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Réforme de la SNCF (1) : premiers tirs de barrage médiatiques par Frédéric Lemaire et Pauline Perrenot

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Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire et Pauline Perrenot, 23-02-2018

Jeudi 15 février 2018, Édouard Philippe recevait le « Rapport sur l’avenir du transport ferroviaire » de Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France. Au programme de ce document, qui doit servir de base de travail pour une future loi sur les « mobilités » : mise en concurrence du rail, remise en cause du statut de cheminot, plans de départ volontaires, suppression des petites lignes jugées non rentables… Un cocktail drastique de mesures libérales qui, pour les syndicats, remettent en cause le service public ferroviaire au profit du secteur privé. Et qui n’a pas manqué de susciter l’approbation (presque) unanime des grands médias. En témoigne cet état des lieux de la presse et des journaux télévisés, premier volet d’une série sur le traitement médiatique du projet de la libéralisation du rail.

Depuis la remise du rapport Spinetta, le jeudi 15 février 2018, la presse s’est emparée de la question de la libéralisation du rail préconisée par l’ancien PDG d’Air France. À commencer par le Journal du dimanche. La rédaction de l’hebdomadaire semble attendre avec impatience ce qu’elle nomme… « la bataille du rail ». Une mise en scène guerrière qui, au mépris des salariés concernés et mobilisés, privilégie la personnalisation des conflits sociaux avec, d’un côté, les membres du gouvernement et, de l’autre, les dirigeants syndicaux. Le JDD ne pouvait donc s’empêcher d’afficher en « une » du 18 février ce qu’il perçoit comme le premier round d’un match de catch entre Élisabeth Borne, la ministre des Transports, et Philippe Martinez :

Et au moment de s’attaquer au fond, le JDD choisit clairement son camp. Le 17 février, il donne la parole à Élisabeth Borne qui, dans une interview ponctuée de questions plus impertinentes les unes que les autres, introduit le refrain qui inonde colonnes et chaines de télévision et radio depuis une semaine : « “Le statu quo n’est pas possible” ». En d’autres termes, c’est le grand retour de la nécessité de la réforme [1]. Au gré de ce que l’on pourrait appeler des « questions-boulevard » ou questions rhétoriques, l’interview du JDD se fait le relais du gouvernement en lui offrant sur un plateau un pur entretien de communication. Extrait de cette effronterie journalistique :

– « Les réformes se sont succédé sans résultat. Pourquoi celle que vous portez peut-elle réussir ? »

– « Le rapport Spinetta va-t-il inspirer le gouvernement ? »

– « Que répondez-vous au leader de la CGT, Philippe Martinez, quand il parle de “casse du service public” ? »

– « Le rapport Spinetta propose un changement de statut pour SNCF Réseau, qui deviendrait une société anonyme (SA). Quel est l’intérêt ? »

– « Quel va être votre calendrier ? »

Dans un article du même numéro intitulé « Comment le gouvernement compte réformer la SNCF », le JDD redonne à nouveau largement la parole au gouvernement en toute complaisance. À l’inverse, les propos – directs ou rapportés – de la CGT et de son dirigeant, Philippe Martinez, sont accueillis plus fraîchement sous la plume du journaliste :

Le leader de la CGT Philippe Martinez a donné le ton dès vendredi (sur France Inter) en dénonçant d’avance [2] une “casse sociale”. Sans attendre la discussion avec le gouvernement, son syndicat appelle à la grève pour le 22 mars – et lui-même brandit cette menace explicite : “Si les salariés de la SNCF sont en grève, il n’y a pas de train et on ne peut plus se déplacer”. […] La mise en scène d’un face-à-face avec une CGT arc-boutée sur la défense de dispositifs présentés (et ressentis par une partie des Français) comme des privilèges corporatistes ne semble pas pour lui déplaire. “Nous sommes face à ce qui a été diagnostiqué par le Président pendant toute la campagne : un corps intermédiaire conservateur et bloquant”, souligne-t-on à l’Elysée, où un conseiller qualifie la relation avec Philippe Martinez de “dialogue poli, mais dialogue de sourds”.

La rédaction du journal dominical ne manque pas d’arguments pour légitimer la « nécessité de la réforme ». À commencer par l’exposé de l’état de déliquescence de la SNCF (un diagnostic du reste partagé par nombre de salariés et de syndicats… qui n’en tirent pourtant pas les mêmes conclusions politiques !). Ainsi d’un reportage pseudo-embarqué intitulé « Pourquoi la SNCF va mal », publié le 20 février sur le site internet, dont la caricature prêterait à rire si elle n’était pas le reflet d’une vaste campagne de la rédaction en faveur du rapport Spinetta [3] :

Jeudi 15 février, quai du RER C, station Pereire-Levallois. Au moment précis où l’ancien président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta remet son rapport au gouvernement sur l’avenir du transport ferroviaire, les haut-parleurs annoncent la couleur. “En raison d’un incident technique survenu à la station Porte-de-Clichy, les trains doivent circuler en alternance sur une seule voie. Nous nous excusons de la gêne occasionnée…” Les voyageurs prennent leur mal en patience en guettant des rames bloquées dans d’autres gares du parcours. La galère, la routine : les incidents de ce type sont innombrables sur le réseau francilien géré par la SNCF. La lecture du rapport Spinetta en donne la vraie mesure.

Sans commentaire…

 

Pour Le Monde ? C’est inéluctable.

Le JDD n’est pas le seul journal à acclamer les projets de libéralisation du rail du rapport Spinetta. Le Monde a également décidé de se jeter lui aussi dans la fameuse « bataille du rail ». Le « journal de référence » reprend une rhétorique qui lui est chère – la réforme est « inéluctable » – et répartit d’ores et déjà les bons et les mauvais points, selon que les protagonistes sont « lucides » ou entêtés.

L’entrée en matière de l’interview de Jean-Cyril Spinetta publiée le 15 février [4] donne le ton : « Pour l’auteur du rapport sur la SNCF commandé par le gouvernement, la situation est préoccupante et le système doit se réformer “dans l’intérêt de tous” ». Étonnant !… Comme le JDD, Le Mondelivre un entretien tout en complaisance, comme en témoigne la première question : « Comment ressort-on de presque trois mois d’immersion dans le ferroviaire ? »

L’interview est suivie d’un article qui, sous couvert « de synthèse », introduit la philosophie générale avec lequel Le Monde appréhende cette grande réforme, que l’on perçoit dans les commentaires que le journaliste accole aux différents points du rapport :

L’heure du grand chamboule-tout approche pour la SNCF. Une étape décisive a été franchie, jeudi 15 février, avec la remise du « Rapport sur l’avenir du transport ferroviaire » de Jean-Cyril Spinetta au premier ministre Edouard Philippe. Hormis les retraites, tout est sur la table et l’ensemble des préconisations du texte de 120 pages constitueront, si elles sont mises en œuvre, la plus grande transformation qu’ait connue le rail français depuis la création de la SNCF en 1937. […] Inéluctable, l’ouverture à la concurrence est une obligation légale de la France qui est tenue de transposer dans sa loi, au plus tard à la fin de cette année, les directives européennes.

« I-né-luc-table » vous dit Le Monde !

Un parti-pris qui sera assumé sans discrétion deux jours plus tard dans l’éditorial du journal, prônant la responsabilité :

Le rapport Spinetta sur « l’avenir du ferroviaire » est-il la première étape d’une réforme de la SNCF différée depuis plus de vingt ans ou bien un nouveau ballon d’essai lancé par le gouvernement avant qu’il se résolve, comme ses prédécesseurs, à reculer devant de probables mouvements sociaux ? En tout cas, le document remis le 15 février par l’ex-patron d’Air France au premier ministre décrit avec lucidité une situation que nul ne peut plus ignorer, celle d’un système ferroviaire à bout de souffle, maintenu sous oxygène par un Etat qui n’en a décemment plus les moyens.

Comme à l’accoutumée, le quotidien – qui fait mine de découvrir l’eau tiède – use d’un ton solennel pour justifier la suite de son argumentation : puisque « nul ne peut plus ignorer » cet état de fait, il faut réformer. Mais réformer selon ce que dit le gouvernement : il n’y a pas d’autre voie… Et de brandir l’étendard de la dette et de la dépense publique (nous y reviendrons également) comme autant d’arguments d’autorité qui justifient qu’« il-ne-peut-en-être-autrement » :

Comment ainsi justifier 10,5 milliards d’euros de concours publics, alors que chaque année la dette continue de gonfler de 3 milliards ? Comment celle-ci, qui a déjà atteint 46 milliards, pourrait-elle passer à 62 milliards en 2026, sans que l’on entrevoie une quelconque sortie de ce cercle vicieux ? Comment continuer à dépenser 1,7 milliard d’euros chaque année pour des lignes qui transportent seulement 2 % des voyageurs ? Pour résoudre cette équation devenue impossible, le rapport propose deux principes de bon sens – qualité qui a justement fait cruellement défaut ces dernières décennies : la « cohérence des choix publics » et la « responsabilisation des acteurs. »

La « lu-ci-di-té » et le « bon sens » vous dit encore Le Monde !

Rien d’étonnant à ce que de telles évidences, mobilisées par la rhétorique d’un journalisme aux ordres, débouchent sur autant de prescriptions que de louanges envers un Président qui « risque » et « ose », lui :

Emmanuel Macron prend le pari que la France de 2018 a changé, et que les propositions de réforme qui avaient conduit, il y a vingt-trois ans, aux fameuses « grèves par procuration » d’une partie de la population ont fini par infuser dans les esprits. C’est un pari risqué, mais s’il n’est pas tenté, c’est notre système ferroviaire qui pourrait être le grand perdant.

Rideau !

 

Les syndicats peuvent-ils bloquer la France ?

Le Parisien n’est pas en reste, mais dans un autre registre : la crainte des mobilisations. On se souvient, au moment du mouvement de 2016 contre la Loi Travail, de toute la bienveillance du quotidien envers les grévistes et les manifestants. Petit piqûre de rappel en images :

Si le quotidien se montre pour l’instant plus discret, les articles qu’il consacre au projet de réforme de la SNCF nous laissent dire… que son approche n’a pas changé ! En témoigne sa « une » du 20 février 2018 :

La rédaction, visiblement plus préoccupée par les déboires de grands bourgeois se chamaillant pour un héritage, réussit tout de même à bien « angler » le sujet consacré à la SNCF : « Les syndicats peuvent-ils bloquer la France ? » (20 février). Une angoisse que l’on retrouve dès l’entame du papier dans les pages intérieures :

Les syndicats de cheminots ont-ils les moyens de mettre leurs menaces de grève à exécution ?

Et de poursuivre :

Les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise publique – les plus dures, la CGT et Sud-Rail, comme les plus réformistes – la CFDT et l’Unsa – ont adopté un ton martial : haro sur le gouvernement en cas d’application de ce rapport. Certaines prédisent même un nouvel automne 1995. […] Le gouvernement compte bien, en tout cas, s’appuyer sur l’opinion publique pour faire céder les cheminots. Les syndicats pourront-ils y remédier ?

Le Parisien croise les doigts… Si le journaliste cite un syndicaliste de Sud-Rail, son témoignage est contrebalancé par « un fin connaisseur des relations sociales de l’entreprise » (sic), dont on ne connaît pas l’identité ni la profession exacte – si ce n’est qu’il est « fin connaisseur » – et dont les propos sont cités en exergue [5] :

Certains rêvent de répéter l’histoire, mais le contexte est différent. Les cheminots avaient le soutien de l’opinion publique en 1995. Pas en 2018 !

Sur le web, le ton est à l’identique. Ainsi qu’en témoigne l’introduction de l’article « Risque maximum de conflit social à la SNCF » (6 février) :

Attention, bombes sociales à la SNCF. Si vous avez prévu de voyager en train dans les prochains mois, méfiez-vous : l’agenda social 2018 de la compagnie ferroviaire s’annonce explosif et risque de déclencher des grèves d’ampleur.

Si l’on ajoute à cela deux autres articles respectivement publiés les 15 et 16 février [6], Le Parisien offre un bon exemple de journalisme gouvernemental ânonnant, toujours sous couvert de « rendre compte » du rapport de façon neutre, la reprise in extenso – et sans les questionner – des arguments marchands et de l’arsenal langagier néolibéral. En plus de témoigner d’une certaine obsession pour… le statut des cheminots. Florilège de citations issues de ces deux articles :

– « Une manière de faire sauter le tabou du sacro-saint statut des cheminotsqui alourdit automatiquement la masse salariale de la SNCF 2,4% chaque année contre 2% chez un transporteur sans statut. Pour en finir avec charge supplémentaire, plusieurs scénarios sont possibles. » (sic)

– « Les deux plus gros tabous de la SNCF vont-ils sauter ? »

– « [Le statut des cheminots est] une vraie bible sociale qui a un coût. Selon le rapport, le statut, couplé aux frais de structure importants et à un excédent de personnel, provoquerait “un écart potentiel de compétitivité d’au moins 30 % par rapport aux règles du marché”. »

– « Le statut sacro-saint du cheminot »

– « Le rapport insiste sur la nécessité de soulager SNCF Réseau de sa dette colossale. »

Ad libitum.

Nous nous contenterons, pour boucler le panorama de la presse écrite, de quelques exemples d’articles se joignant au concert des précédents. Aux Échos :

Nous reviendrons très prochainement sur le cas de Pascal Perri, un « expert » surexploité par les médias au cours des derniers jours…

Et à l’Opinion :

Et dans les JT ? Un même concert à l’unisson !

Le jour même de la remise du rapport Spinetta, le 20h de France 2 du 15 février ouvre sur la « révolution » qui s’annonce pour la SNCF. Un premier sujet revient rapidement sur les grandes lignes du « big bang » préconisé par l’ancien patron d’Air France. Puis un reportage enthousiaste est dédié à l’exemple allemand de privatisation des petites lignes.

Le journaliste évoque des trains « spacieux, modernes », une clientèle « soignée » par des sociétés privées qui reprennent même l’exploitation des lignes non rentables (par altruisme, on imagine). Les témoignages des passagers interrogés sont unanimes, et livrent un bel échantillon de pédagogie libérale : « quand il y a de la compétition, ça marche mieux parce que chacun fait plus d’effort ! » explique une première dame. Un second passager : « et comme ça les prix restent abordables car quand il y a un seul opérateur, il peut fixer les prix comme il l’entend ». Le journaliste témoigne : « les prix restent raisonnables, le service ne change pas ». En ce qui concerne les cheminots, explique la voix-off, c’est également le cas. Le conducteur interrogé est catégorique « il y a jamais eu de problème […] en général les conditions de travail dans le privé ne sont pas moins bonnes ».

Mais, s’émeut le journaliste – car il y a un mais – « l’Allemagne est loin d’avoir libéralisé totalement ses chemins de fer, sur les grandes lignes la Deutsche Bahn est toujours en situation de quasi-monopole ». Et d’interroger le patron d’un opérateur privé qui s’en indigne. On apprend tout de même, à la fin du reportage, que l’Etat allemand verse tous les ans 8 milliards d’euros aux régions pour subventionner les opérateurs privés, sans quoi ces derniers ne pourraient pas être rentables.

