Source : Paul R. Pillar, Consortium News, le 10/04/2017

L’incohérence de la politique étrangère du président Trump – et son recours aux “spectacles” pour obtenir ses conseils militaires – ont fait de la Syrie une dangereuse tentation, explique l’ex analyste de la CIA Paul R. Pillar.

Après que l’Union soviétique ait lancé une invasion à grande échelle en Afghanistan en décembre 1979, le président Jimmy Carter avait fait remarquer à un interviewer à la télévision que cet événement avait « changé mon point de vue sur les objectifs ultimes des Soviétiques plus profondément que tout ce qu’ils ont pu faire alors que je me trouvais en poste. »

Le président Donald Trump annonce la sélection du général H.R. McMaster comme son nouveau conseiller en sécurité nationale le 20 février 2017. (Capture d’écran depuis whitehouse.gov)

Carter a été beaucoup critiqué pour ce commentaire, avec des accusations selon lesquelles il révélait sa naïveté et aurait dû savoir tout du long la nature du régime auquel il était confronté. Mais au moins l’intervention militaire soviétique était un très large point de données – un départ majeur dans la politique soviétique qui était très différent de l’utilisation d’une arme spécifique au cours d’une bataille pendant la guerre.

De plus, Carter n’a pas répondu à l’intervention militaire soviétique en Afghanistan par une intervention militaire des États-Unis, mais plutôt avec des mesures limitant ces formes d’intervention avec par exemple l’embargo sur les grains, le boycott des Jeux olympiques de 1980 à Moscou et ce qui deviendra l’approvisionnement d’armes aux rebelles afghans. L’erreur principale de Carter fut d’interpréter l’intervention soviétique dans le cadre d’un effort plus vaste pour conquérir certaines parties de l’Asie avec un rivage en eau chaude plutôt que, comme c’était le cas, l’objectif plus limité de consolider les bastions communistes en prenant Kaboul.

Maintenant, il y a eu une poussée de contestations pour « faire quelque chose » en réponse à une attaque d’armes chimiques signalée en Syrie, ce à quoi l’administration Trump a répondu avec une attaque de missiles de croisière contre une base aérienne syrienne. Le secrétaire d’État Rex Tillerson parle d’un changement de régime en Syrie une semaine seulement après avoir semblé exclure toute idée d’intervention.

Nous avons entendu cette sorte de chahut querelleur après les précédents événements sur les champs de bataille dans la guerre syrienne qui ont suscité l’indignation. Il y a eu une utilisation précédente d’armes chimiques, et, il y a plusieurs mois, il y a eu une réaction populaire similaire à celle d’Alep dans les derniers jours avant que le régime ne reprenne le reste de cette ville. Ces réactions sont essentiellement des expressions d’émotion de masse plutôt que le reflet d’une quelconque considération prudente à ce que les actions seraient ou ne seraient pas dans les intérêts des États-Unis.

Les incohérences de Trump

Dans cette situation, le président Trump n’est en aucun cas un rempart contre les États-Unis prenant des mesures préjudiciables à ses intérêts, même si, en tant que candidat, il a prié publiquement le président Obama de rester hors de la guerre contre Assad. Comme nous le savons, la cohérence n’est pas un trait de caractère solide de Trump. Le fait qu’Obama soit resté à l’écart, grosso modo, de cette guerre n’a pas amené Trump à hésiter à critiquer Obama pour la situation en Syrie, tout comme il critique Obama pour la plupart des autres choses que les gens n’aiment pas.

Le Président Obama dans le bureau ovale.

Trump a moins de chance qu’Obama de résister à la pression de s’enfoncer de plus en plus profondément dans la guerre civile syrienne contre Assad, allant même au-delà de la frappe des missiles de croisière, en raison de plusieurs caractéristiques du style opérationnel de Trump. Tout d’abord, il s’inspire des « spectacles » et croit qu’il obtient toute l’information dont il a besoin de la télévision par câble.

Ses perceptions et sa « compréhension » du régime syrien sont vraisemblablement susceptibles d’être façonnées, et ses politiques sur la Syrie ont bougé, comme suggèrent certains des commentaires de Trump cette semaine, par ce qu’il a vu à la télévision et surtout dans la partie graphique – y compris des images d’enfants décédés, alors que l’ambassadeur américain Nikki Haley se présentait aux Nations Unies.

Deuxièmement, l’objectif de Trump est l’approbation populaire immédiate au détriment des conséquences à plus long terme. En d’autres termes, c’est une continuité du mode de campagne plutôt que du mode de gouvernance.

Troisièmement, il y a l’apparente déconnexion entre la vision de Trump des opérations militaires et de la poursuite d’objectifs stratégiques clairement formulés. Les principes de Clausewitz sont étrangers à lui à tous égards. Cette déconnexion sous-entend l’offrande d’une inhabituelle liberté d’action au Pentagone dans la formulation et la mise en œuvre d’opérations. Cette méthode de prise de décision aura tendance à se concentrer sur ce que l’on peut définir comme des objectifs militaires avec une surveillance insuffisante pour savoir exactement comment la réalisation de ces objectifs favoriserait ou non les intérêts nationaux des États-Unis.

