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4.septembre.20164.9.2016 // Les Crises

“Le Capitalisme est beaucoup plus important que la Démocratie” a déclaré le conseiller économique de Donald Trump

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De même, ils ne sont évidemment pas rassurants du tout chez Trump…

Source : The Intercept, le 09/08/2016

Photo: Evan Vucci/AP

Photo: Evan Vucci/AP

Dans la nouvelle équipe de conseillers économiques récemment annoncée par Donald Trump se trouve Stephen Moore, un grand invité de la Fondation Heritage et co-fondateur du Club for Growth (« club pour la croissance »), qui soutient les candidats prônant de fortement réduire les impôts des 1% les plus riches.

Moore se distingue ici car il est drôlement honnête sur la priorité qu’il porte à l’argent au détriment de la population américaine. Dans le documentaire de 2009 Capitalism : a Love Story, Moore dit que « le capitalisme est bien plus important que la démocratie. Je ne suis moi-même pas un fervent adepte de la démocratie. » (J’étais producteur en charge de la recherche pour le film, réalisé par Michael – aucun lien avec Stephen).

Stephen Moore est, tout comme Trump, un charlatan. Après son éditorial pour le journal Kansas City Star rempli de fausses statistiques aberrantes, l’éditeur de la section éditoriale du journal a juré de ne plus jamais donner la plume à Moore, et que tout texte proposé par un membre de la Fondation Heritage serait vérifié par le Star. (Les erreurs de Moore ont été découvertes par le chroniqueur du Star Yael Abouhalkah, mon cousin.)

Mais bien entendu, Trump ne paiera pas le prix pour avoir choisi Moore comme conseiller, puisque leur dégoût mutuel pour la démocratie et leur grande affection pour les magouilles sont partagés par de nombreuses autres personnes au plus haut sommet du système politique américain.

Voici la transcription d’un extrait de la vidéo :

MOORE : « Le capitalisme est bien plus important que la démocratie. Je ne suis moi-même pas un fervent adepte de la démocratie. Je dis toujours que la démocratie équivaut à deux loups et un mouton en train de décider ce qu’ils vont manger pour diner. […] Ecoutez, je suis d’accord pour que les gens aient le droit de vote et des trucs comme ça. Mais il existe de nombreux pays où le droit de vote existe et qui restent pauvre. La démocratie n’amène pas toujours une bonne économie ou même un bon système politique. »

Source : The Intercept, le 09/08/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Elyonah Moon // 04.09.2016 à 05h53

Cet homme est juste décomplexé.
Le capitalisme est incompatible avec la démocratie . Soyons clairs c’est une idéologie politique qui façonne la société par l’asservissement.
L’humain est une ressource et un prospect. .. rien d’autre.

69 réactions et commentaires

  • Silk // 04.09.2016 à 03h01

    Le capitalisme débridé ne peut pas s’accommoder de l’avis de peuple qui forcément ne seront pas d’accord.
    Si en Europe, on met hors de portée des peuples les décisions économiques, il faut bien que l’oligarchie aux USA (Les 1%) mette hors de portée des peuples les décisions : la démocratie dérange sérieusement la prise de décisions à l’avantage des 1%.

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    • Kesse // 04.09.2016 à 07h13

      Il y a plus qui se joue ici … a lire les postes, j’ai l’imperssion que l’on est tous plus ou moins d’acord … et trump fait figure de moins pire, mais il n’est pas une panacee, c’est ce que s’exprime cet article qui appelle a plus d’exigence et de vigilance. je vote trump pour ces solutions ( ou ce que j’en percoit) en terme geoplolitique ( contre l’interventionisme, contre la montee en tension vis avis de la chine et de la russie ), mais je le fous dehors en ce qui concerne les solutions economiques …. au meme titre que clinton! Il faut que cela soit bien clair.

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      • Lairderien // 04.09.2016 à 16h45

        Je partage votre avis, en précisant que le Trump qui nous intéresse, c’est à dire celui de la géopolitique, est le seul qui compte pour nous autres du reste de la planète, s’il parvient à faire baisser la tension et cesser les guerres.

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      • Vegeto // 05.09.2016 à 11h21

        Que ce soit Trump ou un autre … vous croyez vraiment que ca va changer quelque chose ? Tout le monde est en train de se dire “ouais mais c’est le moins pire” et tout le monde accepte cette soi-disante démocratie où on a juste le choix entre la peste et le choléra, car les règles excluent toute autre alternative…

        C’est vraiment triste.

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        • fred79 // 05.09.2016 à 20h02

          Vous dites vous même qu’il n’y a pas d’autre alternative, alors on est bien obligé sinon d’accepter, au moins de faire avec la mascarade de cette pseudo démocratie.

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  • EchoGmt7 // 04.09.2016 à 03h08

    Il est un fait que le capitalisme s’est toujours très bien accommodé de toutes les formes de dictature.

    Le capitalisme ne peut s’ériger en démocratie vertueuse que lorsqu’il est seul aux commandes des médias. Un mainmise des plus banales de nos jours.

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  • Renard // 04.09.2016 à 03h45

    Avec Trump nous avons un cas typique du dicton ” il faut tout changer pour ne rien changer”.

    Je m’explique : lorsque le mécontentement populaire se fait entendre et devient inévitable, il est beaucoup plus simple pour les politiciens mainstream de changer du tout au tout leurs politiques extérieurs afin de donner l’impression au peuple que “tout à changer” et ainsi de pouvoir sauvegarder le régime d’iniquité capitaliste.

