On appréciera la longue sollicitude dont bénéficie la France pour la perte tragique et barbare du malheureux Hervé Gourdel.

On se demandera pourquoi les 1 688 morts dus à la violence en Irak durant le seul mois d’aout 2014 (250 dans des attentats à Bagdad), ne bénéficient pas de la même mansuétude – surtout des États-Unis…

Regardez bien la phrase choc du discours de Cameron…

Résolution 2178 – réactions

Les réactions suite à l’adoption à l’unanimité de la résolution 2178 de l’ONU, cf le billet précédent pour le texte.

La déclaration du Secrétaire Général Ban Ki-moon :

Je vous félicite, Monsieur le Président, de l’accession de votre pays à la présidence du Conseil de sécurité pour ce mois. Je vous remercie de votre initiative de convoquer ce sommet du Conseil de sécurité. C’est la deuxième fois que vous présidez le Conseil sur une question ayant de graves implications pour la paix et la sécurité internationales.

Le monde est témoin d’une évolution spectaculaire de la nature de la menace terroriste.

Durant l’année écoulée, des attentats terroristes ont tué, mutilé ou déplacé des milliers de civils–dont la grande majorité sont des musulmans–de l’Afghanistan à la Somalie en passant par le Nigéria, de l’Iraq à la Libye en passant par le Mali. Ces attentats sont perpétrés par des extrémistes violents qui se nourrissent de l’insécurité et de l’injustice, ainsi que de la fragilité et de l’absence de leadership. Ces groupes s’approprient sans vergogne la religion afin de pouvoir contrôler les territoires et les ressources économiques vitales. Ils brutalisent les femmes et les filles. Ils prennent pour cible et massacrent les minorités. Ce sont des ennemis de la foi.

Comme l’ont dit les dirigeants musulmans du monde entier, les groupes comme l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL)–ou Daech–n’ont rien à voir avec l’islam, et ils ne représentent certainement pas un État. Il serait plus approprié de l’appeler le non-État non islamique. Pourtant, ces groupes attirent désormais des combattants terroristes étrangers qui succombent aisément aux appels simplistes et aux chants des sirènes.

L’Équipe de surveillance des activités d’Al Qaida et des Taliban estime que plus de 13000 combattants terroristes étrangers originaires de plus de 80 États Membres ont rejoint l’EIIL et le Front el-Nosra. Le phénomène croissant des combattants terroristes étrangers est une conséquence –et non pas une cause– du conflit syrien. Une longue période de troubles et, jusqu’à récemment, l’absence de réaction des gouvernants en Iraq, auxquelles s’ajoutent des violations scandaleuses des droits de l’homme en Syrie, ont créé un foyer d’horreurs. Il ne saurait y avoir de réelle protection des civils tant que des groupes extrémistes pourront agir en toute impunité et que le Gouvernement syrien continuera d’agresser son propre peuple.

Depuis plus d’un an, je tire la sonnette d’alarme sur les actions vicieuses et injustifiables de ces groupes, et sur le danger qu’ils représentent pour l’Iraq, la Syrie et l’ensemble de la région, ainsi que pour la paix et la sécurité internationales. Nous avons besoin d’une stratégie politique novatrice et globale en Syrie et au-delà afin d’endiguer le flot de combattants terroristes étrangers. Nous devons vaincre les terroristes, mais nous devons le faire de manière à éviter les actes de provocation délibérés qu’ils nous préparent, comme la persécution, la radicalisation et l’augmentation du nombre de victimes civiles. S’il l’on veut éliminer le terrorisme, il faut la solidarité de la communauté internationale et une démarche multidimensionnelle, parmi la panoplie d’instruments auxquels nous devons recourir. Il convient en outre de s’attaquer aux conditions sous-jacentes qui permettent aux groupes extrémistes violents de s’enraciner. Les questions de sécurité immédiates doivent être réglées.

À plus long terme, la plus grande menace pour les terroristes n’est pas la puissance des missiles. C’est une politique d’intégration. Ce sont des sociétés pacifiques et le respect des droits de l’homme. Ce sont l’éducation, l’emploi et de réelles possibilités. Ce sont des dirigeants qui sont à l’écoute de leur peuple et qui promeuvent l’état de droit. Les missiles tuent sans doute les terroristes, mais la bonne gouvernance tue le terrorisme. Des sociétés libres et indépendantes –où la souffrance, l’oppression et l’occupation n’existent pas– voilà ce qui tuera le terrorisme.

Je me félicite de la résolution 2178 (2014) qui vient d’être adoptée, et de ce qu’elle appelle à renforcer la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Par l’intermédiaire de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme, nous intensifions nos efforts pour aider les États Membres et les régions gravement touchés par le terrorisme. Par l’intermédiaire du Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme, nous collaborons avec les États Membres afin d’améliorer la compréhension du phénomène des combattants terroristes étrangers et de développer et mettre en œuvre des politiques pour entraver leurs déplacements.

Dans le cadre de nos efforts collectifs, nous devons veiller à ce que toutes les mesures et politiques antiterroristes soient conformes au droit international des droits de l’homme et au droit international humanitaire. En tant que garant de la Charte des Nations Unies, je tiens à souligner que toutes les mesures prises doivent correspondre pleinement aux buts, valeurs et principes de l’ONU. Je salue une nouvelle fois l’unité d’action du Conseil sur cette question, sous l’égide du Président Obama. J’espère que cet esprit se manifestera également pour d’autres questions pressantes, en particulier pour enfin apporter la paix au peuple syrien.

La déclaration du Président Obama :

Je remercie le Secrétaire général pour sa déclaration.

Je vais maintenant faire une déclaration en ma qualité de Président des États-Unis d’Amérique.

L’ONU existe depuis près de 70 ans et ce n’est que la sixième fois que le Conseil de sécurité se réunit à un niveau tel que celui d’aujourd’hui. Nous organisons de telles séances pour nous attaquer aux menaces les plus urgentes à la paix et à la sécurité. J’ai convoqué la présente séance car nous devons nous entendre en tant que pays et que communauté internationale pour faire face à la menace réelle et grandissante posée par les combattants terroristes étrangers.

