HORS SUJET : un lecteur organise un Apéro à Rennes ce samedi 08/07 à 20h30 au Bar Le Kenland, 15 place des Lices. On essaiera d’en organiser d’autres en province à la rentrée…

Source : Proche & Moyen Orient,  Richard Labévière, 03-07-2017

Les gazettes nous apprennent que les présidents américain et français se sont longuement parlés au téléphone, mardi dernier, sur « la nécessité de travailler à une réponse commune en cas d’attaque chimique en Syrie », a précisé l’Elysée. La veille – lundi – les stratèges du Pentagone révélaient que « le régime de Bachar al-Assad semblait préparer une nouvelle attaque chimique ». Si cette information s’appuie sur les précédents incidents chimiques, on peut craindre le pire ! Toujours est-il que chaque fois – chaque fois – que l’armée gouvernementale syrienne reprend l’avantage dans la reconquête de son territoire national, une nouvelle attaque chimique est aussitôt attribuée au « régime de Bachar al-Assad », sans qu’on puisse sans conteste en prouver la paternité…

Ce nouvel épouvantail chimique se déploie en pleine bataille de l’Est, une bataille décisive. Avec l’appui des forces russes, iraniennes et celles du Hezbollah libanais, l’armée gouvernementale a désormais repris le contrôle de la « Syrie utile », un axe s’articulant entre le grand Damas, les agglomérations de Homs/Hama et la ville d’Alep. En décembre dernier, la libération de cette ville, qui fut la capitale économique du pays, a constitué le vrai tournant de cette guerre civilo-globale qui fait rage depuis l’automne 2011. Hormis quelques réduits de mercenaires chinois et tchétchènes qui résistent encore dans la province d’Idlib à l’ouest d’Alep, la moitié du pays est maintenant pacifiée, les forces gouvernementales s’étant redéployées à l’Est en deux axes principaux : la ville de Deraa, sur la frontière jordanienne (localité d’où est partie la révolte en mars 2011) et la région de Deir ez-Zor sur l’Euphrate.

CORRIDOR STRATEGIQUE

Cette offensive est stratégique pour trois raisons : 1) parachever la libération de l’ensemble du territoire national ; 2) libérer les régions riches en hydrocarbures dont les ressources permettront la reconstruction du pays ; 3) enfin, contrôler la frontière avec l’Irak afin de prendre à revers les factions armées pro-américaines qui cherchent à investir Raqqa et Al-Mayadin (toujours aux mains de Dae’ch) pour imposer une partition du pays. En effet, la « fédéralisation » du pays demeure le principal objectif de guerre sur lequel s’accordent les Etats-Unis, les pays du Golfe, Israël et, dans une moindre mesure, les Européens. Comme d’habitude, ces derniers ne peuvent afficher de politique commune. Tenue hors du coup depuis la fermeture de son ambassade à Damas en mars 2012, la France – qui n’a toujours pas de diplomatie lisible dans la région – reste écartelée entre le nouveau président de la République souhaitant la préservation d’une Syrie unitaire avec Bachar al-Assad (tant qu’il n’y a pas d’alternative crédible) et son ministre des Affaires étrangères continuant à affirmer que l’avenir de la Syrie ne peut s’envisager « autour de Bachar al-Assad »…

Voir l’armée syrienne reprendre le contrôle des quelques 700 kilomètres de frontière avec l’Irak constitue le vrai cauchemar du Pentagone et signerait une nouvelle défaite américaine dans la région. Cette longue bande désertique qui court à partir de la frontière syro-jordanienne, le long de l’Irak – cap nord – au fil de la vallée de l’Euphrate conditionne un futur couloir stratégique décisif pour l’avenir de la région. Ce « corridor » permettrait d’opérer une liaison opérationnelle entre l’armée syrienne et les unités irakiennes chi’ites alliées permettant de relier Téhéran à Beyrouth, via l’Irak et la Syrie. Cette éventualité fait frémir Israël, la Jordanie et les pays du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie saoudite…

L’autre dimension de cette bataille de l’Est inquiète davantage Washington. Depuis des mois, le Pentagone livre des tonnes d’armes lourdes et blindés aux Kurdes des FDS (Forces démocratiques syriennes), auxquels sont venus s’adjoindre des groupes de Jabhat al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie), rebaptisés « rebelles modérés et démocratiques ». Ces groupes assiègent Raqqa, l’état-major de Daech en Syrie et la localité d’al-Mayadin (plus au sud sur l’Euphrate) où les cadres militaires de l’organisation terroriste sont en train d’organiser exfiltrations, redéploiements et fuites de leurs Katiba les plus opérationnelles.

