Source : Rick Sterling, Consortium News, 15-05-2017

Un groupe d’Américains en visite en Russie a entendu les avertissements pressants de l’ex président soviétique Gorbatchev, sur les tensions entre les États-Unis et la Russie qui créent une situation dangereuse pour le monde, rapporte Rick Sterling, qui était du voyage.

L’ancien président de l’Union soviétique Mikhail Gorbachev a 87 ans mais l’esprit toujours vif. Il a reçu une délégation de 30 Américains au cours d’une visite de deux semaines en Russie organisée par le Centre pour les Initiatives citoyennes et leur a dit « C’est une période préoccupante. Nous devons nous inquiéter des relations entre nos deux pays… Les choses ne peuvent pas continuer ainsi ».

L’ancien dirigeant soviétique Mikhail Gorbachev

Le Président Gorbachev a évoqué ses premières réunions avec le Président Reagan, après six années de mauvaises relations et d’hostilité. Lors de leur première rencontre au sommet, Reagan avait sorti une longue liste d’accusations contre l’Union Soviétique ; Gorbatchev avait répondu en lançant ses propres accusations contre les États-Unis. Après cette rencontre, Gorbatchev avait déclaré : « Ce n’est pas un faucon, c’est un dinosaure » tandis que Reagan disait de Gorbatchev « C’est un communiste pur et dur ».

Au cours du sommet suivant, Reagan a continué à faire la morale à Gorbatchev. Après avoir écouté pendant 15 minutes, Gorbatchev l’a interrompu en disant : « Cela suffit. Si vous voulez parler d’égal à égal, nous pouvons aller très loin. Les différences peuvent être surmontées. Les problèmes peuvent être résolus. Mais d’égal à égal ».

Reagan a demandé comment l’Union Soviétique réagirait si les États-Unis se trouvaient menacés par une calamité naturelle. Quand Gorbatchev a répondu que son peuple serait désireux d’apporter son aide, sans en tirer avantage, l’ambiance a changé.

Gorbatchev se souvenait de ses propres expériences de discussions amicales avec des Américains moyens. Il a suggéré que peut-être les États-Unis avaient besoin de faire leur propre perestroïka. Il nous a rappelé ce que disait le Président John Kennedy : « Nous avons besoin de la paix, mais pas d’une Pax Americana… non seulement de paix pour les Américains, mais de paix pour tous les hommes et toutes les femmes ».

Gorbatchev a continué en disant : « La situation actuelle n’est pas bonne. Nous devons changer cela. Arrêtons de nous provoquer mutuellement. Arrêtons d’essayer de déchirer d’autres pays… Nos deux pays sont toujours au cœur de la paix mondiale. Nous avons besoin de la paix pour résoudre d’autres problèmes du monde. 1% du monde contrôle 90% des richesses. La classe dirigeante s’en réjouit, mais les choses ne peuvent pas continuer ainsi… Les budgets sentent la poudre à canon… La peur est entretenue. Avec pour résultat, une nouvelle course à l’armement ».

Gorbatchev a demandé : « Est-ce que les États-Unis veulent la soumission de la Russie ? » Faisant référence à l’histoire de la Russie, l’invasion par la France au début du 19ème siècle et celle de l’Allemagne dans les années 40, il a expliqué : « C’est un pays qui ne peut pas être soumis, jamais… Il n’y aura aucun vainqueur dans une guerre nucléaire ».

La crise en Ukraine

Les 30 membres de la délégation ont eu des réunions d’information avec de nombreuses personnes en vue d’acquérir une meilleure compréhension de la Russie moderne et de ses relations avec les États-Unis et le monde. Une autre réunion particulièrement intéressante s’est tenue avec Vladimir Kozin, membre de l’Académie russe des sciences militaires.

Le président ukrainien anti-russe Petro Poroshenko parlant au Conseil Atlantique en 2014

Vladimir Kozin est un spécialiste du contrôle des armes et un membre de l’Académie Russe des Sciences Militaires, qui travaille sur le problème du contrôle des armes depuis les années 1970. Kozin dit que les Russes se considèrent comme encerclés par l’OTAN. Des 16 pays frontaliers de la Russie, huit ont des sentiments anti-russes. Il relève que le budget militaire des États-Unis est 12 fois plus élevé que celui de la Russie et qu’il augmente encore.

Kozin dit que l’interférence de la Russie dans les élections américaines est une « fable ». En revanche, ce qui n’est PAS une fable, dit-il, c’est que les États-Unis ont dépensé d’énormes sommes d’argent pour influencer les élections russes dans le passé et qu’ils ont financé 400 organisations non gouvernementales (ONG) qui ont participé à la campagne de déstabilisation en Ukraine ayant mené au coup d’État de 2014.

Considérant les points clés de conflit qui émergent de la crise ukrainienne, Kozin note que la Crimée fait partie de la Russie depuis 1783. Il ajoute qu’en dépit de la présence de 16 000 soldats russes (qui se trouvaient en Crimée en raison de l’accord sur la base navale de Sébastopol) et des 18 000 soldats ukrainiens, le plébiscite sur la réunification de la Crimée avec la Russie s’est déroulé sans violence, avec une participation massive et un vote écrasant en sa faveur.

Concernant les hostilités dans l’est de l’Ukraine, Kozin demande pourquoi ces combats n’ont éclaté que parce que la population ethniquement russe majoritaire a résisté au renversement du président élu Viktor Yanukovych et a réclamé une forme d’autonomie vis-à-vis de Kiev.

Si l’Écosse peut envisager une séparation du Royaume Uni et la Catalogne de l’Espagne, avance-t-il, quel mal y a-t-il à ce que le Donbass (Est de l’Ukraine) veuille plus d’autonomie à l’intérieur de l’Ukraine ? Pourquoi le président ukrainien Petro Poroshenko a-t-il choisi le conflit militaire plutôt que la négociation avec les opposants de l’est de l’Ukraine?

Kozin croit qu’il est vital de tenir un sommet sur le contrôle des armes entre les présidents Trump et Poutine. Nous devrions travailler à la complète élimination des armes nucléaires d’ici 2045, pense-t-il. En attendant, la manière la plus facile de réduire la tension et le risque de guerre serait un accord sur la base d’un « Pas de première utilisation d’armes nucléaires », dit-il.