    Ici, le changement apporté par Trump est principalement qu’il veut enterrer la hache de guerre avec la Russie et avoir une politique internationale plus équilibré ce qui effectivement sera une bonne nouvelle pour la paix mondiale, mais la contrepartie sera probablement que le pouvoir des actionnaires et du 1% sera renforcé..
    La propagande autour des questions internationales subira un coup d’arrêt mais la propagande autour de la question économique continuera de plus belle.
    Il faut bien comprendre que la toute-puissance de l’argent est le dernier cercle du pouvoir, c’est la dernière chose qu’ils lacheront sous la pression populaire.

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    • Renard // 04.09.2016 à 03h51

      (Suite)

      Le brexit, qu’on a tant adulé ici, me semble également un cas illustratif du “tout changer pour ne rien changer”. Regardez : le pouvoir de la city est intact mais les britanniques ont l’impression d’avoir réaliser une véritable révolution, ce qui va modérer leurs réclamations pendant un petit moment..

      Les puissants ont toujours un coup d’avance malheureusement..

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      • K // 04.09.2016 à 09h16

        En sortant de l’UE, on ne peut pas être certains que les choses s’amélioreront.
        Mais en y restant on est sur qu’elles ne s’amélioreront pas…

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        • RV // 04.09.2016 à 20h51

          il me semblait que les Britaniques avaient quittés l’U€ parce qu’elle n’était pas assez “libérale” à leurs yeux . . .
          du coup, les “choses” ne vont certainement pas s’améliorer . . .
          bien au contraire !
          mais cela semble en contradiction avec les annonces de changement de cap économique
          rien n’est simple . . .

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          • K // 04.09.2016 à 22h22

            D’après les enquêtes d’opinions, les 2 raisons principales qui ont fait gagné le camps du leave sont la volonté de souveraineté (ils veulent que la politique se fasse à Londres plutôt qu’à Bruxelles ou Berlin), et la volonté de diminuer l’immigration (ils trouvent justement l’UE trop libérale en matière d’immigration).
            Pour comprendre le Brexit, il faut éviter de calquer notre grille de lecture franco-française sinon on ne comprend rien.

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  • Jean // 04.09.2016 à 05h07

    Le libéralisme ne fait pas bon ménage avec l intérêt général donc avec un régime politique ayant au moins l apparence de la démocratie. Plus le libéralisme se développera plus cette incompatibilité deviendra évidente. Nous expérimentons déjà les prémices de cette descente aux enfers. Les moyens nécessaires à la surveillance et à la répression des masses sont en place et le prétexte est déjà trouvé : Pour votre sécurité vous n aurez plus de liberté. Ceux qui croient qu une révolution citoyenne viendra nous libérer de ce nouveau fascisme ne connaissent ni l Histoire ni la psychologie humaine.

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    • hema // 04.09.2016 à 10h12

      “Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer”
      Formule attribuée à un certain Guillaume d’Orange, je ne sais trop lequel ni dans quelles circonstances (si quelqu’un a des précisions je suis preneur), en tout cas, je trouve la formule très belle et assez juste.
      Qui peut dire ce qu’il en sera dans 10, 20 ou 30 ans ?
      Je crois que la parole est dans une certaine mesure performative, alors ne baissons pas les bras avant de les avoir levés.

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      • Ailleret // 04.09.2016 à 14h35

        Il s’agit de Guillaume de Nassau (1533-1584), prince d’Orange, dit “le Taciturne”.
        Il a fait l’objet de plusieurs biographies : Roger Avermaete, Yves Cazaux, Bernard Quilliet…. En les consultant, il devrait être possible de retrouver dans quelles circonstances il a prononcé cette belle maxime.

        Elle devait lui être bien utile, face à l’hyperpuissance espagnole, et aux clivages qui divisaient les Pays-Bas.

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    • fred79 // 05.09.2016 à 20h12

      @Jean

      Ce n’est pas le libéralisme qui place des moyens de surveillance et de répression des masses, c’est son contraire l’étatisme.

      C’est le libéralisme économique mondial qu’on subit de plein fouet, qui nous est néfaste, mais c’est une politique étatiste répressive qui nous empêche de nous défendre.

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      • tepavac // 06.09.2016 à 00h28

        Merci de rappeler que ce ne sont plus “nos” représentants, mais les serviteurs du monde économique.
        Quand à savoir ce qu’il en sera dans dix ans, vingt ans…. depuis que je suis tous les épisodes du feuilleton “War Game” , je me demande chaque jours ce que sera le lendemain.

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  • Pascalcs // 04.09.2016 à 05h21

    On ne peut pas lui donner foncièrement tort vu que la démocratie, telle que fabriquée aujourd’hui dans nos pays, soit disant démocratiques, l’est à base d’argent et de pouvoir financier. Et beaucoup d’argent. Les votes s’achètent à coup de programmes sociaux et économiques irréfléchis cependant que la corruption règne sans partage au sein des partis dits démocrates. Donc autant appeler un chat un chat et d’ouvrir les yeux bon gré mal gré sur ce qui importe.
    La question annexe est plutôt: que défini-t-on par le capitalisme devant prévaloir sur la démocratie ? Certainement le système économique en place dans nos faux régimes capitalistes contemporains et qui prétendent l’être. On peut néanmoins comprendre aisément l’intérêt qu’ont, les politiques marionnettes et leur commanditaires sous-jacents à maintenir en place ce système. Un capitalisme plus pur les aurait liquidé depuis belle lurette. Chose que la démocratie s’avère incapable de faire.