C’est dans le cadre de cette sous-bataille – dans la bataille de l’Est – qu’on assiste à une escalade entre Washington, Moscou et Téhéran. Jusqu’à récemment, Américains et Russes se transmettaient mutuellement les plans de vols de leurs chasses et drones respectifs afin d’éviter les « tirs amis ». Depuis deux mois, ce téléphone rouge est coupé, si bien que depuis le début mai, deux drones iraniens et un bombardier syrien ont été abattus (18 juin), tandis que les incidents entre armées de l’air américaine et russe se multiplient. Par conséquent, Washington intensifie ses opérations aériennes, multipliant les bavures. Dernièrement, 57 civils ont été tués dans l’Est du pays, sans beaucoup émouvoir la presse occidentale qui reste très discrète sur les « dégâts collatéraux « de la Coalition internationale…

DEFAITE AMERICAINE ANNONCEE

Dans un entretien qu’il vient d’accorder au quotidien saoudien Ash-Shark al-Awsat, le dernier ambassadeur américain à Damas Robert Ford annonce une « défaite américaine », rien de moins ! Il affirme, par ailleurs que « la partie est finie, que les Etats-Unis seront obligés, une fois Daech écrasé, de déguerpir. Comme cela s’est passé au Liban en 1983 et en Irak en 2011 ».

Pour Robert Ford, les Kurdes syriens commettent une grande erreur en se fiant aux Américains qui ne vont pas se battre pour eux après la libération de Raqqa. « Donald Trump prétend réduire l’influence de l’Iran en Syrie et en Irak », ajoute-t-il, « mais il ignore que les dés sont jetés et que Obama ne lui a laissé aucune carte à jouer, à part de se retirer ». Il ajoute : « Les Kurdes paieront un lourd tribut pour leur confiance aux Américains. L’armée américaine ne les soutiendra pas face au gouvernement syrien et à la Turquie. Ce que nous (les Américains) faisons à l’égard des Kurdes, est un acte non éthique et une erreur politique ».

Et de préciser : « Les Américains se sont servis des Kurdes pendant longtemps sous le régime de Saddam Hussein. Est-ce que vous pensez qu’ils auront une autre attitude envers les Kurdes syriens du PYD ? Les Kurdes irakiens ont été délaissés par Henry Kissinger. Les Kurdes syriens connaîtront le même sort que leurs voisins irakiens, c’est ce que les Américains m’ont dit ». R. Ford conclut : « la plus grande erreur politique que j’avais commise était de croire que le « régime allait négocier son départ. Je n’avais pas prévu que l’Iran et le Hezbollah allaient envoyer des milliers de combattants pour soutenir le pouvoir en Syrie ». Ni le soutien indéfectible de la Russie !

Quelques jours auparavant, un autre grand témoin et acteur de la tuerie syrienne – l’ancien Premier ministre qatari Hamad Bin Jassem – a lui aussi rompu le silence qui lui a été imposé depuis son limogeage en juin 2013. Il rappelle aujourd’hui à tous ceux qui accusent maintenant le Qatar d’avoir financé le terrorisme, qu’ils étaient complices de ce crime. Dans une interview avec Charlie Rose sur la chaîne américaine PBS il fait plusieurs révélations : « en Syrie, tout le monde, y compris les Etats-Unis, ont commis de lourdes erreurs. Nous avons coopéré ensemble dans deux centres d’opérations principaux, l’un en Jordanie, l’autre en Turquie. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis, et bien d’autres, en faisaient partie. Au fil du temps, nous avons découvert que certains groupes avaient d’autres agendas. Malgré tout, nous avons continué de les financer les uns et les autres ».

