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17.février.201817.2.2018 // Les Crises

Fake news : le vrai du faux de Frédéric Lordon

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Source : France Culture, Frédéric Lordon, 19-01-2018

On s’interroge sur les fake news avec Frédéric Lordon : concept pertinent, ou symptôme d’un monde post-politique ?

« Rien de plus idéologique que d’annoncer la fin des idéologies. » Frédéric Lordon

Un an après son investiture, Donald Trump, toujours en guerre contre les médias, a lancé mercredi ses premières Fake News Awards, qui consacrent les médias les plus mensongers selon lui. En fin de soirée, il avait fait connaître son palmarès : le lauréat est le Nobel d’économie Paul Krugman, tandis que CNN est couronné quatre fois.

Pendant que le président américain les consacre, le président français, lui, veut lutter contre. lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi ciblant les fake news.Dans le viseur de l’Elysée, les sites et les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs de fausses nouvelles. l’exécutif sera t il demain le régulateur en chef de l’information vérité, ce projet menace-t-il en partie la liberté de la presse ?

Pour en parler, le philosophe et économiste Frédéric Lordon. Il est directeur de recherche en philosophe au CNRS. Il a publié l’an passé Les Affects de la politique. Collaborateur du Monde diplomatique qui héberge son blog, il y publie ce mois-ci “Macron décodeur en chef“, où il dénonce la mainmise de l’État sur l’information.

« Tout le discours de la politique Macron fonctionne selon les schèmes de la fake news. » Frédéric Lordon

Source : France Culture, Frédéric Lordon, 19-01-2018

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Commentaire recommandé

Fritz // 17.02.2018 à 07h55

Les “fake news”, ou le TINA du journalisme. C’est assez bien vu. Et Lordon a raison de souligner d’emblée le caractère obsessionnel du discours contre les “fake news” et le “complotisme” : oui, ce discours reproduit les schèmes du soupçon qu’il affecte de dénoncer, oui, ce discours officiel est éminemment suspect.

Je refuse donc d’utiliser les armes de l’ennemi, le Grand Inquisiteur et ses gommettes de couleur, et comme je méprise le franglais, je dirai : bobards, mensonges, intox… Je n’ai aucune leçon en “vérité” ou “post-vérité” à recevoir de ceux qui ont menti, menti, et désinformé durant la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo, la guerre de Libye, la guerre en Syrie, etc.

51 réactions et commentaires

  • Yanka // 17.02.2018 à 05h59

    Il est question des “Fake News Awards” de Trump, on jase, on jase, mais on ne mentionne jamais la cérémonie des Bobards d’Or, qui en est à sa neuvième édition cette année. Et pourquoi n’en parle-t-on jamais ? Parce que l’initiative vient de la Fondation Polémia de Jean-Yves Le Gallou, soit le Diable. Qu’on apprécie ou non, cela existe, et en parler serait la moindre des choses, pour information.

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    • LBSSO // 17.02.2018 à 08h29

      Un Diable en odeur de sainteté
      Mince alors, j’ai manqué la cérémonie des Bobards d’Or de J-Y Le Gallou.
      Le Diable , avec une majuscule écrivez-vous.
      Très tendance votre Diable ,si on observe la stratégie politique de la droite française et l’omniprésence de la thématique identitaire par ailleurs.

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      • Gilbert // 17.02.2018 à 15h12

        Argument emprunté a Yann Moix il me semble pas encore remplacé par Le Gallou a ONPC.
        Omniprésence vous dites, c’est ça ?

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      • Gilbert // 17.02.2018 à 15h29

        Arguments d’une certaine gauche des métropoles, universitaire qui nie le phénomène d’insécurité culturelle dans la France périphérique.
        Ah la dangereuse thématique identitaire, continuez de mettre sous le tapis les craintes de beaucoup de français et cela ne va pas bien se terminer mais bon ce sont des méchants, il ne faut pas les écouter.

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        • Dominique Denoël // 18.02.2018 à 09h17

          Insécurité culturelle dans la France périphérique ? 🙂 C’est vraiment ça la priorité de notre époque sur le thème de l’information ? 🙂 N’en parlons pas sur la liste des priorités sur les thèmes sociétaux en général. Vous répondez à une problématique générale par un point spécifique sans chaîne causale claire.

