Les Crises Les Crises
4.juin.20174.6.2017 // Les Crises

Rencontre Macron-Poutine : un « reset » de la relation diplomatique franco-russe ? Par Jean de Gliniasty

Merci 55
J'envoie

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 31-05-2017

Le point de vue de Jean de Gliniasty

Cette rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine marque-t-elle un reset de la relation franco-russe ?

Incontestablement, cette rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine marque un reset qui remet le jeu à zéro entre les deux pays. En effet, depuis un peu plus d’un an, les diplomaties française et russe ne se parlaient plus ou seulement pour ne rien dire. Cela pouvait s’expliquer par la perspective des élections, les Russes ayant toujours tendance à vouloir attendre le prochain président pour parler. Cela s’expliquait aussi par les accusations portées concernant le bombardement d’Alep, ainsi que la référence à la Cour pénale internationale.

Cette visite de Vladimir Poutine est un très beau coup diplomatique pour Emmanuel Macron. Elle intervient dans un contexte particulièrement favorable dans la mesure où les Russes constatent qu’ils ne peuvent plus se fonder sur Donald Trump pour faire bouger les choses ; que leur relation avec Angela Merkel est mauvaise ; et que les relations entre Berlin et Washington se sont elles-mêmes détériorées.

Dès lors, la France, sa diplomatie et son président apparaissent pour Moscou comme un pôle autour duquel on peut bâtir quelque chose. Il faut attendre de voir ce que cela va donner mais ce qui est sûr, c’est que ce reset entre la France et la Russie était nécessaire et qu’à partir de maintenant, beaucoup de possibilités s’ouvrent.

La lutte contre le terrorisme constitue-t-elle la pierre angulaire d’une coopération entre Moscou et Paris ? La « ligne rouge » évoquée par Macron à propos de la Syrie sera-t-elle partagée par Poutine ?

Le terrorisme est un problème vital pour la France et la Russie. Cet enjeu représente aussi la base à partir de laquelle on peut bâtir quelque chose car sur l’Ukraine, tout le monde sait que les négociations vont être difficiles ; tandis que sur la Syrie, les approches restent encore très différentes. La lutte contre le terrorisme représente donc le point de rencontre et figure dans l’ordre du jour comme le point positif sur lequel Paris et Moscou peuvent dès à présent commencer à travailler.

À ce sujet, la France avait déjà raté quelques occasions dans le passé puisque François Hollande avait déclaré qu’il fallait se concerter avec la Russie, sans que cela n’aboutisse. Jusqu’à présent, la « déconfliction » – mesures pour faire en sorte que les avions français allant bombarder Daech ne soient pas interceptés par des avions ou fusées russes ou d’autres pays – par la France se faisait indirectement via les États-Unis, qui présentent, eux, un vrai processus de déconfliction avec Moscou. Dans la lutte contre le terrorisme, la France n’a donc pas su utiliser cette fonction pour se rapprocher des Russes.

La ligne rouge a été concertée au sein du G7 et sans doute de l’OTAN. Elle symbolise une approche punitive consistant à dire qu’il est inhumain d’utiliser les armes chimiques et donc qu’il faut y réagir. Ce rappel de Macron est une référence, voire une critique, implicite envers François Hollande qui avait annoncé qu’il ne laisserait pas passer sans réagir des bombardements chimiques, alors que finalement il n’a rien fait à partir du moment où les États-Unis ont décidé de ne pas réagir. Emmanuel Macron, au contraire, affirme que la France réagira, y compris toute seule. Il est plutôt symbolique, à la fois dans l’annonce et dans la réaction, de dire que Paris ne dépendra pas des autres pays pour réagir.

Comment se profile l’évolution du dossier ukrainien ? Macron peut-il apporter une désescalade des tensions ?

Cela fait maintenant plus d’un an que plus rien ne bouge sur le dossier ukrainien. Beaucoup de raisons peuvent l’expliquer. La première est l’inversion des termes des accords de Minsk par les Ukrainiens, qui subordonnent les mesures politiques qu’ils doivent prendre à des mesures de sécurité – celles-ci figurent certes dans les accords de Minsk mais seulement dans les derniers points de la séquence temporelle prévue.

