Source : Mémoire des Luttes, Maurice Lemoine, 27-04-2017

Equateur, 2 avril 2017 : au second tour de l’élection présidentielle, le candidat de la « révolution citoyenne » Lenín Moreno (Alliance Pays ; AP) affronte l’ex-ministre de l’économie (1999) et banquier multimillionnaire Guillermo Lasso (Créons des Opportunités ; CREO) qu’il a devancé au premier tour (39,36 % des voix contre 28,11 %). Rafael Correa qui, depuis 2007, a rendu sa stabilité au pays grâce à d’incontestables avancées sociales, ne se représentait pas [1].

Il n’est pas encore 17 heures et les bureaux de vote ne sont pas fermés quand Rafael Cuesta, ancien député social-chrétien (PSC, droite) devenu « vice-président de l’information » de la chaîne de télévision Canal Uno, annonce à l’écran, avec une évidente satisfaction : « Nous avons un président de la République et c’est Guillermo Lasso. » A 18 h 30, sur la base du même sondage « sortie des urnes » effectué par l’Institut Cedatos, étroitement lié à la Banque de Guayaquil (dont le principal actionnaire s’appelle… Guillermo Lasso), le journaliste vedette Alfredo Pinoargote salue joyeusement sur Ecuavisa celui que, depuis six mois, il a invité moult fois dans son programme « Contact direct » : « Félicitations, président ! » Autre grande chaîne commerciale, Teleamazonas déroule la même partition.

Sondages et médias étant à l’évidence plus importants que les électeurs, les urnes et les résultats officiels, encore inconnus à ce moment, Lasso gratifie les siens d’un discours de chef d’Etat et tous, dans une grande allégresse, fêtent « le retour de la liberté ». De quoi feindre tomber des nues lorsque, à 20 heures, le Conseil national électoral (CNE) annonce la victoire du socialiste Moreno avec 51,16 % des voix. Lasso, qui avait déjà hurlé à la fraude lors du premier tour, sans en apporter aucune preuve, entonne le même leitmotiv : outre Cedatos, deux « comptages rapides » – ceux des instituts Market et Informe Confidencial – l’ont placé en tête, dans une fourchette allant de 51,5 % à 53 % des suffrages. Informe Confidencial démentira bien avoir effectué un tel sondage, mais il en faudrait plus pour émouvoir la droite équatorienne et ses alliés.

Dès le lendemain, le quotidien Expreso publie une page entière dédiée au « président Lasso ». Les influents El Universo et El Comercio (pour ne citer qu’eux) semant également le doute sur la validité du résultat, les manifestations et tentatives de prise des locaux du CNE par quelques centaines de personnes se multiplient. Sans jamais atteindre le niveau « protestations de masse » espéré par leurs initiateurs, elles vont se poursuivre, Lasso exigeant, sans aucune justification juridique, un recomptage de 100 % des bulletins et déclarant le 13 avril : « Pour se battre contre une dictature, il ne faut pas seulement des votes, il faut être dans la rue ! » Pourtant, les autorités ont déjà accédé partiellement à sa demande et le réexamen de 296 340 votes contestés dans cinq provinces n’a en rien modifié les résultats. Manifestement conscients de l’inanité de leurs réclamations, les représentants de CREO ne se sont même pas déplacés pour assister au recomptage effectué dans la province de Pichincha : « Notre présence n’aurait fait que valider cet abus contre la démocratie », se sont-ils contentés de déclarer.

Lorsque, le 14 avril, « par souci de transparence et pour la tranquillité du pays » (dit autrement : pour en finir avec le « show » monté par l’opposition), le CNE annonce qu’il va effectuer le 18 avril un recomptage portant sur 1 275 450 voix, correspondant à 3 865 procès-verbaux contestés « dans les règles », en présence de délégués de toutes les organisations politiques nationales et locales, Lasso et les dirigeants de CREO annoncent… qu’ils refusent d’y assister. Quelques jours auparavant, l’ex-député « ultra » du parti Société patriotique (SP) [2] Fernando Balda avait fait un appel du pied aux militaires : « Que coûte au haut commandement de donner une conférence de presse et de demander un recomptage total des votes ? » Avant de s’indigner, n’ayant trouvé aucun putschiste en puissance : « Ils ne le font pas ! »

Au jour dit, après que le recomptage, retransmis intégralement et en direct à la télévision, ait confirmé les chiffres initialement annoncés, Lasso déclarera : « Jamais je ne reconnaîtrai la victoire du candidat déclaré président élu par le CNE (… ) Lenín Moreno sera le successeur d’un dictateur et gouvernera sans légitimité [3]. » Pour qui douterait de la stratégie mise en œuvre, les journalistes Andrés Carrión et Martín Pallares interrogés le 4 avril dans le programme « Châtiment divin » l’avaient précisée : « Ce qui peut être fait, c’est miner la légitimité de ceux qui ont été, entre parenthèses, élus. Ces gens doivent savoir que, s’ils arrivent au pouvoir, ce sera un pouvoir vicié et affaibli. Qu’ils auront des problèmes pour l’exercer. » En résumé : Lenín Moreno n’occupe pas encore sa fonction que déjà se dessine la guerre sournoise destinée à polariser la société et à le délégitimer afin de le déstabiliser plus facilement dès que les circonstances s’y prêteront.

Qui s’en souvient ? C’est ainsi qu’a commencé la très grave crise dans laquelle se débat actuellement le Venezuela. En avril 2013, Nicolás Maduro, « dauphin » du disparu Hugo Chávez, ayant battu Henrique Capriles (Table de l’unité démocratique ; MUD) avec 50,75 % des suffrages, ce résultat serré entraîna lui aussi des accusations non avérées de fraude, de très violentes mobilisations de rues (onze morts) et, ayant instillé le venin de la frustration chez les opposants, prépara la déstabilisation du pays qui, de sabotage économique en poussées de violence, atteint son climax aujourd’hui.

Les renversements de Manuel Zelaya au Honduras (2009), de Fernando Lugo au Paraguay (2012), puis de Dilma Rousseff au Brésil (2016) par des coups d’Etat dits « institutionnels », auxquels se sont ajoutés la mort de Chávez (mars 2013), ont amené les adeptes de « la fin de cycle » – un supposé recul définitif de la « vague de gauche » – à croire l’affaire bien engagée. Alors que, après douze ans de « kirchnérisme » (trois mandats successifs de Nestor puis Cristina Kirchner), l’entrepreneur multimillionnaire Mauricio Macri venait de remporter l’élection présidentielle, l’ambassadeur des Etats-Unis Noah Mamet se félicitait en mars 2016 : la décision de Barack Obama de visiter l’Argentine était « une reconnaissance à la détermination de Macri de la réinsérer dans l’économie globale [4] ». Le 7 septembre suivant, le vice-président américain Joe Biden qualifiait le renversement – rebaptisé « impeachment » – de Dilma Rousseff « d’un des meilleurs changements politiques qu’a connu la région ces derniers temps », avant, comme il se doit, d’appeler à ce qu’un référendum révocatoire soit tenu rapidement au Venezuela [5]>.

Quelques mois après la réélection de Daniel Ortega au Nicaragua, la victoire de Moreno en Equateur constitue un coup d’arrêt à cette restauration conservatrice ardemment souhaitée. D’autant que, dans les pays qu’elle affecte, les lendemains ne chantent pas particulièrement…

Au Brésil, dans le cadre des gigantesque affaires de corruption impliquant la compagnie pétrolière semi-publique Petrobras et le géant national du BTP Odebrecht [6], qui compromettent l’ensemble de la classe politique, le Tribunal suprême fédéral (TSF) a annoncé le 11 avril l’ouverture d’une enquête concernant cent huit personnalités, dont vingt-neuf sénateurs et quarante-deux députés (parmi lesquels les présidents des deux chambres du Congrès), huit ministres du président de facto Michel Temer – lequel fait lui-même face à de graves accusations. On notera que si le Parti des travailleurs (PT) a sa part de responsabilité dans ce scandale systémique, celui-ci ne peut être invoqué pour expliquer la « destitution » de Dilma Rousseff – un motif puéril d’« irrégularité budgétaire » ayant servi pour justifier ce coup d’Etat, dont les objectifs réels et les conséquences apparaissent chaque jour plus clairement. En faisant voter la proposition d’amendement constitutionnel (PEC 55) qui gèle les dépenses publiques de l’Etat pour vingt ans, en s’attaquant aux retraites des travailleurs et en éliminant une partie de l’allocation chômage, en fermant le ministère du développement agraire, en menant une offensive brutale contre les droits conquis depuis une décennie, le pouvoir illégitime, après avoir jeté plus d’un million de personnes dans les rues les 8 et 15 mars, devra affronter une grève générale le 28 avril prochain.