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        • Anonymous-Civil-Sergent // 19.02.2018 à 21h28

          Oh oui et ce n’est pas impossible que la france périphérique décide de faire secession contre les mégalopoles gagnantes.

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  • Fritz // 17.02.2018 à 07h55

    Les “fake news”, ou le TINA du journalisme. C’est assez bien vu. Et Lordon a raison de souligner d’emblée le caractère obsessionnel du discours contre les “fake news” et le “complotisme” : oui, ce discours reproduit les schèmes du soupçon qu’il affecte de dénoncer, oui, ce discours officiel est éminemment suspect.

    Je refuse donc d’utiliser les armes de l’ennemi, le Grand Inquisiteur et ses gommettes de couleur, et comme je méprise le franglais, je dirai : bobards, mensonges, intox… Je n’ai aucune leçon en “vérité” ou “post-vérité” à recevoir de ceux qui ont menti, menti, et désinformé durant la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo, la guerre de Libye, la guerre en Syrie, etc.

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    • Kesse // 17.02.2018 à 10h46

      J’ajouterai propagande à la liste des formes de mensonges auxquelles se soumettent les journalistes.

      On vit dans une époque où les classes éduquées de la population prête plus d’attention à des campagnes d’information de trolls disant que Hillary a couché avec un ours polaire et que les élus démocrates s’adonnent au paganisme avec des enfants dans la succursale d’une pizzeria (moi, j’aurais tenté l’histoire avec un macdonald). Cela est très intéressant car il s’agit de manipulation des cerveaux faibles par les agents russes, brisant ainsi le socle démocratique … Et la question se pose pour les classes éduquées: Peut-on encore laisser voter les pauvres … d’esprit qui croient à ces calembredaines de russes?

      Mais, on est tous l’idiot d’un autre … Et ces gros lourds qui débattent de fake news omettent de parler des mensonges d’état véhiculée par une presse homogène et qui conduisent à polluer le débat démocratique de façon bien plus profonde … et parfois entraine des millions de morts et des décennies de souffrance dans un pays de la bordure du monde civilisé. Pouah.

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      • Dominique // 17.02.2018 à 15h48

        « moi, j’aurais tenté l’histoire avec un macdonald »

        Et tu aurais eu l’air bête, vu que ce sont bien de « Cheese Pizza » dont il est question dans les mails de Podesta.

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    • BernArd // 17.02.2018 à 11h09

      Je me sens moins seul, à ces lectures, à défendre notre langue…

      Lorsque j’entends, pour l’utilisation de certains termes “barbares”… comme la fin de semaine, il m’est dit : c’est plus court… !!!

      Pétard, à force de raccourcir, nous allons peut-être revenir vers nos anciens, qui tapaient sur des tambours…

      Toutefois, je préfère mille fois, de voir, d’entendre de telles couenneries, que d’être aveugle ou sourd… !

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    • Boris SUKHOÏ // 18.02.2018 à 02h50

      Tout ceci ne laisse qu’un bien piètre sentiment global, assez triste, celui d’une “Fake democracy” animée par des “Fake politicians”, élus lors de “Fake elections”, évoluant dans une “Fake society”, alimentée par une “Fake economy”, informée avec des “Fake journalists”, pensée par des “Fake thinkers”, … La dessus on voudrait nous imposer un “Ministère de la Vérité” sous forme de loi pour lutter contre les “Fakes news”… une bonne nouvelle toutefois, l’ensemble sera très homogène !

      Vivement la fin de cette grande farce !

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  • isidor ducasse // 17.02.2018 à 09h06

    Merci de ne plus dire “fake news”: à force de le dire on n’oubliera que nous avons des mots en français pour le dire:
    Fallacieux, mensonger, faux etc…..
    Je pense que toute cette affaire autours des “fake news” est fait pour nous habituer à remplacer le français par l’anglais.
    Quand j’écoute mes enfants d’environ 10 ans, c’est assez incroyable, je suis obligé de les corriger. A titre d’exemple ils me disent “please”, ou s’exclame en disant “Oh ! my god”, et des exemples il y en a tant d’autre, le dernier en date c’est justement “fake” au lieu de faux.
    Y en à marre, fuck alors !