Deuxièmement, les Russes n’ont absolument pas eu l’intention de faire le moindre effort en attendant l’arrivée des nouveaux pouvoirs aux États-Unis et en France. Moscou a notamment fait peu d’efforts en ce qui concerne les propositions allemandes et françaises de créer une feuille de route mettant ensemble les concessions à faire par les Ukrainiens et par le Donbass, en jouant sur des simultanéités partielles pour essayer de faire avancer le dossier. Maintenant, les relations russo-américaines sont sujettes à beaucoup d’interrogations.

Le format Normandie et les accords de Minsk deviennent donc le seul point d’ancrage pour une solution éventuelle au problème de l’Ukraine. L’Europe, et la France en particulier, retrouvent leur rôle, ce qui est plutôt positif pour l’avenir.

Source : IRIS, Jean de Gliniasty, 31-05-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Julie Péréa // 04.06.2017 à 08h13

Le reset entre la France et la Russie ? Un gros mot tant que la France ne reconnaîtra pas que l’Ukraine est désormais dirigée par des néo-nazis qui poursuivre leurs opposants politiques jusqu’au porte de leur domicile (Natalia Vitrenko en a fait les frais). Un gros mot tant que la France ne reconnaîtra pas que les Criméens ont voté en conscience leur rattachement à la Russie et qu’il ne s’agit en rien d’une “annexion” comme mon député PS, Frédéric Roig, me l’écrivait.
Le reset sera lorsque la France s’attachera à la vérité !

44 réactions et commentaires

  • Catalina // 04.06.2017 à 06h16

    Zoom : Xavier Moreau – Macron-Poutine: “Le grand amour ?”

    https://www.youtube.com/watch?v=Wd8fSZEIi_0

      +3

    Alerter
  • Catalina // 04.06.2017 à 06h19

    Interview complète de Vladimir Poutine sur Macron, Trump, l’Ukraine, la Syrie et la Russie (Le Figaro)

    http://sayed7asan.blogspot.fr/2017/06/interview-complete-de-poutine-sur.html

      +14

    Alerter
  • Ovuef2r // 04.06.2017 à 06h58

    Poutine et moi savons qu’il ne faut pas juger un politique, surtout occidental, surtout à la veille de législatives, à ses discours; lui mieux que moi d’ailleurs. Et il ne faut pas oublier que, il y a un petit mois, les candidats prônant une relation (au minimum) apaisée avec la Russie avaient eu la majorité des voix.
    Donc, pour moi, et peut être pour Poutine, tout cela ne veut pas dire grand chose pour l’instant. D’ailleurs pendant la conférence de presse il avait l’air plutôt absent et ne semblait qu’à peine concerné, poli, évitant la polémique. Il aura quand même, une fois rentré, interdit l’accès à l’AFP au forum de St Petersbourg parce qu’il n’est pas homme à laisser dire ou faire n’importe quoi sans réagir.
    Notons aussi que la “ligne rouge” dans la phrase de Macron était suivie par “quelqu’en soit l’auteur”, petit bout de phrase qui a sauté au montage de toutes les rédactions françaises; par manque de place probablement..

      +77

    Alerter
    • Nerouiev // 04.06.2017 à 09h09

      Pour continuer dans votre sens, j’ajouterai que la vraie vérité c’est son premier déplacement, tel un culte, vers Angela Merkel dont on connaît sa politique anti Russie. Aussi, mélanger dans un discours les sujets graves qui font tous les jours des victimes innocentes (Ukraine et Syrie) avec les propos électoraux de RT et Sputnik sur sa personne, montre bien la perspective des Législatives.

        +26

      Alerter
      • chb // 05.06.2017 à 00h12

        Deuxième déplacement : la guerre françafricaine, du côté de l’uranium.
        Les priorités sont posées.

          +6

        Alerter
    • triari // 04.06.2017 à 12h18

      Je plussoie dans votre sens, Ovuef2r et je rajouterai même qu’il faut se rappeler que Kadhafi avait été invité par Sarkozy à venir planter sa tente sur les bords de Seine…avant que son pays ne soit plongé dans l’enfer et le chaos avec l’aide de la France. Et il ne faut pas non-plus oublier l’invitation faite à Bachar Al-Assad de venir assister au défilé du 14 juillet aux côtés du président de la république française avant que la France ne dise avoir des preuves irréfutables que la Syrie ait gazé son propre peuple…preuves que l’on attend toujours (n’est-ce pas, monsieur Ayrault ?)

      Moralité, serrer la main d’un président français, ça n’est jamais bon signe pour vous.

