Source : Thruthdig, Chris Hedges, 17-05-2017

 

Voici une conférence que Chris Hedges a donné lundi à l’Université de Princeton dans le New Jersey.

Dans les conflits que j’ai couverts comme reporter en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen-Orient et dans les Balkans, j’ai rencontré des individus singuliers, de différentes croyances, religions, races et nationalités qui se sont courageusement élevés contre l’oppresseur au nom de l’opprimé. Certains d’entre eux sont morts. Certains d’entre eux ont été oubliés. Beaucoup sont restés inconnus.

Ces individualités, malgré leurs grandes différences culturelles, avaient des traits communs : un engagement viscéral pour la vérité, l’incorruptibilité, le courage, la méfiance face au pouvoir, la haine de la violence et une empathie profonde et indiscriminée, même envers des gens définis par la culture dominante comme des ennemis. Ce sont les hommes et les femmes les plus remarquables que j’ai pu rencontrer en 20 ans passés comme correspondant à l’étranger. Aujourd’hui encore, je m’efforce de mener une vie à leur hauteur.

Vous avez entendu parler de certains d’entre eux, comme Vaclav Havel, que, comme d’autres reporters étrangers, j’ai pu rencontrer presque chaque soir au théâtre de la Lanterne Magique à Prague, pendant la Révolution de Velours de 1989 en Tchécoslovaquie. Vous ne connaissez probablement pas certains des autres, non moins extraordinaires, comme le prêtre jésuite Ignacio Ellacuria, assassiné au Salvador en 1989. Et puis, il y a ces personnes “ordinaires”, bien que, comme le dit l’écrivain V.S. Pritchett, personne n’est ordinaire, qui risquèrent leur vie en temps de guerre en offrant abri et protection à ceux d’une ethnie ou d’une religion opposée qui étaient persécutés ou pourchassés. C’est à certains de ces gens ordinaires que je dois d’être en vie.

Résister au mal radical revient à endurer une vie qui, selon les standards de la société du plus grand nombre, est un échec. C’est défier l’injustice au prix de sa carrière, de sa réputation, de sa solvabilité financière et parfois, de sa vie. C’est mener une existence d’hérétique. Et, peut-être est-ce le point le plus important, c’est accepter que la culture dominante, et même les élites libérales, vous repoussent aux marges et tentent de discréditer non seulement ce que vous faites, mais qui vous êtes. Quand je suis revenu dans les salles de presse du New York Times après m’être fait hué en 2003, pour avoir dénoncé l’invasion de l’Irak et avoir été publiquement réprimandé par le journal pour mon opposition à la guerre, les reporters et les éditeurs de presse que je connaissais et avec qui je travaillais depuis 15 ans, baissaient la tête et se détournaient quand j’étais dans les parages. Ils ne voulaient pas être contaminés par le même virus tueur de carrière.

Les institutions au pouvoir – l’État, la Presse, l’Église, les tribunaux, le milieu universitaire – parlent la langue de la morale, mais ils servent les structures du pouvoir, aussi vénales soient-elles, qui leur procurent argent, statut et autorité. À une époque de détresse nationale – il suffit de regarder l’Allemagne nazie – toutes ces institutions, y compris le monde académique, sont complices par leur silence ou leur collaboration active avec le mal radical. Et nos propres institutions, qui ont capitulé devant le pouvoir des grandes entreprises et l’idéologie utopique du néolibéralisme, ne sont pas différentes. Les individus isolés qui défient le pouvoir tyrannique à l’intérieur de ces institutions, comme nous l’avons vu avec les milliers d’universitaires licenciés et blacklistés pendant l’époque McCarthy, sont purgés et transformés en parias.

Paul Tillich l’a un jour écrit, toutes les institutions, y compris l’Église, sont intrinsèquement démoniaques. Et une vie dédiée à la résistance doit accepter que toute relation avec une institution sera souvent temporaire, car tôt ou tard, l’institution va exiger votre silence ou votre soumission et votre conscience vous l’interdira. Être un rebelle signifie rejeter tout ce qui accompagne la réussite dans un monde capitaliste, dans une culture de consommateurs, en particulier l’idée que nous devrions toujours passer en premier.

Le théologien James H. Cone dans son livre « La croix et le poteau de lynchage » écrit que pour les Noirs opprimés, la croix était un « symbole religieux paradoxal parce qu’il inverse le système de valeurs du monde, par l’idée que l’espoir passe par la défaite, que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot, que les derniers seront les premiers, et les premiers les derniers. »

Cone poursuit : « Que Dieu puisse ‘faire émerger un chemin d’une impasse’ à travers la croix de Jésus, était vraiment une absurdité pour l’intellect, et cependant une réalité profonde dans les âmes du peuple noir. Les esclaves noirs qui entendirent pour la première fois le message du gospel s’emparèrent du pouvoir de la croix. Le Christ crucifié manifestait l’amour de Dieu et une présence libératoire dans leur vie contradictoire, une présence transcendante dans la vie de ces Chrétiens noirs qui leur donnait la force de croire qu’à la fin, dans l’avenir eschatologique de Dieu, ils ne seraient pas vaincus par les ‘maux du monde’, quelque grave et douloureuse que soit leur souffrance. Croire en ce paradoxe, cette foi en l’absurde, exigeait humilité et repentance. Nulle place n’était laissée aux fiers et aux puissants, à ceux qui croyaient que Dieu les avaient élus pour imposer leur loi. La croix de Dieu était sa réponse au pouvoir – au pouvoir blanc – par un amour impuissant qui arracherait la victoire à force de défaite. »