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    • Crapaud Rouge // 17.02.2018 à 09h54

      Quand une télé annonce la mort de Martin Bouygues, (ce qui est arrivé), c’est une fausse nouvelle, pas une “fake news”. Il faut conserver “fake news” car ces termes recouvrent une nouvelle réalité : le fait que de vraies nouvelles soient considérées comme fausses par les pouvoirs en place. Cf. Lordon : “la dénonciation de la fake news des gueux a pour objet de faire oublier la fake news des puissants (ou des bons puissants contre les mauvais)” https://blog.mondediplo.net/2018-01-08-Macron-decodeur-en-chef

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      • Touriste // 17.02.2018 à 11h12

        Bonjour,
        Je ne suis pas d’accord. Vouloir utiliser à contre-pied un terme à la signification volontairement tendancieuse et promu par un gouvernement; c’est prendre un très grand risque : celui que sa signification arbitrairement subversive pour certains se perde plus ou moins rapidement dans la propagande étatique.
        En combattant les “fausses nouvelles” un gouvernement peut accidentellement dévoiler et démontrer ses propres mensonges.
        En combattant le gloubiboulga “fake news” un gouvernement ne peut révéler, dans le pire des cas, que des erreurs de sa part… Ha, la “post-vérité” : elle ne va pas tarder à refaire surface celle-là…

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      • Crapaud Rouge // 17.02.2018 à 13h47

        Au demeurant, vouloir traduire “fake news” par “fausses nouvelles” ou “bobards” ou autres mots familiers, c’est reconnaître qu’elles existent depuis “toujours”, et que depuis “toujours” elles “menacent” la démocratie. Mais si c’était le cas, pourquoi le Décodex, pourquoi une loi ? Ces faits montrent qu’il se passe quelque chose de nouveau, à savoir que les Autorités se rendent compte qu’elles ne font plus autorité, comme le dit Lordon, ce que je traduis en disant que ce n’est pas le statut de la vérité qui est ici en cause, (ce qui justifierait de traduire par “fausses nouvelles”), mais la “crédibilité de la vérité”, une vérité dont Lordon parle au début pour dire qu’elle est « l’opérateur de la clôture » (9’30), « une fois que la vérité est dite il n’y a plus d’autre choix que de s’y rendre », « face à la vérité il n’y a pas d’alternative ». C’est cela qui est remis en cause par le pouvoir, et qui risque fort de se retourner contre lui.

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    • Owen // 17.02.2018 à 12h24

      Pleinement d’accord avec Isidore Ducasse.

      Utiliser cette expression, c’est déjà participer au délire. On n’est plus à l’âge des préadolescents où l’on s’essaie à se fabriquer de nouveaux mots pour marquer le groupe avec des signes de connivences.

      On sait notre langue, on est passé à l’âge d’avoir compris la nécessité d’utiliser les règles communes de socialisation.
      Je serais tout à fait d’accord que le blog utilise l’expression usuelle “fausses nouvelles”, au moins pour les titres.

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      • Fritz // 17.02.2018 à 12h33

        “fausses nouvelles” sent trop le décalque, je préfère “bobards” (comme dans le petit livre de David Mathieu sur la guerre du Kosovo : Bombes et bobards, L’Age d’homme, 2000). Pour une fois qu’on peut faire plus court que l’anglais…

        Résistons à la langue de l’Empire, et refusons les concepts imposés par l’Empire. Le linguiste Claude Hagège a souligné le rôle de la langue française dans la résistance à la pensée unique.

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        • Owen // 17.02.2018 à 12h52

          Pourquoi pas.

          “Fausse nouvelle” est générique. Elle est créée ou transmise:
          – par méconnaissance. On peut y répondre avec les éléments dont on dispose pour compléter ou corriger. Inutile d’agiter l’hystérie pour rien et c’est même le traitement de base de l’information qu’on devrait rappeler aux journalistes et apprendre à l’école.
          – dans l’intention de jouer avec, ou de nuire. Là, oui, on a le bobard, le mensonge, la mauvaise foi, l’intox, le dénigrement, la cabale, etc…

          La simple pédagogie parfois, et même souvent, suffit à dégonfler les baudruches.

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      • Crapaud Rouge // 17.02.2018 à 13h04

        “Pleinement d’accord avec Isidore Ducasse.” : c’est votre droit le plus strict. Pour ma part, je note simplement que, pour Lordon, (celui dont nous discutons présentement les propos), les “fake news” sont une catégorie. Cela apparaît clairement au début, quand il explique : 1) que les mensonges et la désinformation, (donc les bobards et autres fausses nouvelles), existent depuis la nuit des temps; 2) que l’important c’est le discours, (qualifié d’obsessionnel), sur les “fake news”. Entre 1 et 2 il se passe quelque chose de nouveau => les “fake news” sont une NOUVELLE catégorie, et cela justifie un nouveau terme pour les désigner => pas de traduction correcte dans l’état actuel du français.