Répétons-le, il n’est pas étonnant que – dans ce contexte -, une nouvelle guerre de communication fasse rage quant aux armes chimiques qui pourraient « justifier » une nouvelle intervention franco-américaine, soutenue par la Grande Bretagne.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a redit que l’attaque d’avril près de Khan Cheikhoun « ne pouvait pas être attribuée aux forces armées syriennes », faute d’« enquête impartiale »( refusée par les occidentaux). Et comment se fait il que l’enquête de Seymour Hersch, lauréat du prix Pulitzer, sur cette attaque soit passée à la trappe dans les medias occidentaux ( sauf dans le Welt am Sonntag). (http://www.jonathan-cook.net/blog/2017-06-26) ….

Pour sa part, Bachar al-Assad a assuré à plusieurs reprises avoir remis tous ses stocks d’armes chimiques, conformément à l‘accord mis au point sous les auspices de la Russie à l’occasion du G-20 de Saint-Pétersbourg en septembre 2013. Le président syrien a, aussi multiplié les sorties publiques, pour se rendre sur les marchés de Damas et chez des particuliers afin de visiter des blessés et familles. Les médias occidentaux ont, aussitôt hurlé à la propagande, pratique qui – mais voyons bien sûr – leur est totalement étrangère!

L’INSOUTENABLE LEGERETE FRANCAISE

Dans L’Insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera nous rappelle combien l’indécision peut être à la fois délicieuse et dramatique. Dans un entretien accordé le 21 juin à huit quotidiens européens, dont Le Figaro, le nouveau président de la République française vitupère le « néo-conservatisme importé (des Etats-Unis) depuis dix ans », sans évoquer le surgeon français de cette idéologie mortifère dont les petits soldats peuplent pourtant la cellule diplomatique de l’Elysée, le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense. Ne parlons pas des insubmersibles conseillers es-stratégie – tous partisans de la guerre anglo-américaine d’Irak au printemps 2003 -, qui reprennent du service.

Dans ce premier flottement entre Les mots et les choses, dont Michel Foucault nous assure que toutes les torsions de pouvoirs sont possibles, le président Macron définit en quelques phrases quelle pourrait être sa politique envers la Syrie : « je n’ai pas énoncé (sic) que la destitution de Bachar était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». et de rappeler que la guerre franco-britannique de Libye (mars 2011) a transformé ce pays en « Etat failli (…) Je ne veux pas de cela en Syrie ». Et encore : « les groupes terroristes, ce sont eux nos ennemis (…) Et nous avons besoin de la coopération de tous, en particulier de la Russie ».

Quelques jours plus tard – dans Le Monde du 30 juin – le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian nous explique que « le réalisme, c’est aussi de ne pas faire croire qu’il puisse y avoir une solution du conflit autour de lui (Bachar al-Assad). Je vois mal comment les réfugiés qui ont fui ou ont été chassé par lui pourraient revenir en l’absence d’évolution en Syrie ». L’auteur de ces lignes a suffisamment côtoyé les réfugiés syriens en Jordanie, au Liban, en Turquie et ailleurs pour savoir et affirmer que nombre d’entre eux ont fui leur pays à cause des exactions commises par la rébellion soi -disant « modérée » et « démocratique », parfois armée par la France. Songeons seulement au village chrétien martyr de Maaloula où les femmes furent violées durant des heures avant qu’on leur coupe les seins, les mains et les pieds. Les auteurs de ces crimes étaient « les bons p’tit gars » dont Laurent Fabius a dit qu’ils faisaient « du bon boulot… »

Certes, Monsieur Macron vient de prendre ses fonctions et nous ne doutons pas de sa volonté de refonder la diplomatie de notre pays – qui est sortie des écrans Proche et Moyen-Orientaux depuis mars 2012 – date à laquelle Alain Juppé a pris la responsabilité de fermer notre ambassade à Damas. Certes, il ne s’agit pas de rouvrir aujourd’hui cette ambassade en fanfare, mais ne devrait-on pas – dans un premier temps – envisager d’y nommer un chargé d’affaires, comme l’ont fait le Brésil et plusieurs pays européens dont l’Espagne et la Pologne ? Pourrait-on – ensuite – voir sérieusement s’il n’est pas temps de lever les sanctions qui frappent lourdement la Syrie, afin de faciliter le travail courageux que mène actuellement Staffan de Mistura pour les Nations unies à Genève.