Reinhold Niebuhr appelle cette capacité à défier les forces de la répression « une folie sublime de l’âme ». Niebuhr a écrit que « seule la folie engagera la bataille avec un pouvoir malfaisant et la ‘méchanceté spirituelle en haut lieu’ ». « Cette folie sublime, comme Niebuhr l’avait compris, est dangereuse mais vitale. Sans elle, ‘la vérité s’obscurcit’ ». Et Niebuhr savait aussi que le libéralisme moral traditionnel est une force inutile dans les moments extrêmes. Le libéralisme, disait Niebuhr « n’a pas l’esprit d’enthousiasme, pour ne pas dire le fanatisme, qui est tellement nécessaire pour pousser le monde hors des sentiers battus. Il est trop intellectuel et trop peu émotionnel pour être une force historique efficace. »

Les prophètes de la bible hébraïque avaient cette folie sublime. Les mots des prophètes hébreux, comme l’écrivait Abraham Heschel, étaient « un cri dans la nuit. Quand le monde est à l’aise et endormi, le prophète sent le souffle de la déflagration divine ». Le prophète, parce qu’ils voit et se confronte à une réalité déplaisante, était comme l’écrivait Heschel, « obligé de proclamer l’exact opposé de ce que son cœur attendait ».

Cette sublime folie est la qualité essentielle d’une vie de résistance. C’est l’acceptation du fait que, quand on se tient du côté des opprimés, on est traités comme les opprimés. C’est l’acceptation que, même si empiriquement tout ce pour quoi nous avons lutté s’est révélé pire, notre lutte se justifie par son existence même.

Daniel Berrigan me dit que la foi est la conviction que le bien attire le bien. Les bouddhistes appellent cela le karma. Mais il me dit, que nous Chrétiens, ne savons pas où ça mène. Nous croyons que ça mène quelque part. Mais nous ne savons pas où. Nous sommes appelés à faire le bien, ou du moins ce que nous pensons être le bien, et ensuite à lâcher prise.

Comme Hannah Arendt l’écrit dans « Les origines du totalitarisme », les seules personnes moralement fiables ne sont pas celles qui disent « c’est mal » ou « il ne faut pas faire ça » mais ceux qui disent « Je ne peux pas faire ça ». Ils savent que, comme Emmanuel Kant l’a écrit, « Si la justice périt, la vie humaine sur terre aura perdu son sens ». Et ceci signifie que, comme Socrate, notre esprit doit être disposé à préférer souffrir qu’à faire le mal. On doit à la fois voir et agir et, sachant ce que cela signifie de voir, il faudra surmonter son désespoir, non par l’usage de la raison mais grâce à la foi.

Dans les conflits que j’ai couverts, j’ai vu la force de cette foi, qui dépasse toute religion ou courant philosophique. Cette foi est ce qu’ Havel appelle dans son grand essai « La force des impuissants » vivre dans la vérité. Vivre dans la vérité permet d’exposer la corruption, les mensonges et l’hypocrisie de l’état. C’est refuser d’être un rouage du système.

« On ne devient pas un dissident juste parce qu’on décide un beau jour d’embrasser cette carrière des plus inhabituelles » écrivait Havel. « C’est votre sens personnel de la responsabilité qui vous y jette, combiné à un concours particulier de circonstances extérieures. Vous êtes expulsés des structures existantes et mis en conflit avec elles. Cela commence par une tentative de bien faire votre travail et se finit en étant étiqueté comme un ennemi de la société… Le dissident n’agit pas du tout dans le domaine du pouvoir authentique. Il ne recherche pas le pouvoir. Il ne souhaite aucun mandat et ne récolte pas de voix. Il ne cherche pas à charmer le public. Il n’offre ni ne promet rien. S’il a quoi que ce soit à offrir, c’est sa propre peau et il l’offre uniquement parce qu’il n’a aucun autre moyen d’affirmer la vérité qu’il défend. Ses actes ne font qu’exprimer sa dignité de citoyen, quoi qu’il lui en coûte ».

La longue, longue route de sacrifices et de souffrances qui a mené à l’effondrement des régimes communistes s’est étirée sur des décennies. Ceux qui ont rendu ce changement possible sont ceux qui ont rejeté toutes formes de facilité. Ils n’ont pas essayé de réformer le parti communiste. Ils n’ont pas essayé de travailler le système de l’intérieur. Ils ne savaient pas ce que leurs petites protestations, ignorées par les médias officiels, pourraient accomplir ni même si elles accompliraient quoi que ce soit. Mais tout ce temps-là, ils ont tenu bon sur leurs impératifs moraux. Et ils l’ont fait parce que leurs valeurs étaient bonnes et justes. Ils n’attendaient aucune récompense de leur vertu ; et de fait, ils n’en ont reçue aucune. Ils étaient marginalisés et persécutés. Et pourtant, ces poètes, dramaturges, acteurs, chanteurs et écrivains ont finalement triomphé de l’état et du pouvoir militaire. Ils ont attiré le bien vers le bien. Ils ont triomphé parce que, aussi intimidés et brisés que paraissaient les peuples autour d’eux, leur message de défiance n’a pas été inaudible. Il n’a pas été invisible. Le roulement continu du tambour de la rébellion révélait constamment la main morte de l’autorité et le pourrissement de l’État.

Je me tenais parmi des centaines de milliers de rebelles tchécoslovaques à Prague en 1989, durant une froide nuit d’hiver sur la place Wenceslas, quand la chanteuse Marta Kubisova apparut au balcon du bâtiment Meltantrich. Kubisova était bannie des ondes depuis 1968, suite à l’invasion soviétique, en raison de son hymne de défiance « Prière pour Marta ». Sa discographie entière, incluant plus de 200 titres, avait été confisquée et détruite par l’État. Elle avait disparu de l’espace public. Soudain cette nuit-là, sa voix inonda la place. Une foule d’étudiants se pressaient autour de moi, la plupart nés après sa disparition. Ils se mirent à entonner les paroles de cet hymne. Des larmes roulaient sur leur visage. C’est à ce moment que j’ai compris le pouvoir de la rébellion. C’est à ce moment que j’ai compris qu’aucun acte de rébellion, aussi futile puisse-t-il sembler sur le moment, n’est vain. C’est à ce moment que j’ai su que le régime communiste était fini.

« Le peuple va à nouveau décider de son destin » chantait la foule d’une seule voix avec Kubisova. [Note de l’éditeur : pour voir sur YouTube les photographies de la révolution de 1989 et entendre Kubisova chanter cette chanson en studio d’enregistrement, cliquer ici]

Durant cet hiver glacé, les murs de Prague furent recouverts de posters représentant Jan Palach. Palach, un étudiant de l’université, s’était immolé par le feu sur la place Wenceslas, le 16 janvier 1969, au milieu de la journée pour protester contre la chute du mouvement démocratique national. Il mourut de ses blessures trois jours plus tard. L’état tenta rapidement d’effacer son acte de la mémoire nationale. Il n’y eut pas mention de son acte dans les médias d’état. Une marche funéraire organisée par des étudiants fut réprimée par la police. La tombe de Palach, qui était devenue un mausolée, vit les autorités communistes exhumer son corps, incinérer ses restes et les envoyer à sa mère avec l’interdiction de placer ses cendres dans un cimetière. Mais cela ne marcha pas Son acte de résistance resta un cri de ralliement. Son sacrifice poussa les étudiants à agir durant l’hiver 1989. À Prague, la place de l’armée rouge fut renommée place Palach, peu après mon départ pour Bucarest où je suivis le soulèvement en Roumanie. Dix mille personnes vinrent à la cérémonie de consécration.

Nous, comme ceux qui se sont opposés à la longue nuit du communisme, ne disposons plus d’aucun mécanisme au sein des structures formelles du pouvoir qui protégerait ou feraient avancer nos droits. Nous aussi avons subi un coup d’état mené non pas par les leaders impavides d’un parti communiste monolithique mais par l’État-entreprise.
Face à ces conglomérats impitoyables qui détruisent notre nation, notre culture et notre écosystème, il y a de quoi se sentir impuissant et faible. Mais nous ne le sommes pas. Nous avons un pouvoir qui terrifie l’état néolibéral. Tout acte de rébellion, peu importe le nombre de participants ou à quel point il est censuré, rogne un peu du pouvoir néolibéral. Tout acte de rébellion entretient les braises de mouvements plus larges qui lui succéderont. Il passe le relais à un autre récit. Au fur et à mesure que l’État se consumera, cet acte convaincra des gens de plus en plus nombreux. Peut être que cela n’arrivera pas de notre vivant. Mais en nous accrochant, nous maintenons l’espoir que ça arrive. Si nous ne le faisons pas, cet espoir mourra.

Dans La peste d’Albert Camus, le Dr. Rieux n’est pas mû par l’idéologie. Il est mû par l’empathie, le devoir d’accompagner la souffrance, quel qu’en soit le prix. L’empathie, ou ce que le romancier russe Vasily Grossman appelle « la simple bonté humaine » devient dans tous les despotismes, un acte subversif. Agir par empathie – l’empathie pour des êtres humains enfermés dans des cages à moins d’une heure d’ici (à Princeton), l’empathie pour des mères et des pères sans papiers arrachés à leurs enfants dans les rues de nos villes, l’empathie pour les musulmans diabolisés et bannis de nos côtes alors qu’ils fuient des guerres que nous avons provoquées, l’empathie pour les pauvres de couleur abattus par la police dans nos rues, l’empathie pour les filles et les femmes victimes du trafic de la prostitution, l’empathie pour tous ceux qui souffrent aux mains d’un état résolument militarisé et décrétant une cruauté terrible envers les plus vulnérables, l’empathie pour la terre qui nous a vu naître et qui est contaminée et pillée au nom du profit – devient politique et même dangereuse.

Le mal existe. Mais l’amour aussi. Et à la guerre – je pense particulièrement aux moments où les obus s’abattaient sur les foules à Sarajevo, des visions d’horreurs telles que je n’ai plus jamais pu avaler un morceau de viande – alors que les familles cherchaient frénétiquement et désespérément leurs proches parmi les blessés et les morts, on pouvait sentir l’amour et la mort, l’amour et la mort, évoluer en des cercles concentriques, comme des anneaux soufflés par l’explosion d’une fournaise cosmique.

Flannery O’Connor comprenait qu’une vie de foi est vivre une vie de confrontation : « Saint Cyril de Jérusalem écrivait pour l’instruction des catéchumènes : ‘Le dragon se tient au bord du chemin, observant les passants. Craignez qu’il ne vous dévore. Nous nous rendons chez le Père des âmes, mais nous devons passer près du dragon’ ». Quelle que soit la forme que revêt le dragon, c’est de ce passage mystérieux entre ses griffes ou ses mâchoires que naîtront les histoires vraiment dignes d’être racontées, et puisqu’il en est ainsi, il faut, partout et toujours, un courage considérable pour ne pas se détourner du narrateur.

Acceptez le chagrin – car comment ne pas éprouver un profond chagrin devant l’état de notre nation, du monde et de notre écosystème – mais sachez que dans la résistance, il y a un baume qui mène à la sagesse et, si ce n’est à la joie, à un bonheur étrange et transcendant. Sachez que si nous résistons, nous gardons l’espoir vivant.

« Ma foi a été trempée en Enfer », écrivit Vasily Grossman dans son chef d’oeuvre « Vie et destin ». « Ma foi est sortie des flammes des fours crématoires, du béton des chambres à gaz. J’ai vu que ce n’est pas l’homme qui est impuissant dans sa lutte contre le mal, mais le mal qui est impuissant dans sa lutte contre l’homme. L’impuissance de la bonté, de la bonté portée à son point d’absurdité, est en fait le secret de son immortalité. Elle ne sera jamais conquise. Plus stupide, plus absurde, plus impuissante elle parait, plus elle est vaste. Le mal est impuissant devant elle. Les prophètes, les chefs religieux, les réformateurs, les dirigeants politiques et sociaux ne peuvent rien face à elle. Cet amour imbécile et aveugle, c’est le sens de l’humanité. L’histoire humaine n’est pas celle de la bataille du bien contre le mal. C’est la bataille menée par un mal puissant s’acharnant à écraser un petit noyau de bonté humaine. Mais si ce qu’il y a d’humain dans l’être humain a survécu jusqu’aujourd’hui, c’est que jamais le mal ne prévaudra ».

Source : Thruthdig, Chris Hedges, 17-05-2017

38 réponses à Le prix de la résistance, par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Catalina Le 06 juin 2017 à 07h48

Excellent article qui met l’accent sur l’immortalité du “bien”, c’est à dire, le respect de l’autre, de ses droits inaliénables. à travers les exemples utilisés, ce qui à mon avis est le plus important est cette empathie qui est complètement le contraire de l’égoisme érigé en vertu prôné par les mondialistes et autres ultra libéralistes. Sans des gens au courage inébranlable, notre humanité aurait sombré depuis longtemps dans une sorte de jungle où tout le monde serait soit victime, soit bourreau, ce qui n’est pas le cas car nous avons réussit malgré tout à créer des pays en paix où des hommes ont eu droit au respect et à être protégés des aléas de la vie. Sans ces courageux, jamais nous ne serions parvenus à ces résultat et il est assez curieux de voir que des personnes qui ont bien profité des résultats de ce courage n’en prennent à aucun moment conscience. Pour revenir à notre histoire de France, aurions nous aujourd’hui le courage des gens de 36 qui nous ont apporté tant de progression sociale ? et comment se fait-il que nous laissions ces droits foulés au pied alors que nous en profitons tous très largement ?

  1. numaroumestan Le 06 juin 2017 à 07h05
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    Il y a trop de pathos. La dissidence est un phénomène atemporel. Il y aura toujours des personnes hostiles à une autorité.

    La question est donc celle de la mesure. Un pouvoir doit “apprécier” ce qui est acceptable et ce qui dépasse les bornes et remet en cause la communauté dont il a la charge.

    M.Hedges mélange tout: le pouvoir politique légitime qui sanctionne ceux qui se comportent mal ; les cagots fanatiques qui veulent imposer leur foi ; la défense des communautés agressées par des crapules, etc.

    A la fin c’est un brouet indigeste. L’auteur n’a pas appris à discriminer entre des situations très diverses.


  2. massto Le 06 juin 2017 à 07h08
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    Pour Chris Edge, tous les blancs sont riches et appartiennent a la classe des dominants. Il s’egare encore et toujours, comme dans chacun de ses textes. Ku Klux Klan et Chris Edge sont les deux faces d’une meme piece: le racialisme.
    Et ainsi, sous les aspects du chevalier (blanc!) il nous egare loin des vrais enjeux: la lutte des classe et la reforme vitale du capitalisme.


    • Geoffrey Le 06 juin 2017 à 07h25
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      mi amor, dans mes bras…

      ceci étant, je te trouve dur sur le texte, bien documenté…

      c’est un anglo-saxon, donc assez mystique (tout le monde ne peut être rationnel, comme nous).

      la lutte des classes se réalise par des hô/fem. qui doivent se salir les mains, et qui donc doivent souvent sortir de la dynamique légale de la société (état de droit, élections, non-violence…).

      et ça, c’est couteux en terme de courage !!! on ne peut faire l’économie d’une réflexion en la matière.

      Geoffrey, neo-communiste wallon


  3. manuel Le 06 juin 2017 à 07h35
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    Quand on sait ce qu’est devenu un Vaclav Havel, qui a vendu son pays au libéralisme…
    Je trouve le texte très catho et pour tout dire complétement désarmant, peut être effectivement le pathos que souligne numaroumestan


    • Thierry Le 06 juin 2017 à 08h06
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      Havel aurait ” Havel, qui a vendu son pays au libéralisme” ? C’était pourtant le choix des tcheques en 1989, et confirmé depuis à chaque élection.
      Il faut dire qu’ils connaissent, eux, ce que signifie la politique russe, et n’ont pas à regretter ce choix.