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    • Prométhée Enchaîné // 04.09.2016 à 18h47

      Quelques remarques en l’air : cela vaut pour le journalisme, il existe une illusion ou une utopie qui pense la démocratie comme un mécanisme finement conçu et huilé où le peuple déciderait et les politiques obéiraient, comme si le peuple était une chose homogène et le bien commun universellement défini. Du reste, le minimum vital (nourriture, hygiène, abri) est assuré pour chaque citoyen en France, avec sans doute quelques exceptions.
      Mais la démocratie est plutôt une organisation imparfaite, où des contre-pouvoirs (imparfaits) sont assurés, où une représentation (imparfaite) ne pourra pas ignorer une situation “humanitaire” indéfiniment. Ca n’est pas une raison pour ne pas l’améliorer, ni une raison pour la jeter à la poubelle.
      Quant au capitalisme, difficile à définir quand même, je suis sensible à la thèse de Jancovici (et qui ressemble étonnamment à la thèse de Moore) que sans Révolution Industrielle (mais peut-on assimiler cela au capitalisme ? je CROIS qu’ils sont consubstantiels), pas de démocratie incluant toute la population, car il faut rappeler que la démocratie athénienne n’était pas pour tout le monde !
      Je vous renvoie vers les vidéos de Jancovici sur YT.

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      • EuroPharyngite // 05.09.2016 à 01h40

        Après chaque Chaos, les hommes souhaitent la Justice.
        La démocratie reste un rapport de confiance entre celui pour qui nous votons au travers ses idées (projet a court et à long terme) malheureusement nous n’avons plus de Président Exécutif depuis 2007 mais un représentant qui applique la feuille de route vivement conseillé par son Commissaire responsable des GOPÉ (grande orientation politique et économique).
        Le reste c’est de la magouille a grande échelle et les points de crédibilité de nos parties mainstreams les plus médiatisés finirons aux oubliettes de l’impopularité que voulez vous la démocratie à un Pouvoir celui de se poser des questions a des moments critiques de notre histoire est adopter l’attitude salvatrice.

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        • Prométhée Enchaîné // 05.09.2016 à 12h47

          Comme le note aussi Jancovici qui apprécie particulièrement Tocqueville, l’insatisfaction semble être inscrite dans la nature de l’Homme. On a beau vivre dans un confort bien supérieur à celui de n’importe quel roi d’antan, moins le prestige peut-être, on veut toujours plus. C’est également l’une des réflexions que se fait Marc-Aurèle, pourtant à la tête de l’empire le plus puissant du monde d’alors.

          Je vous rappelle que l’apparition du chômage ne date pas de 2007, ni 1992, pas plus que l’impuissance politique, splendidement illustrée en 1983 par Mitterrand.
          Mais surtout, l’urgence politique aujourd’hui, c’est la lutte contre le réchauffement climatique et l’anticipation de la raréfaction des ressources énergétiques. Et sur ce sujet, l’Europe a les moyens de peser… peut-on en dire autant de la France ?
          http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2008/05/28/vive-le-ptrole/

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          • EuroPharyngite // 06.09.2016 à 04h45

            L’apparition du chômage ne date pas de 2007?, je n’ai jamais évoqué cette variable, mais de la démocratie et du pouvoir exécutif ainsi que le rôle du Président de la République depuis 2007.
            L’Europe est un continent l’E U un traité qui nous engage et que je vous invite a lire et a relire.
            Peser sur les autres avec 28-1 lorsqu’on doit être solidaire et en plus se faire de la compétitivité en parlant des langues différentes en ayant une monnaie qui pour certain est surévalué et pour d’autre sous-évalué, dont le Président actuel est un alcoolique récidiviste, autorisant la malbouffe et les produits jadis interdit dans nos supermarchés, dont le bras armée dépend et est aligné aux intérêts exclusivement US, alors le doux rêve d’une Union qui pèse reste pour moi une Utopie, au mettre titre des croyances et des dogmes. De Gaulle la dit “on ne fait pas d’Omelette avec des Oeufs Durs”.
            Bien à vous.

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  • Alain // 04.09.2016 à 05h50

    Le peuple américain se moque comme d’une guigne des autres peuples, aucune raison de se préoccuper de leur démocratie; au niveau international Trump présente apparemment (mais il ne faut juger de rien dans toutes ses compagnes électorales foires aux promesses que l’on sait ne jamais tenir, quelque soit le pays) moins de risques d’embrasement général que Clinton

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  • Elyonah Moon // 04.09.2016 à 05h53

    Cet homme est juste décomplexé.
    Le capitalisme est incompatible avec la démocratie . Soyons clairs c’est une idéologie politique qui façonne la société par l’asservissement.
    L’humain est une ressource et un prospect. .. rien d’autre.

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    • Phil Defair // 04.09.2016 à 10h30

      Décomplexé, probablement… Reste que ça serait bien d’avoir le contexte entier pour pouvoir “juger” une assertion. Par ailleurs, quelle est l’opinion de l’américain moyen à ce sujet ? Celle des néocons républicains en particulier ?

      Pour le peu que j’en sache, tout ce qui est réglementation chatouille sévèrement l’américain moyen. Ce dernier priorise vraiment la “liberté individuelle”, et donc le capitalisme dans le sens idéologique du terme, par rapport à la démocratie qui se veut émettrice de règles imposées par le plus grand nombre. Rien ne vaut plus cher que la liberté individuelle pour un américain. C’est, entre autres, ce qui explique la difficulté de mettre en place un principe type sécurité sociale là-bas.

