Des transcriptions de l’ancien secrétaire au trésor américain dévoilent une panoplie d’erreurs qui hanteront l’Europe pour des années, aggravée par une rigueur déplacée.

Tim Geithner a découvert ce à quoi il allait être confronté dès février 2010 au G7 | Photo : ReutersPar Ambrose Evans-Pritchard

Nous le savons désormais : les dirigeants de l’Europe ont bien tenté de renvoyer la Grèce à l’âge de pierre dans une rage rancunière, ont comploté pour suspendre toute aide à la dette de l’Italie tant que son dirigeant élu n’était pas chassé, et ont “géré” la crise dans l’union monétaire européenne pendant trois ans avec une stupidité à faire pleurer.

Timothy Geithner a révélé les détails, tout aussi déplaisants qu’alarmants. L’ancien secrétaire au trésor des États-Unis a fait allusion à ces “défauts” dans son mémoire, Stress Test : Reflections on Financial Crises.

Peter Spiegel, du Financial Times, a obtenu les transcriptions brutes, parsemées de jurons.

Le verdict est sans appel. “J’ai complètement sous-estimé la possibilité qu’ils s’agiteraient pendant trois ans. Il m’était tout simplement inconcevable qu’ils laisseraient la situation empirer à ce point”, dit M. Geithner.

Il a découvert ce à quoi il allait être confronté dès février 2010 lors d’un meeting du G7 qui, étrangement, se tenait dans la ville canadienne d’Iqaluit, dans la Baie de Frobisher. On savait déjà que le déficit budgétaire de la Grèce était de 12% du PIB (et non pas 6% comme annoncé précédemment) et que le marché obligataire grec allait dans le décor.

Geithner : Je me souviens être allé dîner en regardant mon BlackBerry. C’était un p***n de désastre en Europe. Les actions des banques françaises avaient perdu 7 ou 8 points. C’était énorme. Pour moi, vous aviez un carnage complet classique parce que les gens disaient : crise en Grèce, qui est exposé à la Grèce ?

Je l’ai dit à ce dîner, à ce meeting, parce que les Européens se pointaient en déclarant en gros : “Nous allons donner une leçon aux Grecs. Ils sont vraiment horribles. Ils nous ont menti. Ils sont nuls, ils gaspillent, ils ont profité de tout ça et on va les écraser.” C’était à peu de chose près leur attitude, à tous.

Mais la chose importante, c’est que je leur ai dit : “Vous pouvez leur marcher dessus si c’est que vous voulez faire. Mais pour compenser, vous devez faire en sorte d’envoyer un signal rassurant à l’Europe et au monde entier, montrer que vous allez tenir les choses en main et ne pas lâcher. Vous allez protéger le reste.

J’ai été très clair avec eux dès le départ. On les entendait pousser des cris à glacer le sang sur l’aléa moral, et je leur ai dit : “D’accord. Si vous voulez être durs avec eux, ça va, mais vous devez contrebalancer en faisant bien comprendre que vous n’allez pas laisser la crise s’étendre en dehors de la Grèce. Vous devez mettre tout votre soin et vos efforts à rendre cette détermination crédible au moment où vous donnerez leur leçon aux Grecs.

Journaliste : Est-ce que vous aviez un pressentiment du genre “oh mon Dieu, ces types vont juste…”

Geithner : Ouais. J’avais vraiment… bien sûr, comme je pense l’avoir dit ailleurs, j’avais complètement sous-estimé la possibilité qu’ils brasseraient du vent pendant trois ans. Il m’était tout simplement inconcevable qu’ils laisseraient la situation empirer à ce point. Mais ces présages étaient déjà visibles dans le débat initial. Les Grecs leur avaient menti. C’était embarrassant parce que les Grecs avaient emprunté tout cet argent et ils étaient furieux, en mode “sortez les battes”.

Ils voulaient juste les tabasser. Mais en le faisant, ils risquaient de mettre le feu aux poudres. Ne manquait plus qu’une allumette.

