Renaud Girard est un journaliste, reporter de guerre et géopoliticien français, auteur de livres sur le Moyen-Orient, le Pakistan et l’Afghanistan et d’essais sur les relations internationales. Grand Prix 2014 de la Presse Internationale de L’Association de la presse étrangère pour « l’ensemble de sa carrière de Grand reporter international et pour l’excellence de ses chroniques internationales ».

Voici sa vision, dans la Revue des Deux Mondes, assez décapante.

On n’oubliera cependant pas non plus les exactions commises par les troupes du gouvernement syrien (voir ici par exemple).

Cela illustre la complexité de la Diplomatie.

Source : Revue des Deux Mondes, Jean-Loup Bonnamy, 23-08-2016

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Revue des Deux Mondes – Quelles sont les vraies causes de la guerre en Syrie ? S’agit-il d’un nouvel épisode de la guerre entre sunnites et chiites ?

Renaud GirardDe manière générale, le monde arabe connaît actuellement une crise liée à des mutations sociologiques et anthropologiques. La Syrie est un cas particulier de cette crise globale. La crise y est renforcée par trois éléments particuliers. Tout d’abord, la société syrienne, sunnite à 70 %, est profondément divisée entre d’une part des islamistes sunnites et d’autre part tous ceux qui sont hostiles à l’islamisme et soutiennent le pouvoir. Parmi ces soutiens du régime, on compte d’ailleurs non seulement toutes les minorités mais aussi de nombreux sunnites, comme la femme de Bachar al-Assad ou Ali Mamlouk, le chef des services de renseignement.

Cette division est en partie due au fait que la région ne s’est jamais relevée de la chute de l’Empire ottoman et que les frontières de la Syrie et de l’Irak reposent sur une décision franco-britannique prise en 1916 sans égard pour les réalités historiques et sociologiques, forçant à vivre ensemble des populations très différentes.

« Les jeunes fraîchement déracinés des campagnes et installés dans les périphéries des grandes agglomérations constituent des cibles idéales pour la propagande islamiste. »

Ensuite, de 2000 à 2008, la Syrie a connu un boom économique permis par la libéralisation partielle de son économie, Internet, le tourisme. Mais les fruits de cette expansion n’ont pas été répartis équitablement, ce qui a provoqué le ressentiment de beaucoup de sunnites des classes populaires et moyennes.

Enfin, la crise a une origine écologique trop souvent négligée : de 2006 à 2011, la Syrie a été touchée par une grande sécheresse qui a poussé peut-être un million de personnes à migrer des campagnes vers les villes. Ce fut très déstabilisateur pour la société syrienne, les jeunes fraîchement déracinés des campagnes et installés dans les périphéries des grandes agglomérations constituent des cibles idéales pour la propagande islamiste.

La crise syrienne n’est donc pas en soi une guerre entre sunnites et chiites puisque de nombreux sunnites soutiennent le gouvernement de Damas. Mais au niveau international, elle s’intègre dans le Kriegspiel entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

Revue des Deux Mondes – Comment jugez-vous la politique de la France sur l’affaire syrienne depuis le début de la guerre civile, en 2011 ?

Renaud GirardTrès négativement. Nous avons péché par ignorance historique, manichéisme politique et wishful thinking diplomatique. Par ignorance historique, nous avons méconnu les profondes divisions de la société syrienne. Comme l’avait vu Michel Seurat, la société syrienne est partagée entre des islamistes très puissants, par exemple à Alep, et la coalition de ceux qui souhaitent éviter que les islamistes prennent le pouvoir (chrétiens, druzes, alaouites, Kurdes, bourgeois sunnites).

Par manichéisme politique, nous avons considéré que puisque le régime de Damas était une dictature (ce qui est vrai), ses opposants devaient être de gentils démocrates (ce qui est faux). Nous avions imaginé que ceux qui combattaient Bachar al-Assad en Syrie étaient des héros de la liberté, comparables à nos jeunes polytechniciens lors des Trois Glorieuses de la révolution de juillet 1830, alors qu’il s’agit d’islamistes radicaux hostiles à nos intérêts et à nos valeurs. Il est vrai que les manifestants des premières protestations du printemps 2011 étaient en partie de jeunes démocrates sincères. On comptait même parmi eux des chrétiens, ce que l’archevêque de Homs m’a confirmé. Mais dès qu’on a cessé d’avoir affaire à un « printemps » pour passer à une situation de lutte armée et de guerre civile, l’opposition en Syrie s’est aussitôt réduite aux seuls islamistes, habitués à la clandestinité.

« La fermeture de l’ambassade a privé la France d’un formidable instrument de dialogue et de renseignement. »

Par wishful thinking diplomatique, c’est-à-dire en formant un vœu pieux, nous avons refusé de regarder la réalité en face et de parler avec des acteurs pourtant indispensables à tout processus de paix. Nous avons exclu Bachar al-Assad et l’Iran de la table des négociations alors qu’il incarne l’État et jouit de nombreux soutiens parmi la population et que l’Iran est le premier soutien du régime syrien.

Résultat ? La Syrie connaît une guerre terrible depuis cinq ans. En avril 2012, la France a fermé son ambassade à Damas, en faisant le pari d’une chute imminente de Bachar. Manque de chance pour elle, cette chute n’a pas eu lieu. Mais la fermeture de l’ambassade a privé la France d’un formidable instrument de dialogue et de renseignement. Une bonne diplomatie doit parler avec tout le monde, sans préjugés ni barrières morales ou idéologiques. La réalité exerce un pouvoir de contrainte : c’est pourquoi on ne peut faire de la politique que sur des réalités et donc, comme le disait le général de Gaulle au moment de reconnaître la Chine populaire en 1964, il faut prendre les réalités telles qu’elles sont et non telles qu’on voudrait qu’elles fussent.

Si la France avait maintenu son ambassade, elle aurait pu continuer à parler avec Assad, l’exhorter à plus de modération et se proposer comme médiatrice, ce qui aurait peut-être permis d’éviter beaucoup de morts inutiles. Et elle aurait aussi pu utiliser son ambassade comme relais pour collaborer avec les services secrets syriens afin de lutter contre l’ennemi commun, les djihadistes. Peut-être que des citoyens français sont morts ou vont mourir dans des attentats qui pourraient être évités si nous collaborions avec les services secrets syriens.

« Par son attitude, la France s’est ridiculisée et a été sortie du jeu. »

En octobre 2012, nous avons violé l’embargo international sur les armes pour livrer des armes à la rébellion. Ces armes, payées par le contribuable français, ont fini entre les mains de Daesh, soit qu’elles aient été prises au cours de combats, soit qu’elles aient été vendues, soit que les rebelles « modérés » aient rejoint les rangs de Daesh avec armes et bagages. Il est curieux de voir que la France, au risque de sa réputation et de ses emplois, a refusé d’honorer sa signature pour vendre des armes à la Russie ; or ces armes ne changeaient rien à l’équilibre stratégique des forces et n’auraient pas été utilisées en Ukraine ; la France a violé un embargo pour donner des armes qui finalement ont servi à détruire le patrimoine mondial de l’humanité à Palmyre et qui peut-être serviront un jour à nous attaquer.

En 2013, au moment de l’affaire des armes chimiques, elle s’est humiliée deux fois. D’une part, elle a affirmé vouloir attaquer le régime de Damas, ce qui aurait été une catastrophe. Heureusement, le plan Lavrov mis en place par la Russie et accepté par les États-Unis a permis d’obtenir le désarmement chimique de la Syrie et d’éviter toute intervention. D’autre part, elle a fait volte-face lorsqu’elle a vu que ni les États-Unis ni le Royaume-Uni n’étaient prêts à la suivre. Même si cette idée de guerre était une grave erreur, la politique de la France ne doit pas être dictée par l’attitude de ses alliés. Par son attitude, elle s’est ridiculisée et a été sortie du jeu. Si bien qu’en 2015, la France n’a même pas été invitée à la conférence internationale de Genève, alors qu’elle avait été la puissance mandataire en Syrie jusqu’en 1946 et que le Moyen-Orient était censé être l’une des régions phares de son activité diplomatique […]

Source : Revue des Deux Mondes, Jean-Loup Bonnamy, 23-08-2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

100 réponses à Syrie : « La France doit sortir de son aveuglement néoconservateur au plus vite », par Renaud Girard

Commentaires recommandés

Caliban Le 05 septembre 2016 à 01h02

Merci pour cette interview.

Je relève : “En avril 2012, la France a fermé son ambassade à Damas,”. On rappellera que le Président était M. Sarkozy et que le ministre des Affaires étrangères était M. Juppé. Au cas où un de ces deux irresponsables sollicite un jour nos suffrages.

  1. Caliban Le 05 septembre 2016 à 01h02
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    Merci pour cette interview.

    Je relève : “En avril 2012, la France a fermé son ambassade à Damas,”. On rappellera que le Président était M. Sarkozy et que le ministre des Affaires étrangères était M. Juppé. Au cas où un de ces deux irresponsables sollicite un jour nos suffrages.


    • step Le 05 septembre 2016 à 10h39
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      Politique consciencieusement poursuivi par un certain capitaine de pédalo bien connus de tous, qui a persévéré dans l’erreur et risque aussi de solliciter prochainement les électeurs. Sauf information qui m’aurait échappée, l’ambassade en question est toujours fermée.