Kozin conclut par une évaluation mesurée des 100 premiers jours de Trump comme président : « Aggraver cet état de faits représente le plus haut degré de méfiance entre Washington et Moscou, que les Américains ont créée et continuent à alimenter. Un cercle vicieux s’est instauré entre les armes et la confiance… Clairement, un tel phénomène irrationnel ne peut pas durer indéfiniment ».

Le message de Kozin et Gorbatchev est clair : nous devons faire quelque chose pour restaurer la discussion et arrêter l’escalade vers une tension encore plus vive et un danger encore plus grave.

Rick Sterling est un journaliste d’investigation qui vit dans la baie de San Francisco.

Source : Rick Sterling, Consortium News, 15-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

63 réponses à L’alerte de Gorbatchev sur un danger croissant, par Rick Sterling

Commentaires recommandés

Vladimir Le 25 juin 2017 à 06h38

Gorbi c’est un couillon patenté qui essaye depuis des années de racheter sa bêtise insondable de l’époque de “pérestroïka-glastnost”! C’est lui qui a vendu l’URSS pour 3 roubles 20 kopeck au Stats et L’UErss! A la suite de quoi son successeur Boria Eltsine, le Zapoï chronique notoire, à bu le pays quasiment jusqu’à la lie. Il n’en fallait pas beaucoup pour que la Russie devient un protectorat du “monde civilisé”. L’histoire de Russie nous démontre qu’elle doit arriver à un point critique de non retour pour la rédemption! Le Destin a choisie un illustre inconnu pour mener cette opération au bon port et ce petit (mais costaud) bonhomme pour l’instant tient bon! Pourvu que ça dure pour notre bien être à tous et je crache trois fois par dessus l’épaule gauche pour conjurer le sort.

  1. Stella 2b Le 25 juin 2017 à 05h13
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    Sera-t-il entendu quand le commerce des armes est une question de survie pour l’économie américaine?


    • atanguy Le 25 juin 2017 à 08h15
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      Surement,quand le commerce des armes est une question de survie pour l’économie russe – Second exportateur d’armes au monde, apres les US.


    • Louis Robert Le 25 juin 2017 à 10h51
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      “… le commerce des armes… une question de survie…?”

      Et pour l’économie française donc?…

      Il devrait en être bien davantage, et bien plus souvent question dans les médias francais inféodés au Pouvoir qui les nourrit!


  2. joebardoc Le 25 juin 2017 à 05h18
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    Comme souvent, la solution des problèmes vient des médias (qui ont parfois contribué à les les créer) et relayer ce genre d’analyse pertinente dans la presse grand public serait très bénéfique de même que différentes initiatives comme ce bain partagé par des citoyens américains sur les rives de le mer noire récemment. Je vois un lien direct entre la récente démission de notre ministre François Bayrou qui a clairement laissé entendre que la presse était devenue à la fois juge et censeur dans de nombreux domaines. Trouvons une parade et solutionnons ce problème ce qui permettra enfin d’espérer que les gens de bonne volonté de part et d’autre pourront enfin être écoutés et non pas les porte voix des marchands d’armes.


  3. Vladimir Le 25 juin 2017 à 06h38
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    Gorbi c’est un couillon patenté qui essaye depuis des années de racheter sa bêtise insondable de l’époque de “pérestroïka-glastnost”! C’est lui qui a vendu l’URSS pour 3 roubles 20 kopeck au Stats et L’UErss! A la suite de quoi son successeur Boria Eltsine, le Zapoï chronique notoire, à bu le pays quasiment jusqu’à la lie. Il n’en fallait pas beaucoup pour que la Russie devient un protectorat du “monde civilisé”. L’histoire de Russie nous démontre qu’elle doit arriver à un point critique de non retour pour la rédemption! Le Destin a choisie un illustre inconnu pour mener cette opération au bon port et ce petit (mais costaud) bonhomme pour l’instant tient bon! Pourvu que ça dure pour notre bien être à tous et je crache trois fois par dessus l’épaule gauche pour conjurer le sort.


    • RGT Le 25 juin 2017 à 08h12
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      “Gorbi” avait l’énorme handicap d’être tout simplement … HONNÊTE.

      Il a cru les promesss VERBALES des dirigeants occidentaux et une fois l’URSS démantellée il s’est fait “éjecter” pour être remplacé par Boris Eltsine, un sale type qui a trahi son peuple pour son intérêt personnel et qui a achevé la destruction de ce pays en le faisant revenir à l’âge de pierre.

      N’oublions JAMAIS que “Saint Boris”, conseillé par ses “amis américains” a envoyé l’armée bombarder la Douma le 4 octobre 1993…
      Douma qui s’opposait au démantellement dictatorial à marche forcée du pays.

      Elle est belle la “démocratie”.

      Dire que ce sale type est encore encensé en occident, c’est sidérant.

      Gorbatchev aurait dû demander des engagements ÉCRITS à ses “partenaires”.

      Il aurait aussi dû embaucher Poutine comme conseiller.

      Mais ce dernier n’était à l’époque que SIMPLE TRADUCTEUR dans le bureau du KGB d’Allemagne de l’est (un “dangereux espion retors et sanguinaire”).


      • Roman Garev Le 25 juin 2017 à 11h41
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        Handicap d’être honnête ? On a vu où cette soi-disant honnêteté avait mené le pays.
        Non, ce n’était pas de l’honnêteté, mais du simplisme, de la naïveté foudroyante interdite à un dirigeant d’un grand pays. En Russie on dit : “Простота хуже воровства” – “Le simplisme est pire que l’entôlage”.


    • atanguy Le 25 juin 2017 à 08h26
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      Gorbi c’etait le coullion utile,avec Yetsiln, qui ont permis a l’oligarchie russe de prendre,voler,le pouvoir en Russie,adoubes par leur pairs en occident.