Comme je l’ai dit plus tôt aujourd’hui, la tactique du terrorisme n’est pas nouvelle. Un si grand nombre de pays représentés ici aujourd’hui, y compris le mien, ont vu des citoyens tués par des terroristes qui prennent pour cible des innocents. Aujourd’hui, les peuples du monde sont horrifiés par un autre meurtre barbare –celui d’Hervé Gourdel– par des terroristes en Algérie. Nous soutenons le Président Hollande et le peuple français, non seulement au moment où ils pleurent cette terrible perte mais aussi alors qu’ils se montrent déterminés à lutter contre la terreur et à défendre la liberté.

Ce qui nous réunit ici aujourd’hui –ce qui est nouveau– c’est le flot sans précédent de combattants ces dernières années, depuis et vers des zones de conflits, y compris l’Afghanistan et la Corne de l’Afrique, le Yémen, la Libye et, plus récemment, la Syrie et l’Iraq. Nos services de renseignement estiment que plus de 15000 combattants étrangers de plus de 80 pays se sont rendus en Syrie ces dernières années. Un grand nombre a rejoint des organisations terroristes telles que celles affiliées à Al-Qaida, le Front el-Nosra et l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL), qui menace maintenant les populations partout en Syrie et en Iraq. Je tiens à saluer le Premier Ministre iraquien, M.al-Abadi et à le remercier d’être présent ici aujourd’hui.

Au Moyen-Orient et ailleurs, ces terroristes exacerbent les conflits. Ils posent une menace immédiate aux populations de ces régions. Comme nous l’avons déjà vu dans plusieurs cas, ils pourraient tenter de rentrer dans leur pays d’origine pour y mener des attaques meurtrières. Face à cette menace, un grand nombre de nos pays, travaillant ensemble et à l’ONU, ont intensifié leur coopération. À travers le monde, des combattants terroristes étrangers ont été arrêtés, des plans ont été déjoués et des vies sauvées. Plus tôt cette année, à West Point, j’ai affirmé la nécessité d’un nouveau partenariat pour aider les pays à renforcer leur capacité de parer la menace du terrorisme en constante évolution, y compris celle posée par les combattants terroristes étrangers. Empêcher que ces personnes n’atteignent la Syrie puis franchissent de nouveau discrètement nos frontières est un élément essentiel de notre stratégie visant l’affaiblissement et, à terme, la destruction de l’EIIL.

La résolution historique 2178 (2014), que nous venons d’adopter exprime notre volonté de faire face à ce problème. Elle est juridiquement contraignante. Elle définit de nouvelles obligations que les pays doivent respecter. Plus précisément, il est demandé aux pays de prévenir et d’éliminer les activités de recrutement, d’organisation, de transport ou d’équipement bénéficiant à des combattants terroristes étrangers, ainsi que le financement des voyages et activités de ces personnes. Les pays doivent prévenir les mouvements de terroristes ou de groupes terroristes sur leur territoire et veiller à ce que leur législation interne permette d’engager des poursuites contre ceux qui tentent de le faire.

La résolution que nous avons adoptée aujourd’hui invite les États à aider à renforcer la capacité des États en première ligne de ce combat, y compris les pratiques optimales qu’un grand nombre de nos pays ont approuvées hier, et que les États-Unis s’emploieront à promouvoir grâce à notre fonds pour des partenariats antiterroristes (Counter terrorism Partnerships Fund). Cette résolution renforcera la coopération entre pays, notamment en partageant davantage d’informations sur les voyages et les activités des combattants terroristes étrangers, et indique clairement que le respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de l’état de droit n’est pas optionnel –c’est un élément essentiel pour que nos efforts de lutte antiterroriste soient efficaces. L’histoire nous apprend en effet que le non-respect de ces droits et libertés peut en fait alimenter l’extrémisme violent.

Enfin, cette résolution reconnaît qu’il n’y a pas de solution militaire au problème des personnes qui se sont fourvoyées et cherchent à joindre des organisations terroristes. Elle exhorte par conséquent les États à travailler ensemble pour contrecarrer l’extrémisme violent qui peut conduire à la radicalisation, au recrutement et à la mobilisation de personnes pouvant se livrer au terrorisme. Les recrues potentielles doivent entendre ce que disent d’anciens combattants terroristes qui ont vu la réalité des faits, à savoir que des groupes tels que l’EIIL trahissent l’Islam en tuant des hommes, des femmes et des enfants innocents, dont la majorité sont musulmans. Les populations locales –familles, amis, voisins et chefs religieux– sont souvent les plus à même d’identifier et d’aider des personnes désabusées avant qu’elles ne succombent à des idéologies extrémistes et ne s’adonnent à la violence. C’est pourquoi le Gouvernement des États-Unis est déterminé à travailler avec des communautés aux États-Unis et dans le monde entier pour établir des partenariats de confiance, de respect et de coopération.

De même, alors même que nous luttons sans relâche contre les terroristes qui menacent notre population, nous devons intensifier nos efforts visant à éliminer les conditions –la répression, le manque de possibilités et, trop souvent, le désespoir– qui peuvent rendre certaines personnes plus réceptives que d’autres aux appels à l’extrémisme et à la violence. Il faut notamment continuer de rechercher une solution politique en Syrie permettant à tous les Syriens de vivre en sécurité, dans la dignité et en paix. C’est ce que nous devons faire ensemble en tant que pays. Ce sont les partenariats que nous devons établir en tant que communauté internationale. Ce sont les critères auxquels nous devons maintenant satisfaire.

