Source : Consortium News, le 09/03/2017

Le 9 mars 2017

Exclusif: Le président Trump est d’accord avec l’establishment de Washington au moins sur un point : l’Iran est la principale source du terrorisme. Le seul problème, comme nous l’explique Ted Snider, est que ce n’est pas vrai, c’est juste un des “mythes iraniens.”

Par Ted Snider

Une des promesses que le président Trump a tenue est celle de durcir sa position envers l’Iran. Bien qu’il n’ait pas annulé l’accord sur les armes nucléaires, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), son administration a “officiellement mis l’Iran sous surveillance” pour avoir fait un essai de missile, et Trump a imposé de nouvelles sanctions.

Une iranienne lors d’un discours du chef suprême Ali Khamenei (photo du gouvernement iranien)

De façon plus inquiétante, le New York Times relate que le général James Mattis, secrétaire à la Défense, a envisagé de donner l’ordre à la marine d’intercepter et d’arraisonner un navire iranien dans les eaux internationales, afin d’y chercher des armes amenées au Yémen pour aider les rebelles Houthis, qui font face à des bombardements massifs des Saoudiens soutenus par les États-Unis. Selon les représentants de la Maison-Blanche, l’opération d’abordage a été annulée, non parce que cela aurait été probablement un acte de guerre, mais parce que l’information aurait fuité.

Pour monter cette opération, finalement annulée – et d’autres plans ayant pour but de sévir contre l’Iran, Mattis et le reste de l’administration Trump se sont appuyés sur un certain nombre de mythes à propos de la république islamique. L’équipe de Trump n’est pas la seule à croire en ces mythes ; ils sont largement partagés par tous les représentants de Washington, répétés aussi bien par les Républicains que par les Démocrates.

Premier mythe: L’Iran est, ou était, en train de fabriquer une bombe nucléaire

Le président iranien Hassan Rouhani a dit à plusieurs reprises : “Nous n’avons jamais entrepris ou cherché à fabriquer une bombe nucléaire, et nous n’allons pas le faire.” Le guide suprême l’ayatollah Khamenei et son prédécesseur, le fondateur de la République Islamique d’Iran, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, ont tous deux insisté sur le fait que l’Iran ne chercherait jamais à posséder des armes nucléaires, car les armes nucléaires sont contraires aux préceptes de l’Islam.

Khamenei souligne que “dans une perspective idéologique et selon la fiqhi [jurisprudence islamique], nous considérons qu’il est contre la loi de fabriquer des armes nucléaires. Nous considérons qu’utiliser de telles armes est un grand péché.”

Et personne ne croit vraiment le contraire : ni le renseignement américain, ni le renseignement israélien. A la question : “Essaient-ils (les Iraniens) de fabriquer une arme nucléaire ?” l’ancien directeur de la CIA et Secrétaire à la Défense Leon Panetta a répondu de manière succincte et directe : “Non”. Le National Intelligence Estimate (NIE) de 2007, qui rassemble les conclusions collectives des nombreuses agences de renseignement américaines, a établi avec “un haut niveau de confiance” que l’Iran n’était pas en train de fabriquer une arme atomique. Dans le NIE de 2011, on lisait “les conclusions finales du NIE (de 2007) sont toujours exactes. Nous n’avons rien vu indiquant que le gouvernement ait pris la décision d’avancer dans le programme.”

Yuval Diskin, qui a dirigé pendant six ans Shin Ebt, l’agence israélienne de renseignement intérieur, a accusé le premier ministre Netanyahu de “tromper le public à propos du problème iranien.” Et le lieutenant-général Benny Gantz, alors chef d’état-major des forces de défense israéliennes, ajoutait que l’Iran n’avait pas “pris la décision” d’entreprendre un programme d’armement nucléaire. Le ministre de la défense d’alors, Ehud Barak, a clairement déclaré que “ce n’est pas vrai” que ‘l’Iran est déterminé à … essayer d’obtenir des armes nucléaires … aussi vite que possible.” Il a ajouté, de manière rhétorique : “Pour faire cela, les Iraniens auraient dû annoncer qu’ils quittaient le régime d’inspection … pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?”

L’ancien directeur de l’agence internationale d’énergie atomique Mohamed El Baradei a dit au journaliste d’investigation Seymour Hersh que “pendant le temps où j’étais à l’agence, nous n’avons pas vu la moindre preuve que l’Iran était en train de s’équiper en armes.”

L’argument ultime, c’est que personne – ni les États-Unis, ni Israël, ni l’IAEA – n’a jamais cru sérieusement que l’Iran était en train de développer des armes nucléaires. C’était juste un mythe utile aux politiciens pour justifier la continuation des hostilités contre l’Iran et garder ouverte la possibilité de frappes militaires.

Second Mythe: L’Iran n’est pas digne de confiance et viole les accords nucléaires

Le Général Mattis a déclaré qu’il “s’attendait” à ce que “l’Iran triche”. Mais l’Iran n’a pas triché. Le dernier rapport de l’IAEA stipule que l’Iran “honore sa part de l’accord.” Et chaque rapport depuis que l’accord a été signé en dit autant. Le dernier rapport précise que l’Iran ne possède qu’environ la moitié de la quantité d’uranium appauvri que l’accord lui permet de posséder, et qu’il n’enrichit pas d’uranium aux niveaux qui seraient nécessaires pour la fabrication d’armes nucléaires.