Peut-être que le conseiller en sécurité nationale H.R. McMaster commence à imposer une réflexion plus ordonnée sur les décisions de sécurité nationale, mais fournir à l’armée une marge de manœuvre aussi importante donne l’attrait à Trump de pouvoir renvoyer la responsabilité à l’armée lorsque les choses se déroulent mal (comme il l’a déjà fait avec Un raid au Yémen).

Des raisons de douter

La considérable probabilité que Trump immerge les États-Unis dans une intervention plus importante et dommageable dans la guerre civile syrienne est particulièrement regrettable en tenant compte de ce qui suit.

Le président syrien Bashar al-Assad.

Tout d’abord, l’incident avec l’arme chimique – même si nous acceptons le jugement selon lequel le régime était pleinement responsable – ne nous dit rien de nouveau sur le régime. Répondre à cet incident est donc plus une question d’émotion et de réponse à la clameur populaire plutôt que d’une conception bien réfléchie de l’utilisation d’un nouvel événement de grande portée. Le régime d’Assad a employé de nombreuses tactiques dégoûtantes dans cette guerre, et ils n’ont pas eu besoin d’agents chimiques pour le faire. Même si une attaque militaire des États-Unis avait une certaine valeur dissuasive en ce qui concerne l’utilisation future des produits chimiques, le régime peut et devrait simplement utiliser ses autres moyens qui ont entraîné de nombreuses victimes civiles – dont certaines, telles que l’utilisation de l’artillerie terrestre, qui ne nécessite même pas les opérations aériennes.

Deuxièmement, le maquillage de toutes les directives du régime à Damas n’est pas d’un intérêt important pour les États-Unis, et certainement pas assez important pour justifier les coûts et les risques d’immersion dans la guerre civile d’autrui. Les Assad sont au pouvoir en Syrie depuis 1970 ; pourquoi le changement de régime est-il censé être un objectif maintenant ?

Troisièmement, ce n’est pas au pouvoir des États-Unis, même en utilisant une force militaire plus importante, de changer ce régime. Le régime lui-même doit se battre pour sa propre existence, et il est aidé par la Russie, l’Iran et les alliés non étatiques. L’affirmation selon laquelle l’intervention de la Russie a été plus atténuée et plus efficace que prévu et que les États-Unis pourraient faire ou aurait pu faire plus est de fait une erreur. Les asymétries sont énormes.

L’intervention de la Russie a poussé au basculement de l’échelle en faveur de ce qui était déjà la force dominante dans la lutte, qui était le régime en place. Tout effort d’un étranger pour intervenir de l’autre côté dépendrait de ce qui a toujours été le fragile roseau d’une opposition désorganisée (et extrémiste). Et sûrement, nous avons appris à ce jour que la leçon que frapper un régime détestable n’est que le début de ce qui peut être un effort très long et coûteux pour installer et soutenir une alternative raisonnable.

Quatrièmement, l’intervention militaire directe des États-Unis dans cette guerre entraîne un risque important d’escalade vers une guerre beaucoup plus large, surtout lorsqu’on fait face aux grandes exigences militaires consistant à établir quelque chose comme les fameuses zones de sécurité. Le risque d’une guerre encore plus répandue se traduirait également par un engagement direct, intentionnel ou involontaire, de forces russes ou iraniennes.

Tout au long de la Guerre froide, les superpuissances ont pris soin d’éviter un tel engagement direct entre elles, au mieux elles ont armé et entrainé des armées de mercenaires. Cela a été une partie de la raison pour laquelle Carter n’a pas impliqué de combat militaire direct en Afghanistan. Il serait très imprudent de jeter aux orties cette précaution où les Russes sont impliqués aujourd’hui.

Paul R. Pillar, dans sa 28ème année à la CIA, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Consortium News, le 10/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

45 réponses à L’effrayante tentation de la guerre en Syrie, par Par Paul R. Pillar

Commentaires recommandés

Louis Robert Le 25 mai 2017 à 02h22

Tout comme en Irak, en Libye, au Yémen, en Somalie, etc., la guerre en Syrie n’est pas une tentation (“a scary temptation”) mais bien une réalité quotidienne terrifiante qui a déjà fait des millions d’innocentes victimes que nous refusons encore et toujours de reconnaître.

Tant que “L’Occident terroriste” ( Chomsky/Vltchek) refusera d’admettre que dans le même contexte de conflit permanent et de guerre perpétuelle, les mêmes causes produisent les mêmes effets, de Boston et New York à Ottawa, de Paris et Nice à Londres et Birmingham, les attentats terroristes se multiplieront. L’état d’urgence sans fin et l’armée dans les rues jour et nuit ne feront que rendre le quotidien des citoyens invivable.

La lucidité et un profond travail de paix peuvent seuls sauver nos sociétés malades de cette Peste dont elles refusent obstinément de guérir. La fuite en avant, non.

  1. Louis Robert Le 25 mai 2017 à 02h22
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    Tout comme en Irak, en Libye, au Yémen, en Somalie, etc., la guerre en Syrie n’est pas une tentation (“a scary temptation”) mais bien une réalité quotidienne terrifiante qui a déjà fait des millions d’innocentes victimes que nous refusons encore et toujours de reconnaître.

    Tant que “L’Occident terroriste” ( Chomsky/Vltchek) refusera d’admettre que dans le même contexte de conflit permanent et de guerre perpétuelle, les mêmes causes produisent les mêmes effets, de Boston et New York à Ottawa, de Paris et Nice à Londres et Birmingham, les attentats terroristes se multiplieront. L’état d’urgence sans fin et l’armée dans les rues jour et nuit ne feront que rendre le quotidien des citoyens invivable.