Pourtant, alors même que nous sommes guidés par les engagements que nous prenons ici aujourd’hui, je voudrais terminer en énonçant une évidence. Les résolutions, seules, ne suffiront pas. Les promesses faites sur le papier ne peuvent pas garantir notre sécurité. Les nobles discours et les bonnes intentions n’arrêteront aucune attaque terroriste. Les paroles prononcées ici aujourd’hui doivent être traduites dans les faits, l’action jointe à la parole. Des mesures concrètes doivent être prises au sein des pays et entre les pays, non seulement dans les prochains jours mais aussi pour les années à venir. En effet, s’il y a un défi, dans notre monde interdépendant, qui ne peut être relevé par un pays agissant seul, c’est celui-là: des terroristes franchissant les frontières et menaçant de déchaîner des violences indicibles.

Ces terroristes pensent que nos pays ne seront pas en mesure de les stopper. La sécurité de nos citoyens exige que nous les arrêtions. Je suis ici aujourd’hui pour dire que tous ceux qui se sont engagés à participer à cet effort urgent constateront que les États-Unis d’Amérique sont un partenaire résolu et solide.

Je reprends à présent mes fonctions de Président du Conseil. Je donne maintenant la parole aux autres membres du Conseil de sécurité.

La déclaration du Président Hollande :

Monsieur le Président, je voudrais d’abord remercier le Président Obama et l’ensemble des membres du Conseil de sécurité de s’être associés à la peine du peuple français dans l’épreuve qu’il traverse. En effet, Hervé Gourdel, un ressortissant qui allait pratiquer son loisir préféré, la montagne, en Algérie, et qui était retenu comme otage depuis dimanche, a été assassiné dans des conditions effroyables, puisqu’il a été décapité.

Ce n’est pas la première fois que la France est touchée par des actes terroristes, et elle n’y a jamais cédé. Elle en sort à chaque fois plus forte et plus solidaire. D’autres pays aussi ont été frappés par cette barbarie. Il y a encore quelques jours, deux Américains et un Britannique ont été traités de la même façon, aussi cruelle. Il n’y a pas de nationalité qui compte: toutes les victimes du terrorisme méritent le respect et méritent l’hommage que nous devons à leur mémoire. Il n’y a pas de religion qui compte: toutes les victimes sont égales devant, hélas, la brutalité du terrorisme.

Le terrorisme n’est pas une réalité nouvelle. Depuis des années, nous l’affrontons, mais il a pris une autre dimension, il a une rétention. Il veut conquérir des territoires, il veut organiser des États, il veut soumettre des populations, il frappe des populations civiles, des femmes, des enfants. Il a de nouveaux noms: il ne s’appelle plus seulement Al-Qaida, ou Al-Qaida au Maghreb islamique, mais Boko Haram ou Daech. Justement, Daech est l’incarnation la plus récente de cette folie terroriste. Son caractère est nouveau en ce sens qu’il a la volonté de conquérir, et aussi d’attirer un nombre croissant de nos concitoyens, où qu’ils soient, pour rejoindre ce combat. Il attire des populations souvent jeunes et de toutes nationalités, et pas simplement, comme il est dit souvent, d’origine musulmane, même si l’islam n’a rien à voir dans ce combat.

Aucun de nos pays n’est à l’abri, aucun, même lointain. Il y a des tentations – et il y a Internet, qui fait que le réseau s’organise. Chaque jour, des hommes, des femmes et même des enfants, des familles entières, partent pour rejoindre le combat de Daech. C’est une mise en cause de notre propre sécurité. Tout à l’heure, le Président Obama a parlé de 15000 combattants étrangers. Parmi ces 15000 personnes, 1000 Français ou résidents de France sont en Syrie ou en Iraq. Ce chiffre est en augmentation de 50% depuis le début de l’année. Ce qui est vrai pour la France est vrai pour l’Europe tout entière. Notre réponse doit donc être globale; elle doit être rapide et elle doit être durable.

D’abord, nous devons prendre des mesures dans chacun de nos pays. La France, de ce point de vue, a adapté sa législation, et un texte est en discussion au Parlement. Il vise à prévenir, à empêcher le départ d’individus, à l’interdire même, quand il y a des raisons sérieuses de penser que le déplacement a une finalité terroriste. Il y a aussi une volonté de mettre en cause la propagande terroriste sur Internet, et les sites qui appellent à la haine seront fermés. Enfin, notre législation organisera la lutte contre les filières car ces combattants étrangers ne partent pas seuls ; ils partent parce qu’ils sont dans un réseau et qu’il y a, là aussi, des organisations qui les conduisent jusqu’à la zone des combats.

Aujourd’hui, c’est un moment très important, avec l’adoption, par le Conseil de sécurité, d’une nouvelle résolution en vertu du Chapitre VII (résolution 2178(2014)).

Cette stratégie que nous avons définie est une stratégie mondiale pour lutter contre le terrorisme, en appréhendant le phénomène non pas simplement des combattants étrangers mais de toutes les filières qui amènent des jeunes –ou des moins jeunes, mais souvent de très jeunes gens– à aller là où ils n’ont aucun intérêt à se rendre. Nous devons renforcer le dispositif juridique international et cette résolution est aussi un message de fermeté et d’unité de la communauté internationale tout entière. Nous avons une menace commune, nous avons une réponse commune, qui est multiple, militaire, et nous avons, les uns et les autres, à prendre nos responsabilités –la France l’a fait– pour répondre aux demandes des nouvelles autorités iraquiennes. Je salue au passage le Premier Ministre de l’Iraq.

La réponse est aussi politique, elle est aussi économique, elle est humanitaire. Mais notre réunion est aussi un acte de volonté. Nous devons lutter contre tous les trafics, je dis bien tous les trafics, car ce sont les trafics qui financent le terrorisme, et jamais ces groupes n’ont été aussi puissants, aussi fortunés, aussi alimentés, aussi armés. Donc, nous devons avoir une réponse qui puisse non seulement permettre de lutter contre les influences, les embrigadements, mais aussi contre les sources de financement du terrorisme.