Dans tous les cas de figures, ces deux décisions permettraient à la France de revenir dans les deux processus de négociation – Genève et Astana – où notre diplomatie ne dispose pas du moindre strapontin ! Dans tous les cas de figure, il est temps que cette insoutenable légèreté française prenne fin pour faire place à une diplomatie construite et pro-active, se remettant au service des intérêts de notre pays aux Proche et Moyen-Orient, en se recentrant sur les nouveaux enjeux stratégiques de la Méditerranée -qui n’est d’ailleurs plus une mer occidentale !

ATTENTATS/MESSAGES DE DIMANCHE

Au moment où nous mettons sous presse, trois attentats suicides viennent d’avoir lieu ce dimanche 2 juillet à Damas (8 h. 40/heure locale) : l’un sur la grande avenue de Bagdad ; un autre sur la route de l’aéroport ; le dernier dans les quartiers est de la ville. Deux autres voitures piégées ont été appréhendées par les forces de sécurité dans la banlieue industrielle.

Ce recours aux mêmes modes opératoires utilisés lors d’attentats menés dernièrement contre des cibles chi’ites à Bagdad et au Liban est porteur d’une triple signification : 1) Daech comme la Qaïda recourent à cette même tactique chaque fois qu’ils perdent pied sur le terrain, dans leurs sanctuaires territoriaux afin de montrer qu’ils gardent entières leurs capacités de nuisances ; 2) ces attentats indiquent déjà ce que sera l’après Daech, comme le fut l’après-Qaïda dès novembre 2001 : redéploiement international, multiplications rhizomatiques (non pyramidales) de réseaux dormants, non seulement aux Proche et Moyen-Orient mais aussi en Asie, dans le Caucase et la bande sahélo-saharienne à partir d’une Libye fragmentée. Les pays européens ne seront pas non plus préservés de prochains attentats.

3)La troisième dimension de ces attentats dominicaux mérite la plus grande attention. Comme ce fut le cas à Bagdad et à Beyrouth, les services de sécurité locaux ont relevé de troublantes connexions entre les terroristes en question et les services spéciaux américains et israéliens. C’est un grand classique de voir ainsi les agences du Pentagone recourir à cette tactique d’« instabilité constructive », dès lors que les forces spéciales américaines et leurs supplétifs perdent la partie sur le terrain de la guerre conventionnelle.

Aux dernières nouvelles, la soldatesque de Tel-Aviv apporte toujours son appui (en matériels, logistique et renseignement) aux terroristes de Nosraengagés sur le plateau du Golan… Ces derniers jours, la chasse israélienne a multiplié les bombardements meurtriers en Syrie pour soutenir les attaques des groupes salafo-jihadistes et pas vraiment pour cibler Daech et la Qaïda. Un autre grand classique !

Dans ce contexte, il est judicieux de réadapter – sans cesse – nos dispositifs de contre-terrorisme et – en amont – de dé-radicalisation. En amont également, il s’agit aussi de redonner à notre diplomatie une visibilité et des capacités d’action, non seulement au sein même des processus de Genève et d’Astana, mais aussi dans les différentes capitales de l’Orient compliqué. La France doit impérativement sortir des impasses de cette « politique sunnite », initiée par les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Notre diplomatie aussi doit se remettre EN MARCHE !

Richard Labévière
3 juillet 2017

Source : Proche & Moyen Orient,  Richard Labévière, 03-07-2017

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25 réponses à Syrie : Bataille de l’est et nouveau délire chimique… par Richard Labévière (+ Afterwork Rennes)

Commentaires recommandés

Alfred Le 07 juillet 2017 à 07h26

On comprend bien à la lecture de ce texte l’éviction de Richard Labeviere des médias “mainstream”: dire aussi simplement et clairement les choses est proprement inadmissible pour la minorité qui nous gouverne. Par contraste on mesure l’immensité des silences (aussi gros que les mensonges) de ceux qui restent en poste. Ou pire de ceux qui passent de ” talk show” distractifs à la cheferie de grands médias.
Bravo à ceux qui comme Mr Labeviere continuent à faire du journalisme.

