Un fantastique article de propagande dans le New York Times.

Firiedman a reçu 3 fois le prix Pulitzer.

Voici ce qu’il écrivait en 1999 à propos du Kosovo :

« Que cela vous plaise ou non, nous sommes en guerre contre la nation serbe (les Serbes quant à eux en sont convaincus) et les enjeux doivent être clairs : pour chaque semaine où vous martyrisez le Kosovo, nous ferons reculer votre pays d’une décennie en vous réduisant en miettes. Vous voulez la situation de 1950 ? Nous savons faire 1950. Vous voulez 1389 ? Nous savons faire 1389 aussi »»

voici ce qu’il écrivait en 2003, soutenant l’invasion de l’Irak :

« La position française est complètement incohérente : Les inspections n’ont rien donné, déclare M. de Villepin, parce que Saddam refuse de coopérer, et nous devrions donc envoyer trois fois plus d’inspecteurs. Mais l’échec des inspecteurs n’est pas dû à un manque d’effectifs. Il est dû à un manque de coopération de la part de Saddam, comme les Français le savent très bien. Pour obtenir d’une brute comme Saddam qu’il coopère, il ne s’agit pas de tripler le nombre d’inspections mais de tripler la menace d’une intervention des forces de l’ONU s’il refuse de s’exécuter12. »

Son hostilité envers la France, qui cherche à prévenir la guerre, s’exprime notablement dans un éditorial paru dans le New York Times du 18 septembre 2003, intitulé “Notre guerre avec la France” (“Our War with France”), où il écrit :

« Il est temps que les Américains se rendent à l’évidence : la France n’est pas seulement un allié embarrassant. Pas seulement un rival jaloux. La France est en train de devenir l’ennemi de l’Amérique. »

Et il est toujours là à donner son avis…

Source : New-York Times, Thomas L. Friedman, le 12-04-2017

L’équipe chargée de la politique étrangère de Trump a parcouru toutes les solutions possibles sur ce qu’il convient maintenant de faire en Syrie – renverser le régime, intensifier l’aide aux rebelles, répondre aux nouvelles attaques contre des civils innocents. Mais une fois interrogée, il n’y a qu’une seule raison qui fasse l’unanimité : « la défaite de Daesh », comme le secrétaire d’État Rex Tillerson le souligne.

Eh bien, laissez moi ajouter une simple question à leur embarras : Pourquoi ?

Pourquoi notre objectif devrait-il maintenant être de vaincre l’État islamique en Syrie? Bien sûr, Daesh est détestable et doit être éradiqué. Mais est-il vraiment dans notre intérêt de nous concentrer uniquement sur la défaite de Daesh en Syrie en ce moment ?

Recourons à la logique : il existe en fait deux représentations de Daesh.

L’une est le « Daesh virtuel ». Il est satanique, cruel et insaisissable ; il diffuse son idéologie par internet. Il a des adhérents à travers l’Europe et le monde musulman. À mon avis, ce Daesh est la principale menace pour nous, car il a trouvé des moyens de vampiriser habilement l’idéologie djihadiste sunnite qui inspire et donne licence à ces musulmans marginaux qui se sentent humiliés – de Londres à Paris jusqu’au Caire – de rétablir leur dignité par le meurtre d’innocents faisant les grands titres.

L’autre incarnation est le « Daesh territorial ». Il contrôle encore les poches dans l’ouest de l’Irak et dans de grands secteurs de la Syrie. Son objectif est de vaincre le régime de Bashar al-Assad en Syrie — plus ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah — et de vaincre le régime chiite pro-iranien en Irak, en remplaçant ces deux derniers par un califat.

Défi n° 1 : Non seulement le Daesh virtuel, qui a des cellules dans le monde entier, ne disparaîtra pas même si le Daesh territorial est vaincu, mais je crois que le Daesh virtuel deviendra encore plus virulent pour dissimuler le fait qu’il aura abandonné le califat territorial à ses ennemis jurés : l’Iran chiite, le Hezbollah, les milices pro-chiites en Irak, le régime pro-chiite d’Assad à Damas et la Russie, sans parler de l’Amérique.