Enfin, nous devons mener cette stratégie en respectant le droit et les libertés. Nous devons le faire en respectant les religions, et notamment l’islam Nous devons le faire en luttant contre les causes du terrorisme: le désespoir, la misère, les inégalités, tout ce qui engendre le fanatisme. Nous devons le faire sans faiblesse aucune, mais en même temps avec l’intelligence que donne la démocratie. Contre la barbarie, la force est non seulement nécessaire, mais elle est légitime. Et en même temps, elle ne suffit pas; il nous faut apporter des solutions politiques pour assécher les sources mêmes de ce qui fait le terrorisme, et la France y prendra toute sa part.

La déclaration du Premier Ministre Cameron :

Le conflit en Iraq et en Syrie choque le monde par sa barbarie. Ces actes de sauvagerie –décapitations, yeux arrachés, viols– sont horribles, pratiquement médiévaux. L’assassinat monstrueux du Français Hervé Gourdel est l’horreur la plus récente. Le Président et le peuple français ont toute notre sympathie. Mais l’un des aspects les plus troublants de ce conflit est l’attrait qu’il exerce sur la jeunesse de nos sociétés modernes et prospères, et la menace que posent ces combattants étrangers est plus grande aujourd’hui que jamais auparavant.

Je rends hommage au Président Obama pour le rôle moteur qu’il assume face à ce problème capital. C’est un problème qui nous touche tous. Les chiffres globaux sont connus, mais qu’il me soit permis de dire ici que 500 de ces fanatiques de mon propre pays se sont rendus en Syrie et en Iraq. Les meurtres horribles et choquants de James Foley, de Stephen Sotloff et de David Haines par un combattant ayant apparemment un accent britannique mettent au jour la nature directe et sinistre de cette menace. Le peuple britannique est écœuré de voir qu’un citoyen britannique puisse être mêlé ainsi à de tels assassinats, dont celui d’un compatriote qui s’était rendu en Syrie pour aider la population. C’est le contraire même de l’esprit pacifique et tolérant qui caractérise notre pays. C’est pourquoi nous devons adopter une riposte qui émane de l’ensemble du Gouvernement et de la société et de tous les pays concernés au sein de la coalition internationale la plus large possible.

Il n’y a pas de réponse facile ni de solution rapide, et je pense que nous aurons à traiter les effets de cette menace pendant des années, car, comme on l’a dit, il ne s’agit pas seulement de l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Il s’agit des Chabab. Il s’agit de Boko Haram. Il s’agit d’Al-Qaida. Partout des conflits font rage et partout on recense des problèmes de gouvernance–l’argumentaire empoisonné de l’extrémisme islamiste fait désormais florès

Toutefois, il me semble qu’il y a trois choses que nous pouvons faire.

Premièrement, nous devons intensifier nos efforts de lutte antiterroriste afin de prévenir les attentats et de pourchasser ceux qui les planifient. Pour notre part, au Royaume-Uni, nous créons actuellement de nouvelles prérogatives qui visent à renforcer notre capacité à saisir des passeports et à empêcher des suspects de voyager; nous permettre temporairement de prévenir le retour de nationaux britanniques au Royaume-Uni; veiller à ce que les compagnies aériennes mettent en application nos listes d’interdictions de vol et les dispositions que nous avons prises en ce qui concerne les contrôles de sécurité; et donner à nos services de police et de sécurité les moyens de limiter davantage les déplacements des personnes qui se trouvent encore sur notre territoire mais constituent néanmoins un risque.

Deuxièmement, et je crois que c’est crucial, nous devons battre en brèche l’idéologie extrémiste nocive qui est à la base même de cette menace terroriste. Oui, il y a les sites Web et il y a les prêcheurs qui prônent la violence et l’extrémisme, et bien sûr il faut les faire taire. Toutefois, il ressort du parcours des individus condamnés pour des infractions à caractère terroriste que beaucoup d’entre eux ont d’abord été influencés par des prêcheurs qui affirment ne pas encourager la violence, mais dont la vision du monde peut servir à la justifier.

Cette vision du monde, nous la connaissons: le colportage de mensonges qui consistent à dire que les attentats du 11 septembre ont résulté d’un complot juif ou que les attaques du 7 juillet à Londres n’étaient qu’une mise en scène; l’idée selon laquelle les musulmans sont persécutés dans le monde entier et que cela relève d’une politique délibérée de l’Occident; et le concept d’un choc inévitable entre les civilisations. Il faut être clair: pour mettre en déroute l’idéologie extrémiste, nous devons nous attaquer à toutes les formes d’extrémisme, et pas seulement à l’extrémisme violent. Cela suppose d’interdire aux prêcheurs de haine de venir dans nos pays. Cela suppose de proscrire les organisations qui incitent à commettre des actes de terrorisme contre les populations, chez nous et à l’étranger. Cela suppose d’empêcher les extrémistes, violents ou non, de faire l’apologie de la haine et de l’intolérance dans nos écoles, nos universités et même parfois nos prisons. Autrement dit, cela suppose de prendre des mesures fermes et décisives pour protéger et faire prévaloir les valeurs de nos sociétés libres et démocratiques.

Euh, qui va définir ce qu’est un “extrémiste non violent” ?

(heureusement qu’il est déjà mort lui…)

D’autres l’ont dit avant moi, nous devons proposer une autre interprétation du réel, en particulier à l’attention de ces jeunes. J’ai été frappé par ce qu’a dit le Secrétaire général–que les missiles peuvent tuer des terroristes mais que la gouvernance peut tuer le terrorisme. Il nous faut répéter encore et encore que cela n’a rien à voir avec la religion musulmane, qui est une religion de paix. Nous avons besoin que les pays musulmans, les uns après les autres, et les responsables musulmans, les uns après les autres, prennent la parole à cet égard, comme l’a fait si clairement aujourd’hui le Roi de Jordanie en condamnant les personnes qui prétendent parler au nom de l’islam alors qu’il n’en est rien.