      “Errare humanum est… perseverare diabolicum est.” Les deux tristes sires précédemment cités ont fait des erreurs (en lybie) et ont persévéré (en syrie) avant d’être rattrapés par la réalpolitique des states (qui n’ont pas voulu intervenir… doit-on avoir dégénéré pour recevoir des leçons de réalisme des ricains…). Le dernier nuisible en fonction, lui, a , selon son inclinaison naturelle, laissé faire… et donc persévéré dans les erreurs de ses prédécesseurs.

      Les ricains ont trump comme pragmatique géopolitique qui peut gagner, je ne suis même pas sûr que pour l’élection qui vienne en France nous aillons cette chance. Tous ceux qui sont en situation de gagner sont des boutefeux inconséquents. Pauvres de nous !


      • UltraLucide Le 05 septembre 2016 à 17h56
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        Le mot erreur en géopolitique me fait mal aux oreilles. Sarkozy, Juppé, Hollande, Fabius n’ont pas commis d’erreurs. Ou alors notre pays est en permanence gouverné par des irresponsables qu’il faudrait absoudre de tout.
        Non, ils ont suivi des agendas imposés par différents lobbys dont certains représentent d’autres puissances étrangères. Ces agendas sont imposés à notre pays en fonction de pressions subtilement exercées sur leurs carrières et notre économie.
        Plus le temps passe et moins la France reste indépendante, plus sa marge de manoeuvre devient étroite. Chirac, Sarkozy, Hollande. C’est beaucoup plus qu’un quinquennat pour rien!
        Le bilan n’est pas nul, il est négatif.


        • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 22h17
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          c’est pas faux, agendas Neocons PNAC, Likud1982, pétroliers et gaziers… mais nos dirigeants ne sont pas toujours conscients de cela, étant assez nuls en histoire…néanmoins Sarko envers Kadhafi, Hollande envers Netanyahou, c’est bien conscient!


      • bluerider Le 05 septembre 2016 à 18h44
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        la raison de l’arrêt fin 2013, de toute idée d’intervention US en Syrie, avec le caniche Hollande derrière qui avait préparé nos Rafales de Saint-Dizier tient en un mot : suprématie aérienne. De nombreux articles de sites alternatifs citent de façon insistante et cohérente avec le reste des événements un test de 2 tirs de Tomahawks US depuis les côtes espagnoles avant l’attaque, qui se serait soldé par la perte des 2, dont les systèmes de guidage ont été brouillé par les contre-mesures russes. Or le maître US ne peut se permettre de dévoiler au grand jour des faiblesses militaires. Exit donc, au grand dam de Hollande qui dit encore le regretter, [modéré]… car ou bien il n’a rien compris, ou bien il n’est pas correctement renseigné, ou bien on nous cache d’autres paramètres, mais au vu des développements ultérieurs, cette attaque de centaines de Tomahawks eût été un quasi “génocide collatéral”. Et n’oublions pas qu’en 2013, le Congrès s’apprêtait à voter massivement CONTRE toute intervention en Syrie. Vote qui n’eût pas lieu après l’arrêt des préparatifs, et après les sondages tous contre dans tous les pays OTAN “historiques”, sauf la France sous propagande de Fabius qui lui “ne mériterait pas de vivre” tellement il a “fait du sale boulot” en Syrie.


        • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 22h32
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          le 4 septembre 2013 en audition, John KERRY a reconnu que “des pays arabes avaient proposé de payer” l’intervention alors encore envisagée, précisant même avec un rictus gêné qu'”ils paieraient tout si on tapait aussi fort qu’ailleurs” (sous-entendu Iraq 1991 ou 2003). Honte! Par ailleurs il est avéré que l’attaque chimique du 21 août fut une manipulation de services étrangers, destinée à provoquer l’intervention massive des USA en prélude à des offensives de mercenaires préprogrammées via la Turquie et Jordanie.


          • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 23h36
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            Pareil, si vous avez des preuves définitives, merci de les partager ! Sincèrement.


            • Bernard CORNUT Le 06 septembre 2016 à 00h08
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              j’ai écouté les 3 +4 = 7h d’audition de Kerry les 3 et 4 sept. A vous de travailler un peu sur les sources rarement citées en France …Il répondait sur ce point à une question de la sénatrice ROS (R) puis à une relance d’elle. Encore une fois j’ai des milliers de ref. sur le M-O que je connais depuis 48 ans, y ayant aussi séjourné 14 ans en 6 pays de l’ex Empire Ottoman, vécu sur place à Beyrouth et Baghdad le démarrage de plusieurs guerres fabriquées de l’extérieur. Vous pouvez lire le 2eme et très documenté livre de François Belliot chez SIGEST paru début août 2016 qui a des centaines de références précises dont celles que je lui ai communiquées.


            • bluerider Le 06 septembre 2016 à 00h09
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              Rapport Postol Brown, 2 profs du MIT de Boston qui montrent que la portée des obus improvisés de la Ghouta est trop courte pour qu’ils proviennent des lignes syriennes et qu’ils ne peuvent provenir que des lignes jihadistes – témoignages et recherches de soeur Maryam De la Croix concernant les problèmes d’identité des victimes et les symptômes d’étouffement – arrestation en Turquie de jihadistes en possession de matériaux servant à la fabrication du sarin – vol déplacement et installation en Turquie d’usines agricoles chimiques syriennes dont les équipements peuvent être détournés pour du sarin – absurdité d’une responsabilité syrienne car les pays OTAN – Golfe ne cherchent que ça pour faire basculer leurs opinions publiques et Assad le sait (suite)


            • bluerider Le 06 septembre 2016 à 00h10
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              – massacres de 2011 à Deraa puis dans des villages désertiques déjà attribués à l’armée syrienne alors que des journalistes allemands et anglais ont expliqué qu’il était impossible de conclure – vraisemblance de la responsabilité jihadiste et turque au vu et su du passé de la CIA et de l’OTAN (Gladio – commandos Gehlen – opération Condor) – vision propagandiste permanente des médias occidentaux qui exagèrent les événements à charge contre Assad – article fameux du Monde de mars 2013 qui explique “qu’ils n’ont AUCUNE preuve mais que tout porte à croire que”… concernant l’attaque au gaz du quartier de Jobar à Damas – absence de suites données à toutes ces “affirmations de terrorisme médiatique” depuis 2013 alors que les USA OTAN veulent assassiner Assad ou le traîner devant le TPI à tout prix, même avec des preuves bricolées – témoignage du maitre de conférence belge Pierre Piccinin qui a entendu lors de sa captivité une conversation téléphonique entre jihadistes qui attribuait l’attaque de la Ghouta aux islamistes – et d’autres indices qui m’échappent à cet instant.


            • Prométhée Enchaîné Le 06 septembre 2016 à 02h19
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              J’ajoute que Piccinin a été “lâché” par son confrère Quirico, qui a également été témoin de ces propos, sur lesquels il se montre néanmoins plus prudent !
              Le même Piccinin qui témoigne en revanche de l’horreur de la torture sous Bachar, et qui est pour l’intervention extérieure.
              http://www.pierrepiccinin.eu/article-syrie-le-regime-al-assad-pratique-la-torture-a-la-chaine-105751976.html

              Pour les armes chimiques :
              « Nous souhaitons ici affirmer catégoriquement que nous n’avons jamais fait usage de chlore ni d’autres matières chimiques toxiques au cours (…) de quelque opération que ce soit en Syrie depuis le début de la crise jusqu’à ce jour », a assuré le no 2 de la diplomatie syrienne, Fayçal Mekdad.
              http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/11/30/le-regime-syrien-affirme-n-avoir-jamais-fait-usage-d-armes-chimiques-depuis-2011_4820656_3218.html?xtmc=chimique_ghouta&xtcr=7

              Mais :
              http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=37950#.V84LaIVOKZp


            • Bernard CORNUT Le 06 septembre 2016 à 09h43
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              Le gvt syrien a contesté le rapport sur 2014 2015.
              En 2013 c’est le gvt syrien qui a demandé à l ONU une enquête indépendante sur la nature des produits et les responsables de l’usage. Et ce sont US UK FR qui ont alors demandé à Ban Ki-Moon de ne pas faire enquêter sur les responsables (source: conférence de presse de Dr Al Jaafari à l’ONU), afin évidement de pouvoir accuser “le régime” avant toute enquête.
              Notez que depuis l’été 2016 le Monde s’abstient dans tout article de ses propres journalistes sur la Syrie, d’affirmer que l’attaque en Ghouta le 21/08/2013 fut l’oeuvre du régime; alors qu’on pouvait le lire ainsi affirmé jusqu’à 3 fois dans le même numéro du journal depuis l’été 2013.Je repête: lire le chapitre sur cette manipulation de services non syriens dans le 2ème livre très documenté de François Belliot chez SIGEST, paru début août 2016, avec 85 notes de références sur ce seul chapitre. Et ne dites pas qu’il n’y a que le rapport MIT qui soit sérieux, cela dénote votre ignorance du sujet, qui est largement partagée hélas.


            • Bernard CORNUT Le 06 septembre 2016 à 09h56
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              J’ai cité l’audition de Kerry les 3-4 sept 2013, 7h au total; réponses à la question de Sen ROS (R).


            • Bernard CORNUT Le 06 septembre 2016 à 11h43
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              Merci Julie de m’avoir relayer. les lecteurs encore incrédules, trompés depuis des années par la légèreté du Monde et l’impudence criminelle des gouvernements français sur la Syrie peuvent se contenter d’ouvrir le 3ème lien et d’y télécharger le gros livre du Dr Denis O’Brien
              Oct08.2015 — Murder in the SunMorgue (revised, updated)– A pharmacological/cyber investigation of the Ghouta Massacre, dont je reproduis ici les premières lignes:

              The primary conclusion of this study, based on a pharmacological analysis of the video and photographic evidence, is that the Ghouta Massacre near Damascus on Aug21.2013 was not a sarin rocket attack carried out by Assad or his supporters. It was a false-flag stunt carried out by the rebel/insurgents using carbon monoxide or cyanide to murder children and use their corpses as bait to lure the Americans into attacking Assad.