    La lucidité et un profond travail de paix peuvent seuls sauver nos sociétés malades de cette Peste dont elles refusent obstinément de guérir. La fuite en avant, non.


    • Nerouiev Le 25 mai 2017 à 06h18
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      Excellent commentaire. Mais comment changer la mentalité de ces pays qui ne savent et ne veulent s’imposer que par la fabrication d’armes? Pourtant Trump à bâti sa campagne contre ce système ! Il s’agit d’un véritable cercle vicieux gangrenant ces pays par l’intérieur avec une police tuant en moyenne deux personnes par jour aux USA. Ces pays perdent tous les jours un peu plus de ce qui faisait leur charme. L’humain change doucement de camp et ce serait déjà fait sans ce frein médiatique répugnant.


      • marc Le 25 mai 2017 à 10h59
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        “…ces pays qui ne savent et ne veulent s’imposer que par la fabrication d’armes? Pourtant Trump à bâti sa campagne contre ce système !”

        pourtant, maintenant au pouvoir, trump a augmenté le budget du pentagone et la fabrication d’armes, vendues notamment à l’arabie saoudite… l’interprétation logique est qu’il a retourné sa veste n’est-ce pas?

        il faut garder en tête que les budgets militaires immenses des usa servent à maintenir le dollar comme monnaie de référence, c’est notamment philippe bechade qui l’a expliqué, il faut injecter toujours plus de dollars dans le circuit international pour maintenir son cours…

        la campagne victorieuse de trump est une chose, mais l’exercice libre du pouvoir en est une autre… et pendant la campagne, le tout fut de réconcilier les perdants avec la politique, un peu comme chez nous avec macron “anti systeme”… on rassure un peu les masses populaires en leur promettant des changements majeurs, puis on les endort profondément afin de rester discret parce qu’en fait on renforce le système… c’est ce qui s’appelle le hold up démocratique

        pour ce qui est d’interpréter cette danse infernale ” les mêmes causes produisent les mêmes effets”, on a une vision principale, rappellée par hollande “isis se venge parce qu’on les attaque, alors on va amplifier nos attaques contre isis, avec l’espoir que ça calme isis…”


      • Louis Robert Le 25 mai 2017 à 12h04
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        Merci Nerouiev.

        Existent des précédents révélateurs, en notre temps. Pour faire court, voir notamment:

        1. Tribunal Russell sur les crimes commis au Vietnam et la publication volumineuse qui a suivi “Against the Crime of Silence, Proceedings…”

        2. Les efforts de Russell, d’Einstein, etc. sur le désarmement nucléaire, leur manifeste et le mouvement Pugwash, qui a partagé le Prix Nobel de la paix en 1995.

        La dite “nouvelle normalité” n’est pas normalité. On nous ment en affirmant que “les choses ont toujours été comme on les trouve aujourd’hui”.


    • olivier Le 25 mai 2017 à 12h10
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      “un profond travail de paix »

      SI je pourrais souscrire à votre commentaire, cette derniere remarque m’y en empêche. Outre le fait que cela ne veut rien dire de particulier, on y devine une opposition entre guerre et paix comme deux alternatives issue d’une vision manichéenne. Vu le nombre de bougies déposées a chaque attentats, il est difficile de ne pas constater le desarmement morale de la société et son incapacité à penser la guerre. Vous designez un ennemie, mais vous vous trompez avec vos « vous » et vos « nous » , je vous renvois donc à Carl Schmitt, Raymon Aron ou encore Julien Freund pour ne citer qu’eux sur la question de l’ennemie en politique.

      Sur la lucidité, j’abonde ! Mais qui ne désire pas l’être ? La lucidité suppose du courage, pas un pacifisme mollement pédagogique. Je sais déja que votre solution n’a pas la fécondité que vous lui prêtez, bien au contraire.


      • Olivier MONTULET Le 25 mai 2017 à 13h31
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        Le pacifisme est le contraire de la lâcheté car elle demande un engagement permanent et une opiniâtreté sans faille mais aussi un optimisme sans renoncement, la guerre est la plus lâche des manière de régler un conflit car elle ne repose que sur un choix facile de l’usage de la brutalité du plus fort. Quand au courage… C’est toujours une qualification accordée au dominé par le dominant satisfait qu’on l’ait correctement servi (le seul vrai courage, mais je parlerai plutôt de dignité, est le combat que mène le malade, la personne qui a perdu un être aimé, ou l’opprimé face à son combat de guérison, de pansement de ses souffrances ou de lutte pour sa reconnaissance). Courage a pour antinomique le mot paresseux qualification donnée par le dominant au dominé qui ne se rebiffe (ou qui ne veut ou ne peut) à agir selon le désir du dominant.


        • Louis Robert Le 25 mai 2017 à 14h14
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          Je dois préciser: je ne suis pas “pacifiste”. — Hommes de paix, Russell, Einstein etc. ne l’étaient pas non plus. Et Gandhi?