Troisièmement, et pour finir, outre les mesures qu’il nous incombe à chacun de prendre individuellement dans notre propre pays, nous devons faire bien plus, en travaillant ensemble, pour venir à bout de cette menace. L’EIIL ne pourra être défait que si nous employons toutes les armes dont nous disposons. Oui, nous devrions imposer des sanctions à l’EIIL et le Front el-Nosra, et je pense que nous devrions aller plus loin, mais il nous faut également utiliser nos réserves humanitaires pour nourrir les populations touchées et leur porter secours. Nous devons mobiliser notre diplomatie et nous appuyer
sur des règlements politiques pour renforcer les pays représentent l’ensemble de la population dont ils ont la charge et, oui, qui entendent ses doléances.

Le Royaume-Uni est résolu à relever ce défi. Seule une réponse cohérente et coordonnée peut nous permettre d’éliminer ce qui est, de fait, une menace mondiale et aveugle. Cela doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie globale visant à démanteler et détruire l’EIIL.

Il est essentiel que cette stratégie nous amène à travailler en tandem avec les États arabes, toujours dans l’intérêt des populations locales, conformément à nos obligations juridiques et au titre d’un plan qui implique notre aide humanitaire, notre diplomatie et, oui, nos forces armées.

Nous devons agir, et nous devons agir maintenant.


Source : ONU

30 réponses à Résolution 2178 – réactions de nos dirigeants

  1. Alain Le 08 octobre 2014 à 04h01
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    Cameron aurait pu paraphraser Desproges: “Les terroristes sont bêtes, ils croient que c’est nous les terroristes alors que c’est eux.”


    • Bruno Le 08 octobre 2014 à 07h38
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      C’est tellement bien dit !!! Chapeau Desproges.


  2. Patrick Luder Le 08 octobre 2014 à 07h37
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    Donc,

    Bombardements, putschs, désinformations massives, oppressions financière, dédémocratisations, et autres contraintes ou mises sous tutelles de toutes natures …

    … sont considérés comme des actes terroristes quand ils sont perpétrés par les autres, mais pas quand ils sont commis par l’uns de nos membres.


    • Bruno Le 08 octobre 2014 à 08h01
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      C’est très probablement la définition la plus exacte du terrorisme.

      Terrorisme = action violente proférée par un ennemi.
      Impossible donc de déterminer une limite entre terrorisme et acte de guerre.

      Cela rappelle l’impossibilité de faire une différence entre une religion et une secte.
      Secte = religion non dominante (cf. christianisme a ses débuts).

      Si j’en reviens au terrorisme et sa seule définition possible, on en conclue qu’une victime française c’est très mal alors qu’une victime irakienne ce n’est pas grave. Les deux sont victimes d’actes de guerre, nommés terrorisme dans un cas puisque c’est l’acte de guerre de nos ennemis et « victimes collatérales » dans l’autre cas, puisque c’est la victime de nos propres actes de guerre.

      Par contre, l’application du minimum l’altruisme dont devrait faire preuve nos dirigeants confits au christianisme, devraient leur faire comprendre immédiatement que pour la personne qui voit sa famille déchiquetée par une « jolie » bombe « amie et propre et juste et nécessaire » de l’occident, les terroristes, ce sont nous, évidemment. Ensuite, on peut toujours disserter pour savoir s’il est plus horrible d’être égorgé au couteau ou alors avoir les deux jambes arrachées et se vider de son sang…

      A côté de cela, tous les discours proférés à l’ONU par les gentils occidentaux, sont simplement de la diarrhée verbale par amuser notre opinion publique. Mais qui y adhère encore vraiment ?


      • ISTINA Le 08 octobre 2014 à 09h00
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        Quant à la lutte contre le Terrorisme, en sommes-nous réduits surtout aux
        actions préventives ? à savoir, les empêcher de quitter le territoire pour aller
        sur place, exterminer les non croyants en; *(Allah)* le miséricordieux? *Allah*
        *( S.B.)* sur lui !

        Ou alors mettre en vigueur une riposte des plus efficaces,
        à savoir, {{{ Puisque ils sont allés ailleurs, exterminer les présumés incroyants, selon leurs critères Religieux ; Les Mécréants . }}} : Commencer par la logique Légale, la Loi du Talion qui à mis fin aux Pirates des Caraïbes d’où, Riposte d’ urgence:
        -appliquer la mesure Citoyenne la plus efficace;{{{ leur interdire définitivement l’accès
        aux territoires de la République }}} Qu’ils aillent se faire pendre ailleurs là où ils ont péché en tuant des êtres Humains . !
        Inch * Allah * ( P.S.L).


      • cam Le 08 octobre 2014 à 14h43
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        Concernant les sectes, elles se différencient (dans notre monde moderne au moins) d’une religion par l’essence meme de son but.

        Une religion a pour but la construction morale. Elle agit en tant que repère afin de répondre a la métaphysique instinctive d’une société et de sa population. Elle peux cependant etre détournée et politisée afin d’enrichir certains ou de permettre a certain d’exercer un pouvoir politique (ou les deux).

        Une religion, c’est l’inverse : son but premier, son essence, c’est la spoliation des membres qui la rejoins. Elle EST déviation politique dès le départ. Et son but in fine est l'”enrichissement” (financier ou autre) de la caste politique qui est a son sommet.

        La religion nait d’un besoin (metaphysique), la secte utilise ce besoin en tant que matière première visant a être exploitée.

        Il est donc facile de faire la distinction entre les deux par l’observation de ses effets : emancipation ou elevation spirituelle et morale vs. spoliation, exploitation des membres.


        • Van Le 09 octobre 2014 à 03h18
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          tout a fait d’accord bien résumé , je rajouterais que les membre dune secte peuvent être des mercenaire sanguinaire qui nécessiteront pas a enfreindre les règles les plus simple dune religion qui prétende glorifier .