        +32

      Alerter
  • diox // 04.06.2017 à 07h07

    Poutine a fait remarquer quelques points important à Macron :
    Le comportement égotique de Trump va affaiblir l’Europe et il va devenir possible d’asphyxier économiquement l’Europe.
    La France compte sur la vente de gros projets (airbus, sous marin, avion militaire ect) pour maintenir son PIB à flot, et que ce passerai t il si plus personne achetait?
    Au niveau de la défense, si les USA ne venait pas en aide à une Europe attaqué militairement, l’Europe va devoir se défendre avec ses propres forces. Or 60% des forces militaires sont rassemblées entre le Royaume Uni et la France. Le Royaume Uni fait le Brexit. La France pourra t’elle protéger l’Europe?
    Avec ces Points Poutine a demandé la levée de l’embargo économique avec la Russie au nom du libéralisme de Macron.

      +12

    Alerter
    • Duracuir // 04.06.2017 à 08h58

      Ho, Madame Soleil, vous en avez d’autres des comme ça???
      Le comportement “égotique” de Trump est surtout entrain d’affaiblir les USA. Et c’est au contraire une chance d’émancipation pour la France et les autres pays européens.
      Au niveau Avion, la Russie se relance dans la construction de longs courriers, seule et avec la Chine. Je ne crois pas que les compagnies Russes vont être encline à acheter Airbus ou Boeing dans les années à venir… Et franchement, Airbus, c’est 60mds de chiffre d’affaire, moins de la moitié revient à la France, soit 30mds et le marché russe pour airbus doit représenter au mieux 1 mds de dollar soit 0.005% du PIB. Par contre l’agriculture française…
      En ce qui concerne la défense, contre qui voulez vous qu’elle doive se protéger? La Russie? Vous voulez que la Russie avec son tiers d’habitant par rapport à l’UE, son PIB un peu inférieur à celui de l’Italie, et son armée, invincible en défense mais son aucune doctrine NI AUCUN MOYEN offensif, s’attaque à nous.
      Wow, quelle analyse!!! 🙂

        +32

      Alerter
        • Franscopus // 04.06.2017 à 13h53

          Bonjour Gilles Helger, il faut faire attention au lien vers la drop box, car cela mène vers des infos privées !

            +4

          Alerter
        • Duracuir // 04.06.2017 à 15h52

          Suivant vos propres chiffres(dont on ne sait la source et je parle moi de nominal pas de PPA) la russie, c’est donc 3500mds
          OK:
          l’UE toute seule c’est……………..18000mds, 5.5 fois plus
          Et avec l’allié US, 17000mds, ça fait 35000mds soit 10 fois plus riche.
          Alors si vous pensez un seul instant qu’un pays va attaquer une alliance 10 fois plus riche, 7 fois plus populeuse vous vous gourez.
          Surtout que 100% de la doctrine russe est défensive. 100%
          Les Russes ont du mal à aligner plus de 100 avions de chasses modernes en état de voler. Ce qui est toujours mieux que la France, le UK et l’Allemagne car ces trois pays ont du mal à en aligner 150 qu’ils ne peuvent de toute manière pas mettre en oeuvre sans la logisitique US.
          Mais ça ne permet pas d’envisager d’agresser un colosse comme l’OTAN.

            +10

          Alerter
      • Anne de Kiev // 05.06.2017 à 10h31

        Sans aucun moyen offensif ? n’importe quoi . Cela dit , , la Russie a seulement une poiltique défensive (contre els menées agressives de l’Otan) . mais elle a les moyens d’une contre-offensive éclair si elle était attaquée .

          +0

        Alerter
    • triari // 04.06.2017 à 12h26

      Si la France ne peut pas défendre l’Europe (l’ensemble de son armée tentant dans le Stade de France), que la G.B. s’en va, libre. Ne vous inquiétez pas ! L’armée Turque sera là pour assurer la défense de l’Europe. Cette glorieuse armée menée par un religieux modéré, qui soutient des combattants démocrates en Syrie, occupe légalement une partie de l’Irak et tente de mener un juste nettoyage anti-terroriste sur le bien du peuple kurde. Quel bel avenir pour cette Europe que d’avoir cette glorieuse piétaille patrouillant dans ses rues pour la défendre contre l’ennemi russe !