Le Secrétaire de la Défense (et Général des Marines à la retraite) James Mattis

Mais il y a plus d’une façon de tricher sur un accord nucléaire, disent les sceptiques. La Maison-Blanche affirme que l’Iran a violé les accords JCPOA en testant un missile balistique le 29 janvier dernier. Mais là non plus, l’Iran ne viole pas le JCPAO. L’Iran a signé un accord concernant son programme nucléaire ; il n’a pas jamais accepté d’abandonner son programme d’armement conventionnel, affirmant, comme toutes les nations, son droit à se défendre.

La résolution 2231, soutenant les accords JCPOA, “appelle” l’Iran à “ne pas entreprendre d’activités liées à des missiles balistiques pouvant être équipés d’une charge nucléaire” pour une période de temps limitée. Au-delà du fait que “appeler à” ne correspond pas à une interdiction ferme, l’Iran insiste sur le fait qu’ils sont toujours en conformité avec les accords, puisque les missiles sont défensifs et conçus pour transporter une charge conventionnelle : ces missiles ne peuvent pas porter de charge nucléaire.

Gareth Porter, expert sur l’Iran, déclare que “les missiles balistiques n’ont pas été conçus pour des têtes nucléaires.” Porter cite des experts qui déclarent que “les missiles à moyenne portée de l’Iran sont conçus pour la dissuasion conventionnelle” et que “il faudrait que l’Iran revoie la conception a minima des composants internes du missile pour pouvoir y adapter une tête nucléaire.”

Enfin, le missile n’était que de moyenne portée et a explosé après avoir couvert environ la moitié de la distance qui sépare l’Iran d’Israël, une portée bien insuffisante pour toute cible en Amérique. Le rapport officiel, alors : l’Iran s’est invariablement conformé aux accords nucléaires JCPOA.

Troisième mythe: L’Iran est une force de déstabilisation du Moyen-Orient et est le principal État soutenant le terrorisme au niveau mondial

Le lendemain du jour où les États-Unis imposèrent de nouvelles sanctions contre l’Iran, le Général Matthis déclarait : “L’Iran est le plus grand État soutenant le terrorisme au niveau mondial.” Le directeur de la CIA Mike Pompeo a appelé de la même manière l’Iran “le principal État soutenant le terrorisme au niveau mondial.” Et Trump lui-même a déclaré à Bill O’Reilly que l’Iran est “l’État terroriste numéro un.”

Le Président Donald Trump et le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse commune le 15 février 2017. (Copie d’écran de Whitehouse.gov)

Aucune information en provenance des agences de renseignement n’étaye ces affirmations, pourtant cette formule est soutenue par les gouvernements d’Israël et d’Arabie saoudite, et est récitée par les politiciens américains comme une sorte de mantra. En réalité, les principaux groupes terroristes affectant l’Ouest, y compris al-Qaïda et l’État Islamique, ont reçu du support de la part des États du Golfe sunnites, pas de l’Iran chiite. Au contraire, l’Iran a apporté son aide aux gouvernements d’Irak et de Syrie dans leurs combats contre ces mêmes groupes terroristes.

Outre le fait que l’Iran a été un chef de file dans la lutte contre ces groupes terroristes, affirmer qu’il serait le “plus gros” État soutenant le terrorisme est absurde, au vu de ce qu’on sait maintenant sur le financement des terroristes salafistes par l’allié saoudien des États-Unis. Des hauts fonctionnaires américains l’ont eux-mêmes reconnu.

Dès décembre 2009, un câble du département d’État déclarait que “L’Arabie saoudite reste un soutien financier essentiel pour al-Qaïda, les Talibans… et d’autres groupes terroristes.” Un rapport de l’Agence de Renseignement de la Défense (DIA) identifiait en 2012 les “puissances derrière” ce qui allait devenir l’État Islamique comme “les pays occidentaux, Les États du Golfe et la Turquie.”

Le 24 octobre 2014, le Vice-Président Joe Biden déclarait dans un forum de Harvard : “Nos alliés dans la région ont constitué notre principal problème en Syrie…. Ils ont déversé des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes sur quiconque combattrait Assad, sauf que ceux qui ont été ainsi soutenus étaient al-Nosra et al-Qaïda et les éléments extrémistes djihadistes.

En mai 2015, à une rencontre à Camp David entre le Président Obama et les princes du Conseil de Coopération du Golfe, ce point a été à nouveau abordé. D’après David Ignatius du Washington Post, à ce sommet,

“Obama et d’autres représentants des États-Unis ont exhorté les dirigeants du Golfe qui financent l’opposition [syrienne] à garder le contrôle de leurs clients, afin que le régime post-Assad ne soit pas contrôlé par des extrémistes de l’État Islamique ou d’al-Qaïda.”