            • Scrongneugneu Le 06 septembre 2016 à 20h48
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            • bluerider Le 07 septembre 2016 à 14h36
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              Qurico est journaliste. Piccinin est maitre de conférence. Tous les 2 ont été “cuisinés” par le SISMI, les services secrets italiens, avant de s’adresser aux médias. Piccinin a eu au moins le courage de ne pas varier d’un iota dans sa déclaration, et ce malgré son soutien aux quelques katibas “modérées” qui l’ont accueilli à plusieurs reprises et en lesquelles il croyait (brigade Al Farouk). Mais à cette heure, M. Piccinin, qui se prend peut-être un peu trop pour TINTIN mais c’est une autre affaire, a fait évoluer son point de vue, et c’est pour beaucoup de lecteurs ici, un signe de santé mentale supérieure à celle de très nombreux journalistes qui sacrifient leur déontologie pour la gamelle. Quirico est un journaliste en activité qui veut garder sa place.


    • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 16h09
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      Je préfère le confrère de Girard au Figaro, Malbrunot, plus factuel et moins idéologique.
      Car d’idéologie il en est peut-être moins question que de manque d’idées et d’improvisation, enfin… en ce qui concerne Hollande, car il y a d’autres raisons pour Sarkozy.
      L’action diplomatique française avait été critiquée en Tunisie d’avoir persisté à croire que Ben Ali tiendrait (http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/01/27/tunisie-l-ambassadeur-de-france-pensait-que-le-regime-de-ben-ali-tiendrait_1471201_1466522.html), maintenant c’est l’inverse, on la critique parce qu’elle n’a pas soutenu le dialogue.
      Outre le fait que l’ambassadeur Eric Chevallier, depuis le début des manifestations pensait que Bachar tiendrait (à raison, http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2011/04/syrie-quand-lambassadeur-de-fr.html), n’est-il pas naïf de croire que l’ambassade pouvait rester ouverte ? De croire qu’Assad écoutait les diplomates ? Ou même qu’ils n’était pas en danger du simple fait de parlementer avec l’opposition ?
      Il faut rappeler qu’entre 2011 et 2012, il s’est produit énormément de choses, une escalade de la violence, une lenteur à réformer et discuter, une politique de terreur.


      • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 18h08
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        vous écrivez: “Il faut rappeler qu’entre 2011 et 2012, il s’est produit énormément de choses, une escalade de la violence, une lenteur à réformer et discuter, une politique de terreur.””
        en oubliant le fait principal avéré, le financement de mercenaires à un niveau massif. Voir l’email du printemps 2012 où Hillary Clinton propose qu’à travers ses alliés arabes, soient organisés, formés et armés les groupes rebelles en Syrie. Et aussi l’aveu publié de l’ancien PM,et MAE du Qatar, Hamad Ben Jassem (entretien au Financial times du 15 avril 2016).


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 19h37
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          Je ne parle que du fait que l’ambassadeur français ait été rappelé.

          Vos autres faits, sans contexte, ni rappel de la chronologie, ne suffisent pas à se faire une opinion. Plus je lis, notamment le blog de Malbrunot, plus je constate que c’est un bazar diplomatique, et que finalement, Hollande et Fabius, ne sont peut-être pas aussi idéologiques que cela a pu apparaître après les propos publics grandiloquents “Bachar doit partir”, “ne mérite pas d’être sur Terre”, etc. Ils ont hérité du dossier, et des interlocuteurs privilégiés, comme le CNS qui, au fil du temps, s’est complètement marginalisé, contribuant aussi à enfermer Hollande et compagnie dans une posture intenable.
          De même, Obama ne s’est pas jeté tête baissée, informé par le renseignement qu’il n’était pas certain qu’Assad tombe. Le financement des rebelles est un fait, mais à ne pas dissocier du contexte.


          • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 20h01
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            ce fut plusieurs milliards de dollars engagés dès le début… c’est le FAIT essentiel de cette crise. Certes c’est Juppé qui a promu le CNS au printemps 2011 mais Fabius Hollande auraient pu se renseigner …. Moi je connais le petit prof Bourhan Ghalioun depuis 1972 quand il faisait sa thèse… Au moment du changement de président et de gouvernement j’ai entendu l’ambassadeur Eric Chevallier dire qu’on lui avait fait dire le contraire de ce qu’il pensait… et ça a continué…. il a préféré la carrière et son or. Mgr RAÏ a dit à sa conférence de presse de 2011 à Paris qu’on n’avait pas assez mis en valeur les réformes engagées et annoncées. Ce n’est qu’en 2015 qu’il a pu voir Hollande face à face


            • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 21h11
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              Quelques liens ne seraient pas de refus…
              Sur les milliards – le début c’est quand ? – propos d’Eric Chevallier – Mgr Raï…

              “Le Fabius et Hollande auraient pu se renseigner” : Sans avoir nécessairement tous les détails, il me semble que c’est plus compliqué que ça… ils ont hérité aussi de quelques ambassadeurs qui semblent avoir miné les alternatives.

              “Jusqu’à maintenant [mai 2012], notre diplomatie a soutenu bec et ongles le CNS, et refusé d’approfondir les contacts avec d’autres courants de l’opposition. Des opposants notoires non-membres du CNS mais disposant d’une réelle légitimité, comme Michel Kilo, Kamal Labouani ou encore Haytham Manna, se plaignent d’avoir été ostracisés par les diplomates français, certains de ses opposants ayant même été la cible de regrettables pressions  pour intégrer le CNS ou réclamer l’asile politique en France.”
              http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/05/laurent-fabius-realiste-sur-le.html

              Et 5 mois plus tard transparaissent des difficultés avec le CNS :
              http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/10/syrie-vers-un-acces-de-realism.html


            • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 22h11
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              http://www.oeuvre-orient.fr/2011/09/22/patriarche-bechara-rai-ce-quil-a-vraiment-dit-a-paris/
              Extrait « Mais M. Assad a commencé une série de réformes politiques. Il fallait lui donner plus de chances pour soutenir les réformes internes, et surtout pour éviter la violence »

              May 17, 2013 11:26 am http://www.ft.com/cms/s/2/f2d9bbc8-bdbc-11e2-890a-00144feab7de.html#axzz4AnAbI533
              20130517-FT-Roula Khalaf-How Qatar seized control of the Syrian revolution
              By Roula Khalaf and Abigail Fielding-Smith
              http://www.ft.com/cms/s/0/98477922-0227-11e6-99cb-83242733f755.html
              FT 15 avril 2016. Extrait « “I will tell you one thing and that is maybe the first time I say this: when we started being involved in Syria [around 2012] we had a green light that Qatar would lead this because Saudi Arabia didn’t at that time want to lead. After that there was a change in policy and Saudi Arabia didn’t inform us that they wanted us in the back seat. We ended up competing and it was not healthy.”
              Au FT il y a eu un article dès 2012 où un Qatari reconnaissait un financement de déjà 3 milliards $.J’ai copie papier en mes archives. Et 27 février 2012.
              http://www.ft.com/cms/s/0/24db27d0-6169-11e1-8a8e-00144feabdc0.html#axzz4JPgqXXvS

              Le propos de Chevallier au changement de président et gouvernement français entendu à la TV; il faut rechercher.
              Comme vous le rappelez, des diplomates et conseillers ont écarté abusivement les opposants non violents, dont Haytham Manna.
              J’ai des milliers de réf. à sortir quand il y aura procès de nos dirigeants français coresponsables, en vue de réparations pour la Syrie.


            • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 23h12
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              Je vais regarder l’article sur le financement des rebelles (je dois m’abonner d’abord !)

              Mais d’ores et déjà, fin 2011, il y a déjà plus de 4000 victimes selon l’Onu… Je n’ai pas encore reconstitué toute la chronologie, mais ça ne m’étonnerait pas que de plus en plus, certains aient cru qu’Assad n’allait pas tenir, et en ont profité pour gagner du terrain. D’autant que le Qatar a semble-t-il beaucoup interféré (pour ne pas dire saboté) avec les autres acteurs de la diplomatie par la suite (toujours selon Malbrunot).

              Faire le lien entre toutes les révolutions colorées par le Qatar comme on me l’a dit un autre jour est un raccourci qui mérite enquête, mais pas de conclusion hâtive. C’est en plus oublier qu’en Egypte de nouvelles manifestations devaient voir le jour et les Frères Musulmans virés.


          • Julie Le 06 septembre 2016 à 10h39
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            En 2011-2012 les soi-disants modérés pratiquaient le kidnapping à grande échelle pour financer leurs mouvements. Faites quelques recherches par mots-clefs par ex dans les journaux chrétiens qui parlent des enlèvements de chrétiens, ou dans la presse moyen-orientale en anglais pour les témoignages sur les familles d’hommes d’affaire ou les ex-otages.