      (j’espère que vous aurez noté l’ironie de ce texte, si tel n’est pas le cas, alors je vous le dis, oui : c’était ironique, bien-sûr !)

        +7

      Alerter
  • Julie Péréa // 04.06.2017 à 08h13

    Le reset entre la France et la Russie ? Un gros mot tant que la France ne reconnaîtra pas que l’Ukraine est désormais dirigée par des néo-nazis qui poursuivre leurs opposants politiques jusqu’au porte de leur domicile (Natalia Vitrenko en a fait les frais). Un gros mot tant que la France ne reconnaîtra pas que les Criméens ont voté en conscience leur rattachement à la Russie et qu’il ne s’agit en rien d’une “annexion” comme mon député PS, Frédéric Roig, me l’écrivait.
    Le reset sera lorsque la France s’attachera à la vérité !

      +98

    Alerter
    • triari // 04.06.2017 à 12h28

      Il faudrait rappeler à M. Vladimir Poutine et au peuple russe que l’homme à qui il sert la main sur la photo était, avant de devenir président, l’un des principaux responsable de la décision de François Hollande d’envoyer des troupes françaises stationner dans les pays baltes (participant ainsi à l’envenimement de la situation internationale).

        +27

      Alerter
      • Julie Péréa // 05.06.2017 à 08h19

        Il faut parler avec tout le monde pour œuvrer aux projets communs de l’humanité avec la mise en place d’une nouvelle architecture économique et monétaire mondiale (Nouvelles routes de la soie, BRICS). Pour atteindre cet objectif, il faut parfois se boucher le nez comme disait Jacques Cheminade lors de la présidentielle. Se boucher le nez est valable dans les deux sens !

          +4

        Alerter
  • Coulon // 04.06.2017 à 08h35

    Ils faut nous préparer dans cette geopolitique qui nous menes tous a la ruine. regarder six ans en arrière ,regarder aujourd’hui . Les usa sont ruiné ,la France vient de subir un coup d Etat par les organes de propagandes ,la police se militarise ,ce qui n empechera j amais une attaque ,alors pourquoi ? Les comptes bancaire ne sont garanti qu a 100000 euro! ( le prix d un petit studio ).Quand a la guerre en Syrie ,le grand Israël ,une utopie .Cette été de nouvelle armes seront utilsé,car seul une EMP peut mètre a mal les systèmes S400 et permetre un assaut général sur Damas .Mais …Les metres des cieux ,sont les russes ,( S400 S500 SU34 T51 ETD AUTRES)

      +5

    Alerter
    • Chris // 04.06.2017 à 14h05

      “Les comptes bancaire ne sont garantis qu’à 100’000 euro !”
      Garantis sur le papier, car en cas de crash, si vous sauvez le dixième ce sera déjà un exploit !

        +9

      Alerter
  • Duracuir // 04.06.2017 à 08h45

    Drôle de reset avec un président français qui invite à Versailles plutôt qu’à l’Elysée, qui assène lourdement à son invité à quel point les Russes étaient un peuple de ploucs arriérés avant que Pierre Le Grand ne vienne mendier la lumière occidentale en ce même lieu, et qui qui insulte les deux médias d’état( équivalent AFP et France Télévision) sans le moindre élément de fait puis insulte son invité en disait “une propagande venue d’on ne sait où”regardant à plusieurs reprise vers lui avec ce typique et insupportable sourire typiquement sarkozien.
    Je crois que nos journalistes et experts sont devenus fous.
    “la hauteur précéde la chute, l’orgueil précède la ruine” Salomon.

      +67

    Alerter
    • moshedayan // 04.06.2017 à 15h08

      Sur le fond, vous avez raison. Je rappellerai que Pierre le Grand était un grand tsar qui n’aimait pas les barbus moujiks – “ne britie”, signe de régression atavique. En conséquence, il a tout fait pour sortir son pays de l’arriération, s’inspirer de l’Occident n’était qu’un moyen. Mais quand en France, on nomme un barbu comme premier ministre, Poutine a bien dû avoir en mémoire la pensée de Pierre le Grand sur les “ne britie”.

      avis très très personnel : La pilosité masculine érigée comme mode à l’Ouest, en France, est bien peut-être un signe de déclin – pareil en opposition avec les soldats américains en 1917 qui avaient tous dans les bardas le gillette de sécurité (signe encore de modernité et d’hygiène – versus les “poilus”)

        +6

      Alerter
      • Idomar Yasagof // 05.06.2017 à 12h24

        Avis très personnel : J’ai jamais osé le dire mais qu’est ce que je le suppose !
        Est-ce qu’il existe des recherches sur ce besoin de pilosité chez les jeunes générations, dont par ailleurs la fécondité est en chute libre ?