Le « modèle allemand » de privatisation du rail a décidément du succès auprès des journalistes de télévision. Le JT de TF1 du 19 février lui dédie également un reportage. Cette fois-ci, c’est la dimension comptable qui l’emporte. « La Deutsche Bahn a renoué avec les bénéfices » annonce Gilles Bouleau non sans admiration. De manière fort originale, le reportage se déroule… dans un train. On y vante les mérites de l’ICE [7], « un train rapide sur une ligne entièrement nouvelle ». Rien de bien nouveau sous le soleil pourtant, puisque l’ICE allemand n’est autre que l’homologue du TGV français… Mais l’information la plus importante, ce sont les résultats de la Deutsche Bahn, et ses bénéfices quatre fois supérieurs à la SNCF, « le résultat d’une profonde mutation ».

Le porte-parole de la compagnie confirme, enthousiaste : « Notre objectif est de faire du profit […] nous devons gagner de l’argent avec nos activités commerciales ». Cependant – à la différence du reportage de France 2 – le syndicaliste interrogé évoque des conditions de travail plus difficiles pour les cheminots. Enfin, apprend-on en fin de reportage, la Deutsche Bahn demeure en dessous de la SNCF pour ce qui est du nombre de passagers. En d’autres termes, la SNCF transporte plus de personnes pour moins de profit. La différence entre une logique privée et (ce qu’il reste d’) une logique de service public peut-être ?

Outre l’émerveillement des journalistes de France 2 et de TF1 pour le « modèle allemand », on peut s’étonner de leur absence de curiosité pour les autres exemples de privatisation du rail. Car le modèle britannique, par exemple, est au moins tout aussi évocateur. D’autres émissions, comme C dans l’air sur France 5, n’ont pourtant pas manqué d’évoquer son bilan catastrophique : accidents multiples – plus de 70 morts entre 1995 et 2005 – retards fréquents, suppressions d’effectifs, coût exorbitant et particulièrement pour les passagers avec l’augmentation des prix (jusqu’à 300€ par mois pour un abonnement mensuel sur une ligne régionale contre 90€ auparavant).

Avançons une explication bienveillante quant à la cécité des journalistes de France 2 sur les problèmes posés par la libéralisation du rail : peut-être est-ce simplement qu’ils n’ont pas su trouver les bons « experts » ? Car le choix des intervenants auxquels la chaîne publique fait appel pose une grave question de pluralisme, voire de légitimité. Ainsi pour évoquer le « totem » du statut des cheminots, les journalistes font-ils appel à Agnès Verdier-Molinié. Cette dernière est présentée comme une économiste alors que sa légitimité scientifique, ainsi que celle de l’IFRAP, le think-tank qu’elle dirige, sont largement contestées – comme nous l’évoquions dans un précédent article.

Autre exemple à l’occasion d’un reportage sur la disparition des petites lignes de chemin de fer préconisée par le rapport Spinetta. Cette fois, c’est (l’omniprésent) Pascal Perri qui est interrogé. Ancien journaliste et chef d’entreprise, titulaire d’une thèse en géographie et auteur de deux livres sur les « scandales » des monopoles d’EDF et de la SNCF, celui qui est présenté comme « économiste » livre son sempiternel message : la libéralisation est nécessaire, les petites lignes coûtent trop cher pour quelques passagers, leur suppression est justifiée et il faudrait privilégier les transports routiers. « Privilégier le car plutôt que le train, c’est ce que préconisent certains, avec un argument écologique : sur ces petites lignes régionales circulent encore des locomotives diesel » conclut la journaliste. Elle oublie de préciser que c’est précisément un des arguments… de Jean-Cyril Spinetta. Pour le pluralisme des « experts », on repassera…

***

Cette revue rapide des journaux télévisés des grandes chaînes ainsi que de plusieurs grands quotidiens témoigne de l’accueil favorable, voire du soutien affirmé, qu’ont reçu les propositions du rapport Spinetta dans de nombreux médias. Et pourtant, ce n’est qu’un début : pour rendre compte de l’intensité des « tirs de barrage » médiatiques en faveur de la libéralisation du rail, nous nous pencherons également, dans de prochains articles, sur les débats et interviews télévisés et radiophoniques. Avec une attention toute particulière pour le rôle des « experts » qui, à l’instar de Pascal Perri, n’ont de cesse de répéter sur toutes les ondes et à toute heure le mot d’ordre : la réforme est nécessaire !
Frédéric Lemaire et Pauline Perrenot

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Gilles // 27.02.2018 à 06h53

Je suis chef d’entreprise, donc a priori pas Un delegue CGT qui est de parti pris contre les patrons.
Et je dis, que en tant qu’utilisateur des reseaux ferres Un peu partout dans le monde, le Réseau francais, bien qu’il ne soit pas parfait, est sans doute aucun le meilleur avec le reseau suisse. Excusez moi, mais en Allemagne, je prefere encore la voiture…
Ce que je lis dans les medias depuis une dizaine de jours est une honte et une insulte a l’intelligence.
Dans ces conditions la, Personnellement, je prefere que mon pays sorte de cette espece de dictature du marche, donc de cette UE mortifere, que d’ailleurs les francais ont rejete a juste titre en 2005 a 55%.
Et le plus tot sera le mieux.
Si je le peux, le 22 j’irai defiler pour soutenir les services publics francais et le style de vie a la francaise.
Fuck the EU

180 réactions et commentaires

  • basile // 27.02.2018 à 06h28

    Bienvenue dans le grand chamboulement, où tout est profits. Où de leur côté, les Français, si peu sûrs de ne pas être des laissés pour compte de la France Sarko-Hollande-Macron, en sont réduits à jalouser mesquinement telle ou telle catégorie de salariés qui serait mieux lotis, comparaisons des avantages, des retraites …

    Je n’ai jamais entendu autrefois de jalousie, même de la part d’ouvriers du secteur privé, envers le statut des employés de la SNCF. On savait que toute leur famille avait le train gratuit, mais nous, extérieurs, on ne payait pas très cher non plus. On faisait remplir tous les ans le billet de congé payé qui donnait 20 % de réduction, et on prenait le train avec plaisir, et on arrivait à l’heure. En un peu plus de temps que maintenant, mais à l’heure, et non avec 12 heures de retard.

    Jamais de jalousie donc envers quelque fonctionnaire, que ce soit EDF, SNCF, prof. Libre à un éventuel jaloux d’y entrer pour en profiter, ce qui n’était pas une obsession.

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    • Chris // 27.02.2018 à 07h18

      Ce n’est rien d’autre que : “Agiter le peuple avant de s’en servir” (Talleyrand)

        +24

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      • Vlois // 27.02.2018 à 11h07

        Techniquement je retrouve les éléments du livre de Vincent joule – technique de manipulation à l’usage des honnêtes gens.
        Les journalistes sont devenus des collabos et dés télégraphistes du système.

          +43

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    • Bardamu // 27.02.2018 à 12h58

      Ce soir http://www.lemediatv.fr diffusera dans son 20h un sujet sur le statut réel des employés de la SNCF. Cela devrait mettre fin aux mythes.

        +3

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    • christian gedeon // 28.02.2018 à 09h54

      Il;me semble monsieur que vous confondez forme et fond. Sur le fond comment peut on aujourd’hui ne pas être conscient de la nécessité d’une “réforme “,que ce soit à la SNCF ou puisque vous la citez dans la (non) Education Nationale? Sur la forme,le tir de barrage pro macron est en effet des plus risibles. Et c’est à mon sens une erreur stratégique retrouvable parce que trop,c’est trop. Et surtout ce n’est pas accompagné,puisque la “justice et l’égalité ” sont des arguments majeurs agités pour cette réforme,d’une réforme parallèle des régimes d’imposition plus qu’inégalitaire des entreprises du cac,et de l’annonce d’une lutte sans merci contre les “fausses “optimisations fiscales. Si lutte pour l’égalité il doit y avoir,elle ne peut qu’être équilibrée.

        +0

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  • Gilles // 27.02.2018 à 06h53

    Je suis chef d’entreprise, donc a priori pas Un delegue CGT qui est de parti pris contre les patrons.
    Et je dis, que en tant qu’utilisateur des reseaux ferres Un peu partout dans le monde, le Réseau francais, bien qu’il ne soit pas parfait, est sans doute aucun le meilleur avec le reseau suisse. Excusez moi, mais en Allemagne, je prefere encore la voiture…
    Ce que je lis dans les medias depuis une dizaine de jours est une honte et une insulte a l’intelligence.
    Dans ces conditions la, Personnellement, je prefere que mon pays sorte de cette espece de dictature du marche, donc de cette UE mortifere, que d’ailleurs les francais ont rejete a juste titre en 2005 a 55%.
    Et le plus tot sera le mieux.
    Si je le peux, le 22 j’irai defiler pour soutenir les services publics francais et le style de vie a la francaise.
    Fuck the EU

      +177

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    • Fabrice // 27.02.2018 à 08h26

      Il faut comprendre que sous l’aulne de la rentabilité c’est le seul point important pour le neoliberalisme, pas du tout le service rendu et dans ce cas on comprend mieux la logique de compétitivité.

      Après les maladresses de communication et d’information de la SNCF ne facilitent pas ses relations avec les français.

      On notera la préparation par Macron dans le précédent quinquenat (comme ministre) en autorisant la compétition avec les lignes de bus à prix réduit rendant des lignes encore moins rentables, on verra si une fois ces lignes fermées les prix resteront attractifs pour les concurrents par les bus voir même si elles perdureront.

        +10

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      • Vlois // 27.02.2018 à 11h08

        De même que nous payons de plus en plus d’impôts pour moins de services.

          +19

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        • Touriste // 28.02.2018 à 01h53

          Bonjour,
          Ha, qu’il serait bon qu’un intervenant à la télé propose sérieusement, à haute et intelligible voix, qu’au nom de la concurrence, imposée à la plèbe, le politicien professionnel, gouvernemental ou non, soit délocalisé (il est fainéant, peu qualifié et particulièrement coûteux) et que l’administration européenne perde ses privilèges (en particulier l’immunité : j’ai bien en tête le scandale de la “vache folle” et celui de l’huile végétale assaisonnée à l’huile moteur, entre autres…).
          Un fantasme vain mais ça serait tellement jouissif…

            +5

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      • Galvan // 27.02.2018 à 22h14

        Sachant que sur les 6 concurrents “bus Macron” lancés à l’époque Hollande / Macron, 3 ont mis la clé sous la porte, 1 est en très mauvaise passe, 1 est tout juste à l’équilibre et le dernier se porte a peu près bien, sachant qu’en réalité ce dernier est une filiale de la SNCF …

        Le bus n’est pas rentable s’il n’est pas subventionné.
        Personnellement je préfère de très loin voyager dans un train que dans un bus, dans lequel on est engoncé, qui bouge dans tous les sens et laisse peu de place pour travailler. Le bus est vraiment un transport en commun bas de gamme (je parle pour les longues distances) …

          +11

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        • Touriste // 28.02.2018 à 01h59

          Bonjour,
          “Le bus est vraiment un transport en commun bas de gamme…”
          Justement, pour Jupiter 1er et ses sponsors : c’est pour le bas peuple. Logique.

            +8

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        • patrick // 28.02.2018 à 11h12

          le bus est la bonne solution dans la plupart des cas.
          La “loi Macron” a eu le mérite de libéraliser au moins en partie ce type de transport. On se demande de quel droit l’état pourrait interdire à une entreprise de mettre en place une ligne de bus si elle le juge souhaitable.
          Que ce soit rentable ou pas n’est pas mon affaire ( si c’est pas rentable l’entreprise arrête , c’est tout )

            +0

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    • Brigitte // 27.02.2018 à 09h26

      Je vous rejoins 5 sur 5 Gilles…sauf le petit couac final mais le conditionnement est tel que nul n’y échappe. Il faut savoir se retenir, croyez-moi, ça m’arrive souvent. On en est là.
      Revenons à la SNCF. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. En fait, il suffit de ne plus le nourrir et il s’étiole et meurt de sa “belle” mort sans bruit, enfin presque….
      Ce n’est pas la CGT et les manifs de cheminots, dont la spécialité est de bloquer les transports et d’énerver les gens, qui vont le ressusciter. Bien au contraire!
      Les gens veulent des services qui fonctionnent et la plupart ne sont pas regardants si c’est public ou privé. Public = impôts pour beaucoup donc…
      Transports, santé, éducation, nous allons vers la libéralisation totale de notre société. Il parait que ça marche mieux ainsi, en Allemagne, en Angleterre, aux USA, alors, pourquoi se plaindre?

      Opposons-nous tous à cette fausse fatalité. Il n’est jamais trop tard!
      Ayons tous la rage!

        +15

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    • Manuel // 27.02.2018 à 15h53

      Le réseau ferroviaire japonais est aussi excellent !! Il ne faudrait pas l’oublier.

      Mais le réseau ferroviaire français, la qualité de ses voyages (!!), de ses trains sont remarquables et je partage complètement votre avis.

      Pour avis vécu au RU, je me souviens d’un voyage de 5h debout (!!), et chose très habituelle, sans parler de la dureté du voyage. Idem pour le métro…

      Petite parenthèse, par contre les trains de banlieue en IDF sont issu de Bombardier, fabrication canadienne, qui ont connu pas mal de déboire à leur lancement, et donc des retards…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Z_50000#Des_d%C3%A9faillances_%C3%A0_la_mise_en_service

      La faute de la SNCF ?

        +3

      Alerter
      • Manuel // 27.02.2018 à 16h01

        Un autre exemple d’une belle bulle médiatique démystifiée par slate.fr quand les trains étaient trop larges pour les voies…

        http://www.slate.fr/story/87823/scandale-trains-trop-larges-manip-et-bulle-mediatique

        Encore un autre moyen de bien taper sur la SNCF…

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        • xc // 27.02.2018 à 18h10

          En fait, il y a bien eu faute, mais pas celle dite par la plupart des médias. La SNCF s’est bien aperçue après commande des nouveaux modèles de voitures qu’il fallait “raboter” certains quais, mais si elle l’avait vu avant, cela n’aurait rien changé, car c’était un choix délibéré, pas une erreur.
          Incompétence ou volonté de nuire de la part des médias ? Je ne sais pas, La première me semble la plus probable. Sinon, plutôt la volonté d’afficher de titres vendeurs que celle de nuire. Mais je n’en mettrai pas la main au feu.

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          • Dominique // 27.02.2018 à 23h20

            « c’était un choix délibéré »
            De qui, et pourquoi, s’il te plait ?

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            • Manuel // 28.02.2018 à 01h37

              un choix délibéré que les trains soient plus larges par les concepteurs. Dans tous les cas, scandales ou non, les quais auraient dû être “rabotés”. Le problème a été un problème de communication entre la SNCF et la RFF.

              Tout est dans l’article.

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            • larmec // 28.02.2018 à 18h34

              Bonjour, une réponse parmis d’autres.

              https://youtu.be/hSXSdr9hoMk

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            • larmec // 28.02.2018 à 18h37

              Ha et merci Les crises, qui m’ a fait connaitre cette vidéo.

