dit long sur la qualité de notre “démocratie”. n’est ce pas ?
        considérer le vote blanc comme le vote nul ou l’abstention (les trois étant des différents absolus de positionnements démocratiques face aux propositions politiques que l’on offre aux citoyens inscrits sur les listes électorales) est un véritable scandale en terme de démocratie. mais les défenseurs de cette démocratie imparfaite ou de façade affirment que sans cela le pays serait ingouvernable. ce qui est faux ou reviendrait à dire que la véritable démocratie réelle est un système politique qui produit de la gouvernance ingouvernable. bien sûr ce serait stupide d’affirmer ça !


        • Sidmir Le 07 mai 2017 à 13h11
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          Vous raisonnez comme si le reste du monde n’existait pas et comme si notre pays avait 300 habitants. Oui il faut un gouvernement pour diriger notre pays dans un monde complexe . Nous devons donner notre confiance car nous ne pouvons mettre aux voix chacune des décisions qui doivent être prises au niveau national. Le tout participatif local oui mais croire que chaque francais va pouvoir juger de la politique anticorruption américaine pouvant mettre a mal Airbus c’est de l’inconscience.


          • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h03
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            L’illusion du besoin du “berger” qui garde la “troupeau”. Les gouvernants font plus de mal que de bien au final, leur action sur la société est parfaitement néfaste en ce qu’elle détruit la responsabilité et la liberté tout en garantissant les privilèges de la caste des fonctionnaires. De tout temps ceux qui détiennent le pouvoir l’on toujours conservé on jouant sur les peurs et les divisions, la démocratie n’a rien changé à cela bien au contraire. En prétendant donner un choix à travers le vote notre pseudo démocratie rend toute contestation du pouvoir impossible car “sanctifié” par la soit disante volonté populaire. La démocratie moderne c’est comme faire voter les poules et les lapins pour qu’il choisissent le fermier qui va les exploiter, c’est juste un jeu de dupe.


            • SARTON Bernard Le 08 mai 2017 à 13h59
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              Les moutons ont voté avec le bâton de berger pour se mettre à l’abri du “Loup” FN . Elections pièges à cons c’est un slogan de 1968 et Badiou a raison car la bourgeoisie contrôle très efficacement son système électoral depuis la revolution de 1789 . Malgré les différentes révoltes populaires (1830-1848-1871-1936-1968-1995) la bourgeoisie se fait un plaisir de nous faire voter souvent pour nous donner l’impression d’être partie prenante de son système d’esclavage partagé . Alors le choc à venir qui mettra en danger nos finances et nos vies risque d’être préjudiciables au système capitaliste en crise permanente. La révolution en marche viendra à point nommé lorsque l’économie s’écroulera !!!!


      • HELENE ALLEMAND Le 08 mai 2017 à 07h37
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        pourtant c’est le 3ème président qui n’aura pas 50% du corps électoral mais seulement une majorité des suffrages exprimés. Ne pas tenir compte des voix contestataires que sont les votes blancs ou nuls et les abstentions est une grande habitude en France


    • Miss Marple Le 07 mai 2017 à 09h27
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      C’ est exact ! Voilà pourquoi , aujourd’hui, je n’ irai pas voter …


    • lemoine001 Le 07 mai 2017 à 09h36
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      On peut imaginer (on doit même imaginer) un communisme sans nomenklatura mais jamais on ne pourra connaitre un capitalisme sans capitalistes.


      • LBSSO Le 07 mai 2017 à 10h38
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        @lemoine001, je me permets de vous paraphraser pour apporter la contradiction:

        On peut imaginer (on doit même imaginer) un communisme sans nomenklatura mais on peut aussi (on doit même imaginer) imaginer un libéralisme sans capitalisme de connivence.


        • Ouallonsnous ? Le 09 mai 2017 à 00h21
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          On peut aussi imaginer un communisme utilisant un capitalisme sous contrôle du peuple, c’est le cas de la République de Chine populaire et devient progressivement celui de la Fédération de Russie


      • LS Le 07 mai 2017 à 10h50
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        Communisme sans technocratie, capitalisme sans capitalistes. On peut aussi imaginer une humanité sans être humain “normal” ?
        La solution ? : L’homme nouveau (communiste), l’homme éveillé, l’homme saint, l’homme illuminé. On peut en postuler l’existence ou la déclarer possible selon la transcendance ou le déterminisme auquel vous croyez (et j’insiste sur l’association des mots “croire” et “déterminisme”).
        S’il s’agit de croire, soit, mais faire des suppositions sur le comportement de cette nouvelle humanité, c’est un peu comme un physicien à qui on aurait demander les lois de la physique avant le bigbang, il ne peut pas les observer et donc ne peut en parler.


      • mayla Le 07 mai 2017 à 11h38
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        Rêve d’idéaliste…possible mais pas avec cette humanité qui même bien commencé avorterait très rapidement


      • Christian Pleineforme Le 07 mai 2017 à 15h39
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        Oui tout à fait lemoine001. Comment organiser le communisme sans nomenklatura. C’est à dire sans une minorité qui détourne l’intérêt général (à court et moyen terme => développement durable) à son profit. Autrement dit la DEMOcratie en supposant que l’immense majorité du peuple humain puisse avoir pour objectif le bonheur général de l’Humanité ?
        Une fois supprimée la classe ds capitaliste, il subsistera des conflits d’intérêt entre différentes “classes” : femme vs homme, jeune vs vieux, adultes sans enfant vs adulte avec enfant (rapport au “droit des générations futures). Si la démocraite doit être représentative alors je crains que le meilleure moyen soit une représentation issu du tirage au sort avec des quota minimum pour les ultraminorités ou tout au moins une consultation obligatoire de ces “communautés” : les transgenres, les handicapés, les autistes, … qui ont des intérêts très spécifiques à faire valoir. car la majorité ne saurait être la loi de la majorité.
        Comment donc réaliser le régime transitoire sans passer par les urnes ? L’insurrection peut-elle garantir cette transition sans que durant cette phase une “nomenklatura” ne s’installe ?