      • Subotai Le 08 octobre 2014 à 23h52
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        Le terrorisme comme “doctrine” n’existe pas.
        Le substantif a été créé pour conceptualiser une ensemble d’actes dont les objectifs, les moyens et la réalisation sont des plus divers.
        La violence de l’acte est relatif à la nécessité de marquer les esprits, d’où son coté spectaculaire.
        Ces actes visent toujours un objectif politique. (à mettre en gras!)
        C’est toujours la conséquence d’un bras de fer dans lequel une partie a le sentiment que toute discussion/négociation est impossible et que la seule alternative est la mort.
        Ceux qui commettent l’acte sont toujours prêt à mourir. Les variantes non suicidaires n’existent que parce que la réalisation ne le nécessite pas et que l’économie de moyen est une constante.
        La culture et la religion n’a rien a y voir; le désespoir tout.
        Si la destruction des biens est suffisante pour obtenir le résultat souhaité, les choses en restes là. La radicalisation du plus fort entraine celle du plus faible. Je répète, la radicalisation du plus fort entraine celle du plus faible. Pas l’inverse.

        Toutes les “guerres au terrorisme” nous ont été vendues pour que nous ne nous retournions pas contre nos propres gouvernants, qui eux suivent un autre agenda que celui présenté.

        Comment peut on faire la guerre à un “moyen”?
        Peut on faire la guerre à la guerre (autre moyen résoudre une question politique), ou faire la guerre à un bombardier (un des moyens d’obtenir la destruction attendue et dont espère le résultat psychologique).
        La Guerre à la Terreur est d’un ridicule parfait.

        Pour l’agitation qui nous occupe EI, Quaeda et autres, en d’autres temps ils aurait été qualifié de rebelles, révolutionnaires ou communistes. Le choix de la qualification religieuse fait par les “penseurs” US se retourne nécessairement contre eux et leur séides.
        Fallait pas réveiller la Bête. Tous les Gouvernements abattus par les exactions occidentales étaient laïques plus ou moins socialisants.
        Après avoir stigmatisé les musulmans pendant plus de 10 ans (quand le retour de flamme de leur politique a commencé à se faire sentir) les politiciens relais de ces “penseurs” en sont à exiger qu’ils prononcent des anathèmes contre leurs coreligionnaires considéré (par eux) comme les plus radicaux.
        Le scandale de cette exigence n’effleure pas grand monde. Non seulement il montre le mépris qu’on a pour nos concitoyens, mais il prouve la totale ignorance que nous avons de l’islam, à qui nous prétendons donner des leçons.
        Pour info, en 2001 j’étais totalement ignorant de l’islam. Mais à force de me marteler que c’est mauvais, potentiellement, voire réellement très méchant et qu’il faut s’en méfier, ils ont fini par me forcer tout de même à me renseigner sur une foi qui regroupe plus 1 milliard d’humains, qui continue de s’étendre et qui n’a pas nécessairement forcé les gens a adhérer le couteau sous la gorge. Il faut bien que le truc fonctionne pour que tant de gens depuis tant de siècles s’y trouvent bien. Et je ne parle pas de la culture.
        L’hérétique iconoclaste que je suis ne changera pas sa vision des choses (encore moins à mon age) mais j’en suis à éprouver de la sympathie pour ces pauvres populations qui n’ont eu comme défaut que d’être assis sur un tas de richesses convoités par des prédateurs venu d’ailleurs et à qui il ne reste que la foi en une divinité pour ne pas être éradiqué purement et simplement de la surface de la planète.
        Parce que ne rêvez pas, ils pouvaient, ils feraient!
        Donc pour conclure.
        A tous ceux qui pensent qu’un musulman devrait agir comme ci ou comme ça, pour influer sur la foi d’un autre musulman, qu’ils sachent que l’islam est une relation directe et individuelle entre un croyant et sa divinité. Nul ne peut et ne doit dire ou imposer à quiconque comment gérer cette relation. Qu’on se le dise!
        Les fanatiques de la Démocratie devrait comprendre!


  3. Patrick Luder Le 08 octobre 2014 à 07h40
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    Au nom de la paix, nous faisons la guerre.

    Au nom de la liberté nous instituons un contrôle total.

    Au nom de l’égalité, nous donnons les mêmes chances aux plus riches.

    Au nom de l’humanité nous obligeons tout le monde à se conformer à notre législation.


  4. nebul_eu Le 08 octobre 2014 à 08h28
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    Comme çà c’est clair, les cibles sont clairement identifiées, chacun doit faire le ménage chez soi. Au début je croyais naïvement qu’il ne se passait rien d’important dans ces organismes.

    Le seul moyen de faire tomber la pression ce serait peut être une invasion klingons.


  5. FL Le 08 octobre 2014 à 09h47
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    Charles de Gaulle était un terroriste et à ce titre fût condamné à mort par contumace.


  6. reneegate Le 08 octobre 2014 à 10h13
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    Olivier souligne cette phrase “Ce n’est pas la première fois que la France est touchée par des actes terroristes, et elle n’y a jamais cédé. Elle en sort à chaque fois plus forte et plus solidaire” qui m’était passée inaperçue tellement elle fait partie de la rhétorique du traditionnel discours politique français, faux. Hollande ne parle pas de son pays comme Kirchner, comme Obama, il fait des voeux pieux, il présente les choses sous le meilleur jour, un véritable entretient d’embauche.
    Ce manque de simplicité, de vérité est à tous les niveaux, même chez les frondeurs. Peut être est ce la maladie française, le système de sélection a exigé cette attitude servile et vile. Bonjour les résultats.


    • nebul_eu Le 08 octobre 2014 à 14h30
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      L’avantage, c’est qu’avec Hollande on ne sait pas s’il va faire ce qu’il dit ou le contraire,
      mais peu importe puisqu’on connaît le résultat.

      Au fait c’est avec quelle partie des allocations familiales qu’on fait voler nos avions ?


  7. Giuliano Le 08 octobre 2014 à 11h14
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    On parle beaucoup des musulmans mais toutes les minorités : alaouite, araméenne, yazidis et kurde ont s’en fout! on est dans un système géopolitique qui se fout royalement des populations et des religions minoritaire de ces régions.