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              Alerter
  • Chris // 27.02.2018 à 07h16

    La mondialisation à marche forcée : les services publics doivent être cassés, bradés aux intérêts privés qui feront, certes des profits, mais nous laisseront les dettes résultant des extensions et autres gros investissements comme c’est déjà le cas des autoroutes.
    La rente, le maitre mot.
    [Modéré]

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    • Patrick // 27.02.2018 à 14h59

      Les dettes ont les a déjà avec le service public , et elles s’entassent.
      Le prétendu service public , dont nous n’avons pas forcément besoin, s’est très bien cassé tout seul et n’a plus pour objectif de servir qui que ce soit mais de se servir grassement lui-même.

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      • Fritz // 27.02.2018 à 15h11

        Vous n’en avez pas forcément besoin ? Alors, sans l’EDF, sans son électricité, comment avez-vous fait pour poster ce commentaire ?

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        • Patrick // 27.02.2018 à 18h32

          l’electricit n’est pas forcément produite par un service public.
          Et le service public de l’électricité est tout autant endetté que le reste, sans compter les EPR à finir et les centrales à demanteler…. un échec public de plus.

          Tout ceci nous ayant également privé du droit pendant des années de mettre en place nos propres solutions.

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          • Touriste // 28.02.2018 à 02h19

            Bonjour,
            En ce qui me concerne, je me demande pourquoi il n’y a JAMAIS d’audit indépendant sur les dettes publiques dont on nous rebat les oreilles à longueur de journées…
            Et puis un Etat ayant perdu son pouvoir de battre monnaie est comparable à un acteur de films X “en panne”.

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      • RV // 27.02.2018 à 17h02

        Les dettes du service publique apparaissent étrangement à partir du moment où le taux de cotisation du Régime général de la Sécu est gelé en 1979. C’est à dire à partir du moment où le législateur interdit la péréquation entre la demande et l’offre.

        Pour ce qui est de la SNCF, oui, comme dit plus haut, “on” assèche le service publique ce qui dégrade sa qualité et permet de l’accuser de tous les maux et enfin de privatiser pour le plus grand profit de quelques uns.
        Ce qui nous pend au nez c’est 10 à 15 ans de privatisation, un investissement réduit au minimum, des méga profits, la dégradation de l’outil et du service et au bout du compte une ré-nationalisation aux frais du contribuable comme au Royaume Uni.
        Alors, oui, tous dans le rue pour affirmer notre attachement au service public.

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      • Dominique // 27.02.2018 à 23h43

        « Les dettes ont les a déjà avec le service public , et elles s’entassent. »
        Autre façon de le dire, façon Le Monde :
        « Comment celle-ci, qui a déjà atteint 46 milliards, pourrait-elle passer à 62 milliards en 2026, sans que l’on entrevoie une quelconque sortie de ce cercle vicieux ? »
        Mais cette question du Monde est précédée de celle-ci :
        « « Comment ainsi justifier 10,5 milliards d’euros de concours publics, alors que chaque année la dette continue de gonfler de 3 milliards ? »

        Selon les sommes versées par le « concours public », on poserait ces questions avec d’autres valeurs qui mettraient leur absurdité en perspective. Quelques exemples :
        Selon les sommes versées par le « concours public », on poserait ces questions avec d’autres valeurs qui mettraient leur absurdité en perspective. Je mets quelques exemples dans le post suivant, ne pouvant les ajouter à ce post, considéré trop long :

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        • Dominique // 27.02.2018 à 23h43

          « Comment justifier le refus d’un concours publics, alors que chaque année la dette continue de gonfler de 13 milliards ? Comment celle-ci, qui a déjà atteint 46 milliards, pourrait-elle passer à 150 milliards en 2026, sans que l’on entrevoie une quelconque sortie de ce cercle vicieux ? »

          « Comment justifier 13,5 milliards d’euros de concours publics, alors que chaque année la dette continue de reste stable? Pourquoi parler de cercle vicieux ? »

          « Comment justifier 16,5 milliards d’euros de concours publics, alors que chaque année la dette diminue de 6 milliards ? Comment celle-ci, qui a déjà atteint 46 milliards, pourrait-elle ne plus exister en 2026 sans que l’on entrevoie une quelconque sortie de ce cercle vertueux ? »

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  • isidor ducasse // 27.02.2018 à 07h39

    Le démantèlement de la SNCF un exemple où converge 2 choses:
    La première c’est l’application des traités européens qui obligent la France à mettre en concurrence les entreprises publiques. Ce langage malhonnête signifie ouvrir les capitaux des entreprises appartenant aux Français et au service des Français, à des investisseurs privées, comme les fonds de pensions américains dont l’objectif est la rentabilité.
    La deuxième c’est la complicité patente des médias qui relaient des propos mensongers et préparent les français à accepter ces décisions en s’appuyant sur de faux arguments ce qui portent le débats à coté du vrai sujet: l’union européenne souveraine, au dessus des intérêts des Français.
    Cet ensemble montre à quel point avons basculé dans la dictature: dictature qui dicte sa volonté contre l’intérêt général.
    Il faut noter au passage que les européistes n’ont peur de rien puisque cela fait des années que les médias présente la SNCF comme déficitaire, coutant des milliards aux Français. Mais là TF1, qui aurait pu comparer la SNCF à ce qui se passe en Angleterre, nous présente la SNCF bénéficiaire.

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    • basile // 27.02.2018 à 08h05

      concurrence, en ce qui concerne EDF, consistant à fournir l’énergie à des concurrents qui n’en produisent pas, la leur fournir à un tarif plus bas qu’aux fidèles consommateurs du service public, afin que les concurrents de papier puissent la revendre à leur tour, et moins cher qu’EDF, aux ex clients d’EDF.

      Tour de passe passe ubuesque, qui n’interpelle pas nos média

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      • somebulle // 27.02.2018 à 09h00

        Vous donnez la réponse dans votre réponse!
        Edf fournit la matière, les tuyaux ou lignes et de ce fait n a plus de “”masse”’ d humains à gérer.

        Y a du boulot !!!!!
        Un de mes fils a des camarades d études d ingenieur forestier qui ont intégré Erdf, c est surréaliste.
        Le personnel de terrain s était mis en grève car ils devaient fournir le justificatif de paiement de repas ,remboursé à hauteur de 17€ , de mémoire par repas.

        Comme dit mon fils si tu veux savoir où bien manger en campagne, il faut chercher à partir de 11h45 les restaurants avec voitures Erdf et DDE! !!!!!!

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        • Fritz // 27.02.2018 à 09h42

          Les voitures Erdf et DDE ? Je croyais que ces privilégiés roulaient en Rolls, comme les cheminots.

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      • Eric // 27.02.2018 à 12h14

        “…ce qui concerne EDF, consistant à fournir l’énergie à des concurrents qui n’en produisent pas…”
        Le pire c’est que cela n’est qu’un des nombreux éléments des réjouissances en cours! La SNCF ne fait que précéder, à mon avis, eDF qui est plus difficile car l’électricité est ‘+ indispensable’ que le transport dont le rail est un des moyens.
        A leur goût les français sont trop attachés à ce qui a été créé not. après la seconde guerre (pas facile détricoté ce qu’a fait Charles, solide!). Ils ne vont pas assez vite voir ailleurs « vers la fausse concurrence », ils attaquent de toutes parts.
        Beaucoup ne connaissent pas ce qui se déroule actuellement en attendant de démanteler et débarrasser de tout collectivisme. Ils utilisent tout pour saboter. Le prix de base de l’électricité a déjà x2 avec l’€ ( 0,07€/kwh à 0,15€/kwh) mais l’exemple de l’Allem. (0,29€/kwh) démontre qu’il va au moins x2 encore…
        Comment ? Avec les ER (énergies renouv. éolien et photov.) justement ! C’est une gabegie technique et économique. Elles sont subventionnées sinon elles n’existent pas. Parmi la longue liste d’inconvénients : intermittentes car fonction de la météo nécessitent d’autres moyens de production en parallèle, renforcement du réseau, incapable d’assurer les réglages du réseau, production aléatoire, volatile… et comme l’électricité n’est pas une marchandise comme une autre l’une des conséquences sera l’augmentation du prix de base… TOUT CA EN FAISANT CROIRE QUE C’EST POUR LE BIEN DES GENS (en majuscules pour souligner).
        (com. très abrégé, nécessiterait d’être dév. dans un sujet)

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    • Eric83 // 27.02.2018 à 10h07

      Toute proportion gardée, voici le monde merveilleux de la gestion privée d’une entreprise autrefois publique : Pages Jaunes qui appartenait à France Télécom.

      En 2006, haro sur Pages Jaunes – devenue Solocal – qui avait un “trésor” de 500 millions de cash en réserve. Pages Jaunes est acheté à crédit (LBO), environ 3 mds, par Goldman Sachs et le fonds de pension KKR. Ces vautours US ont siphonné l’entreprise au profit des actionnaires,
      l’entreprise est massivement endettée depuis des années et conduite au bord de la faillite.
      Bilan : en 2018, Solocal annonce le “départ” de 1 000 salariés sur 4 500 en 2 ans !

      Cash Investigation en juillet 2015 ( à partir de 1 h 07 ) :
      https://www.youtube.com/watch?v=pjULdLxdZeg

      http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2018/02/13/solocal-ex-pagesjaunes-va-supprimer-1-000-postes-sur-pres-de-4-500-en-deux-ans_5256217_1656994.html

      En prime : à 36 mn de la vidéo, une interview de Macron, alors Ministre, sur Sanofi.

        +34

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      • Patrick // 27.02.2018 à 15h03

        D’un autre côté, comment rendre rentable ce service de pages jaunes ?
        C’était stupide d’acheter ça, les vautours en question vont s’asseoir sur leurs pertes

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        • Subotai // 27.02.2018 à 17h46

          C’est tout le problème d’avoir trop d’argent. On ne sait pas quoi en faire, alors on fait n’importe quoi. Au lieu de le mettre là où il y a besoin, on le met là où on CROIT qu’il fera des petits…
          Pendant ce temps…

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        • madake // 28.02.2018 à 03h04

          Avez vous lu et étudié ces dossiers?
          si oui je ne comprends pas votre post.
          Les pages jaunes étaient un fleuron de rentabilité AVANT d’être racheté.
          Les vautours ont pu le faire car “il fallait privatiser” (je vous laisse trouver qui a poussé à le faire) de surcroit en pompant la rentabilité des pages jaunes pour payer leur achat.
          Puis un bon petit plan social pour réduire la masse salariale et produire des dividendes. On pressure le personnel restant en essorant bien, et on revend avant que les indicateurs tombent dans le rouge…

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        • 4KBlademaster // 02.03.2018 à 16h09

          Lors d’un LBO “les vautours” comme vous dites ne prennent pas de risque puisque la dette est contractée par l’entreprise cible (auprès de banques) qui se rachète elle même (“leveraged-buy-OUT”). Il s’agit donc de faire contracter une dette à la société pour que s’opère un changement de propriétaire. Le cash généré par l’exploitation de l’entreprise ainsi ciblée sert à rembourser la dette de l’entreprise et à servir en dividendes les nouveaux propriétaires…
          Les fonds qui pratiquent ce type d’attaques ont une stratégie de détention de 5 à 8 ans puis revendent l’entreprise “à la casse” (en général il ne reste plus de trésorerie et retard conséquent en termes d’investissements).
          Remarque : les entreprises cibles sont toujours des entités déjà très rentables.

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  • Owen // 27.02.2018 à 07h41

    Merci pour cette étude entomologiste sur les cafards, mites, asticots, termites: les détrivores qui ont remplacé les journalistes.
    Il n’y a de toute façon pas de politique d’aménagement de territoire possible, avec maillage géographique, choix technologiques et énergétiques, puisque ce sont les directives européennes qui décident.
    La première a abouti à la création en 1997 de SNCF réseau, gestionnaire des infrastructures et à la sectorisation des activités de services en vue de privatisations, venues avec les directives suivantes. On connaît la règle pour tuer un bien commun: privatisation des profits et socialisations des pertes.

    Je prenais souvent le train pour mon boulot, dans les années 90. Les TGV et les Corail qui existaient encore étaient spacieux et apaisants, alors que les TER, tout droits sortis des Simpson, étaient énervants d’aspect et d’ergonomie. La campagne, c’est blême, les passagers sont des loosers, les grandes villes, c’est chouette, les passagers sont des winners.

      +20

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    • Patrick // 27.02.2018 à 15h06

      Politique d’amenagement du territoire !!!
      Qui peut croire que ça puisse finir autrement qu’en gabegie, corruption et dettes ?
      Que l’etat ne se mêle surtout pas de ça.

        +0

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      • Fritz // 27.02.2018 à 15h15

        Zavez bien raison. L’aménagement du territoire, c’est ringard et bolchevik. Heureusement, on parle maintenant d’attractivité, de compétitivité entre les territoires : cool !

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      • RV // 27.02.2018 à 17h08

        oui, laissons ça au privé, qu’il se gave !

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        • Patrick // 27.02.2018 à 21h18

          Foutons plutôt la paix aux citoyens, laissons les organiser leur vie comme ils le souhaitent et empêchons les élus de faire n’importe quoi.
          Ça fait des décennies que tous les gouvernements font de la politique de la ville et de l’aménagement du territoire avec le succès que l’on connaît, il serait peut-être temps d’arrêter.

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          • Brigitte // 28.02.2018 à 08h31

            Patrick, vous êtes contre l’état capitaliste ou pour le néo-libéralisme?
            L’état est un rouage essentiel de l’économie de marché capitaliste et en ce moment il est libéral à fond les manettes. Si vous vous opposez à cet état là, je suis d’accord mais si c’est pour laisser les prédateurs nous dépecer encore plus, alors là, je ne suis pas d’accord !

              +4

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            • patrick // 28.02.2018 à 11h22

              le “néolibéralisme” est un terme inventé pour couvrir la faillite de la sociale démocratie.
              Je suis plutôt “Libéral canal historique ” , l’état nous prouve depuis des décennies son incapacité à gérer correctement les affaires du pays.
              Son rôle doit être limité à ses fonctions régaliennes ( police, justice , sécurité ) et à un minimum d’intervention sur le reste.
              Donc , oui le rôle de l’état étant de faire appliquer les lois , il doit protéger les citoyens en fonction des lois votées par des représentants élus.
              Pour l’instant , on est plutôt dans le grand n’importe quoi , l’avis des citoyens est ignoré par toute la classe politique et l’état s’occupe de tout sauf de ses missions de base.

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            • Olivier LOISEL // 28.02.2018 à 11h45

              Les services publics sont inscrits dans l’ADN français depuis le 11e siècle, et la continuité de l’Etat dépend aussi de la qualité de ses réseaux de transport, énergétiques, ou vitaux (eau, alimentation, habillement). Or vous savez que la privatisation, rampante depuis le début de la construction européenne en 1957 (les Français ont-ils voté pour un jour ?), mais évidente depuis 1993 (Maastricht et naissance de l’Union européenne), ronge la France comme un cancer.
              Ce qui va aboutir, tôt ou tard, à briser l’unité nationale.
              C’est comme le début d’une guerre totale, qui commencerait par ruiner le peuple, ruiner sa mobilité, ruiner son autonomie et sa souveraineté, ruiner ses sources d’information, ruiner son éducation, détruire sa langue, le défaire de son patrimoine mobilier (fleurons industriels) et immobilier (terres agricoles, bâtiments publics), anesthésiant de fait sa capacité à combattre physiquement en cas de besoin.
              D’où la nécessité urgente d’un nouveau CNR.