        • Jac Le 07 mai 2017 à 17h58
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          Et comment créer des lois sans sanction ?
          Comment organiser une paix mondiales sans armée ?
          Comment organiser une paix sociale sans police ?
          Comment organiser une démocratie sans opinions opposées ?
          On peut continuer à l’infini. Toute chose n’existe que par son contraire, me semble-t-il…
          Quant à une élection sans électeurs….
          Bon, cessons de tergiverser. Personne n’est jamais vraiment d’accord quand bien même on voterait tous pour le même candidat (mais pour des raisons différentes) et c’est tant-mieux.
          Ce qu’on dit pour l’écologie est vrai pour les humains : c’est la diversité qui crée la richesse.
          J’ajoute pour l’humain, c’est la diversité qui crée l’intelligence. Sans cette diversité, on en serait encore aux chasseurs cueilleurs (encore qu’eux-mêmes étaient divers…)


          • THIERRY CHAVEROT Le 08 mai 2017 à 05h17
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            Voilà la réponse la plus sensée que j’aie pu lire.
            Que quiconque pense que l’être humain est naturellement bon, doux, désintéressé, altruiste et intelligent, et qu’on peut fonder une société sur ce postulat, qu’il fasse une rapide introspection – objective, j’entends – et son idéal tombera en miettes. Si, par miracle, celui-là est un être irréprochable, qu’il regarde alors autour de lui…
            Ceci dit, je nuancerais votre propos en disant que c’est la diversité qui crée le dynamisme. L’intelligence de l’homme – une capacité d’abstraction plus élevée que chez d’autres animaux – n’est que le résultat actuel de l’évolution.
            Et mon constat préféré : Le développement de l’humanité doit beaucoup à la paresse qui est en chacun de nous. En effet, qu’est-ce qu’un outil, sinon un objet destiné à faciliter un travail, ou à le rendre possible ?


          • Chat noir Le 08 mai 2017 à 21h08
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            Non jac tu te trompe, le capitalisme à la force de nous impliquer de maniére soft partisans et opposant (traité de la servitude volontaire). L’organisation humaine dans le politique nous distingue de la barbarie. Les citoyens (ceux et celles qui décident et obéissent aux lois)hélas ce que l’on est pas, sont le seul rempart à la barbarie, police, armée sont constitué de tout les citoyens qui défendent leur cité.
            Que son les opinions sans information ?relire la République de Platon chap 3 et 4. Non toutes les choses n’existent pas avec leur contraire dans une société libre et équilibrée, mais juste avec des intérêts que nous devons défendre collectivement.


      • Jac Le 07 mai 2017 à 16h05
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        Rien qu’en faisant un prêt ou en épargnant dans une banque, nous sommes directement comme indirectement “capitalistes”. Doit-on en conclure qu’il faille bannir le capitalisme ?

        Pour ma part je n’aime pas le côté contraignant des dettes qui m’oppressent et préfère m’en passer, libre à moi. Mais j’accepte d’être propriétaire de pas grand chose, si ce n’est rien; ce que peu de gens aujourd’hui en quête de liberté sans avoir les moyens de l’être peuvent faire (: vivre sans rien posséder implique une instabilité constante où l’on doit se défendre sans cesse des impondérables intempestifs… Difficile !)
        Tous les philosophes depuis l’invention de la monnaie ont débattu sur ce sujet.

        Quel choix politique, pro capitaliste comme anticapitaliste, n’implique pas que se mettent en branle nos doutes ou nos passions dans la difficile obligation du choix ? Quel inconfort !
        Car le problème est là : il faut toujours choisir, quoique l’on doive faire…
        Peut-être choisir est ce que ne savent plus faire ceux qui sont trop bien installés dans le confort moderne (à crédit). That is the question….


        • Jac Le 07 mai 2017 à 16h16
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          J’opinais dans le sens de Badiou quand il dit que “hystériser est inutile et nuisible”.


        • chb Le 08 mai 2017 à 23h26
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          Vivre sans posséder … un avion ? Je n’en possède pas et j’en utilise quand j’en ai besoin, comme la plupart des gens, via compagnie aérienne.
          sans posséder … une maison ? ça s’appelle location, c’est tout à fait praticable et ça évite d’être coincé quand on s’est sans le savoir endetté pour un pavillon en zone polluée, ou quand les réparations et taxes locales deviennent insupportables. La spéculation, en revanche, est un fléau du logement décent. Dans l’enfer soviétique, la plupart des gens étaient logés (et chauffés) correctement, pour pas cher ; bon, c’est devenu plus élitiste après la chute du Mur. En Libye sous le “dictateur sanguinaire”, un logement était fourni à chaque nouveau couple, avec énergie et eau quasi gratuites ; je suppose que cette hérésie a cessé, mais elle avait du bon.
          sans posséder … une auto ? Bien des parisiens, des suisses etc utilisent les transports en commun et des véhicules de location en cas de besoin. Ils s’embêtent pas à garer, entretenir etc.
          sans posséder … quoi, au fait ?


      • jjp Le 07 mai 2017 à 18h46
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        Alors pourquoi ne pas remettre le capitalisme/libéralisme lui-même en question?


    • Tardieu Le 07 mai 2017 à 09h40
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      Cela ne vous est jamais venu à l’esprit que “l’exploitation du peuple par les représentants du peuple” n’était pas le communisme ou n’avoir rien à voir avec lui, parce que vous ignorez de quoi vous parlez comme 99% des gens d’ailleurs.


      • RGT Le 07 mai 2017 à 10h11
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        Le marxisme est d’origine ouvrière, c’est connu.

        Il suffit simplement de chercher les origines sociales et sa vie laborieuse de simple ouvrier pour en être convaincu.

        Qui fût l’homme qu’il a le plus combattu après lui avoir allègrement pillé tous ses concepts ?

        Proudhon, qui était un simple fils de paysan (horreur) qui aurait dû, s’il n’avait pas été doué d’une telle intelligence et d’un sens si aigu de l’injustice, passer sa vie à labourer les champs des autres pour péniblement arriver à survivre.

        Et d’ailleurs, ce même Proudhon s’est abondamment goinfré toute sa vie sur le dos des autres.

        Il a même été le seul à avoir été nourri et logé gratuitement par l’état sous Napoléon III.

        Comme Macron, il a “tout claqué” et il est mort dans la misère la plus totale.