Et le soutien de l’Arabie saoudite aux djihadistes qui ont formé al-Qaïda n’est en rien nouveau. Il remonte au financement commun américano-saoudien des Moudjahidines afghans dans leur guerre contre le gouvernement séculaire de Kaboul, appuyé à l’époque par l’Union soviétique, dans les années 1980. Le financement de ces djihadistes sunnites par les Saoudiens a continué jusqu’aux attaques du 11-Septembre et au-delà, les militants djihadistes servant de force paramilitaire clandestine aux projets de puissance des Saoudiens contre leurs rivaux géopolitiques.

Une des révélations les plus importantes de Seymour Hersh au sujet de la mort d’Oussama ben Laden en 2011 a été que les Saoudiens avaient financé de manière importante ben Laden et al-Qaïda, et que leur motivation pour le garder à l’abri des regards était justement d’éviter qu’il ne révèle ces financements, d’après l’une des sources de Hersh.

“Un facteur d’inquiétude à ce stade précoce, d’après l’officiel en retraite, était l’Arabie saoudite, qui avait financé les coûts liés à ben Laden depuis sa capture par les Pakistanais. ‘Les Saoudiens ne voulaient pas que nous entendions parler de la présence de ben Laden, parce qu’il était saoudien, alors ils ont demandé aux Pakistanais de le garder hors de vue. Les Saoudiens craignaient, si nous l’apprenions, que nous ne fassions pression sur les Pakistanais pour que ben Laden nous révèle les manœuvres des Saoudiens avec al-Qaïda. Et ils arrosaient d’argent – de beaucoup d’argent.'”

Donc, l’Iran n’est certainement pas le principal promoteur du terrorisme d’État, et la conscience qu’en a l’Amérique peut se déduire du fait que l’Iran a été retirée de la liste annuelle “Worldwide Threat Assessment” (Evaluation des risques mondiaux) présentée au Sénat par le Directeur du renseignement national d’alors, James Clapper.

De fait, loin d’être une puissance exportant du terrorisme, l’Iran a souffert de diverses formes d’agressions relevant du terrorisme, de la part des États-Unis et d’Israël, comprenant les virus informatiques Stuxnet et Flame (qui visaient les centrales d’enrichissement nucléaires iraniennes), trois assassinats et une tentative d’assassinat sur des scientifiques nucléaires iraniens, et l’explosion d’un dépôt d’armes militaires qui a tué 17 personnes, parmi lesquelles le pionnier iranien des systèmes de missiles, le général de division Hassan Moqqadam.

Quatrième Mythe: L’Iran n’est pas vraiment un ennemi de l’État Islamique ou d’al-Qaïda

En avril 2016, lors d’un discours au Centre d’Etudes Stratégiques Internationales, le général Mattis déclarait : “L’Iran n’est pas un ennemi de l’État Islamique (EI). Ils ont beaucoup à gagner du désordre créé dans la région par l’EI. J’aimerais juste soulever une question que vous devriez examiner. Quel est le seul pays du Moyen-Orient qui n’a pas été attaqué par l’EI ? Le seul. C’est l’Iran. Je suis certain que cela n’est pas fortuit.”

Le journaliste James Foley peu de temps avant qu’il ne soit exécuté par un agent de l’État Islamique.

Mais les affirmations de Mattis relèvent du sophisme. Que l’EI n’ait pas attaqué l’Iran n’implique pas que l’Iran ne considère pas l’EI comme un ennemi, et vice versa. À l’évidence, les forces iraniennes et les combattants de l’État Islamique se sont affrontés sur le territoire syrien, où l’Iran apportait son soutien au gouvernement.

Au demeurant, il ne manque pas de raisons pour lesquelles l’EI n’a pas attaqué l’Iran dans ses frontières ; cela pourrait être parce qu’ils n’arrivent pas à y entrer, ou parce que l’EI ne considère pas que l’Iran fasse partie de son théâtre principal d’opérations.

Pour agréable qu’il puisse être au public du Centre d’Etudes Stratégiques Internationales dominé par les néoconservateurs, le sophisme de Mattis omet également des faits essentiels, tels que la détermination de l’Iran à se battre contre al-Qaïda et l’État Islamique, aussi bien en Syrie qu’en Irak. Et même avant cela, l’Iran considérait al-Qaïda et ses alliés Talibans comme des ennemis existentiels, entraînés par l’Arabie saoudite et le Pakistan dans les années 1980 en tant que paramilitaires sunnites pour mettre la pression à l’Iran par l’est pendant que l’Irak, alors dirigé par le chef sunnite Saddam Hussein, attaquait l’Iran par l’ouest.

Après le 11-Septembre, l’Iran a coopéré avec les États-Unis contre al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan. L’Alliance du Nord, qui fournissait alors de nombreux combattants anti-Talibans en soutien à l’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis en 2001, fut créée en partie par l’Iran, qui proposa également l’utilisation de ses bases aériennes aux États-Unis et permit aux E-U de réaliser des missions de recherche et de secours des avions américains abattus. Les Iraniens fournirent également des renseignements sur des cibles parmi les Talibans et al-Qaïda.