            • Julie Le 06 septembre 2016 à 22h45
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              de plus Malbrunot que vous prétendez lire à rapporté ces kidnappings dès le début. relisez ses articles de 2011 et vous verrez…


      • kapimo Le 06 septembre 2016 à 01h35
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        Concernant les affaires militaires au sens large, Sarkozy et Hollande ont eu le meme proche conseiller: Benoit Puga, chef d’état major particulier du président de 2010 à 2016.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Puga
        Ce monsieur Puga avait précedemment eu par deux fois le privilège d’etre employé comme conseiller militaire de Carl Bildt, figure de proue du néo-conservatisme européen, pro guerre d’Irak et dépeceur de la yougoslavie.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Bildt

        Bref, nos deux pied Nickelés Elyséens ont été très bien conseillés, et ont su s’entourer de personnes recommendables.qui leur ont certainement été recommandées par de bons amis.
        Notre appareil d’état est gangrené par des personnes travaillant en bonne intelligence avec des intérets étrangers. Et notre classe politique est constituée soit d’imbéciles, soit de “personnalités” ayant par avance accepté de se soumettre.


    • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 17h29
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      Je crois que le plus triste pour un européiste comme moi, c’est que la France se soit désolidarisé de la diplomatie européenne à plusieurs reprises en Syrie, où de fait la position française a été mise en échec, et en Ukraine, notamment sur la question des Mistrals, où Hollande a tardé à prendre une position solidaire alors même que ses alliés européens l’y pressaient.
      A ce titre, je trouve encore une fois naïve la défense du contrat au titre d’une prétendue crédibilité commerciale, alors que l’amiral russe Vissotski avait déclaré dès 2009 le rôle qu’aurait pu jouer le Mistral dans l’intervention Russe en Géorgie, chose qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, notamment dans les pays Baltes.
      http://www.rfi.fr/contenu/20100302-le-mistral-le-cercueil-acier-unite-europeenne/
      Même si des experts militaires ont rassuré sur les limites de l’apport d’un tel “outil”, il n’en reste pas moins qu’il est absurde de vendre un matériel qui peut se retourner contre nos alliés les plus directs.


      • UltraLucide Le 05 septembre 2016 à 18h00
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        Ah bon, il existe une diplomatie européenne spécifique et indépendante de l’OTAN?
        La Géorgie qui est un instrument manipulé par les neo-cons contre la Russie de Poutine, serait un de nos alliés les plus directs? Elle pourrait contribuer à notre défense?
        Peut-on être européiste et en même temps parler au nom de la France et en faveur de ses intérêts nationaux? Schizophrénie?
        Et bien évidemment, l’Egypte avait un besoin urgent et vital de bateaux de type Mistral…….


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 22h41
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          Relisez-moi, je n’ai jamais parlé de la Géorgie comme un de nos alliés les plus directs.

          Oui, on peut, car on peut penser que la France dépérira hors de l’Europe, qu’elle n’est pas le top du top en terme de démocratie et de droits de l’Homme, et que l’Europe peut constituer un prolongement des valeurs de la France que j’apprécie. Mais je n’entrerai pas dans un débat sur cette question.


          • Catalina Le 06 septembre 2016 à 14h07
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            La France ne sera jamais hors de l’Europe mais je l’espère hors de cette UE broyeuse des peuples.
            Que l’ue puisse prolonger les valeurs de la France est impossible, l’ue est dirigée par des gens auto proclamés et le parlement ne sert qu’à faire vitrine. et à faire de s affaires avec les lobbies.
            L’ue qui légifère sur le droit et uniquement sur celui-ci ( pour NDl, l’ue répond, ‘ pour nous, l’essentiel est que cette opération soit légale, que l’aéroport ne serve à rien n’est pas notre problème).
            Quelles valeurs françaises , dîtes moi serait susceptibles d’être prolongées par l’ue ?


          • Dominique Le 06 septembre 2016 à 15h45
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            « Relisez-moi, je n’ai jamais parlé de la Géorgie comme un de nos alliés les plus directs. »
            Je t’invite à te relire toi-même !
            Je te cite :

            « le rôle qu’aurait pu jouer le Mistral dans l’intervention Russe en Géorgie […] »
            Phrase suivante :
            « il est absurde de vendre un matériel qui peut se retourner contre nos alliés les plus directs »
            Selon toi, la dernière phrase n’aurait aucun rapport avec celle qui la précède ?


            • Prométhée Enchaîné Le 06 septembre 2016 à 16h15
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              Je vous invite à relire toute ma phrase et à remettre en cause toute votre perception du monde si vous n’arrivez pas à décrypter une construction aussi simple :

              Mistrals + Russie = Géorgie + Victoire + Plus rapide
              Baltes + “Géorgie + Victoire + Plus rapide” = Sentiment + Insécurité
              Baltes = Union Européenne
              France = Union Européenne
              France + Baltes = Union Européenne = Pas Mistral + Russie


      • RGT Le 05 septembre 2016 à 18h57
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        Le plus absurde n’est pas de ne pas livrer, le plus absurde est bel et bien de vendre.

        De plus, si mes souvenirs sont bons, ce contrat de mistrals était simplement un remerciement russe au voyageur de commerce Narközy.
        Russes qui n’avaient pas vraiment besoin de ces navires inadaptés aux contraintes de la marine russe.

        Les russes se seraient retrouvés avec de beaux jouets qu’ils n’auraient pas vraiment pu utiliser en dehors de leurs frontières sud, soit rien par rapport au reste de leur flotte.

        Finalement, Scootermane leur a rendu un fier service en annulant la vente. Les russes ont simulé un “grand effarement” mais en fait ça les a débarrassé de gadgets inutiles.

        De plus, comme ils ont déjà obtenu tous les plans et les notes de calcul de conception ils pourront en fabriquer des clones chez eux, pour moins cher et modifiés pour répondre aux contraintes arctiques.

        Vendre des armes qui pourraient se retourner contre nos “alliés” voire même contre nous n’a jamais été un problème pour nos ploutocrates.
        Après tout, dans leur esprit, il est préférable qu’on (les sans dents) se prenne dans la gueule une arme “Made In France” car au moins ça aura fait marcher le commerce.

        Business is business, le reste n’est que de l’enrobage.


      • Pegaz Le 05 septembre 2016 à 20h10
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        Comme fournir du matériel à n’importe quel rébellion, avec la simple perspective que cela réponde aux objectifs politiques ! Armes et groupes libyens se sont exportés au Mali comme en Syrie ! Pourtant il y a eu un précédent avec la Yougoslavie ! Et toutes ces armes alimentent les divers trafics pour finir dans les mains des terroristes de Paris et d’ailleurs ! Imaginez un instant la quantité qui y est présente en Syrie, fournisseurs et acteurs y étant infiniment plus nombreux.


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 21h16
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          Encore une fois, il faut comparer ce qui est comparable.
          Je parle de vendre des outils militaires stratégiques, à une relativement grande puissance militaire, qui a montré qu’elle pouvait intervenir chez un voisin, et qui inquiète des alliés de fait, puisque membres de l’Union Européenne.


      • Rémi Le 05 septembre 2016 à 20h53
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        C’est vrai que l’avis des baltes est impressionnant d’intérêt.
        Ils provoquent les russes et ensuite se plaignent d’être agressés.
        Par contre ceux qui ont vendus des armes avec l’argent du peuple francais sont condamnables en vertu des lois de la république.
        Alors action.


      • Ailleret Le 05 septembre 2016 à 21h06
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        Oui oui, la Géorgie, notre allié le plus direct… A propos, le bon M. Saakachvili n’est plus géorgien : il a été déchu de sa nationalité d’origine depuis qu’il s’est engagé en Ukraine au service de son seigneur et maître états-unien.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikheil_Saakachvili


    • François Le 09 septembre 2016 à 12h43
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      Seul un irresponsable, prétentieux et aveuglé, peut jamais solliciter des suffrages. Quels qu’ils soient.

      Les gens normaux donnent leur avis puis retournent à leurs affaires sans se mêler de celles des autres. Ils ne tiennent pas à se voir confier une mission impossible…


  2. Spectre Le 05 septembre 2016 à 01h18
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    Si la France avait maintenu son ambassade, elle aurait pu continuer à parler avec Assad, l’exhorter à plus de modération et se proposer comme médiatrice, ce qui aurait peut-être permis d’éviter beaucoup de morts inutiles.

    Voilà. C’est bien beau de hurler à la mort lorsqu’un despote réprime en massacrant, mais si vous faites tout pour l’isoler dans un coin, dos au mur, sans perspectives ni porte de sortie, et ce alors que son pays est objectivement déstabilisé avec soutien extérieur, que va-t-il se passer ? Il va se radicaliser, donc la brutalité va s’intensifier, donc le sang des civils va encore plus couler à flots. Ou quand l’intransigeance et l’excommunication dogmatique conduisent à la situation même que l’on prétend vouloir éviter…

    Pour détourner une célèbre citation, on a vraiment la “diplomatie” la plus bête du monde…


    • SanKuKai Le 05 septembre 2016 à 12h23
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      Et que chez certains de nos alliés c’est de la barbarie officielle, assumée et associée à un prosélytisme farouche:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_en_Arabie_saoudite


    • Perekop Le 05 septembre 2016 à 14h48
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      Pour Jean :
      Excellent article de Neil Clark sur ce site que je ne connaissais pas, merci beaucoup pour le lien !


    • Homère d'Allore Le 05 septembre 2016 à 17h55
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      Pour Milosevic, c’est quand même un peu plus compliqué que “disculpé de toutes accusations de crimes de guerre”

      http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/24/non-slobodan-milosevic-n-a-pas-ete-blanchi-par-le-tribunal-penal-international_4987414_4355770.html

      Il est vrai que le TPIY n’a pas fait preuve d’impartialité en condamnant les Serbes et en acquittant Gotovina, par exemple.