Défi n° 2 : l’objectif de l’Amérique en Syrie est de créer une pression suffisante sur Assad, la Russie, l’Iran et le Hezbollah afin qu’ils négocient un accord de partage du pouvoir avec des musulmans sunnites modérés ce qui pousserait également Assad à quitter le pouvoir. Une façon pour faire cela serait que l’OTAN créée une zone sécurisée interdite aux avions autour de la province d’Idlib, où de nombreux rebelles anti-Assad se sont rassemblés et où Assad a récemment lâché son gaz toxique contre des civils. Mais le Congrès et le public américain se méfient clairement de cela.

Alors, que pourrions-nous faire d’autre ? Nous pourrions augmenter considérablement notre aide militaire aux rebelles anti-Assad, en leur fournissant suffisamment de missiles antichar et antiaériens pour menacer les hélicoptères russes, iraniens, du hezbollah et syriens et les avions de chasse afin de les en faire baver suffisamment pour les pousser à ouvrir des négociations. Moi, ça me va.

Quoi d’autre? Nous pourrions simplement refaire la lutte contre le Daesh territorial en Syrie et mettre la faute sur l’Iran, la Russie, le Hezbollah et Assad. Après tout, ce sont eux qui se sont rendus en Syrie, pas nous. Faites-les combattre une guerre à deux fronts – les rebelles modérés d’un côté et Daesh de l’autre. Si nous battons le Daesh territorial en Syrie maintenant, nous réduirons seulement la pression sur Assad, l’Iran, la Russie et le Hezbollah et leur permettrons de consacrer toutes leurs ressources à écraser les derniers rebelles modérés dans Idlib, sans partager le pouvoir avec eux.

 

[…]

Source : New-York Times, Thomas L. Friedman, le 12-04-2017

 

51 réponses à Pourquoi Trump se bat-il contre Daesh en Syrie ? Par Thomas L. Friedman

Commentaires recommandés

Pierre Tavernier Le 07 juin 2017 à 03h49

A vomir. Soit c’est un débile profond (peu probable), soit c’est un agent du complexe militaro-industriel, via je ne sais quelle agence en trois lettres qu’affectionnent les américains. Un incroyable mélange de cynisme et de dogmatisme quasi-religieux. Croyance irrationnelle dans le destin “exceptionnel” de l’Amérique, sans doute.

  1. kasper Le 07 juin 2017 à 01h15
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    Evidement, lui de se faire l’allié des rebelles modérément modérés qui décapitent des gosses apres s’etre pris en selfie avec, ca ne l’empêche pas de dormir.

    Comme dirait Johann Sfar, “vouloir la paix en Syrie c’est aussi accepter de regarder ailleurs pendant que les rebelles decapitent des gosses”.


  2. Louis Robert Le 07 juin 2017 à 02h45
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    TLF incarne à son paroxysme le cynisme qui a engendré et perpétue, en les multipliant, les initiatives criminelles de l'”Occident terroriste” (Chomsky/Vltchek). Il nous dit précisément comment il se fait que nous en soyons là.

    Grâce à ses pareils, la terreur se répand parmi nous, s’amplifiant de jour en jour au-delà de toute limite tolérable, et menaçant de rendre le climat social invivable. Déjà réduites, nos libertés civiles risquent de l’être bien davantage.

    Les “ce sont tous des fous”, les “même pas peur”, les débordements émotifs intempestifs de masse, l’épouvantail de ladite “radicalisation”, tout cela témoignant d’un déni collectif permanent, s’est avéré lamentablement inadéquat.

    Nous ne parviendrons pas à faire l’économie de l’aveu que notre terrorisme d’État est à l’origine de la terreur que nous subissons. Nous sommes la cause première de ce mal que nous perpétuons et dont la source doit maintenant être tarie urgemment pour l’amour de nos enfants et petits-enfants.


    • Louis Robert Le 07 juin 2017 à 16h54
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      ADDENDUM (air connu…): sur cette pente abrupte et glissante, confirmation, déjà, sur les droits humains…

      Theresa May, 6 juin 2017: “Voilà qui est clair: si les lois sur les droits humains font obstacle à la lutte à l’extrémisme et au terrorisme, nous modifierons ces lois afin que le peuple britannique demeure en sécurité.”