    • atanguy Le 25 juin 2017 à 08h45
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      Vladimir,comme tu dis,la redemption grace a l’illustre bien connu,passerait-elle par la nouvelle loi adoptee recemment par la Douma, qui permet aux dirigeants du pays d’empecher le publique russe,de connaitre leurs biens, comptes bancaires et patrimoines immobiliers, ainsi que celles « des membres de leur famille »?
      Ca devrait donner des idees au copain Trump…


    • Owen Le 25 juin 2017 à 09h03
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      Bonjour Vladimir,

      Je sais que Gorbatchev est un personnage très impopulaire de la part des russes.

      C’est toujours un étonnement pour moi. Comme beaucoup de mes compatriotes, à l’époque, j’ai perçu (et perçois encore) Gorbatchev comme un chef d’état à ranger parmi les grands personnages de l’histoire. Il a été celui qui a mis fin à la guerre froide et a été à l’origine de l’effondrement du mur de Berlin. Il a mis fin au régime communiste (ou pseudo communiste, peu importe ici), en tout cas à une politique étouffante qui semblait en bout de course. Il a mis fin à la guerre d’Afghanistan et laissé les pays d’Europe centrale reprendre leur destin. Les libertés économiques et religieuse sont revenues en Russie (peu importe, ici, aussi, ses préférences économiques et son état personnel de religieux ou athée).

      Évidemment, a posteriori, on sait qu’il s’est trompé sur l’espoir d’une détente mondiale et que la guerre froide est revenue aussi moins aussi tendue qu’à l’époque. Mais on sait bien maintenant que l’agressivité est du fait des US et cela n’enlève rien à sa volonté pacifique.

      Je serais bien intéressé, ici ou avec un nouvel article à proposer sur le site, Si Olivier est intéressé, de comprendre le point de vue d’un Russe lambda. Quelle est la part des griefs que les Russes lui font en général et des actions que les Russes lui reconnaissent comme positives.


      • Mazepa Anathèmea Le 25 juin 2017 à 09h18
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        Je vous donne un autre exemple décevant concernant M. Gorbatchev . Ces connaissances en langue russe ont été tellement médiocres que il était impossible de le écouté sans s’énerver 😊.


    • isidor ducasse Le 25 juin 2017 à 09h51
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      Bonjour Vladimir,

      Je suis allé en Roumanie en Juillet 1990 avec un ami journaliste qui depuis vit à Bucarest. Je m’y suis installé 5 ans, en 2005.
      Pour rappel: chute du mur de Berlin Novembre 1989, renversement de Ceausescu fin Décembre 1989.
      A l’époque ces pays étaient en ruine économique, les peuples démotivés voir tristes, sans perspective de jours meilleures. Par exemple le délai de livraison pour une Dacia ( Dacia existe depuis les années 70 ) pouvait aller jusqu’à 10 ans !
      Une fois réceptionné par l’acheteur, la voiture était soigneusement inspectée pour vérifier que les fixations étaient bien serrées; tout le monde s’en fichait de bien travailler, puisque cela ne changeait rien à leur avenir.
      Le communisme ayant écrasé tout intérêt personnel avait finit par créer un appauvrissement et une dépression chez les peuples qu’un engourdissement mental (seul le communisme était enseigné à l’école, mais les gens n’étaient pas dupes) et la peur d’une police politique, transformait peu à peu en ” zombie”.
      Le communisme allait à sa perte, Gorbatchev suivit par une grande majorité de la nomenklatura, y mit un terme avant le chaos.


      • Duracuir Le 25 juin 2017 à 10h14
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        N’importe quoi. Nomenklatura qui s’est empressée de passer du communisme le plus stupidement bigot et carrieriste à l’ultra-libéralisme le plus sauvage et corrompu.
        Ils n’ont fait que privatiser le communisme.
        Et vous avouerez que les millions de gamines de l’Est qui inondèrent nos trottoirs et bordels européens à la schlague, et les millions de travailleurs qui viennent faire l’esclave à l’ouest sont des ravis du capitalisme.
        Un peu de décence, svp.
        Le communisme a laissé des peuples avec un niveau d’infrastructure très correct eu égard à la richesse des pays concernés, au niveau de santé et d’éducation du même niveau que celui de l’ouest, au plus grand profit de l’actionnariat occidental. Les gars de Gdansk faisaient la grève? Maintenant ils font l’esclave sans salaire minimum dans les usines alimentaires allemandes ou les punching-ball en Angleterre, tandis que des immigrants nord-coréens les remplacent chez eux.
        Wow, quelle réussite !


        • isidor ducasse Le 25 juin 2017 à 11h57
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          Bonjour,

          Connaissiez-vous les pays de l’Est et leur fameuse infrastructure ?

          Il ne s’agit pas ici de prendre la défense du capitalisme ultra libérale, mais de décrire la situation d’une société qui ne fonctionnait plus, moribonde, ne laissant pas de choix à Gorbatchev.
          C’est vrai qu’au début des années 70 les gens étaient heureux et puis cela c’est vite dégradé puisque les communistes ne créent pas de richesses donc n’en distribuent pas, donc la société finit par décliner. Par contre aujourd’hui, devant la sauvagerie du tout le pognon pour ma gueule, les gens commencent à regretter le communiste qui protéger les plus faibles. Mais 70 ans de communisme cela n’a pas fonctionné.
          Je pense que notre république est une bonne réponse pour une société équilibrée.
          Liberté (pas communiste, capitaliste), égalité (communiste, pas capitaliste), fraternité.