                +6

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          • Brigitte // 28.02.2018 à 12h20

            Oui je suis plutôt d’accord sur le fait que l’état ne remplit pas bien ses missions régaliennes (justice, sécurité) mais j’ajouterais aussi santé, éducation et logement.
            Non pas que tout doit être nationalisé mais l’état doit défendre la préférence nationale et empêcher la concurrence déloyale.
            En terme de transport, pourquoi pas en effet laisser une partie du rail au privé, mais alors français. Or, le problème c’est que nous n’avons plus grand chose de français à cause du désengagement de l’état dans sa mission première d’indépendance nationale.

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  • bm607 // 27.02.2018 à 07h49

    Bien que tous nos journaux pourris soient détestables de par leurs désinformations lors des mouvements sociaux, j’ai pour ma part une pensée particulière pour “le parisien” à la vue du montage de couvertures.
    Un pur joyau de propagande, d’images orientées, de dévotion au pouvoir.

    – “De mieux en mieux”, avec camions bloqués, et en premier plan un feu, un incendie devrait-on dire, symbole de destruction, de ruines, de désolation : belle mise en scène,
    – “Bienvenue en France” je pensais qu’ils parlaient de la situation quotidienne, des banlieues qui se délitent chaque jour un peu plus, des pertes de valeurs, des incivilités croissantes, mais non, il s’agit de ceux qui défendent leur outil de travail.
    -“Vers la paralysie totale”, ils avaient le choix entre des bouchons sur les routes ou des attentes insupportables dans les transports en commun, ils ont choisi le premier dans une belle mise en image d’immobilisme et de blocage… le second ça va être maintenant, pour la SNCF.
    – Et le gâteau sur la cerise “Va-t-on ENFIN pouvoir s’amuser ?”, du pain et des jeux c’est ce qui importe pour l’avenir, et laissez nous faire pour le reste bande de décérébrés.

    De grands moments. Qui seraient drôles s’ils ne participaient pas à la destruction du pays.

      +37

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    • Fritz // 27.02.2018 à 08h09

      Ça fait longtemps que le Parisien libéré est devenu le Parisien collabo…
      Et ça se dit “grand journal populaire de qualité”… Oui, ça y ressemblait vers 1990-95, même pendant les grèves de novembre-décembre 95. Mais depuis…

      En matière sociale : “les Français veulent aller au boulot, mais les grévistes les bloquent” (comme si “les Français” ne pouvaient pas faire grève eux aussi). En matière étrangère : soutien discret à la guerre d’Irak (2002-2003), couverture du conflit libanais favorable à Tsahal (2006), “Poutine menace l’Europe”, etc.

        +29

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      • Jean Paul B. // 27.02.2018 à 19h21

        À qui appartiennent ces médias anti-Services Publics?
        Quand on connait la réponse,on comprend mieux pourquoi ils soutiennent et justifient toujours le dépeçage de la propriété commune des français (hier les autoroutes,aujourd’hui la SNCF,demain EDF).
        Ayons toujours à l’esprit que les propriétaires de ces c… de “journalistes” n’ont qu’un objectif: se gaver encore et encore et tant pis pour la Patrie et l’immense majorité des citoyens qui la constituent !!!

          +5

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    • caliban // 27.02.2018 à 10h54

      Les journaux allument la mèche, les sondages vont ensuite alimenter en continu le feu.

      Le plus risible est qu’il n’y a pas plus “privilégié” que les gens de presse : sous perfusion de fonds publics et avec des abattements fiscaux pour les journalistes-pyromanes.

        +37

      Alerter
      • Patrick // 27.02.2018 à 15h08

        Oui, commençons par supprimer les subventions et les avantages de la presse, ça va les obliger à bosser correctement.

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  • Fritz // 27.02.2018 à 07h49

    N’ayant ni voiture ni permis de conduire, je suis dépendant du train pour sortir de ma petite ville qui a une gare, mais qui n’est desservie que cinq ou six fois par jour. Bref, la SNCF, je la connais, et je l’utilise. Comme j’écoute volontiers les discussions des autres passagers, je vous assure que ceux qui rouspètent contre la SNCF… ne prennent pas le train. Inversement, ceux qui le prennent sont plus compréhensifs : c’est presque une loi.

    Il y a quelques années, un contrôleur nous avait expliqué comment la SNCF avait été largement démantelée, en silence et en profondeur. Moi-même, j’avais tiqué lorsque RFF avait été séparé de la SNCF : ce divorce entre le réseau et son exploitation était le premier pas vers une privatisation du rail.

    Nous sommes maintenant devant la phase décisive. Je n’ai guère confiance en la capacité de résistance de Philippe Martinez, j’espère me tromper là-dessus. Mais j’ai toute confiance en la capacité d’intox de nos journaux papiers ou télévisés. Je vois d’ici les gros titres : “la France prise en otage”, “journée noire en perspective”, “la grève des privilégiés”, “cheminots = saboteurs”, “l’exemple allemand”, etc.

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    • Brigitte // 27.02.2018 à 10h31

      Fritz, vous n’avez pas de voiture? Laissez-moi deviner…..à priori vous n’habitez pas une métropole et vous n’êtes pas non-voyant…. hum, épileptique peut-être?
      M’enfin, comment pouvez-vous vous passer de bagnole, hein? Vous êtes bon cavalier et bon marcheur alors…et quelle est la marque de votre VAE?
      Non je plaisante à moitié. Vous devriez faire partager votre expérience car elle est héroïque.

        +8

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      • Josephine // 28.02.2018 à 16h01

        Je n’ai pas de voiture non plus. Et je m’en sors très bien. Par contre mon expérience de la SNCF me laisse un goût amer. Quelques trajets debout, une fois avec une entorse au genou ( dans ces cas là c’est la guerre entre passagers qui en oublient toute empathie), des attentes interminables dans les gares, mes parents contraints d’attendre dans la chaleur alors qu’ils ont 80 ans…mais bon si je fais une moyenne j’ai pas trop à redire. Si ce n’est l’augmentation des tarifs.
        Mais je vous assure qu’on peut vivre sans voiture été sans habiter Paris.

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  • Galvan // 27.02.2018 à 07h52

    Entendu hier sur Europe 1 : Des auditeurs réagissant à l’annonce de la nouvelle loi, et parlant de privilégiés pour les cheminots, ils avaient certainement été tirés au hasard …. On est vraiment dans la parole Orwellienne avec une inversion de la semantique. Parler de privilégiés pour des gens qui gagnent 2000€ par mois versus des oligarques (Drahi, Bolloré etcétéra) qui gagnent des centaines de milliers d’euros par mois, c’est vraiment prendre les gens pour des cons.
    Le problème pour les médias mainstream c’est que désormais ça se voit et que moins en moins de gens sont dupes. C’en est même comique.

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    • FRANCAISENCOLERE // 27.02.2018 à 12h33

      Entendre les journalistes forcer le trait sur les “privilégiés” alors qu’eux-mêmes bénéficient d’un abattement fiscal.
      Ce matin, article du FIGARO, 69 % de personnes interrogées pour la suppression du statut de la SNCF, en revanche 43% sont prêts à soutenir la grève des cheminots. GNEU GNEU. C’est bien sur le premier chiffre qui sort en gros et en gras.
      Pepy est un nullard en mission commandée : détruire la SNCF. Lors de la crise, les salaires de la SNCF ont connu une flambée, pas ceux des exécutants mais bien des cadres, qui se gavent, sur leurs prétendues compétences qu’ils n’ont pas. Alourdir le “mammouth” avec tout un tas d’incompétents pour le faire couler.

        +7

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  • aladin0248 // 27.02.2018 à 07h54

    Macron applique bêtement le script pour lequel il a été placé là où il est. Il n’a aucune marge de manœuvre, mais comme il est d’accord sur le fond et que le job est bien payé, rien ne l’empêchera d’aller jusqu’au bout, et sûrement pas les syndicats qui, reculades après reculades, n’ont plus aucun pouvoir. Ils doivent juste faire semblant : c’est un rôle. Quand on a choisi de renoncer à sa souveraineté, il ne faut pas pleurer. Et ce n’est pas fini. Je pleure pour mon pays où autrefois il faisait bon vivre même si rien n’était parfait.

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    • Patrick // 27.02.2018 à 15h10

      C’est amusant , quand on se souvient que l’es syndicats avaient appelé à voter Macron ?

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    • RV // 27.02.2018 à 17h15

      “…/…Quand on a choisi de renoncer à sa souveraineté…/…”

      Mais qui donc a choisi ? Surement pas les électeurs de 2005 !
      Les oligarques au pouvoir, oui !
      Sarkozy main dans la main avec une grande partie du PS
      au congrès de Versailles.

        +6

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    • Jean Paul B. // 27.02.2018 à 19h36

      Exact,la tâche prioritaire est la restauration de la Souveraineté de la Patrie qui passe par la sortie sans délais de l’UE,de l’Euro et de l’OTAN.
      Tous ceux qui s’opposent à ces sorties (quelle qu’en soit la raison!) contribuent à berner le Peuple. Au Peuple donc de ne pas l’oublier quand il faut voter!

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  • Mitch // 27.02.2018 à 08h10

    Votre blog est devenu un assemblage de billets hétéroclites où, globalement, rien n’est bien sauf ce que vous pensez. Je m’étais abonné à l’époque où vous faisiez des études chiffrées dans de nombreux domaines.
    Epoque lointaine aujourd’hui….

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    • calal // 27.02.2018 à 09h26

      peut etre qu’OB fera un billet avec des chiffres pour rendre compte des differentes facettes de la sncf. Je vous rejoins sur le point que j’aime bien aussi les billets avec pleins de donnees dedans quoique je dois avouer que la serie sur la pollution de l’air m’a mis mal a l’aise pour cause de dissonance cognitive ( mon dieu ,je devrai peut etre vraiment mettre un filtre sur ma cheminee…).
      D’un autre cote, je me suis apercu qu’un maitre des mots montait plus vite dans nos societes qu’un maitre des chiffres. Surement une partie du probleme d’ailleurs…

        +7

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    • vert-de-taire // 27.02.2018 à 09h48

      Hétéroclite c’est sa richesse, on aime.

      En effet tout va très bien,
      pas de crises financières, pas de crise climatique, pas de crise de pollutions de tout, pas de crise de matières premières, une extrême droite à peine visible, pas de guerres perpétuelles,
      bref tout va bien et nos gouvernants y travaillent tant et plus, la preuve les rares problèmes que l’on voit diminuent …

        +12

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    • gilles bernadou // 27.02.2018 à 11h02

      Dans ce cas, montrez nous ce que vous savez faire; un petit billet de votre part avec quelques chiffres par exemple…la critique est facile et l’art est difficile.
      Personnellement, j’admire Olivier, car je ne sais pas comment il arrive a trouver le temps de faire tout ce qu’il fait, de plus gracieusement!
      Alors tout ce qui est disponible tant que le blog existe encore (vous avez vu l’attaque du decodex??? Olivier a instruit un dossier entier “chiffre” qui lui a pris un temps infini, pour deposer plainte contre ce journal de diffamation qu’est devenu ce torchon), je le prends avec gratitude, et en esperant que ca dure.
      Et je pense que tout le monde ne peut que en souhaiter autant.
      J’en profite d’ailleurs pour remercier encore du fond du coeur Olivier pour tout ce qu’il fait, car en fin de compte, cela nous profite a tous et au dela!
      Merci Olivier!!!

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  • Polo24 // 27.02.2018 à 08h12

    Ce qui n’est jamais évoqué par les experts et qui pour moi est un biais fondamental de leur analyse est qu’ils considèrent le marché du transport ferroviaire comme devant être mis en concurrence avec lui-même.
    C’est une erreur : le marché à considérer est celui du transport quel que soit le mode.
    De nos jours, Quand une personne veut aller de A à B, elle a le choix entre le train, la voiture, le car, l’autpartage,…. et elle choisit le plus efficace, le plus économique, celui qui lui est disponible,…
    En regardant les choses sous cet angle, on prend en compte ce qu’on appelle les externalités, en gros le coût complet, et là le bilan n’est plus le même. En effet, la voiture parexemple beneficie de subvention indirecte (entretien des voiries) ou directes (primes a l’achat) qui faussent la perception sur le coût au km.

    Par ailleurs, les medias mélangent tout de façon opportuniste sur le fameux statut.
    Cela permet de pointer du doigt le corps social et de monter les français les uns contre les autres.
    Il n’est jamais dit, n parallèle de l’age de depart et du mode de calcul sur les 6 derniers mois, qu’il faut faut avoir cotisé entre 41 et 45 ans selon les cas pour avoir une retraite complète et que le calcul ne se fait pas sur le salaire mais sur le traitement qui est très sensiblement inférieur au salaire du fait des primes qui ne comptent pas pour la retraite.

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    • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 10h45

      Ce que vous dites sur les externalités est juste et intéressant. C’est ce qui me fait penser que la séparation du réseau d’avec l’exploitation était probablement une bonne chose : le réseau est de l’investissement continu et il est donc légitime que chacun contribue à son financement par l’impôt. Mais pour faire rouler des trains, quitte à me faire insulter, je ne vois vraiment pas en quoi le monopole public mérite d’être défendu. La « qualité » de nos hauts fonctionnaires est d’un tel niveau que dès qu’une activité leur est confiée, les usagers sont mécontents, voire furieux, et les agents publics découragés par une gestion absurde et stupide. La SNCF, comme toutes les entreprises publiques, ne crève pas de ses agents, mais de sa direction et de son ministère de tutelle qui sont composés d’une collection d’imbéciles patentés. Quoiqu’on en pense aujourd’hui, il n’est pas acceptable qu’un entreprise monopolistique d’état ait une dette aussi colossale : la SNCF devrait avoir l’interdiction absolue de faire du déficit, quitte à augmenter sensiblement ses tarifs. Ex : est-il normal qu’un PARIS-LYON en TGV coûte moins cher au cadre sup abonné que s’il fait le trajet avec sa Audi ?

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      • Scrib // 27.02.2018 à 11h31

        J’irais pas vous insulter 🙂
        Cependant, ce passage est interressant :
        “Mais pour faire rouler des trains, quitte à me faire insulter, je ne vois vraiment pas en quoi le monopole public mérite d’être défendu”
        Peut etre pour éviter la désertification ? On a déjà les desert médicaux, de plus en plus de desert publique (poste, etc…), si on supprime les transports en commun, il reste quoi aux petites localités ?
        Alors oui, la privatisation va faire du mal… car un actionnaire voudra un retour sur investissement, et donc supprimera toutes les “petites lignes” – c’est déjà le cas avec les bus… je vous laisse imaginer la suite… quand 60M de Français seront entassés dans les mégalopoles… et que vivre à la campagne, au calme sera marginalisé (ma crainte)

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        • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 12h06

          Votre réponse est illustrative du problème, puisque vous semblez trouver légitime de vivre à la campagne et au calme, tout en bénéficiant des « avantages » des citadins. Or il faut choisir. Le transport ferroviaire nécessite des investissements et des moyens tels qu’il n’est viable qu’en zone très peuplée ; c’est ainsi. Vivant dans une commune très mal desservie par les bus et sans gare, après avoir vécu 10 ans en Seine Saint Denis, je connais bien le problème, mais j’aurais bien du mal à expliquer à un copain qui supporterait, lui, tous les désagréments de la vie banlieusarde, qu’il doit payer des impôts pour conserver des lignes de bus ou de train au bénéfice des gens qui, comme moi, ont fait le choix d’un cadre de vie semi-rural. Il faut choisir, et assumer ses choix.