        • jonathan foucher Le 07 mai 2017 à 11h20
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          Mr cousin dirait Marx n était pas marxiste


        • Maisoui Le 07 mai 2017 à 11h27
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          RGT : “Le marxisme est d’origine ouvrière, c’est connu.
          Il suffit simplement de chercher les origines sociales et sa vie laborieuse de simple ouvrier pour en être” convaincu.”

          Badiou : “…notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel…”

          Vous ne le prenez pas dans les deux sens ?


        • Otâneries Le 09 mai 2017 à 08h38
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          Les hommes que Marx a le plus combattu sont Thomas Malthus, Nassau Senior et Wilhelm Roscher, Lujo Brentano, Carey, Bastiat, Say, McCulloch.

          Il a combattu Proudhon car ses théories économiques étaient confuses, incohérentes et nocives à la lutte ouvrière (Proudhon l’a lui même reconnu, arguant de sa “paresse naturelle de caractère”).

          Les engagements et les luttes n’ont parfois rien à voir avec l’origine sociale ou les querelles de personnes (On peut défendre une classe sans en faire partie, comme on peut combattre sa propre classe).

          Tout réduire à cette dimension empêche de comprendre pleinement ce dont il s’agit.


      • Torachev Le 07 mai 2017 à 15h45
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        Je ne parle pas du communisme des théoriciens ou des propagandistes. Sur le papier, c’est beau, paisible, merveilleux, idyllique. Je parle des régimes communistes tels qu’ils ont existé ou existent encore, et j’ai du témoignage de vécu à domicile. Ce communisme là, qui prétend œuvrer au bonheur des peuples, a tout de même fait plus de 80 millions de morts.


    • Maisoui Le 07 mai 2017 à 11h11
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      J’ai comme beaucoup et pendant longtemps été revulsé par le communisme. En se documentant, on peut comprendre aussi que : l’idéal communiste a été pris dans la tenaille propagandiste avec d’une part l’URSS se réclamant du communisme authentique (alors qu’il s’agissait d’une forme de capitalisme: le capitalisme d’état) et d’autre part les US pointant la société cauchemardesque de l’URSS se réclamant communiste.

      Pour contribution à la partie intellectuelle sur la sortie du capitalisme, la conférence gesticulée de Bernard Friot :
      https://www.youtube.com/watch?v=ZuZz9NSOh10


      • Etienne2 Le 07 mai 2017 à 22h56
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        merci pour le lien, à diffuser pour une réflexion posée.


    • Charles-de Le 07 mai 2017 à 11h43
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      Le parti communiste, c’était l’avant-garde de la classe ouvrière, qui était elle-même l’avant-garde de la société; autrement dit les MEILLEURS DES MEILLEURS ! En grec, ARISTOS !


      • Christian Pleineforme Le 07 mai 2017 à 16h03
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        OK. Donc li’dée d’un parti d’avant garde n’est pas la bonne. On peut peut-être réfléchir à autre chose. Je dirais êmême on DOIT réfléchir à autre chose car une chose est sûr le capitalisme nous mène droit dans le mur. Ou alors on prône et on se met à l’anarchisme individualiste (déjà testé avec très peu de succès : kibboutze, …). (voir l’excellent docu Arte “histoire de l’anarchisme” peut-être encore dispo sur youtube).


    • Chat noir Le 08 mai 2017 à 18h25
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      Camarade badíou, peut-on réfléchir un moment ensemble ? J’ai bien l’impression que ton logiciel marxiste est très usé. Il “oublie ” ce qu’est la démocratie l’alliance du kratos et du démos ? Il oublie les centaines de millions de morts dans les révolutions et sa promotion pour des régimes totalitaire ? Lâcheté de promouvoir les meurtres tout en regardant les violences avec des jumelles. La révolution est un principe physique facilement adaptable aux sciences sociales, les intellectuels ont une responsabilité énorme dans les flots de sang révolutionnaire , est tu un san-glant ? Nous sommes au 21ème siècle plus au 19 ème ! Je te rappelle l’échec total du communisme que tu érige en dogme contribuant à l’ultra libéralisme. La violence avec le discours révolutionnaire, à juste titre, est effrayant pour les populations et est l’échec de tout mouvement sociaux moderne. Je te propose tout d’abord d’enlever le R à révolution ensuite de réfléchir et agir avec la non violence, seulement cette base contribuera à notre émancipation.


      • Chat noir Le 08 mai 2017 à 18h42
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        Suite, je te considère de bonnes fois et pour cela j’accepte de débattre avec toi ce qui n’est bien sûr pas le cas des Attali, BHL et autres vendus. C’est sans égo que le débat doit s’établir entre nous. On trimballe tous des névroses et blessures que l’on peut soigner et dépasser avec l’intelligence commune. Le bien commun doit être notre seul exigence.


    • Kopkounine Le 08 mai 2017 à 23h17
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      Ce que nous appelons abusivement communisme était du capitalisme d’état. Le pouvoir soviétique avait tué les soviets. Pour moi, proche de l’anarcho-communisme, le seul point auquel je ne souscris pas est le 4 (l’organisation) tant qu’elle n’est pas définie dans ses formes.


  2. Olivier Le 07 mai 2017 à 02h43
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    Démocratie = gouvernement par le peuple. On pourrait mettre de la pression sur les partis et les élus, en mettant en place un tirage au sort de nos représentants parmi la population si l’abstention et vote blanc sont supérieurs à 50%, on aurait là un vrai poids: les candidats ou les partis ne me conviennent pas, alors je m’abstiens et si on est assez nombreux, c’est l’un d’entre nous qui aura le poste.


    • Fabrice Le 07 mai 2017 à 09h15
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      Ok c’est super! Et quand ta banque te dis non ou nein pour ton emprunt tu fais quoi avec ton nouveau pouvoir démocratique.?


      • Chris Le 07 mai 2017 à 14h40
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        Tu construis toi-même (et l’aide de tes amis/famille) ta maison avec des matériaux recyclés ou pas, financés par ton épargne mensuelle, car tu habites dans un mobilhome d’occase placé sur ton terrain ce qui économise ton loyer.
        Durée : environ 3 ans.
        Oui, mais voilà, ton petit confort te manque et t’expose temporairement au déclassement social !Alors mieux vaut être esclave des banques qui créent de l’argent ex nihilo (à partir de rien).
        Tout se paye.