          +0

        Alerter
    • tepavac // 04.06.2017 à 23h31

      Il est clair que vous avez l’œil et que vous ne prenez pas pour argent comptant les calembredaines journalistiques.

      Dans la même veine, l’orientation des pensées outre-atlantique sur leur citoyens, dénoncée par le Daily Caler;
      Gros titre qui attire mon attention
      ” Le président russe Vladimir Poutine est devenu tellement en colère contre les questions de Megyn Kelly concernant l’interférence des élections russes vendredi qu’il a retiré son morceau d’oreille deux fois vendredi.”

      suit une vidéo de la dite colère;
      http://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&rurl=translate.google.com&sl=auto&sp=nmt4&tl=fr&u=http://dailycaller.com/2017/06/02/putin-rips-earpiece-out-when-megyn-kelly-asks-about-russian-interference-in-the-election-video/&usg=ALkJrhjMYg1_eOXdQITsOQpSkN3Zit3hTw

      Même sans parole chacun peut comprendre qui est des deux est en colère et qui fait rire le public

        +2

      Alerter
  • Duracuir // 04.06.2017 à 09h03

    Ce que je note, c’est que tant que Macron lisait les notes préparés par ses sherpas, c’était d’un très bon niveau et prometteur.
    J’en tire deux conclusions, une mauvaise et une bonne:
    la mauvaise: on a un président inconséquent capable de péter publiquement les plombs quand on ose attenter à sa petite personne. Dangereux.
    La bonne: ouuuf, Sarkozy et Hollande n”ont pax réussi à vider le quai d’Orsay de tout personnel sensé, compétent et soucieux des intérêts de la SEULE France.

      +18

    Alerter
    • Larousse // 04.06.2017 à 20h08

      Vous êtes un peu trop optimiste sur le Quai d’Orsay. Un des participants à ce site a révélé il y a plusieurs jours de cela le degré de russophobie qui régnait au Quai, après l’attaque chimique en Syrie.
      Macron a cru surtout faire un bon coup. Il y a aussi ou encore une pression régulière de quelques hommes d’affaires français qui n’en peuvent plus de ces sanctions et qui s’inquiètent de la Chine, des Bric’s… La France ne va pas en un “coup de chiffon” retrouver la confiance de la Russie, après 15 ans de travail de sape.
      Quant à l’Ukraine, et surtout la Crimée, pour connaître un peu la mentalité russe (et la partager), la réponse est simple (Poutine ou pas d’ailleurs !) : “Vous pouvez vous brosser !” même l’idée de Mélenchon d’un nouveau référendum sous contrôle de l’ONU est peu réaliste ( Seule une commission d’enquête internationale sur le référendum qui a eu lieu est acceptable. Et puis n’oubliez pas le Kosovo ! et l’Allemagne -sur la Yougoslavie !).

        +9

      Alerter
    • Idomar Yasagof // 05.06.2017 à 12h35

      Il me semble surtout inconséquent dés qu’il sort du sentier balisé, de la séquence préparée, du prompteur, de l’impulsivité travailléée.
      La spontanéité lui est fatale, le coup du “comorien” en est une belle preuve. Chassez le naturel il revient au galop: l’avenir nous précisera la chose.

        +0

      Alerter
  • Catalina // 04.06.2017 à 09h20

    https://gaideclin.blogspot.fr/2017/06/macron-et-les-medias-russes-reaction.html

    “Macron Compte-t-il intégrer la capacité de déterminer qui est ou n’est pas journaliste dans la fonction présidentielle ? Définir les médias autorisés ou non sur le territoire de la République ? Ou bien s’agit-il d’un simple caprice comme en font si souvent les jeunes de cette génération et des suivantes ? Les journaux satiriques ont sans doute intérêt à faire attention à l’humour de leurs Unes à venir… et peut-être aussi les autres.”

      +11

    Alerter
  • Louis // 04.06.2017 à 09h40

    Je suis beaucoup moins convaincu que l’auteur de cet article, et globalement les médias russes sont du même avis.