      (“Theresa May ✔@theresa_may — I’m clear: if human rights laws get in the way of tackling extremism and terrorism, we will change those laws to keep British people safe. 4:01 PM – 6 Jun 2017”)

      http://www.lci.fr/international/en-direct-attentat-de-londres-3-juin-2017-un-corps-repeche-dans-la-tamise-alors-que-la-police-recherche-toujours-le-francais-xavier-thomas-2054160.html


      • Julien Le 07 juin 2017 à 18h03
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        Aucune remise en question sur les problèmes sous-jacents que relèvent ces attaques (londonistan etc.). Nous allons finir par avoir autant de policiers que de citoyens. Et toujours autant d’attentats.


        • Pierre Tavernier Le 07 juin 2017 à 18h37
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          Pas les moyens. C’est pour cela que tout est misé sur la surveillance électronique, au lieu des bonnes vieilles méthodes d’infiltration à l’ancienne. Merci à Sarkozy pour avoir mis le bazar fusionnant les Renseignements Généraux et la DST. Bon je présume qu’il y a toujours des personnes compétentes sur le terrain. Mais ont-elles les moyens nécessaires ?


          • Julien Le 07 juin 2017 à 20h51
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            Il faut aussi parler de la guéguerre interne au sein des deux services ayant fusionnés, ça ce n est pas Sarkozy. Enfin, je parlais de sociétal, le mal est profond et ce n est pas les services de renseignements qui réglera le problème. On ajoute le chiffon rouge de la police et des renseignements pour détourner le problème. Comment stopper cette radicalisation, ce besoin de rigorisme dans notre societe de la pzrt d und categorie de notre population, comment combattre cette idéologie mortifere ? Comment agir ? Nada, aucune réponse ! SI, plus de police


            • Pierre Tavernier Le 08 juin 2017 à 00h16
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              Et qui paiera pour cette police ? Mmmh ? Vous, peut-être ? Mais alors , il ne faudra pas vous plaindre de voir vos impôts x3 et votre pouvoir d’achat s’effondrer.
              Ce que je veux dire par là, ce n’est que ce n’est pas en multipliant le nombre de fonctionnaires de police que l’on arrivera à un résultat, mais en leur donnant des moyens et des objectifs cohérents.


        • Louis Robert Le 07 juin 2017 à 19h53
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          Bien avant, nos institutions perverties s’effondreront. Devenus méconnaissables, nos pays d’austérité, appauvris, moribonds, agoniseront par “la guerre de tous contre tous” (Hobbes). À défaut que la guerre nucléaire quémandée par l’Empire ne les anéantisse, le réchauffement et les changements climatiques les achèvera.

          Nous avons déjà dépassé le point de non-retour. Chaque jour, après un dernier “À quoi bon?”, d’autres parmi les meilleurs, amers, décident de se taire, quittent la scène. Le triste spectacle!


  3. Pierre Tavernier Le 07 juin 2017 à 03h49
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    A vomir. Soit c’est un débile profond (peu probable), soit c’est un agent du complexe militaro-industriel, via je ne sais quelle agence en trois lettres qu’affectionnent les américains. Un incroyable mélange de cynisme et de dogmatisme quasi-religieux. Croyance irrationnelle dans le destin “exceptionnel” de l’Amérique, sans doute.


    • kèsse Le 07 juin 2017 à 09h02
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      C’est à vomir … et c’est ce que mangent les classes bien-pensantes aux États-Unis. J’en deviendrais presque pro-européen.


      • step Le 07 juin 2017 à 10h24
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        bah, c’est la même soupe, un peu passée donc peut être plus aigre qu’ont mangé aussi nos dirigeants européens. Il faut avoir la mémoire courte pour oublier notre soutien sous le panache de bhl aux “nouveaux” coupeurs de tête de remplacement. Moins pro-russe, donc forcément plus démocrates…


      • Dominique Le 07 juin 2017 à 17h33
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        « C’est à vomir […] J’en deviendrais presque pro-européen »
        Je ne saisis pas les relations de causes à effets.


        • tepavac Le 08 juin 2017 à 01h53
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          c’est le type même de proses médiatique qui est quotidiennement développée aux USA, voilà pourquoi il en deviendrait presque pro-Européen. ironie bien sùr.