      Cela n’implique pas qu’il faille tomber dans l’excès inverse.

      Sur ces histoires yougoslaves, personne n’était blanc-bleu.

      Ok, quasiment seuls les Serbes ont été condamnés. Ça n’implique pas qu’ils étaient innocents de tout pour autant.
      Je m’en remets à l’analyse de Carla Del Ponte qui a pourchassé les uns comme les autres.


  3. bluerider Le 05 septembre 2016 à 01h19
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    cet expert nous donne de bien piètres raisons à cette fausse guerre en Syrie. J’en connais une, et les lecteurs ici la connaissent bien aussi, qui vaut entre 3 et 6 voire davantage de milliards de dollars par an pendant un siècle ou 2 : c’est le gaz du Golfe persique. Que valent les raisons invoquées dans cet article ? 0. C’est l’OTAN emmené par la France, l’Angleterre et les USA, avec un appui en sous main de l’Allemagne (navires espions, fabrication d’armes neuves sous licence en Europe de l’est, accueil massif de réfugiés ) qui a fabriqué de toutes pièces cette guerre immonde. (à suivre).


    • Caliban Le 05 septembre 2016 à 03h41
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      @bluerider

      Vous avez 1000 fois raison de pointer les hydrocarbures.

      Cependant je ne pense pas qu’il s’agisse d’un “oubli” de la part du journaliste. Mais d’une lecture strictement géopolitique de la situation de la France.

      Le soutien aux régimes totalitaires tels que l’Arabie Saoudite a un coût assez considérable pour un pays comme la France : elle perd ses alliés dans la région, elle perd son crédit en tant que défenseur du Droit international, et certains iront même jusqu’à affirmer qu’elle y perd son “âme”.

      Je ne suis pas convaincu que si les pipelines approvisionnant le continent européen empruntaient l’axe Iran-Syrie-Russie le prix à payer seraient aussi lourd. Ne commerce-t-on pas déjà avec la Russie ? Les sanctions commerciales contre l’Iran ne sont-elles pas en voie de suppression ?

      Bref, nous avons semble-t-il à faire à une question “idéologique” autant (sinon plus) qu’économique. L’auteur appelle cela le “néo-conservatisme”. Bien d’autres qualificatifs me viennent à l’esprit pour cette diplomatie paillasson, ainsi qu’une localité bien précise, Nuremberg.


  4. bluerider Le 05 septembre 2016 à 01h22
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    (suite) Et il y a au moins 3 raisons financières majeures à notre acharnement contre Assad, complétement oblitérées ici et c’est bien dommage : 1/ le gaz Qatari est exploité en partenariat avec TOTAL depuis plus de 80 ans. Or si c’est le gaz iranien qui passe par la Syrie (choix d’Assad juste avant la déstabilisation de son pays), le marché européen, premier du monde, sera saturé et donc byebye le Qatar. 2/ Le Qatar est un tas de sable où bronzent des milliardaires qui ne savent pas quoi faire de leur argent qu’ils réinvestissent – vous avez remarqué – chez nous (souvent de façon barbare), alors que si c’est l’Iran, notre argent restera là-bàs et pour le récupérer il faudra soumettre des devis comme tout le monde… 3/ Le Qatar paye en dollars et en euros, alors que l’Iran veut aussi payer avec des roubles, des riyals, et du troc. Donc Oncle Sam n’est pas content non plus. Absolument TOUT LE RESTE n’est que littérature de salon de thé selon la façon de penser de nos oligarques. Même si la rivalité confessionnelle Saoudie-Iran est fondamentale, elle est marginale à nos yeux, de la même façon que les attentats chez nous sont marginaux au regard des intérêts gaziers en jeu. ISIS est sous contrôle, en dépit des apparences. ISIS n’existe que par nos armes, nos bulletins de paye, et notre non-volonté de lutter contre elle. C’est aussi visible qu’un nez rouge.


    • TuYolPol Le 05 septembre 2016 à 13h15
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      “ISIS n’existe que par nos armes, nos bulletins de paye, et notre non-volonté de lutter contre elle.”
      Ce n’est plus aussi simple, après 4 années de guerre, tant de choses ont été détruites, de populations déplacées, et d’autres contaminées par le djihad ou le nationalisme, que les foyers vont certainement se déplacer voire se multiplier : Balkans, Asie (du Sud et du Sud-Est, Turkestan, Turquie), Afrique (nord et centre), Europe. Des démons se sont réveillés un peu partout.
      Les calculs incompréhensibles, mésalliances et abdications de nos politiques n’en prennent qu’une dimension encore plus minable sinon criminelle.


      • bluerider Le 05 septembre 2016 à 17h28
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        certes mais là encore ce ne sont que des conséquences de notre politique coloniale en Syrie, entièrement assujettie à l’exploitation des gisements gaziers colossaux du Golfe Persique. Et ce gaz doit à tout prix être qatari (gisement Northdome) et non iranien (gisement Southpars). En fait c’est la même poche. La guerre entre ces 2 producteurs est totale. Comme le Koweït sous l’Irak en son temps, le Qatar est régulièrement accusé de forer en biais sous les eaux territoriales iraniennes, tandis que les sanctions et attentats (israéliens?) contre l’Iran ralentissent sa construction de terminaux et de plateformes. Tout est fait par le bloc USA – OTAN pour ralentir la montée en puissance du bloc Russie – Iran. D’ailleurs je rajoute une 4ème raison à celles évoquées : le Qatar doit absolument construire un gazoduc pour continuer son expansion économique internationale. sinon le transport par de GPL liquéfié par bateaux vers les terminaux de Rotterdam restera trop long et trop coûteux par rapport aux projets de gazoducs iraniens. Il faut 3000 km pour rentabiliser un gazoduc. Et il faut à peine quelques années pour le rembourser. Après ce n’est que du cash ! Rien que du cash ! Rien au monde ne rapporte autant d’argent. Si les médias “conventionnels” en parlent aussi peu, c’est bien qu’il y a un vrai malaise, non ? Pour moi il serait urgent de négocier l’avenir du gaz naturel autour d’une même table : TOTAL, Qatar Petroleum, Gasprom, et l’agence de l’énergie iranienne.


      • Jean Le 07 septembre 2016 à 12h40
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        Quand j’ai une fuite d’eau chez moi, je coupe l’eau avant d’éponger le sol.


    • UltraLucide Le 05 septembre 2016 à 18h12
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      Assez d’accord avec cette analyse.
      L’article décrit (fort bien d’ailleurs) les causes immédiates du conflit, les paramètres qui ont permis son déclenchement, le catalyseur de réaction en quelque sorte. Bref, tout le contexte historique, politique, sociologique, les soubassements instables de cette région, un contexte qui a permis d’ouvrir les hostilités.
      Les causes profondes sont bien plus du côté du KriegSpiel des puissances autour du contrôle des sources d’énergie.
      On n’a jamais dépassé une analyse relativement superficielle des causes profondes des guerres civiles d’Espagne, du Liban et de Yougoslavie. Ce silence historique arrange bien du monde sur la planète.


    • Scrongneugneu Le 06 septembre 2016 à 21h06
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      …”Or si c’est le gaz iranien qui passe par la Syrie (choix d’Assad juste avant la déstabilisation de son pays)…”
      Je crois savoir qu’il s’agissait du projet “Four Seas Strategy”
      lien : http://www.upi.com/Syrias-Assad-pushes-Four-Seas-Strategy/98471294335880/

      Projet qui avait le don de déplaire énormément aux Turques et faisait assez bien l’affaire de la Chine… Bref, de quoi mettre les Occidentaux ( US, Europe ) en pétard !


  5. Blanqui Le 05 septembre 2016 à 03h14
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    Certes, je suis d’accord avec vous. Si je puis me permettre un petit parallèle, c’est comme quand on lit le livre de Frédéric Lordon intitulé “la malfaçon” sur l’euro et la construction européenne. Comme “l’aveuglement” ici, utiliser le mot de “malfaçon” induit le fait qu’il y a dans ces actions seulement des “erreurs” et non pas des actions comme vous dites qui ont été réfléchies et qui ont des buts bien définis (autres que ceux du bien commun). La formule tendrait à exonérer de leurs responsabilités les dirigeants que l’on dit “incompétents” alors qu’en fait ils savent très bien ce qu’ils font, qu’il s’agisse de construction européenne ou de politique en Syrie.

    [Modération]

    De plus, le titre ici parle de la France, [Modération] cela peut vouloir dire que les citoyens doivent absolument arrêter d’accepter que les rênes du pouvoir soient confiées à ces gens-là et de leur faire confiance dans l’action politique, ils doivent sortir de “l’aveuglement néoconservateur” dans lequel ces hommes de pouvoir – politique ou médiatique – la plongent.


  6. Jean Le 05 septembre 2016 à 04h21
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    => Comment jugez-vous la politique de la France sur l’affaire syrienne depuis le début de la guerre civile, en 2011?

    Pourquoi parler de la politique extérieure de la France alors que, depuis son entrée dans l’Otan, celle-ci n existe tout simplement plus dans cette partie du monde. La responsabilité de la France se résume à celle d’un porte flingue qui exécute les ordres de son parrain.


    • Caliban Le 05 septembre 2016 à 04h54
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      @Jean

      C’est un peu caricatural, toutes les chancelleries de l’Otan ne sont pas aussi serviles que la chancellerie française. Surtout sur la question syrienne.