Dans une Argentine affectée par les licenciements massifs et les augmentations faramineuses des tarifs des services publics, les enseignants en grève se sont faits sauvagement matraquer le 9 avril alors que cinq mobilisations massives avaient déjà eu lieu entre le 8 et le 24 mars et qu’une première grève générale contre la politique de rigueur avait paralysé le pays le 6 avril. Pour tenter de juguler cette contestation montante, le parti du chef de l’Etat, Cambiemos (Changeons), a déposé le 14 avril devant la Chambre des députés un projet de loi destiné à durcir les sanctions contre les protestataires. En termes juridiques, la réforme proposée introduit dans le code pénal le concept de « manifestation publique », permettant à la police d’arrêter sans contraintes les manifestants et aux juges de leur appliquer des peines plus sévères.

Dans ce contexte, la fureur des oligarchies se retourne contre le pays, symbole de la résistance, « qu’il faut absolument faire tomber » : le Venezuela. Depuis l’élection du président Maduro, le pays subit une guerre totale et multiforme. Début 2014, l’opération « La Salida » (la sortie), à travers ses opérations de guérilla urbaine, provoqua la mort de 43 personnes de toutes tendances politiques et fit plus de 800 blessés, mais le pouvoir résista, arrêtant et jugeant Leopoldo López, l’un des instigateurs du chaos.

Certes, l’importante diminution des prix du pétrole, la principale ressource du pays, a raréfié la rentrée des devises, rendant plus difficiles les importations de biens de consommation. Certes, la gestion du gouvernement ne brille pas toujours par son efficacité. Mais en aucun cas ces deux facteurs ne peuvent expliquer à eux seuls la très dure crise alimentaire et les incessantes pénuries qui, épuisant et désorientant de larges secteurs de la population, y compris « chavistes », ont permis la victoire de la MUD aux élections législatives de décembre 2015. N’en déplaise aux médias complices, incompétents, moutonniers, opportunistes ou fort peu courageux – la pression générale étant devenue telle que les « notables de l’info », fussent-ils « de gauche », ne veulent pas risquer leur réputation ou leur confort en semblant apparaître comme « les derniers défenseurs du Venezuela » – c’est bel et bien, similaire à celle des années 1970 au Chili, d’une déstabilisation économique qu’il s’agit.

S’apparentant à des aveux, la loi d’amnistie votée le 29 mars 2016 par la nouvelle majorité – et déclarée inconstitutionnelle par le Tribunal suprême de justice (TSJ) le 11 avril suivant – ne mentionnait-elle pas, parmi les délits et crimes (auto)-amnistiés de l’opposition, « la spéculation sur des aliments ou des boissons, des biens qualifiés comme de première nécessité » et « l’accaparement d’aliments ou de boissons, de biens qualifiés comme de première nécessité » ? Le 12 novembre 2016, dans le cadre d’un dialogue dont les secteurs radicaux de la MUD ne veulent pas et qu’ils ont depuis fait capoter, c’est l’envoyé du pape en personne, Mgr Claudio María Celli, qui lit l’accord pour un calendrier de discussion dans lequel « le gouvernement et la MUD conviennent de combattre ensemble toute forme de sabotage, de boycott ou d’agression contre l’économie ». Vous avez dit « paranoïa » ?

D’emblée, début 2016, cette nouvelle majorité législative a annoncé son unique objectif : « sortir » Maduro du pouvoir en six mois. Que ce soit légalement ou non. Avec un choix délibéré de la seconde solution. Dix-huit mois plus tard, tout un chacun peut constater qu’elle a échoué. Dans cette guerre qu’elle n’a pas méritée et dont elle ne veut pas, la « révolution bolivarienne » a encore assez de punch pour opposer une belle résistance. Quitte à tomber parfois dans le piège qui lui est tendu : face à une droite qui viole effrontément les règles du jeu démocratique, franchir à son tour la ligne jaune, dans son désir (et la nécessité) de rendre coup pour coup. Par exemple…

Dans leur obsession de renverser le chef de l’Etat, les dirigeants de la MUD ont, durant de longs mois, négligé la possibilité du référendum révocatoire, permis par la Constitution. Lorsque, ayant été mis en échec, ils s’y sont enfin résolus, ils avaient dépassé le délai permettant, en cas de victoire du « oui », l’organisation d’une élection : le vice-président « chaviste » remplacerait Maduro pour la fin du mandat si celui-ci était destitué. En outre, leur collecte de signatures a été entachée d’innombrables irrégularités. Raison juridiquement motivée – mais aussi prétexte évident, le nombre de paraphes requis étant en tout état de cause largement atteint – dont s’est emparé le pouvoir pour bloquer le processus. On peut le lui reprocher (on ne s’en prive pas). On peut aussi considérer que, compte tenu de la violence déstabilisatrice qui lui est imposée, il se trouve dans la situation d’un athlète de haut niveau à qui son adversaire brise les tibias à coups de barres de fer avant de lui intimer : « Maintenant, allons courir un cent mètres ensemble et voyons qui va l’emporter ! » S’il dispose d’arguments juridiques incontestables pour le faire, on comprendra que la victime puisse écarter ce type de « compétition ». Dont, d’ailleurs, l’opposition ne veut plus !

Dans le même ordre d’idée, la décision du TSJ, le 29 mars, d’assumer les fonctions de l’Assemblée nationale, non indéfiniment, comme il a été faussement affirmé, mais « tant que la majorité de droite continuerait à ignorer ses verdicts » – entre autres sur l’élection contestée de trois députés de l’Etat d’Amazonas qu’elle a néanmoins incorporés – ou refuserait de reconnaître les institutions et le chef de l’Etat était, quoi qu’on en dise, justifiée. Mais, intervenant au plus chaud d’une situation explosive, elle pouvait, habilement présentée par ses détracteurs, donner lieu à une accusation d’« auto-coup d’Etat ». Ce qui n’a pas manqué de se produire. La procureure générale de la République Luisa Ortega critiquant la décision et les plus hautes instances du pouvoir se rendant compte du danger de cette interprétation face à la « communauté internationale », le TSJ est revenu sur sa décision, mais le mal était fait. La planète médias jouant son rôle, l’accusation demeure, bien qu’étant, surtout après ce recul, totalement injustifiée.

De même, la Cour des comptes (Controlaría general de la República) dispose d’accusations crédibles – détournement de fonds publics – pour mettre en cause l’ex-candidat à la présidence Henrique Capriles, gouverneur de l’Etat de Miranda. Toutefois, les faits remontent à… 2013. Que n’a-t-il été jugé plus tôt ? Le verdict rendu le 7 avril dernier et le déclarant inéligible pour quinze ans paraît, compte tenu du contexte, tomber à un moment particulièrement inopportun. C’est faire à l’opposition et à ses puissants alliés extérieurs le cadeau d’un « martyr » que ceux-ci ne manquent pas d’exploiter.

Dès le 9 mars 2015, Barack Obama avait désigné par décret le Venezuela comme « une menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis », ouvrant le terrain juridique à une possible intervention (dont la nature reste à déterminer). Pour ce faire « l’Empire » dirigé aujourd’hui par l’irrationnel Donald Trump bénéficie de l’aide de son nouveau « cipaye » Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), objectivement redevenue le ministère des Colonies de Washington dénoncé en son temps par Fidel Castro. Une offensive féroce, obsessionnelle, tente d’isoler Caracas en la suspendant des activités de l’organisation. Néanmoins, en juin 2016, une première tentative de faire activer à son encontre la charte démocratique a échoué. Au grand dam d’Almagro, son initiateur, une majorité des nations, allergiques aux « interventions extérieures », se prononça pour une continuation du dialogue alors mené entre le gouvernement et la MUD, sous les auspices du Vatican et de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), par les ex-présidents médiateurs José Luis Rodríguez Zapatero (Espagne), Leonel Fernández (République dominicaine) et Martín Torrijos (Panamá).