        Si vous n’êtes pas convaincu, il faut voir que les “débats” sur le sujet ne visent pas tel ou tel “bobard” en particulier, mais “les bobards” en général dans lesquels l’on prétend voir une menace pour la démocratie. Or, ces “bobards en général” ne sont pas seulement ceux qui existent depuis toujours, ils englobent aussi des infos tout à fait sérieuses et “vraies” mais non produites par les médias patentés. Il y a donc bien une nouvelle catégorie.

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        • Owen // 17.02.2018 à 13h49

          Oui, bon, je botte en touche quand même.

          Avec “fake news”, on a l’intrusion d’un concept tératogène, produit depuis un autre système de pensée & langage, dont il faut redéfinir les aspects avec notre langue. Sans compter le côté tendance: si je conteste la langue du pays fantastique, je suis un ringard.
          Pendant ce temps, le mot est accusatoire ou stigmatisant “c’est mal” et il faut se retaper le “de quoi on parle” avant de pouvoir y répondre.
          Le pouvoir médiatique ou politique n’a pas ce scrupule, ce mot-embrouille leur permettant de réimposer leur manière de dire la vérité.

          J’en reste à ma position: dire au journaliste et au président :”No comprendo l’engliche”, de quoi parlez vous quand vous dites fèke niouzes. Cela l’oblige à se dévoiler (et éclaircir de quoi il parle, cela rabat souvent le caquet): c’est plus facile de dire “fèke niouzes” que “mensonges” à tort et travers. Ensuite les interlocuteurs sont à égalité pour argumenter d’un sujet clairement compris par les parties.

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          • Fritz // 17.02.2018 à 13h57

            Exactement. Ces “grands médias” qui imposent une expression anglaise agissent comme ces patrons “français” qui imposaient l’anglais dans leur entreprise pour fragiliser les salariés.

            Mais là, c’est tous les citoyens de langue française qui sont fragilisés par cette expression ridicule et biaisée… Alors oui, “No comprendo l’engliche”.

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      • tepavac // 17.02.2018 à 16h04

        La manipulation de l’information destinée à tromper un public quelconque est défini par le terme de “désinformation” pour les milieux “officieux”, mais aussi par les romanciers exotiques, et même les politiques, sociologues etc….

        C’est à peine si nous le retrouvons dans les “synonymes”!!!

        http://www.toupie.org/Dictionnaire/Desinformation.htm

        En arriver, à en oublier même le souvenir est là un signe qui devrait nous alerter sur l’anesthésie générale d’un pan entier de notre histoire et de notre mémoire collective.

        Car évidement, évoquer la désinformation, rappel à nos souvenirs les romans d’espionnage, ou l’expérience passée en temps que spectateur de toutes les barbouzeries “réelles” et popularisées par le septième art. Cela nous disposait en alerte de savoir qu’une entourloupe se présentait à nous, et avec pour finalité un rébus de plus….

        Mais avec “fake news”, ça fait tout neuf, ça n’existait pas avant, ça vient juste d’apparaitre.

        ça ne veut rien dire “fausse nouvelle”(fake news), ça n’a pas de sens intentionnel, juste que l’information est fausse.

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    • Crapaud Rouge // 17.02.2018 à 18h38

      Les arguments (déployés ci-dessus) pour récuser l’emploi de “fake news” sont parfaitement recevables, mais pas dans le présent contexte, car “fake news” désigne une catégorie (d’infos) qui n’existait pas avant, et c’est cette catégorie qui est l’objet-même de l’interview. C’est évidemment un “mot-embrouille”, un mot-chimère peut-on dire aussi, et c’est cette nouvelle chimère qu’il s’agit d’analyser, NON les “fausses nouvelles” ou “bobards” qui existent depuis toujours et dont les médias comme les gouvernements sont très friands.

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  • Cgrotex // 17.02.2018 à 09h19

    Excellente vidéo de Trouble fait sur les “fakes news” . Et en plus il cite le site les crises .

    https://www.youtube.com/watch?v=mU556-Aqaok

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    • Madudu // 17.02.2018 à 09h43

      Pour ceux qui ne connaissent pas Trouble Fait, il faut vraiment découvrir sa chaîne.