          “… «Je crois vraiment que là où il n’y a que le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. C’est pourquoi je préconise à ceux qui croient à la violence d’apprendre le maniement des armes. Je préférerais que l’Inde eût recours aux armes pour défendre son honneur plutôt que de la voir par lâcheté, devenir ou rester l’impuissant témoin de son propre déshonneur Mais je crois que la non-violence est infiniment supérieure à la violence… est la loi de l’espèce humaine… La dignité de l’homme réclame… la puissance de l’esprit».

          L’ahimsa, rejet de la violence,… comprend deux choses: l’abstention de toute violence et l’ensemble des moyens par lesquels, dans des situations de conflit, un ou plusieurs acteurs exercent des forces de persuasion ou de contrainte ne portant atteinte ni à la vie ni à la dignité des personnes. Il est très important de ne pas dissocier ces deux significations car l’action non violente qui n’adhère pas au principe de l’ahimsa ne serait qu’apparence.” — M. K. Gandhi


          • marc Le 25 mai 2017 à 14h39
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            ah… désolé mais ces paroles sonnent creuses pour moi : “il faut absolument ne pas être violent, sauf si on est attaqué…” c’est exactement le discours de nos chères nations démocratiques, la défense légitimée par des paroles, l’attaque par le principe de précaution…

            je crois évidemment que la défense est légitime dans bien des cas et qu’il faut se défendre violemment parfois, mais dans d’autres cas non


          • olivier Le 25 mai 2017 à 15h39
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            Gandi est en effet auréolé d’une légende mièvre et stupide. On retrouve ce même penchant avec le Che, figure du rebellocrate de salon. Ceci dis, Gandi aussi gentil soit-il, n’a pus exister et voir son action aboutir que face à la faiblesse des anglais. A 50 ans près, c’était vite réglé, les anglais étant un peuple “pragmatique”, ils étaient moins sourcilleux (Machiavel). Churchill devant Londres ravagé par le blitz à répondu “Bagatelles !”.
            Sa distinction violence non-violence est sympathique mais insuffisante. Tant qu’à aller chercher en Orient (c’est très “tendance” d’aimer la philosophie de son lointain mais de méconnaitre la pensée de son prochain), j’irais en asie avec la définition de wushu (de kungfu wushu).Ce n’est pas un “art martial”. WuShu ou BuJutsu, se traduit littéralement par “art capable d’arrêter la guerre”. «Wu : la vraie bravoure qui arrête l’action de la lance. Le vrai brave est celui qui est capable de faire cesser l’action des armes sans utiliser celles-ci…»


        • olivier Le 25 mai 2017 à 15h14
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          Vous justifiez votre moralité en tordant les mots à votre convenance. Le réel ou l’idéologie ? Il semble que vous avez choisi l’idéologie (marxisante). Un mal bien connu de ceux élevés dans le confort qui ne se sont jamais confronté au réel. Vos définitions vos brevets ne nous mènerons nul part (un “opprimé” ne lutte pas pour sa “reconnaissance”, c’est ridicule). C’est myope et le produit d’une anthropologie très pauvre. Bonne chance avec ça.

          “Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.” Guillaume Ier d’Orange-Nassau.


      • marc Le 25 mai 2017 à 15h17
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        “…on y devine une opposition entre guerre et paix comme deux alternatives issue d’une vision manichéenne…”

        developper avec du concert svp


        • olivier Le 25 mai 2017 à 16h35
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          “polemos (guerre ou conflit), est le père de toutes les choses et le roi de tout” Héraclite. Cela signifie qu’elles ne lui doivent pas seulement d’être venues à l’existence mais de continuer à exister. Donc pas d’alternative, ou d’opposition. “Mars” de Holst fera très bien l’affaire. Bonne écoute.


    • Pegaz Le 25 mai 2017 à 19h49
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      Deux citation d’Einstein résume bien une part de vos propos sur la situation actuelle:
      – La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.
      – Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau
      Mais à revoir par exemple le doc proposé ci-dessous par Ardéchoix « Terrorisme, raison d’état » et à y entendre le nombre de réflexions et d’auto-critique abondant en ce bon sens, s’oppose la question du vouloir. Dans une approche géostratégique globale, la guerre est multiforme et les notions d’engagement et de victoire, subtile voir travestie, (diviser et affaiblir « un adversaire » est une victoire en soit.) Le bilan de ce début de siècle est on ne peut plus parlant. Qui ne veut pas et qui engrange !


  2. relc Le 25 mai 2017 à 06h26
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    Il paraît qu’il y a une page spéciale pour les coquilles et les corrections, mais elle n’est pas opérationnelle chez moi, je n’ai donc pas d’autre ressource que les commentaires.

    ===============
    « ce qu’il a vu à la télévision et surtout dans la partie graphique – y compris des images d’enfants décédés, alors que l’ambassadeur américain Nikki Haley se présentait aux Nations Unies. »

    lire :
    et surtout les images explicites et choquantes – y compris des images d’enfants décédés, comme en brandissait l’ambassadeur américain Nikki Haley aux Nations Unies. [voir par ex. le compte rendu du Los Angeles Times, 5 avril 2017]

    « and especially the graphic part of it — including pictures of dead children, as U.S. Ambassador Nikki Haley was displaying at the United Nations. »

    =============
    « Deuxièmement, le maquillage de toutes les directives du régime à Damas n’est pas d’un intérêt important pour les États-Unis »

    lire :
    Deuxièmement, la composition de quelque régime gouvernant à Damas …

    « Second, the make-up of whatever regime rules in Damascus … »


  3. Pegaz Le 25 mai 2017 à 06h32
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    L’analyse datant de plus d’un mois, deux événements récent viennent apporter tout à la fois des réponses et de nouvelles interrogations.
    Les zones sécurisées sont à l’initiative de la coalition de Damas et non de celle de Washington
    https://www.romandie.com/news/ZOOM-Accord-Russie-Turquie-Iran-pour-des-zones-securisees-en-Syrie/793282.rom

    et l’engagement de l’OTAN dans la lutte contre Daech devrait être entériner aujourd’hui.