    Le prochain génocide sera peut être la disparitions de toutes ces communautés ?
    car les hommes politique préfère défendre leur intérêts.

    Les américains n’ont pas hésité durant la seconde guerre mondiale sous la justification de raccourcir le guerre contre le Japon, de l’usage de deux bombes nucléaire sur des civiles, avec comme petit plus l’identification de la bombe la plus performante et la plus destructrice, et tout les pays détenteurs de l’arme nucléaire on choisie la même voie.

    Les vietnamiens on subit l’agent orange un pesticide ayant provoquer des malformations.

    Sans oublier les munitions a l’uranium appauvrie qui contamine les zones de guerre et provoque la aussi des maladie sur les populations.

    Bien-sur les américains ont signé la charte sur la non prolifération des armes nucléaire, il est vrais que les munitions a l’uranium appauvrie ne sont pas des armes nucléaire il produise juste les mêmes effets.

    ma chanson préféré ” tous va très bien madame la Marquise “


  8. Jacques Le 08 octobre 2014 à 11h49
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    Cette réunion est convoquée et présidée par Obama, le pompier pyromane! En réaction au billet précédent, je me demandais: “Qu’allons-nous faire de l’extrémisme non-violent?” Et bien, Cameron nous donne la réponse sans attendre, on s’y attaque. Sous quelle définition? Comment? peu importe, on y va. Ce qu’on craignait depuis des années, la montée de la répression tous azimuts en réaction à la crise, nous arrive dessus.


    • josephine Le 09 octobre 2014 à 08h24
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      Et ceux qui pratiquent la non violence extreme on en fait quoi?


    • chris Le 11 octobre 2014 à 09h53
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      Par contre, c’est bien d’aider les modérés violents comme en Syrie.


  9. Lysbethe Levy Le 08 octobre 2014 à 12h03
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    En fait depuis l’élection d’Obama c’est le retour de l’instrumentalisation de l’islam radical et formé par des conseillers états-uniens qui va décider de l’avenir du monde :
    http://www.noemiegrynberg.com/pages/politique/la-doctrine-brzezinski-l-arme-islamiste-instrument-geostrategique-americain.html

    “L’arc de crise”, “l’arme fatale” tout comme les nombreux groupes djihadistes en Syrie, dont Biden a dénoncé le financement par la Turquie et Usa :

    http://www.thecatholicthing.org/columns/2014/joe-biden-and-the-gates-of-hell.html mais vu le tollé il a dû s’excuser sur ces malheureuses paroles auprès d’erdogan :

    http://www.foxnews.com/politics/2014/10/04/biden-apologizes-to-turkish-president-over-remarks/
    je n’ai pas vu ou entendu les médias en parler ou suis je à la traine ?


  10. marc Le 08 octobre 2014 à 14h02
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    Qui es terroriste? On est en pleine question sémantique: des mineurs et paysans en révolte dans le Donbass sont qualifiés de terroristes par Porochenko. Qui sait si demain on ne les requalifiera pas de résistants?


    • Louve Bleue Le 08 octobre 2014 à 23h05
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      “Qui sait” ? Mais c’est certain ! Aucun doute là-dessus. Ceci dit les anges ne vivent pas sur terre…Les victimes d’aujourd’hui deviennent vite les bourreaux de demain, à moins de se plonger dans la méditation et le pardon inconditionnel. La violence engendre la violence sauf gros effort sur soi-même. Mais c’est la seule planche de salut possible dans l’avenir.
      Pourvu qu’il vienne vite ainsi !


  11. isidore Le 08 octobre 2014 à 16h30
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    Terroriste . çà veut dire quoi ?
    Quand un certain Rol-Tanguy , militant communiste pendant 40-45 , a assumé de tuer pour la premiére fois un officier Allemand , innocent , qui se promenait dans une rue de Paris , on a eu pour la premiére fois un terroriste .
    L’effet psy était voulu et médité , évidemment . Est-ce que c’est à mettre sur le méme plan que Ouradour-sur-Glane . C’est clair que non . Pourtant cet officier Allemand était peut étre plus qu’innocent ? Peut étre était il méme anti-fasciste ? En son for intérieur .
    Il y a pourtant une différence . C’est trés subtil , comme la différence entre souffrance et douleur .
    Comme Il existe une différence entre Tyrannie et Despotisme , comme la faisait les Grecs . Tyrannie c’est populaire , c’est Hugo Chavez , par ex ; Despotisme c’est Asiatique , Oligarchique , comme l’Arabie Saoudite actuellement . On ne sent plus ces différences , c’est dommage . Comme en général on ne sent plus grand chose , le corps devient superflu , dans un monde de services qui manipule des symboles . L’Hotesse , qui vous aborde a certes les mensurations adéquates et le sourirre ad hoc , mais ne vous avisez pas de la toucher .
    Bref tous çà est dans le méme sac : totalitarisme .
    Tout est dit . Mais pas ressenti , y a carence . Qu’aucune illusion ne pourra combler .
    Donc Terrorisme , mais ce qu’ils nous font les décapitateurs , c’est du terrorisme de masse , les masses , c’est nous , les couches moyennes , derriére nos bureaux ou nos téléviseurs , qui ne ressentons plus rien , mais avons encore un esprit , comme ceux couchés de Matrix .


    • Macarel Le 08 octobre 2014 à 17h59
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      L’Arabie Saoudite pratique officiellement la décapitation publique, par application de la Sharia.

      http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/21/31002-20140821ARTFIG00109-decapitations-en-arabie-saoudite-comment-la-charia-transforme-t-elle-la-societe.php

      Mais nos gouvernements ferment les yeux, car depuis l’accord pétrole contre protection signé en 1945 entre F.D Roosevelt et Ibn Séoud, ce pays est sous protection occidentale, quoi qu’il fasse.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_du_Quincy

      Même quand on peut légitimement penser qu’il finance en sous-main des organisations qui prônent la Sharia, et la mettent en pratique comme les gens de l’ISIS.
      A cause de notre addiction à l’or noir nous nous sommes damnés…


      • Kiwixar Le 08 octobre 2014 à 21h43
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        Sans vouloir défendre les méthodes saoudiennes d’exécution, plutôt rapides, il me semble que chez nous en OTANIE c’est guère mieux : chaise électrique avec émission de CO2, en présence de la famille de la victime (“crève, charogne”), injections létales de produits non testés où parfois le type agonise pendant 2h, etc. Est-ce que le produit immobilise sans anesthésier (peut pas crier), ou anesthésie aussi?
        Si j’avais le choix, je préférerais la décapitation saoudienne ou la guillotine : rapide et net.