      Par ailleurs, quelques dates pour éviter la confusion :

      • Entrée de la France dans l’Otan : 1949
      • Sortie de la France du commandement intégré dans l’Otan : 1966
      • Retour partiel de la France dans le commandement intégré de l’Otan : 2009
      • Retour intégral : prévu (http://www.senat.fr/leg/pjl15-286.html)


      • Ailleret Le 05 septembre 2016 à 07h39
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        Petite rectification : en 1966, la France n’est pas sortie « du commandement intégré » de l’OTAN, elle est sortie de l’OTAN, tout simplement : l’OTAN, c’est-à-dire la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique. En revanche, la France est restée membre de l’Alliance atlantique.

        Les Américains ont dû évacuer leurs bases françaises, comme celle de Châteauroux ; le QG de l’organisation a dû déménager en Belgique ; et à Saint-Germain-en-Laye, le lycée de l’OTAN est devenu le lycée international.
        La France est rentrée dans l’OTAN à partir de 1995. C’est précisément à ce moment-là que s’est imposée l’expression « elle s’est retirée du commandement intégré de l’OTAN », comme pour minimiser 1) la portée du geste du général de Gaulle 2) la trahison de Chirac, Sarkozy et Hollande. Mais les propos du général de Gaulle à Alain Peyrefitte sont parfaitement clairs.

        « Nous n’y appartenons pour ainsi dire déjà plus. » (4 novembre 1964)
        « L’Alliance, oui, mais pas l’OTAN, pas l’organisation militaire intégrée
        aux ordres des Américains » (13 octobre 1965)

        A. Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. II, 1997, p. 58 et p. 73.


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 16h33
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          L’Alliance Atlantique c’est l’Otan. Ce n’est pas un hasard si on précise “commandement intégré” qui regroupe les forces militaires.


          • Ailleret Le 05 septembre 2016 à 21h12
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            Une alliance n’a pas forcément de commandement intégré. Les coalisés de 1814 contre Napoléon n’en avaient pas, de même la Triple Entente en 1914 : le commandement suprême n’a été institué qu’en 1918.


          • Ailleret Le 05 septembre 2016 à 21h15
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            Une alliance n’est pas la même chose qu’un commandement intégré. En 1814, les Alliés coalisés contre Napoléon n’avaient pas de commandement intégré, et en 1914 la Triple Entente n’en avait pas non plus : le commandement interallié n’a été institué qu’en 1918, au profit du maréchal Foch.


  7. Jean Le 05 septembre 2016 à 05h14
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    Il ne faut pas oublier la base de Tartous qui est le seul point de ravitaillement et de réparation de la Marine russe en mer Méditerranée.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Installation_navale_russe_%C3%A0_Tartous

    Comme l’un des objectifs de la déstabilisation de l’Ukraine était de priver la Russie de la base de Sébastopol.


  8. vincent Le 05 septembre 2016 à 07h34
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    Interview intéressante, je note cependant toujours cette facilité à qualifier des régimes en dictature super sombre et mauvaise.

    Oh loin de moi l’idée de trouver le système syriens comme un modèle, mais sa dernière constitution de 2012 témoigne tout de même d’avancer non négligeable sur le plan du droit, et de l’interdiction de la torture, OK c’est la constitution, les faits disent surement autre chose. Toutefois on peut tout de même essayer d’encourager ce mouvement plutot que de continuer à qualifier tel ou tel pays de dictature alors qu’il y a des progrès. La démocratie se fait par étape, et j’ai bon espoir qu’un jour la Syrie enfin en paix pourra peut être connaitre la démocratie.

    Dans tous les cas, à la manière dont fonctionne la nôtre, je trouve qu’aujourd’hui il est mal venu de notre part de classer tel ou tel pays en tant que dictature, puisque nous en sommes une aussi, même si plus douce que certaines.


    • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 16h40
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      La famille Assad au pouvoir depuis ? Un parti unique depuis ? Un état d’urgence depuis ? Pas de système de répression, de surveillance et de torture “industriel” ?

      Les changements, très lentement mis en oeuvre, ou au moins déclaré, se sont fait aussi grâce à la pression internationale…

      D’autre part, les Russes eux-mêmes semblent ne pas promouvoir le maintien d’Assad au pouvoir, puisqu’ils auraient des difficultés à s’entendre avec lui.

      Une excellente contribution d’un ancien diplomate sur le blog de Malbrunot :
      http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/10/la-russie-au-moyen-orient-par.html#more


      • vincent Le 05 septembre 2016 à 18h42
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        Bon vous prométhée je ne prend même plus la peine de lire vos commentaires on sait que vous allez dire, vous n’êtes pas d’accord, l’Otan c’est peace and love, et les dictateurs c’est des méchants qui doivent mourir.

        Et non je pense que les changement peuvent se faire sans guerre et ingérence, sans leçon de morale et pédance, avec le dialogue et l’humilité, mais clairement ce n’est pas grâce à la pression internationale que cela se produit . Elle renforce plutôt les régimes non démocratique, en plus de créer des dictateur qui ont le dos rond chez nous puisque ce sont nos copains, .

        Bref on a compris, l’Otan le camp du bien, tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes.

        Salutation.

        Ah oui au fait, l’état d’urgence en Syrie est levée depuis 2012.


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 19h58
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          Ne vous braquez pas. Bien sûr que je prends parti, un procès ne se fait-il qu’à charge ?
          Or, le procès contre les Etats-Unis semble perpétuel par ici. Moi-même, je crois y avoir apporté quelques pierres jadis. Et il ne manque pas de contradicteurs à mes propos pour rappeler certains faits embarrassants, tant mieux. Au risque de vous étonner, je ne suis pas borné. Mais j’ai progressivement changé de “bord”, parce que l’anti-américanisme m’a été “inculqué” par mes lectures extrême-gauchisantes, dont j’ai découvert plus tard l’hémiplégie, et les critiques systématiques et sans nuances.

          Pour la non-ingérence, c’est une illusion. Tous les pays membres de l’Onu en ont convenu. http://www.un.org/fr/preventgenocide/rwanda/pdf/responsablility.pdf
          Le paradigme peut-il changer ? Evoluer oui, suite aux difficultés rencontrées au Moyen-Orient. Mais que chacun fasse ce qu’il veut chez lui, c’est terminé, dans un monde où les économies sont interdépendantes.

          Après, l’Otan, les Etats-Unis, la France, l’Onu même, ont des responsabilités dans certains fiascos… mais leur attribuer toutes les fautes est aussi peu rigoureux qu’attribuer toutes les fautes à Poutine par exemple.

          La levée de l’état d’urgence s’est faite sous la pression internationale…


        • Scrongneugneu Le 06 septembre 2016 à 21h11
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          …”Ah oui au fait, l’état d’urgence en Syrie est levée depuis 2012″…

          D’ailleurs ce reportage diffusé sur Euronews le 05/09/2016 trouble un peu l’image de destruction massive d’Alep :

          http://fr.euronews.com/2016/09/05/alep-en-syrie-comme-vous-l-avez-rarement-vu


      • Julie Le 06 septembre 2016 à 10h43
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        Vous partez faire le djihad au Gabon quand, Prométhée, pour ramener la paix dans le monde? N’oubliez pas d’aller voir Sassou Ngesso en passant.


  9. Ailleret Le 05 septembre 2016 à 07h48
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    Content de voir un observateur qualifié comme Renaud Girard dissiper les mensonges.
    Dans un livre paru en 2005 (Pourquoi ils se battent, Flammarion), il qualifiait gentiment l’agression américaine contre l’Irak d’ « erreur de méthode », et l’un de ses chapitres s’intitulait
    « ressouder l’alliance » ! Il a bien évolué depuis.


  10. ananda Le 05 septembre 2016 à 08h35
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    Les raccourcis tels Assad est un dictateur sont pour le moins simplistes. Cela fait 5 ans que je suis ce conflit de jour en jour, Assad est l’homme de la situation. Il aurait été tellement si simple pour lui d’abandonner son pays aux chacals. Sa détermination à sauver son pays du chaos comme en Libye, est exemplaire. D’autre part, cet article ne dévoile aucun des enjeux sous-jacents à ce conflit. Ce genre d’interview n’éclaire pas beaucoup le lecteur lambda.


  11. PatrickLuder Le 05 septembre 2016 à 10h03
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    En résumé, une politique menée de manière incompétente et inconsciente … comme si l’on confiait à des adolescentes qui viennent d’avoir leurs permis de mobylette, la conduite de bus au coeur des villes. Comment des postes aussi importants et avec autant de responsabilités et de pouvoirs sont-ils confiés à des parvenus incompétents sans aucune idée des charges à prendre? On voit ici tous les aléas négatifs posés par le pistonage politique, qu’il soit soutenus par les lobbies ou le pouvoir en place. Les postes importants ne devraient plus être mis au concours de personnes “volontaires” ou auto-proclamées leaders politique => mais proposés (plébiscitées) pour leurs compétences et leurs aptitudes.


  12. fanfan Le 05 septembre 2016 à 10h39
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    Guillaume de Rouville (avril 2012) : “L’Occident à la Conquête du Chaos : le Cas Syrien”
    http://lidiotduvillage.org/2012/04/27/loccident-a-la-conquete-du-chaos-le-cas-syrien/


  13. NeverMore Le 05 septembre 2016 à 11h21
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    Qualifier le régime Assad de dictature n’est pas approprié ; il s’agit plutôt d’un régime autoritaire.
    (très autoritaire si vous voulez). Il ne faut pas oublier que Assad est élu.