      Il n’est donc pas plus surprenant que ça d’entendre, de la part d’un candidat républicain à la présidence des USA, des paroles telles que le capitalisme (ou plutôt le libéralisme) passe avant la démocratie. Pour nous, européens, ça crisse violemment aux oreilles. Mais bon. Ce n’est pas à notre attention que ce discours a été prononcé…

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      • Eustache de Boisguilbert, dit Dédé // 04.09.2016 à 10h40

        Demander l’avis de l’américain moyen, c’est tenir compte de l’opinion d’un agneau qu’on mène à l’abattoir. Il ne peut pas l’exprimer avec des mots et ignore le sens de ceux qui lui sont dits…

        Le niveau d’ignorance de cette populace est abyssal.

        Les “citoyens” ont toujours eu les dirigeants qu’ils méritaient…

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      • RV // 04.09.2016 à 21h06

        les américains édictent des règles quand ça les arrange, ça ne les gène pas le moins du monde, ils édictent même des règles qui s’imposent à la planète entière ! pour des apôtres de la liberté individuelle il y a là comme une contradiction . . .
        ne confondons pas le discours “libéral”, cette propagande de masse . . . et la réalité . . .
        “la difficulté à mettre en place un principe de sécurité sociale” n’a pas grand chose à voir avec le discours de façade sur la liberté individuelle mais sans doute bien plus à la confrontation avec les multinationales de la santé . . . non ?

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      • EuroPharyngite // 05.09.2016 à 02h09

        La “tea party” était le départ de la révolution américaine organisé par de riche colon esclavagiste qui ne souhaitaient pas payer les taxes que leur avait octroyé la couronne.

        La liberté qu’a toujours prôné ce “peuple” est celle du libre échange, la liberté des peuples c’est autre chose.

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      • Jean // 05.09.2016 à 03h50

        Pour un américain la liberté est individuelle alors que pour un européens elle est collective car inspirée par le contrat social de Rousseau. Comment fonder une civilisation avec la conception américaine de la liberté ? Et comment respecter le droit international ? On ne le peut pas et c est ce qui condamne les USA à être une nation exceptionnelle et indispensable sous peine de disparaitre. C est ce qui se joue en ce moment : les USA contre le reste du monde.

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      • Gérard du Biolo // 05.09.2016 à 11h07

        “Rien ne vaut plus cher que la liberté individuelle pour un américain”.

        Une liberté illusoire d’ailleurs.
        Quand il se retrouve du jour au lendemain viré de son travail, sans assurance, sans un sou, etc … parce-que les lois le protégeant contre les requins et les injustices, comme les réglementations du travail, sont réduites à leur plus simple expression, de quelle genre de liberté peut-il bien se prévaloir ?
        A part celle de crever la bouche ouverte, c’est assez limité …

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      • Etiocle // 05.09.2016 à 12h16

        L’idéal-type libéral, obsédé par l’individu et sa “liberté”, néglige les autres dans la vie commune – la vie du commun et la vie en commun- sinon comme concurrents ou utiles pour son propre accomplissement. La réalité politique du coup est une fiction et il ne voit pas que les libertés publiques – les droits et devoirs du citoyen, pour faire court – de fait constituent le préalable, les conditions nécessaires à l’exercice de la liberté individuelle et je dis bien “l’exercice”.
        Ce n’est peut-être pas un hasard si la compétition électorale tourne en une “success story” dans le monde libéral, une démarche “marketing”, de quoi ravir le peuple, le prendre par le plaisir comme un roman.

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    • Eustache de Boisguilbert, dit Dédé // 04.09.2016 à 11h59

      [Modération : merci de proposer un lien hypertexte vers la notice Wikipedia après une brève présentation plutôt que de citer longuement l’article]
      Une plateforme pour l’écologie profonde :
      « 1. L’épanouissement de la vie humaine et non humaine sur Terre a une valeur intrinsèque. La valeur des formes de vie non humaines est indépendante de l’utilité qu’elles peuvent avoir pour des fins humaines limitées.
      2. La richesse et la diversité des formes de vie sont des valeurs en elles-mêmes et contribuent à l’épanouissemenet de la vie humaine et non humaine sur Terre.
      3. Les humains n’ont pas le droit de réduire cette richesse et cette diversité sauf pour satisfaire des besoins vitaux.
      4. Actuellement, les interventions humaines dans le monde non humain sont excessives et détériorent rapidement la situation.
      5. L’épanouissement de la vie humaine et des cultures est compatible avec une baisse substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non humaine nécessite une telle baisse.
      6. Une amélioration significative des conditions de vie requiert une réorientation de nos lignes de conduites. Cela concerne les structures économiques, technologiques, et idéologiques fondamentales.
      7. Le changement idéologique consiste surtout à apprécier la qualité de vie (en restant dans un état de valeur intrinsèque) plutôt que de s’en tenir à un haut niveau de vie. Il faut se concentrer sérieusement sur la différence entre ce qui est abondant et ce qui est grand, ou magnifique.
      8. Ceux qui adhèrent aux principes ci-dessus ont l’obligation morale d’essayer directement ou non, de mettre en œuvre les changements nécessaires. »

      Arne Naess, Extrait de la notice Wikipedia (en français)

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    • RGT // 04.09.2016 à 15h51

      L’humain est une ressource et un prospect. .. rien d’autre.

      Vous avez oublié aussi que l’humain est une “variable d’ajustement”.

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    • Déclic et des clacs ! // 04.09.2016 à 20h54
  • Niçois // 04.09.2016 à 06h46

    Vous êtes sur que ce n’est pas Hollande qui a prononcé cette phrase (soufflée par Macron)

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  • Fabrice // 04.09.2016 à 06h48

    Franchement que ce soit Clinton ou Trump il ne faut pas se faire d’illusion.

    Les deux ne sont pas les sauveurs de l’humanité on a encore sur le futur dirigeant U.S. des réflexes conditionnés (Pavlov quand tu nous tiens) qui seront de tout manière déçu.