      • bats0 Le 07 mai 2017 à 16h02
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        On fait comme eux par exemple : http://urlz.fr/5ed0
        Ok, ils avaient été informés pendant plusieurs dizaines d’années auparavant, mais faut reconnaître qu’ils avaient une motivation autre que le petit “moi” qui existe en nous (surtout à notre époque, où les médias mainstream “ont fait du bon boulot”).
        Regardez surtout les derniers témoignages de ce documentaire : ça laisse rêveur…
        Surtout ne leur demandez pas de ce qu’ils pensent des communistes.


      • RV Le 07 mai 2017 à 20h35
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        @ Fabrice – – – l’emprunt “avec intérêt” tout comme la spéculation “pari sur les prix” sont les fondements de l’accumulation du capital. L’un comme l’autre ont été interdit sur des périodes historiques longues.
        Dans un premier temps il conviendrait de rétablir ces interdictions. Ce serait une mesure de salut public . . .


        • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h19
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          Ces périodes ont été concomitantes avec des longues périodes de misères et stagnations et de guerres…l’accumulation de capitale est le seule moyen pour améliorer le sort des êtres humain, il n’en existe pas d’autre.


      • Chat noir Le 11 mai 2017 à 14h13
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        Fabrice, dans la respublica en démockratie avec des citoyens, les banques comme nous les connaissons aujourd’hui n’existeront plus , mais pourront devenir des banques de données pour le bien de tous. Le système est à repenser de fond en comble.


  3. Joanna Le 07 mai 2017 à 05h36
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    « Durant tout le XIXe et la première moitié du XXe siècle, ce sont les partisans du régime républicain qui sont souvent les plus opposés au suffrage universel à la différence des courants les plus radicalement antirépublicains du spectre politique qui le soutiennent. Les républicains n’ont, en effet, cessé de se méfier des classes laborieuses qu’ils jugent globalement incapables de faire des choix judicieux et de résister aux sirènes de la démagogie.
    Les républicains intransigeants de 1848 et les rédacteurs de la loi électorale de 1851 se montrent également soucieux de tenir à l’écart ceux qu’Adolphe Thiers désigne comme « la vile multitude qui a perdu toutes les Républiques », craignant tout à la fois les tendances réactionnaires des paysans comme les inclinations révolutionnaires du prolétariat urbain. » dixit wikipedia

    Contrairement à ce qu’ils craignaient les « sans-dents » de l’époque ont bel et bien voté pour leurs « maîtres ».


  4. Catalina Le 07 mai 2017 à 06h40
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    https://gaideclin.blogspot.fr/2017/05/micro-trottoir-paris-jour-de-veille.html

    Micro-trottoir à Paris jour de veille d’élection.


  5. subnihilo Le 07 mai 2017 à 07h09
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    Badiou brosse un tableau lucide et convaincant de notre société contemporaine et une marche à suivre logique et imparable.
    Mais malheureusement, devant l’échec cuisant des expériences russes et chinoise du sioècle dernier il prêche malheureusement dans le désert.

    Le vieux dicton vaut toujours sagesse “Chat échaudé craint l’eau froide”


  6. christophe Le 07 mai 2017 à 07h40
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    il y a peut-être une autre option 🙂 : le vote révolutionnaire. Celui-ci ” est une expression utilisée pour désigner un vote apparemment paradoxal. En effet, dans ce cas un électeur vote pour le candidat qu’il considère comme étant le pire, dans l’espoir que son élection provoque une révolution. L’idée de départ est de provoquer un changement de paradigme politique et de mettre en échec les candidats ou les partis qui se contenteraient de réformer le système en place. En France, l’expression est également employée lorsque les électeurs d’un parti ou d’une fraction d’un parti préfèrent voter pour leurs adversaires plutôt que pour leurs alliés. Par là, ils veulent souvent préserver les chances de leur candidat dans une élection future ou faire élire celui auquel ils pourront s’opposer de façon frontale.” source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_r%C3%A9volutionnaire


  7. Mo. Le 07 mai 2017 à 08h11
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    Super. Le communisme ayant été une réussite majeure du siècle dernier, ce qu’il faut pour nous sauver, c’est encore plus de communisme.

    forcément, faut être philosophe pour comprendre.


    • 2pos Le 07 mai 2017 à 09h15
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      ne pas confondre le communisme en tant qu’utopie ou idéal, avec le communisme en tant qu’expérience plus ou moins ratée…
      de même ne pas confondre démocratie théorique avec démocratie réelle.


      • Mo. Le 07 mai 2017 à 17h07
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        Le seul communisme qui peut ou pourrait fonctionner est un communisme volontaire inspiré dès kibboutz israéliens. Chercher à l’imposer par la force (URSS, Chine il y a trente ans) ou par toutes sortes de contraintes réglementaires, frustrations, pensée unique et autres ponctions fiscales (France 2017) ne peut mener qu’au désastre et à la ruine.


        • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h24
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          Vous voulez dire comme en France actuellement, digne héritière de l’URSS…


    • Louisiane Le 07 mai 2017 à 09h22
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      Ce n’est pas parce que le “communisme ” a échoué que le capitalisme est en train de réussir.
      123 millions de pauvres dans l’UE, migrants non compris ! Plus de 21 millions de chômeurs officiels !
      Une réussite, on vous dit…
      Si ce n’est aucun de ces deux systèmes qui convient, n’est-il pas urgent d’en penser un autre plutôt que de critiquer le passé ou d’accepter sans coup férir le présent ?


      • Ellilou Le 07 mai 2017 à 15h22
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        Bernie Sanders : Tout ce qui nous effrayait à propos du communisme (perdre nos maisons, nos économies et être forcé de travailler pour un salaire minable sans avoir de pouvoir politique) s’est réalisé grâce au capitalisme.