  1. Alfred Le 07 juillet 2017 à 07h26
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    On comprend bien à la lecture de ce texte l’éviction de Richard Labeviere des médias “mainstream”: dire aussi simplement et clairement les choses est proprement inadmissible pour la minorité qui nous gouverne. Par contraste on mesure l’immensité des silences (aussi gros que les mensonges) de ceux qui restent en poste. Ou pire de ceux qui passent de ” talk show” distractifs à la cheferie de grands médias.
    Bravo à ceux qui comme Mr Labeviere continuent à faire du journalisme.


    • Pegaz Le 07 juillet 2017 à 14h04
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      Un exemple:

      L’insoutenable légèreté de nos médias !

      « Syrie : un demi-million de déplacés internes et réfugiés de retour chez eux depuis janvier (HCR) »
      Dépêche du Service d’information de l’ONU DATANT DU 30 JUIN !

      Une recherche par ce titre montre l’intérêt porté par nos médias « in Decodex veritas » aux nouvelles positives sur la situation des syriens, des réfugiés et de la Syrie. !!!

      http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39755#.WV94WIXMXS0


      • Pegaz Le 07 juillet 2017 à 16h18
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        La recherche aboutit à un vide sidéral dont on peut en imaginer quelques raisons bien peu honorables. Seule la RTS, le jour même, en livre un minuscule résumé sous forme d’article, tout en se gardant bien d’en parler aux infos télévisées du 12h45 et du 19h30 !!!
        Comme pour les lendemains de la libération d’Alep, leur silence radio laisse l’auditeur seul face a leurs paquets d’assertions. Les témoignages des Alépins n’ont plus aucun intérêt, ils pourraient mettre à jour certains mensonges et réalités.

        A cette même source, une info de l’enquête sur Khan Shaykhun et son environnement hautement politisé.
        Utilisation d’armes chimiques en Syrie : le Mécanisme d’enquête demande « qu’on lui laisse faire son travail »
        http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39788#.WV9igYWzhSE


  2. Celavy Le 07 juillet 2017 à 08h37
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    Beaucoup de “riens” comprennent ce qui se passe. Et surtout qu’il n’y aura plus d’après. Nous sommes entrés dans une ère diabolique où le mensonge, la trahison, la perversion, l’hypocrisie, l’indigence morale et matérielle se répandent comme trainées de poudre.
    Merci aux courageux journalistes, politiciens, et militaires qui tentent de faire entendre quelques petites vérités et d’autres sons. Désolée.


  3. Fritz Le 07 juillet 2017 à 08h53
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    Mais QUI a donné aux Américains et aux Français le droit d’intervenir en Syrie ? Ne parlons même pas des gazages attribués sans preuve et sans raison au “régime de Bachar al-Assad”.

    La France n’est plus la puissance mandataire, que je sache ! Et les “Américains” n’ont aucune légitimité en Syrie, déjà qu’ils sont des intrus en Amérique.

    Face à l’impudence occidentale, on a envie de devenir grossier.


  4. Nerouiev Le 07 juillet 2017 à 08h56
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    Merci Monsieur Labévière pour cette excellente analyse. La stratégie des faux drapeaux aux gaz toxiques qui vont obligatoirement à nouveau condamner à mort des civils devrait être divulguée avant sa concrétisation. Notre pays a établi un fil rouge à ce sujet mais prendra-t-il la peine d’un réel contrôle avant de juger et condamner sommairement ? Ce texte mériterait d’être proposé à tous les médias mainstream en notant les raisons de leur refus, la vie de civils inconnus est en jeu.


  5. Stak Le 07 juillet 2017 à 08h58
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    le Kenland … Pas sur ce blog respectable, pas ici !

    Attention à la sanction des Décodeurs sinon ! 😉

    un bzh exilé dans le Nord


    • geedorah Le 07 juillet 2017 à 11h26
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      j’aurais plus vu ça au bar de la cité ^^


      • CestLaCrise Le 08 juillet 2017 à 15h00
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        Bien d’accord mais il y a plus de place/moins de bruit au Kenland 😉


        • eric Le 08 juillet 2017 à 20h34
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          Au kenland c est bien comme endroit mais comment on se retrouve dans la foule?