      J’ai particulièrement apprécié sa toute première série de vidéos sur l’histoire de la presse, très éclairante !

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  • Duracuir // 17.02.2018 à 09h26

    Le pire, c’est que j’attends toujours, non pas la moindre preuve, mais au moins le moindre exemple de fake-news notable elle même. ET AU NIVEAU MONDIAL.
    A ce jour, ni USains hystériques, ni Anglais et encore moins Français n’ont donné ne serait-ce qu’un seul exemple de ces fameuses fake-news.
    On est en plein délire stalinien: on passe de la chasse aux fake-news inexistantes(vite démontées) qu’on oublie rapidement(et pour cause) pour passer, dans le feutré, à la chasse contre les manipulations.
    Mais encore une fois, les moutons bêlent avec conviction, les veaux beuglent, les cochons Napoléon et Brille-Babille peuvent être contents.

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    • Pierdec // 17.02.2018 à 09h45

      À Duracuir : Oh ! Pôvre ! Comme on dit dans le midi, vous en êtes encore là ? Il va falloir vous réveiller et ouvrir les yeux et les oreilles. Vous avez pris du retard.

        +2

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  • Nicolas Anton // 17.02.2018 à 09h52

    Lordon discute avec les moulins à vents de la démocratie des 15%. Il est la caution intellectuelle d’un pouvoir où il est possible de venir ronronner aux micros pour “débattre” des petits détails du quotidien.
    Il devrait hurler s’indigner démontrer en quelques minutes qu’Internet en français se dresse face à un journalisme détenu par 8 milliardaires et subventionné par l’UE qui ne peut en rien prétendre détenir la “vérité”. A sa place j’aurais dit “Pravda” “Colin Powel”..
    Au lieu de ça il nous explique à 9:50 qu’il regrette qu’on veuille nous imposer le fait qu’il n’est pas possible de s’opposer à la vérité, d’en débattre. La bonne blague !
    On ne s’oppose pas à la soi-disant vérité cher monsieur l’intellectuel mais à la propagande aux manipulations et au mensonges !

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    • Crapaud Rouge // 17.02.2018 à 11h35

      Encore un qui ne connaît pas son Lordon et qui oublie que l’on ne peut pas parler de tout dans un même texte ou une seule vidéo. Or donc, dans https://blog.mondediplo.net/2018-01-08-Macron-decodeur-en-chef, Lordon dit que : “L’absorption complète des médias dans le capital est déjà une évidence quand dix milliardaires contrôlent 90 % de la diffusion des quotidiens nationaux.”

      + “Que le fonctionnement général de l’information soit infiniment moins affecté par quelques cinglés qui délirent, ou quelques officines qui intriguent, que par le fait massif de la propriété capitaliste concentrée, c’est ce que peinent visiblement à comprendre les demeurés du fact-checking qui font la chasse aux mouches pendant que le gros animal est dans leur dos.”

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    • Nicolas Anton // 17.02.2018 à 15h28

      Crapaud rouge ceci ne m’avait nullement échappé. Justement j’ai constaté que l’indignation de ton idole est une fonction décroissante des lieux du pouvoir dans lesquels elle s’exprime. Autrement dit il s’excite en cuisine et ronronne sa rhétorique en radio. Je n’ai rien contre lui véritablement mais j’ai la sensation que le pouvoir l’a choisi parce qu’il se prête au jeu. Assis le jour ou debout la nuit le gars est inoffensif. Et il est aussi assez intelligent pour avoir compris que les milliers de milliardaires qui détiennent tout ne laissent rien au hasard et certainement pas les micros.. d’une démocratie censitaire.

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      • Bigtof // 18.02.2018 à 07h51

        Si je vous comprends bien, pour ne pas être complice, ne nous opposons pas ?

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  • tepavac // 17.02.2018 à 10h02

    Une situation totalement créée par les fausses informations destinée à tromper un public.