    L’Otan va rejoindre la coalition contre Daech. L’Alliance a pris cette décision après un an de tergiversations avec les Etats-Unis.
    http://www.tdg.ch/monde/L-Otan-va-rejoindre-la-coalition-contre-Daech/story/23572571


    • Chris Le 25 mai 2017 à 13h15
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      Une décision qui découle probablement de la visite de Trump aujourd’hui à l’OTAN.
      A Ryad, Trump a centré son discours contre la lutte contre le terrorisme :
      “Nous ne sommes pas ici pour donner des conférences, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment ils doivent vivre, agir, apprendre ou adorer. Au lieu de cela, nous sommes ici pour offrir un partenariat – basé sur des intérêts et des valeurs partagés – afin de poursuivre un avenir meilleur pour nous tous.

      (…) C’est un choix entre deux futurs – et c’est un choix que l’Amérique ne peut pas faire pour vous. Un meilleur avenir n’est possible que si vos nations rejettent les terroristes et les extrémistes. Mettez les dehors. Mettez les hors de vos lieux de culte. Mettez les hors de vos communautés. Mettez les hors de votre terre sainte. Mettez les hors de notre terre.


    • Chris Le 25 mai 2017 à 13h16
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      Suite
      Pour notre part, l’Amérique s’est engagée à ajuster ses stratégies pour faire face à l’évolution des menaces et aux faits nouveaux. Nous éliminerons les stratégies qui n’ont pas fonctionné et nous appliquerons de nouvelles approches éclairées par l’expérience et le jugement. Nous adoptons un réalisme de principe, ancré dans des valeurs communes et des intérêts partagés.

      (…) Les responsables religieux doivent rendre cela absolument clair : la barbarie ne vous délivrera aucune gloire – la dévotion envers le mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera brève, et votre âme sera condamnée.

      (…) Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vil credo. Dans le même temps, nous prions pour qu’on puisse se souvenir un jour de ce rassemblement comme le début de la paix au Moyen-Orient – et peut-être même dans le monde entier.

      (…) Je vous demande de vous joindre à moi, de vous joindre à moi, de travailler ensemble, et de lutter ensemble – Unis, nous ne faillirons pas. Je vous remercie. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse vos pays. Et Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique ».


    • Pegaz Le 25 mai 2017 à 16h01
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      Chris, bien qu’elle soit en dent de scie, ce n’est par la relation US/AS, convenue et renforcée par l’adm Trump qui m’interpelle. Ce sont les deux événements cités et plus particulièrement celui de l’OTAN.
      Coalition de Washington, étant un raccourci usité par les médias, Wikipédia l’a plus justement nommée « coalition arabo-occidentale ». Wikipédia en liste les acteurs et leur contribution et une carte défini le rôle de chacun en tant qu’intervenant militairement en Irak et en Syrie, uniquement en Syrie ou uniquement en Irak. A cette puissance déjà engagée sur le terrain que peut apporter de plus l’OTAN, sachant que ses grandes puissances y participent déjà ? (Royaume-Uni, France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark). Quels avantages ou inconvénients à acter cette alliance ciblée, sachant que tous ces pays restant sont déjà en lutte tacite contre le terrorisme ? Hasard ou relation de causes à effets 5 de ces pays ont été ciblé par des attentats !
      Quels effets et réactions dans les pays de l’est européen sur leurs populations musulmane ?
      Cette nouvelle alliance, serait-ce l’allumette pour l’Europe ?


  4. Ardéchoix Le 25 mai 2017 à 07h06
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    • Louis Robert Le 25 mai 2017 à 20h48
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      Je vous suis très reconnaissant, Ardéchois, d’avoir porté mon attention vers ce précieux documentaire qui nous aide surtout, en effet, à mettre en perspective et à approfondir encore davantage ce que nous connaissons déjà pour l’avoir vécu, et même après des années d’étude minutieuse du terrorisme.


  5. isidor ducasse Le 25 mai 2017 à 08h09
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    Bonjour,
    Cela fait longtemps que la politique extérieure des USA a été décidée:
    https://www.youtube.com/watch?v=zXcu29fFs2M
    Ecoutez bien ce que dit cet ancien général qui a été le chef de l’OTAN pendant la guerre de Serbie.


  6. kiratosum Le 25 mai 2017 à 08h13
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    J’ai arrêté de lire quand il indiqué qu’il acceptait sans aucune forme de procès que Damas soit coupable de l’attaque à l’arme chimique.


    • LeCassandre Le 25 mai 2017 à 09h32
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      Ben c’est pas ce qu’il dit.
      Il dit, “Tout d’abord, l’incident avec l’arme chimique – même si nous acceptons le jugement selon lequel le régime était pleinement responsable – ne nous dit rien de nouveau sur le régime.”