    En fait entre le deux je subodore que nous aurons la même nuance que se faire racketter par une racaille en jogging ou une racaille en col blanc. J’en préfère un parce que je le vois venir de loin pour me préparer, l’autre vous tombe dessus en fourbe (mais sinon ce sera tout comme nuance, le résultat final sera à peu près le même ).

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  • Pegaz // 04.09.2016 à 07h11

    Alain Cotta, membre de la Commission Trilatérale et du Siècle a sa définition de la démocratie.
    ” Pour autant, dans la plupart des cas, “ce que nous appelons la démocratie est un espèce de leurre, qui nous fait plaisir, parce que nous préférons nous dire tous les matins que nous avons quelque pouvoir sur les décisions collectives et que nous vivons en démocratie plutôt qu’en oligarchie…”
    Lors d’une interview sur Radio-Notre-Dame le 14.02.2011.
    http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/alain-cotta-membre-de-la-29616

      +7

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  • PatrickLuder // 04.09.2016 à 07h16

    Le capitalisme se distingue par la mise en propriété individuelle, non seulement immobilier et infrastructure => mais aussi le produit du travail des autres.

    Dans les temps anciens les esclaves se devaient d’être logés et nourris (parfois bien choyés), alors qu’aujourd’hui travailler ne suffit parfois plus à loger et nourrir sa famille, on jette une piécette et débrouille-toi !

    Devoir choisir entre Trump ou Clinton revient à devoir choisir entre les coups de fouet ou de martinet …

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    • RV // 04.09.2016 à 21h31

      Le capitalisme n’est-ce pas notamment l’accumulation du capital ?
      Pour s’attaquer au capitalisme il faudrait s’attaquer à ses modes opératoires d’accumulation, par exemple la spéculation, le prêt à intérêt, la propriété lucrative, l’héritage etc . . .

        +1

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  • E.IE // 04.09.2016 à 07h32

    Qu’une telle ineptie puisse faire l’objet d’un débat public en dit long sur l’état de délabrement de nos sociétés. Si on prend le problème à l’envers (anti-capitalisme, sans pour autant céder aux sirènes du communisme (qui dans les faits n’a jamais existé !), la démocratie doit être un projet à bien plus long terme. La société dégénérée actuelle n’en est tout simplement pas capable.

    L’état de délabrement de nos sociétés (à tous les niveaux !) est tel, que l’espoir placé dans l’émergence d’une démocratie réelle à court terme relève tout simplement du voeu pieu.

    Les poules auront des dents avants qu’elle puisse s’établir sur les bases qui sont actuellement les nôtres…

    Toutes ces histoires de racines, toujours, à éradiquer… C’est un préalable. Le changement se fera dans la souffrance, la douleur et les armes. Tout le reste n’est que songe de Bisounours.

    Croyez-vous vraiment que les p… au pouvoir (bureaucrates, financiers, politicards et autres parasites) laisseront faire et SE laisseront faire ?!!!

    À quoi croyez-vous que servent les renseignements qui nous écoutent (ici même, ne soyez pas naïf – sans tomber dans la parano (ils n’attendent en réalité que ça !) et la police qui nous “protège”?!!!)

    En âme et conscience, à un moment où à un autre, il faudra faire un choix.

    A nous de choisir celui qui en réalité s’impose.

      +7

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    • Gérard du Biolo // 05.09.2016 à 11h13

      “Qu’une telle ineptie puisse faire l’objet d’un débat public en dit long sur l’état de délabrement de nos sociétés.”

      Une ineptie, si elle est proférée par un homme puissant, est un problème pour les autres. Ineptie ou pas, nous sommes bien obligés de nous pencher dessus, même à regret, compte tenu des conséquences qu’elle peut avoir sur notre avenir.

        +1

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  • E.IE // 04.09.2016 à 07h55

    Par anticipation, en complément d’un autre article provenant du site “lepartage” qui ne devrait sans doute pas tarder à être intelligemment repris ici :

    http://www.jose-corti.fr/Lescollections/Bio4_Shepard_nous_n_avons_qu_une_seule_terre.html

    Tout est une question de kaïros…

      +3

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  • Galvan // 04.09.2016 à 08h24

    Il faut arrêter de parler des “1%”. L’oligarchie est bien moins nombreuse que cela, Seul 0,1 voire 0,01% de la population essaie de diriger le monde à son profit. C’est encore plus parlant de voir qu’ils sont une infime minorité mėme si cela ne change rien au problème : ces gens sont des parasites dont il faut se débarrasser.

      +13

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    • bats0 // 04.09.2016 à 10h43

      “ces gens sont des parasites dont il faut se débarrasser”
      Mettre au arrêt le capitaine du navire, c’est une solution, mais il y aura toujours quelqu’un pour reprendre la barre du navire.
      Le réel problème n’est pas sociétal (démocratie, capitalisme, et autre…) mais culturel, et surtout psychologique; le réel problème c’est le “Moi”, l’Égo”; celui-là est beaucoup plus (en apparence) difficile à modifier. C’est notre “égo” qui nous empêche d’évoluer socialement (la cupidité est la pire; elle est “la mère du tous les maux”), car il ne peut envisager de transformer la règle première de l’existence de l’être humain; “Instinct. Comportement automatique et inconscient des animaux, caractérisé par un ensemble d’actions déterminées, héréditaires et spécifiques, ordonnées à la conservation de l’espèce ou de l’individu (nutrition, reproduction, protection, etc.” L.-M. Morfaux.