    • Grégory Le 07 juin 2017 à 10h31
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      A mon avis ni l’un ni l’autre: simplement il regarde le même écran que vous (et moi) et voit un film différent. Dans son film, la Russie est assez proche de ce qu’on voit dans House of Card, une entité non pas diabolique mais inamicale, brutale et pour un progressiste, d’un autre temps, qui obtient ce qu’elle veut par la menace (privée), des opérations de manipulations en veux-tu en voilà et de l’action coup de point. Bachaar est un tyran pur jus, un furoncle sur l’humanité du XXIème siècle qui pratique un niveau de violence étatique au pire du pire de ce qu’il se fait sur la planète. Bien sûr, les gens qui voient ce film savent que ce ne sont pas les seuls “monstres”, que les alliés Saoudiens ne sont pas mieux d’un millimètre, mais ce sont “nos” salauds. A l’inverse, la Russie est un adversaire géopolitique de l’occident, qui se regonfle une année après l’autre comme puissance concurrente tant que l’Europ est forcée de lui acheter son énergie (et elle y veille) et la Syrie son satellite. Leur logique n’est pas la morale, mais “la survie du plus fort”. Pour eux l’objectif n’est pas que les gens aillent mieux, mais qu’on reste au dessus. C’est une mentalité rependue, qui ne disparaitra probablement jamais, et qui ne produit pas que des mauvaises décisions. Etre le plus juste en protège parfois montre qu’être le plus méchant.


  4. DUGUESCLIN Le 07 juin 2017 à 06h00
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    Il faut se rendre à l’évidence. Il y a une guerre non pas pour la justice et la paix dans le monde, mais entre ceux qui veulent imposer leur domination et leur pouvoir et ceux qui osent leur résister.
    Ceux qui résistent sont de plus en plus nombreux et de plus en plus forts.
    Ceux qui veulent imposer leur domination, au nom d’une mission dont ils se croient investis, risquent d’être de plus en plus agressifs. Ce Friedman semble en être un des porte-paroles.
    La raison et la diplomatie pourraient l’emporter si les européistes atlantistes abandonnaient ce camp qui entend soumettre toute la planète, ce camp (ou clan) dont la vision du monde est contraire à notre culture et à nos intérêts.


  5. Alain Le 07 juin 2017 à 06h10
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    Les Américains ont perdu toutes leurs guerres après la seconde guerre mondiale (excepté quand il s’attaque par surprise à des pays faibles comme le Panama ou la Grenade) et cela malgré leur budget militaire dépassant tous les autres budgets réunis. Et malgré cela ils continuent à croire qu’il suffit qu’ils débarquent pour s’imposer.Ils l’ont cru en Somalie et on a vu leur piteuse retraite.

    Malheureusement ils ne comprendront que lorsqu’il y aura un véritable acte de guerre sur leur propre sol avec des victimes “colatérales” américaines. et personne ne peut souhaiter encore plus de victimes innocents, du moins pas de non Américains ne peuvent le souhaiter


    • Toupie Le 07 juin 2017 à 10h06
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      Je pense que pour les USA, la victoire n’a jamais été l’objectif.
      Détruire 80% du pays, 20% de son peuple, morcelé le pays puis le laisser pourrir en imposant sanctions et embargos internationaux à l’air beaucoup plus efficace.


    • Christian Gedeon Le 07 juin 2017 à 16h56
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      Ont perdu toutes leurs guerres? En êtes vous si sûr? le mur de Berlin est tombé tout seul et l’URSS a explosé comme çà un beau matin? L’ultralibéralisme marchand ne s’est pas emparé de la Chine dite populaire? L’OTAN ne campe pas aux portes de la Russie? La Yougoslavie n’a pas été détruite? Et l’Irak non plus? Le MO n’est pas à feu et à sang? Tout dépend de ce qu’on appelle gagner une guerre,n’est ce pas? Sous estimer les USA dans leur entreprise de contrôle de la planète est une erreur…mais s’agit il uniquement des USA? Grande question à la quelle je réponds non.C’est une oligarchie mondialisée qui mène le jeu,sans visage,sans nationalité.


  6. Fabrice Le 07 juin 2017 à 07h08
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    Bah… c’est plus un aveu d’impuissance journalistique que de la propagande!
    Trump n’est pas aussi stupide que de partir en guerre avec des tweet et clairement il sait que la ristourne sur le baril des saouds ne vaut pas le prix politique d’un conflit avec la Russie l’Iran et la Syrie.
    C’est notre BHL national ce type? Un illuminé de plus!


  7. Perso Le 07 juin 2017 à 07h45
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    A ce niveau-la, c’est de la démence. Une bonne frange de la gauche US, comme francaise d’ailleurs, est devenue intrinsèquement sectaire et se lache sans complexe. La perte du magistère morale et ses conséquences électorales futures n’ont pas fini de nous montrer le vrai visage de nos “humanistes” a face de Janus.


  8. basile Le 07 juin 2017 à 07h46
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    si les Américains étaient seuls à penser comme ça ? Mais on a les même pas loin, au Danemark. Hier soir sur Arte, reportage intitulé (ça ne s’invente pas ) « les derniers hommes d’Alep », reportage danois.

    Autrement dit, il n’y a qu’un Alep, le nôtre, celui de l’Est, anti Assad. A l’Ouest, il n’y a pas d’hommes, pas de femmes, d’enfants, qui vivent normalement. De même qu’il y avait une chape de plomb sur ce qu’il y avait derrière le rideau de fer. De même :

    – il n’y a qu’une communauté internationale (la nôtre, toujours)
    – il n’y a qu’un tribunal international (le nôtre)
    – il n’y a qu’un mode de vie évolué, le nôtre
    – il n’y a qu’une presse libre et impartiale, les nôtres
    – il n’y a qu’un groupe de pays qui fait des guerres propres, les nôtres
    – il n’y a qu’un groupe de pays qui a vaincu Hitler, les nôtres toujours.
    – il n’y a qu’un groupe de pays qui sont de belles destinations de vacances, les nôtres


    • bizmarco Le 07 juin 2017 à 11h09
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      Il y avait hier soir également un reportage sur l’ASL notamment de Paul MOREIRA sur LCP intitulé SYRIE : La révolution confisquée suivi d’un débat (pas très contradictoire).
      http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/278675-syrie-la-revolution-confisquee


    • Julien Le 07 juin 2017 à 18h00
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      Alep Ouest est complètement radié des cartes, la souffrance quotidienne de sa population complètement étouffée. J’ai lu un seul article dessus paru dans la Voix Du Nord sur une famille syrienne d’Alep Ouest venue s’installé aux environs d’Arras. La famille explique clairement la situation et les “pseudos” rebelles.


  9. Jeanne L Le 07 juin 2017 à 08h16
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    En attendant les frappes de la coalition sous égide américaine frappent l’armée syrienne, sur le territoire syrien, à At-Tanf hier par exemple tuant des soldats et des civils.
    Les buts politiques ont l’air d’être les mêmes qu’ils ont été il y a déjà une décennie en Irak: une partition de l’état syrien en “zones” pour contrôler, soumettre et imposer.
    Ce n’est pas du tout seulement une lutte frontale contre “le terrorisme”, et cela risque de diffuser un autre terrorisme non pas “pour Allah” ,mais “pour la Syrie” (action terroriste d’hier à Notre-Dame ? ), sans préjuger de ce qu’est ou ce que devrait être le “régime” à la tête de celle-ci.


    • Alfred Le 07 juin 2017 à 08h46
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      Effectivement ils font tout pour mériter le sobriquet de “jihadi air force”. Ça fait au moins une demi douzaine d’occurrences.
      Pour le reste pas besoin de Trump ou de Friedman pour créer du dépressif suicidaire et meurtrier “pour la Syrie”: après sarko et Hollande micron s’en charge tout seul comme un grand.


    • basile Le 07 juin 2017 à 09h11
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      difficile de comprendre quelque chose à ces frappes, en effet. Je veux dire, comprendre quelles soient encore possibles. La Russie est-elle à ses limites dans la région pour pouvoir les empêcher ? Patience de Poutine qui ronge son frein pour ne pas abattre les auteurs (on ignore d’ailleurs le mode d’opération), pour éviter l’escalade, probablement recherchée, tant que ça se limite à quelques pertes légères syriennes ?

      Sputnik se contente de les relayer, sans plus de commentaires, non plus. Juste des protestations. On n’est pas mieux renseignés, juste observateurs.

      Pendant ce temps, sans réplique de la Russie, les clans anti-Assad-Poutine jubilent.


      • Pierre Tavernier Le 07 juin 2017 à 18h49
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        Je n’en suis pas aussi certain. La tactique de Poutine a toujours été de laisser l’ennemi s’enferrer tout seul (c’est d’ailleurs déjà dans “l’art de la guerre”). Et à la fin … ippon. Et n’oublions pas que la Russie n’a pas un Pib énorme, a une armée certes efficace mais loin d’avoir les moyens des forces occidentales. Bref, je schématise ce qui est loin d’être si simple.
        Jetez un œil au dernier article des chroniques du grand jeu :
        http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/qatarsis-et-metastases.html
        Cdlt


    • julien Le 07 juin 2017 à 10h41
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      L’armée régulière syrienne n’est plus qu’à 70 km à vol d’oiseau de Raqqa, les poches de résistances aux alentours de Palmyre disparaissent, c’est une course contre la montre qui commence. Qui va récupérer en premier le territoire. Al Qaida mobilise ses dernières forces pour attaquer l’armée syrienne, en vain. Le dénouement pour la partition du territoire va arriver.
      Que faut-il penser de ses frappes ? La même chose que les tomahawk ; un os à ronger pour les néo cons ? Un avertissement à l’armée syrienne car les soldats étaient présents dans une zone de “désescalade” ? l’avenir nous le dire.


      • christian gedeon Le 07 juin 2017 à 11h34
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        Je signale que la seule voie de retraite laissée libre par la “coalition” est direction Palmyre et les forces syriennes légales.Quel hasard,hein?Utiliser les débris de daech contre le régime,comme çà a été le cas à Mossoul où la porte est restée longtemps ouverte(quel hasard,hein,) vers la frontière,je vous le donne en mille,syrienne! Ne jamais oublier que Daech comme Al Qaïda(al nosra,nos potes) sont la création de stratèges occidentaux fous au départ…tout comme les talibans.Ils n’ont tout simplement pas lu Frankenstein.


        • Julien Le 07 juin 2017 à 17h57
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          Et comme pour lors de la reprise de Palmyre par l’EI, les avions de la coalition ne verront pas les files des pick-ups Toyota ultra moderne foncés dans le désert


  10. reneegate Le 07 juin 2017 à 08h17
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    Quid du partage du pouvoir dans les “émirats” sunnites évidemment. Cet article est consternant de bêtise, c’est à dire de présupposés et d’absence de raisonnement construit. Décidément Friedman est un blaze très lourd à porter. J’arrête là, 3 phrases cet déjà beaucoup pour cet imbécile.


  11. Catalina Le 07 juin 2017 à 09h53
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    Terrorisme : Michel Collon accuse et lance un appel

    https://www.youtube.com/watch?v=WabuB6gXwq4


  12. christian gedeon Le 07 juin 2017 à 11h26
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    Ah çà fait du bien de se défouler sur friedman…qui est vraiment un sale…neocon. mais nous avons les mêmes à la maison…A Libé,sur Arte,sur BFM,au immonde,au Figaro,sur France Inter,sur France Q…citer les noms serait trop long,et on les connaît tous…des mini friedman,voix de leurs maîtres,qui nous abreuvent dès qu’ils peuvent de toutes les sottises imaginables sur la Syrie.


    • RGT Le 07 juin 2017 à 19h47
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      Il y a en particulier Yann Moix qui est aussi une bête de concours.

      Le BHLâtre de service.

      On le voit dans cette vidéo s’en prendre avec ses “petits bras musclés” à Michel Onfray et jouant les vierges effarouchées quand Onfray prétend (à juste titre) que si nous arrêtions de taper sur les musulmans nous n’aurions pas de problèmes de “terrorisme islamique”…

      A mon avis il doit être le frère jumeau caché de Thomas Friedman.

      https://www.youtube.com/watch?v=vjvkvUjyz8Q

      Je vais me lancer dans le commerce de tomates “pourrites” pour égayer les soirées de ces “grands penseurs”.

      Non seulement je jouirai d’une grande popularité auprès de mes clients mais de plus, et ce n’est pas négligeable en ces temps difficiles, ma fortune sera assurée.


    • joe billy Le 07 juin 2017 à 20h10
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      Très juste ! On a les nôtres et partout, contaminant jusqu’à nos proches et amis qui ensuite nous accusent de ne pas être objectifs (je viens de m’engueuler avec un ami de 40 ans lobotomisé par nos Friedman à nous). On vit une époque digne de Matrix. Tout ça est si triste que parfois je regrette d’avoir gobé la pilule rouge.


    • joe billy Le 07 juin 2017 à 21h11
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      On a les nôtres aussi, c’est vrai. Cf les commentaires sous la vidéo d’Onfray crassement crétins (les commentaires, pas Onfray).
      http://www.lci.fr/societe/video-que-va-t-on-faire-en-syrie-en-irak-en-libye-michel-onfray-voit-un-lien-entre-les-interventions-militaires-de-la-france-et-les-attentats-qui-la-frappent-2054476.html

      Affligeant d’ignorance le premier et long commentaire.


  13. Macastril Le 07 juin 2017 à 12h05
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    Très étrange comme style d’écriture. Ca ressemble tout à fait au discours de climax d’un grand méchant de film d’aventure. Le type est-il vraiment sérieux ou joue-t-il au grand manitou géostratège pour de rire?


    • Nicolas D. Le 07 juin 2017 à 12h40
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      Ce type est sérieux. Il croit que son avis géostratégique mérite d’être diffusé à des centaines de milliers ou millions de lecteurs. Le pire c’est que ses lecteurs sont les démocrates “civilisés” des Etats-Unis. Il les endoctrine complètement avec sa vision guerrière. Le paradoxe est que désormais ce sont les Républicains “rednecks” qui en ont marre de la guerre aux Etats-Unis. Les démocrates veulent faire plier le monde, au besoin par la force.


      • Dominique Le 07 juin 2017 à 17h46
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        « Le paradoxe est que désormais ce sont les Républicains “rednecks” qui en ont marre de la guerre aux Etats-Unis »
        Bonjour. J’ignore complètement ce que sont les « Républicains “rednecks” ». Sont-ce les mêmes qu’on appelle paléoconservateurs ?


        • Pierre Tavernier Le 07 juin 2017 à 19h05
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          Pas vraiment. Le red-neck c’est le bouseux au cou rouge car il travaille – ou travaillait la terre. Souvent équipé d’un vieux pick-up, un pack de six (bières) pas loin, mais généralement bien armé avec une bonne réserve de munitions. Peut avoir un drapeau sudiste accroché dans son salon (au dessus du tas de canettes vides), voire un drapeau du KKK ou des suprématistes blancs, mais c’est loin d’être systématique.
          Pour les paléo-conservateurs voir l’article de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pal%C3%A9o-conservatisme ou encore mieux, la version anglaise.
          Mais il peut y avoir recoupement (Trump a trouvé une partie de son électorat chez les red-necks, mais il serait simpliste de réduire son électorat à cela. On peut y trouver la classe moyenne inférieure qui voit son niveau de vie baisser drastiquement, des hispanos conservateurs, et même quelques afro-américains lucides sur la duplicité du parti Démocrate à leur égard)


  14. Phil-A Le 07 juin 2017 à 12h38
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    J’aimerais bien que nos medias nous racontent la suite et fin de l’histoire d’Omran Daqneesh .
    Et qu’on arrete de financer l’aleppo media center”.

    https://twitter.com/IntheNow_tweet/status/872196416189353985


  15. Fritz Le 07 juin 2017 à 12h44
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    Si je ne me trompe, Thomas Friedman était admiré par … Bernard Guetta, qui le trouvait “tout simplement trop bon”.
    Entre grands esprits, on se comprend.


  16. Koui Le 07 juin 2017 à 13h30
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    Friedmann est un extrémiste notoire du NYT. Il “joue salement, sournoisement et sans pitié” comme il le dit lui même en attribuant cette infâme comportement à “tout le monde” (voir la fin du texte).

    Jouer l’Émirat Islamique et les autres groupes salafistes contre la République Syrienne, c’est ce qu’il préconise et que Obama a “joué” selon des documents révélés par Wikileaks. C’est aussi ce Brezinski a joué en 1978 lorsqu’il a fourni des armes aux fanatiques islamistes contre la République Afghane dans le but de “saigner l’URSS”. Bush fils, a joué à ce jeu lors du “retournement” décrit par Seymour Hersh, et Assad fils lui-même l’a pratiqué pour fixer les USA en Irak.

    Friedmann n’apprends jamais des leçons de l’histoire, car cette tactique a toujours eu pour effet de propulser les dingues salafistes sur le devant de la scène, où ils ont la détestable habitude de se faire sauter avec le public. Ses propos sont pleins de haine envers l’Iran, les chiites, les arabes, les russes, et parfois même, les français.

    Mais au moins, sa stupidité est étalée ouvertement à la face du monde. Ce n’est même pas de la propagande car le crime y est assumé. Au contraire, nos hebdomadaires tachent les doigts tellement le papier glacé est plein d’âneries ultra-cuisinées pour tromper les gens qui réfléchissent.


    • Pascalcs Le 09 juin 2017 à 01h52
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      J’ai gardé ses éditoriaux sur la guerre d’Irak de 2003 et ses préparatifs , Saddam, Chirac, Schroeder, etc en “collector”. Ce sont des chefs-d’œuvre de propagande et de fausses informations comme le NYT en a la maîtrise innée. Des monuments pour les futurs étudiants en journalisme!


  17. Dominique Le 07 juin 2017 à 17h59
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    « Pourquoi Trump se bat-il contre Daesh en Syrie ? »

    Friedman devrait faire comprndre à Trump et au reste de l’« Amérique » que DAESH n’est pas une entité iranienne. Ainsi Trump n’aurait plus à faire semblant de la combattre.


  18. Dahool Le 07 juin 2017 à 18h37
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    Bonjour

    Quelques remarques,

    “Alors, que pourrions-nous faire d’autre ? Nous pourrions augmenter considérablement notre aide militaire aux rebelles anti-Assad, en leur fournissant suffisamment de missiles antichar et antiaériens pour menacer les hélicoptères russes, iraniens, du hezbollah et syriens et les avions de chasse afin de les en faire baver suffisamment pour les pousser à ouvrir des négociations. Moi, ça me va.”
    Et bien, moi, ça ne me va pas. Nous n’aurions jamais du leur fournir autre chose que des frondes alors encore moins des armes qui pourraient se retourner contre nos avions par exemple. Un modéré n’existe plus, l’auteur ne le sait pas encore.
    Ce type ne comprend rien.

    “Daesh en ce moment est la plus grande menace pour l’Iran, le Hezbollah, la Russie et les milices iraniennes pro-chiites”
    Oui et donc profitons de cet état de fait fictif pour soutenir daesh, tant pis pour les dommages collatéraux. L’Iran, le Hezbollah, la Russie et les milices iraniennes pro-chiites ne font pas d’attentats, eux.
    Ce type est un guignol.

    “Tout le monde joue salement, sournoisement et sans pitié.”
    A priori, souvent les mêmes et généralement, ça ne vient pas de ceux qu’on voudrait bien nous faire croire.
    Ce type est cynique.

    “si Assad, la Russie, l’Iran, le Hezbollah, les milices chiites et les E.T”
    Ce type radote beaucoup.

    Ce type est fou.

    Le pullitzer ne vaut rien.


  19. amer Le 07 juin 2017 à 21h22
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    “Trump devrait vouloir vaincre Daesh en Irak. Mais en Syrie ? Pas gratuitement, pas maintenant. En Syrie, Trump devrait laisser Daesh être une migraine pour Assad, l’Iran, le Hezbollah et la Russie – de la même manière que nous avons encouragé les combattants des Moudjahidines à attaquer la Russie en Afghanistan.” Que disait donc Albert Einstein à propos de la folie : “La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”…


  20. Fritz Le 07 juin 2017 à 22h42
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    Dans le genre obscène, celle-là n’est pas mal non plus :
    http://www.europe1.fr/international/trump-a-liran-ceux-qui-soutiennent-le-terrorisme-sexposent-a-en-etre-les-victimes-3354140

    Question : la Tour Eiffel sera-t-elle illuminée aux couleurs iraniennes ?


  21. Christian Gedeon Le 09 juin 2017 à 11h48
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    Bon,allez ,on va dire la vérité…Trump se “bat ” contre Daech…pour effacer les traces,et pour ne pas se battre contre ex Al Nosra ex Al Qaida,notre meilleur ami qui fait du bon boulot selon le président du conseil constitutionnel…il en est de même pour l’intervention de nos unités spéciales,des fois que les rescapés aillent raconter la vérité…comme dans une enquête policière,le but est de supprimer les preuves…de l’implication mortelle de l’occident dans le soutien de l’EI,et d’Al Nosra…alors,on liquide,on liquide,ceux qui pourraient parler,et nous en raconter des biens bonnes,notamment comment Al Nosra se bat avec des famas et des milans…les liquidateurs passent,et le silence se fit.


  22. Mohamed Le 11 juin 2017 à 13h04
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    Thomas Friedman défend les intérêts d’Israel et d’Israel seule; il n’a cure des intérêts américains. Il faut lire sa biographie pour le comprendre.


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