    En voilà une qui ne manque pas d’ironie;
    Je viens de lire l’acte d’accusation contre 13 Russes, bouc émissaires devant expier les turpitudes de son excellence.
    içi en Fraçais;
    https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=2&rurl=translate.google.com&sl=auto&sp=nmt4&tl=fr&u=https://www.justice.gov/file/1035477/download&xid=17259,15700023,15700043,15700105,15700124,15700149,15700168,15700173,15700201&usg=ALkJrhiSW2BPjP0PwS4TWYlQM_qjzjksdw

    extrait; la loi interdit aux ressortissants étrangers de faire certaines dépenses dans le but d’influencer les élections fédérales. La loi américaine interdit également aux agents de toute entité étrangère s’engager dans des activités politiques aux États-Unis sans d’abord s’inscrire auprès du procureur Général. ”
    En lisant, je n’ai pu m’empêcher de penser à la familiarité avec laquelle la vice-secrétaire d’Etat, Vistoria Nulland. évoque les dirigeants de l’opposition ukrainienne (« Yats » pour Arseni Iatseniouk, « Klitsch » pour Vitali Klitschko) et les postes qu’elle leur attribue dans le future gouvernement Ukrainien.

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  • Paquereau Alain // 17.02.2018 à 10h21

    A propos de “Le Monde”, “libération” et autres journaux diseurs de la vérité, Pierre Rimbert (Le Monde Diplomatique) cisèle cette magnifique formule:
    “Les poids lourds de l’information s’indignent que les chauffards du bobard roulent les lecteurs sans permis”…

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  • 1Direct // 17.02.2018 à 10h26

    Que les plus anciens se souviennent.
    Rappelez-vous, comme “au bon vieux temps”, bientôt nous aurons le retour du Ministère de l’information.
    Ils n’oseront pas.
    Enfin si, ils vont oser mais juste qu’ils ne l’appelleront jamais Ministre de l’information (… Et de la morale).
    Peut-être un Ministère de … la Culture?
    Ou peut-être C.S.A? Zut (ou chouette rien à faire) ça existe déjà.

    Allez qu’ils soient honnêtes!
    Honnêtes?

      +2

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  • tepavac // 17.02.2018 à 10h27

    Rappel;
    https://www.youtube.com/watch?v=uu3_N7_i5m0

    En dehors du comique de la situation, ils reprochent aux 13 conspirateurs, des faits encensés par tous les médias. Médias qui en pleine hystérie collective cautionnaient le port d’un symbole sexuel rose sur la tête, tout en déversant des tonnes d’immondices sur leur Président.
    Et ce jusque dans l’hexagone….que dis-je, dans toute l’Europe.

    Lordon à raison d’être épouvanté par ce qui plane au dessus des têtes.

      +1

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  • svl // 17.02.2018 à 11h57

    Si vous pouviez m’expliquer comment vous définiriez la vérité… et à qui le droit de pouvoir la définir en me laissant interpréter ce que vais pouvoir lire…

    J’espère encore avoir la chance de ne pas vous croire…

      +1

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    • Milsabord // 17.02.2018 à 14h41

      Plutôt que définir la vérité, mieux vaut parler du chemin vers la vérité. Avant d’aller vers la vérité, ce chemin part du point de vue ontologique : les conditions d’existence de ce chemin. Pour les questions qui relèvent de la réalité tangible l’ontologie est celle de la science expérimentale. Pour les questions immatérielles, les conditions de validité du chemin vers la vérité relève de la déontologie. Il en est du journalisme comme de la médecine : la condition première réside dans l’indépendance. Pourriez-vous faire confiance à un médecin salarié par un laboratoire pharmaceutique propriétaire de son cabinet et qui aurait le pouvoir de le recruter, le gratifier, le réprimer ou le licencier ? A partir de cette condition il est aussi facile de censurer les charlatans de la médecine que les journalopes de la prestituée.

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    • RV // 17.02.2018 à 20h51

      @ svl Le 17 février 2018 à 11h57

      Seriez vous en train de nous suggérer que tout est relatif, que toutes les opinions se valent etc. ?

      Un des principes du journalisme c’est de croiser ses sources, si il était un tant soit peu respecté la plupart des fausses nouvelles “involontaires” devraient disparaitre de la sphère médiatique.

      Mais dans la notion de fake news je vois plutôt une intentionnalité, en quelque sorte de la propagande ou aussi des rideaux de fumées pour masquer une info dérangeante et attirer l’attention ailleurs.

      La diffamation est réprimée par la loi, mais pas le mensonge, en ce qui concerne la presse !