          • calal Le 25 juin 2017 à 14h15
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            Je pense que notre république est une bonne réponse pour une société équilibrée.
            Liberté (pas communiste, capitaliste), égalité (communiste, pas capitaliste), fraternité.
            tout a fait d’accord avec vous. je completerai en rajoutant que ceci doit etrte un equilibre dynamique de force avec “theoriquement” l’arbitrage eclaire et neutre de l’etat. mais trop de gens oublient qu’il faut faire des efforts pour que cet equilibre perdure. exemple d’efforts a faire: refuser de se faire acheter par des subventions etatiques finances par de la dette,sanctionner dans les urnes les politiques achetes par le capital ce qui implique d’etre capable de les reconnaitre,pour les fonctionnaires etre conscience de leur role en tant que gardiens des regles du jeu et non pas de kapo au service de ceux qui paient etc…


            • SARTON Bernard Le 25 juin 2017 à 18h57
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              C’est vrai qu’il n’est pas facile de construire la société communiste indispensable pour succéder à la société capitaliste qui a succédé à la société féodale (encore présente dans certains pays d’Afrique et d’Asie) .Les êtres humains ne sont pas bons par nature et l’histoire de l’humanité démontre la cupidité de beaucoup d’hommes et la violence mortifère qu’elle entraîne . Aujourd’hui nous pouvons économiquement et scientifiquement réalisé une nouvelle société sans classe où chacun donne selon son travail et reçoit selon ses besoins (dixit Marx) . Alors soyons optimistes malgré les malheurs du temps actuel , simple moment d’une histoire humaine qui se construit malgré tout dans le bon sens avec la fin du capitalisme et la promotion du socialisme-communisme intelligent et créatif avec les générations qui viennent … Ouf ! L’utopie c’est rafraichissant et ça aide à dormir en paix !!!!!!


          • Alfred Le 25 juin 2017 à 14h54
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            ” les communistes ne créent pas de richesse”. Celle là il faudrait l’encadrer. Est ce par ce qu’ils seraient tous des fonctionnaires (et qu’aussi sûrement que les vaches broutent les fonctionnaires ne créent pas de richesses).
            Les idéologies peuvent nuire sérieusement au cerveau hein…


            • isidor ducasse Le 25 juin 2017 à 16h05
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              Bonjour,

              Désolé Alfred de vous obliger a acheter un cadre, mais le dogme communiste interdisait le profit, ce qui a eu pour conséquence la stagnation de la richesse et l’arrêt du développement économique de ces sociétés. Vous pouvez comparer le parc automobile des pays de l’ouest avec ceux de l’est en 1988, par exemple, en nombre et en qualité.


            • RGT Le 26 juin 2017 à 08h20
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              Il y avait des états vraiment peu recommandables (Roumanie, Albanie) mais ces pays étaient AUSSI détestés par l’URSS et par les “communistes” qui se contentaient de ne pas les ostraciser pour éviter qu’ils ne tombent dans l’escarcelle capitaliste.

              Au début des années 70 j’avais connu des polonais et des yougoslaves qui étaient venus faire leurs études en France.

              Visiblement, ils n’étaient pas si malheureux que ça car leurs études étaient payées par leurs gouvernements et qu’ils sont retournés très heureux dans leurs pays malgré le fait qu’ils aient vécu dans un pays “libre” pendant plusieurs années et qu’ils pouvaient y rester.
              Ils recevaient même la visite de leurs familles “gardées en otages”, ce qui m’avait déjà fait douter de la propagande à l’encontre de ces pays.

              Entre “(en) marche ou crève” et “Tu peux rien foutre car tu as le droit inaliénable de vivre”, je ne pense pas qu’il y ait un problème de choix pour la majorité de ceux qui sont en bas de l’échelle sociale.


          • Chris Le 25 juin 2017 à 15h52
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            Supprimez l’Homme et vous verrez que tous les systèmes marchent !


          • Kopkounine Le 25 juin 2017 à 15h58
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            C’était du capitalisme d’état, pas du communisme. Le communisme est mort avant d’avoir vécu avec l’écrasement des soviets par Lénine. Puis, la perspective d’une société communiste par la création d’un capitalisme d’état est devenue un cauchemar stalinien.


          • atanguy Le 25 juin 2017 à 20h09
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            “70 ans de communisme cela n’a pas fonctionné”:
            1917 – 1925 Guerre civile + guerre contre l’intervention en support des russes blancs de la France,de l’Angleterre etc…
            1930-1937 Staline interene et fusille a tout va les vieux bolchevicks et la paysanerie.
            1940-1945 Guerre contre les nazis – Au moins 20 millions de morts en Russie + destructions de l’infrastructure.
            1945-1953 pouvoir dictatorial sans contestations de staline – Guerre froide
            1953-1990 Le parti communiste et sa direction sont aux mains des bureaucrates – La nomanclature – Rien a voir avec le communisme.
            Finalement la nomenclature se transforme en capitalisme .
            Pauvre Russie! – Comment pourrait-elle etre un exemple de la societe communiste? Pourtant,ils ont mis,malgre tout, le premier homme dans l’espace….


            • fanfan Le 29 juin 2017 à 02h39
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              Gorbatchev a ordonné l’ouverture des archives secrètes du Parti aux recherches historiques. Les recherches sur le système pénal soviétique représentent, au total, près de 9 000 pages. Leurs auteurs sont nombreux, mais les plus connus sont les historiens russes V.N. Zemskov, A.N. Dougin et O.V. Xlevjnik. Ces chercheurs dénoncent les mensonges de Conquest, Soljenitsyne, Medvedev et d’autres.
              http://mariosousa.se/Lesmensongessurlunionsovietique.html


          • RGT Le 26 juin 2017 à 08h17
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            “les communistes ne créent pas de richesses”…

            Je ne suis PAS DUT TOUT marxiste mais vous commettez une grossière erreur.

            Ces régimes ne crééent pas de richesses pour le “marché” mais ils permettaient à leurs populations d’avoir AU MOINS le minimum vital.

            Tous les “bénéfices” étaient captés par les apparatchiks (chez nous on les appelle “actionnaires”) mais il redistribuaient au moins le minimum, à savoir un toit, de la nourriture, des soins et une éducation. Il n’y avair PAS de SDF dans ces pays et c’est la montée de ce phénomène longtemps disparu qui entraîne une profonde rancoeur chez les habitants de ces pays.

            D’après-vous, quel est le “système” le plus équitable ?

            Et n’oublions pas non plus que ces régimes ont dépensé beaucoup d’énergie pour se défendre contre les attaques incessantes de l’occident qui voulait déjà un “regime change” à son profit.