  6. Dva Le 07 juillet 2017 à 09h19
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    Question simple:”Cette guerre aurait-elle pu se développer sans l’appui direct de l’étranger, en argent et en armes, mais surtout, ce qui est révélateur, sans la participation d’une masse de combattants étrangers, faute d’un nombre suffisant de Syriens…prêts à prendre les armes contre le gouvernement de Damas ? Parce que quand même , là , ces ‘FDS’ ce sont des kurdes et des mercenaires …Non ?…Et ” l’opposition” syrienne en fait est très insignifiante …ce qui révèle alors surtout ce nouveau cas d’ingérence US and co !!!


  7. Seraphim Le 07 juillet 2017 à 09h36
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    Bravo. C’est clair. A quel jeu joue Macron? Il s’est d’abord fait, à Versailles, l’estafette éclaireuse, le ballon d’essai de la menace “rétorsion contre une attaque chimique” visant directement Poutine plus qu’Assad. Puis il a fait un petit pas de côté contre la guerre en Libye et les neocons importés (pas si importés, les nôtres sont à nous depuis des lustres); pour noyer le poisson? Anesthésier la resistance médiatique ? Faire un tour de passe passe?
    Enfin, via le Drian, retour à la bonne vieille case départ (de Bachar el Assad). Quelle sincérité? On dirait du Tony Blair: je hurle avec les loups, mais c’est, vous voyez bien, pour les “orienter”!


  8. Koui Le 07 juillet 2017 à 13h55
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    Christophe Ayad publie un article dans “Le Monde” sur la ” désinformation permanente”
    des forces pro-Assad qui aurait “désorienté les opinions publiques occidentales et paralysé leurs gouvernants”
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/07/a-alep-la-propagande-comme-arme-de-guerre_5157073_3232.html#Ms9FWm2Y7xSwjbMZ.99 http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/07/a-alep-la-propagande-comme-arme-de-guerre_5157073_3232.html

    C’est un spécialiste de la désinformation qui parle. pour s’en convaincre, il faut relire les articles de pur délire manipulatoire du même auteur, chez Liberation à l’époque, sur la crise ivoirienne.
    Pour rappeler le contexte, le président Gbagbo a finalement été chassé du pouvoir par Ouattara, les rebelles-mutins-cosanostra, l’armée francaise et l’ONU.
    Dans le premier article il affirme que c’est un faux coup d’etat machiavélique:”Les «mutins» n’en sont pas : soit ils ont été manipulés, soit ils travaillaient en service commandé. Maintenant, il s’agit de les faire taire en les éliminant et de détourner l’attention en criant à l’infiltration extérieure, en désignant comme d’habitude à la vindicte populaire les travailleurs immigrés burkinabés.”
    http://www.djibnet.com/mabraze/topic/3525-un-reglement-de-comptes-deguise-en-cote-divoire/

    Dans le second article, il invente une mutinerie qui n’a jamais existé et un coup d’état opportuniste de soldats égarés dont Ouattara serait le “principal perdant ” http://www.liberation.fr/planete/2002/10/21/la-guerre-des-trois_419179


    • christian gedeon Le 07 juillet 2017 à 14h49
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      On n’en a pas fini avec l’affaire Gbagbo… ce qui va en sortir est putride et mettra en évidence l’alliance entre l’argent islamique et les intérêts des multinationales de Côte d’Ivoire. Gbagbo a été renversé par une conjonction d’intérêts épouvantables,et la complicité au moins passive,hélas,des forces françaises en Côte d’Ivoire. D’ailleurs les intéressés ne prennent même pas la peine de le nier,les mosquées poussent comme des champignons à Abidjian,et les “affaires ” de l’argent des pays du golfe sont plus florissantes que jamais…à venir,pour Laurent Gbagbo un décès en prison,comme Milosevic,selon toute vraisemblance.


    • Julien Le 07 juillet 2017 à 15h14
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      Le partie commentaire du Monde est devenu un repaire de néo-cons complètement fermés. On y retrouve toujours les mêmes personnes vilipendant les “pro-russes / pro -assad”. Affligeant…

      “Les rebelles djihadistes sont dominants dans la région d’Idlib, pas à Alep. Dans ce bastion urbain, c’était encore les révolutionnaires pro-occidentaux et islamistes modérés qui tenaient les opérations. C’est aussi pour cela que cette bataille avait autant de valeur, alors qu’Alep n’était que ventre mou de l’insurrection. Assad a cru ainsi se débarrasser des ancrages occidentaux dans la guerre. A tort d’ailleurs, puisque le Pentagone est en train d’en armer une nouvelle vague contre l’EI.”