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          • Ellilou // 27.02.2018 à 15h58

            Vous n’avez que le mot “choix” sous le clavier mais peut-être que certains ne se sont pas éloigné(e)s des métropoles par choix mais par nécessité au vu de l’explosion des loyers et prix des logements? Peut-être avez vous par la même occasion oublié des petits mots tout bêtes et arriérés, la solidarité et l’entraide? Mais peut-être je me trompe….

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            • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 16h22

              Allez donc demander la solidarité du gars qui habite son F2 à 2 pas de la gare RER de garges les gonesses, pour financer votre “petite gare personnelle”, dans votre campagne verdoyante.. Je serais surpris qu’il vous l’accorde. En tout cas, moi j’aurais l’impression de manquer singulièrement de décence en le faisant.

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            • Fritz // 27.02.2018 à 17h12

              Personnellement, je n’irai pas faire cette demande. Pourtant, l’État a dépensé bien plus pour les banlieues (la “politique de la ville”) que pour les zones rurales en difficulté. Car la campagne n’est pas toujours verdoyante et bucolique…

              Pour ce qui est de la fréquence des trains : il y a 25 ans, j’habitais Noisy-le-Grand. Je pouvais rentrer chez moi jusqu’à 1 heure du matin, avec une rame du RER (ligne A) toutes les 5 minutes.

              Aujourd’hui, j’ai cinq ou six trains par jour, dans ma campagne verdoyante. Depuis Paris, le dernier train qui me ramène chez moi part à 19 heures.

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            • R.C. // 28.02.2018 à 10h55

              @Bourdeaux, “allez donc demander la solidarité du gars” qui habite le VIIe arrondissement de Paris pour financer “la petite gare personnelle” des indigents contraints de résider à Garges-les-Gonesse et dans toutes ces banlieues verdoyantes de la grande couronne !

              Si l’égoïsme doit l’emporter sur la solidarité alors, oui, nous sommes en bonne voie (c’est le cas de le dire, en l’occurrence).

              Cela dit, je suis injuste car le macronisme c’est la solidarité de classe des riches, puissants et privilégiés envers eux-mêmes…

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          • RV // 27.02.2018 à 17h26

            @ BOURDEAUX Le 27 février 2018 à 12h06

            “…/… Le transport ferroviaire nécessite des investissements et des moyens tels qu’il n’est viable qu’en zone très peuplée …/…”

            Le “transport ferroviaire” en “France” est un “Service public”.

            Son principe repose sur la péréquation tarifaire d’un prix kilométrique (même si ce n’est plus le cas aujourd’hui et ça en dit long sur la stratégie à l’œuvre dans son démantèlement) qui permet d’offrir le même “service” sur tout le territoire au même prix.

            Sa viabilité, comme vous dites, est justement cette égalité de service.

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            • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 17h46

              « Le “transport ferroviaire” en “France” est un “Service public”. » A quel titre ? Pourquoi dois-je considérer cela comme un préalable à toute discussion ? En quoi l’état serait-il incontournable dans l’activité ferroviaire ? Le réseau routier est un service publique : vous comptez attacher un jour un fonctionnaire territorial à chaque conducteur d’auto ?
              « Sa viabilité, comme vous dites, est justement cette égalité de service. » Là, vous êtes en plein sophisme. Si l’égalité de service suffisait à viabiliser une activité de service publique, il y a longtemps qu’on aurait réhabilité les ateliers nationaux pour supprimer le chômage !

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            • Kilsan Aïtous // 28.02.2018 à 16h22

              C’est l’Etat qui a financé le réseau ferré en France au 19e siècle. Aucune entreprise n’a voulu s’endetter pour le construire. Puis l’Etat a vendu à des privés l’exploitation de ce réseau, qui ont fini au bord de la faillite. Et l’Etat a dû racheter ces exploitations vétustes. C’est comme cela qu’est née la SNCF. L’Etat a de nouveau réinvesti dans le domaine jusqu’à produire les TGV les plus rapides du monde.

              Les pertes pour le public, les profits pour le privé.

              Le privé a largement prouvé son incompétence dans ce domaine.

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          • Sara // 28.02.2018 à 01h12

            La France a abandonné l’aménagement intelligent du territoire, mais cela ne vous donne pas raison pour autant…

            Résidant en Asie, j’habite au calme et au vert à la campagne, et pourtant je suis à 30 minutes de mon travail dans une mégalopole autrement plus grande que Paris… Comment ? Des trains grande vitesse très fréquents, modernes, ponctuels, confortables, peu chers.

            Tout est possible, et là encore les médias vous font croire n’importe quoi. Il n’y a pas de sacrifices à faire, juste des efforts – des efforts d’investissements intelligents de la part du gouvernement.

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            • Galvan // 28.02.2018 à 07h42

              Complètement d’accord avec Sara. On peut faire un parallèle avec l’amenagement numérique du territoire où le même type d’âneries néolibérales ont été voulues par nos dirigeants et les traités de l’UE :
              Les infrastructures (l’équivalent de RFF) et les opérateurs ont été privatisés. Résultat : un déploiement du haut débit totalement anarchique et une obligation de reprise en main par les collectivités locales pour assurer un déploiement équilibré. Une société privée n’est pas faite pour gérer un service public généralisé. Si nous avions procédé de la sorte dans les années 70 avec le déploiement du téléphone fixe, il y aurait encore de nombreux foyers sans téléphone.

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        • Krystyna Hawrot // 27.02.2018 à 14h42

          Surtout qu’on aurait envie de quitter les grandes mégalopoles ou tout votre argent passe dans le loyer, qui ont polluées… Mais comment aller habiter dans une petite ville sans craindre l’isolement et la nécessité de mettre tout l’argent dans une voiture? Elle est ou la logique écolo dont on nous rebat les oreilles depuis des années?

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          • Kilsan Aïtous // 28.02.2018 à 16h29

            Tout à fait, beaucoup d’endroits sont devenus quasi inatteignables si on n’a pas de voiture. Ce n’était pas le cas autrefois, il y avait des gares, SNCF ou routières qui marchaient bien.

            Les politiques ont privilégié le tout-voitures pour du profit à court terme.

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    • chouchounet // 27.02.2018 à 15h04

      Vous dites 41 et 45 ans de cotisation? Mais alors comment font les conducteurs qui partent à 52 ans et les autres à 55 ans si ce que je lis par ailleurs est exact? Quelque chose doit m’échapper. Et j’ai lu aussi, de la part de gens qui semblent s’y connaître (IREF Europe) que 50% de la retraite des cheminots est payée par le contribuable, sans compter le système dit de “compensation” entre les caisses de retraite qui leur semble très favorable. Si c’est vrai, je suis désolé, mais c’est parfaitement anormal. Tout comme est anormal le régime des pensions de la plupart des hommes politiques, députés européens en tête.

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      • Polo24 // 27.02.2018 à 19h25

        Vous avez bien lu sans vouloir aller jusqu’au bout du resonnement: les medias (et vous) ne voient que le verre à moitié plein (l’age de depart) et pas celui à moitié vide (une pension réduite).

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    • Patrick // 27.02.2018 à 15h14

      Subventions indirectes pour la voiture ?
      L’ensemble des taxes sur tout ce qui roule e. France atteint les 62 ou 63 milliards, ça paie largement les routes et tout le reste , y compris le fric englouti dans ce trou sans fond appelé SNCF

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      • Polo24 // 27.02.2018 à 19h33

        Les externalités concernent tous les coûts cachés (la pollution, les maladies,…)
        Je doute que la route auto finance cela.

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        • Patrick // 27.02.2018 à 21h12

          Le gros problème de la vie , c’est que c’est la première cause de la mort ?

          Et de la pollution, la vie peut elle financer ça ?

          Plus sérieusement, la route est indispensable à notre société, c’est surtout l’organisation globale qui est la cause de ces externalités,

          Ce serait aussi amusant de calculer la pollution générée par les trains ( traitements chimiques diverses des voies , énergie… )

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  • Fritz // 27.02.2018 à 08h25

    Pour une fois que les Décodeurs ont du bon :
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/26/sncf-que-signifie-l-ouverture-a-la-concurrence_5262897_4355770.html

    “A partir de 2021, des opérateurs privés pourront exploiter leurs trains sur le réseau ferroviaire, conformément au calendrier imposé par l’UE à la France pour libéraliser le secteur.”

    (Hélas, je vois mal Philippe Martinez dénoncer l’UE. Il est aussi européiste que Pierre Laurent, c’est dire)

    Toujours selon les Décodeurs, le monopole de la SNCF était “motivé par l’idée que le transport ferroviaire était un service public, qui ne devait pas être soumis à la logique du marché”. La SNCF devait donc assumer des missions qui “n’étaient pas lucratives : cela lui permettait par exemple d’assurer des petites lignes non rentables, mais importantes dans une logique d’aménagement du territoire”.

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  • Michel Bergès // 27.02.2018 à 08h30

    Pas de doute : c’est l’application de directives européennes néo-libérales, comme dans tous les secteurs du pays, qui sont imposées d’en haut “froidement”. Sans parler d’une idéologie managementesque, qui réduit tout à un tableau comptable à deux colonnes, manipulant les “politiques sectorielles”. Buts : déflation, baisse des salaires et des statuts protecteurs issus des luttes sociales, marchandisation généralisée, organisation d’une concurrence en faveur des banques, des assurances, des actionnaires financiers, préarisation des emplois… Abandon surtout, du concept de “service public”, dérégulation… Bref, la “RGPP” anglo-saxonne infligée à tous et partout.
    Cela, sous la houlette de politiciens professionnels, européanistes à tous crins, qui ont déclenché, par étapes, un tsunami social et culturel. Autour de l’ARGENT-ROI. À quand le boomerang ?

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  • Toff de Aix // 27.02.2018 à 08h35

    Merci aux médias qui confirment, une fois de plus, l’ampleur de leur indépendance, de leur honnêteté et de leur neutralité.

    Hélas ça n’est pas parce qu’ils bêlent tous en cœur le même refrain néo libéral qu’ils arriveront à convaincre les français : les faits sont têtus, le service public a un coût, et ce coût est juste incompatible avec la notion de rentabilité ou de profit. Du moins pas au sens où eux voudraient l’entendre : il s’agit d’un investissement pour l’avenir. A vouloir trop prendre les gens pour des cons le retour de bâton sera phénoménal : je le souhaite, car ils le méritent.

    Assez de mépris ! Il est temps de riposter, et de leur faire comprendre que de ce monde-là, nous n’en voulons pas.

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  • Pauvre France // 27.02.2018 à 08h44

    De quoi je me mêle : l’UE interdit le débarquement de produits bio extra-UE dans certains ports Français :

    Les produits bio bannis des ports bretons
    Une nouvelle directive européenne n’autorise le débarquement de marchandises bio non-européennes que dans quatre ports français. Un coup dur pour l’entreprise Towt, basée à Douarnenez (Finistère).

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/les-produits-bio-bannis-des-ports-bretons-5584629

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    • TuYolPol // 27.02.2018 à 11h08

      Merci pour cette info (fais-moi mal Johnny !)
      Au passage, cette entreprise basée à DZ est unique, remarquable. La revalorisation de caboteurs traditionnels par autre chose que du charter de passagers en saison touristique, une variante économique et écologique dans un port sinistré par l’asphyxie de la pêche bretonne, cohérente avec la conservation de la marine traditionnelle et la beauté de la région.
      L’UE n’en finit pas de nous tordre le bras.

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  • Bruno // 27.02.2018 à 08h44

    C est une réforme emblèmatique pour le banquier Macron et ceux qu’il représente : s’il parvient à casser du cheminot, alors oui, il pourra vraiment tout se permettre.

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    • Fritz // 27.02.2018 à 09h02

      On peut imaginer les titres à la mesure : “Macron à l’assaut des conservatismes”, “Tiens bon Macron !”, “Les gréviculteurs foudroyés par Jupiter”, “Enfin, un Thatcher français”, etc.

      Et si la grève dure : “Les Français en marche”… pour aller au boulot.

        +19

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    • Catalina // 27.02.2018 à 15h56

      à mon avis, il peut déjà tout se permettre [modéré] et la soi-disant loi ‘travail” qui est en fait une loi “chomage-misère-structurés” Après ça, ils savent qu’ils peuvent ABSOLUMENT TOUT SE PERMETTRE et ils se permettent !
      La France ressemble à une maison vide et les commissaires priseurs se pressent à ses portes pour tirer le meilleur prix des enchères pour leurs ordonnateurs ! comme la maison Grèce, d’ailleurs !!!
      Les multinationales apatrides sont aux aguets, rassurées par leurs petits commis aux ordres !

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  • Bébert // 27.02.2018 à 09h50

    Je constate, à la radio comme à la télé, le manque de réactivité des quelques égarés pro-service public qui se trouvent face à l’Armada propagandiste. Leur attitude est essentiellement défensive et argumentative. Trop honnête. Alors qu’il faudrait, sans complexe, les attaquer pour ce qu’ils sont : des mercenaires. Et diriger des attaques ciblées vers les vrais privilégiés : les rentiers, les actionnaires, les fonds de pension, bref, les vrais parasites. Il faut leur rentrer dans le lard, verbalement. Sans nécessairement faire de grands moulinets, on peut dire ces choses calmement. Et surtout le répéter, inlassablement. C’est ainsi qu’agissent leurs adversaires, avec un certain succès strategique. Il est urgent de passer à l’offensive et designer l’ennemi.

      +4

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  • vert-de-taire // 27.02.2018 à 09h57

    Il serait temps de rappeler ici l’occasion de DIRE NON, de faire MASSE, de faire RÉSISTANCE & cette dictature (confirmée par le dernier vote aux présidentielle-législative).

    *******************************

    MANIF 22 MARS 2018

    *******************************

    C’est notre seul moyen légal, pacifiste, de peser en masse.
    alors …

      +21

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    • RV // 27.02.2018 à 17h38

      Vu la pratique récente de l’équipe au pouvoir, ce n’est pas un journée de grève qui va la faire renoncer.
      Je ne vois pas comment faire autrement que d’appeler à une grève générale reconductible.
      Vu ce qui s’est passé dans les précédents mouvements de revendication, un tel appel ne pourra venir que des citoyens, usagers ou pas de la SNCF.

        +5

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  • Olivier // 27.02.2018 à 10h12

    Je comprends qu’il y a quand même de vrais questions de fonctionnement de l’entreprise en regardant les flux financiers en p26 du rapport : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2018.02.15_Rapport-Avenir-du-transport-ferroviaire.pdf

    Les gains escomptés par la remise en cause du statut ne sont sans doute pas à l’échelle du déséquilibre entre les dépenses et les recettes de l’année 2016 : 3 Milliards d’€ de déficit et contribution public de 10,5 Milliards d’€ .