        • Etienne2 Le 25 juin 2017 à 23h01
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          Ok, mais si Gorbatchev veut éviter un affrontement nucléaire faut l’écouter et parler au présent :moi, c’est l’avenir de mes enfants qui me motive; clair que la Russie de Poutine voudrait bien commercer avec nous mais les ricains avec leur cheval de Troie qui est l’UE ont dit NON!
          Trump, Merckel et Macron ça sent pas bon!On verra par la suite!
          La chine c’est 1.4 milliard d’humains qui bossent et premier créancier des ricains: il y a des fois faut faire gaffe avant que ça dégénère et m..de alors!


    • Fritz Le 25 juin 2017 à 22h43
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      Je ne suis pas russe et je ne puis juger, mais je ne pense pas que Mikhaïl Sergueïevitch mérite un tel mépris. Il a eu tort de croire à la promesse faite par James Baker au Kremlin, le 9 février 1990 (“l’OTAN ne s’avancera pas d’un pouce vers l’Est”), sans exiger de garanties écrites, imprudence inadmissible de la part d’un chef d’État.

      En juillet 1990, lors de sa rencontre avec Helmuth Kohl à Jeleznovodsk, Gorbatchev devait capituler en acceptant qu’une Allemagne réunifiée puisse rejoindre l’OTAN si elle le voulait. Il permettait ainsi le grand dessein formulé par George Bush à Mayence, le 31 mai 1989 : partnership in leadership, la RFA relayant la domination américaine en Europe.

      Mais Gorbatchev n’était pas dupe. Son regard désabusé sur un Kohl hilare et dominateur ne manque pas de dignité (Time, 30 juillet 1990, photo p. 10-11).

      Son discours remarquable du 8 novembre 2014 à Berlin (pour les 25 ans de la “chute” du Mur) a été publié sur un blog recommandable : http://www.les-crises.fr/occident-domination-mondiale-gorbatchev/


      • Vladimir Le 26 juin 2017 à 06h06
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        Je reconnais juste une chose, il est facile de juger à posteriori l’événement le plus important du XX me siècle! C’était une secousse tectonique dont les conséquences historiques ne sont pas encore évolués à leurs juste mesure. N’empêche qu’il y avaient des choix, de l’autre côté ils l’ont fait à la russe et c’est normal.


  4. Catalina Le 25 juin 2017 à 06h43
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    “Gorbi” comme vous dîtes est peut-être un “couillon patenté” comme vous dîtes mais il a le mérite aujourd’hui de parler d’une réalité bien difficile à faire entendre aux autres pays. En parler comme vous le faites ne sert pas la paix que la Russie aimerait instaurer. ça n’apporte rien.


    • Duracuir Le 25 juin 2017 à 10h15
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      Ha bon? il ne faut pas dire les vérités qui fâchent?


  5. relc Le 25 juin 2017 à 06h49
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    « Aggraver cet état de faits représente le plus haut degré de méfiance entre Washington et Moscou »

    lire :
    Ces réalités déplaisantes se voient encore aggravées par la profonde méfiance qui règne entre Washington et Moscou

    “Aggravating these facts of life is the deep degree of mistrust between Washington and Moscow”


    • Toff de Aix Le 25 juin 2017 à 09h55
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      Gorbi a effectivement servi la soupe aux states lorsqu’il a vendu son pays contre de vagues promesses de “démocratie” :aucun doute là dessus. Après il n’a pas tort d’appeler toutes les parties à la retenue, mais j’y trouve quand même une certaine forme d’hypocrisie… Mettre dos à dos les states et la Russie, alors que celle ci ne fait que se défendre, et fait infiniment moins de dégâts, et ce à tous les niveaux, que les enragés de l’état profond. Faut il rappeler le nombre de coups tordus, d’interventions visant à “un changement de régime “(des coups d’états quoi), de destabilisations, d’agression sans mandat international, de guerres par procuration dont sont coupables nos bons amis les américains ?

      Le seul tort de la Russie c’est de leur tenir tête. Et non pas militairement : mais plutôt économiquement, avec la création d’une banque alternative, d’un sommet économique eurasiatique, le financement de nouveau pipelines et j’en passe.. Non vraiment, ce qu’il faudrait c’est qu’une large majorité de la communauté internationale vote une résolution aux nations unies, appelant les states à aller se faire f*utre, pardon à se calmer et à arrêter sa politique impérialiste qui déstabilise le monde entier. Quitte à abandonner massivement le dollar comme monnaie de transaction pour le pétrole… Chiche ?


      • Louis Robert Le 25 juin 2017 à 11h19
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        “Faut il rappeler le nombre de coups tordus, d’interventions visant à “un changement de régime “(des coups d’états quoi) ,.. ” etc.

        ***

        Oui, il le faut, le plus souvent possible et en détail… Rares en Occident sont ceux et celles qui mesurent l’ampleur de l’œuvre criminelle de “L’Occident terroriste” (Chomsky/Vlchek) partout dans le monde, l’étendue des destructions infligées, le nombre de pays dévastés, ainsi que tous les millions d’innocentes victimes abandonnées, derrière, dans tous ces charniers. Même devant des millions de réfugiés parcourant l’Europe, on ne comprend toujours pas! Des “migrants”!!!… comme des pingouins? C’est tout dire.

        Il faut surtout insister sur le fait que cet Occident terroriste, c’est bien NOUS! Personne d’autre.


      • Vladimir Le 26 juin 2017 à 06h14
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        Spassibo, Toff et Louis! C’est exactement ça, rebiata’s (les gars) je vous doigt un verre de ma meilleure vodka! 🙂


        • atanguy Le 26 juin 2017 à 07h33
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          C’est bien facile de mettre tout sur le dos de l’occident,c’est qui qui profite du travail du peuple russe et qui envoie des milliards de roubles,de dollars en occident – Chypre,la city,les US c’est qui qui achete des apparts a des millions de dollars dans la tour Trump de New york? Reveille toi Vladimir et ne croit pas que ” l’occident” soit ton seul ennemi….


  6. Catalina Le 25 juin 2017 à 06h52
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    relc, merci pour toutes ces précisions, vous ne voudriez pas vous joindre aux traducteurs bénévoles ?, cela vous éviterait de reprendre partiellement le fait d’une traduction impécise. Cordialement.