    Autrement, comme la presse Mainstream, et de façon tout aussi inappropriée, on pourrait qualifier beaucoup de pays comme des dictatures (le meilleur exemple est la Russie, sachant que pour cette même presse, l’Ukraine est une merveilleuse démocratie).


    • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 16h49
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      On ne lit pas la même presse… Avez-vous la moindre idée de l’historique des réformes mises en oeuvre depuis Ioutchenko ?
      Tout le monde sait que l’Ukraine est un chaos depuis bien longtemps, que son système était et reste corrompu. Mais faut-il encourager les réformes démocratiques sous la houlette de l’Europe, de l’Otan et des Etats-Unis ou encourager un système défaillant, soumis au chantage gazier de son tout aussi pseudo-démocratique voisin ?
      D’ailleurs, est-ce un hasard si le pro-Russe Ianoukovitch a malgré tout poursuivi la politique de son prédécesseur envers l’Europe ?


      • Caliban Le 05 septembre 2016 à 18h38
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        @Prométhée Enchaîné

        “Ianoukovitch a malgré tout poursuivi la politique de son prédécesseur envers l’Europe ?”

        C’est bien plus compliqué que cela et il faut vraiment suivre de près la chronologie des évènements. Le Président ukrainien a fait un pas vers l’UE avant de se rétracter suite à une entente avec Moscou. Et c’est à ce moment, quasi-instantanément, qu’ont commencé les ennuis pour lui et pour une partie de son peuple.


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 20h37
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          C’est au contraire très simple, l’Ukraine avait besoin de l’Europe… et d’une bonne entente avec la Russie.

          “Comme son prédécesseur, Viktor Ianoukovitch effectue sa première visite de chef d’Etat le 1er mars 2010 à Bruxelles pour manifester son intention de relancer le processus d’intégration de l’Ukraine à l’UE, « la priorité clé de sa politique extérieure », par la création d’une zone de libre-échange. Cette volonté semble se confirmer dès les jours suivants, avec le refus du vice-Premier Ministre chargé de l’Economie, Sergueï Tigipko, d’entrer dans l’union douanière créée par la Russie, aux côtés du Kazakhstan et du Belarus.”

          http://www.diploweb.com/Ukraine-feu-la-Revolution-Orange.html
          http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-integration-a-l-ue-une-priorite-pour-le-president-ukrainien?id=4812963

          D’ailleurs, intuitivement, cela me paraît évident qu’un pays dans un tel état économique, auquel le FMI n’a pas consenti à apporter toute l’aide prévue en raison de mesures contraires aux prescriptions en 2009, trouve un intérêt à négocier avec l’une des trois plus grande zone économique du monde, à tout le moins…


        • Caliban Le 05 septembre 2016 à 21h09
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          @Prométhée Enchaîné

          Nous avions un pays corrompu et “subventionné” par la Russie. Nous avons désormais un pays corrompu et sur-endetté par la vertu du libre-échangisme.

          L’Ukraine n’étant pas prête de rentrer dans l’UE, elle ne bénéficiera jamais du FEDER, d’ailleurs mal en point. De l’UE, l’Ukraine ne verra que l’asservissement sans les contreparties.

          La mienne d’intuition me dit que nous n’avons pas fini de payer le chaos que la Commission européenne et les Etats-Unis ont provoqué en Ukraine. Et avec la Crimée nous avons même un irrédentisme susceptible de provoquer un casus belli Est / Ouest.


        • Pegaz Le 05 septembre 2016 à 21h37
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          Accord contraignant (FMI contre austérité et libéralisation) avec peu de garanties et de bénéfices pour le peuple. Accord en rupture avec le 2ème partenaire économique. Refus de discution tripartite et exigences imposées pour légitimer l’accord ( prix du gaz et des retraites. Cerise sur le gâteau la libération de Loulia Tymochenko non négociable )

          Je l’avoue, cette réduction et caricature de l’accord d’association est âpre, mais volontaire pour en souligner l’aspect politique, sur lequel j’émets l’hypothèse de contrainte volontaire pour provoquer son échec. Vu la suite des événements cela ne me parait pas si incongru que cela, et des précédents historiques existent.

          Mais pour juger de la valeur et de la viabilité d’un accord économique, il manque l’essentiel, la situation économique du pays. Présenté par Natalia Vitrenko à l’institut Schiller en avril 2013 ( a été présentée comme opposante à Ianoukovytch )
          https://www.youtube.com/watch?v=C9IHVzST3FU


      • RGT Le 05 septembre 2016 à 19h51
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        @Prométhée Enchaîné

        Ne croyez vous pas qu’il serait un peu temps de foutre la paix aux habitants des pays qui possèdent des ressources naturelles, un position géostratégique ou une main d’œuvre à bas prix qui intéressent les occidentaux ?

        Toutes ces agitations politiques sont uniquement des moulinets perfides, mesquins, mensongers et intéressés.

        Remarquez, certaines dictatures sont très utiles à l’empire ne serait-ce que pour foutre la trouille à leurs voisins afin qu’ils ne bougent pas une oreille est restent bien sagement sous l’aile de leur “protecteur”. La Corée du nord en est le plus bel exemple.

        Si jamais on découvrait un seul gramme de matière première utile dans ce pays ce serait l’hallali.

        De même, si d’aventure la France détenait soudain quelque chose d’intéressant qu’elle ne voudrait pas donner à ses amis américains nous aurions aussi droit à une petite révolution colorée ou une syrisation sympathique

        Le seul vrai moteur de la guerre a toujours été la cupidité.


      • Catalina Le 05 septembre 2016 à 20h55
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        ” Avez-vous la moindre idée de l’historique des réformes mises en oeuvre depuis Ioutchenko ?”

        les réformes écrites mais jamais mises en oeuvre, voulez-vous dire ?

        Ianoukovitch a été élu lui aussi, le gouvernement qui l’a suivit était issu d’une coup d’état, le chocolatier était choisit avant les élections qui d’ailleurs étaient illégales( il n’y a pas d’élection dans un pays en guerre civile), quelles réformes qui bénéficient au peuple dîtes moi ? les Ukrainiens ont été plongés dans la plus grande misère par leur gouvernement, tout à augmenté de plus de 25%, la terreur règne, la corruption n’a jamais été si grande, et l’argent donné par les différentes structures dilapidé toujours dans les poches des oligarques, l’Ukraine est découpée au profit de multinationales, et ben, ouais, ça c’est des réformes qui marchent bien…. des réformes pour exon, …………etc.
        Vous savez bcp de choses et vous êtes plus “fort” que moi, malgré tout, les faits sont têtus.
        ;O)


        • Catalina Le 05 septembre 2016 à 21h03
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          ” le FMI n’a pas consenti à apporter toute l’aide prévue en raison de mesures contraires aux prescriptions en 2009, ”
          vous faites fort, quand m^me, le FMI n’a plus rien donné parce qu’il ne sait tout simplement pas où est passé son fric. C’est pas la peine d’enrober avec du “parler creux.”
          en plus, le FMI selon la loi n’aurait pas dù prêter de l’argent à l’Ukraine qui a fait défaut sur sa dette russe, enfin, comme c’est les Russes, c’est pas pareil et l’Ukraine a eu ses sous.
          I


          • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 21h24
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            “Le Fonds Monétaire International (FMI) vient en aide à l’Ukraine, parmi d’autres pays européens gravement touchés, comme la Hongrie, l’Islande, la Lettonie, plus tard la Roumanie, et lui accorde un prêt de 16,5 milliards de dollars en novembre 2008. La première tranche, de 4,5 milliards de dollars, est ainsi versée immédiatement, la deuxième, de 2,8 milliards de dollars en mai 2009, la troisième, de 3,3 milliards de dollars en août 2009. En revanche, elle se voit refuser la quatrième tranche, prévue en novembre 2009, car elle n’a pas respecté les clauses du contrat dans sa politique économique. Le FMI attendait la mise en place d’une politique d’austérité, passant par la maîtrise des dépenses et le règlement progressif de ses dettes. Mais le Président Viktor Iouchtchenko fait voter une loi à la fin du mois d’octobre 2009 pour l’augmentation de 20% des minima sociaux. Le FMI, par la voix de son président Dominique Strauss-Kahn, se dit « inquiet » face à cette mesure qui paraît déraisonnable dans une telle situation.”
            http://www.diploweb.com/Ukraine-feu-la-Revolution-Orange.html


        • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 21h31
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          Je n’ai pas dit que c’était une réussite, mais des réformes ont été faites, et Ianoukovitch est revenu sur certaines d’entre elles. Dans les négociations avec l’UE, les réformes sont des conditions en échange de l’aide…
          Mais l’UE s’est aussi montrée très critique à l’égard de l’évolution de l’Ukraine.

          Le problème est de tout mettre sur le même plan… Syrie=Ukraine selon le commentaire plus haut.
          La différence, c’est que l’Ukraine n’est pas une dictature et que les autorités collaboraient pour réformer, jusqu’à un certain point.


          • Catalina Le 05 septembre 2016 à 22h11
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            https://www.youtube.com/results?search_query=parlement+ukrainien+reformes+

            Le Parlement ukrainien qui travaille aux réformes. Jusqu’à un certain poing.
            ;O)


            • Prométhée Enchaîné Le 05 septembre 2016 à 22h47
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              Oui, je connais tout ça ! On a vu des choses semblables à la Douma également…
              Qu’est-ce que ça change au fait que la Syrie n’a rien à voir avec l’Ukraine ? Je vous épargne les photos du rapport Cesar !