Après que les Talibans et al-Qaïda furent chassés de leurs places fortes en Afghanistan, l’Iran aida à mettre sur pied le nouveau gouvernement afghan et proposa de l’assistance à la reconstruction de l’armée afghane. L’Iran arrêta également des centaines de combattants d’al-Qaïda et de Talibans qui passaient sa frontière.

Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, experts sur l’Iran, précisent que l’Iran a fourni à l’ONU l’identité de plus de 200 membres d’al-Qaïda et de Talibans qui s’étaient enfuis vers l’Iran, et qu’il les avait renvoyés chez eux. Pour les nombreux autres qui ne purent être renvoyés dans leur pays d’origine, l’Iran proposa de les juger en Iran. Les États-Unis désignèrent des agents d’al-Qaïda en demandant à l’Iran de les rechercher, de les arrêter et de les expulser. D’après Hillary Mann Leverett, qui négociait directement avec les Iraniens pour le compte de la Maison-Blanche, l’Iran en captura certains et déclara que les autres étaient soit morts, soit non présents sur son territoire.

Contrairement aux allégations mensongères de Mattis, l’Iran est historiquement et invariablement un ennemi d’al-Qaïda et de l’État Islamique.

Cinquième Mythe: L’Iran contrôle et arme les Houthis au Yémen

On entend répéter sans arrêt depuis Washington que l’Iran contrôle et arme les rebelles Houthis au Yémen. Mais l’Iran ne leur fournit pas d’armes de manière substantielle, ni ne les contrôle. Les Houthis sont un groupe ethnique indigène d’esprit indépendant du Yémen, qui depuis longtemps joue un rôle important dans ce pays pauvre. Ils ont fini par s’opposer au gouvernement soutenu par les Saoudiens, et par entrer en conflit avec al-Qaïda en Péninsule Arabique, une filiale d’al-Qaïda opérant au Yémen, elle aussi soutenue par les Saoudiens.

Les États-Unis ont monté leur dossier d’un approvisionnent en armes des Houthis par l’Iran sur la base d’une “étude” disant que l’Iran utilisait des bateaux de pêche pour passer des armes en contrebande au Yémen. Pour autant, d’après Gareth Porter, les E-U n’ont jamais pu fournir la moindre preuve du lien entre l’Iran et les Houthis, les bateaux en question voguant sans pavillon, et leur destination étant la Somalie, pas le Yémen. Un bateau précédemment arraisonné était bien iranien, mais n’avait pas vraiment d’armes à bord.

En réalité, raconte Porter, quand le Président Ali Abdullah Saleh a été chassé du pouvoir en 2012, lui-même ainsi que son fils, ancien commandant de la Garde Républicaine, ont gardé le contrôle de l’armée, grâce à leurs alliés haut gradés. Saleh s’est retrouvé dans une étrange alliance avec les Houthis, car, comme le note Jeremy Scahill dans son livre Dirty Wars, Saleh était souvent en guerre avec les Houthis.

“Afin de justifier auprès des États-Unis leurs guerres contre les Houthis, Saleh et les Saoudiens n’avaient de cesse d’accuser l’Iran de soutenir les Houthis,” écrit Scahill. En d’autres termes, Saleh utilisait alors les mêmes allégations mensongères que les Américains utilisent à présent. Quoi qu’il en soit, les E-U, même à l’époque, savaient que le lien Houthis-Iran était faible, et, comme Scahill l’a dit, bien que “Saleh accusât l’Iran de … supporter les Houthis,” “Dans un câble classifié qui a suivi, les officiels des États-Unis … soulevèrent de sérieux doutes quant à l’implication de l’Iran.”

Grâce à leur alliance avec Saleh, les Houthis pouvaient obtenir toutes les armes qu’ils voulaient sur les marchés d’armes locaux et de commandants militaires yéménites corrompus. L’alliance Houthis-Saleh-armée renforça ainsi les Houthis, leur permettant d’avancer et de prendre possession d’infrastructures militaires où ils purent trouver des armements fournis par les E-U.

De la même manière qu’ils ne les arment abondamment, les Iraniens ne contrôlent pas – et ne peuvent absolument pas contrôler – les Houthis. En 2014, les Iraniens ont découragé les Houthis de prendre la capitale du Yémen, Sanaa, mais les Houthis l’ont quand même fait.

“Il est faux de penser que les Houthis agissent par procuration pour l’Iran,” a déclaré un officiel du renseignement au Huffington Post. Le spécialiste du Yémen Gabriele vom Bruck décrit l’influence de l’Iran sur les Houthis comme “insignifiante” et assure que les Houthis, indépendants d’esprit, n’accordent à l’Iran aucune influence dans leurs processus de décision.

À supposer que l’Iran soit impliqué d’une quelconque manière dans le conflit yéménite, l’assistance de l’Iran ne serait qu’une réponse à la guerre aérienne de l’Arabie saoudite contre le Yémen, qui a tué des milliers de civils yéménites et amené la population au bord de la famine.

Pour autant, les politiques et les commentateurs officiels de Washington – pratiquement sur l’ensemble du spectre politique – continuent de soutenir que l’Iran est le principal appui du terrorisme. Il s’agit d’un exemple classique de la façon dont Washington, qui dénonce à grands cris les “fake news” et les “faits alternatifs”, se trouve en première ligne pour répandre des nouvelles fausses et des variantes de la réalité.