    • relc Le 25 juin 2017 à 13h38
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      Catalina, j’ai déjà eu l’occasion de vous répondre, et donc je répète

      1) j’ai déjà donné
      2) les conditions actuelles de participation aux traductions ne me conviennent pas

      J’envoie donc occasionnellement certaines corrections qui vraiment s’imposent, pour certains des textes que je lis (par exemple je n’ai pas lu Chomsky, qui ne m’intéresse plus), selon l’humeur.

      Parce que c’est se couvrir de ridicule (et fournir des armes aux décodexeurs et assimilés) que de vitupérer à longueur de pages, comme on le fait ici, les abrutis devant leur poste de télévision, si dans le même temps on n’est soi-même qu’un abruti devant n’importe quelle page de texte, capable de gober sans broncher des phrases manifestement insensées.


      • Dominique Le 25 juin 2017 à 17h51
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        Bonjour.
        Ce que je trouve étrange, c’est que tous les commentaires sont lus (voire relus) mais que le modérateur a préféré laisser votre commentaire plutôt qu’apporter une correction au texte, puisqu’il est resté inchangé. C’était ce qui était fait fait il n’y a pas si longtemps sur ce blog.
        Et puis, je comprends qu’il faut du temps et de la bonne volonté pour traduire des textes, mais peut-être Olivier veut-il trop en faire traduire avec le staff dont il dispose. La majorité de ces traductions ressemblent à de la traduction via celle que nous offrent les moteurs de recherche et sont indigestes.
        Je suggèrerais donc de ne faire traduire que les textes indispensables, mais bien, et de créer des pages fournissant les liens vers les autres, sachant que tout le monde sait trouver un traducteur sur le web, et qui permettraient de laisser des commentaires.


  7. Mazepa Anathèmea Le 25 juin 2017 à 07h51
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    Gorbi citant la mauvaise expérience de la France et l’Allemagne avec la Russie oubli la Suède, Charles XlI en 1709 a ouvert cette mode de l’échec permanent des occidentaux à vouloir contrôler la Russie. Seul et dernier historien en France qui a prêté attention à cette guerre dit du Nord a été camarade Voltaire😊. Ce que explique le “théorème” de Trois Grands Ivanovitche : Karle I , Napoléon I, Adolphe I. Les russes en rigolent en pardonnant que le 1 – Charles XII car il n’avait pas de prédécesseurs 🙂


    • moshedayan Le 25 juin 2017 à 19h42
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      Merci, de ce rappel, les Occidentaux européens -(de tous bords) ont une ignorance “crasse” sur la Russie, ils ne savent pas ce que signifie “l’immensité russe”. Le seul vaccin qui devrait leur être administrés : un séjour d’au moins 2 mois dans un simple village russe à l’Est de Moscou et alors ils comprendront peut-être. Ce ne sera pas le Président Macron qui aura le temps de faire un tel séjour et ça n’est pas plus Mme Merkel, que l’on vante de connaître le russe mais qui n’a cultivé qu’un imaginaire négatif sur l’URSS et qui ne connaît rien au fond de la Russie. C’est ma raison personnelle de m’en méfier (comme de la peste ???)


  8. fredseb Le 25 juin 2017 à 08h54
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    Je ne crois pas que l’élimination complète des armes nucléaires soit la solution.
    Si ça devait arriver un jour et maintenant que les hommes savent les construire, il y aura toujours un fou furieux dans un pays pour en refaire en secret et menacer le monde; y compris les grandes puissances.
    Le mal étant fait, les scientifiques devraient plutôt se pencher sur un système permettant d’en neutraliser les effets, si c’est possible.
    Là où je reste encore positive, c’est que ce fameux 1% qui détient 90% des richesses sur terre, qui achète les médias et corrompt les classes politiques et dirigeantes, n’aurait aucun intérêt économique à faire transformer la planète en un gigantesque désert et si guerre, il doit y avoir, elle devrait se faire sans l’utilisation des armes nucléaires.
    N’empêche que l’avenir n’est pas très rassurant, c’est le moins que l’on puisse dire.


    • Owen Le 25 juin 2017 à 09h29
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      Moi je croyais que Docteur Folamour était un film pour se détendre. Je comprends maintenant que Stanley Kubrick cherchait avec ce film à nous dire sa réelle inquiétude.
      On retiendra sans doute le général président Dwigth Eisenhower en 1961 comme lanceur d’alerte avec son expression complexe militaro-industriel. Ce n’est pas d’aujourd’hui et cela ne vient pas d’un chanteur de Woodstock.
      Il faut écouter, vraiment littéralement les discours de John McCain, de certains généraux en vue, du porte parole du gouvernement, sans compter celui d’Obama à L’ONU et ceux d’Hillary: ils disent clairement que la Russie est ennemi n°1 à détruire.

      Dont acte.
      Concernant l’armement, lien communiqué récemment par Lisbeth Levy: http://monde.blogs.la-croix.com/wp-content/uploads/2014/02/MB2014-Top-15-Defence-budgets-NEW.gif


      • Barbier Le 25 juin 2017 à 16h48
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        Merci pour le lien, ces différences sont souvent évoquées mais comme les states c’est les gentils, donc c’est normal….
        Pour le speech de dwight Eisenhower sur les dangers du complexe militaro-industriel, bien de le rappeler aussi…çà date de 1961 !!!
        Mais on préfère nous montrer Clinton et Eltsine se bidonnant ensemble , genre pour nous faire croire que ce sont des braves types ….


  9. Duracuir Le 25 juin 2017 à 10h22
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    Même Boris Godounov n’a pas été si funeste à son pays que Gorbatchev.
    C’est inconcevable à l’échelle de la France, mais c’est comme si un chef d’état français prenait le pouvoir en 2017 et, en 4 ans, laissait celle-ci sans la Corse, le Roussillon, l’Alsace, la Lorraine, la Bretagne, le Nord-Pas-de-Calais, les Alpes Maritimes, la Savoie et Haute Savoie, et que des régions comme l’Occitanie, Rhone-Alpes et Paca étaient devenus totalement autonomes et travaillées au corps par des services étrangers hostiles pour les encourager à faire sécession.
    Aucune guerre n’a jamais autant devasté et détruit la Russie que la présidence Gorbatchev.
    La naïveté est un crime en politique.