      • Van Le 09 octobre 2014 à 01h54
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        nous acceptons le financement des états du golf parce qu’ils nous financent aussi en France et ailleurs , car les guerre des usa et des “allies“ sont financées aussi par ces même marionnette c’est une question de bizness et si ca contribue a dégommer des état souverain cest tout bénef .

        “ Même quand on peut légitimement penser qu’il finance en sous-main des organisations “
        ils l’on jamais caché pas plus que les aides logistique d’Obama et Clinton .
        http://www.youtube.com/watch?v=X2CE0fyz4ys


  12. boduos Le 08 octobre 2014 à 16h34
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    L’occupant désigne invariablement le résistant et le libérateur comme “terroriste ” .ceci présuppose guerre et occupation.
    C’est sans compter sur le terrorisme artificiel et manipulé (gladio,daesh,cia,mossad,kgb….) permettant les législations d’exception ,celles que semblent vouloir renforcer Cameron,Hollande , Obama ,Erdogan…. ces adeptes de la manipulation et de la censure oublient qu’ils induisent des comportements irrationnels pouvant générer des terroristes pour le coup psychopathes du type virus de laboratoire échappé de sa fiole.
    revenons sur la censure et sur l’intox :Internet permet de faire circuler des vérités et agit comme la soupape de la cocotte minute.
    Ces démocrates de pacotilles oublient qu’il existe un subconscient des peuples qui vous produit des résultats électoraux “au trébuchet” un peu comme une nature reprenant ses droits sur tous les désastres écologiques avec une adaptation remarquable,surprenante parfois ,même de la part de sujets volontairement cultivés hors sol comme cela est programmé sur notre société otanisée.


  13. sainsaulieu Le 08 octobre 2014 à 22h30
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    Le monde politique ment toujours, partout. Nous le savons et après leur avoir serré la main sur le marché, la veille des élections, nous mettons un bulletin dans l’urne et on est tranquille pour plusieurs années. Eux aussi. S’ils sont en place c’est grâce à nous. Savons-nous seulement de porter nos revendications de justice les plus immédiates. Non, parce que la grande misère nous ne la ressentons pas. Parce que tant qu’on est pas chômeur, on se trouve tiré des flûtes. On sait que l’argent c’est le nerf de la guerre, mais on refuse de voir les conséquences de cette guerre des nerfs permanentes. Et si tu n’es pas content tu n’a qu’a prendre la porte? Il y en a qui attendent dehors. Alors ouvrons les yeux sur les injustices les plus criantes, les chômeurs de longue durée, les sans logis. Pas besoin d’aller au Bengladesh pour voir de la misère. Pas besoin d’être marqué politiquement pour faire honte à ceux qui nous gouvernent et qui flagornent quotidiennement avec notre complicité muette. Il n’est plu temps de s’indigner mais de s’enrager contre la misère.


  14. Louve Bleue Le 08 octobre 2014 à 22h55
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    Quand Cameron parle de nos sociétés prospères, cherchez l’erreur de nos surendettements et du chômage des jeunes ???
    Et quand je regarde (oh ! Pas longtemps , c’est insupportable de minabilité) les “chtis à Las Vegas ” et toutes émissions nauséabondes du même acabit, j’ai , je l’avoue, une pensée compréhensive pour le besoin de morale des islamistes. Mais je n’excuse pas leurs violences et leur complicité à l’insu de leur plein gré avec “l’Empire”.


  15. Louve Bleue Le 08 octobre 2014 à 23h00
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    Barbares les décapitations et autres atrocités. Okay. Mais que dire des bombardements chirurgicaux ? C’est pas barbare des enfants, et même des adultes , déchiquetés ? des gens brûlés vifs ? ( je pense à Odessa)
    Liste non exhaustive malheureusement.
    Nous n’avons rien à envier au soi-disant “moyen-âge…
    Les pires terroristes sont les occidentaux libéraux.
    Ou les êtres humains tout court.
    Mon chien est un “agneau”


    • drômois Le 09 octobre 2014 à 14h27
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      Miterrand et la guillotine:
      ” … sous la signature de quatre ministres, dont François Mitterrand : le 17 mars 1956 sont publiées au Journal officiel les lois 56-268 et 56-269, qui permettent de condamner à mort les membres du FLN pris les armes à la main, sans instruction préalable. Pourtant avocat de formation, François Mitterrand accepte d’endosser ce texte terrible : « En Algérie, les autorités compétentes pourront […] ordonner la traduction directe, sans instruction préalable, devant un tribunal permanent des forces armées des individus pris en flagrant délit de participation à une action contre les personnes ou les biens […] si ces infractions sont susceptibles d’entraîner la peine capitale lorsqu’elles auront été commises. » Du coup, le nombre des condamnations à mort va s’envoler. Il y en aura plus de 1 500 durant les « événements ».”

      http://www.lepoint.fr/politique/les-guillotines-de-mitterrand-31-08-2001-56908_20.php


  16. Olivier M Le 10 octobre 2014 à 04h40
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    Mr Cameron, que faites-vous des terroristes économiques qui sévissent dans vos banques et manipulent tout ce qui leur tombe sous la main, sans aucune limite, et dans l’immunité la plus TOTALE?
    Excusez-moi d’avance pour la question puisque je connais déjà la réponse: vous ne faites RIEN évidement!, puisque vous êtes leur esclave.


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