        +7

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      • bats0 // 04.09.2016 à 10h43

        suite,
        “Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.”
        “Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.”
        Mohandas Karamchand Gandhi

          +5

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  • nulnestpropheteensonpays // 04.09.2016 à 08h40

    il va falloir accepter une bonne fois pour toutes que l’on peut , on a le droit , de traiter l’humain comme on traite n’importe quel animal , aller asservir des peuples pour en récupérer les organes , d’autres pour les faites bosser etc etc ….c’est dur , mais il va falloir y passer…

      +2

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  • Cont d’Orsay // 04.09.2016 à 08h41

    Au moins n’a -t-on affaire qu’à un simple d’esprit crétin et ignare. Je rappelle les propos de DSK qui disait que les Européens n’étaient “hélas” pas prêts pour accepter un gouvernement européen non élu et sans contrôle démocratique.
    Je rappelle les propos de Cohn-Bendit très récemment: ” il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison”. Je rappelle à DCB qu’en démocratie on ne demande pas au pleuple d’avoir raison, on lui demande de décider.
    Je rappelle les propos tous chauds d’Attali comme quoi il faudrait interdire tout accés au pouvoir à un candidat qui oserait demander son avis au peuple sur les “avancées essentielles”. Bien sûr, par avancée essentielle, Attali n’entent pas la retraite à 60 ans, les 35 h, au le service public pour tous à bon marché. Non, ça, pour Attali, ce sont des archaïsmes. Les anvancées essentielles décidées par Attali et ses copains, c’est l’UE et l’euro par exemple.
    Donc, chez Trump ils sont moins faux cul.

      +33

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  • Cont d’Orsay // 04.09.2016 à 08h50

    Quant à la démocratie US, voici une liste exhaustive de ce qui s’est pratiqué pendant l’exercice du grand démocrate Obama:
    -autorisation d’expulsion d’un propriétaire par une banque sans titre de propriété.
    -autorisation aux formes armées de détenir indéfiniment hors de tout processus judiciaires, je répère, hors de tout processus judiciaire, quiconque serait soupçonné de terrorisme.
    -autorisation pour tout un chacun(de préférence blanc) de tuer qui il veut(de préférence noir) sur simple ressenti d’une menace.
    -autorisation à des milices armées de patrouiller des milliers de kilomètres le long des frontières et de commettre des exactions dans la plus totale impunité.
    -impossibilité de réaliser la moindre statistique sur les abus policiers.
    – viol d’une résolution de l’ONU et destruction d’un pays sans provocaion(Libye)
    -promotion d’un coup d’état, avec des neo fascistes qui plus est, en Ukraine.
    -entretien d’une guerre civile dévastatrice en Syrie, au Yemen

    ça c’est des preuves de démocratie Coco 🙂

      +14

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  • valles // 04.09.2016 à 09h04

    En théorie le capital est la consécration de l’intelligence, en pratique, c’est le contraire, une fois qu’il est constitué son pouvoir devient tellement grand qu’il choisit des solutions moins nobles et plus faciles pour continuer à exister.

    Que reste-il des belles idées du départ rien, et comme tout bon monopole qui se respecte, il aura en plus écrasé la prospection horizontale préférant, comme nos bons rois d’autrefois, la filiation consanguine.

    Le capital, c’est la restauration d’une nouvelle race de seigneurs démocratiquement constitutionalisée, amen.

      +5

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  • RémyB // 04.09.2016 à 09h05

    « le capitalisme est bien plus important que la démocratie. Je ne suis moi-même pas un fervent adepte de la démocratie. »

    on le savait mais c’est tellement mieux en le disant …

    :o/

      +3

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  • Gier 13 // 04.09.2016 à 09h21

    Lorsque les socialistes de droite, Hollande ou Valls, affirment, pour le premier, prendre ses décisions seuls (j’ai lu ça ce matin, paraît que c’est lui qui le dis ) et use à répétition du 49.3 pour le second avec l’accord du premier, ils ne disent pas autre chose que ce monsieur Moore !
    Ils sont bien au service du capital et piétinent la démocratie en levant le menton.

      +9

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  • TuYolPol // 04.09.2016 à 09h22

    En tout cas, ça va être intéressant, si Clinton est forcée de se positionner sur la compatibilité entre démocratie et capitalisme, oui, bon, en réalité, on s’en fout un peu parce que ça cause, ça cause…
    En vrai, le bon vieux débat, justice et nature. Ah ben oui, c’est sûr, la justice n’est pas un fait de nature. Donc, en concluent certains, il faut tout simplement l’ignorer. En gros, nous sommes juste des animaux. Ok, vous, peut-être.

      +0

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  • Homère d’Allore // 04.09.2016 à 10h20

    En effet, ceux qui pensent que Trump serait plus démocratique et respectueux des libertés publiques que HC et sa bande d’affreux se trompent.

    Le seul intérêt de son éventuelle élection serait qu’il limiterait son pouvoir de nuisance aux seuls Etats-Unis et réduirait ce dernier dans le reste du monde.

    Ceci, bien sûr, si on prend pour argent comptant son programme. Or, ce genre de bateleur de foire peut très bien faire l’inverse avec un aplomb à tout épreuve.
    Maintenant, comme Wolfowitz soutient HC, par défaut, Trump est sans doute le moins mauvais choix…

    Mais pas le bon.

      +17

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    • Wilmotte Karim // 04.09.2016 à 11h01

      “Le seul intérêt de son éventuelle élection serait qu’il limiterait son pouvoir de nuisance aux seuls Etats-Unis et réduirait ce dernier dans le reste du monde.”

      Même pas sur. Il parle aussi de guerre.
      Mais pas directement contre la Russie.

      Et pas certain que la Russie accepte qu’il attaque des alliés.