      • calal Le 07 mai 2017 à 15h47
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        123 millions de pauvres dans l’UE

        pauvres, pauvres ,ca depend des definitions et d’une certaine realite objective…combien de morts de faim et de froid en europe? l’esclavage du salariat “moderne” c’est pas non plus coup de fouet et cruxifiction …


      • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h31
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        L’Europe est principalement socialiste, la capitalisme européen est largement dévoyé, les règles du marché systématiquement piétiné, le capitale détourné au profits des complices du pouvoir sans parler de la liberté qui n’est plus qu’une vague notion hors sans liberté la capitalisme ne peut pas fonctionner; Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi l’Europe est en pleine déconfiture, elle suit le chemin des économies administrés comme l’URSS qui s’écroule sur le poids de leur appareil technocratique. paradoxalement la chine est, elle, beaucoup plus capitaliste que l’Europe d’où son succès économique indéniable.


  8. Espoir Anxieux Le 07 mai 2017 à 08h46
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    Et travailler à la rédaction d’une Nouvelle Assemblée Constituante ? Bien sûr ça implique le mot TRAVAIL, même en dehors des périodes électorales.
    Voyons voir…


    • RV Le 07 mai 2017 à 20h41
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      @ Espoir Anxieux – – – une assemblée constituante, tirée au sort, (pour circonscrire tout conflit d’intérêt entre les constituants et de futurs “élus”) serait à même de travailler à une nouvelle constitution


  9. LBSSO Le 07 mai 2017 à 08h52
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    “Le véritable labeur politique” d’EM : faire recoller le peloton de tête aux échappés.

    -Constat :”nous voyons donc se recréer la configuration de classes qui avait conduit à la Révolution de 1789, avec une aristocratie coupée (=aujourd’hui les 1% les plus riches,les échappés) ,non seulement du peuple mais surtout de cette strate moyenne supérieure dont dépend l’équilibre de la société” (H Le Bras,E Todd, Le mystère français,p 182).
    Recréer une cohésion entre les CSP+ et cette nouvelle aristocratie est vitale pour cette dernière.

    -Première tentative :F Hollande.Avec “mon ennemi c’est la finance”, il promet de faire “redescendre sur terre” ces 1% , en les “menaçant”. Nous connaissons la suite.

    -Seconde stratégie : E Macron.Réunir ces deux groupes sous la bannière et le projet de “l’individu libre et entreprenant”.La véritable tentative d’EM :unifier ces 2 France..Faire recoller le peloton de tête aux échappés.

    Cette élite ressoudée : locomotive ou voiture autonome ?

    Les retardataires eux, pourront toujours marcher….


    • RV Le 07 mai 2017 à 20h44
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      non, je ne m a r c h e pas dans la combine . . .
      les mesures proposées dans le programme de macron vont accentuer le fossé, surement pas unifier quoi que ce soit . . .


  10. lemoine001 Le 07 mai 2017 à 09h13
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    Un peuple qui se trouve face à une « situation historique instable » risque fort de se réfugier dans le conservatisme. C’est ce qu’on voit d’ailleurs partout dans le monde avec la montée des intégrismes religieux. C’est ce qui s’est vu dans les dernières décennies : Le cycle mondial libre échangiste a provoqué un profond séisme géopolitique qui a fini par effacer les équilibres internationaux nés de la dernière guerre et toutes les superstructures idéologiques qui ont été brodées autour de ces équilibres internationaux. La rapidité des événements a amené les individus et les communautés à la recherche parfois désespérée, parfois effrénée de nouvelles identités ou à la réaffirmation des vieilles identités qui semblaient avoir été balayées par l’inhumanité de la société industrielle.

    Ainsi, nous n’avons pas à attendre une « situation historique instable » ni une « division idéologique fortement établie ». Nous y sommes déjà ! Qu’une « levée populaire » surtout minoritaire puisse inverser la logique qui fait que cela profite au conservatisme relève du vœu pieux. Et ce n’est certainement pas en restant les bras croisés dans la posture du sage, à la manière d’A Badiou, qu’on la fera advenir cette « levée populaire ». C’est vouloir récolter sans avoir semé !


    • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h42
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      Les “équilibres” issue de la dernière guerre mondiale n’étaient qu’un équilibre de la terreur, il était écris qu’ils disparaissent un jour et c’est fort heureux. Le libre échangisme à juste provoqué l’enrichissement et l’émancipation des centaines voir de milliards d’individus qui vivaient auparavant dans la misère la plus totale et sous le joue de régimes particulièrement autoritaire. L’intégrisme religieux n’est rien de plus qu’une réaction des élites de ces régimes qui cherchent à conserver leur mainmise sur la société qui est en train de leur échapper. c’était inévitable mais c’est aussi leur chant du cygne, ils seront balayés en quelques décennies.


      • lemoine001 Le 08 mai 2017 à 08h47
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        “Le libre échangisme a provoqué l’enrichissement et l’émancipation des centaines voire de milliards d’individus” ??? !!!!
        Non :
        L’effet de la gestion néolibérale a été de réduire les prix de produits fournis par les pays parmi les plus pauvres tandis qu’augmentaient ceux des biens qu’ils doivent importer. Ce qui est allé jusqu’à provoquer des émeutes de la faim en 2008 et 2011 dans un nombre de pays particulièrement important : en Égypte, au Maroc, en Indonésie, aux Philippines, à Haïti, au Bangladesh, au Sénégal, en Thaïlande, au Burkina Faso, en Algérie etc. Il y a ainsi dans le monde un milliard d’hommes qui souffrent de la faim et deux milliards qui subissent des carences alimentaires pendant que dans le même temps la production agricole excède d’au moins 50% les besoins alimentaires. Dans les pays qui ont connu ou connaissent un peu de croissance, celle-ci a profité aux riches. Ce phénomène a provoqué une série de crises : crise mexicaine en 1994, Japon 1995, crises asiatiques en 1997 (Indonésie, Corée, Thaïlande), crise Russe et Brésilienne en 1998, retour de la crise aux États-Unis en 2000 avec ce qu’on a appelé l’explosion de la bulle de la nouvelle économie, crise Argentine en 2001 ; avec en parallèle des crises boursières en 1987, 1998, 2002 et 2007 ; chacune de ces crises étant l’occasion de renforcer les politiques libérales, (et, partant, la puissante des monopoles généralisés), par des politiques d’austérité, de « flexibilité » du marché de travail, c’est-à-dire de destruction des protections sociales.


  11. Marianne Le 07 mai 2017 à 09h43
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    Bonjour,

    Voilà qui fait du bien, entendez : effectivement, inutile de déprimer. Je ne suis pas d’accord jusqu’au bout, notamment sur la structure du nouveau fonctionnement (puisqu’il s’agit justement de profiter des expériences passées) mais là dessus, c’est tout à fait clair.