    On a peut être tourné la page de la diplomatie de l’invective (à ce propos quand est ce qu’on met Fabius en prison pour apologie de terrorisme?) mais ça ne va pas plus loin pour l’instant.

    Enfin bon, c’est l’époque, faut des pseudos experts pour pondre des analyses en bois sur des non évènements tous les 4 matins pour mériter leur salaire j’imagine.

      +27

    Alerter
  • Perret // 04.06.2017 à 09h46

    Un erreur de perspective sur cette réunion à Versailles vient du fait que l’on feint de croire que c’est Emmanuel Macron qui a décidé de recevoir Vladimir Poutine à cet endroit.
    Or l’ambassadeur Alexandre Orlov, interviewé par Jean-Pierre Elkabbach
    https://youtu.be/MYTx2-Jy5X0
    a bien précisé que c’est à la suite d’un entretien entre lui-même et Catherine Pégard, présidente de l’établissement public de Versailles, il y a six mois, qu’il a été décidé que le futur président de la République Française (donc à cette date : Fillon, Macron, Le Pen ou Mélenchon dans l’ordre d’arrivée dans les sondages) et Vladimir Poutine inaugureraient ensemble l’exposition sur Pierre le Grand.
    Emmanuel Macron a bien utilisé médiatiquement cette opportunité mais il n’en est absolument pas l’initiateur.

      +38

    Alerter
  • Jacques // 04.06.2017 à 10h36

    Hier, je disais à ma concubine: “J’espère qu’il n’y aura pas d’attentat demain, pour faire zapper la polémique macron, sur les comoriens.”
    J’étais persuadé, en ouvrant, mon journal d’information sur internet, ce matin, de trouver cela et ça n’a pas manqué.
    Evidemment, il n’y a surement pas de lien de cause à effet, mais cela est troublant.
    Macron avait d’ailleurs, sans qu’il y ait de lien je pense, déjà évité une polémique, suite à ces propos sur les français devant réver d’etre milliardaires aux Etats-Unis, qui avait fait une polémique. Les évenements de Paris, avait suivi le jour meme ou le lendemain, reléguant son affaire aux oubliettes.

    Il y a aussi la montée de Corbyn, qui se rapproche de May.

    Bref, tout cela est surement purement hasard et fortuit. Toutefois, le timing des attentats, pose parfois, surement à tort, des questions légitimes.

      +12

    Alerter
  • Jeanne L // 04.06.2017 à 10h50

    Dans un billet d’analyse très intéressant à propos de la rencontre Poutine-Macron, la juriste française vivant en Russie, Karine Béchet-Golovko dit ceci “on a vraiment l’impression que les deux Présidents font deux conférences de presse distinctes.” en remarquant l’absence de réaction à l’attaque frontale de Macroncontre RT et Spoutnik elle en dit :”L’Occident maîtrise la parole médiatique et laisser RT et Sputnik se faire attaquer dans ce monde devenu largement virtuel n’est plus une faute de goût, c’est une erreur très grave. La Russie aussi doit affirmer ses lignes rouges dans ce nouveau monde, qu’il s’agisse de ses diplomates ou de ses journalistes.”
    Il ne s’agit donc pas d’une “remise des compteurs à zéro” (pour parler français) mais d’une clarification:” Cette France-là ne cherche pas à coopérer avec la Russie, elle veut la faire rentrer dans le rang.”
    Le fait que l’AFP n’ait pas été invitée au Sommet des agences de presses à St-Pétersbourg est la réponse, différée, de Poutine à Macron. Poutine n’a pas fait de scandale, il n’a pas non plus manié l’ironie comme souvent, à Versailles, mais il a montré que pour la Russie, toute action entraîne réaction et que les choses ne sont justement pas figées en un “reset”, mais en marche (c’est le cas de le dire).

      +38

    Alerter
    • francois Marquet // 04.06.2017 à 11h11

      Poutine a tout de même noté l’absence d’autonomie des français dans la coalition…

        +14

      Alerter
  • francois Marquet // 04.06.2017 à 10h57

    Un bon débat sur les conséquences de la rencontre Macron-Poutine
    avec Artmen Studennikov, n°2 de l’ambassade de Russie, François Géré, président de l’IFAS, Oleg Kobtzeff, professeur associé à l’université américaine de Paris, et Caroline Galactéros, colonel de réserve ayant enseigné la stratégie et l’éthique à l’Ecole de Guerre et à HEC. En deux parties:
    https://www.youtube.com/watch?v=YT1C3_5JESc
    https://www.youtube.com/watch?v=z7Z-ZzZvUm0

      +6

    Alerter
  • Owen // 04.06.2017 à 11h04

    Hollande était borné dans sa moraline figée et son obséquiosité qui lui valait diplomatie.
    Macron est un opportuniste qui vient de nulle part et qui va là où il y aura de la lumière pour lui.