      +1

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    • vert-de-taire // 27.02.2018 à 10h57

      Il y a beaucoup de présomptions que cette privatisation annoncée depuis des années ait été préparée par nos dirigeants de façon à la rendre plus évidente.
      On pense irrésistiblement à ELF démantibulée (ou précisément déstabilisée) astucieusement pour se faire gober par un microbe privé …
      La SNCF est en dysfonctionnement chronique.
      C’est trivial et nécessairement un choix gouvernemental

      Donc le rapport Spinetta se gargarise des problèmes qui ne sont que résultats d’une volonté politique (idéologique) de privatiser ce service à rentabiliser (quelques milliards à gérer, il en reste toujours à récupérer sous forme de rente privée).

      La dictature des ultrariches en marche

        +19

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  • Marie // 27.02.2018 à 10h24

    Un président élu avec 24 % au premier tour avec la complicité des médias tellement à la botte que l’on en a honte pour eux, casse notre modèle social à la schlague …. on va bientôt se retrouver comme en Grèce (Varoufakis n’avait-il pas dit qu’après la Grèce, ce serait la France).. vas-t-on laisser faire …

      +25

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  • fox 23 // 27.02.2018 à 10h29

    Qu’on le veuille ou non, il y a un problème SNCF.
    Pour rappel la création de VFF fut rendue obligatoire par l’UE interdisant les entreprises de transport vivant de subventions, permettant de faire disparaître 180 milliards de déficit de la dite SNCF de son bilan, mais non de la réalité à payer par les contribuables.
    Il semblerait quand même que ces gens là ont quelques difficultés pour faire tourner normalement une entreprise sans le recours à l’Etat et donc multiplient ainsi leur propre fragilité..
    On ne peut faire l’économie d’une modification de fonctionnement globale afin d’assurer l’équilibre des comptes, seule façon de pérenniser l’entreprise qui ne peut continuer ainsi. Quelle entreprise privée pourrait vivre de cette façon et combien de temps ?

      +1

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    • RV // 27.02.2018 à 17h43

      Il est tout à fait légitime qu’un service public dépende de l’Etat.
      Un service public est une émanation de l’Etat.

      Contrairement aux entreprises privées qui profitent de niches fiscales, de subventions, d’exonération de cotisations sociales et que sais-je encore !

      La guerre c’est la paix ? c’est bien ça ?

        +1

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    • madake // 01.03.2018 à 06h08

      La question de la rentabilité actuelle et de la SNCF se pose.
      C’est bien l’Etat et l’Europe qui ont imposé une structuration étrange, et un fonctionnement comptable absurde.
      Si à l’époque, on a dissocié la gestion du réseau de celle des trains on les a réunifiées aujourd’hui en trois EPIC:
      SNCF,
      SNCF Réseau
      et SNCF Mobilités.

      Est-ce plus simple?
      Si c’était une entreprise privée, on parlerait de profondes restructurations.
      Mais aucune entreprise privée n’aurait créé en France un réseau ferré de plus de 40 000 km.
      Pour quelle rentabilité et quels dividendes avoir créé un tel réseau aujourd’hui si couteux?
      Dans les années 50 c’étaient les 2/3 des marchandises qui y circulaient.
      La desserve ferroviaire a assuré au pays un développement économique, et social permettant la mobilité des personnes et des marchandises. Et le pays n’aurait pas connu un tel développement sans le réseau ferroviaire.
      Aucune entreprise privée ne l’aurait fait, mais ces choix politiques et économiques ont été gagnants.

      Aujourd’hui la quantité de marchandises transportées par rail en France est de moins de 10%.
      Mais ces 10%, qui ne représentent “que 32 000 000 000 de tonnes” de fret sont un atout économique stratégique pour la France.
      …/…

        +0

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  • TuYolPol // 27.02.2018 à 10h40

    Tant qu’on y est, quel est le poids de l’orientation “tout-TGV” dans les tarifs quasiment “aériens” qui frappent souvent les usagers du train ? Le TGV est-il encore en débat et quel tort a-t’il fait au reste de l’offre ferroviaire ? Était-ce aussi un des chevaux de Troie de la démolition du bien public ?
    Combien coûte une rame TGV par rapport à un A320 ? Par rapport à un TER ?
    Combien coûte une section de voie TGV par rapport à une section normale ?
    À qui profite finalement l’élargissement des bassins d’emploi ?
    J’ai ma petite idée.

      +4

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    • RV // 27.02.2018 à 17h47

      Ce ne sont pas les TGV qui sont en cause mais bien la politique de la SNCF de fermer des lignes “secondaires”
      La qualité du matériel roulant et ses performances sont à dissocier de la politique d’aménagement du territoire.
      Il faut revenir aux fondamentaux du service publique c’est à dire la desserte de tout le territoire au même prix kilométrique.

        +2

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      • TuYolPol // 28.02.2018 à 09h25

        C’est pour ça que je pose la question du coût des rames et des voies TGV relativement au reste de l’offre ferroviaire. Si l’équipement et l’entretien de l’infrastructure coûtent N fois plus cher, à coût global constant cela impliquait forcément la fermeture des lignes secondaires. On ne parle pas de qualité et de performances mais de rapport de coût et de la réorientation vers l’offre intéressant des clients relativement privilégiés au détriment du service intéressant des usagers de toutes conditions.
        Combien vaut N ? Je ne sais pas, au moins 2 je pense.

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  • Christian Gedeon // 27.02.2018 à 10h53

    Ben mon vieux,je vais me sentir bien seul. Parce que je suis favorable à la réforme des statuts,en général,et que les réactions n’en parlent absolument pas,bottant en touche systématiquement.celui de la sncf est emblématique,en fait,parce que complètement anachronique. Obtenu par les lcommunistes à la fin de la seconde,il correspondait à une vraie réalité.Notamment pour les chauffeurs conducteurs. Aujourd’hui cette réalité n’est plus vraie,n’est ce pas? Je suppose que la plupart de ceux qui réagissent aussi violemment sont pour la triade
    républicaine égalité,liberte,fraternité … Égalité semble leur avoir échappé,manifestement. Etre anti Macron est une chose,nier la réalité en est une autre je crois. Pour ce qui me concerne je suis pour la fin immédiate de tous les régimes spéciaux,et ça inclut les régimes fiscaux des sociétés du Cac 40. Et c’est probablement la l’erreur de Macron. Et je m’étonne que personne ne le souligne,le dogmatisme l’emportant manifestement sur le pragmatisme et le sens du réel. La fin de TOUS les régimes spécieux,qu’ils soient sociaux ou fiscaux…tel doit être le but.

      +4

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    • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 14h19

      “Pour ce qui me concerne je suis pour la fin immédiate de tous les régimes spéciaux,et ça inclut les régimes fiscaux des sociétés du Cac 40.” Alors, là, je signe, plutôt 2 fois qu’une ! Pour le dire autrement, je suis pour la transparence en démocratie, donc contre les mensonges, donc, contre toutes les prébendes, fromages et autres niches, sans oublier : contre le déficit publique. Bref, pour l’égalité devant la loi…

        +4

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    • Toff de Aix // 27.02.2018 à 14h57

      Le problème est que leur égalité est à géométrie variable. Certains sont plus égaux que d’autres, mais ça la grande majorité commence à le voir…

      Comme d’habitude on monte les français les uns contre les autres, en pointant le doigt sur de soi disant “privilégiés”. Moi je veux bien qu’on m’explique en quoi je serais plus privilégié d’avoir un boulot en 2018, par rapport au plus pauvre que moi en dessous… Mais SURTOUT par rapport aux donneurs de leçons permanents qui gagnent 10x, 100 x ou10000x plus que moi, et qui font les lois en douce pour leurs petits collègues, et qui nous font la morale à tout bout de champ.

      Le jour où LEURS privilèges seront supprimés, on reparlera des nôtres 😉

        +15

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      • Ellilou // 27.02.2018 à 16h05

        Je me pose une question toute bête: on parle et on reparle du statut des cheminots (si mirobolant, fantastique, universellement envié jusqu’aux confins de la galaxie) et de leurs privilèges éhontés mais en même temps la SNCF semble avoir du mal à recruter de nouveaux conducteurs de trains. Alors, messieurs et mesdames qui n’avez que ces mots à la bouche, pourquoi ne postulez-vous donc pas pour rejoindre cette caste de nantis qui met la France à genoux et dilapide son or?

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        • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 16h39

          Le problème est que les régimes spéciaux, même s’ils n’ont pas été créés dans ce but, ont pour principale conséquence de masquer la réalité, particulièrement celle des rémunérations, parce qu’ils rendent les comparaisons impossibles, en tout cas toujours contestables. Et défendre ce type de dispositif, c’est corrompre la démocratie, qui consiste d’abord à donner les moyens aux citoyens de contrôler les dépenses publiques. Je suis loin de penser que les cheminots sont des nantis, mais ce que je réclame, c’est que la loi me donne la possibilité d’en juger librement, et pour cela, je dois pouvoir comparer, en toute transparence, leur rémunération et la mienne; c’est tout.

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    • TuYolPol // 27.02.2018 à 16h19

      Le seul problème c’est que le discours qui dénonce les “régimes spéciaux” est exclusivement instrumentalisé pour fragiliser le service public, les salariés encore un peu protégés, ceux qui protègent aussi, pour tous les autres salariés, ce qui reste d’un rapport de forces qui s’est depuis complètement inversé. Les gens qui se laissent avoir par ce discours se retrouvent dans la populace des chiens qui se mordent entre eux pendant que les maîtres se délectent : ça marche tout seul, dis donc ! Il suffit de d’exercer la violence économique comme si c’était aussi inévitable que la pluie qui tombe, de désigner ceux qui ont encore un parapluie, et d’attendre la curée. Mais bon sang ! Qui est-ce qui se goinfre en douce, à la fin ? La fraude fiscale, l’optimisation, les privatisations, la dette, le monopole privatisé de la création monétaire, combien d’ordres de grandeur dans le foutage de gueule faudra-t’il pour que les gens arrêtent de se mordre entre eux ?

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      Alerter
      • Christian Gedeon // 27.02.2018 à 17h39

        Non. Je dénonce tous les régimes spéciaux qu’ils soient fiscaux ou sociaux,en y incluant en premier les régimes fiscaux ahurissants dont jouissent les sociétés du Cac et encore plus les sou disant optimisations fiscales qui permettent à la masse imposable de s’échapper . C’est le systéme entier qui est à revoir,de À à Z.

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        • TuYolPol // 28.02.2018 à 09h31

          Vous savez bien que quand vous employez ce vocabulaire : “régimes spéciaux”, la masse est déjà bien conditionnée et ne pense pas une seule seconde au cacarente. Alors c’est pas la peine de jouer avec les mots.

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        • madake // 01.03.2018 à 06h47

          @Christian Gedeon
          Mais Christian, comme le dit TuYolPol, le problème c’est que oui, vous pourrez supprimer le régime spécial des cheminots, qu’on vous brandit sous le nez.

          Mais essayez donc D’ABORD de supprimer les régimes fiscaux des entreprises du CAC40. Et une fois celui-ci supprimé, je suis d’accord pour aborder celui des cheminots.

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    • RV // 27.02.2018 à 17h56

      https://www.humanite.fr/contre-reforme-le-statut-des-cheminots-pris-en-otage-par-lexecutif-650191

      Comme pour les fonctionnaires, le gouvernement souhaite en finir avec le statut et le régime de retraite des cheminots. Ce dernier prévoit un âge minimum de départ à 50 ans pour les agents de conduite de locomotive, qui passera à 52 ans à partir de 2024. Les autres agents de la SNCF, dits « sédentaires », peuvent prendre leur retraite à 55 ans s’ils sont nés avant 1962. D’ici à 2024, l’âge de leur départ à la retraite sera également reculé de deux ans et atteindra 57 ans. Les cheminots devront cotiser 172 trimestres (43 ans). Un régime qui est la contrepartie de la pénibilité du travail à laquelle sont soumis les cheminotes et les cheminots contraints de travailler en horaires décalés, de nuit, le dimanche et les jours fériés.

      « Le service est de 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », note Cédric Robert, secrétaire fédéral CGT cheminots. Or, selon les calculs de son syndicat, la part de tous les prélèvements (santé, retraite, mesures spécifiques, CSG, contribution de solidarité à l’assurance-chômage…) atteint « 79 % (du salaire net) pour les cheminots au régime spécial contre 68 % pour les salariés du régime général » pour financer les droits spécifiques.

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      • RV // 27.02.2018 à 17h57

        / / suite / /

        Qu’importe, le gouvernement tient son argument. Un chiffre. Trois milliards d’euros. Soit le montant que l’État met dans la caisse du régime chaque année pour atteindre l’équilibre. Un déficit mécanique qui n’est dû qu’à la baisse du nombre de cotisants. La SNCF ne comptant plus que 150 000 cheminots contre 500 000 lors de la création du régime. Il s’agit exactement du « même problème que pour le régime général : moins il y a de cotisants, plus on supprime les cotisations sociales, moins il y a de rentrées d’argent et plus il y a de problèmes », rappelait le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, interrogé début janvier sur France Info.

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        • RV // 27.02.2018 à 18h05

          Toutes ces considérations plaident d’une part :
          pour un Régime général de sécurité sociale avec une caisse unique, un taux unique, une gestion ouvrière et la suppression de l’AGIRC ARRCO avec un âge politique de droit à la retraite à 55 ans sans annuités, basé sur un salaire de référence et un taux de remplacement qui comme pour le service public de la SNCF permet une péréquation entre tous les ayant droit,
          et plaident d’autre part :
          pour la conservation des régimes spéciaux qui reconnaissent la pénibilité de certains métiers.

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    • fox 23 // 27.02.2018 à 18h42

      Gedeon, vous n’êtes pas seul !
      Les régimes spéciaux sont une honte pour notre devise nationale. Bien sur les arrangements entre copains du CAC 40 ne sont pas mieux, mais il n’est même pas imaginable de tout détricoter en même temps, alors, si nous commencions par nous ?
      Pourquoi travailler pour telle ou telle enseigne vous donne plus ou moins de droits, tant en actif qu’en retraité ?
      Oui, le système global de la SNCF est à revoir. Un ami y travaille, et parmi ceux qui en font le plus, il est posté. Tout en restant discret son lieu de travail est névralgique pour le réseau, mais la nuit, il sont 8 là où 4 suffiraient.
      Ils se sont cotisé pour acheter un lecteur de DVD et chacun son tour, chaque nuit, ils louent un film ! Lui-même reconnait: “je n’ai pas un travail, mais un emploi”.
      Multipliez cet exemple véridique par le nombre que vous pouvez imaginer…

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    • Sara // 28.02.2018 à 01h21

      Oui vive l’égalité !
      Tout le monde à 2500e net par mois ! (salaire moyen propagandé aujourd’hui sur Lefigaro.fr)

      Cher Christian, vous avez été enfumé, sortez la tête avant qu’il ne soit trop tard !