        +4

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  • reneegate // 04.09.2016 à 10h30

    cette “décomplexion” que Sarkosy a importé à nos grands frais. Désormais elle est de mise dans tous les hauts échelons et au Medef (qui lui est au dessous de tout). Les américains sont dans le même piège que les français en 2012 et surement en 2017. C’est au 1er tour qu’il faut se battre à mort.(Melenchon comme Sanders) et pour cela il faut avoir le courage d’aller chercher des électeurs ailleurs et partout (à “droite” donc).

      +3

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  • emmanuel // 04.09.2016 à 10h37

    Le problème n’est pas plus la démocratie que le capitalisme mais ce que nous en faisons.
    Ce que notre espèce a fait de la démocratie.
    Ce que notre espèce a fait du capitalisme.
    Le fait est que consequence de ce que nous en avons fait notre espèce est vouée a etre dépassée.
    Est ce que Donald Trumph finira a la maison Blanche.
    Je ne sais pas.
    Peut être.
    Mais entre la peste et le cholera que faut il choisir…
    Et quant au niveau des elites qui president dans la formidable transition dans laquelle notre espèce se trouve, le constat est le meme partout…

      +1

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  • Béret vert // 04.09.2016 à 12h46

    Franchement, les commentaires sont parfois drôle. Parfois. Que dit Moore ? Qu’il est pour le droit de vote. Toutefois, que le capitalisme est plus important/nécessaire à ses yeux que la démocratie. Qu’une démocratie d’incultes ne donne pas d’excellent résultats, loin de là. Il suggère qu’il vaut mieux vivre dans un pays capitaliste et autoritaire que dans une démocratie populaire. Dans le premier, l’assiette du populo est pleine, dans les second elle est vide. A qui pense-t-il ? L’Espagne de Franco ? Le Chili de Pinochet ? L’URSS de Brejnev ? Le Venezuela de Chavez ? Où l’assiette est-elle pleine ?
    Le capitalisme mène à la démocratie, même si le chemin peut s’avérer un peu long. Le socialisme mène à la dictature, à grande vitesse.
    Un pays d’incultes, la démocratie se transforme en Terreur.
    Le capitalisme a besoin de liberté, de gens autonomes, éduqués.

      +3

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  • Xavier // 04.09.2016 à 12h48

    De fait il semble avoir raison…

    Combien d’entre nous sont descendus manifester ou prennent-ils des risques (pas des postures) pour défendre la démocratie (partout car ce n’est pas le petit jeu qui consiste à réduire le système d’application de ce terme qui peut masquer le principe) en comparaison de ceux qui militent, agissent pour le pouvoir d’achat ?…

    De la même manière qu’un réfrigérateur refroidit en son enceinte mais réchauffe la pièce qui l’accueille, le progrès génère du confort pour ceux qui sont dans le système occidental mais le chaos pour tous les autres.

    Militer pour la démocratie ici n’est qu’un leurre qui permet de se donner bonne conscience.

      +6

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    • Xavier // 04.09.2016 à 17h59

      Je précise juste que le ici ne signifiait pas sur les-crises mais “en occident” au sens restrictif.

      Il découle, à mon sens, le mal-entendu de cette analyse systémique pour beaucoup de personnes dites “de gauche, humanistes-mondialistes” qui, certains d’avoir atteint “un degré avancé de démocratie” pensent que la seule option afin de résoudre ce dilemme est d’étendre notresystème au monde entier (…)

      On peut objecter 2 arguments à cette vision des choses :
      1) Nous sommes très loin d’avoir défini ensemble et encore plus appliqué ce qu’est la démocratie,
      2) En attendant, nous devrions restreindre notre impact sur le “reste du système Terre” afin d’éviter (pour reprendre mon analogie) la création d’une différence de température trop importante entre les 2 compartiments du système.

      Cela dit, certains ont encore compartimenté notre sous-système en se plaçant dans un freezer très très confortable et hermétique…

        +3

      Alerter
    • K // 04.09.2016 à 18h53

      Vous commencez votre commentaire en reprochant aux gens de ne pas manifester, et vous le terminez en déclarant que manifester chez nous est inutile et hypocrite.
      Faudrait savoir !

        +1

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      • Xavier // 04.09.2016 à 19h58

        Je n’ai pas “reproché” mais ai pointé du doigt une différence entre confort et démocratie.
        Au passage je m’inclus sans problème dans cette incohérence si cela vous rassure.

        Ensuite il n’est pas hypocrite de manifester mais de penser que le système tel qu’il existe puisse être étendu.

        J’aurais mal exprimé ma pensée ou (inclusif) vous aurez lu un peu hâtivement (peut-être pas souhaité la remise en question nécessaire ?)…

          +0

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  • Dahool // 04.09.2016 à 14h43

    Et si demain, dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui, votre salaire est multiplié par 2, vous l’aimerez le capitalisme ?

    Le capitalisme est mauvais pour ce qu’il est devenu !
    A l’origine, ce système devait profiter à tous, et ça a été le cas. Il a permis de progresser, d’évoluer et d’innover. On ne peut lui reprocher ça. Que l’argent soit une motivation ne me dérange pas mais que ce soit un outil de domination, ça ne me convient pas.
    Les hommes ont corrompu ce système, tout comme ils ont corrompu le communisme, idéologie qui partait d’un bon sentiment, jouant collectif.
    C’est l’homme qu’il faut réformer sinon le réguler.

    C’est pourquoi je m’estime ultralibéral humaniste !
    Je milite (dans mon coin) pour une société qui s’épanouit, dans le respect de ce qui l’entoure et qui la compose. Harmonie.