    L’OTAN/G7 a montré une nécessité de mise à jour dans les relations entre pays et organisations: un renouvellement de chefs d’états, la Grande Bretagne qui doit reprendre en main son histoire nationale, et le trou d’air entre l’Amérique de Trump et l’UE. Avec le plus vieux chef européen, Merkel, qui annonce publiquement que cette brèche entre US de Trump et les pays de l’Europe occidentale est ouverte. Entre parenthèse, si Junker et Tusk étaient physiquement présents à ces deux rendez-vous, ils étaient médiatiquement absents.

    Dans les réarrangements qui sont maintenant à faire, il est logique que l’opportuniste Macron examine avec Poutine ce qui pourrait être gagné. La Russie reste la carte à jouer. Si ce dégel pouvait, enfin, faire revenir cette évidence que la Russie fait partie de notre même continent, j’en serais ravi.

    La suite nous dira si les pays de l’Europe, et nos puérils médias, sauront se dépêtrer du maccarthysme qui va durer longtemps, je le crains, avec ou sans Trump (au moins, de ce côté là, ce POTUS nous sert à nous en sortir).

      +6

    Alerter
  • SCC // 04.06.2017 à 11h34

    Il ne suffit pas de le dire. Cela fait pas mal de temps que des parlementaires ou membres de gouvernements européens disent publiquement que ce reset est nécessaire et qu’il faut mettre fin au régime des sanctions. Et chaque fois que ce dernier vient à échéance, il est prolongé de manière unanime. Qui dirige et donne les ordres? Visiblement pas ces gouvernements européens. L’Europe est sous le joug des Etats-Unis par le biais de l’Otan. Comme très bien dit dans les réaction, l’Europe n’a ni la capacité ni la volonté politique d’assurer elle-même sa protection. Elle est donc prisonnière de cette faiblesse, indépendamment du fait qu’une bonne partie des pays européens de l’est sont des taupes au service direct des Etats-Unis.

      +10

    Alerter
  • Louis Robert // 04.06.2017 à 11h58

    Vraiment pénible, le spectacle dérisoire de cette France incarnée dans un jeunot menaçant donneur de leçons, qui déjà cultive l’ambiguïté sur des faussetés et embarrasse son hôte publiquement, tout en s’amusant à tracer des lignes rouges comme un gamin, rêvant de jouer les Louis XIV.

    Versailles, ce passé très antérieur, est mal choisi pour marquer un renouveau. À défaut de savoir renouveler la France et ses relations avec les grands, il y a lieu de renouveler à tout le moins le vocabulaire… et d’écouter cet air célèbre du “Messie” de Haendel:

    “Every valley shall be exalted, and every mountain and hill made low: the crooked straight, and the rough places plain.” (King James Bible)

      +8

    Alerter
  • tchoo // 04.06.2017 à 12h33

    L’Europe n’est pas menacé. La FraNCE n’a pas vocation à protéger l’Europe .Assurer sa propre protection suffit bien.
    Il faut quitter l’OTAN sinon nous allons être entraîner dans des conflits qui ne nous concerne pas

      +16

    Alerter
  • ANNA // 04.06.2017 à 12h51

    Je tiens a rappeler un fait historique, qui échappe au citoyen lambda :
    La Russie a reconnu “l’intégralité” de l’Ukraine seulement dans le cadre du “Grand Traité”
    C’était Un Grand traité de l’amitié et de coopération entre la Russie et l’Ukraine” signé a Kiev le 31 mai 1997.
    Selon ce traité (dont le texte en russe est ici) :
    http://docs.cntd.ru/document/1902220

    le chapitre 6 nous dit :
    “Chacune des Hautes Parties contractantes s’abstienne de participer ou de soutenir des actions dirigées contre l’autre Haute Partie contractante, et s’engage à ne pas conclure avec les pays tiers des traités dirigés contre l’autre Partie. Aucune des deux parties ne tolérera pas la tentation de l’autre partie, à utiliser son territoire au détriment de la sécurité de l’autre Partie.”
    Après le coup d’État a Kiev, après la volonté de Kiev de vouloir conclure l’associations avec l’U.E sans accord préalable avec les russes, après la volonté affichée par Kiev d’intégrer l’OTAN, La Russie a eu toutes les raisons, juridiques y compris, de ne pas “respecter” les frontières de l’Ukraine, prévus par le Grand Traité.
    Cerise sur le gâteau, Poutine a fait un référendum en Crimée.