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  • fox 23 // 17.02.2018 à 16h55

    Jean Jaurès disait: “quand je lis mes louanges dans la presse bourgeoise, je me demande quelle connerie j’ai pu commetre la veille”.
    Mr Lordon ferait bien de s’interroger comment on peut se prendre pour un révolutionnaire bon teint et paraître sur France Culture ou Todd est quasiment interdit et avoir son blog sur le Monde Diplomatique, la même bande qui tente de crucifier Les Crises…

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    • Duracuir // 17.02.2018 à 18h41

      Vous confondez le Monde et Le Monde Diplomatique, absolument rien, mais alors rien à voir.
      Je ne sais pas si Lordon se prend pour un révolutionnaire, bon teint qui plus est, mais sa présence à France Cu vient probablement de son internationalisme, c’est surtout ça qui est reproché à Todd.
      Hors du mondialisme, point de salut. Melechon s’est fait crucifier par toute cette gôche pour cette raison.

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      • Pendanstan // 17.02.2018 à 19h49

        Pour être tout à fait honnête il faut tout de même bien constater que Le Monde SA détient toujours 51% du Monde Diplomatique.

        Et ceci n’est pas sans me titiller un peu aux entournures…

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        • Ribouldingue // 18.02.2018 à 02h53

          Vous devriez lire le Monde diplomatique pour vous faire une idée, vous verriez que leurs positions sont en totale opposition de celles du Monde.
          Vous ne verrez jamais la reprise des arguments du gouvernement pris comme argent comptant comme dans le Monde par exemple.
          C’est pour moi le seul média à peu près sérieux qui reste dans le PAF.

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  • izarn // 17.02.2018 à 23h22

    Lordon l’intello qui ferme sa gueule quand on parle de la Grece:
    “La Grece va mieux ” dit la pétasse….
    Et on lui coupe la parole…
    Juste au moment ou les grecs se révoltent face à la police….
    Ca va mieux, moins 30% de PIB, moins 30% de salaire, espérance de vie qui a reculée de 50 ans…
    Ha certes, ils consomment moins donc la balance extérieure est positive, et si l’état ne fait rien, il est moins endetté: Tout va bien!
    Sauf que les grecs crèvent….
    Madame la journaleute s’en branle: “La Grece va mieux”
    Pour qui?
    Lordon aurait du claquer la porte. Mais le mec reste la….
    Le gaucho reste la, il ose pas, il n’a pas de testicules, comme Tsipras qui trahit son peuple.
    Comme aurait dit Olivier Delamarche…
    Un comble: Un capitaliste!

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    • Ribouldingue // 18.02.2018 à 02h57

      Vous devriez lire les bouquins de Lordon sur la Grèce avant de dire des absurdités. Vous écoutez deux secondes d’une discussions, et vous détenez la vérité.
      Votre argument c’est qu’il est de gauche, donc impossible que sa pensée soit intéressante.
      Vous êtes une très belle illustration de ce qui est décrit dans l’entretien sur les détenteurs de la vérité.

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  • Boris SUKHOÏ // 18.02.2018 à 03h02

    Tout ceci ne laisse qu’un bien piètre sentiment global, assez triste, celui d’une “Fake democracy” animée par des “Fake politicians”, élus lors de “Fake elections”, évoluant dans une “Fake society”, alimentée par une “Fake economy”, informée avec des “Fake journalists”, pensée par des “Fake thinkers”, … La dessus on voudrait nous imposer un “Ministère de la Vérité” sous forme de loi pour lutter contre les “Fake news”… une bonne nouvelle toutefois, l’ensemble sera très homogène !

    Vivement la fin de cette grande farce !

    PS : tout à fait d’accord avec beaucoup concernant cet anglicisme omnipotent juste insupportable.

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    • Fritz // 18.02.2018 à 08h26

      Pas “juste insupportable”, plize. “Cet anglicisme envahissant et insupportable”.