Ted Snider écrit sur l’analyse des schémas de la politique étrangère américaine et dans l’histoire des États-Unis.

Source : Consortium News, le 09/03/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citan

25 réponses à Les cinq mythes aveuglants sur l’Iran, par Ted Snider

Commentaires recommandés

basile Le 06 juin 2017 à 07h39

Les Américains obnubilés par leur puissance digne des Dieux, obnubilés par l’American way of life qu’ils offrent au Monde éberlué, le tout entretenu par une habile propagande (et intérêts commerciaux derrière), ne sont finalement que des haineux (prétentieux) qui n’aiment pas ceux qui leur résistent (mettent en doute leurs prétentions).

Ils n’ont donc jamais digéré l’affaire des otages de l’ambassade d’Iran, et cela leur fait haïr ce pays « jusqu’à la fin des temps ». Probablement aussi avec l’aide de quelques lobbies de la région que cela arrange (lobbies et qu’il ne faut pas nommer, ces même lobbies s’arrangeant pour cela)

de même qu’ils ne digèrent pas l’existence de la Russie, ce pays qui entend être son égal, éternel empêcheur de tourner en rond.

Rien ne peut ramener à la raison les excités qui ont dans le nez un adversaire.

  1. jp Le 06 juin 2017 à 06h36
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    d’abord c’est faux de dire que l’Iran ne subit pas d’attentat, il y en a notamment aux frontières avec le Pakistan et l’Afghanistan.
    Ensuite l’image des 2 femmes complètement emmitouflées n’est pas représentative des Iraniennes en général, c’est un peu comme si on montrait des vieilles Françaises sortant de la messe pour sous-entendre que c’est comme ça que s’habillent les femmes en France.

    Stuxnet et l’assassinat récurrent de physiciens iraniens, ce ne sont pas des attentats ?

    Sont jaloux que la 1ère femme à obtenir une médaille Fields soit pas étasunienne ? C’est raté pour faire passer l’Iran pour un pays où les femmes sont de pauvres créatures martyrisées par le pouvoir.

    ceci dit, j’écoute parfois Hassan Nasrallah (qd c’est sous-titré en français) : il ne cache pas vraiment que l’iran les aide à défendre les Yéménites, les Palestinens et les Bahreïniens.


    • Alfred Le 06 juin 2017 à 09h23
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      Je lis aussi les discours de ce dirigeant. Il ne faut pas négliger non plus la “reconstruction” de la réalité qui s’opère dans ce camp la non plus. Une sorte de narative de “l’axe de la résistance”… L’action de l’Iran en Irak et en Syrie est absolument incomparable avec son engagement dans les trois cas cités. Le niveau d’engagement et la nécessité vitale dans les deux premiers cas; le software PowerPoint et la profondeur stratégiques que pour les autres cas. C’est ce que dit l’article à raison je pense.


    • Homère d'Allore Le 06 juin 2017 à 10h03
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      En effet, il est étonnant de ne pas lire dans cet article, par ailleurs bien documenté, de réfutation quant aux allégations “qu’il n’y aurait pas d’attentats terroristes en Iran.”

      Il y a eu de nombreux, tous réalisés par des fanatiques sunnites. Les autorités iraniennes y voient, à tort ou à raison, une implication directe des USA.

      https://www.google.fr/amp/www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/attentat-suicide-en-iran-contre-les-gardiens-de-la-revolution_795322.amp.html


      • Ztong Le 06 juin 2017 à 21h44
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        Beaucoup de choses s’expliquent simplement par la rivalité chiites-sunnites. Rien de bien nouveau depuis les croisades, quand les chevaliers tiraient parti des querelles claniques et religieuses pour asseoir leur présence, celle-ci paraissant souvent un moindre mal à des belligérants séculaires.
        Les USA ne font que copier, en (beaucoup) moins subtil.


      • lvzor Le 07 juin 2017 à 09h46
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        Les yankees sont nuls en géographie, c’est connu. Ils ont confondu avec le vrai seul pays du MO qui n’est jamais attaqué par Al Qaida ou l’EI, et dont le nom commence aussi par un I.


  2. Georges Clounaud Le 06 juin 2017 à 07h22
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    Oui l’Iran a bien soutenu le terrorisme…mais c’était dans les années 80 !

    En 1974, la France avait signé un important accord de coopération nucléaire avec l’Iran du Shah qui passait par un prêt d’un milliard de dollars pour financer l’usine Eurodif d’enrichissement d’uranium de Pierrelatte. En 79 après la prise de pouvoir de Khomeini, Paris a rompu le contrat et gardé les dollars. En réponse (même si d’autres raisons ont été également évoquées, le contexte libanais a joué également un rôle) l’Iran a soutenu et/ou organisé sur le sol français de nombreux attentats notamment via les idiots utiles d’Action Direct manipulés par Illitch Ramirez Sanchez allias Carlos (comme l’assassinat de Georges Besse en 1986, à l’époque PDG de Renault mais aussi fondateur d’Eurodif.)