      “Islamistes modérés”, il faudra nous expliquer.

      Cette article et son espace commentaire me rappelle pourquoi j’ai arrêter de lire ce torchon


      • douarn Le 08 juillet 2017 à 19h30
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        “Islamistes modérés”, il faudra nous expliquer.

        😀 si cela peut aider j’imagine que cela doit vouloir a peu près dire “égorgeur empathique”, “kamikaze humaniste” voir peut être “lapidateur aimable” ou “artificier-chimiste délicat”… je tatonne hein, je tatonne… 😀


    • Lysbeth Levy Le 07 juillet 2017 à 15h58
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      Ah oui, Christophe Ayad est un “journaliste à gage” “néocon” selon la “base de donnée” sur site qui leur est consacré : https://anticons.wordpress.com/2016/05/19/medias-francais-cinq-cas-de-journalistes-acquis-a-la-doctrine-neoconservatrice/ Je pense souvent à relire ce site car il étoffe régulièrement de nouveaux éléments très intéressant sur divers sujets https://anticons.wordpress.com/2017/06/17/le-monde-a-lepreuve-de-la-methode-de-son-decodex/ Et sur Gbagbo qui a été déchu par les Sarkozy et co afin de mettre un “pion” Ouattara plus docile. Je conseille ce site .on y trouve tous ces journaleux qui désinforment et lynchent tout ceux qui ne rentrent pas dans le moule atlantiste..


  9. christian gedeon Le 07 juillet 2017 à 14h17
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    M. Labévière,dont par ailleurs les positions sur les “islamistes ” en général sont plus que sujettes à caution,vient de découvrir l’eau chaude. Mieux vaut tard que jamais,en fait.Comme si c’était une nouveauté que les kurdes risquaient in fine de se faire empapaouter! Comme si c’était une nouveauté que les services US,turcs et occidentaux ont remaquillé les al qaïadistes et autres islamistes syriens et étrangers fous,sous leurs diverses formes, en nouvelles forces d’opposition syriennes! Comme si c’était une nouveauté d’essayer d’utiliser les WMD chimiques “du régime ” (comme les fours des prisons),pour tenter une nouvelle agression “définitive”…çà fait des années que nous le disons,nom d’une pipe! Saluons toutefois le chemin parcouru par M. Labévière sur la Syrie.Il est toujours honorable de faire amende du même nom.Je précise,afin que nul ne doute,que je suis chrétien maronite,d’origine libanaise,et que le régime,comme on dit ,syrien a droit à tout mon mépris et à toute ma haine pour ce qu’il a fait au Liban.Mais il n’est plus au Liban,et nous ne saurions lui reprocher de faire face à une agression en tous points semblable à celle qu’il a menée au Liban,en son temps.


    • aleksandar Le 09 juillet 2017 à 23h40
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      Les chrétiens maronites, les massacreurs de Sabra et Chatila avec la logistique israelienne.
      Concernant ce qu’a fait le régime syrien, vous n’avez pas attendu son arrivée pour vous massacrer joyeusement et même entre chrétiens et il a probablement été un facteur de stabilisation.Parler d’agression syrienne comme responsable de la guerre au Liban n’est pas correct, les combats avaient commencé avant .Que sa conduite n’ai pas été toujours exemplaire c’est un fait, mais exagérer est toujours futile. Ce n’était pas la France 1940-1944, l’URSS sous Staline ou le ghetto de Varsovie.Je ne suis pas un touriste, j’ai passé près de 2 ans au Liban a différents moments de cette guerre, j’y ai des amis, et leur vision est beaucoup moins dogmatique que la votre. “La faute aux Syriens ” n’est rien d’autre qu’un mensonge facile pour nier les problèmes libanais et la responsabilité des Libanais eux même dans ce carnage, A commencer par celle justement des chrétiens maronites.