    Comme je viens de lire le document précédent, qui reflète assez bien des mouvements qui me traversent (“tas de cons !”), mais qui mènent justement à une certaine dépression, cette forme de lucidité “badioune” est un antidote bienvenu.

    Pour ma part, dans le cadre du débat privé, l’idée avancée est celle du syndrôme de stockolm de masse 🙂 Il n’y a qu’à constater la haine que suscite chez de très nombreux représentants de la classe moyenne l’expression de la colère sous forme d’abstention pour comprendre que nous touchons à un mécanisme de défense. On mésestime la fragilité psychologique de nos contemporains. La peur est massive et ça ne va pas s’arranger. Quelle antidote pour la peur ? Principe du bouddhisme de Nichiren Daishonin : faire passer ses rêves avant ses peurs. Le rêve ici est un rêve concret, construit, organisé.
    Article intéressant sur la presse et la classe moyenne
    https://www.vice.com/fr/article/les-medias-ne-sont-plus-que-tres-accessoirement-des-facteurs-de-lutilite-publique-un-entretien-avec-alain-accardo


    • m Le 07 mai 2017 à 15h42
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      Un commentaire qui sonne juste pour mes pensées quelque peu chavirée en ce moment !


  12. Plocotina Le 07 mai 2017 à 09h51
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    Et une fois qu’il a dit ça, on fait quoi ?
    Mis de côté acheter ses bouquins ?
    Rien.
    Il vit de ce rien le Badiou.


    • Julie Le 07 mai 2017 à 10h59
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      Quand Badiou proposera la fermeture des grandes écoles il sera crédible.


  13. Julien Le 07 mai 2017 à 09h55
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    “désintéressons nous de la politique”
    –> OK, mais à condition que les politiques se désintéressent de nous et nous fichent la paix.


    • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h44
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      C’est un peu comme demander aux renards de ses désintéresser des lapins…


  14. Toff de Aix Le 07 mai 2017 à 10h24
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    J’aime bien badiou, mais là vraiment vraiment il sucre les fraises.

    Il oublie juste deux choses dans sa brillante analyse : oui l’élection a bien été volée, via le martelage médiatique incessant, promacron depuis deux ans. Temps de parole sans commune mesure avec les autres candidats et lois qui ont opportunément peaufiné cette possibilité(loi sur l’équité du temps de parole modifiée en 2012).les médias sont possédés par 9 oligarques qui roulent TOUS pour macron.

    Deuxième oubli: lire cette énormité : “Hollande aurait dû être au second tour avec juppé” ou mieux encore, “Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti”… Ha-llu-ci-nant.

    Si Hollande ne s’est pas représenté c’est qu’il ne le pouvait pas, à la fois à cause des primaires, mais surtout à cause de la COLÈRE provoquée dans son électorat traditionnel, par son quinquennat absolument désastreux et ce virage a 180 degrés sur la droite. Cf les trahisons multiples et variées, à commencer par la loi”travaille” adoptée à coups de flashball et matraques dans la rue, et à coups de 49.3 dans l’hémicycle.

    Deux petits trucs de rien du tout, en somme…


  15. Julie Le 07 mai 2017 à 10h58
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    Au contraire! il est plus que temps d’envisage que les partis déposent des recours. Le gouvernement Hollande a mis à mal la démocratie durant cette campagne comme jamais.
    Hier, la une du monde en ligne avait 80 pourcent de titres sur macron! alors qu’on est censé ne plus parler politique ou presque?
    Au Québec, il semble que 2 tiers de ceux qui ont fait la queue au consulat n’ont pas pu voter malgré des queues de plusieurs heures, résultat 40 pourcent de votant alors qu’on a bien vu ailleurs que l’abstention était faible.
    Les autorités françaises ont dit que ce serait réglé pour le 2e tour!! maintenant qu’ils ont choisi les candidats???


  16. Le Wallon Le 07 mai 2017 à 11h04
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    Devant la dictature européiste en préparation, devant le constat que rien dans l’organisation de Bruxelles n’est réformable de l’intérieur, il est grand temps d’organiser quelque-chose qui pourra être concurrent de cette organisation. Quelque-chose à inventer.

    De plus, dans l’état actuel des choses, seul un choc externe peut détruire l’organisation de Bruxelles. Par exemple, puisqu’ils (les oligarques européistes) la veulent, une guerre contre la Russie (que ces mêmes oligarques européistes ne gagneront pas). C’est, pour l’instant, une vue de l’esprit, mais ils (les oligarques bruxellisés) nous y emmènent tout droit.

    Bon dimanche à tous et, pour les Français, une pensée car vous êtes devant un choix cruel aujourd’hui (la peste ou le choléra).


    • RV Le 07 mai 2017 à 20h53
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      et puis quoi encore ?
      qui a les armes ?
      qui a les usines d’armement ?
      qui a les banques ?
      surement pas les citoyens !
      La guerre est une manière de remettre les compteurs à zéro pour que tout recommence jusqu’à la prochaine crise avec les mêmes aux manettes.


  17. Gérard Le 07 mai 2017 à 11h05
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    Le mot “communisme” est mal approprié dans ce texte je trouve

    chers amis ne vous arrêtez pas à ce mot et ce qu’il évoque dans l’histoire,

    pensez à la place : entraide, coopération, souci de l’autre, bienveillance envers tous, juste rapports humains, bonne volonté,…


  18. DUGUESCLIN Le 07 mai 2017 à 11h56
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    Dans le Donbass, les gens ont intégré ce qu’il y a de bien dans le communisme (sans le citer) et sont profondément chrétiens. Pour eux, l’un n’est pas dissocié de l’autre puisqu’il n’y a pas de contradiction. La question ne se pose même pas.


    • Chris Le 07 mai 2017 à 14h52
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      Une ambiance de Conseil national de la Résistance d’après guerre qui fit ses preuves chez nous.


      • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 06h58
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        quelles preuves? la gestion politique et économique la France fut nullissime. La France qui avait été le pays d’Europe le moins touché par la guerre s’est retrouvé derrière l’Allemagne détruite à 80% et ayant perdu 10 millions d’homme…Et ne ma parlez pas des “30 glorieuses” après TOUTES les guerres il faut reconstruire, la France à mit 20 ans avant de simplement retrouvé sont niveau de richesse d’avant guerre.


  19. bellingdog Le 07 mai 2017 à 12h09
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    La sphère mediatico-politico-intellectuelle tente d’orienter avec une énorme assurance votre choix mais faites-vous confiance et ne laissez pas intimider ou dicter votre choix par ceux qui tapent le plus fort. C’est LE rare moment où on vous demande votre avis!
    Autour de nous il y’ a surtout très peu d’écoute, beaucoup de prétention, assurance, temps d’antenne, suivisme, opportunisme, et…erreurs.
    Je voterai avec mon cœur, mon histoire, sensibilité, raisonnement, incomplétude d’information, tout aussi légitimes. Je ne suis pas une tête zombie, et je laisserai l’accumulation des votes ou des non-votes (si possible actifs, pas désabusés!) faire naturellement le rôle que la constitution leur a donné, un point c’est tout.
    Rien dans les 2 programmes ne vous convient? abstention ou vote blanc! Et battons-nous pour leur reconnaissance et pour faire évoluer le mode de scrutin.
    Vous sentez que l’un ou l’autre va ameliorer votre fortune ou reduire votre infortune? votez pour lui/elle!
    Vous sentez des mensonges, des hypocrisies, des non-dits, moins, plus, ou pas du tout acceptables? Pareil!
    Ce soir, quel que soit l’issue du scrutin, les espoirs ou déceptions, eh bien le dialogue, la construction, le combat avec respect et estime entre tous, même avec ceux qui ne partagent pas le même point de vue, seront plus importants que le nom qui sera inscrit sur le poste de TV.


  20. Louis Robert Le 07 mai 2017 à 13h30
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    ” Il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”…. Nous devons devenir indifférents aux élections… Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique.”

    Décrochons enfin de la “fake politics” (cette politique spectacle sordide des ruelles…) pour mieux nous en tenir aux choses sérieuses: la création d’institutions et d’un ordre mondial humain de tous, par tous et pour tous.


    • DUGUESCLIN Le 07 mai 2017 à 17h34
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      Çà existe déjà. Les institutions pour tous sont violemment combattues.


  21. thierry dechambre Le 07 mai 2017 à 15h38
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    Je pense que les grands partis de gouvernement historique représentant la gauche et la droite ont explosé car ils ne correspondaient plus vraiment à ce que vit une grande majorité de la population francaise. Selon moi, les gens sont bien plus préoccupés par la question de l’identité nationale et de sa possible dissolution dans le sur ensemble européen et la question des migrations. De plus, si on se désintéresse des questions politiques autant remettre directement les clés de notre pays. Par contre, il serait peut-être bon de donner un sérieux coup de pied aux média traditionnels, mais je remarque qu’aucun candidat n’a proposé de tout simplement supprimer toutes les subventions à la presse et de supprimer l’abattement fiscal de journalistes. Dommage, cela aurait fait rentrer un peu d’argent dans le tonneau des danaïdes de l’état francais.


    • RV Le 07 mai 2017 à 21h02
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      @ thierry dechambre – – – dans quel programme peut-on lire ces propositions qu’apparemment vous n’avez pas lues?
      +-+-+-+-
      – faire élire les présidents de France Télévision et Radio France par le Parlement
      – adopter une loi anti-concentration des médias …….
      – combattre la sondocratie …….
      – créer un “conseil national des medias” à la place du conseil supérieur de l’audiovisuel pour en faire un véritable contre pouvoir citoyen …….
      – refonder les aides publiques à la presse ……..
      – protéger les sources et l’indépendance des rédactions …….


      • thierry dechambre Le 08 mai 2017 à 06h22
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        Dans tout ce que vous me citez, je ne vois pas mes propositions : SUPPRESSION de toutes les subventions à la presse (qu’enfin ils gagnent leur vie par la qualité de leur travail) SUPPRESSION de l’abattement fiscal offert au journaliste (l’effort doit être collectif). A un moment, il faut être clair, net et précis. Une chose encore, notre pays n’a pas besoin de plus de lois ou de comités théodule bien au contraire.


        • thierry dechambre Le 08 mai 2017 à 06h41
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          La loi doit être simple, minimaliste même, univoque, juste et morale. Quand les lois se multiplient, les voleurs prospèrent. L’Etat doit arrêter de s’occuper de tout et de n’importe quoi pour se concentrer sur le régalien. C’est du moins ce que je pense. Nous souffrons d’un état obèse, il nous faut moins d’état.


    • Laurent GUYOT Le 08 mai 2017 à 07h00
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      “remettre directement les clés de notre pays”
      qui voudrait s’emmerder avec un pays pareille?


  22. clauzip Le 07 mai 2017 à 16h05
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    Qui,il y a 50 ans pouvait nous prédire le”capitalisme” actuel et nous n’avons pas encore tout vu!
    Alors,il faut arrêter de prendre pour référence toutes les évolutions très mal gérées tel le communisme.
    Vous verrez que l’homme isolé est sauf exception tres tres vulnérable.C’est ce qui est recherché
    Si la société humaine s’est développée c’est parcequ’elle s’est organisée de diverses manieres pour affronter l’adversité,qu’eelle soit naturelle ou humaine.Elle a crée des communs!
    L’examen historiques des deux dernier siecles et les limites de la planéte peuvent et doivent nous donner les éléments pour engager des démarches d’avenir pour l’homme.
    L’accélération en cours des exces du néolibéralisme est une forme de criminalité car cela conduit à la paupérisation de plusieurs milliards d’humains et une accélération vers le vide.
    LA prochaine décennie sera sanglante et mortifere!


    • Louis Robert Le 07 mai 2017 à 16h49
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      “Qui, il y a 50 ans pouvait nous prédire le”capitalisme” actuel et nous n’avons pas encore tout vu!”

      *

      Des millions de personnes dans le monde ont prédit l’avenir du capitalisme, nommément l’impérialisme, le fascisme et le nazisme, et ont combattu sa progéniture infâme jusqu’aux pires souffrances et à la mort, sur tous les continents. Des dizaines de millions le font encore aujourd’hui même. Les pires crises capitalistes (financières, économiques, politiques, militaires, culturelles, civilisationnelles, climatiques, environnementales, sanitaires, etc.) furent toutes prévues et annoncées, encore et encore, durant des décennies.