Silencieux sur le coup d’Etat au Brésil, méprisant tous les usages diplomatiques lorsqu’il traite publiquement Maduro de « traître, menteur, voleur et petit dictateur »,Almagro n’a pas hésité à se faire décorer de l’ordre Rómulo Betancourt, le 13 avril 2017, à Miami, par le président de l’Organisation des Vénézuéliens persécutés politiques en exil (Veppex), l’ex-lieutenant José Colina. Ce dernier est poursuivi dans son pays pour avoir perpétué deux attentats à la bombe en février 2003, à Caracas, contre l’ambassade d’Espagne et le consulat colombien, crimes évidemment attribués dans un premier temps aux Cercles bolivariens de Chávez. En cavale, Colina a obtenu l’asile politique aux Etats-Unis après avoir été défendu par l’avocat Matthew Archambeault, celui-là même qui, en avril 2011, fit absoudre définitivement par la « justice américaine » le terroriste cubano-vénézuélien Luis Posada Carriles – auteur intellectuel de la pose de deux bombes dans un vol de la Cubana de Aviación (73 morts le 6 octobre 1976) –, lui permettant de vivre depuis en toute impunité à Miami.

Dans ce contexte où, de l’intérieur et de l’extérieur, les deux interagissant, il s’agit de prendre la « révolution bolivarienne » en tenaille, la bataille fait donc rage à l’OEA. Bien que son Conseil permanent ait tenu une nouvelle réunion d’urgence le 28 mars à Washington, celle-ci n’a pas débouché sur les résultats escomptés – la suspension de Caracas et des élections générales anticipées – par le « roitelet » de l’organisation. Non seulement aucune résolution sanctionnant les supposés égarements du gouvernement vénézuélien n’a été adoptée, mais plusieurs Etats membres, dont Haïti, El Salvador et la République dominicaine, pourtant soumis à de très fortes pressions des Etats-Unis, ont fustigé l’attitude d’Almagro, la jugeant partiale et interventionniste. « Le moment est grave et dépasse de loin la question du Venezuela, déclara alors avec une grande dignité Harvel Jean-Baptiste, ambassadeur d’un pays, Haïti, qui n’appartient pas à l’« arc progressiste », mais auquel Washington menace de retirer son aide financière s’il continue à appuyer Caracas. Les agissements du secrétaire général fragilisent notre organisation. Si nous laissons le secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays, au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région, seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’organisation [7]. »

Un coup de force le 3 avril suivant – la Bolivie et Haïti, respectivement président et vice-président en exercice du Conseil ayant été écartés et remplacés, au mépris de toutes les règles, par le Honduras – a néanmoins permis à dix-sept des vingt-et-un pays présents d’adopter « par consensus » une résolution dénonçant « la rupture de l’ordre constitutionnel au Venezuela » tout en exigeant « des actions concrètes » de son gouvernement. Tandis que la République dominicaine, les Bahamas, le Belize et El Salvador s’abstenaient, la Bolivie, le Nicaragua et le Venezuela avaient, le jugeant illégal, abandonné ce « tribunal d’inquisition », comme le qualifia Maduro.

Echec à nouveau, au-delà des déclarations triomphales, puisque, en tout état de cause, il est nécessaire de rassembler les deux tiers de l’Assemblée générale (vingt-quatre pays) pour en exclure le Venezuela. Raison pour laquelle la campagne infernale se poursuit, dont le surréalisme échappe à nombre d’observateurs, sans doute un peu distraits : en tête de liste des onze pays de l’« Axe du bien » [8] qui, le 17 avril, au nom de la démocratie, ont appelé le gouvernement vénézuélien à « garantir le droit aux manifestations pacifiques », figurent la Colombie – plus de 130 dirigeants et militants de mouvements populaires assassinés d’octobre 2012 à la fin 2016 (23 depuis janvier 2017) – et le Mexique – 28 500 « disparitions forcées » depuis 2006 (dont les 43 étudiants d’Ayotzinapa), 11 journalistes exécutés et 23 de leurs confrères « disparus » en 2016.

Forte du soutien de ces paladins de la liberté, la MUD, qui a définitivement écarté le chemin du dialogue, multiplie depuis début avril les manifestations au cours desquelles, en marge des opposants pacifiques, des groupes de choc ultra violents multiplient agressions aux forces de l’ordre et actes de vandalisme. C’est que, pour la MUD, le temps presse. Les prix du pétrole repartant à la hausse, fût-elle modérée, le gouvernement fournissant en urgence des produits de première nécessité à plus de six millions de familles à travers treize mille Comités locaux d’approvisionnement et de production (CLAP), réactivant l’agriculture et en appelant à la participation de certains groupes du secteur privé au redressement économique, la situation tend quelque peu à (et surtout « risque de ») s’améliorer.

Comme en 2002 lors du coup d’Etat contre Chávez ou en 2014 au cours des « guarimbas », il faut à l’extrême droite des cadavres pour émouvoir et mobiliser la communauté internationale. Le 18 avril, la veille de « la mère de toutes les manifestations », organisée par l’opposition – à laquelle répondra d’ailleurs une « marche des marches » des chavistes dans le centre de Caracas –, Mark Toner, porte-parole du Département d’Etat américain, dénonça une « répression criminelle »et la « violation des droits humains » du pouvoir bolivarien. Car déjà, comme en 2014, le décompte macabre des victimes donne lieu à une manipulation de première catégorie.

Dès le 14 avril, huit morts étaient à déplorer – par définition attribués « à la répression ». Il s’avéra rapidement que l’un d’entre eux, Brayan Principal, a été tué par un groupe d’individus cagoulés qui a criblé de balles une lotissement « chaviste », la Ciudad Socialista Alí Primera, construite par le gouvernement de Maduro à Barquisimeto. Qu’un autre, le jeune Miguel Ángel Colmenares, à Caracas, ne manifestait pas, mais est tombé dans une embuscade de sujets qui l’ont dépouillé de son argent avant de l’assassiner. Qu’un autre encore, Oliver Villa Camargo, a été exécuté d’une balle dans la tête alors qu’il venait de tenter, en auto, de franchir une barricade. Que Ricarda de Lourdes González, 87 ans, n’est pas morte asphyxiée par les gaz lacrymogènes, mais, comme l’a précisé sa fille, parce que les « guarimberos » (manifestants) « ne nous ont pas laissé sortir quand – alors qu’elle était victime d’un accident cérébro-vasculaire – on a voulu l’emmener à la clinique Las Mercedes [9] ». Il s’agit là, non d’une liste exhaustive, mais de quelques cas.