    • albert Le 25 mai 2017 à 10h51
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      Je suis d’accord avec votre crituqe et je vais plus loin: quel est l’interet de cet article? La traduction doit représentée un travail important, pourquoi avoir choisit cet article ou cet auteur en particuliers?

      On peut affirmer que l’auteur est partisan:
      1) il accuse Trump de se contenter des informations qu’il voit à la télé…
      2) il passe sous silence les nombreuses pressions locales et internationales pour que l’occident intervienne encore plus en syrie. Ca ne vient pas de trump!

      pas très mesuré comme position


  7. Sybillin Le 25 mai 2017 à 09h48
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    Noam Chomsky dans son livre “De la guerre comme politique étrangère des États Unis ” parle du recours à la massue!!! Cela en dit long sur les subtilités de la diplomatie américaine. Je recommande un dossier très complet du site Diploweb sur la Corée du Nord dont la lecture montre que les plus dangereux sont sans conteste les américains.


  8. Arcousan09 Le 25 mai 2017 à 10h02
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    Sur le site arrêt sur info.ch ce commentaire sur un livre intéressant pour ceux que la géopolitique intéresse. La France atlantiste ou le naufrage de la diplomatie (Éditions du Cerf),
    “« Aujourd’hui, la nouvelle religion universelle des droits de l’Homme voudrait en finir avec la distinction entre conviction éthique et action diplomatique. Pour les chantres de la mondialisation heureuse, la fragmentation des nations est néfaste sans qu’ils ne réalisent combien le meilleur des mondes qu’ils projettent laisse place à une fragmentation communautaire bien plus violente. De surcroît, la globalisation ressort propice à une sorte de naïveté humanitaire où chaque crise internationale apparaît réductible un fait divers collectif ».
    “Au final, Hadrien Desuin démontre avec talent et précision que la France ne décide plus en toute indépendance sur la scène internationale mais en fonction d’intérêts politiciens et au nom de l’utopie d’une démocratie universelle qui produit des désastres en série. Retrouver la singularité de la voix de la France impose de sortir de cette impasse. Un ouvrage stimulant à lire attentivement !

    Source: http://destimed.fr/Tribune-litteraire-d-Eric-Delbecque-La-France-atlantiste-ou-le-naufrage-de-la


  9. www.libvert.fr Le 25 mai 2017 à 10h22
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    1700 milliards en dépenses militaires dans le monde, combien en prévention des conflits ?
    (les cercles restauratifs par ex peuvent réduire la violence jusqu’à 90%)


  10. RGT Le 25 mai 2017 à 10h40
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    “Après que l’Union soviétique ait lancé une invasion à grande échelle en Afghanistan en décembre 1979…”

    Je ne suis pas du tout, mais pas du tout pro-soviétique mais il est désormais bien PROUVÉ que l’URSS n’a PAS envahi l’Afghanistan.

    En fait, l’URSS est tombée dans un piège sordide.

    L’URSS a été appelée à l’aide par le gouvernement afghan pour l’aider à lutter contre des “rebelles” étrangers qui, sous la houlette de Ben Laden (et soutenus officieusement par les USA) venaient foutre le bordel en Afghanistan.

    L’URSS ne voulait pas du tout y aller car ce n’était pas leurs oignons.

    Ils y sont quand-même allés pour éviter, au niveau international, de passer pour des “enfoirés qui abandonnent ceux qui les appellent à l’aide”…

    On a ensuite vu ce qui s’est passé là bas…

    Si les USA et leurs potes wahhabites n’étaient pas intervenus AVANT l’URSS ce pays n’aurait sans doute pas connu ce désastre qui dure depuis bientôt 40 ans.

    Et pas d’Al Qaïda ni tout le bordel qui suivit.


  11. Olivier MONTULET Le 25 mai 2017 à 12h56
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    CE qui est le plus horripilant (et innacceptable) chez les Américains, y compris chez l’auteur de ce texte), c’est qu’ils sont persuadés (comme beaucoup d’autres occidentaux) que leur point de vue est une vérité absolue. Le monothéisme Chrétien a façonné les esprit en présentant sa vision comme universelle et définitivement unique. Non l’occident, et en particulier les américains, n’ont pas raison tout seuls. Leurs vérités n’ont rien d’universels ou d’incontournable. La démocratie c’est le débat et donc commence par le respect des avis (et des personnes qui les portent) qui s’opposent aux nôtres. En ce l’occident, et singulièrement les USA, est très loin d’être démocratique.


    • basile Le 25 mai 2017 à 14h27
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      c’est effrayant comme tout semble lié : mensonge + détention de la vérité. Pour faire passer en force la seconde dans les esprits, la première est jugée un mal nécessaire (Dieu nous pardonnera, c’est pour lui qu’on le fait). Autrement dit, pour la bonne cause.

      Les anciens qui ont été élevés en école religieuse, ont appris à mentir naturellement (je dis bien, naturellement)

      De même qu’on ment à un enfant (pour la bonne cause) les puissants et les élus mentent au peuple (pour la bonne cause). (ou pour son bien)

      Les fauteurs de guerre mentent (pour la bonne cause). Et pendant ce temps, la Russie s’échine à démonter les accusations ou mensonges divers (armes chimiques etc) sans aucun effet. Car en face, chaque mensonge démonté n’est qu’une bataille perdue, pas la guerre.