      Il faut savoir observer et ressentir l’amertume profonde des êtres d’exception, visionnaires, qui ont survécu et qui aujourd’hui encore témoignent, au service de la survie de l’humanité, des navrants échecs de leurs efforts surhumains, ainsi que de tous les sacrifices consentis (en vain?) par les victimes disparues. Attestant de notre aveuglement, souvent de notre lâche complicité, ces échecs sont les nôtres.


      • Etienne2 Le 07 mai 2017 à 18h53
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        “On ne peut pas savoir observer et ressentir” (désolé je modifie quelque peu) l’amertume profonde de milliers d’êtres d’exception…
        “Attestant de notre aveuglement…” mais nombreux de décideurs ne sont pas aveugles et puis je pense qu’il faut un minimum de temps, d’expérience, de souffrance morale et physique pour y voir un peu plus clair sans céder au chantage,encore faut-il être en mesure de le déceler en permanence, ce qui n’est pas mon cas: plus jeune j’aurais été beaucoup plus manipulable.
        Pour le reste, je crains que vous ayez raison.


  23. Etienne2 Le 07 mai 2017 à 17h44
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    Ce genre de débat me parait stérile, en France nous sommes sous un régime extrêmement contrôlé, la corruption, pas seulement des élites, est partout dans ce pays:beaucoup de citoyens font mines de se scandaliser alors qu’ils collaborent par peur de représailles ou du quand dira-t-on!Mais ce soir, les élites auront changés de litière et un président tout neuf va pointer son nez la bouche large ouverte…Pour ma part cela fait des années que j’estime avoir pris connaissance de la présence de “l’extrême-droite”dans ce pays et ailleurs maquillée selon le besoin.
    Tant que ces élites capitalistes,affairistes, au dessus des lois ne nous auront pas coupé des besoins vitaux, rien ne bougera et le but c’est un”NOM” où deux catégories de gens, les citoyens et les sous-citoyens s’opposeront; et eux, en haut, regarderont le “match” en ricanant:cynisme et sadisme. Le seul espoir est que cette situation déshumanisante ne pourra pas continuer,cela me parait évident; ce qui me trouble le plus c’est la perspective d’un chaos et d’une guerre qui semble de plus en plus probable.


  24. Julie Le 07 mai 2017 à 18h02
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    De plus en plus fort, la rtbf, journal de 18h, nous annonce le score du vainqueur “selon une source du ministère de l’intérieur” !!!!

    Donc au 1er tour ils n’étaient pas en mesure de donner la moindre estimation avant minuit, mais là ils s’épanchent auprès de leurs potes belges??


  25. Julie Le 07 mai 2017 à 19h20
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    La façon dont Médiapart parle des Macronleaks (en clair, depuis 15 mn) est semble-t-il carrément biaisée: pas de référence au contenu, mais juste le fait “que rien d’illégal n’aurait été trouvé ou diffusé jusqu’ici et imaginez sinon ca aurait pu être très embêtant” et sur le fait que Wikileaks a décidé de mettre un lien vers les fichiers “que ceux ci seraient encore en train de les authentifier” (non, ils disent qu’ils n’y voient rien de faux et ils donnent lien vers l’auteur de l’article d’un bulgare qui a étudié les métadata où on trouve plein de cyrillique et même le nom d’un hacker bossant pour la kremlin… trop de la balle.)

    Cela ne veut pas dire bien sûr qu’il n’y a pas anguille sous roche, mais la présentation des faits à cet instant est parfaitement biaisée et incomplète.


  26. Sébastien Le 07 mai 2017 à 19h29
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    Si vous vous désintéressez des élections, vous vous désintéressez de la politique.
    Dans ce cas, commencez par arrêtez d’en parler.
    Non?


    • Etienne2 Le 07 mai 2017 à 20h53
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      Allons donc monsieur, intéressez-vous de prime abord à la manipulation des grands groupes de presses qui n’ont eu de cesse et de manière démesurée,de mettre à avant Macron, le Président “tout neuf”.
      Renseignez-vous sur le personnage, ses actions au sein du gouvernement Valls…ses appuis et ses méthodes de campagnes.
      Rendez-vous le 18 juin prochain.
      Abstentionniste, moi aussi j’ai le droit de parler!


  27. Tuff Le 07 mai 2017 à 21h01
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    Le suffrage universel est juste le meilleur leurre que nos maîtres ont réussit à mettre en place en l’institutionnalisant !
    C’est le règne de la masse, du nombre, de la quantité bien sûr comme toujours au détriment de la qualité, j’entends par là, l’intelligence et la compétence pour juger des problèmes souvent complexes que postulent la gestion d’une nation. Bien sûr sans prétention aucune.


    • Aristide Le 08 mai 2017 à 09h40
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      Sans prétention, mais avec tout de même une certaine haute idée de soit et une opinion bien detestable de ses concitoyens.

      La masse ? Bizarre expression, comme si le peuple dont se réclame tous les “communistes” n’était qu’un ensemble informe d’imbéciles hallucinés, de bêtas avalant la publicite et le message des médias, enfin quoi une masse à rééduquer … Rien d’étonnant, ce cher Badiou a pu soutenir les khmers rouges. On trouve même le terme d’ennemis dans ces conclusions, significatif que ce communiste quine tire aucune conclusion de toutes les expériences menées au nom de cette “escroqerie intellectuelle” qu’est le communisme.


  28. Etienne2 Le 07 mai 2017 à 22h21
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    J’espère que Macron avec ses appuis pourra s’attaquer au fléau de la pédophilie, “borello et Cohn Bendit comme soutient iront droit au but à visage découvert afin de démanteler la “nomenclatura” qui fait peur à tout le monde..!”
    Illusion que de croire, rien ne changera, comme ça, ce sera toujours à l’envers pour les victimes et parents de victimes, sujet tatou et presque interdit.
    La véritable consécration relève d’un combat dur , acharné qui doit non seulement démasquer les contre-facteur mais vaincre les fauteurs de troubles pour l’intérêt de tous.


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