    On peut être totalement certain que le Deep State US ne laissera JAMAIS Trump ou tout autre être le Gorbatchev local.


    • Dominique Le 25 juin 2017 à 18h11
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      « C’est inconcevable à l’échelle de la France »
      Eh bien si, c’est concevable, vu que nos dirigeants ont offert notre souveraineté à des acteurs extérieurs.


    • Chris Le 26 juin 2017 à 15h40
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      On peut être totalement certain que le Deep State US ne laissera JAMAIS Trump ou tout autre être le Gorbatchev local.

      Et pourtant qu’est-ce-que le Deep State d’autre en contrecarrant Trump, au point que les états déjà de mentalité sécessionniste sont en train de prendre leurs distances avec le pouvoir à Washington ?!
      Relevons le fait (dettes, économies atones, crises multifaces) que les USA sont mûrs pour connaître le sort de l’URSS… tout comme l’UE son arrière-cour !!!


    • Jean Aymard Le 26 juin 2017 à 16h55
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      C’est particulièrement concevable, au contraire, puisque, la souveraineté du peuple français a été transférée à la Commission de Bruxelles, et celle-ci se basant sur l’idéologie des “Eurorégions”, c’est tout à fait son projet.

      Notre président ayant fait sienne européanisation de notre pays, il a a cœur de continuer à transférer du pouvoir à l’UE et aux eurorégions, au détriment de l’État nationale et des départements. L’objectif assumé étant de recréer 2 niveaux de décisions: l’EU et les eurorégions. On verra donc au fur et à mesure privilégier les langues régionales et l’autonomisation des ensembles ethnoculturels tels que l’Occitanie, le pays basque, la Bretagne, l’Alsace-Rhénanie… Démantèlement du pays avec l’assentiment des dirigeants.

      Fantasme ? Paranoïa ? Cherchez un peu, Tout cela est en projet .Vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas.


  10. openmind Le 25 juin 2017 à 10h43
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    Gorbatchev, Ex URSS, Ukraine, Maidan…neo nazi….et que voit-on ce jour!!!!!!

    Grâce au blog et aux médias russes, on sait tout cela depuis des années mais là ça bouge sévère chez nos grand médias…aggiornamento ou bien une belle inversion du style, Trump soutient Porochenko qui reconnait les Nazi donc Trump est un Nazi ou encore Trump lâche Porochenko et créée donc un renouveau du mouvement neo nazi en Ukraine. Bref l’objectivité selon le monde.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/24/l-extreme-droite-accroit-son-influence-en-ukraine_5150506_3214.html

    https://fr.sputniknews.com/international/201706241031970453-medias-mainstream-fascisme/


  11. Krystyna Hawrot Le 25 juin 2017 à 18h16
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    On peut discuter longuement, très longuement du bilan des expériences de l’Est dites “communistes”. Car comme partout, il y a du bon et du mauvais – en plus des systèmes d’éducation, de santé, de l’amélioration sanitaire, de l’éradication de nombreuses maladies, il y a eu des productions culturelles de qualité (le film polonais ou tchèque par exemple…). Mais il est aussi vrai que le système sur sa fin sélectionnait les dirigeants les plus médiocres et bloquait toute innovation en envoyant dans la dissidence réprimée tous ceux qui voulaient changer quelque chose. Mais doit-on juger une période historique à l’aune de sa fin et des conséquences de sa fin? Que dire donc de la France gaulliste? Qu’elle était nulle parce qu’elle finit avec Sarkozy, Hollande, Macron, la soumission à l’OTAN, le chômage et les SDF?


  12. moshedayan Le 25 juin 2017 à 18h39
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    Vladimir, RGT, Duracuir, je suis parmi vous. Ayant travaillé en pleine Perestroîka, j’ai gardé de la Russie les souvenirs les meilleurs et les plus amers, j’ai connu aussi plus brièvement l’époque Brejnev et Andropov.
    Oui, vous avez raison, la Nomenklatura est devenu les “nouveaux Russes” (pas tous mais la majorité) et sous Yeltsine ceux-ci ont vendu leur pays. Gorbatchev en est responsable parce qu’il était un “immense” naîf. Mais on ne reviendra pas en arrière.
    Je regrette cette époque où Moscou était une immense ville aux larges rues avec très peu de voitures -des ladas, moskvitchs, volgas. “Moscou ne croit pas aux larmes” film.
    Maintenant des cross-overs à Paris ou à Moscou Et après ? Des voitures qui, au fond, se ressemblent toutes (pire en forme de patate au fond) , irréparables par le simple citoyen.. Et ce citoyen russe est-il plus heureux ?


    • Vladimir Le 25 juin 2017 à 21h21
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      Tout est vrai. Heureux? Celà dépend qui! Le consumérisme aussi apporte ces petits joies , donc…:) côté là


    • Pinouille Le 26 juin 2017 à 11h13
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      Amha, la question “est on plus heureux dans un pays communiste ou capitaliste?” n’a pas vraiment de sens dès lors que le communisme a montré -qu’on le veuille ou non- qu’il n’est pas une alternative viable à son concurrent capitaliste.
      L’économie communiste génère par nature moins de richesses que sa concurrente. Cela entraîne une perte de vitesse inexorable, pour aboutir à un effondrement (cause interne) ou un phagocytage (cause externe).

      Une question plus pertinente serait plutôt: “existe-il un système plus propice au bonheur des hommes?” (LA question économique par excellence).
      L’article suivant donne des éléments de réponse:
      http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160317.OBS6665/qui-sont-les-champions-du-monde-du-bonheur.html
      Je pense qu’il est fondamental de ne pas idéologiser le débat. Le risque étant d’imposer aux autres nos propres idéaux: une autre raison pour laquelle le communisme n’a pas tenu.