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-05-fevrier-2007


    • jp Le 06 juin 2017 à 08h06
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      et “selon la journaliste Dominique Lorentz dans son enquête intitulée Une guerre, publiée en 1997, il pourrait exister un lien entre les attentats de l’époque en France et le non-paiement de la dette de la France à l’Iran concernant sa participation à Eurodif.
      Le même jour en effet, la France a remboursé 330 millions de dollars à l’Iran pour Eurodif (fondé par Georges Besse), mais a refusé « officiellement » de fournir toute livraison d’uranium enrichi.”
      wikipedia

      Je ne suis pas certaine que l’Iran n’aura pas sa bombe nucléaire, vu que ses ennemis (USA, Israël et Arabie des Saoud entre autres), et ses voisins l’ont.


    • RGT Le 06 juin 2017 à 08h29
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      La seule implication prouvée de l’Iran a été l’assassinat d’anciens suppôts du régime du Chah qui avaient obtenu l’asile en France et qui représentaient encore un danger pour le pays…
      D’ailleurs, ces personnes avaient été condamnées par la justice iranienne pour les crimes qu’ils avaient commis.

      Par contre leur implication dans des attentats qui ne concernaient pas l’ancien régime n’a jamais été prouvée. Simplement parce que ce n’était pas leurs oignons et qu’ils ne s’occupent pas des affaires des autres…

      N’oublions pas que la révolution islamique n’est que la conséquence du coup d’état de 1953 contre Mossadegh qui a mis sur le trône le chah qui restait au pouvoir par des méthodes qui n’avaient rien à envier à celles de Pinochet.

      Souvenez-vous de la SAVAK qui était formée par la CIA et qui appliquait les méthodes très douces de ses maîtres…

      Sans ce coup d’état l’Iran serait peut-être aujourd’hui un état comme les autres, avec sans doute un gouvernement réellement social.


  3. basile Le 06 juin 2017 à 07h39
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    Les Américains obnubilés par leur puissance digne des Dieux, obnubilés par l’American way of life qu’ils offrent au Monde éberlué, le tout entretenu par une habile propagande (et intérêts commerciaux derrière), ne sont finalement que des haineux (prétentieux) qui n’aiment pas ceux qui leur résistent (mettent en doute leurs prétentions).

    Ils n’ont donc jamais digéré l’affaire des otages de l’ambassade d’Iran, et cela leur fait haïr ce pays « jusqu’à la fin des temps ». Probablement aussi avec l’aide de quelques lobbies de la région que cela arrange (lobbies et qu’il ne faut pas nommer, ces même lobbies s’arrangeant pour cela)

    de même qu’ils ne digèrent pas l’existence de la Russie, ce pays qui entend être son égal, éternel empêcheur de tourner en rond.

    Rien ne peut ramener à la raison les excités qui ont dans le nez un adversaire.


    • WhereIsMyMind Le 06 juin 2017 à 11h31
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      l’affaire des otages est juste un prétexte. Il n’y a pas de haine de l’Iran, juste d’énorme interet géopolitique. Après à force de se faire bercer de propagande par nos media, on s’est mis à aimer plus l’Arabie Saoudite que l’Iran, alors que l’Iran est plus proche de nos valeurs (un peu hein ^^).


  4. Catalina Le 06 juin 2017 à 08h47
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    L’IRAN est trop riche pour les usa qui convoitent son gaz, en effet, l’Iran est le premier détenteur de réserves prouvées de gaz, et les usa,….. le dernier;
    Comme les usa sont devenus les spécialistes du vol des matières premières et que leur scénario est toujours le même : diabolisation, mises en scène d’assassinats d’enfants ( ça marche ça), mises en scène d’éxactions, mise en place d’agitateurs en vue d’une révolution de ” couleur”, et d’ONG ( pour les droits dee l’homme….)puis, agression sans le mandat de l’onu et contre le droit international inversion entre agresseur et agressé ( d’où la narrative que l’Iran soutient le terrorisme alors que ce sont les usa qui le soutiennent) bref, une fois de plus, l’état terroriste us va essayer de s’en prendre à un pays souverain. pour le dépecer. Mais l’Iran n’est pas la Lybie….

    Les cinq pays disposant des plus importantes réserves de gaz au monde sont :

    l’Iran : 33 800 milliards de m3 de réserves prouvées à fin 2013 (soit 18,2% des réserves mondiales) ;
    la Russie : 31 300 milliards de m3 de réserves prouvées (16,8%) ;
    le Qatar : 24 700 milliards de m3 de réserves prouvées (13,3%) ;
    le Turkménistan : 17 500 milliards de m3 de réserves prouvées (9,4%) ;
    les États-Unis : 9 300 milliards de m3 de réserves prouvées (5%).
    http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/reserves-de-gaz-dans-le-monde


  5. Elodie Le 06 juin 2017 à 08h55
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    Je prefere l’Iran aux Sauds et ses aliés tous les jours de la semmaine.