            • Kapimo Le 06 septembre 2016 à 02h13
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              Le “rapport César”, dit-il. Pour mémoire, ce rapport référencé 1000 fois dans la presse MSM, et qui a fait l’objet d’un livre pour faire pleurer dans les chaumières, est basé sur un unique témoignage anonyme. Anonyme mais authentifié bien sur par quantité d'”ONG” US, sur la base notamment de leur avis incontestable.
              La ritournelle habituelle.


            • Prométhée Enchaîné Le 06 septembre 2016 à 02h24
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              Piccinin :
              http://www.rtbf.be/info/monde/detail_syrie-un-belge-temoigne-ce-que-j-ai-vu-c-est-l-enfer-sur-terre?id=7775010

              Mais bon… C’est vrai que c’est un journaliste alors il doit mentir.


  14. Zevengeur Le 05 septembre 2016 à 14h14
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    La question n’est même pas de savoir si nos dirigeants sont incompétents, stupides ou bien les 2.
    Elles est de prendre conscience que leur politique étrangère est contraire aux intérêts nationaux du peuple français quelles qu’en soient les raisons.

    A ce titre, cela relève de la haute trahison envers l’état, et cela devrait être jugé par un tribunal.

    Exemples :
    https://zevengeur.wordpress.com/2015/05/28/les-4-cas-de-haute-trahison-commis-par-lex-president-sarkozy/


    • RGT Le 05 septembre 2016 à 19h56
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      leur politique étrangère est contraire aux intérêts nationaux du peuple français

      Vous avez écrit un mot de trop dans votre commentaire : étrangère est superflu.

      Leur politique tout court est contraire aux intérêts nationaux du peuple français.

      Et ce qu’ils font à l’intérieur est largement plus nuisible que ce qu’ils font à l’extérieur.
      Nous en avons la preuve chaque jour de l’année.


      • Zevengeur Le 06 septembre 2016 à 14h55
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        Absolument d’accord, mais l’article parlait de politique étrangère, donc…

        D’ailleurs, le lien sur les trahisons de Sarkozy concerne l’ensemble de son œuvre !


    • Kapimo Le 06 septembre 2016 à 02h22
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      Certes, mais hélas, Sarkozy a eu la géniale présence d’esprit de faire retirer le crime de haute-trahison pour le chef de l’état, lors de sa merveilleuse réforme constitutionnelle de 2008. Le chef de l’état peut ainsi seulement etre destitué en haute-court, il ne peut plus etre jugé…
      Ne reste que le TPI, bras judiciaire de l’OTAN.
      Donc c’est pas gagné, et il va falloir une 6eme république.


      • Zevengeur Le 06 septembre 2016 à 15h24
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        Avant de songer à une 6e République, il faudrait déjà que l’on arrive à élire un homme d’état légitime et possédant de l’autorité à la présidence.
        Avec les combines des partis cela devient une vraie quadrature du cercle.


  15. Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 14h22
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    oui le gaz qatari-iranien et le pétrole du nord kurde irakien sont à la source du conflit,(certes sur base de longue sécheresse et de migrations rurales) et de son entretien mercenariale via les ploutocrates de la Péninsule qui se partagent la rente fossile. Par les sanctions injustifiées sur l’Iran (lire le livre de Gareth Porter sur la fabrication de la menace par CIA, Neocons et Likud) le Big Oil a permis la montée incommentée et résistible du baril, de Juillet 2010 (6 mois avant les dits printemps arabes) à mars 2011, hausse qui a apporté 500 milliards $ en 3 ans aux 4 pays Arabie Qatar Emirats, Koweït, aux dépens des importateurs (UE, ASie, tiers-monde). Par ce contrôle des robinets, NOUS avons payé cette guerre voulue et entretenue.
    Par l’ignorance et la veulerie de nos dirigeants Sarkozy Juppé Hollande Fabius, NOUS devrons aussi payer bientôt de légitimes et énormes réparations à la Syrie, à moins de faire payer justement ces pays pétroliers et leurs complices USA de Clinton (Obama n’a pas tout compris…ni tout couvert), Turquie de 2011 à mi 2014, Likud (depuis longtemps…). le mieux serait une lourde taxe sur les énergies fossiles pour faire baisser la demande et à terme le prix du baril, et ainsi financer ces réparations et les transitions énergétiques requises.


  16. georges glise Le 05 septembre 2016 à 16h06
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    l’erreur fondamentale des franco-britanniques de 1916 à 1920 a été de ne pas créer un véritable état du kurdistan unifié, qui aurait permis de tenir la balance égale vis-à-vis de tous les autres états de la région. on oublie trop facilement que la plupart des états se sont bâtis sur une unité linguistique


    • RGT Le 05 septembre 2016 à 20h03
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      Les accords Sykes-Picot n’ont jamais été faits pour aider les peuples locaux mais pour consolider les empires français et anglais.

      Cette grande envolée lyrique concernant l’aide qui leur serait apportée pour atteindre la Démocratie n’était que du pipeau, comme d’habitude.

      En fait, pour les dirigeants occidentaux de l’époque les autochtones n’étaient que du bétail juste bon pour la traite.

      Le pétrole n’a été découvert dans ces pays qu’après les accords.
      Et manque de bol pour les français, ce sont les anglais qui ont raflé le meilleur lot.


      • Bernard CORNUT Le 05 septembre 2016 à 20h39
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        ERREUR: Le pétrole était déjà l’enjeu majeur du comité interministériel britannique De Bunsen entre mars et juin 1915, où siégeait déjà Mark Sykes, diplomate qui avait en 1905 soudoyé un expert allemand à Constantinople et obtenu copie des cartes et notes de prospection au long du tracé projeté de la voie ferrée Konya Bassorah. Ce Comité recommanda en juin 1915 que la Couronne vise à contrôler les 3 vilayet de Mésopotamie, Bassorah, Baghdad, Mossoul, voire aussi Deir Ez Zor, ainsi qu’un couloir continu jusqu’à Haïfa, pour pouvoir y conduire et exporter le futur pétrole.
        A Londres le financier CASSEL et GULBENKIAN avaient créé la Turkish Petroleum Company, de droit britannique, en y marginalisant la Deutsche Bank, et sollicité début 1914 une concession pétrolière au gouvernement Jeune Turc. En mai 1914 la London Petroleum Review titra ” The oil deposits of Mesopotamia, a second Baku in the making”. Dans ses instructions de novembre 1915 à George-Picot en vue des négociations franco-britanniques sur les buts de guerre, le PM et MAE français Briand reconnait que pour” les régions minières de Kirkouk, il est probable que les Britanniques n’entrent pas dans nos vues”. Même si les français ont obtenu Mossoul dans les accords de mai 1916, l’armée britannique a tout occupé en nov. 1918, et le “résident” Percy COX a aussitôt câblé à Londres qu’il faudrait contrôler toute la Mésopotamie et empêcher qu’elle puisse s’unir au reste du monde arabe.
        PS/ je fais des conférences sur les origines pétrolières de la guerre européenne de 1914, devenue mondiale.


      • Ailleret Le 05 septembre 2016 à 20h59
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        Les accords Sykes-Picot, un pacte de brigandage impérialiste : et là, l’expression n’est pas forcée. Je ne sais comment aurait évolué le Moyen-Orient autrement, mais il est sûr que les drames du XXe siècle et d’aujourd’hui en Palestine, en Irak, en Syrie et au Liban découlent de ces accords de prédation.


  17. Charlie Bermude Le 05 septembre 2016 à 18h38
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    Au plus vite , moi aussi j’aimerai , au plus vite .
    Faudrait changer le personnel politique et médiatique , y a du ménage à faire c’est plus qu’empoussiéré . Mais bon faudrait changer les donnateurs de commissions , alors çà çà prend du temps , beaucoup de temps , on avance mais çà fait l’escargot . c’est patient un escargot , de par le fait . Faut espérer qu’il soit pas écrasé , çà le retarde encore , le temps de refaire sa coquille …


  18. obermeyer Le 06 septembre 2016 à 00h08
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    “La guerre en syrie est une guerre de gazoducs faite par des mercenaires ” ; JL Mélenchon , septembre 2016 , un direct dans les dents à Fourdin lors d’une interview où il résume la stratégie internationale et la position de la France .


  19. Julie Le 06 septembre 2016 à 10h28
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    “Une bonne diplomatie doit parler avec tout le monde, sans préjugés ni barrières morales ou idéologiques.”

    Incompatible avec la qualité d’être client de l’Arabie Saoudite, qui choisit non seulement ses amis mais les amis de ses amis.


  20. reneegate Le 06 septembre 2016 à 20h56
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    Mais où veut en venir l’auteur. Résumer ce que toute personne un minimum informée sait depuis 2012? Peut être, mais sinon suivons Honoré de Balzac qui dans la comédie humaine explique très bien comment un journaliste peut cacher ses desseins derrière une rhétorique accommodante. Aucune mention de gazoduc, d’oléoduc, de conflit stratégique et surtout aucune mauvaise intention n’est attribuée à ceux qui nous gouvernent. Toujours la rhétorique de l’erreur qui ne peut fonctionner lorsqu’on a pu lire ici même les réactions de nombreux diplomates français remerciés par Sarkosy/juppé comme par Hollande/Fabius. Donc en Aout 2016 si l’on écrit un article pour informer sur la Syrie il est impossible de faire l’impasse sur les intentions (et non pas les erreurs) de nos gouvernements.
    Du coup nous lecteurs, devons nous questionner sur les intentions cachées de ce chroniqueur qui souhaite nous faire avaler que nos gouvernants continuent de faire des erreurs 15 ans après le 11 septembre 2001. Mon oeil!


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