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  • basile // 27.02.2018 à 10h58

    la parfaite inconnue, à gauche, sur la photo du JDD, au regard glaçant qui me rappelle certaines heures. C’est fou ce que les femmes sont utiles pour faire passer les pires réformes, en jouant sur le fait qu’on aura peur de passer pour misogyne en critiquant leurs actions

    je cite wiki :

    – Elle commence sa carrière (sic) en intégrant le ministère de l’Équipement
    – Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Éducation nationale
    – elle rejoint le cabinet de Jospin comme conseillère technique chargée des transports.
    – En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF. Je ne sais pas si c’est son oeuvre, le fait que dans un même wagon, personne n’ait payé le même prix
    – De 2008 à 2013, directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris.
    – 2013, préfète de la région Poitou-Charentes
    – un an au ministère de l’Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal,
    – 2015 à la tête de la RATP

    Bref, nouveauté des temps modernes, dans toutes les grandes entreprises, des managers parachutés pour faire le sale boulot qu’un interne ne ferait pas. Alors que le boulot ils le connaissent mieux que tous

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  • FRANCAISENCOLERE // 27.02.2018 à 12h36

    Je n’ose pas abordé le sujet, ce matin, les gens sont conditionnés depuis 20 ans contre la SNCF. C’est une destruction programmée, ils conditionnent la population et ensuite, ils engagent des prétendues réformes pour notre bien à tous. Le cerveau est tellement lessivé de propagande que les gens abdiquent ou applaudissent pour les plus atteints.
    Vive la SNCF et le service public à la française

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  • Fougnard // 27.02.2018 à 12h49

    Mais, bon sang de bonsoir, comment se fait-il que depuis des années, que dis-je, des dizaines d’années, on vote pour ces libéraux mortifères pour qui la planète et les êtres humains en général ne comptent pour rien ??!!
    Macron est bien arrivé là par nos soins, non ? Faut-il que l’on soit tous des idiots masochistes (sauf quelques uns qui tiennent le fouet libéral) ?
    Tous ceux qui ont voté Macron devraient la fermer pour toujours ou jusqu’à ce qu’ils ne votent plus pour un libéral.
    Ça ne sert à rien de se plaindre si on se laisse tondre et surtout si on appelle soi-même le tondeur? À bon entendeur, salut !

      +10

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    • Fritz // 27.02.2018 à 12h59

      “Tous ceux qui ont voté Macron devraient la fermer” : bien d’accord avec vous. L’ennui, c’est que parmi “tous ceux-là”, il y a Philippe Martinez, l’opposant désigné à la casse de la SNCF : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/05/martinez-souhaite-que-macron-fasse-le-score-le-plus-haut-possible_5123118_4854003.html

      Le ver est dans le fruit, le cheval de Troie macronesque est à la tête de la CGT.
      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/05/des-dirigeant-cgt-appellent-a-voter-pour-emmanuel-macron_5122727_4854003.html

      Les dirigeants de la CGT ont appelé à voter pour le candidat du Medef : on aura tout vu.

        +13

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      • Fougnard // 27.02.2018 à 13h24

        Quel imbécile ce Martinez ! Quel niais ! Ou alors il récolte quelques bénéfices de ce soutien…

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        • RV // 27.02.2018 à 18h10

          Un peu beaucoup passionnément de bashing contre les syndicats, ça ne peut pas faire de mal, on en redemande !

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      • Fritz // 27.02.2018 à 19h08

        Lumineux, ce dernier commentaire de votre part.
        Il éclaire tous les précédents.

        Je suppose que vous l’avez posté grâce à votre centrale électrique privée, à l’abri de vos péages seigneuriaux, bref loin des usages de la France bolchévique.

        A propos : c’est dans les Usatges de Barcelone que fut intégrée la loi Stratae du XIe siècle, qui disposait que les comtes ne tenaient les voies publiques (stratae publicae) qu’au nom du bien commun (“pour qu’elles soient en tout temps à l’usage de leurs peuples, sans contradiction ni obstacle, et sans charge d’aucune sorte”).

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      • Jean Paul B. // 27.02.2018 à 22h53

        Les mêmes (Gôche et Droite confondues) qui tordaient le bras des électeurs de La France Insoumise pour les empêcher de réfléchir pour savoir s’il fallait entrer dans l’isoloir et finalement voter comme le MEDEF ou bien rester chez soi pour ne pas être les complices de ceux qui les ont toujours pris pour des c…
        Ils ont la mémoire courte ces castors du 7 mai 2017 mais pas nous!
        Cela dit aujourd’hui il faut bien entendu SOUTENIR LES CHEMINOTS ET TOUS CEUX QUI LUTTENT car il défendent l’intérêt général.
        Quand le Sage montre la lune SEUL l’idiot regarde le doigt (et là nous n’avons pas le droit d’être des idiots!).

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        • Seth // 28.02.2018 à 13h20

          Si toutefois les cheminots luttent. Puisqu’hier à la sortie de la réunion des syndicats, on entend dire qu’il est urgent de ne rien faire et qu’il faut attendre “la concertation”.

          “La concertation” qui avait eu lieu aussi avant les ordonnances et a produit ce que l’on sait avec” l’action syndicale” considérable à la retenez-moi-ou-je-fais-un-malheur et la promesse de “concertations” à venir que l’on a pu voir.

          La question commence à se poser de savoir jusqu’où on pourra laisser ainsi les syndicats agir sans prendre la main sur eux.

          Je souhaiterais pouvoir être optimiste face à une réaction de la SNCF proportionnelle à la situation et à l’attaque, malheureusement je ne le puis.

          C’est un syndiqué dubitatif qui parle.

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    • JBB // 27.02.2018 à 19h54

      “Tous ceux qui ont voté Macron devraient la fermer” elle est belle votre conception de la démocratie.

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      • patrick // 28.02.2018 à 11h28

        on ne leur dit pas de la fermer , on leur dit d’assumer.
        Vous avez soutenu Macron ? il fait ce qu’il a annoncé , de quoi vous vous plaignez ?

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  • Gryzor // 27.02.2018 à 13h57

    Je suis vraiment désolé de défendre le Monde, mais ils ont raison d’ecrire que cette reforme est inéluctable.

    Reportez vous à l’article 106 du traité de fonctionnement de l’union européenne, vous lirez EN TOUTES LETTRES que les états membres s’engagent à soumettre leurs services publics à la concurrence.

    L’article 106 est révisable, si l’unanimite des états membres donnent leur accord. C’est à dire, JAMAIS.

    la messe est donc dite. Cette reforme est inéluctable.

    Et la CGT se gardera bien de dénoncer les.traités neo libéraux et anti démocratiques de l’union européenne : elle est signataire de la “charte européenne du syndicalisme”, qui lui garantit plein d’argent en échange de ce silence coupable.

    Au final, la cgt est donc pleinement complice du mouvement de fond néolibéral et ne fait que gesticuler. Comme les pantins du gouvernement.

    À ma connaissance, le seul syndicat à n’avoir pas signé cette charte scélérate est SUD.

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    • Jean Paul B. // 27.02.2018 à 23h00

      Si tous ceux qui se réclament de l’anti-libéralisme n’ont toujours pas compris que l’UE est LE danger mortel pour notre modèle social, alors je crains que ce soit foutu pour longtemps!

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      Alerter
  • Frédéric // 27.02.2018 à 14h33

    Au delà du vote Macron et du statut du cheminot, le régime de retraite de la SNCF est INDEFENDABLE. Faire payer pour 1/3 de compensation inter-régimes de retraite (sécurité sociale) et pour un autre tiers le budget de l’Etat pour financer des départs en retraite à 52 ans et même à 57 ans est INADMISSIBLE.
    Si les cheminots veulent sauver leur statut, ils doivent aligner leur âge de départ en retraite sur celui de TOUS les autres salariés.
    Ils redeviendront alors audibles.
    Pour l’instant, ils sont les champions de l’Injustice sociale absolue, orchestration médiatique ou pas !

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    • Christian Gedeon // 27.02.2018 à 14h55

      Les champions,n’exagérons pas quand meme.Dans le peloton de tête,sûrement. Et de toute façon,on ne coupera pas,un jour ou l’autre,à un seul regime de retraite,la pénibilité réelle étant le seul curseur de variabilité. J’ai bien dit réelle . Et pour ce qui concerne les cotisations sociales de toute nature un plafond incontournable de cinquante pour cent quel que soit le mode d’exercice.Pour autant,l’autre face est celle d’une véritable réforme fiscale,que ce soit du revenu des personnes physiques,des sociétés,des revenus et plus values financiers,et des droits de succession. Avec un systéme de “flat tax” simple et efficace rendant inopérants tous les montages dits d’ingénierie fiscale. Le tout impliquant un nettoyage des écuries d’Augias…mais à t on un Hercule disponible?

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      • Ellilou // 27.02.2018 à 16h09

        Le seul que nous ayons sous la main est Jupiter…

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      • Fougnard // 27.02.2018 à 16h23

        La flat tax est un gros pipeau. C’est un impôt moins progressif, donc inégalitaire !

        Au prime abord, ça a l’apparence de la simplicité et de l’efficacité. Dans les faits, cette « flat tax » va alourdir l’imposition des épargnants les plus modestes et alléger celle des plus aisés.

        Tout cela va bien dans le sens des oligarques (=escrocs) qui nous gouvernent.

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    • Leterrible // 27.02.2018 à 16h48

      @Frédéric(27/2 à 14h33)
      “On” écrit ET “on” dit “malicieusement”? beaucoup de vérités PARTIELLES sur le métier et le statut des cheminots…il va de soi bien entendu que “omettre (sciemment?) des infos ou des morceaux d’infos”..ce n’est pas mentir….!
      Fortement utile de voir attentivement et/ou d’enregistrer l’info présentée utilement par “Bardamu” sur ce même fil à 12h58…… :
      ” ” ” Ce soir http://www.lemediatv.fr diffusera dans son 20h un sujet sur le statut réel des employés de la SNCF. Cela devrait mettre fin aux mythes. ” ” ”
      Et d’en recauser après!!

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    • red // 27.02.2018 à 21h29

      La durée de cotisation a déjà été alignée…

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    • BOURDEAUX // 28.02.2018 à 09h11

      Quant on dit “propagande”, on entend “mensonge”, n’est-ce pas ? Alors, oui ou non, les cheminots sédentaires partent-ils à 57 ans et les conducteurs à 52 ans ? Oui ou non cela se fait-il en tapant dans la caisse du régime général ? On va s’efforcer de rester terre à terre, hein?

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  • Krystyna Hawrot // 27.02.2018 à 14h47

    Vu qu’ l”âge de la retraite de tous les salariés ce sera bientôt 70 ans (pour ceux qui ont 50 ans aujourd’hui), on comprend que les cheminots n’aient pas envie de crever debout dans leur train et qu’ils défendent leur beurre… On vit dans une société ou seule compte l’intérêt personnel, alors il faut bien comprendre qu’ils luttent pour leur intérêt!

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    • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 15h16

      Si je vous suis, vous trouvez vertueux de demander au maçon de s’user les mains sur ses parpaings jusqu’à 62 ans pour permettre au cheminot de faire son potager dès 52 ans…C’est bien français, ça : dès lors qu’un fromage est financé sur fonds publiques, il cesse de sentir mauvais (peut-être parce que chacun, en secret, espère pouvoir en croquer un jour…)

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      • Ellilou // 27.02.2018 à 16h13

        C’est une sacrée perversion! “vous trouvez vertueux de demander au maçon de s’user les mains sur ses parpaings jusqu’à 62 ans pour permettre au cheminot de faire son potager dès 52 ans”. Vous faites du Macron sans le savoir ou en le revendiquant? Opposer les maçons et les cheminots (lui c’était les paysans et les cheminots) c’est d’une haute volée intellectuelles et ça s’appelle au mieux un écran de fumée.

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        • BOURDEAUX // 27.02.2018 à 18h50

          Je n’oppose personne aux cheminots, j’explique juste qu’un privilège (retraite ou autre) s’obtient toujours aux dépends des autres. Quant à l’altitude intellectuelle, pardon mais je n’ai pas la prétention d’être un intellectuel, par contre je sais compter…

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          • red2 // 27.02.2018 à 21h34

            Il n’y a plus de retraite à 52 ans la SNCF… les durée de cotisation ont été alignée!

            http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2018/02/27/statut-de-cheminot-de-quoi-parle-t-on-exactement_5263318_1656994.html

            lisez par ailleurs les commentaires certains sont tellement endoctrinés qu’ils pensent qu’un article du monde magouille et ment pour défendre les cheminots…

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          • Jean Paul B. // 27.02.2018 à 23h10

            Et les vrais privilèges de leurs amis du CAC 40 par exemple, quand est-ce que ce Président et ce gouvernement vont-ils s’en occuper, eux qui nous font croire qu’ils sont vraiment attachés à l’égalité entre les citoyens (paysans et cheminots ces jours-ci!)?
            Vous avez dit hypocrisie et arguments de propagande pour berner les gogos?

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    • Ellilou // 27.02.2018 à 16h10

      Vous semblez ne pas comprendre qu’ils ne défendent pas “leur intérêt” mais notre intérêt à tous. Les luttes pour le bien commun, la solidarité, l’entraide….ça vous parle?

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      • RV // 27.02.2018 à 18h14

        Lisez ses commentaires plus haut et vous comprendrez ses convictions.

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      • Patrick // 27.02.2018 à 18h44

        Notre intérêt à tous serait qu’il n’y ait qu’un seul régime de retraite et pas de statut privilégié.
        Vous voulez l’égalité ou pas ?

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      • BOURDEAUX // 28.02.2018 à 09h37

        La théorie du ruissellement, version “lutte des classes”, c’est ça ? Vraiment, vous me faites rire…

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  • xc // 27.02.2018 à 16h53

    Les grèves des Cheminots n’embêtent pas d’ignobles capitalistes, mais les usagers, et les contribuables.
    Dans les secteurs soumis à la concurrence, la prudence commande aux salariés de “savoir terminer une grève” pour ne pas trop plomber l’entreprise. Les Cheminots n’ont pas ce souci.

    Je ne trancherai pas le point de savoir ce qui est justifié ou pas dans le statut. Peut-être faudrait-il comparer, si possible, le nombre de candidats par poste à la SNCF avec celui des candidats à des postes équivalents ailleurs. Ou le nombre de départs volontaires de certains postes SNCF avec celui des départs de postes équivalents dans d’autres entreprises. Je ne sais pas quels autres critères seraient pertinents. J’ai lu quelque part que la SNCF a du mal à garder les conducteurs.