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  • un passant // 18.02.2018 à 09h15

    Comme Jaurès (et pas mal d’autres), il faut aussi savoir en rester à quelques fondamentaux : Fake news n’est sûrement pas une nouvelle catégorie, mais le nouvel habillage d’un vieil outil de guerre idéologique, à savoir la désinformation, mais qui fonctionne cette fois comme un slogan, diffusé ad nauseam par les media “officiels”. C’est là, comme d’habitude, toute la difficulté de l’affaire. Deux mots en face, dix mille pour les contrer en argumentant.
    Alors franchement, “faut-il ou ne faut-pas utiliser cette expression ?” Hébé pas mal de mouches risquent de s’en trouver toutes joyeuses 😀

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  • Séraphim // 18.02.2018 à 10h23

    Quelle passion bien française! Sur des mots! Sans contenu, ils arrivent à tenir 30mns de radio, convaincus sans doute qu’ils ont dit quelque chose! Et tous ces commentaires s’écharpant sur “faut-il traduire ou pas l’expression”; qu’est-ce que ‘tout ça parle’?
    Mais ça ne parle rien justement, une vraie séance de psychanalyse, qu’il faut payer en sortant en plus! Lordon a failli bien commencer, en relativisant et notant qu’il n’y a là rien de nouveau, une attitude aussi vieille que le journalisme et la propagande. Mais ça a fait flop.
    Le vrai problème pour le pouvoir, c’est que les lecteurs, auditeurs ont un esprit critique enraciné dans des formations qui souvent dépassent le niveau tant des politiciens que des journalistes. Les partis arrivaient à endiguer cette intelligence sous la bannière idéologique (ref. Le zéro et l’infini). La fin des partis signe aussi la fin de cette abnégation. L’individu se rebiffe!

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  • Opp’s // 18.02.2018 à 13h14

    Il est amusant de voir comment les tenants de la vision à la Lordon commencent à minimiser les fake-news (il y en a toujours eu, ils ne sont pas nombreux etc …) pour ensuite en découvrir une multitude dans les nombreux lieux de l’information ‘officielle’.

    Mais en fait , il y a une sorte de double hypocrisie. Effectivement ce n’est pas le vrai fake-news qui est en cause. Mais l’interprétation idéologique de l’ensemble de l’information.

    Le ‘système’ n’a , à priori, pas vraiment besoin d’éradiquer les fake-news et la diversité des opinions critiques : elles s’auto-détruisent entres elles (quand ce n’est pas par leur propre idéalisme).

    Par contre, lorsque se dégage de cette multitude un mouvement général sapant les fondement du système, alors là , c’est une autre affaire. En effet on assiste à une remise en cause d’options fondamentales basées sur la confiance.
    Même si ce mouvement possède une certaine pertinence, il n’en reste pas moins qu’il introduit un doute fondamental sans jamais rien proposer comme alternative concrète un peu réaliste (si ce n’est l’opposition systématique au nom de la lutte contre la fascisme ou le néolibéralisme). Mais c’est là son pain quotidien , de sorte qu’il fait semblant de ne pas comprendre le fond de l’affaire, en se focalisant sur certains mensonges du système (dont le système n’a pas vraiment besoin d’ailleurs et qui sont des sorte de ratés faits dans une précipitation désordonnée , dont il s’accusera et se pardonnera lui-même plus tard)

    On assiste donc à une destruction en la croyance dans la démocratie , dans le suffrage universel, dans l’Etat, dans l’alternance, dans l’information, dans les médias, dans tout discours ayant un caractère un peu officiel.
    Bien sur c’est au nom d’un sur-idéalisme idéaliste et idéelle pavé de super bonnes intentions !

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  • Seraphim // 19.02.2018 à 03h27

    Les défenseurs d’une autre information, opposés à la domination des grands médias, revendiquant le droit complet à des informations ou des commentaires “alternatifs” et libres, dont ce blog, sont très offusqués par cette campagne anti-fake news. Ils la craignent et s’en passionnent. Ils ont oublié un peu vite qu’ils ont fait leur trou dans le champ immense des informations précisément beaucoup plus par la chasse aux fake news “officielles”, la déconstruction, le ‘debunking’ des ‘narratives’ du système que par l’information positive proprement dite. La campagne officielle n’est peut-être qu’un (juste) retour des choses, un effet boomerang. Une simple loi de la concurrence. Quand leurs menus sont élargis au delà de la dénonciation et la contestation ponctuée de quelques rares concessions au “système’, ils n’ont rien à craindre, on ne peut pas leur retirer le pain de la bouche.

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  • Canal de Provence // 19.02.2018 à 19h29

    Chomsky a dit : « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ». Peut-on nier, notamment en période critique, l’existence en démocratie d’une propagande relayée ou exercée par les médias dominants ? Dès lors, si l’on admet que les médias dominants propagandisent, donc désinforment, en quoi est-il nécessaire de discuter de fake news ?

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