      • Anne de Kiev Le 06 juin 2017 à 10h55
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        Non , la politique communiste . la Russie a , elle en premier , été victime du communisme .


        • basile Le 06 juin 2017 à 14h43
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          sauf que le communisme n’est pas né de l’opération du saint esprit. Les maîtres du monde d’alors ont créé les conditions de son apparition. Puis à son tour le communisme a créé les conditions de son rejet, mais les bonnes âmes occidentales, appelées encore « camp du bien », l’ont bien aidé.


      • Lysbeth Levy Le 06 juin 2017 à 10h59
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        Bonjour, hélas Vaclav Havel n’était qu’un “pion” même si les tchèques qui le suivaient était courageux et voulaient la liberté, et celui ci afin de remercier ces “maitres” a signé pour la guerre en Irak comme bien des alliés : http://www.latinreporters.com/espagnepol04022003.html et comme Lech Walesa il s’est aligné sur les néocons : http://www.humanite.fr/vaclav-havel-du-beau-combat-du-dissident-lalignement-du-chef-detat
        D’autre part je crains que la Tchéquie soit moins “optimiste” que ce que l’on pense, car depuis la “libération”, la crise les as rattrapé étant rattaché à l’UE et à l’Otan, “L’ostalgie” gagne ce pays comme ces voisins de l’est européen ou des partis extrêmistes remplacent le régime “démocratisé” juste après 1989 ! Pologne, itou, et je ne parle pas des voisins. L’euroscepticisme gagne tous ces pays..Soros était derrière le coups d”état 89 comme bien des coups d’états en Europe de l’Est Roumanie, Hongrie, Pologne, voir les archives de la NED.


        • basile Le 06 juin 2017 à 14h25
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          j’ignore qui sont Vaclav Havel et Lech Walesa 🙂

          Disons que je n’ai jamais baillé devant leur « combat », simplement parce qu’en France, ceux qui baillaient devant eux lisaient le Figaro et le Monde. En fait, ces deux là (Vaclav Havel et Lech Walesa) combattaient un pays que mes adversaires Français combattaient eux aussi, et avec quelles armes, les mêmes qui nous ont envoyé Macron au pouvoir. C’est pourquoi je me suis toujours méfié d’eux.

          à l’époque, les média n’avaient que le mot Solidarnosc à la bouche, jusqu’à la nausée, comme d’autres aujourd’hui ont No pasaran.

          Pas certains donc que leur « combat pour la liberté » ne soit pas un réflexe purement mécanique, face à un pays qui après sa victoire sur l’Allemagne, devenait la cible de l’occident, alors qu’il tentait simplement d’assurer sa survie. Les pays entre les deux blocs en faisant les frais.

          toujours l’histoire de l’œuf et de la poule. Qui est réellement responsable de l’occupation soviétique des pays de l’Est ?


          • Chris Le 06 juin 2017 à 15h26
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            “Qui est réellement responsable de l’occupation soviétique des pays de l’Est ?”
            Un simple regard sur l’Histoire vous renseignera : les accords de Yalta !
            Quand Churchill, Staline et Roosevelt se partagèrent le “monde” :
            http://www.dailymotion.com/playlist/x402r2_linformateurorg_une-autre-histoire-de-l-amerique-d-oliver-stone/1#video=x2qimw1
            Dès minute 28, le partage de l’Europe entre Churchill et Staline.
            Minute 44 : l’oligarchie US prend le pouvoir et ne le lâchera plus.
            Mais toute la vidéo est intéressante car elle identifie les convulsions actuelles…


            • Pavlo Le 06 juin 2017 à 21h55
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              Je dirais plutôt l’agression nazie.

              L’armée rouge a “occupé” (quoiqu’en 1945 on disait plutôt “libéré”) les territoires où elle a battu l’armée allemande.

              Sans l’agression nazie l’armée rouge ne serait jamais entrée à Berlin.
              Tout comme, quelques années auparavant, sans l’agression napoléonienne (qui, là encore, liguait quasi toute l’Europe contre la Russie) la langue française ne connaîtrait pas le vocable “bistro”.

              Il est bon de ne pas s’arrêter aux causes apparentes mais d’aller aux causes profondes.
              Yalta ne fut pas une cause, mais une conséquence.
              Yalta ne fut qu’une coordination tactique entre alliés, quand sur le plan stratégique tout était déjà joué.


        • Thierry Le 06 juin 2017 à 19h48
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          Soros était aussi derrière le “printemps de Prague”, écrasé par des chars Russes et qu’évoque Chris Hedges? Non…. la volonté de se libérer du joug russe est bien plus ancienne, et n’attendait qu’une occasion pour se réveiller.


          • Lysbeth Levy Le 06 juin 2017 à 20h28
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            Disons qu’à l’époque on nous “l’a vendu comme ça” “la liberté du peuple” en action mais derrière des éléments qui ont profité de l’occasion de tenter une brèche dans le système “soviétique” et en même temps la “contre-culture” propagée dans toute l’Europe, Paris “mai 68”; Allemagne, je me rappelle bien qu’on les communistes accusaient “la main de la Cia” à l’est et nous leurs riions au nez …Et pourtant avec le temps et les archives de la NED, du “fond Wilson”, les “Helsinki” “la Charte 77” était concocté par Zbigniew Brzezinski, Soros et tous ceux qui avaient intérêt à la chute, non pas pour “libérer ces peuples” mais faire entrer “l’économie de marché” façon Occidentale. Oh ils ont tenté dans toute l’Europe bien sur…http://www.ned.org/docs/20thProgram.pdf
            J’y ai cru croyez moi mais le rien que le terme “printemps” ça rappelle les “printemps arabes” de nos jours qui finissent dans un “bain de sang”, ou en Ukraine ou l’on parle de démocratie contre un méchant régime.


            • Lysbeth Levy Le 06 juin 2017 à 20h45
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              Je suis consciente que ça déplaira a des gens sous propagande trop longtemps, mais il est connu que Lech Walesa et le Pape Jean Paul 2 était en liaison avec Washington pour Solidarnosc d’ou sa trahison contre le peuple qui l’a soutenu : https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Endowment_for_Democracy#cite_note-25 Regardez sur le pdf le nombre de pays européen, africain, d’Amérique latine, asiatiques, qui ont été trompé par ces “fausses” révolutions. Soros, Brzezinski, Gène Sharp, Albright sont très fiers d’avoir eu “la peau” de leur “ennemi”, afin de placer l’économie de ces pays sous contrôle, la liberté de ces peuples ? Vous rigolez voyez ou ils en sont économiquement, ils partent tous bosser partout chez leurs voisins pour des salaires de misères. Polonais, baltes, roumains, kosovars; bosniaques, maintenant ukrainiens, “une réserve d’indiens” esclaves pour l’Ouest européen attisant le dumping social..Merci bien les grands démocrates ont réussi leur coups là.et ça continue avec les pays du Moyen Orient et d’Afrique..Désormais Orban qui devait sa place à Soros veut l’éliminer à tout jamais…posez vous la question pourquoi ?


      • step Le 06 juin 2017 à 11h37
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        il y a une différence entre rejeter une tutelle russe et embrasser le libéralisme.


        • Chris Le 06 juin 2017 à 15h46
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          Une différence pour qui ? Pour vous !
          En janvier 1990, en séjour en Bulgarie (aussi en Yougoslavie dès 1983, mais à un degré moindre car le pays était plus ouvert sous la gouvernance Tito), j’ai pu mesurer (avec effarement) à quel point les gens étaient naïfs et totalement impréparés à une économie de marché occidentale qui à l’époque s’engageait dans le néolibéralisme mondialisant sous l’impulsion Thatcher/Reagan.
          Si je tentais une image, économiquement parlant, les pays de l’Est sont passés directement à la téléphonie mobile, en zappant la téléphonie fixe !!!
          Un sacré saut dans l’inconnu, dont nous-même ne mesurons que maintenant les effets délétères.
          Dangereux de juger à l’aune de notre propre système.


        • Thierry Le 08 juin 2017 à 09h04
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          En l’occurence, les Tcheques ne voulaient pas “embrasser le libéralisme” (au sens tatcherien) mais améliorer le “socialisme” imposé par les Russes.
          Ceux-ci n’en ont pas voulu, et ont envoyé les chars.

          Innutile d’éllaborer des théories complotistes et voir la main de Soros ou Brzezinski pour le comprendre.


      • RGT Le 06 juin 2017 à 20h05
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        Les thèques se sont faits enfumer et commencent à en avoir TRÈS gros sur le cœur, comme les hongrois d’ailleurs.

        Quand j’étais dans ces pays, les “sans dents” que je croisais étaient réellement remontés contre la “liberté” à l’occidentale.

        Ils se souvenaient que c’était pas le pied au temps de l’URSS mais qu’ils avaient au moins TOUS un boulot, un logement, des soins et des études GARANTIS par l’état.

        Maintenant, quand ils voient des SDF affamés et sans soins et ça les rend furieux.

        Dans le cas des tchèques, ils ajoutent aussi qu’ils ont l’impression d’être redevenus une colonie allemande comme lors de la 2nde guerre mondiale.

        Mais, comme me disait un tchèque : “Vous autres, occidentaux, vous ne pouvez pas comprendre car vous n’êtes pas encore tombés assez bas”…

        N’oubliez pas non plus que dans les pays de l’est les partis communistes ont fait leur mea-culpa et qu’ils remontent doucement, les habitants ayant compris qu’ils avaient échangé la peste contre le choléra.

        Je tiens à préciser ne suis pas du tout marxiste.


  4. Catalina Le 06 juin 2017 à 07h48
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    Excellent article qui met l’accent sur l’immortalité du “bien”, c’est à dire, le respect de l’autre, de ses droits inaliénables. à travers les exemples utilisés, ce qui à mon avis est le plus important est cette empathie qui est complètement le contraire de l’égoisme érigé en vertu prôné par les mondialistes et autres ultra libéralistes. Sans des gens au courage inébranlable, notre humanité aurait sombré depuis longtemps dans une sorte de jungle où tout le monde serait soit victime, soit bourreau, ce qui n’est pas le cas car nous avons réussit malgré tout à créer des pays en paix où des hommes ont eu droit au respect et à être protégés des aléas de la vie. Sans ces courageux, jamais nous ne serions parvenus à ces résultat et il est assez curieux de voir que des personnes qui ont bien profité des résultats de ce courage n’en prennent à aucun moment conscience. Pour revenir à notre histoire de France, aurions nous aujourd’hui le courage des gens de 36 qui nous ont apporté tant de progression sociale ? et comment se fait-il que nous laissions ces droits foulés au pied alors que nous en profitons tous très largement ?


    • Jb²O Le 07 juin 2017 à 16h34
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      “Les gens de 36” ont laissé la guerre de 39 subvenir en se passant de réaction lors de la militarisation de la Rhénanie (au nom du bien probablement), tout en empêchant l’armée française d’être compétente (au nom du bien encore) lorsque cette guerre a éclaté, après avoir laissé la Pologne être envahie et outragée.


  5. reneegate Le 06 juin 2017 à 08h02
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    Pourquoi ce texte maintenant? Nous avons tous le sentiment que la “démocratie” s’est délitée. Mais bon, quant au texte, pourquoi Prague et pas le premier noir (James Meredith) dans une université du soit disant pays de la liberté (1962)?


  6. J. Guasilas Le 06 juin 2017 à 08h10
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    Dommage, ça commençait bien, mais j’ai cessé de lire à ‘ Être un rebelle signifie rejeter tout ce qui accompagne la réussite dans un monde capitaliste, ‘

    Uniquement dans un monde capitaliste? Allons donc. Comme disait Churchill de la démocratie, c’est le pire des systèmes mis à part tous les autres.
    Çe genre de phrase révèle le propagandiste réflexe, d’autant plus absurde qu’il parlait de Vaclav Havel trois paragraphes plus tôt.


    • Ribouldingue Le 06 juin 2017 à 10h44
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      Il n’y a pas de rapport objectif entre le capitalisme et la démocratie. L’un a existé, existe et existera indépendamment l’un de l’autre. Il y a tout un tas de démocraties non capitalistes dans l’histoire et le capitalisme a donné, entre autres totalitarismes, le nazisme abondamment soutenu par le grand capital allemand.

      Le fait de considérer qu’ils sont obligatoirement liés devrait peut être amener à reconsidérer son propre conditionnement idéologique.
      Ce n’est certainement pas en s’arrêtant de lire tout ce qui peut être contraire à ses certitudes qu’on peut, pour le coup, en sortir.
      Très joli texte sur la résistance à une force qui a l’apparence d’être insurmontable.


      • tepavac Le 06 juin 2017 à 12h36
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        Effectivement, et je suis toujours surpris de constater que certains ont l’impudeur d’élever au rang “d’idéologie” un comportement purement parasitaire.

        Confondent-ils le capitalisme avec la liberté d’entreprendre ou sont-ils simplement des despotes en devenir?
        Peut-être ont-ils garder cette nature enfantine de la compétition effrénée qui caractérise ce passage de “l’age des certitudes absolues” à celui de la responsabilité des adultes!, qui sait ce que révèlera cette propension à proférer des sentences à l’emporte-pièce.

        Nous avons beau les provoquer en les affichant dans leur contradictions, rien ne semble arrêter leur enfantines certitudes.

        Pourtant, je l’avoue en dépit de mes provocations, je ne désapprouve en rien cette étape, qui reste la seule voie qui mène à devenir humain; l’apprentissage au contacte de ses semblables.


  7. Rond Le 06 juin 2017 à 09h04
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    Gloubi indigeste, où la lumière n’est que vague lueur. J’ai renoncé au premier tiers du texte.
    Désolé.


  8. Milsabor Le 06 juin 2017 à 09h23
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    “une présence transcendante dans la vie de ces Chrétiens noirs qui leur donnait la force de croire qu’à la fin, dans l’avenir eschatologique de Dieu, ils ne seraient pas vaincus par les ‘maux du monde”

    La soumission ici-bas en attendant l’égalité dans l’au-delà. C’est juste une idéologie de l’acceptation de l’esclavage sans laquelle la révolte aurait été la seule voie du salut.

    La religion chrétienne, indissociable de la culture judéo-chrétienne, a engendré le libéralisme contre lequel il faudrait résister en restant dans la matrice ? C’est complètement paradoxal.

    Comme Nietzsche l’a dit : Dieu est mort, qui n’était que la projection de la volonté de puissance. Si l’on prétend résister à la matrice libérale, il faut commencer par se débarrasser de l’idée de transcendance et renvoyer la bible au rayon des écrits mythologiques.


    • Jac Le 06 juin 2017 à 11h50
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      Oui, et Nietzsche écrit aussi dans “Aurore” : (…) Ainsi une société où l’on travaille sans cesse durement jouira d’une grande sécurité et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême”.
      Et c’est désormais au nom de cette “sécurité” qui fait l’unanimité que l’on déclare des guerres (créant tant d’ignominies et cruautés comme décrites dans nombreux témoignages de guerre) comme naguère ou aujourd’hui encore on déclare des guerres au nom d’une religion (créant des actes ignobles inverses aux préceptes religieux invoqués) pour déculpabiliser les peuples et les faire adhérer voire participer à ces guerres comme on fait sacrifice de soi au nom de l’intérêt commun… Paradoxalement, lesquelles guerres allant toujours contre les intérêts des peuples et toujours pour les intérêts des puissants.


    • Cyd Le 06 juin 2017 à 22h09
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      Le christianisme ce n’est sûrement pas la soumission maintenant en espérant gagner son paradis

      C’est au contraire un militantisme radical et non violent


      • lvzor Le 07 juin 2017 à 10h06
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        “un militantisme radical et non violent”

        Non-violent ???
        😀 😀 😀

        (oui, je sais, c’est trop court pour une idée construite)


  9. jim Le 06 juin 2017 à 09h29
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    C’est tout ce que vous avez trouvé pour nourrir la section “crise démocratique”? 🙂
    Ben on est pas sortis ni de l’auberge ni de la crise démocratique avec ça…


  10. zirgel Le 06 juin 2017 à 11h18
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    Dommage, la grande majorité des commentaires n’est pas à la hauteur du texte de C. Hedges.

    Désolée d’avoir à le dire…


    • jim Le 06 juin 2017 à 13h18
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      C’est pas faux. Mais bon, ce texte certes joli est ineffectif, et on a besoin avant tout d’effectivité, au delà des textes jolis pronant la résistance à X (???ouh ouh hegde?) s’exprimant via les acteurs et institutions nommées Y (???ouh ouh hedge?).
      En outre les parties laius sur l’empathie me posent un vrai problème, on est limite dans la propagande droit de l’hommiste et post frontièriste de ceux qu’il appelle les néolib, justement.

      La sélection du commentaire de Catalina qui est complètement HS et fait ce focus sur les conquêtes sociales de gauche vers 36 est la cerise sur le gateau du grand n’importe quoi!
      Excusez mon franc parler Catalina…

      [Modéré]


    • condamy Le 06 juin 2017 à 13h22
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      Les pieds bien enfoncés dans la terre empêche souvent de s’élever au ciel ….


      • jim Le 06 juin 2017 à 14h12
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        Détrompez vous.
        On peut garder les pieds sur terre, être fier de son agriculture et de son industrie,
        mais lancer en même temps d’une main sûre un regard plein de désir vers cet avenir qui nous attend de pied ferme à des sommets toujours plus hauts.


  11. Pinouille Le 06 juin 2017 à 11h27
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    Je suis surpris de la teneur de la plupart des commentaires précédents.
    Chris Hedges fait un bel éloge de la dissidence et de l’humanité/humilité, avec quelques références très éclairantes.
    Et les critiques fusent sur tout sauf le fond, dont certaines relèvent d’erreurs d’interprétation.
    Amha, le centre du propos de Chris Hedges n’est pas le capitalisme, ni le racialisme, ni le libéralisme tchèque, ni de la lutte des classes ou que sais-je encore.
    Rejeter l’idée centrale d’un texte parce qu’il ne correspond pas dans les moindres détails à son schéma de pensée, ça me paraît correspondre à ce que combat le présent site: la suffisance et l’étroitesse d’esprit.

    NB: n’en déplaise aux communistes (néo ou pas), il existe encore certains individus qui ne considèrent pas la lutte des classes comme l’unique horizon indépassable de toute réflexion sur terre.


  12. Louis Robert Le 06 juin 2017 à 11h52
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    “Quand les lettrés supérieurs ont entendu parler du Tao, ils le pratiquent avec zèle.

    Quand les lettrés du second ordre ont entendu parler du Tao, tantôt ils le conservent, tantôt ils le perdent.

    Quand les lettrés inférieurs ont entendu parler du Tao, ils le tournent en dérision. S’ils ne le tournaient pas en dérision, il ne mériterait pas le nom de Tao.”

    (Lao Tse, “Tao Teh Ching”)

    http://taoteking.free.fr/interieur.php3?chapitre=41


  13. tepavac Le 06 juin 2017 à 11h53
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    Excellent Chris Hedges qui met en lumière cette indomptable nature des révoltés d’instinct en opposition constante contre le “larbinage”.
    Je dis bien le “larbinage” et non les larbins, car c’est bel et bien contre la condition de soumission que réagit le “dissident” et non contre les personnes.

    C’est toutes la différence entre certains esprits qui interviennent périodiquement, de façon maladive, contre “les Russes”, “les Arabes”, “les Blancs”, “les Comoriens”, “les Américains”…. et jamais contre les puissants engrenages de la domination brute à un dogme.

    Texte au demeurant caractérisant l’âme de ce site, de son créateur et de certains de ses intervenants….texte qui, je le conçois aisément, met à mal l’idée d’indépendance individuelle, car il démontre de façon formelle notre soumission à suivre malgré le danger, des sentiments directeurs si profondément enracinés, qu’il nous est impossible d’y échapper.

    Texte à classer dans le rang des grands écrivains de ce monde et qui rappel “la condition Humaine”
    d’André Malraux.


  14. Mr K. Le 06 juin 2017 à 20h01
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    Effectivement comme souligné plus haut certains commentaires ne sont pas à la hauteur du texte.
    Chris Hedges parle d’une dimension de l’Homme que Catalina dans son commentaire a bien saisie : “Excellent article qui met l’accent sur l’immortalité du “bien”.

    Cette dimension de l’homme est pour Chris Hedges non pas irrationnelle, mais non rationnelle. En cela elle est difficilement saisissable. Les exemples cités par Chris Hedges sont souvent des moments, des instants où il a cru (?) saisir cet impalpable.

    Lorsqu’il parle de Vaclav Havel, il parle d’un instant en particulier, pas de ce qu’il est devenu par la suite.

    D’ailleurs dans le texte de son intervention il dit bien : “Les institutions au pouvoir – l’État, la Presse, l’Église, les tribunaux, le milieu universitaire – parlent la langue de la morale, mais ils servent les structures du pouvoir, aussi vénales soient-elles, qui leur procurent argent, statut et autorité.”

    Peut-être certains lecteurs ont-ils réagi de manière épidermique face à un texte teinté de religieux. Le fil de la raison se rattachant de manière un peu erratique à des éléments saillants du texte pour eux (Pathos, trahison de Havel, capitalisme, lutte des classes, …).

    Passant ainsi à côté de l’essence du texte, l’excès de raison menant à déraison en quelque sorte, que l’on soit d’accord ou pas avec Chris Hedges.


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