Evoquant la mort d’un étudiant de 17 ans, Carlos Moreno, tué d’une balle dans la tête, à Caracas, le 19 avril, « par des motards qui ont tiré et lancé des gaz lacrymogènes », le « dévoyé spécial » de l’ex-quotidien français d’information Le Monde, Paulo Paranagua, précise (21 avril) : « Paola Ramirez Gomez, 23 ans, est morte en province, à San Cristobal, dans des circonstances similaires ». Que ses lecteurs le sachent : Paranagua ment. Initialement attribué à des « collectifs chavistes », accusés de tous les maux, il a été prouvé après enquête que le meurtre de cette jeune femme a été commis depuis le deuxième étage d’un immeuble, par les tirs d’un individu nommé Iván Aleisis Pernía, militant d’opposition arrêté et incarcéré depuis. Il est vrai que Paranagua n’en est pas à une imposture près : n’a-t-il pas reproduit, sans aucune prise de distance ni commentaire (15 avril), cette déclaration ahurissante de Julio Borges, l’un des principaux dirigeants de l’opposition : « Les groupes paramilitaires du Venezuela menacent la paix en Colombie. » Le premier réflexe est d’en rire. Le second est de ressortir de la poubelle, où on l’avait jeté, et de retourner contre lui, le prétentieux « Décodex » du Monde [10] : « Ce média diffuse régulièrement des fausses informations ou des émissions trompeuses. Restez vigilants ou cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information. »

Dans ce climat de violence exacerbée, on observe des excès de tous les côtés. Un mandat d’arrêt a ainsi été lancé contre quinze gardes nationaux présumés responsables du décès de Gruseny Antonio Canelón, à Cabudare, le 12 avril. De l’autre côté des barricades, des membres des forces de l’ordre tombent également, tel le sergent de la Garde nationale Neumar José Sanclemente Barrios, assassiné par arme à feu le 19 avril à San Antonio de los Altos. Huit membres des forces de l’ordre avaient d’ailleurs déjà été tués par balles en 2014, sans trop émouvoir les « observateurs » pour qui, semblerait-il, l’assassin d’un policier, sur les Champs-Elysées, à Paris, est un « terroriste » quand l’assassin d’un policier au Venezuela est « un manifestant pacifique »…

Dans des circonstances particulièrement confuses, et après l’appel à manifestations de dirigeants anti-chavistes, la mise à sac d’une dizaine de commerces du secteur populaire d’El Valle (Caracas) par de supposées bandes d’« affamés », la nuit du 19 avril, s’est soldée par la mort de onze personnes (trois par armes à feu, huit électrocutées par un système de protection en tentant de dévaliser une boulangerie). Dans leur furie destructrice, les mêmes hordes, qu’on suppose manipulées, n’ont pas hésité à attaquer un hôpital de soins pédiatriques – au prétexte sans doute qu’il s’appelle « Hugo Chávez » –, obligeant en catastrophe à en évacuer 54 mères, enfants et nouveaux-nés. Dans un tel chaos, la manipulation de l’information devient un jeu d’enfant : « Les manifestations ont fait 20 morts en trois semaines », peut-on lire ou entendre à peu près partout au même moment [11]. De quoi atteindre l’objectif recherché en faisant du Venezuela un « Etat failli ». Et, au passage, en utilisant la désinformation générale affectant ce pays, pour stigmatiser par la bande un homme politique – tel, lors du premier tour de la campagne présidentielle française, le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. A cet égard, le 6/9 de France Inter, consacré au Venezuela le matin même du scrutin aura constitué un modèle de perfidie subliminale – sans doute sévèrement critiqué s’il existait en France un Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Le 22 avril, à l’appel de l’opposition, des milliers de Vénézuéliens ont participé à une marche silencieuse en mémoire des victimes des manifestations du mois d’avril. Devant le siège de la Conférence épiscopale, tandis que le député Henry Ramos Allup déclarait qu’il s’agissait d’un hommage « à tous les morts, y compris aux victimes potentielles et éventuelles qu’il y aura sûrement les jours prochains », son « collègue » Freddy Guevara précisait que les manifestations à venir avaient pour objectif de « dévoiler le véritable visage du dictateur » en générant « l’ingouvernabilité [12] ». Des messages qui ont le mérite de la clarté. Sauf, manifestement, pour les médias.

 

NOTES

[1] http://www.medelu.org/Coup-dur-pour-la-fin-de-cycle-en

[2] Parti de l’ex-président Lucio Guttiérez, renversé par un soulèvement populaire le 20 avril 2005. Candidat du parti, Patricio Zuquilanda a obtenu 0,77 % des voix lors du premier tour de la présidentielle, le 19 février. Gutiérrez n’a pas été élu lors des législatives auxquelles il se présentait.

[3] Ecuadorinmediato, Quito, 19 avril 2017.

[4] BBC Mundo, Londres, 23 mars 2016.

[5] El País, Madrid, 7 septembre 2016.

[6] Petrobras (propriété d’actionnaires privés ou institutionnels à 51 %) a attribué des marchés surfacturés à des entreprises de BTP, permettant ainsi le versement de pots-de-vin destinés à financer les partis politiques ou des politiciens corrompus. Odebrecht aurait arrosé de bakchichs des fonctionnaires et hommes politiques de douze pays d’Amérique latine pour y rafler des chantiers.

[7] Haïti Libre, Port-au-Prince, 29 mars 2017.

[8] Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Paraguay, Pérou et Uruguay.

[9] El Universal, Caracas, 11 avril 2017.

[10] Outil censé, sur la Toile, aider les internautes à trier les vraies des fausses informations en stigmatisant les sites « mal pensants ».

[11] Le Monde, France Info, CNews, LCI, La Dépêche, Presse Océan, La Libre Belgique, etc., du 21 au 23 avril 2017.

[12] Alba Ciudad, Caracas, 22 avril 2017.

Source : Mémoire des Luttes, Maurice Lemoine, 27-04-2017

 

Venezuela: ce que l’on ne vous dit pas sur les manifestations

Source : Bernard Tornare, 14-05-2017

Garimba

L’une des choses qui se répètent des milliers de fois dans les médias et les réseaux sociaux, consiste à dire que le gouvernement de Maduro “réprime brutalement” les manifestations supposément pacifiques de l’opposition. Cependant la réalité est tout à l’opposé, le gouvernement vénézuélien depuis l’arrivée de Hugo Chávez a diminué les méthodes répressives (1) antérieurement utilisées dans la lV ème République, au point qu’actuellement les seules armes utilisées par les forces de l’ordre pendant les manifestations sont l’eau et les gaz lacrymogènes. Et seulement en cas de manifestations violentes.

Les armes meurtrières, Taser et autres gadgets communs dans la majorité des pays qui critiquent le Venezuela, ne sont pas autorisés aux policiers et à l’armée vénézuélienne qui contrôlent l’ordre public. Le gaz lacrymogène s’emploie seulement dans des cas extrêmes, puisque la constitution, créée par le gouvernement de Chavez, interdit d’utiliser du gaz et des armes à feu dans des manifestations pacifiques (Article 68). De plus, la loi exige l’utilisation progressive et différenciée de la force.

Et pas seulement ça. La même constitution oblige les responsables de l’application des lois, de désobéir et même de dénoncer des ordres contraires aux droits de l’homme, comme par exemple, d’effectuer la disparition forcée de personnes (Article 45).

Pratiquement tous les médias internationaux nous parlent chaque jour des morts qui se sont produits au Venezuela, très peu nous disent la vraie raison (2) de ces décès, certains contournent simplement ces informations, tandis que d’autres, sans vergogne, accusent le gouvernement ou “groupes chavistes” pour les meurtres. Il est vrai qu’il y a eu au moins trois personnes qui ont été tuées par l’action d’effectifs de police. Cependant, dans aucun de ces cas, ces derniers étaient affectés à la couverture des manifestations. Et surtout, aucun d’entre eux n’a reçu l’ordre de tuer. Après ces événements, tous les fonctionnaires impliqués ont été arrêtés et poursuivis en justice. Le reste des décès (dont plusieurs sont des agents chargés de l’ordre public) ont été tués par des manifestants de l’opposition.

Mais cela n’intéresse pas la presse mondiale qui se contente de nous raconter comme la majorité des médias en général, qu’au Venezuela il y a des “protestations pacifiques”, totalement “spontanées” qui sont “réprimées brutalement” par une “dictature” qui “assassine” ses citoyens.

Selon plusieurs sondages, dont le célèbre Hinterlaces (3), environ 80% de la population vénézuélienne est contre les manifestations violentes promues par les dirigeants de l’opposition. Bien qu’on veuille nous faire croire que les manifestations se déroulent dans tout le pays, en fait celles-ci sont menées par de petits groupes et dans les secteurs de la classe moyenne supérieure (4) gouvernée par l’opposition. Les “guarimberos” (5), comme on les appelle, sont vendus à l’international comme “héros luttant pour la liberté”. Mais au Venezuela la réalité est tout autre car ils ne sont même pas soutenus par la plupart de ceux qui se considèrent comme des opposants.

L’initiative du président vénézuélien de convoquer une Assemblée constituante (6) est certainement le moyen le plus démocratique, mais aussi le plus sûr, de mettre fin une fois pour toutes à cet abîme de folie qui a entraîné la population vénézuélienne par une petite partie de l’opposition, avec l’aide d’éléments étrangers, pour chercher par des moyens non démocratiques et même terroristes pour atteindre leurs objectifs personnels.

Bernard Tornare

(1) https://actualidad.rt.com/actualidad/238149-ministro-defensa-venezuela-armas-letales
(2) http://misionverdad.com/la-guerra-en-Venezuela/casos-miguel-castillo-y-enrique-dugarte-la-conveniencia-politica-de-la-muerte
(3) http://www.laiguana.tv/articulos/56237-elecciones-presidenciales-encuesta-hinterlaces
(4) http://misionverdad.com/columnistas/los-barrios-no-bajaran
(5) http://informacionaldesnudo.com/conozca-que-son-los-guarimberos-venezolanos-descripcion-fotos/
(6) http://www.correodelorinoco.gob.ve/tania-diaz-constituyente-es-la-oportunidad-democratica-del-pueblo-para-aislar-la-violencia/

Source : Bernard Tornare, 14-05-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

45 réponses à Guerre sournoise en Equateur, guerre totale au Venezuela, par Maurice Lemoine

Commentaires recommandés

Reality Le 21 mai 2017 à 07h36

Merci pour cet article parce que la scène politique de l’Amérique Centrale et du Sud restait nébuleuse pour moi ; même si l’article est lourd de références (qu’il faut croiser) et mal rédigé de surcroit.
Mais j’en sors effrayé et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec l’avenir possible qui nous attend.
Un chaos total qui s’appuie sur la désinformation et la manipulation, sur fonds de crise économique et morale généralisés.

  1. Reality Le 21 mai 2017 à 07h36
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    Merci pour cet article parce que la scène politique de l’Amérique Centrale et du Sud restait nébuleuse pour moi ; même si l’article est lourd de références (qu’il faut croiser) et mal rédigé de surcroit.
    Mais j’en sors effrayé et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec l’avenir possible qui nous attend.
    Un chaos total qui s’appuie sur la désinformation et la manipulation, sur fonds de crise économique et morale généralisés.


  2. John B Le 21 mai 2017 à 08h31
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    C’est quand même incroyable qu’aucun de ces soit-disant journalistes ou média d’info n’aient à répondre devant la justice pour tout ces mensonges et cette manipulation qui concerne quand même la stabilité de pays. Encore plus en cette période de “”chasse aux fakenews””, mais on a bien compris que les fake-news ne le sont que quand ca arrange certains. La géométrie variable c’est ‘achement pratique quand même.

    En gros ils écrivent ce qu’ils veulent et leurs esprits sont libre d’inventer toute les histoires qui leur passent par la tête au sujet de ces pays. Ils sont au dessus des lois et de la morale (ok, pour la morale on était au courant depuis très longtemps, mais bon …)


    • Maguy Le 21 mai 2017 à 10h34
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      incroyable ? pas tant que ça quand on sait que 10 milliardaires possèdent 90% des médias …


    • Pegaz Le 21 mai 2017 à 16h32
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      Nos médias et leur cécité à l’insu de leur plein gré ! La violence des manifestants n’est qu’une réponse à celle du gouvernement. Les morts sont à charge du gouvernement, (aucun chez les « Chavistes » ou les forces de l’ordre !). Un présent sans nuances, fixant 16 ans de l’histoire de ce pays à cette honteuse caricature. Pas d’ingérence US ou colombienne, pas de sanctions ni guerre économique !
      Donc nous avons une dictature qui, selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), a permis de réduire la pauvreté de 54% à 23,8% de 2003 à 2009. L’accès des plus démunis à la santé, au logement, à l’éducation, à l’alimentation et à l’emploi, par des programmes sociaux représentant 45,7% du budget de l’Etat en 2010. Et c’est le gouvernement français qui le rapporte
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/venezuela/presentation-du-venezuela/

      Mais le silence des chancelleries occidentales semble à nouveau approuver un possible coup d’état !


  3. Sandrine Le 21 mai 2017 à 09h04
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    Je lis que la désobéissance civile en cas de non respect des droits de l’homme est un devoir au Venezuela.
    C’est loin d’être le cas chez nous!!!


    • Florent L. Le 23 mai 2017 à 00h56
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      Ca l’est pourtant. Art. 7 de la DDHC qui est un préambule de la constitution
      Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou dont exécuter des ordres arbitraire doivent être puni


  4. RGT Le 21 mai 2017 à 09h53
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    Ce que je constate, c’est que l’Amérique latine se retrouve à peu de choses près replongée au début des années 70 avec avec de nouveaux Pinochet, Vidella qui ne sont plus des militaires mais des banquiers ou des “hommes d’affaires”.

    Et bien sûr, les gouvernements démocratiques de ces pays sont conspués par “nos” grands médias qui, dans un tour de passe-passe digne des plus grands prestidigitateurs, inversent les rôles et désignent à la vindicte populaire des dirigeants qui, bien que n’étant pas des “anges de vertu” sont quand-même infiniment moins nocifs que leurs opposants pour l’immense majorité de la population.

    Quand les ploutocrates cesseront-ils de vouloir museler la population de la planète entière afin d’asseoir leur pouvoir ?

    Euuh, JAMAIS.

    Pour le bien-être de l’humanité il faudrait se débarrasser de ces sales types et faire en sorte qu’il soit impossible à d’autres de prendre la relève.
    Mais là, c’est pas gagné.


    • Maguy Le 21 mai 2017 à 10h47
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      Ben non c’est pas gagné car si c’est le pouvoir de l’argent qui domine et précarise la majorité c’est l’exercice de la “démocratie” (même si elle est surtout bourgeoise).
      Mais si c’est le pouvoir de ceux qui veulent construire et préserver une société de partage économique et de bien être social pour l’émancipation humaine et le bien de tous, là mon bon monsieur c’est de la dictature !!!!
      Ben oui ! ce sera une dictature pour la caste minoritaire oligarchique c’est clair, puisqu’elle ne veut pas abandonner ses privilèges et son pouvoir obtenus par la violence sociale et physique, par la ruse l’hypocrisie, la corruption et le mensonge. Mais pas pour l’immense majorité de la population qui y gagnera enfin la joie de vivre et d’être nés sur cette planète.


    • christian gedeon Le 22 mai 2017 à 13h42
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      Ne faisons pas d’angélisme,bien sûr que les US poussent à la roue pour les regime change,comme on dit.Bien sût que des manœuvres en sous main sont de nature déstabilisatrice. Bien sûr que des intêrets financiers redoutables sont à l’oeuvre.Mais comparer la situation actuelle avec celle des dictatures “anti communistes ” de la grande époque(sic!) pour ré-ecrire le monde en noir et blanc ne me paraît guère réaliste. Au Brésil,les présidences Lula et Roussef ont été tout aussi pourries que celle de Temer actuellement,Petrobras ,et les JO avec leur cortège ahurissant de scandales BTP ne sont pas dus à Obama ou à Trump.En Equateur,et en dépit des tentatives de manipulation des résultats,totalement grossières,et même d’une quasi tentative de putsch civil avortée dans le ridicule,la constitution a prévalu.Reste le cas du Vénézuela,pays riche et aux inégalités effroyables avant Chavez et son avatar Maduro. A présent ,pays pauvre et au inégalités effroyables,après le passage du chavisme. Et terrain donc fertile pour un regime change. Les coups d’etat,s’il y en a,ne sont plus des coups d’état militaires. Les changements réussis(Argentine et Honduras) ou ratés (Equateur ou Vénézuela pour le moment )trouvent leur terreau dans l’insatisfaction de larges couches de la société autant que dans les manoeuvres de déstabilisation,n’est ce pas?


      • red2 Le 22 mai 2017 à 16h35
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        “A présent ,pays pauvre et au inégalités effroyables,après le passage du chavisme.”

        Le Venezuela a de graves problèmes économiques du fait des bas prix du pétrole pas du fait du Chavisme… Après il est clair que Chavez n’a pas réussit à diversifier l’économie et à la rendre moins dépendante du pétrole, mais il est quand même à noté qu’aucun autre dirigeant de ce pays n’avait réussit cette prouesse avant lui (et eux n’avait même pas pas les réussites sociales et éducatives du chavisme…)


  5. Raoul Le 21 mai 2017 à 09h54
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    Honduras : coup d’état réussi et approuvé par les grandes « démocraties ».

    Brésil : coup d’état réussi par destitution de Dilma Roussef. Mais ça se passe mal. Outre les révélations de corruption sur Témer et les députés qui ont destitué Dilma Roussef, voilà maintenant que le pays est en grève générale.

    Argentine : après des « révélations » sur Cristina kirschner (peut-être partiellement fondées), les argentins portent au pouvoir Macri, un pro-américain corrompu qui veut que son pays rembourse les fonds vautours (aussi intelligents que les français, les argentins, sur ce coup là). Depuis, ils souffrent de la politique ultra-libérale de Macron — pardon Macri —, mais les riches se portent bien.

    Vénézuéla : voir ci-dessus.

    Équateur : voir ci-dessus.

    Bolivie : rien de nouveau ? Cela doit cacher quelque chose.

    Cuba : rien de nouveau. Le blocus est toujours là, les simagrées d’Obama n’ayant, évidemment, rien changé.


    • tepavac Le 21 mai 2017 à 21h01
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      Antimédia, site regroupant un tas d’infos sur le siecle passé à nos jours. liens vers les docs déclassifiées de la cia. Amérique latine, Europe, Moyen-orient et les médias….
      Juste des faits, des dates, des noms, wikileaks et beaucoup mort….
      J’ai passé la journée dessus et il en reste trop.
      Correct pour l’instant, pas de théorie, mais les grands médias en prennent un sacré coup.
      Beaucoup de faits déjà traité par les Crises et qui concordent. A noter que les journalistes récalcitrants peuvent très mal finir. Quand aux sites tel celui d’Olivier il sont en ligne de mire…..et il faut s’attendre à nous défendre un jour ou l’autre.
      Mais bon, c’est la vie

      http://theantimedia.org/10-conspiracy-theories-2/


  6. Fritz Le 21 mai 2017 à 10h06
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    Accuser le gouvernement de fraude électorale, organiser manifestation sur manifestation, ameuter les médias étrangers, rendre le pays ingouvernable : ça s’appelle une “révolution de couleur”.

    Après la Serbie (2000), l’Ukraine (2004 et 2013-2014), c’est le tour de l’Amérique du Sud, qui avait le tort de s’émanciper… Au Venezuela, l’Oncle Sam remet ça, après un coup d’essai en 2002. On aura relevé la tartuferie d’Obama, qui a désigné ce pays comme “une menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis”.

    Utiliser la subversion au service de l’impérialisme : en 1979, I comme Icare, d’Henri Verneuil, présentait déjà ce genre de manipulation dans un pays imaginaire d’Amérique du Sud (le Tibéria). Effaré, le procureur Volney (Yves Montand) découvre la réalité en comparant la bande magnétique du maître-espion avec les archives de la presse…


  7. Ayudar Le 21 mai 2017 à 10h15
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    Effectivement, la différence entre les deux sons de cloche à propos du Venezuela est inquiétante.

    L’accusation de dictature répressive semble être essentiellement dû au système des agences de presse qui se répètent entre elles, et ne relayent et diffusent que les opinions de la presse venezuelienne supportant l’opposition.

    Si Melenchon avait été élu, les actions de son gouvernement auraient eu de bonnes chances d’être traitées de la même manière par les médias internationaux. Une idée qui rend le cas du Venezuela d’autant plus intéressant : ils sont un exemple du traitement réservé aux gouvernements deviants.

    Pour en savoir plus sur ce deuxième son de cloche à propos de la situation actuelle du Venezuela :
    https://www.legrandsoir.info/venezuela-qui-sont-les-violents.html


  8. openmind Le 21 mai 2017 à 10h17
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    Disons que quand ça se passe en Ukraine, on commence à se dire que c’est pas si loin de chez nous…mais au Venezuela…hormis les quelques immigrés sud américains qui s’en émeut ici?

    Déjà quand vous essayez de raconter quelques détails du putsch ukrainien de 2014, un Français moyen ne vous écoutent plus alors on espère quoi?

    Une ré-information de masse et une instruction de qualité dès le plus jeune âge pourront éveiller les moutons à la géopolitique réelle….en attendant, nous sommes condamnés à faire le boulot à notre petite échelle, mais ça tourne en vase clos….66%, merde quand même!


    • Cédric Le 21 mai 2017 à 13h20
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      c’est pire que ça. quand on essaie de raconter ce qu’il s’est passé en Ukraine on passe au mieux pour un conspirationniste, au pire pour un fou. (à mettre au milieu, lepéniste, poutiniste etc …)

      moi j’ai fait mon deuil de la vérité révélée aux français, je profite de mon pauvre salaire comme je peux et basta. La liberté ? pour quoi faire ? mourir pour des cons ? non merci.


  9. Olposoch Le 21 mai 2017 à 10h22
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    Le 4ème pouvoir est de plus en plus utilisé par le pouvoir zéro, en compléménnt ou à la place du pouvoir 1, du pouvoir 2 et du 3…


    • TuYolPol Le 26 mai 2017 à 15h58
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      Il faut viser juste, est-ce que les médias sont un pouvoir, ou seulement un instrument de pouvoir ? Est-ce que ce sont les médias, ou l’emprise d’un autre pouvoir sur ceux-ci qu’il faut incriminer ? La réponse est évidente. Moins évident, si internet est un média qui permet d’esquiver provisoirement cet autre pouvoir, quelle est la prochaine manœuvre ? Guerre des “fake news” ? Je ne pense pas que ça ira très loin. C’est du côté législatif et financier que ça se passera.


  10. Fritz Le 21 mai 2017 à 10h26
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    Et si l’on comparait les manifestations “démocratiques” au Venezuela avec les manifestations non moins démocratiques de ménagères chiliennes frappant sur leurs casseroles ? C’était en 1971, contre un certain Salvador Allende.


  11. Maguy Le 21 mai 2017 à 10h29
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    On peut imaginer, ce qui ce serait passé et ce qu’il se passera si un mouvement comme “la France insoumise” arrive à se faire élire par une majorité de citoyens. Sabotages à tous les étages, désinformation et informations mensongères, qu’une grande partie de la population est prête à gober, vu le faible niveau de conscience politique et citoyenne et l’individualisme au sens le plus égoïste soigneusement entretenus par l’idéologie néolibérale dominante, ses programmes d’histoire et ses médias à sa botte.
    Un immense et titanesque travail de clarification et d’éducation populaire reste à faire sur la responsabilisation de chacun quant à la résistance inévitable à la corruption des esprits et mentalités ainsi qu’à l’évidence de l’impossibilité d’une convergence possible entre les intérêts de la caste oligarchique et ceux des couches populaires y compris une bonne partie des couches moyennes qui se sont estimé préservées jusqu’ici. Mais vient le moment où la précarisation les gagnera elles aussi.


  12. Eric83 Le 21 mai 2017 à 10h32
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    • tepavac Le 21 mai 2017 à 15h08
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      “Brésil : le président Michel Temer réclame la suspension de l’enquête qui le vise :”

      et aucun médias pour mettre en évidence ce cas flagrant de despotisme. Nul pour demander sa destitution, le fameux “impechment”…

      Il faut reconnaitre que le 1% possède une énergie et une recrudescence d’activité sans limite pour assoir son autorité sur les populations insoumises ou récalcitrantes.

      Au vu des commentaires sur le sujet, peut-être est-il temps d’apporter quelques réponses adéquates pour éviter que nous tombions aussi, un jour, sous la menace de ce type de danger sociale.


  13. Igor Le 21 mai 2017 à 10h52
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    Au Gabon c’etait la même chose, avec M.Hollande, M Walls et la commission européenne, pareil, et c’est passé….il y a quelques mois….


  14. Catalina Le 21 mai 2017 à 12h33
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    et cet article où oui, c’est bien le contraire, le Venezuela est en ruine, selon les mediacrates sauf que son taux de chomage n’a pas ete si bas depuis 30 ans, quand à sa croissance….

    http://www.investigaction.net/venezuela-tout-le-contraire/


  15. tepavac Le 21 mai 2017 à 13h06
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    ” figurent la Colombie – plus de 130 dirigeants et militants de mouvements populaires assassinés d’octobre 2012 à la fin 2016 (23 depuis janvier 2017) – et le Mexique – 28 500 « disparitions forcées » depuis 2006 (dont les 43 étudiants d’Ayotzinapa), 11 journalistes exécutés et 23 de leurs confrères « disparus » en 2016.”

    Hé bé!, je suis bien content d’être assis sur le sol de notre vieux terroir, et de pouvoir “librement observer ce monde.

    Bien que je m’en défende, une idée s’impose d’elle même à la lecture de ce billet, si je devais choisir de vivre entre le giron “Américain” et celui “soviétique”, pardon, Russe, c’est évident il n’y a pas photos, je préfère l’exile en…. Europe avant qu’elle devienne l’UE.

    Au fond je crois que c’est cela l’explication du communiqué de la “stratfort”, pendant que certains agitaient le chiffon rouge de la guerre mondiale, d’autres à l’ombre de ce brouillard médiatique, reprenaient en main et dans le sang, le destin de l’Amérique latine.
    Notez au passage l’utilisation de l’arme de contention et de destruction sociale, les biens vitaux; alimentation, santé et énergie.
    Vive la civilisation.


  16. Pegaz Le 21 mai 2017 à 13h58
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    « Dólar Today » Le taux de change du dollar par rapport au bolivar vénézuélien sur le marché parallèle est illégal et a été qualifié en plusieurs occasions d’acte criminel parce qu’il porte atteinte à l’économie.

    Octobre 2015, la Banque Centrale du Venezuela porte plainte contre le site Dollar Today
    http://vivavenezuela.over-blog.com/2015/10/la-banque-centrale-du-venezuela-porte-plainte-contre-le-site-dollar-today.html

    Janvier 2017, le Procureur Général du Venezuela, Luisa Ortega Díaz a demandé le blocage du site «  Dólar Today » qui impose le prix du dollar parallèle dans le pays. Le Procureur a dit qu’il a été prouvé que ce site est géré depuis les Etats-Unis et on a demandé une commission rogatoire à ce pays mais on n’a pas encore reçu de réponse.
    http://vivavenezuela.over-blog.com/2017/01/venezuela-le-procureur-general-demande-le-blocage-du-site-dolar-today.html


  17. Pegaz Le 21 mai 2017 à 14h06
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    Proposition de résolution au Parlement européen
    Résolution du Parlement européen sur la situation au Venezuela (2017/2651(RSP)) :
    C – considérant qu’en décembre 2014, le président des États-Unis de l’époque, Barack Obama, a annoncé un projet de loi, adopté par le Sénat américain depuis, imposant des sanctions unilatérales et extraterritoriales au peuple et au gouvernement du Venezuela jusqu’en 2019…
    D – considérant que le 9 mars 2015, le président des États-Unis, Barack Obama, a signé un décret qualifiant la République bolivarienne du Venezuela de «menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis»; …
    E – considérant que la déclaration du 6 avril 2017 de l’Amiral Kurt Tidd, chef du Commandement sud des États-Unis, a été interprétée comme un acte d’agression contre le Venezuela contraire à la doctrine de sécurité régionale collective; …
    F – considérant que l’une des composantes de la campagne de déstabilisation que subit le Venezuela a été, et continue d’être, le financement, à concurrence de plusieurs millions de dollars, d’organisations et de partis politiques antigouvernementaux par des agences américaines comme l’USAID et le NED…
    Source : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=B8-2017-0277&format=XML&language=FR


  18. Pegaz Le 21 mai 2017 à 14h32
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    Le plus scandaleux, dans l’actuelle campagne de diffamation, serait de prétendre que la liberté d’expression serait bridée au Venezuela. La vérité c’est que le secteur privé, hostile au président Maduro, y contrôle largement les médias. Chacun peut le vérifier. Sur 111 chaînes de télévision, 61 sont privées, 37 communautaires et seulement 13 publiques. Avec cette particularité que la part d’audience des chaînes publiques n’est que de 5,4%, celle des privées dépassant les 61%… Même chose pour la radio. Et 80% des journaux de la presse écrite sont contrôlés par l’opposition. (Nov. 2016 Ignacio Ramonet – https://www.legrandsoir.info/la-verite-sur-le-venezuela.html ) En exemple on peut cité : La Famille Capriles (Henrique) une des familles les plus riches du pays, possède les quotidiens Últimas Noticias, le plus diffusé au niveau national, et El Mundo, des radios, une chaîne de télévision et le Cinex, la seconde chaîne de cinéma du pays. La famille Lopez (Leopoldo), une des plus puissante du pays. Son père, homme d’affaires, siège au comité de rédaction du quotidien El Nacional, tandis que sa mère compte parmi les dirigeants du conglomérat médiatique Cisneros et du pétrolier PDVSA1. (Wikipédia)


  19. Jean-Paul B. Le 21 mai 2017 à 15h17
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    Bonjour,
    pour vous informer, naïvement, vous comptez toujours sur:
    – Le Monde-Libé-L’Obs-L’Express-Le Figaro-Le Point-Paris Match
    – BFMTV- CNews-Canal+-LCI-France Info-TF1-France Télévisions (service public!!!)
    – Radio France (service public!!!)- Europe1-RTL-RMC.
    Vous croyez encore et toujours aux balivernes de l’objectivité, de la déontologie (bla-bla-bla) auxquelles se soumettraient les “journalistes”.
    Vous avez tort car ceux-là ne sont pas des journalistes mais de vulgaires propagandistes et c’est pour cela qu’ils sont rémunérés (plutôt bien!) par les propriétaires des médias précités!
    Leur job c’est de nous bourrer le crâne et rien d’autre.
    Çà marche, car la plupart des victimes de ce pilonnage pensent qu’ils sont informés objectivement et forgent leurs avis sur ces mensonges multi-répétés.
    C’est comme cela que les “élites” conduisent les Peuples, comme le berger conduit son troupeau…


  20. yack2 Le 21 mai 2017 à 17h37
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    Voilà un beau sujet à traiter pour “les crises”, une autre situation à l’Ukrainienne!
    le delta entre les informations mainstream et les informations “telesur” par exemple est tel qu’il vaut à lui seul une analyse.
    Un docu éclairant à ce sujet(https://www.youtube.com/watch?v=72QDaTxxd78)…..à voir ou à revoir et à comparer avec l’actualité……


    • Pegaz Le 21 mai 2017 à 19h51
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      Excellent documentaire sur le coup d’état de 2002 « La révolution ne sera pas télévisée ». Malgré son titre, un concours de circonstance a voulu que ces deux réalisatrices irlandaises venues pour un reportage sur Chavez se retrouvent dans le « palacio Miraflores » au moment même du coup d’état.
      Documentaire incontournable, qui part ces analogies, acteurs et modes opératoires durant 14 ans, démystifie le caractère populaire de cette opposition.


    • tepavac Le 21 mai 2017 à 22h47
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      Merci excellent reportage.
      Impossible de pas se sentir révulsé et révolté en découvrant cette suite de tragédie Vénézuélienne.
      Identique aux mode opératoire de Maîden et que finalement on retrouve en Égypte, Syrie, Libye…..


    • Owen Le 22 mai 2017 à 02h59
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      Quel type…
      Il sera sans doute le plus grand chef d’Etat que j’aurai connu durant ma génération. Même s’il n’a pas réussi, hélas, à sortir le Vénézuela d’une économie rentière.

      Entre 6:50 et 7:36, j’avais déjà vu cette scène, elle est peut-être ma préférée sur ce personnage. C’est comme Charlot: on éclate de rire, puis on retient les larmes.


  21. Pegaz Le 21 mai 2017 à 18h28
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    2013, 11 morts – 2014, 43 morts – 2017, déjà 47 morts !
    Victimes systématiquement anonymisées par la presse, sauf quand elles peuvent servir le discours de l’opposition.
    Sur cette chaine Youtube, malgré la qualité de certains documents (musique ou image) et le parti pris pro-Chaviste, on a là l’envers du décor imposé par nos médias.
    Sur celui là, le sujet des victimes y est soulevé par le « Comité de victimas Guarimba »
    https://www.youtube.com/watch?v=y_DTT9KFl2I

    Ici, non seulement il y est question de la stratégie adoptée par l’opposition, « chauffer la rue par la lutte », ce que les images attestent, mais on apprend que trois de leurs leaders principaux, Henrique Capriles, María Corina Machado et Leopoldo López (lui est en prison c’est sa femme qui assure l’intérim) n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils étaient déjà présent au coup d’état de 2002
    https://www.youtube.com/watch?v=2cVwXROLhQU


  22. Pegaz Le 21 mai 2017 à 21h44
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    María Corina Machado, une des activiste de la 1ère heure (coup d’état de 2002). La même qui appelle en 2014 à « chauffer la rue par la lutte ». Photo de 2005 avec George W Bush dans le bureau ovale.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%ADa_Corina_Machado

    Une des fondatrices du mouvement Súmate, financé par le NED
    https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%BAmate_(Venezuela)

    29/04/2017 – Un chef-d’oeuvre de manipulation, son interview par i24news. “Les activités iraniennes au Venezuela inquiètent le monde”
    Vice-président lié au Hezbollah – Antisémitisme ! Chavez hostile à la communauté juive. Des attaques contre des synagogues à Caracas et ailleurs. Régime ayant des liens avec des groupes de trafiquants, des groupes islamiques et terroristes, impliqué également dans d’autres activités criminelles.
    (photo 4, comme un air de déjà vu en Ukraine avec Nuland!)
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/143926-170429-les-activites-iraniennes-au-venezuela-inquietent-le-monde-machado-a-i24news


  23. Hellebora Le 21 mai 2017 à 22h05
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    A lire, cet article “Venezuela : la presse française lâchée par sa source ?” http://wp.me/p2ahp2-20J
    “Sous le titre suggestif de « The Making of Leopoldo Lopez » (“La fabrication de Leopoldo Lopez”), la revue politique Foreign Policy, un média pourtant réputé peu sensible aux causes révolutionnaires, explique le surgissement de la vedette internationale de la droite vénézuélienne comme un produit du marché des médias états-uniens tout en apportant des éléments qui mettent en doute ses soi-disant “principes démocratiques irréprochables”…”


  24. Hellebora Le 21 mai 2017 à 22h11
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    “L’Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela devant l’Organisation des Nations Unies (ONU), Rafael Ramírez, a expliqué le 19 mai qu’une minorité violente de l’opposition profite du fait qu’au Venezuela , il est interdit aux forces de l’ordre public d’utiliser des armes à feu.”
    http://bit.ly/2q6OBAi
    Il a indiqué que « l’ingérence des États-Unis dans des tentatives comme celle aux Nations Unies (de mettre, sans préavis, le Venezuela à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité), ce que ça fait, c’est stimuler l’action de ces groupes violents et la propagande des grands médias qui est systématiquement et de façon permanente contre notre pays. » (..) Il a rappelé que les États-Unis ont été les organisateurs du coup d’état de 2002 au Venezuela (le coup d’état le plus court de l’Amérique Latine) et il a déclaré : « Aujourd’hui, les dirigeants de l’opposition sont les mêmes que ceux qui ont participé aux événements de 2002, ».


  25. christophe Le 21 mai 2017 à 22h34
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    Voici une parodie de Valeurs actuelles sur les assistés :

    http://hpics.li/43333b8

    “Croquettes, terrine, gratouillles” !!!


  26. cincinnatus35 Le 21 mai 2017 à 23h59
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    En passant ; info de 12h30 France culture la journaliste lance le sujet sur le Venezuela: “nouvelles manifestations contre le dictateur Maduro”.


  27. Raoul C, Le 22 mai 2017 à 00h29
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    L’article sur l’élection présidentielle en Équateur me semble partial. Des éléments ne semblent pas avoir été rappelés :

    Les ordinateurs de l’autorité électorale ont brièvement été déconnecté alors que M. Lasso était en avance. La police a attaqué Cedatos, la société de sondages le plus fiable d’Équateur, confisquant ses ordinateurs, après que Cedatos a publié un sondage de sortie des urnes donnant la victoire de M. Lasso.


  28. Owen Le 22 mai 2017 à 01h12
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    “L’aiguillon” de la contestation est un certain Leopoldo Lopez, qui fait partie de l’une des plus riches familles du Vénézuela. Après avoir crée son parti “Volonté Populaire”, il a lancé la campagne “La Salida” (la sortie) de Maduro et de la Révolution Bolivarienne (“c’est Cuba”). Son parti attise ces fameux “garimbas” qui bombardent avec des bazooka artisanaux, brûlent des bâtiments (hôpitaux…), dressent des fils de fers en travers des routes à hauteur d’homme (oui, oui…).

    Wikipédia dresse un portrait plutôt élogieux de Léopoldo Lopez, à partir des médias atlantistes et d’opposition venézuelienne. Juste une phrase: “Il joue un rôle essentiel dans les protestations publiques contre Chávez en 2002”. En fait il a physiquement participé au coup d’état contre Chavez… https://fr.wikipedia.org/wiki/Leopoldo_López

    Le ministère des relations relations extérieures vénézueliens présente de toutes autres images de la Salida : https://www.youtube.com/watch?v=2cVwXROLhQU (je remets le lien de Pegaz pour ceux qui ont raté). L’inquiétant est que beaucoup de ces garimbas sont des étudiants: la génération de Chavez donc, qui attend sa revanche et qui se tourne du côté des riches familles, celles qui ont l’argent…

    http://www.investigaction.net/venezuela-les-guarimbas-et-le/ : Alex Anfruns parle un peu plus de ces garimbas.


  29. BEOTIEN Le 22 mai 2017 à 03h11
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    Comment tant de peuples pauvres peuvent apporter tant de leurs voix, voire assez pour faire élire, des gens de droites dont l’intérêts premier est de leur “faire suer le burnous”.

    “La foule est la peur du pire. “


  30. ledufakademy Le 22 mai 2017 à 08h03
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    Je vous recommande cette vidéo qui illustre les méthodes de la guerre économique qui s’appliquent notamment, et entre autre, au Venezuela : Economic Hitman !
    https://www.youtube.com/watch?v=3wszOnyMr1M


  31. Toff de Aix Le 22 mai 2017 à 09h31
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    Article très éclairant, où l’on apprend(bien que l’on s’en doutait un peu) que la démocratie souhaitée par l’axe du bien n’est qu’un concept à sens unique, qui ne sera accordé à la plèbe que quand elle aura bien veauté.

    Si d’aventure le troupeau affichait des velléités de résistance, cette belle démocratie de marché se fera un plaisir de le remettre dans le droit chemin, via des associations totalement altruistes et désintéressées, telles que le NED. En réalité des officines appuyées par les USA et son bras armé à l’étranger la CIA pour renverser de l’intérieur les gouvernements légitimement élus, qui seraient tentés par un programme absurdement trop social ou trop à gauche.

    Quand je vois un (sale) type comme Joe Biden ici, ou John Kerry en Ukraine, se réjouir de la situation je sais très bien qu’il y a lieu de s’en inquiéter. Bientôt peut-être, ce genre d’individu viendra faire son cinéma à propos de la France… Les temps sont très incertains, pour toute personne authentiquement progressiste il y a véritablement lieu de s’inquiéter.


  32. Hellebora Le 22 mai 2017 à 15h44
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    Le billet de Pierrick Tillet : http://yetiblog.org/index.php?post%2F2457
    “Les bobards que l’on nous raconte (via des sites conspirationnistes comme celui du journal Le Monde) viennent d’être démontés menus par Thierry Deronne, vice-président de Vive TV, avec forces détails rigoureusement sourcés dans ses notes perso. Notons que les faits décrits par Deronne sont largement corroborés par Maurice Lemoine dans un billet publié le 27 avril dernier par le site Mémoires des luttes..”.


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