  10. Lysbeth Levy Le 07 juillet 2017 à 14h44
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    Richard Labévière confirme que les Kurdes sont menés en bateau depuis le début juste pour servir de “chair à canon”, au service des grandes puissances Usa, Israel qui les appuie afin de créer cet “état-tapon” qui leur permettrait de se protéger en cas d’attaque de sa part vers ces voisins arabes ou iraniens. La France soutient Barzani un kurde corrompu et peu fiable, auquel des promesses ont dû être faites mais quel jeu joue-il tous ? Nicolas Tenezé “pro-Empire” explique l’alibi humanitaire et la “victimisation” des Kurdes comme “casus belli” et moyen de contrôler la région et le “mythe du Rojava” (démocratique, égalitaire et féministe) et ces femmes engagées comme soldats qui empêcheraient d’aller au “paradis” les djihadistes : page 40 : http://teneze-nrh.e-monsite.com/medias/files/daesh2.doc.pdf
    Désolé encore de casser des mythes mais la propagande a un temps …


    • Koui Le 07 juillet 2017 à 16h18
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      Les Kurdes ont l’habitude d’être trahis, notamment par les puissances régionales. Mais c’est le seul moyen d’exister au prix ou sont les tanks de nos jours.


    • daniel Le 07 juillet 2017 à 21h42
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      Les Kurdes ont l’habitude d’être trahis, notamment par les puissances régionales. Mais les Kurdes de Syrie vont-ils rendre leurs armes – pas celles fournies par l’armée US, mais bien celles qu’ils détiennent depuis plus de 5 ans, au moins ? En cas de défaite, que vont devenir ces femmes guerrières qui ont gouté à la liberté ? Rendre la kalachnikov et reprendre le torchon ? Le mieux pour les Kurdes de Syrie et d’ailleurs est qu’on leur foute la paix . Transposer au Rojava nos idéologies mesquines ne rend service à personne. En fait, je les admire: combattre pour la liberté, même sans espoirs à long terme. Au mois de Juin, les YPG/YPJ admettent environ 100 morts dans leur rang contre 550 à 600 daesh morts sur les lieux mêmes où ont été organisés les attentats en Belgique et France. Qui dit mieux ?


  11. RGT Le 07 juillet 2017 à 20h27
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    Si tous les “rebelles modérés” pouvaient aller porter le djihad en “terre sainte” ce serait un bienfait.
    Terre sainte de l’Islam je précise.

    Hélas, je ne pense pas qu’on les autorise à aller foutre le bordel dans le pays qui finance et soutient le plus ces malades mentaux car il finance AUSSI les partis politiques qui détiennent (volent) le pouvoir dans nos contrées.

    N’oublions surtout pas que les occidentaux ont commencé à se “faire la main” en pillant sans vergogne Constantinople avant d’aller faire leurs “petites sauteries” en Palestine…
    Ce qui a permis aux turcs de facilement envahir le sud-est de l’Europe, les pires massacres ayant déjà été perpétrés par leurs prédécesseurs.

    La religion, la politique et leur instrumentation sont bel et bien les pires méfaits que l’humanité ait pu concevoir.

    Le simple fait d’APPARTENIR à une “foi suprême” vous oblige à massacrer en son nom tous les hérétiques et les apostats.

    Croisés, djihadistes, nazis, “démocrates”, même combat.


  12. Nanker Le 07 juillet 2017 à 23h07
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    “Hormis quelques réduits de mercenaires chinois et tchétchènes”

    Chinois? Personne n’a sursauté à la lecture de cette phrase, à part moi? Des Chinois cad des Ouïghours (Chinois musulmans)? Comment ces Ouïghours peuvent-ils se retrouver à faire le Djihad en Syrie? Par la même connexion (A. Saoudite+CIA) qui expédiait déjà des Tchétchènes partout où le Nouvel Ordre Mondial avait besoin d’eux…?

    Cette petite phrase est une bombe.


    • Alfred Le 09 juillet 2017 à 00h20
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      L’implantation de familles entières d’ouighours via la Turquie n’est plus un secret depuis plusieurs années (on parle de dizaines de mile suivant les sources). On vu les mâles de ces familles prendre part en nombre aux assaults contre Alep l’an dernier (pour le plus grand bonheur des communicants assadistes qui montraient ironiquement des katibas de ” bridés ” certifies “révolutionnaires Syriens” par la presse occidentale…).
      Bref merci la Turquie et ne vous etonnez pas si la Chine soutient la Russie à 200% sur le sujet.


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