      +17

    Alerter
    • Paul // 04.06.2017 à 16h25

      ANNA bonsoir,
      un chapitre d’une autre époque à très haute ressemblance .

      http://www.lexilogos.com/serments_strasbourg.htm

        +2

      Alerter
    • Catalina // 04.06.2017 à 16h27

      euhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, je ne pense pas que Poutine ait fait un référendum en Crimée, l’affirmer enlève au peuple de Crimée son autonomie, quand donc cessera t-on de considérer les choses d’un point de vue de l’ingérence typiquement us ?

        +4

      Alerter
  • Raoul // 04.06.2017 à 13h18

    Je trouve le terme « reset », c’est-à-dire « remise à zéro », particulièrement mal choisi. Car c’est oublier un peu vite tout ce qui divise les diplomaties des deux pays. Disons plutôt qu’à l’occasion de l’élection d’un nouveau président, les deux pays ont repris langue. C’était le minimum qu’on pouvait espérer et les optimistes qui voit dans cette rencontre un tournant de la diplomatie française ou même simplement une amorce de détente vont en être pour leurs frais, surtout après l’attaque brutale de Macron contre les chaînes russes.

    Macron est un atlantiste pur jus incapable de donner à la France une diplomatie indépendante. Déjà, on voit poindre à l’horizon une menace très claire d’intervention de la France en Syrie en cas d’attaque chimique qu’on imputera, bien entendu et sans preuves, à Assad. Voilà qui est très grave.

    Non, décidément, cette rencontre, pour nécessaire qu’elle fût, n’a pas de quoi nous réjouir. Il n’y a rien à espérer de Macron.

      +21

    Alerter
    • ANNA // 04.06.2017 à 14h20

      Raoul,
      Hallucinant !
      Maintenant il suffit a n’importe quelle groupe islamiste de “tourner” une fausse vidéo dans les studios
      du Qatar, avec des enfants “gazés” par le méchant Assad, et E.Macron ira bombarder la Syrie ?
      C’est une faute politique grave du président E.Macron

        +16

      Alerter
  • Gordon // 04.06.2017 à 14h45

    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/05/debilandia.html

    Un grand fauve indulgent avec un jeune Lion…
    L’art de laisser son “partenaire” sauver la face.

    ” Si Macron dit tout haut ce que Merkel pense tout bas – et il y a de bonnes raisons de croire que le premier est le porte-parole de la seconde -, on est peut-être en train d’assister à un rééquilibrage du Vieux continent. L’avenir nous le dira… Mais on comprendrait mieux alors la flagornerie de la caste médiatique, cachant sous les épithètes dithyrambiques une redirection peu glorieuse pour elle.”

      +7

    Alerter
  • georges glise // 05.06.2017 à 15h32

    attention à la poudre aux yeux. le pen, fillon et mélenchon voulaient reprendre des relations normales avec la russie, sur les sanctions, sur l’ukraine, sur la syrie. macron, européiste, otanien atlantiste fait semblant de reprendre certaines de leurs propositions, mais en fait sur les relations avec la russie comme sur plusieurs autres sujets, c’est merkel et juncker qui décideront; et le passage d’obama a trump ne changera rien, merkel et macron resteront plus que jamais otaniens et washingtoniens. l’indépendance diplomatique de la france appartient au passé révolu, à moins que le résultat des législatives vienne changer la donne.

      +0

    Alerter
  • christian gedeon // 06.06.2017 à 11h57

    Un reset de quoi?Alors,je vous explique M. Sarkozy,la France ,c’est grand comme çà,et la Russie c’est grand comme çà…changez Sarkozy…où est notre porte avion? au radoub…combien avons nous de soldats de terrain? Allez,au mieux du mieux,trente mille,et encore…reset? Vous avez dit reset?

      +0

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications