Une intéressante analyse à prendre, comme toujours, avec esprit critique et recul.

Source : Middle East Eye, Richard Silverstein, 30-06-2017

Photo : des soldats israéliens participent à un entraînement militaire sur le plateau du Golan occupé par Israël, près de la frontière israélo-syrienne, le 22 mars 2017 (AFP)

Oui, Israël soutient les rebelles syriens, mais pas seulement sur les plans financier et humanitaire : Israël espère que les rebelles serviront de tampon contre l’EI ou le Hezbollah, une stratégie qui pourrait facilement se retourner contre lui

Plus tôt ce mois-ci, le Wall Street Journal a publié l’interview d’un commandant rebelle syrien et d’une demi-douzaine de combattants, qui ont confirmé le secret le plus mal gardé du conflit syrien : Israël soutient directement les factions rebelles syriennes au moyen d’une aide humanitaire et financière.

L’implication d’Israël « est bien plus profonde et plus coordonnée qu’on le pensait et inclut le financement direct des combattants de l’opposition près de sa frontière depuis des années », indiquait l’article.

« Israël s’est tenu à nos côtés de manière héroïque », a déclaré Moatasem al-Golani, porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, au Wall Street Journal

« Israël s’est tenu à nos côtés de manière héroïque », a déclaré Moatasem al-Golani, porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, au Wall Street Journal. « Nous n’aurions pas survécu sans l’aide d’Israël. »

Selon le rapport, Israël donne 5 000 dollars chaque mois à Fursan al-Joulan – ou Chevaliers du Golan –, que le groupe utilise pour payer les salaires des combattants et acheter des armes et des munitions pour ses campagnes contre le gouvernement d’Assad dans le Golan syrien.

Je n’avais jamais entendu parler de Fursan al-Joulan auparavant. Un site en ligne consacré à la documentation du conflit syrien décrit un certain « Fouj al-Joulan » comme une milice du Golan alliée au régime d’Assad qui se consacre à la protection des villages druzes dans la région. Bien que les noms se ressemblent, il est peu probable qu’il s’agisse du même groupe, surtout que le commandant de Fouj al-Joulan, Majid Himoud, est un ennemi implacable d’Israël, que les Israéliens ont essayé d’assassiner par deux fois.

Comptant environ 400 combattants, Fursan al-Joulan semble être une milice locale. Celle-ci est sans doute affiliée à un groupe islamiste plus vaste comme al-Nosra ou al-Qaïda, mais je n’ai pas été en mesure de le déterminer. Le Wall Street Journal indique clairement qu’il n’est pas affilié à l’Armée syrienne libre, ce qui augmente la probabilité que Fursan al-Joulan soit un groupe islamiste. Il est également tout à fait possible qu’il y ait d’autres groupes, peut-être nombreux, qu’Israël aide pareillement.

Dans une vidéo de septembre 2014 publiée par Ahrar al-Sham, des combattants de l’opposition syrienne capturent une position du gouvernement syrien à Khan Arnabeh, près de la frontière est de Quneitra avec Israël sur le plateau du Golan (AFP/YouTube)

Le 22 juin, le correspondant principal en matière de sécurité militaire de Yediot Achronot, Alex Fishman, a confirmé le rapport du journal et en a exploré la motivation :

« Une partie non négligeable des rebelles syriens dans le Golan ont adopté l’idéologie salafiste extrême de Jabhat al-Nosra, une ramification d’al-Qaïda […] Le point de vue israélien est que les opinions extrémistes religieuses des rebelles syriens sont moins pertinentes [que leurs capacités à combattre les ennemis des Israéliens – l’Iran et le Hezbollah]. Israël est persuadé que ce qui les [les rebelles] intéresse avant tout est la survie ; et qu’il est possible d’acheter leur loyauté grâce à une aide matérielle qui contribue à garantir leur propre sécurité. »

« L’article du Wall Street Journal donne l’impression qu’Israël n’examine pas toujours les idées de ses alliés tant qu’il obtient une profitable sécurité réciproque. Selon le point de vue d’Israël, l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Et si Jabhat al-Nosra se bat contre l’EI dans le sud du Golan, et chacun d’eux se bat à son tour contre le Hezbollah et l’armée syrienne dans la région de Deraa, tant mieux. »

Ce mode d’interaction basé sur la réciprocité peut fonctionner pour Israël à court terme, mais l’histoire de la région regorge de semblables alliances temporaires qui se sont rapidement transformées en hostilité pure et simple lorsque les circonstances ont changé. Un ancien allié peut facilement et rapidement devenir le pire des ennemis.

Et en fait, les biens, l’expérience et les compétences transmises pendant l’alliance permettent à l’ancien allié de devenir un ennemi encore plus redoutable (pensez simplement aux Moudjahidines-Talibans en Afghanistan). Un certain nombre d’acteurs en Syrie, de l’EI à al-Nosra, pourraient, à un moment futur, décider qu’Israël est une cible plus facile que leurs anciens ennemis. Cette alliance de commodité à court terme pourrait facilement devenir un golem cauchemardesque qu’Israël aura lui-même créé.

Ce que veut Israël

Ces nouveaux rapports confirment plusieurs années de mes propres rapports qui documentaient une vaste intervention israélienne dans le conflit syrien, y compris de nombreuses attaques aériennes contre le Hezbollah et les convois d’armes iraniens, le bombardement d’un avion syrien qui s’était aventuré de quelques mètres dans le Golan occupé par Israël, les assassinats de commandants du Hezbollah et iraniens, les largages d’équipement aux unités d’al-Nosra alliées à al-Qaïda et les briefings directs entre les officiers de l’armée israélienne et les commandants rebelles.

Israël veut une Syrie divisée. Il veut un pays divisé par des conflits ethniques et religieux afin de pouvoir dominer le Golan et protéger sa frontière nord

Tout cela a démenti les fausses affirmations répétées dans les médias (y compris dans cet article de WSJ) selon lesquelles Israël est un parti neutre dans le conflit – ce dont Israël voudrait persuader le monde. Au contraire, il y est profondément impliqué et cherche à affaiblir ou à renverser Bachar al-Assad car les ennemis d’Israël, le Hezbollah et l’Iran, sont les principaux alliés du président syrien.

Je m’attends à ce que l’escalade israélienne se poursuive étant donné qu’Assad et ses alliés sont en train de prendre le dessus. Ils repoussent l’EI dans l’est de la Syrie et, une fois que ce sera fait, il est très possible qu’Assad puisse porter son attention vers l’ouest, notamment le Golan, pour consolider ses acquis territoriaux. Le véritable test interviendra à ce moment-là.

Israël veut une Syrie divisée. Il veut un pays divisé par des conflits ethniques et religieux afin de pouvoir dominer le Golan et protéger sa frontière nord. Jusqu’où est-il disposé à aller pour empêcher Assad d’y réaffirmer son contrôle total ?

Le président Bachar al-Assad salue le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à Damas en janvier 2014 (AFP/SANA)

Israël a eu de nombreuses occasions de négocier un accord de paix avec Bachar al-Assad et, plus tôt encore, avec son père. Il a tourné le dos à chacun de ces efforts. Il ne veut pas d’un accord avec Assad.

Pour éviter une confrontation politique interne avec les forces nationalistes concernant la restitution du Golan, le gouvernement de droite d’Israël préfère conserver sa conquête illégale du Golan et le statu quo. Pour ce faire, il faut continuer à semer la discorde et les équipées militaires dans le Golan.

Coup de semonce

De nombreuses escalades de mauvais augure dans le conflit syrien se sont produites ces derniers jours. L’Iran a annoncé avoir tiré des missiles depuis son territoire avec pour objectif des positions de l’EI dans l’est de la Syrie. Cela signifierait que le progrès technique des forces iraniennes est tel qu’elles sont désormais capables d’atteindre des cibles à des centaines de kilomètres de là. La dernière fois qu’elles ont attaqué un ennemi au-delà des frontières de cette manière était pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.

L’attaque au missile de l’Iran est un avertissement à peine voilé adressé aux Saoudiens : tout comme nous pouvons atteindre l’EI en Syrie, nous pouvons vous atteindre à Riyad

Des sources militaires anonymes israéliennes ont affirmé que chacun des sept missiles qui avaient été tirés ont manqué leur cible, plusieurs n’ayant même pas atterri en Syrie. Cependant, en dehors de sources anonymes, les Israéliens n’ont rien fourni pour étayer leurs allégations. Il serait dans l’intérêt d’Israël de répandre des affirmations fallacieuses discréditant la prouesse militaire de son principal rival régional.

L’Iran a expliqué que l’attaque antimissile était une vengeance par rapport à une attaque terroriste récente perpétrée par des Kurdes iraniens à Téhéran et que l’EI a revendiquée. Puisque l’Iran a également accusé l’Arabie saoudite de l’attentat, qui a tué dix-sept personnes, en majorité des civils, l’attaque aux missiles est un avertissement à peine voilé adressé aux Saoudiens : « tout comme nous pouvons atteindre l’EI en Syrie, nous pouvons vous atteindre à Riyad ».

Ou comme le correspondant d’Al Jazeera l’a déclaré : « Et, bien sûr, nous devons considérer cela dans un contexte géopolitique plus large : il sera très intéressant d’observer la réaction de pays comme l’Arabie saoudite, les États-Unis et Israël parce que l’Iran montre qu’il peut riposter et le fera. »

Photo prise par le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne montrant un missile balistique lancé lors d’un test dans un lieu tenu secret (AFP)

Le 18 juin, un avion de combat américain a abattu dans la campagne de Raqqa un avion de guerre syrien qui avait bombardé un objectif proche des forces rebelles syriennes soutenues par les États-Unis. L’armée américaine affirme que la cible était les Forces démocratiques syriennes (que les troupes du régime syrien avaient chassées de la ville), tandis que le régime prétend qu’il s’agissait de l’EI. L’aviation américaine a également abattu au moins deux drones pro-régime syrien.

Peur de la victoire d’Assad

Tout cela s’inscrit dans le cadre du succès croissant d’Assad qui reprend le territoire qui était autrefois contrôlé par l’EI. Les États-Unis, en attaquant les avions de guerre syriens, tentent d’entraver les efforts d’Assad. Dans les faits, cela signifie que la politique américaine reflète largement celle d’Israël. L’administration Trump semble elle aussi ne pas vouloir d’une Syrie unie, et préférer une Syrie divisée en cantons ethniques.

L’ultimatum lancé au Qatar afin qu’il mette fin à ses relations avec l’Iran et le Hezbollah est un exemple de la manière dont les répercussions de ce qui se passe en Syrie pourraient créer un tsunami dans tout le Moyen-Orient

L’allié russe d’Assad a réagi avec colère à l’attaque des États-Unis et a annulé les efforts critiques de désescalade visant à empêcher les différentes forces qui se battent en Syrie de s’attaquer accidentellement (les agents américains ont depuis indiqué qu’une ligne de désescalade est toujours en opération). En outre, la Russie a annoncé que toute autre attaque américaine contre l’aviation syrienne pourrait entraîner un conflit direct avec la Russie.

Tout cela fait partie d’une escalade américaine de sa propre implication qui a consisté à bombarder un convoi militaire du gouvernement syrien, une mosquée, et maintenant cela. De toute évidence, l’administration Trump dirige l’armée vers une démonstration de force dans cette arène.

Le problème est qu’il s’agit d’un champ de bataille très fréquenté et que de nombreuses parties sont impliquées, notamment la Russie. L’avion que l’armée américaine a abattu était un bombardier Sukhoï russe, par exemple. Il suffira d’une erreur commise en une fraction de seconde pour que cela se transforme en un bain de sang majeur qui pourrait entraîner les principales parties au conflit bien plus loin qu’elles le voudraient.

La nouvelle alliance

La Syrie n’est qu’une fraction d’un terrain de jeu plus large dans la région où les forces sunnites, financées par l’Arabie saoudite et les États du Golfe, sont confrontées au pouvoir chiite sous l’égide de l’Iran et du Hezbollah.

Au fur et à mesure que la coalition sunnite perd de son influence en Syrie, cette rivalité s’est déplacée vers des endroits nouveaux et même plus dangereux. L’ultimatum lancé au Qatar afin qu’il mette fin à ses relations avec l’Iran et le Hezbollah est un exemple de la manière dont les répercussions de ce qui se passe en Syrie pourraient créer un tsunami dans tout le Moyen-Orient.

Une alliance croissante entre l’Arabie saoudite et Israël ajoute encore un autre élément combustible au mélange. Les deux semblent avoir envie de se mesurer à l’Iran. Quand ils étaient des acteurs séparés, le danger d’un tel conflit était plus faible.

Alors que ces deux pays s’unissent contre un ennemi commun, les entraves sont considérablement réduites, sans oublier que l’ascension d’un jeune prince saoudien impétueux et ambitieux qui s’est montré bien trop empressé à embourber son royaume dans des interventions étrangères accroît encore plus le danger d’un tel scénario.

Richard Silverstein est l’auteur du blog « Tikum Olam » qui révèle les excès de la politique de sécurité nationale israélienne. Son travail a été publié dans Haaretz, le Forward, le Seattle Times et le Los Angeles Times. Il a contribué au recueil d’essais dédié à la guerre du Liban de 2006, A Time to speak out (Verso) et est l’auteur d’un autre essai dans une collection à venir, Israel and Palestine: Alternate Perspectives on Statehood (Rowman & Littlefield).

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation

Source : Middle East Eye, Richard Silverstein, 30-06-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

39 réponses à Le secret le plus mal gardé de la guerre syrienne qui pourrait devenir le cauchemar d’Israël

Commentaires recommandés

Fritz Le 04 juillet 2017 à 07h57

Dans la nuit du 4 au 5 mai 2013, l’aviation israélienne a bombardé des sites militaires à Damas.
Le 5 mai à 7 heures du matin, la BBC diffuse le témoignage d’un Français habitant la capitale syrienne, Jean-Pierre Duthion : il précise que ce sont les explosions les plus fortes qu’il a entendues depuis le début de la guerre (2011), en tous cas depuis la bataille de Damas (2012).

Le même jour à la même heure, France Inter parle négligemment de “roquettes”, “information à prendre avec la plus grande précaution”, et enchaîne aussi sec : “et pendant ce temps, les massacres continuent…” (les massacres du “régime”, ça va de soi). L’après-midi, France Info interroge le très impartial Frédéric Encel, et un expert israélien du “contre-terrorisme”, mais personne à Damas.

Moralité : si vous êtes Français et que vous habitez Damas, ne comptez pas vous exprimer sur une radio française.

  1. Martine Decius Le 04 juillet 2017 à 02h06
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    À la lecture de cet article je me dis que la 3eme guerre mondiale est proche.
    Étant donné que nous sommes les larbins d’une politique américaine via l’OTAN, que nous n’avons plus de politique étrangère propre, que nous avons un président marionnette…
    Bref, toutes les conditions font réunies.
    Il suffira d’une étincelle.


  2. Jon972 Le 04 juillet 2017 à 04h17
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    5000 $ par mois pour 400 combattants ? Il n’y a que moi que ca choque ? Ca fait a peine 12$/mois par combattant, a mon avis ca va etre dur de tenir la distance avec ce genre de moyens !
    Sinon, il est assez surprenant de voir que certains decrouvrent l’implication d’Israel alors qu’a peine le conflit commence, on avait des images de Bibi rendant visite a des rebelles Syrien dans un hospital militaire Israelien situe dans le Golan. Soutenir les groupes extremistes, c’est une vieille technique deja utilisee par Sharon dans sa lutte contre Arafat et le Fatah lorsqu’il a appuye le developpement du Hamas. Ca a le double avantage de diviser et de monter entre eux les potentiels adversaires d’Israel et, lorsque ces anciens partenaires extremistes se retournent contre Israel (ce qui ne manquera pas d’arriver), de pouvoir dire a la communaute internationale: “vous voyez, on est les gentils, on ne fait que se defendre contre des hordes de barbares musulmans coupeurs de tetes”… Au final c’est tout benef !


    • alex Le 06 juillet 2017 à 00h21
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      5 000$ par mois et par combattant.

      Ce qui n’est pas très cher en comparaison des mercenaires de Blackwater.


  3. Vladimir Le 04 juillet 2017 à 05h28
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    “Il suffira d’une erreur commise en une fraction de seconde pour que cela se transforme en un bain de sang majeur qui pourrait entraîner les principales parties au conflit bien plus loin qu’elles le voudraient.”
    Il suffit qu’un pilote indolent polonais (qui porte dans son ADN une haine du russe) s’approche de quelques dizaines de mètres de plus d’avion de Choïgou (ministre de défense russe) que ça se déclenche! En 14-18 il s’appelait l’archiduc François-Ferdinand, aujourd’hui ça p.ê Sbignev Pisdinsky, Boris Petrov même Francois Chaussegros ou, que Dieu nous garde, carrément John Strong et alors là, là… Et je vous rappelle que “dans des abris antiatomiques il n’y aura pas de strapontins pour des lARBINS”.


  4. antiphon Le 04 juillet 2017 à 07h06
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    Israël a pour politique de diviser pour régner. On ne peut pas le lui reprocher : il n’est pas le seul !! Dans des contextes très différents, en Israël même et hors d’Israël, avec les Bédouins, les Druzes, les Chiites ou des chrétiens du Sud-Liban, le Hamas des origines (contre l’OLP), des groupes islamiques maintenant, il poursuit son combat contre des États qu’il prétend être des ennemis absolus… mais qui ne le sont que parce qu’ils sont prêts en fait à composer quand il ne veut rien céder. Et il faut qu’Israël apparaisse comme une victime (éternelle). L’ennui, comme le dit l’article, c’est que ces alliances ne durent pas (avec les Bédouins, etc.) pour la double raison que 1) ces amis d’un jour ou plus ne peuvent s’identifier à la politique d’Israël qui leur profite un moment ; 2) ils haïssent une compromission dont ils ne peuvent qu’espérer sortir au plus vite.


  5. isidor ducasse Le 04 juillet 2017 à 07h30
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    Comme quoi notre appartenance a cette alliance belliciste qu’est l’OTAN ne peut nous entraîner que vers la guerre.


  6. Fritz Le 04 juillet 2017 à 07h57
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    Dans la nuit du 4 au 5 mai 2013, l’aviation israélienne a bombardé des sites militaires à Damas.
    Le 5 mai à 7 heures du matin, la BBC diffuse le témoignage d’un Français habitant la capitale syrienne, Jean-Pierre Duthion : il précise que ce sont les explosions les plus fortes qu’il a entendues depuis le début de la guerre (2011), en tous cas depuis la bataille de Damas (2012).

    Le même jour à la même heure, France Inter parle négligemment de “roquettes”, “information à prendre avec la plus grande précaution”, et enchaîne aussi sec : “et pendant ce temps, les massacres continuent…” (les massacres du “régime”, ça va de soi). L’après-midi, France Info interroge le très impartial Frédéric Encel, et un expert israélien du “contre-terrorisme”, mais personne à Damas.

    Moralité : si vous êtes Français et que vous habitez Damas, ne comptez pas vous exprimer sur une radio française.


    • Fritz Le 04 juillet 2017 à 08h04
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      (Suite) Le 6 mai 2013, au journal de 19 heures, le présentateur de France Inter annonce “Israël souhaite calmer le jeu”. Au cours du journal, Danièle Tabor, correspondante de Radio France en Israël, ajoute : “Israël joue l’apaisement”.

      Premier temps : bombardez votre voisin, tuez 42 de ses soldats.
      Deuxième temps : annoncez votre désir de calmer le jeu.

      L’ennui, ce sont les retours de flamme…


  7. martin Le 04 juillet 2017 à 08h03
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    Regardons bien la carte:

    La connexion entre Syrie et Iran se rapproche. Les Saoud, Washinton et TEl Aviv enragent, mais sont impuissants car le S.400 est en Syrie, en Russie (Caspienne) et en Iran. L’Irak est donc pris en tenaille sans que les mâchoires de ladite tenaille puissent être détruites.

    La frustration des adversaires du S+3 est difficile à imaginer.

    D.


    • aleksandar Le 05 juillet 2017 à 16h14
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      Il n’y a pas de “tenaille” l’Irak, majoritairement chiite, fait partie de cette connexion


  8. Le Wallon Le 04 juillet 2017 à 08h47
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    Il n’y a pas que le Golan qui est important dans cette affaire : l’approvisionnement en eau est un défi majeur en Israël et dans toute la région (qui n’est pas aussi bien pourvue que le Nord et l’Est de la France ou les pays belges). Le Jourdain est le seul fleuve existant au Proche-Orient et, en plus, il se jette dans la Mer Morte (la mer la plus salée et la plus basse du monde). C’est autre chose que nos nombreux fleuves (Meuse, Rhin, Seine, Loire, Rhône, Garonne et autres cours d’eau importants).

    S’il devait, par malheur, y avoir la guerre dans la région, l’eau (mais aussi les terres arables) sera le principal objet de conquête. La religion ne sera qu’une raison mineure (même si les cinglés de Dieu prétendront le contraire) : l’Iran est pauvre en ressource aquatique, l’Arabie Saoudite aussi, la Syrie n’est pas très bien lotie. Israël est le seul pays a avoir les moyens de contrôler, actuellement, la majorité des ressources en eau.


    • Ubu Le 04 juillet 2017 à 13h29
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      A noter que le pays qui a le plus de réserves d’eau douce dans la région, c’est la Turquie.


    • bluetonga Le 04 juillet 2017 à 13h58
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      Dans un article récent, Paul C Roberts propose une analyse convergente, à savoir que Israël cherche désespérément à s’emparer des réserves d’eau douce du sud Liban, objectif vital qui explique sa pugnacité à l’égard des Palestiniens, du hezbollah, de la Syrie et de l’Iran.

      http://www.zerohedge.com/news/2017-06-30/paul-craig-roberts-asks-why-has-washington-been-war-16-years

      Un autre point évoqué par Roberts, c’est l’inféodation de Washington aux intérêts de Tel Aviv, pour lesquels selon lui les guerres du Moyen-Orient sont menées et ont déjà coûté des centaines de milliers (des millions?) de vie et des billiards de dollars.

      Ce faisant, Roberts franchit un nouveau rubicond, puisque critiquer Israël aux USA équivaut à un billet direct pour l’excommunication. Certes le vieux lion n’a plus grand chose à perdre, et pourtant il n’approfondit pas la question fondamentale : qu’est-ce qui justifie cette soumission?


      • Lysbeth Levy Le 04 juillet 2017 à 18h14
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        Pas tout a fait Hors sujet le rapport de l’OPCW 2017 sur les allégations du gazage dans le village de IN KHAN SHAYKHUN, par Assad vient de sortir : https://yadi.sk/i/xN7MNCVP3KjitK
        Je n’arrive pas a l’ouvrir mais il semble qu’il dénie qu’Assad ai voulu gazer son “propre peuple” comme le disent nos va-t’en guerre https://twitter.com/JohnDelacour/status/882205249628508160
        A étudier donc ..pour information.et conclusion diverses.


        • blue rider Le 05 juillet 2017 à 01h16
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          ce rapport brasse du vent. aucun expert ne s’est rendu sur place parce que ce n’était pas sous contrôle de l’armée syrienne et donc trop dangereux… il faudrait savoir… d’autre part le rapport est incapable de décrire le processus de dispersion du gaz… or c’est l’essentiel… enfin le cratère a été exploré sans masques d’après les vidéos ce qui a de quoi surprendre vue la nocivité extrême du gaz, au moins à titre préventif… le rapport est aussi incapable de confirmer si ce cratère est bien celui d’une bombe et laquelle… il parle d’exposition au gaz sarin OU SIMILAIRE… bref c’est du travail baclé… circulez rien à voir… devant un tribunal genre TPI on vous rit au nez tellement la procédure est hors des normes ONU pour devenir judiciaire… (enfin, j’espère)…


          • Lysbeth Levy Le 05 juillet 2017 à 12h40
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            Merci de l’info il est vrai que Lavrov lui même a dit qu’il ne faisait pas confiance en un “organisme” non “indépendant” et partial vu les mensonges passés de l’administration Usa/UE j’ai tendance à lui faire confiance, tout est si manipulé depuis des lustres …


        • cityoen du monde Le 05 juillet 2017 à 09h34
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          il suffi de cliquer une deuxième fois sur le PDF.


      • chb Le 05 juillet 2017 à 22h05
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        A la question ” qu’est-ce qui justifie cette soumission? “, Snowden avait apporté un élément de réponse, concernant le Japon : un service secret US ( = “l’allié” américain! ) y a installé des virus informatiques dans des systèmes essentiels du pays, comme les centrales électriques, les hôpitaux, des usines etc.
        La terrible guerre économique, évoquée par Mitterrand mourant, est une incitation forte à filer doux.
        Il y a aussi une longue histoire de traîtrises, et de corruption, et de presse aux ordres. Et l’exemple des pays détruits sur simple caprice de l’empire, usant impunément de mensonges et d’attaques illégales selon la loi internationale.
        Comment faire le malin avec ça ? Qui veut partager le destin de Saddam Hussein, et d’autres ex-chouchous, tombés en disgrâce voire finalement exécutés comme des lieutenants de maffia devenus inutiles ?
        Il me semble que P.C. Roberts a évoqué plusieurs de ces moyens de pression au fil de ses articles.


    • Manant2 Le 04 juillet 2017 à 14h13
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      Les milieux pétroliers connaissent l’existence, depuis la fin du siècle dernier de la troisième réserve mondiale de gaz (après la Russie et l’Iran, et devant le Qatar) dans le sous-sol et au large de la Syrie qui en dispose de 70% environ, avec l’Egypte et la Palestine occupée (l’occupant israélien en exploite déjà une partie au large de Gaza dans le champ appelé Léviathan, et il y a un projet de gazoduc devant relier ce champ avec le sud de l’Europe via Chypre. Ceci, sans compter les réserves pétrolières dans les environs de Palmyre, Deir Ezzor et Raqqa… Tiens! Tiens!


      • Observatus Geopoliticus Le 04 juillet 2017 à 21h01
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        Légende urbaine.

        Les gisements “extraordinaires” découverts en Méditerranée orientale sont importants pour les pays riverains mais mineurs à l’échelle mondiale. Le Leviathan que vous citez a des réserves ridicules : 600 Mds de m3, soit une seule année de consommation gazière européenne !
        A comparer avec les 30 000 Mds de réserves prouvées de Gazprom…

        Dans le domaine énergétique comme ailleurs, la désinformation ou simplement l’ignorance crasse des journalistes sévit. Dès qu’ils voient le mot “milliard”, les plumitifs s’émoustillent et en font d’énormes titres. Alors qu’un milliard de m3 de gaz, c’est rien, à peine la consommation du Vatican.

        NB : quant au pétrole syrien, il relève de l’anecdote.


    • clauzip12 Le 04 juillet 2017 à 23h53
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      L’EAU !ce fut un des objectifs de la guerre des 6 jours.
      Certes il y avait les territoires mais assurément des resserves d’eau permettant à Israël la garantie de développement pour plusieurs décennies.
      Mais les limites,avec une agriculture intensive dans le desert du Negev,sont atteites et le dessalement d’eau de mer est l’ultime espoir.
      Néanmoins,le Jourdain s’épuise et les ressources des Palestiniens sont volées par des forages horizontaux outre passant les frontières de la Cisjordanie.


  9. Fritz Le 04 juillet 2017 à 08h55
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    Cet article de M. Silverstein tend à montrer que la politique israélienne envers les États voisins s’inspire bel et bien du “plan Yinon”, publié en 1982.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Yinon#Historique

    En 1996, un autre programme présenté à M. Netanyahu (déjà Premier ministre d’Israël) envisageait déjà une guerre par procuration contre la Syrie :
    https://en.wikipedia.org/wiki/A_Clean_Break:_A_New_Strategy_for_Securing_the_Realm


  10. Jean-Charles Le 04 juillet 2017 à 09h03
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    “Tous les Etats doivent s’abstenir d’organiser, aider, de fomenter, de financer, d’encourager ou de tolérer des activités armées subversives ou terroristes destinées à changer par la violence le régime d’un autre Etat ainsi que d’intervenir dans les luttes intestines d’un autre Etat.”

    Résolution 2625 adoptée le 24 octobre 1970 par l’Assemblée générale des Nations Unis

    À quoi sert l’ONU, sans moyens propres d’intervention, pour faire respecter pareille résolution?


    • raloul Le 04 juillet 2017 à 09h53
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      Bonjour!

      La réalité est que certains pays occidentaux importants font tout pour rendre l’ONU impuissante, et contreviennent très régulièrement à la charte et aux résolutions de l’ONU. C’est horrible et un véritable scandale totalement occulté par nos médias, ou minimisé à l’extrême.

      Les dirigeants de ces pays, ce qui inclut notamment M. Hollande, Sarkozy, Blair, Bush, Obama, etc… devraient, si le droit international s’appliquait vraiment, être appelés à répondre de crimes de guerre. Je ne dis pas qu’ils devraient être condamnés, NB, ils ont droit à un procès équitable en bonne et dûe forme.

      Ca vous paraît peut-être extrême, mais c’est la conclusion évidente lorsqu’on lit un livre comme celui de M. Daniele Ganser, “Illegale Kriege: Wie die NATO-Länder die UNO sabotieren”. (Désolé il n’est pas encore traduit en français à ma connaissance).

      Il y a une liste des actions illégales, passables de condamnations internationales, avec les dates, les griefs, les noms des acteurs, etc…


    • Pegaz Le 04 juillet 2017 à 21h38
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      Le lien pour la résolution en question
      http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/2625(XXV)&Lang=F

      Il y a également
      L’article 1er, du chapitre 1er, de la charte des Nations unies de 1945 en son entier. Dont le paragraphe 2 stipule ; qui dispose que l’un des objectifs des Nations unies est de «développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde»,


  11. Sybillin Le 04 juillet 2017 à 10h35
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    J avais vu il y a un an une vidéo d’un responsable libanais qui expliquait que les blessés de l ´EI étaient soignés dans les hôpitaux israéliens. J étais perplexe bien qu ´ il ait bien développé son argumentation en soulignant que les soldats israéliens n étaient jamais la cible des djihadistes…ce qui apparaît vrai aujourd’hui …Pour le moment en effet Israël est un allié des barbus!


  12. christian gedeon Le 04 juillet 2017 à 11h57
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    Ce n’est en rien un secret…Israël a tout intêret immédiat,du moins le pense-t-il, à faire de la Syrie une série de confettis confessionnels. Il a fait la même chose avec le Liban,avec un succès mitigé. L’ennemi de mon ennemi est mon ami…c’est à courte vue. Parce que le Hamas suscité par Israël,il ne faut pas l’oublier,pour contrer Arafat,est devenu un Frankenstein.Parce que l’occupation durable du Liban Sud jusqu’en 2000 a suscité un autre ennemi redoutable,le Jihad islamique devenu Hezbollah.,etc…mais Israël n’est pas coupable et responsable de tout. Cela me fait mal de le dire,mais la destruction d’Israël est toujours inscrite au programme de la république islamique iranienne,ce qui me sidère tous les jours,parce que j’aime l’Iran et son peuple étonnant. Il en est de même pour le programme du Hamas. Mais aussi et surtout,la rue arabe,et iranienne,et pakistanaise,et indonésienne,etc, reste farouchement anti juive(je dis bien anti juive et pas seulement anti israélienne) chauffée à blanc par les prêches des imams,des muftis et autres mollahs. Israël se trompe sûrement sur le long terme. Sur le court terme,je demande aux contempteurs sans nuance d’Israël de bien vouloir prendre en considération la haine irrationnelle qui agite les “rues ” musulmanes.Modérateur,je sais que je ne suis pas dans la ligne des Crises,mais publiez quand même. C’est un point de vue,pas une attaque.


    • Jerome Le 04 juillet 2017 à 23h24
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      « Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad dit en persan, le 25 octobre 2005 : “L’Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps.” Nulle part, dans tout le discours d’Ahmadinejad, ne sont prononcés en persan les termes “rayer”, “carte”, ou “destruction d’Israël”. Pourtant, la traduction du discours en anglais proposera bien “Israël doit être rayé de la carte”. »
      Lepoint.fr,
      Iran, Ahmadinejad n’a jamais appelé à rayer Israël de la carte, 26 mai 2012

      « De toutes façons les Iraniens ne peuvent en utiliser une [bombe nucléaire], si finalement ils en fabriquent une. Les gars à Téhéran savent qu’Israël en a 200, toutes dirigées vers Téhéran, et nous [USA] nous en avons des milliers. Comme Ahmanidejad [a dit] : « Qu’est-ce que nous ferions avec une, à part la polir ? ». J’avais déjà parlé publiquement à propos des deux, Corée du Nord et Iran. Nous ferons sauter la seule chose qui leur importe – la survivance du régime. Où et comment ils en testeraient même une seule d’ailleurs ? »
      Colin Powell,
      Email adressé à Jeffrey Leeds (un grand donateur Démocrate), 3 mars 2015,
      dévoilé par le groupe de hackers russes via dcleaks.com


    • ime pas un état Le 05 juillet 2017 à 16h42
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      La “rue” musulmane ( concept hasardeux ) n’a de toute façon aucun pouvoir.
      Se baser sur une phrase du programme du Hamas, alors que celui-ci a accepté l’idée de deux états et a même proposer a Israël une trêve de 10 ans en 2006 me semble aberrant.
      Cela revient a dire que ce verset de la Bible : Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux. Lévitique 20:13 est toujours d’actualité.


  13. Ubu Le 04 juillet 2017 à 12h58
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    Voici un lien (document word) qui donne accès à un rapport d’observateurs de l’ONU à un poste frontière…
    http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2017/486
    ce ne sont que des observations.


  14. Lysbeth Levy Le 04 juillet 2017 à 13h06
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    Bah, comme Christian de temps en temps ça passe pas, mais pas grave, le journal de gauche israelien Haaretz révèlent que les terroristes et leur armée s’entendent pour des actions contre l’état laique syrien : http://www.haaretz.com/israel-news/1.797576 De plus en plus Israel met clairement son jeu sur la table. Il faut dire qu’Israel avait déjà vendu le pétrole de la Syrie avec des partenaires étrangers. Pas d’accord avec Christian sur l’Iran c’est Israel qui veut utiliser “l’option Samson” soit la bombe contre l’Iran. Honteux de prétendre le contraire et l’Iran est même le prochain sur “la liste”. Comment peux t’on laisser faire ça ? N’inversons pas les “voeux criminels” Israel est le grand “état-voyou” de la région. Ou est passé la douceur chrétienne ?


    • Christian gedeon Le 04 juillet 2017 à 22h41
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      Chère Lisbeth,la bêtise est la chose du monde la mieux partagée et je n’ignore rien de cette ridicule option Samson.D’autant plus bête que le dénommé est mort en même temps. Et Samson est aussi le chamchoum des arabes…


  15. serge Le 04 juillet 2017 à 15h28
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    Ma foi, un objectif probable est, sous couvert de milices locales favorables, de tenir la zone sud de la Syrie, faisant la jonction avec la frontière irakienne. D’où l’enclave des FDS (américaines plutôt) à Al Tanf, que les syriens-russes-iraniens ont limité en passant directement par-dessus à la frontière irakienne. Pour avoir une zone de recul en cas de dégradation avec l’Iran (toujours dans les tuyaux) et une proximité de bombardement de l’Irak (s’ils font suer) de l’Iran, de même et du sud Liban (Hezbollah). Pour l’eau aussi, sûrement, en annexant l’ensemble des hauteurs, une pression sur la Jordanie et peut-être un coin bien pourri pour exporter les palestiniens. Parce que le morcellement continu de la cisjordanie va finir par énerver plein de monde.


  16. manu Le 05 juillet 2017 à 08h12
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    5000 $ par mois !!!!!!

    … heu, les assos club de foot et périscolaire de mon village reçoivent plus … et la mairie n’a pas le budget de l’Israël.

    1 élève sur 10 ne savent pas lire, je vois qu’il y a des journalistes qui ne savent pas compter.


    • chb Le 05 juillet 2017 à 22h18
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      Quant il faut aller chercher un rebelle-jihadiste blessé, et le raccommoder dans un hosto, c’est plutôt 5000 $ par jour, par tête de pipe. Israël ne lésine pas, depuis plusieurs années, sur le soutien aux “anti-tyran-sanguinaire” qui font le sale boulot à sa place. Mais peut-être a-t-elle des partenaires pour partager les frais ?


  17. jayben Le 06 juillet 2017 à 15h43
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    Enfin, l’article semble dire tout et son contraire :
    “une milice du Golan alliée au régime d’Assad qui se consacre à la protection des villages druzes dans la région”.

    Si c’est le cas, ce groupe ne peut être affilié à al-nosra ou bien à l’EI.
    Les Druzes sont plus proches des chiites que des sunites.
    Mais comme d’habitude, il est tellement facile de critiquer israël depuis le canapé de votre banlieue.

    Sinon, a part critiquer israël au nom d’une cause dont vous semblez ignorer tout puisque votre cerveau semble être “incapable” de comprendre que la palestine n’a jamais représenté un peuple, et n’a jamais existée…Que la cause palestinienne n’est que le testament du pan-arabisme de nasser… bon bref
    Quand vous aurez 5 minutes :
    – trouvez le nom de la monnaie palestinienne,
    – le nom d’un texte de loi palestinien,
    – le nom d’un roi palestinien,
    – un poete, un chanteur, un ecrivain
    …avant 1967

    bon courage

    évidement mon com’ sera effacé, mais je me suis fait un kif
    vous aimez la palestine et sa cause…rassurez vous citoyens européen, ils arrivent pour vous remercier de votre soutient :
    http://jssnews.com/2017/07/05/video-un-imam-palestinien-appelle-a-egorger-les-europeens/


    • Marc Le 08 juillet 2017 à 14h01
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      J’espère que votre commentaire ne sera pas effacé car il mérite une réponse.

      Bah oui justement… la milice proche du gouvernent d’Assad, donc pro chiite, protège les druzes, minorité pro gouvernement d’Assad. Je ne comprends pas votre remarque.
      Par ailleurs vous dites n’importe quoi concernant les druzes. Au liban ils sont actuellement majoritairement opposés au Hezbollah, cad aux chiites et sont pro sunnites et occident. Les druzes sont d’ailleurs considérés comme des centristes qui retournent leur veste tout le temps.

      Enfin concernant la Palestine je vous invite à regarder les archives video britanniques déclassées il y a qques années et montrant la culture palestinienne des grandes villes sous le mandat avant l’arrivée des premiers colons. Je vous invite également à lire les études de chercheurs et historiens israéliens prouvant que génétiquement les palestiniens sont les descendants légitimes du peuple d’Israël, convertis au cours des siècles, bien plus que les israéliens venu d’Europe de l’est. Évitez de récrire l’histoire.


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