    Ça me paraît possible de concilier les 2.

    Votez pour moi !
    Lol

      +2

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    • PatrickC // 04.09.2016 à 23h16

      “A l’origine, ce système devait profiter à tous, et ça a été le cas.”

      Bah non, jamais.

      La prospérité des uns s’est toujours faite au détriment des autres.
      (à moins de considérer, par exemple, que la colonisation soit positive pour le colonisé dont la cultures est anéantie et les richesses pillées)

      Et c’est d’appartenir à une civilisation dominante qui nous fait penser que “tous” partagent le fruit de cette domination. Même lorsque cette domination s’exerce d’une façon qui… “ne me convient pas”. Le propre du dominant est même de ne jamais se poser la question de savoir si elle convient où pas… au dominé.

      Il n’y a pas de domination qui s’établisse sans un mensonge originel.
      Le dominant apporte TOUJOURS la civilisation au bon sauvage.
      Le “système” du dominant est TOUJOURS prévu pour profiter à tous.

      Au bout du compte : la fin ne justifie pas les moyens, mais elles les explique.

      Toujours.

        +2

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      • Dahool // 05.09.2016 à 12h29

        Bonjour

        On est d’accord, la méthode n’est pas la bonne. Cependant, vous en profitez également, non ?

        Le “tous” est faux et c’est regrettable, vous l’expliquez comme il convient.

        La mondialisation, qui trouve son origine dans le capitalisme, a permis à 350 millions de chinois de passer de la misère à un peu mieux, c’est d’ailleurs le seul effet positif que je vois à cette transformation, le développement d’une partie du tiers monde. C’est aussi une des raisons pour laquelle l’occident s’enfonce, il faut partager le gâteau.
        N’est ce pas un effet positif du capitalisme qui vous convient ?

        Cette globalisation rééquilibre un peu les choses, à notre détriment, les colonisés prennent leur revanche, pas tous, il manque l’Afrique, ça doit vous réjouir ?
        Moi oui, il va falloir apprendre à vivre avec moins, penser à partager et ne plus se servir chez les autres.

        L’empire s’effondre, place au monde multipolaire. Sa base sera l’économie de marché par la négociation et les accords gagnant gagnant, dans le respect des uns et des autres et de la planète (voyez suis aussi ecolo lol). Sans puissance dominatrice criminelle. Peut être connaîtrons nous la paix durable, qui sait !

        Un monde ultra libéral humaniste, le rêve !

        Je répète, l’homme a tout gâché, dans un sens comme dans l’autre. Je pense que nous sommes d’accord.

        Peut être pourriez vous me dire votre vision du monde idéal, le mien serait différent de ce que je vous décris mais un peu moins terre à terre.

        Mes amitiés.

          +2

        Alerter
  • Guillaume Besset // 04.09.2016 à 15h49

    Le capitalisme pour moi fonctionne bien lorsqu’il n’y a pas de monopoles effectivement (ainsi qu’un Etat de Droit qui fonctionne bien (ce qui n’exclu pas la prise en compte de l’avis des citoyens par les décideurs politiques))

    Le libéralisme n’est pas l’anomie (absence de règles). Il prône la compétition et la collaboration, une Justice forte, le respect de chaque individu (donc y compris les minorités) et des contrats, toutes les libertés, la libre fraternité, etc..

      +2

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  • RGT // 04.09.2016 à 16h04

    Ce sinistre individu est tout à fait sur la même ligne que les autres, la seule différence est qu’il a au moins l’honnêteté de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.

    Ces “élites” se croient supérieures et investies d’une “mission divine” qui les autorise à se considérer comme une “espèce supérieure”.

    Actuellement ces néo-malthusiens prônent une “réduction de la population mondiale” pour des raisons “environnementales”.

    En fait, pour eux, il y a trop de gueux “inutiles” qui sont tellement pauvres qu’ils ne peuvent plus être exploités accroître leurs profits.

    S’ils parviennent à supprimer le côté “démocratique” de nos sociétés ils pourront à loisir expédier les “non-productifs” dans des camps de “recyclage”, ce qui permettra de faire d’une pierre deux coups : Supprimer les “boulets” et récupérer un peu de fric au passage grâce à l’équarrissage (Soleil Vert).

    J’espère seulement que cette sombre prédiction ne se réalisera jamais.
    Malheureusement c’est bien parti pour l’instant.

      +4

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  • Catherine // 04.09.2016 à 16h59

    Peut-être que ce qu’il a voulu dire est que la démocratie dans les faits est une foutaise illusoire et que ce que souhaite le peuple est avant tout des résultats au niveau de ses intérêts plutôt que de se gargariser de belles formules.

    Aux états unis c’est en défnitive le système prétendument démocratique et sa réprésentation qui les ont menés là où ils en sont, guerres sans fin, dépenses faramineuses pour “soutenir la démocratie” dans le monde, dettes abyssales induites, économie en décrépitude, fracture ethnique, inégalité criante. Etc.

    Son allégorie n’est pas si mauvaise que ça….

      +4

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  • ABC // 04.09.2016 à 18h47

    Quel est le système actuel? Démocrate, dictatorial, libéral, conservateur,… ?
    Rien de tout ça, le système est capitaliste point à la ligne. On a donc la dictature démocratique du capital, de la marchandise cosmopolite. Qu’on soit en démocratie invoquée ou déclarée, ou dans la dictature la plus stricte, le seul choix qu’on ait est de vendre sa force de travail pour gagner de l’argent pour survivre. La démocratie est un leurre, aucun de nous n’a d’emprise sur sa vie. On ne possède pas l’argent, c’est l’argent qui nous possède.

      +2

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