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  • serge // 27.02.2018 à 17h18

    C’est toujours le faux débat de base, car extrêmement restreint. D’un côté, le gouvernement cible la catégorie la plus emblématiquement décriée d’un service public (vous vous rendez compte, les conducteurs de train bénéficient d’avantages qui datent de l’époque où ils pelletaient le charbon sur plate-forme ouverte…), des syndicats toujours prêts à faire du corporatisme profond tout en récupérant les subventions et en rêvant à 1936(CGT en première ligne) et les citoyens de l’autre qui ne peuvent que constater qu’un service public devenu cher (en impôts et dette) rend de moins en moins ce service, public. Il serait judicieux de manifester son désaccord d’usager en se focalisant sur la suppression du différentiel de traitement public-privé (que ce soit dans l’ensemble de la vie professionnelle ou après celle-ci), qui apparait quand même aussi largement dans tous les autres services publics et dans notre dette “hors bilan” et son assainissement (5,6 millions de fonctionnaires, 618 000 élus, etc…). Peut-être, devant une râlerie généralisée commune et ciblée, on verrait enfin si un de nos gouvernements a un peu plus de velléité de combat qu’un vague affrontement dans un gallodrome de Trappes…

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    • RV // 27.02.2018 à 18h22

      Comment dans vos calculs prenez vous en compte les intérêts de la dette, le fait qu’un Etat emprunte sur les marchés et ne profite plus d’avance de sa banque centrale, que l’investissement fasse appel au marché à travers des emprunts alors que la socialisation d’une partie de la valeur à travers les cotisations a permis entre 45 et 75 sans un centime de dette de développer l’hôpital public, les CHU, personnel et infrastructure compris ?

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      • Patrick // 27.02.2018 à 18h47

        Avance de la banque centrale ?
        Donc planche à billets à volonté et dévaluations en cascade.
        Seul un état libéral pourrait survivre, la sociale démocratie irait droit à la faillite

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  • ceusette // 27.02.2018 à 17h30

    Les médias propagent depuis quelque temps des contrevérités. Les lignes “secondaires” ne sont pas responsables du déficit de la SNCF, c’est plutôt le coût exorbitant du TGV. En outre, je ne comprends guère la question du sureffectif puisqu’on ne trouve presque plus personne dans les guichets! Et apparemment, la SNCF manque de techniciens, on a trop embauché pour le marketing ou des domaines ayant peu de rapport avec l’amélioration du service. Petit rappel: la SNCF a été créée à la demande des compagnies privées en 1937 (pas après 1944), sous un gouvernement conservateur. En d’autres termes, l’État a hérité des dettes des anciennes compagnies. Les promoteurs de la libre concurrence devraient s’interroger…

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  • Genevieve B 30 // 27.02.2018 à 18h17

    Une remarque “naïve”. Ils disent on va ouvrir à la concurrence. Chiche! Que les concurrents construisent donc des rails, des gares, qui ont été financés par nos impôts (de façon indirecte et soi dit en passant ont bien enrichi Bouygues, Vinci, …) et par les usagers de la SNCF. Sinon qui va entretenir le réseau ferré ? La SNCF qui devra alors faire payer un loyer aux concurrents, pas trop élevé sinon leurs prix ne seront pas compétitifs. Et on dira alors que la SNCF est en déficit car elle ne pourra pas couvrir ses frais d’entretien du réseau!

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    • JBB // 27.02.2018 à 20h10

      Beaucoup de gares et de lignes ferroviaires ont été construites par des compagnies privées…

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      • Fritz // 27.02.2018 à 20h50

        La loi du 11 juin 1842 appelée « Charte des chemins de fer » a instauré une séparation nette entre l’infrastructure à la charge de l’État et la superstructure à la charge des compagnies. Les « terrains et bâtiments, les terrassements, les ouvrages d’art et stations, seront payés sur les fonds de l’État » (article 5), alors que « la voie de fer, y compris la fourniture du sable, le matériel et les frais d’exploitation, les frais d’entretien et de réparation du chemin, de ses dépendances et de son matériel, resteront à la charge des compagnies auxquelles l’exploitation du chemin sera donnée à bail. » (article 6).

        Une forme précoce de partenariat public-privé, pour constituer le réseau ferroviaire français.

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      • Fritz // 27.02.2018 à 21h12

        Que cette loi ait été suivie d’effet, c’est une autre affaire. Le régime de la concession a transféré aux compagnies la totalité des gains et des pertes. Mais ce sont bien des compagnies PRIVÉES ET DÉFICITAIRES qui ont été rachetées par l’État, en 1937, pour constituer la Société nationale des chemins de fer français.

        J’ai écrit en majuscules ces trois mots, non pas pour dénigrer ces compagnies qui avaient bien fait leur travail, mais pour rappeler que “déficit” et “dette” peuvent s’accorder avec l’adjectif “privé”, et pas seulement avec “public”.

        Dans son livre “La dernière bulle”, Jean-Michel Quatrepoint soulignait que la recapitalisation sans condition des banques par les États à la suite de la crise des “subprimes” avait abouti à transformer une gigantesque dette privée en dette publique.

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  • Genevieve B 30 // 27.02.2018 à 18h20

    Autre façon de présenter les choses : Vous êtes propriétaire d’un local commercial mais vous avez beaucoup de charges diverses et on voudrait vous faire croire qu’en mettant un gérant qui devra payer en plus des mêmes charges un loyer, ce gérant sera bénéficiaire. Sauf bien sûr à diminuer les salaires, la sécurité, le service.
    Au final, on rebat les cartes et ô surprise les salariés et les clients sont perdants, tout le monde quoi sauf le 1% des financiers privés investisseurs. Très fort le tour de passe-passe!

      +4

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    • JBB // 27.02.2018 à 20h23

      Vous êtes propriétaire d’un local commercial ou les gens payent moitié prix la 2ème moitié étant prélevée par les impots qu’ils viennent ou pas. Malgré ça votre deficit est systématiquement comblé par l’état. Moins vous avez de clients moins vous avez de boulot mais vous gagnez pareil donc aucun intérêt à faire des efforts. De l’autre côté le privé devra faire de l’argent en attirant le plus de clients possibles sinon c’est la faillite. Devinez ou le client sera le mieux accueilli.

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      • Micmac // 27.02.2018 à 21h28

        “De l’autre côté le privé devra faire de l’argent en attirant le plus de clients possibles sinon c’est la faillite. Devinez ou le client sera le mieux accueilli.”

        Ça doit être pour ça que la privatisation des compagnies de chemin de fer ont été un désastre absolu partout où elle a été initiée…

        En plus, vouloir rendre “rentable” un service qui correspond à des choix politiques d’aménagement du territoire est absurde : supprimez la SNCF et voyez combien ça coûte… La route est bien directement subventionnée. On ne paye pas les routes que l’on emprunte. Et bien la SNCF, pareil.

        Après, effectivement, ça ne veut pas dire qu’il faille dépenser l’argent à tord et à travers. Mais il ne semble pas que ça a été le cas en ce qui concerne la SNCF. Simplement, un réseau ferré efficace qui répond aux besoins de la population ne peut pas s’autofinancer. Et si on lui demande de le faire, il s’endette.

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        Alerter
      • Ohhh // 28.02.2018 à 09h50

        A JBB
        Qui ouvre les gares tous les matins pour que vous puissiez prendre le train?
        Qui porte un uniforme de travail de moins en moins chaud pour vous servir?
        Qui rate une jour férié ou un ouiquènede sur deux pour vous transporter?
        Qui prend en charge des voyageurs en colère pour des avaries dont ils ne sont responsables ou des tickets non valables car les machines dysfonctionnent?
        Ce sont les cheminots du terrain qui ne font aucun effort . C’est pas joli joli ce que vous pensez.

          +3

        Alerter
  • some // 27.02.2018 à 19h24

    bah de toute façon si le monde penche dans un sens, mesure de précaution, je penche dans l’autre sens, même si étant utilisateur du réseau francilien, je suis le premier à râler. Mais bon, mes problèmes n’ont aucun rapport avec le statut des salariés du réseau ferrés…. je dis ça, mais je sais que ça ne sert à rien..bref.

      +0

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  • rolland // 27.02.2018 à 20h24

    Les syndicats d’aujourd’hui semblent plus occuper à limiter les mouvements qu’à les rendre productifs.
    Pour cause, la CGT l’UNSA La CFDT la CFTC et FO sont financés à 50% par la mortifère Union européenne , de sorte qu’aucun dans ce club des cinq n’a jamais expliqué ( comme dirait l’autre) aux français, où naissent les cause des politiques actuelles, que ce soit la réforme du code du travail, celle de la baisses des aides sociales ainsi que l’abaissement des retraites et des droits du chômages, la baisse de l’impôt sur les grandes sociétés, le gel du SMIC ( avant sa très probable suppression ), la baisse des dotations des collectivités locales, la mise en conccurence des services publics avec les entreprises privées basées sur la politique du profit maximum…..

    …Voila, les syndicats aujourd’hui font tout pour que les français ne sachent pas et ne comprennent pas ce qu’il se passe, en taisant continuellement et quotidiennement les causes de ces bouleversements politico-sociaux, dû à la politique de la construction européenne qui est encore loin d’être achevée…..

    …De ce fait bien malheureusement, nos jours vont continuer de s’assombrir, et la seule solution qui nous est insidieusement présentée pour une vie “agréable” ou “acceptable”, est de passer notre temps à baiser tant qu’on peut.

    Nous vivons à mes yeux une époque bien triste et surtout très dangereuse !?

      +4

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  • calal // 27.02.2018 à 22h15

    Je me demandais a propos de la sncf et du transport ferroviaire:
    -la plupart des trains fonctionnent a l’electricite donc si un jour on devait manquer de petrole ou de devises pour en acheter ,avoir un reseau de transport fonctionnant toujours ca peut etre utile voir strategique
    – de la meme facon si on monte en capacite de production electrique renouvelable,il faut pouvoir reguler les pics de surproductions pour eviter de cramer le reseau electrique: on peut faire tourner quelques trains a vide pour le faire?Idem si production basse, on arrete tous les trains? est ce que l’allemagne utilise son reseau ferre pour cela ou est ce irrealiste?

      +1

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  • Jean-Jacuqes // 27.02.2018 à 22h28

    Un article fait le tour de la question de fond, du point de vue économique, politique, environemental et social ici: http://www.politicoboy.fr/emmanuel-macron/reforme-sncf-un-cas-decole/

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    • Olivier LOISEL // 02.03.2018 à 17h44

      Cet article est partiel et incomplet, à mon avis.
      Dans celui-ci il y a le détail des directives européennes qui nous sont imposées (rappelons le !) :
      https://www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne

      La SNCF est née en 1938. Il y a 5 grandes étapes de destruction de la SNCF qu’il convient de détailler :

      1997 : la séparation de la gestion des trains et du réseau
      2003 : l’ouverture du transport international de fret
      2009 : l’ouverture du transport international de voyageurs
      2020 : la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence
      2023 : l’ouverture à la concurrence des lignes TER

        +0

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  • Galvan // 27.02.2018 à 22h33

    Tiens, je viens de faire une expérience intéressante sur le niveau de propagande du moment.
    Je me disais, prenons un exemple de site média mainstream qui aime bien faire de la propagande néo-libérale : Le Monde (ou L’immonde plutôt).
    Je me disais, voyons voir les commentaires des excités macronesques qui peuplent ce journal au sujet de la réforme de la SNCF, et pourquoi pas aller troller leurs forums pour leur mettre les points sur les “i” et démonter leurs réactions primaires de cerveaux reptiliens.
    Manque de bol, dis-donc, il faut être abonné pour poster des commentaires sur les articles !
    Faut pas déconner, je ne vais pas aller m’abonner a ce torchon pour pouvoir commenter leurs articles, j’ai donc pris le parti d’en dire beaucoup de mal autour de moi et d’inciter les gens a aller sur le site des Crises pour s’informer réellement… Ca sera plus utile et surtout, ça fera plus de mal aux finances du Monde.

      +3

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  • Bren // 27.02.2018 à 23h14

    La comparaison avec les chemins de fer au UK est éclairante :
    “accidents multiples – plus de 70 morts entre 1995 et 2005 – retards fréquents, ”

    Dommage que l’article soit daté. Nous sommes en 2018, et les chemins de fer anglais sont bien plus sur que les français (cf. Wikipédia)

      +0

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  • Alain // 28.02.2018 à 06h58

    Oié oié brave gens…
    quels privilégiés ces cheminot, vite vite il faut raser leur statut
    Oié Oié brave gens
    quels profiteurs ces retraités, ce sont nos enfants qui vont payer pour eux, vite vite, il faut “à minima” leur coller la CSG
    Oié oié brave gens
    quels pleurnichards ces APListe, faut pas déconner, 5 euros, c’est rien
    Oié oié brave gens
    qu’est ce que c’est que ces fainéantes ces caissières qui veulent pas bosser le dimanche, je les faits quand mes courses m….e
    Et vous pouvez remonter ainsi loin loin
    Sans oublier au passage de se faire de la CGT, ces braillards qui ne pensent qu’à défendre leur pré carré,
    Je vous le dis, le grand soir, c’est pas pour demain matin…

      +2

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  • Tassin // 28.02.2018 à 08h11
  • Macarel // 28.02.2018 à 08h17

    Voilà un très bon article sur la non moins très bonne revue “Frustration”

    “Argumentaire à emporter : Contrer les mensonges du gouvernement sur la SNCF”

    http://www.frustrationlarevue.fr/argumentaire-a-emporter-contrer-mensonges-gouvernement-sncf/#more-1704

    Contre la propagande éhontée “stato-capitaliste”, relayée par l’armée des “adeptes de la réaction en en marche”, toute contre-attaque compte.

      +1

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    • Olivier // 01.03.2018 à 11h53

      Je ne l’ai pas trouvé bon cet article. Dans le rapport “Spinetta”, il y a 3 types de recommandations :
      1. redéploiement du transport ferroviaire pour mieux répondre aux besoins
      2. assurer l’équilibre économique
      3. ouverture à la concurrence.

      Le statut des cheminots est évoqué dans le point 3, me semble-t-il.

      Il est tout à fait possible de travailler sur les points 1 et 2 indépendamment du point 3.

      Nous pouvons également réfléchir au statut, et plus particulièrement à la question des retraites, indépendamment de l’ouverture à la concurrence.

        +0

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  • Macarel // 28.02.2018 à 08h34

    LREM : ce n’est pas La République En Marche, mais La Réaction En Marche !

      +1

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  • Olivier LOISEL // 28.02.2018 à 10h47

    Bonjour, Cette affaire me fait penser que, si le Frexit n’a pas lieu avant 2022 et que l’ouverture à la concurrence a effectivement lieu en 2019/2020, les prochaines manifs des cheminots auront un impact bien moindre, à moins de bloquer les concurrents et de saboter les voies… De la guerre économique, de la dictature par l’ennui, nous allons tout droit vers des conflits civils très sérieux.

      +1

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  • nico // 28.02.2018 à 18h29

    L’exemple Allemand mis en avant comme réussite est à mourir de rire !
    Pour ceux qui utilisent un peu la DB et la SNCF, peuvent témoigner de la différence en tant qu’usager! Quand 1 train sur 10 arrive avec un retard de plus de 20mn en France c’est 1 train sur 10 qui arrive avec moins de 20mn de retard en Allemagne. Sans compter les places réservées dans des wagons qui ont été supprimés, le trains que ne s’arrêtent pas aux gares prévus etc.. etc.. Comme en Angleterre on voit tout de suite l’apport de la privatisation. Si la DB transportent moins de passager que la SNCF c’est avant tout parce que les Allemands savent qu’il n’y a aucune fiabilité. Donc génial on a un système de transport qui ne transporte ntplus personne mais qui fait des bénéfices et c’est bien là l’essentiel non !

      +2

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