  6. DUGUESCLIN Le 06 juin 2017 à 08h58
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    “Quatrième Mythe: L’Iran n’est pas vraiment un ennemi de l’État Islamique ou d’al-Qaïda”
    Pourtant il combat l’Etat islamique, constitué de mercenaires venus de tous les coins du monde qui touchent un salaire et “font du bon boulot”.
    On sait que ces mercenaires terroristes sont financés par l’Arabie Saoudite et soutenus par les atlantistes. Le but est d’empêcher la Syrie d’exercer sa souveraineté et l’exploitation pour son propre compte de ses richesses.
    L’intérêt de l’Iran, comme celui de la Syrie et de l’Irak, est de mettre fin à cette guerre par terroristes interposés et de “sanctions-embargo”.
    Le but des atlantistes étant d’affaiblir les pays du Golfe, les faire entrer dans leur système et en tirer des profits. Seule l’Arabie Saoudite, ultra islamiste, est tolérée en tant qu’alliée et partie prenante du système financier mondialiste.
    Tout pays qui se veut souverain et avoir la maîtrise de ses ressources est un ennemi pour le système financier atlantiste mondialiste.


    • DUGUESCLIN Le 06 juin 2017 à 09h05
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      Il en ressort que les financiers ne combattent pas le terrorisme mais les pays souverains qui refusent de se soumettre à la dictature de la finance.


  7. Le Wallon Le 06 juin 2017 à 09h28
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    Brève parenthèse historique : l’Empire Romain connut ses plus graves défaites face aux Parthes (qui n’étaient que des Perses, donc les ancêtres des Iraniens). J’ai bien peur que les Etats-Unis (qui se considèrent, prétentieusement et de manière tout à fait inadéquate, comme l’Empire Romain du XXIième siècle) ne subissent leur pire défaite face à l’Iran et à la ……. Chine (qu’ils sont en train d’encercler avec quelques 400 bases). La chute des Etats-Unis sera terrible et aussi violente que la conduite des Etats-Unis dans le monde le fut.


  8. woiliwoilou Le 06 juin 2017 à 09h53
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    on dirait que les Saoudiens (et leur allier US) ont besoin de faire oublier le procès de leur implication dans le 11 septembre…

    ça fait mal de savoir qu’on appartient à ce camp de menteurs, manipulateurs, guerrier, impérial et pilleur…


  9. christian gedeon Le 06 juin 2017 à 10h15
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    Comme d ‘habitude,pour tout ce qui touche l’Iran,c’est du noir ou blanc…Non,évidemment,l’Iran n’est pas,n’est plus pour être précis la principale ou l’une des principales sources du terrorisme international et islamique. mais l’Iran de Khomeiny a bel et bien été un précurseur de ce terrorisme,quoi qu’en pensent les bonnes âmes,toutes à la réélection de Rohani,et qui oublient que le vrai pouvoir est aux mains de Khamenei et des gardiens de la révolution. J’ai toujours aimé l’Iran que j’ai visité à plusieurs reprises depuis ma jeunesse.mais ce serait une terrible erreur de croire que l’Iran,vu comme un tout,a tourné définitivement la page du “terrorisme “. On n’en est plus au jihad islamique des premiers temps,certes.Mais le soutien de l’Iran au hamas et aux frères musulmans(le pendant sunnite de l’idéologie des mollahs),sa volonté sans cesse réitérée(vrai ou faux,politique intérieure ou vrai projet,bien malin est qui le dira), de détruire Israël,projet stupide, doit faire réfléchir. L’Iran ne sortira de ce cercle vicieux que le jour où il reconnaîtra Israël…alors,l’Iran,principal acteur du terrorisme? Non. L’Iran,encore un acteur du terrorisme à travers son soutien au hamas et aux forces qui essayent de détruire l’Egypte,oui.


  10. Koui Le 06 juin 2017 à 13h06
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    1 million d’iraniens sont mort pendant la guerre d’agression de Saddam Hussein contre leur pays. Saddam recevait des armes de la France et de l’URSS surtout, ainsi que de divers pays européens. Ces armes était parfois payées par l’Arabie séoudite et le Koweit, parfois achetées à crédit et jamais remboursées. Nous avons notamment fourni tout les composants des armes chimiques qui ont gazé de façon atroce des dizaines de milliers d’iraniens. Nos Mirages ont bombardé les villes de l’Iran.

    Pendant ce temps, les USA fournissait des photos satellite à Saddam pour l’aider dans ses batailles. Ils menaçaient aussi l’Iran, allant jusqu’a pénétrer dans les eaux territoriales de ce pays pour abattre un Airbus civil plein de passagers. Bien entendu, Saddam bénéficiait du soutien diplomatique des occidentaux alors qu’il violait le droit international, les droits de l’homme, la convention contre les armes chimiques et aussi des femmes mais là, juste pour s’amuser.

    Notre pays a dépensé des milliards de dollar juste pour aider Saddam dans ses crimes contre l’Iran. Ceux qui dirigeait notre pays à cette époque n’ont jamais eu besoin de rendre compte de cela car la presse et la justice ne leur ont rien demandé.
    Quand cette guerre a été finie, ils sont passé au soutien du régime de Kigali qui a fini par commettre un génocide. C’est vraiment des insensés qui élisent ces Mitterrand, Chirac et autres Fabius.