      On en inventera un autre pour monter à l’assaut (pour la bonne cause); Comme disait Dylan il y a 50 ans, avec Dieu à leur côté


      • Haricophile Le 25 mai 2017 à 16h10
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        Accuser la religion c’est comme accuser un fusil d’avoir braqué une banque. La religion dans cette histoire n’est qu’un outil totalement dénaturé. On fait en son nom des choses totalement opposé, radicalement opposé, sidéralement opposé à ce qu’elle était à l’origine avant qu’on ne la récupère. N’accusez pas l’outil mais celui ceux qui le manipulent.

        J’ai du mal à penser que la religion du pacifiste radical qui disait “quand on vous frappe sur une joue, tendez l’autre” ; de celui qui considérait plus qu’un roi les plus petits et les plus pauvres et les plus mal famés comme les samaritains, les femme “de mauvaise vie”, de celui qui disait “Il sera plus difficile à un riche d’aller au paradis qu’a un chameau de passer par le trou d’une aiguille”, de celui qui était laïc en disant “rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu”, celui qui répondait à la question “comment faire pour être un bon chrétien” par “Oubliez vos biens et richesses et suivez simplement mon exemple”…

        Je ne retrouve pas le commencement du début de la religion chrétienne dans le comportement de ceux qui l’ont récupérée, ni dans ce qu’ils racontent en son nom, et encore moins dans les ignominies qu’ils pratiquent en son nom, y compris dans la hiérarchie de “l’église”. Ceux qui affirment être chrétiens le sont souvent autant que les membres de la Nomenclatura et Staline étaient communistes.


  12. aesop Le 25 mai 2017 à 13h25
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    Sans vouloir vous vexer, ça me parait assez ringard de traduire des articles datant de plus d’un mois sur un sujet tel que la Syrie.
    Si vous voulez des nouvelles “fraiches” et des sources plus crédibles je vous suggère de consulter Sic Semper Tyrannis, Colonel Lang ancien de la DIA http://www.turcopolier.typepad.com/


  13. Haricophile Le 25 mai 2017 à 13h25
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    Après que l’Union soviétique ait lancé une invasion à grande échelle en Afghanistan en décembre 1979, le président Jimmy Carter avait fait remarquer à un interviewer à la télévision que cet événement avait « changé mon point de vue sur les objectifs ultimes des Soviétiques plus profondément que tout ce qu’ils ont pu faire alors que je me trouvais en poste. »

    Quelqu’un se serait-il avisé de demander à Poutine si le coup d’état au Honduras avait changé son point de vue sur les objectifs ultimes des USA ? Je ne vais même pas parler de l’Irak tellement c’est gros et grossier.

    Nous sommes le bien, les autres c’est le mal, n’est-ce pas ?
    Pas besoin d’explication comme celles que je n’ai pas trouvées, par exemple de la part de Mme Clinton à propos du Honduras.

    Un peu comme “l’ingérence par les Russes dans les élections” qui suscitent tant “d’indignations” dans le pays qui pratique systématiquement l’ingérence dans les élections du monde entier, ce qui va de la simple infiltration d’observateurs au coup d’état.


    • SanKuKai Le 25 mai 2017 à 13h49
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      Cette citation de Carter m’a fait tiquer pour une autre raison.
      Quand Il parle des “objectifs ultimes de l’Union Soviétique” lors de l’invasion de 1979. C’est sous entendre qu’il s’agit d’une initiative indépendante et planifiée de l’URSS, et “oublier” (comme pour la Crimée plus récemment) qu’il puisse s’agir d’une action en réaction aux activités des US et de la CIA déja a l’oeuvre en Afganistan bien avant 1979.


      • Haricophile Le 25 mai 2017 à 16h20
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        Mais non voyons, si les russes commencent a faire du barbouzage et de la prise de contrôle au Mexique, les USA ne vont absolument pas réagir… D’ailleurs on a un précédent à Cuba, les américains n’ont rien fait.


  14. edouard labrute Le 25 mai 2017 à 14h05
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    Le problème aux USA c’est qu’à tous les niveaux : Politique, stratégique,tactique et même opérationnel … C’est la confusion qui domine : le politique est incapable de formuler un but clair et constant pour le niveau stratégique, du genre , occuper et sécuriser l’Est de l’Euphrate dans les 6 mois ou simplement éradiquer l’EI au plus vite….
    Le président Trump est une girouette qui un moment suit son gendre et sa fille, pour l’instant suivant se rendre aux arguments de son état-major voire d’un émir…
    Plus grave à tous les niveaux c’est le principe de réalité qui est bafoué : plus personne aux USA n’est capable de juger de la gravité de la situation.
    La vérité c’est qu’ils ont perdu cette guerre et que tout mouvement cherchant à inverser les choses peut précipiter une crise majeure.
    Incapables de négocier, bloqués sur tous les terrains, c’est l’échec et mat avec l’envie réflexe de
    tout renverser…mais même là ils ne peuvent plus.


    • Chris Le 25 mai 2017 à 17h02
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      Je suis d’accord sur le constat, mais ne croyez-vous pas que l’attitude de Trump est, pour une bonne part, dû à la guerre totale que lui livre le clan des perdants depuis et même avant son investiture ?
      La prétendue cohérence politique des USA se focalisait sur un seul point : faire la guerre tout azimut !
      Est-ce mieux ?