      • atanguy Le 26 juin 2017 à 18h57
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        “le communisme a montré -qu’on le veuille ou non- qu’il n’est pas une alternative viable”

        Ah oui? Apres une guerre civile au debut de la revolution,une guerre d’agression menee par l’occident contre le jeune etat sovietique,apre la dictature d’un staline qui a fait executer les vrais communistes,apres une nouvelle guree d’agression par les nazis qui a laisse l’URSS exangue,apres la dictature des bureaucrates puis des oligarques. C’est vraiment a se demander si vous avez suivi l’histoire de l’URSS quand vous arrivez a votre conclusion…


  13. Clauzip12 Le 25 juin 2017 à 19h31
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    Aurons nous la possibilité de faire le bilan des dictatures communistes et ultramiberale?
    Pour ce qui concerne le dernier sa permanence amené à envisager la disparition de l’humanité !
    La machine de guerre de l’un contre l’autre et de tout pour ma gueule ne cessera pas.


    • Catalina Le 25 juin 2017 à 21h54
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      mon père qui a vécu sous le “communisme” disait “la seule différence entre le communisme et le capitalisme est que pour le capitalisme 10 se partagent les richesses et qu’ils sont 100 à se les partager sous le communisme”.
      Ceci dit, il reconnaissait que le “communisme” auquel il a été exposé avait des avantages que le capitalisme n’a jamais eu, éducation vraiment gratuite, accès aux grandes écoles, etc, d’ailleurs, lors d’un voyage en 2006 en Hongrie, toutes les personnes rencontrées regrettaient ce ” communisme”.


  14. Nerouiev Le 26 juin 2017 à 06h18
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    C’est drôle, à un âge très avancé, autour de 90 ans, celui qui a vendu la France aux USA avec les young leader, et celui qui a donné son pays aux ultra capitalistes de tous bords, sont allés faire leur acte de contrition à Moscou. Comme si Moscou représentait une sorte de paix humaine. Poutine résume très bien cela quand il dit :”celui qui ne regrette pas le communisme n’a pas de cœur, celui qui veut y retourner n’a pas de tête”.


    • Vladimir Le 26 juin 2017 à 06h54
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      C’est une phrase pensée, par lui même ou ces soutiers, je n’en sais rien. Mais elle est plein de sensibilité et de sagesse, ma génération s’y reconnue tout de suite, c’est pour ça d’ailleurs qu’elle est si souvent citée.


      • atanguy Le 26 juin 2017 à 19h05
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        Poutine aurait pu citer sa source,ce n’est qu’un plagiat de ce qu’a dit George Bernard Shaw:

        Celui qui n’est pas communiste à vingt ans n’a pas de coeur; celui qui l’est encore à quarante ans n’a pas de tête.

        Ce qui evidemment justifie toutes les trahisons…


  15. Vladimir Le 26 juin 2017 à 06h25
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    Camarade Fritz, j’ai rien effacé du tout, en tout cas c’était pas mon intention, c’était une fausse manip, je voulais corriger mon comment et ne sachant pas comment faire et a du appuyer sur je ne sais pas quoi. Remets ça, bien sûr!


  16. Vladimir Le 26 juin 2017 à 06h41
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    Spassibo, je vais lire et même si je connais pas mal sur le sujet it will be good for my practice:)


  17. Lysbeth Levy Le 26 juin 2017 à 09h38
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    Gorbatchev s’est quand même enrichi grâce au changement radical de “régime” et on sait que près de 11 millions de personnes (morts prématurés ) en ont fait les frais, car c’était la thérapie de choc des “chicago-boys” voir un doc :https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00166897/document
    Que je sache Gorby n’en est pas ressorti pauvre mais bien très riche ayant une fondation à son nom à l’instar de tout capitaliste http://www.gorby.ru/en/. Une honte quand même quand on sait dans quelles conditions désastreuses vivaient le peuple. C’est bien beau d’avoir des regrets mais il fallait y penser avant : http://www.slate.fr/story/94523/gorbatchev
    “Lui qui a été l’un des artisans de la fin de l’URSS est, sauf rares exceptions, détesté en Russie, où il est tenu pour responsable de la fin du pays comme grande puissance. Mais sa déception est surtout que ses pairs occidentaux n’aient pas saisi l’occasion des changements provoqués à l’époque pour bâtir une «maison commune» en Europe”.


    • Vladimir Le 27 juin 2017 à 00h24
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      N’oublions pas sa datcha fantastique au Faros (en Crimée) enregistré au nom de sa femme. Ces voyages en Occident, USA y compris, avec Raïssa (de mortuis aut bene aut nihil) dont le surnom était “emballez-moi ça”) puisque elle demandait lui offrir tout sur quoi son regard se posait! Des honoraires substantiels de ses conférences et des millions payés pour la pub de mal-bluff amerloquien! L’époque je l’ai invité à Canal+ dans l’émission de Michel Fild, son staff m’a demandé 100.000 fr, j’ai réussie lors des mois de négociations de le faire gratis. On s’en est sortie avec quelques t-shorts de Canal et un petit sac avec des stylos et d’autres bibelots aussi marqués Canal. Canal m’a payé, si ma mémoire est bonne, le double pige 8.000 fr pour la peine plus la traduction. Je me souviens que l’enregistrement s’est passé à hôtel George V. C’était du beau temps.


  18. sibtigr Le 26 juin 2017 à 13h37
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    Anecdote du temps des dissidents :
    “qu’est ce que le capitalisme?
    C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
    Et le communisme ?
    C’est le contraire “


  19. Larousse Le 26 juin 2017 à 19h09
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    https://www.youtube.com/watch?v=7CemACOk-p0
    Comprendre pourquoi l’URSS était l’ennemi à abattre à tout prix , c’est remettre en perspective certains faits comme ceux-ci
    1975 : libération de Saïgon. 1977 : intervention massive et rapide de Cuba et de l’URSS en Ethiopie… Dès lors Carter, Zibgniew Brzezinski forgeront la stratégie de contre-offensive… de la RDA à la Yougoslavie, jusqu’en Ukraine. ( Z B est mort cette année mais ses émules se battent pour reprendre sa “grande oeuvre”).
    Seuls les peuples arrêteront tout ceci par la même opiniâtreté à démasquer les sournois, les manoeuvres, etc… et, effectivement, en refusant le dollar comme monnaie unique avec son “neveu” l’euro.


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