  11. rené Le 06 juin 2017 à 14h49
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    Mouais, mais bon il faudrait quand même rester conscient. L’Iran fait quand même de gros efforts depuis longtemps pour entrer dans un cercle “nucléaire”. La finesses du trait entre le nucléaire militaire et civil fait que, pour l’instant, il n’y a personne qui puisse affirmer que l’Iran n’a pas la capacité militaire. Ensuite, en terme de droits de l’homme, ou du moins d’une part importante de leur population, on ne peut pas dire que cela soit très ouvert. Voir les répressions fort sympathiques des mouvements de jeunes, femmes ou autres, ou les ministères dédiés à la surveillance des moeurs. Et dans la baston entre courants musulmans, ils ne sont pas les derniers (dans le camp chiite) à participer à diverses actions chaudes ou à participer à la déstabilisation générale. La Perse du passé est quand même très loin, en terme de culture et de civilisation.


    • Koui Le 06 juin 2017 à 15h59
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      Il n’y a aucune preuve que vous ne soyez pas vous même détenteur d’une arme nucléaire. Mais ce serait à l’accusateur d’apporter la preuve que vous en avez une. Et cela pourrait se retourner contre lui si on découvrait que lui même à plein d’armes nucléaire, s’en ai déjà servi et améliore son arsenal tous les jours.

      Concernant les droits de l’homme et la liberté, l’Iran applique une politique condamnable mais c’est surtout le problème des iraniens. Cela ne justifie en aucun cas de leur appliquer des sanctions économiques, des attaques informatiques, des assassinats “ciblés”, des menaces militaires récurrentes, et de leur fourguer d’immense quantité de drogues.


  12. Joanna Le 06 juin 2017 à 20h01
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    Quand je vois la liste des pays qui « possèdent » les plus grandes réserves de gaz de la planète j’affirme que c’est une injustice inouïe et qui ne gêne apparemment personne de considérer que ces ressources de la planète appartiennent ipso facto à ceux qui ont eu la chance de naître au-dessus, et même pas à l’ensemble de la population du pays, mais de savoir qu’elles sont confisquées par les dirigeants de ces pays qui se les approprient sans aucune gêne

    S’il y a une mondialisation qui devrait s’appliquer c’est bien celle (je suis opposée aux autres) du partage des richesses de notre planète Terre.
    C’est une révolution planétaire qui devrait être entreprise.

    Deux conséquences immédiates : fin des famines et fin des guerres.
    C’est surement trop demander.


    • PierreH Le 07 juin 2017 à 17h22
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      En pratique ça appartient à ceux qui les extraient en fait. Moi aussi je suis super chaud pour la fin de la famine et de la guerre (comme beaucoup): une petite indication sur comment vous aller gérer les évidentes violations de souveraineté des états et du droit de propriété que votre projet ne va pas manquer de soulever ? (il y a un peu de mailce dans ma question, je ne le cache pas ! ;-P)


  13. Django Le 06 juin 2017 à 20h31
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    Merci pour ce rappel ! Effectivement, ce pays est l’un des plus authentiques et anciens de tout l’Orient, avec une histoire assez longue et admirable (les Perses, puis l’Iran jusqu’à nos jours). C’est vraiment incroyable cet acharnement sur eux, sans jamais aucune raison tangible. Je pense que leur indépendance d’esprit, ainsi qu’énergétique, ennuie certains personnes.


  14. Nasser Le 07 juin 2017 à 00h48
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    L’Iran est le principal soutien du Hezbollah.
    Le Hezbollah est l’une des principale force libanaise qui combat Israël.
    Israël considère le Hezbollah comme des terroristes.
    Les États Unis sont les principaux alliés d’Israel.
    Donc l’Iran est considéré comme un état terroriste par les US… CQFD!

    Maintenant remplacez l’Iran pas n’importe quel pays de la région qui s’oppose à Israël et vous verrez que ça marche aussi…


  15. Max Le 07 juin 2017 à 09h41
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    Il y a eu une élection en Iran et le plus modéré des candidats l’a emporté.
    Malgré cela les USA désignent l’Iran comme un état voyou et c’est une bonne chose.
    Ainsi l’Iran sait que quelque que soit son gouvernement, les USA veule la soumettre, l’Iran n’a donc aucune illusion à se faire.
    Les racines du problème sont :
    Les hydrocarbures, les Majors anglo-saxonnes veulent à nouveaux les contrôler.
    Ensuite la position géographique de l’Iran qui donne accès a l’Asie centrale.
    Les atouts de l’Iran, au nord elle a la Russie et la Chine via le Kazakhstan.
    Sur les otages de l’ambassade US, cette prise d’otage s’est faite quand les USA ont saisi les avoirs financiers de l’Iran et a été résolu quand ces avoirs ont été débloqués au moins partiellement.
    Sur le nucléaire, l’Iran veut la bombe et ses accessoires pour les mêmes raisons que la Corée du Nord.
    Les USA sont la cause du problème.
    Cela dit comme pour la Corée du Nord mais pour des raisons différentes l’Iran n’est pas ma tasse de Thé.


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