      • edouard labrute Le 25 mai 2017 à 20h42
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        Vous avez raison Trump1.0 était America first : plus d’interventions extérieures , Pentagone et OTAN aux arrêts.
        Le deep state et dedans le Complexe militaro industriel lui a clairement fait comprendre qu’il devait devenir Trump 2.0 pour sa santé…A mon avis il fait le minimum syndical en espérant que les contrats d’armement auront des retombées aux USA, et qu’il pourra repartir à zéro.
        Evidemment ce système complètement débridé , va l’aspirer , et ne peut aller que vers son autodestruction. Car une guerre mondiale n’est plus possible : Les émergents n’en veulent pas et une partie du Pentagone non plus.


  15. aleksandar Le 25 mai 2017 à 17h06
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    La guerre n’est pas un mot mais une ou des actions.
    S’impliquer plus dans le conflit syrien, peut être mais avec quelles troupes, quelle bases logistiques, quels axes d’efforts, a quels endroits, pour quel but.
    Si le but est ” Assad must go ” c’est déjà réglé, la présence des russes et des iraniens ne permet plus d’atteindre un tel objectif sauf à s’opposer frontalement aux russes. Il est douteux que Trump veille prendre le risque d’une 3eme guerre mondiale.
    L’autre but, créer entre Irak et Syrie un ” sunnistan ” aux mains de rebelles “modérés” n’est pas non plus réalisable. L’etude des forces en présence, peut etre 1 milliers de combattant du Front sud, contre la SAA + Hezb + milice palestiniennes + MUP irakiens donne un rapport de 1 pour 3 ou 4. Toute manœuvre avec un tel rapport de force défavorable est vouée a l’échec.


  16. aleksandar Le 25 mai 2017 à 17h21
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    ( suite)
    Ajoutons les problèmes logistiques de soutien de cette offensive Al Tanf – Deir ez Zor a travers 400 km de désert et l’impossibilité du support aérien ( close air support ).
    Même si les combattants du Front sud arrivaient jusqu’ a Deir ez Zor, jamais Syriens et Russes ne laisseraient la ville tomber entre leurs mains et sans ce point d’appui logistique aucune présence américaine n’est possible a long terme.
    C’est ce qui est le plus étonnant a l’heure actuelle, l’absolu nullité du raisonnement tactique du Pentagone.
    Bref, les américains vont continuer a grenouiller a droite , a gauche, a armer et financer n’importe qui pourvu qu’il se dise ” rebelle modéré ” mais ils n’ont aucune solution militaire sauf à envoyer leurs propres soldats, avec en retour le problème des pertes humaines.
    Quand un sénateur a pose comme question au General Dumford, chef D’État Major des Armés la question de savoir comment créer les fameuses zones d’exclusion aérienne en Syrie, celui ci a répondu :” Il me faut 30 000 hommes et cela coutera 1 milliard de dollars par mois.”
    Déclaration suivie d’un grand silence………….


  17. Phil_A Le 25 mai 2017 à 18h35
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    La Cia est tellement compartimentée que d’un bout a l’autre d’un même couloir on peux avoir l’analyste qui fournie des études dédiées a la sphère publique et a l’autre bout la cellule qui fabrique et entretient des guerres secrètement.


  18. Dahool Le 25 mai 2017 à 19h05
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    Bonjour

    Je bloque la dessus :
    “L’affirmation selon laquelle l’intervention de la Russie a été plus atténuée et plus efficace que prévu et que les États-Unis pourraient faire ou aurait pu faire plus est de fait une erreur. Les asymétries sont énormes.

    L’intervention de la Russie a poussé au basculement de l’échelle en faveur de ce qui était déjà la force dominante dans la lutte, qui était le régime en place”

    Ce sont les russes qui ont renversé la situation, immédiatement après leur intervention, ce fut criant. Les forces syriennes n’ont jamais dominé jusqu’à ce qu’ils interviennent, au contraire il me semble. C’est la raison pour laquelle Poutine a dit stop. Les US et consorts ont laissé dash et plus si affinités progresser.
    Nous avons bombardé le désert.
    L’objectif principal est la chute de celui qui nous dit non, dash est un prétexte bien utile et utilisé comme tel, je pense que ça aussi c’est criant.

    Et toujours rien sur la solution reset du clavier d’ordinateur pour couper les ressources financières, pas un mot, pas une analyse, pas de questions, rien… on veut donc que ça continue.


  19. basile Le 25 mai 2017 à 19h38
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    je me demande s’il n’y a pas pire, à cette heure, que la Syrie, vu ce qu’a raconté Trump au sommet de l’Otan : la Russie est une menace.

    Peut-être qu’il baratine (j’en suis convaincu) mais quelques pays belliqueux risquent de le prendre au premier degré, et se croyant protégés par le grand frère, risquent de faire comme Hollande : jouer les gros bras fidèles serviteurs qui n’ont pas peur. Et y aller.

    Où ? je ne sais. Dombass ? Crimée ? Kaliningrad ?


  20. Feufollet Le 25 mai 2017 à 21h37
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    “Et sûrement, nous avons appris à ce jour que la leçon que frapper un régime détestable n’est que le début de ce qui peut être un effort très long et coûteux pour installer et soutenir une alternative raisonnable.”
    A-t-on déjà vu les USA installer et soutenir une alternative raisonnable??


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