M. Geithner est resté atterré par l’accord de Deauville en octobre 2010 (entre la chancelière Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy) qui imposerait une diminution aux détenteurs de titres souverains avant même qu’un mécanisme soit mis en place pour mettre fin à la contagion.

Geithner : C’était une incroyable erreur d’appréciation des dégâts. Ils ont tenu un sommet à Deauville en France, où Sarkozy, afin que Merkel arrête avec ses histoires d’union fiscale (ce qui était très difficile pour lui politiquement, vous savez, voir la France se placer sous la coupe de l’Allemagne en matière fiscale, du moins c’était la politique française). Donc Sarkozy se résout à soutenir Merkel sur cette réduction.

J’étais au cap Cod pour Thanksgiving et je me souviens d’avoir appelé le G7 depuis Le Cap dans ma petite chambre d’hôtel. Et en gros j’ai dit, comme Trichet, j’ai été grossier et j’ai dit : si vous faites ça, vous ne ferez qu’accélérer la fuite des capitaux d’Europe. Personne ne prêtera un dollar, un euro, à un gouvernement européen s’il est faible dans ce contexte parce que la logique sera, s’ils ont besoin d’argent, il y aura une restructuration, une réduction de la valeur de la dette. Cela inverse complètement les incitations que vous voulez créer.

J’étais hors de moi et j’ai dit il est possible que vous ayez à le faire – je ne me rappelle plus exactement comment je l’ai dit – c’est possible, si vous avez l’intention de restructurer la Grèce, mais à moins d’avoir la capacité à protéger ou à garantir le reste de l’Europe contre la contagion qui va s’ensuivre, c’est l’exacte métaphore de notre crise de 2008. Vous ne pouvez pas faire ça.

A ce moment, Trichet était complètement hors de ses gonds contre eux, et leur a dit : “Vous ne pouvez pas tenir ces paroles en l’air sur la réduction de la dette avant d’être dans une meilleure position pour garantir et protéger le reste de l’Europe de la contagion et de tout ce qui s’est passé.”

Au sujet de l’Italie, nous savons déjà grâce au livre de M. Geithner que les dirigeants de l’union monétaire européenne ont essayé de convaincre Obama de soutenir leur putsch contre le premier ministre Silvio Berlusconi en 2011. Leur requête fut rejetée. “Nous ne pouvons pas avoir du sang sur les mains”, furent les mots exacts. Les transcriptions en donnent toute la saveur.

Geithner : Pour abonder dans leur sens, les Allemands savent d’expérience qu’à chaque fois qu’ils achètent un peu de calme, et que les spreads Italiens se rapprochent, Berlusconi revient sur tout ce qu’il avait promis. Ils étaient juste paranoïaques à l’idée que chaque geste de générosité soit reçu par une sorte de “allez vous faire foutre” de l’establishment des pays plus faibles en Europe, l’establishment politique, et les Allemands étaient quasiment hystériques. Sarkozy, qui essaie de naviguer entre la perception allemande de la crise et le fait que la France souffrait beaucoup des dégâts collatéraux elle aussi, et parce que l’Europe s’affaiblit, il est en campagne. Il essaie de trouver un moyen pour établir une passerelle.

Il y a eu un sommet du G20 en France dont Sarkozy était l’hôte, qui était incroyablement intéressant, fascinant pour nous et pour le président et j’aborde ça rapidement pour pouvoir y revenir. Les Européens nous ont en fait approchés doucement, indirectement avant l’évènement en disant : “Nous aimerions que vous vous joignez à nous pour éjecter Berlusconi.” Ils voulaient que nous disions que nous ne soutiendrions aucune aide du FMI à l’Italie, en argent ou de n’importe quelle autre façon, tant que Berlusconi serait premier ministre. C’était intéressant. J’ai dit non.

Mais j’ai pensé que Sarkozy et Merkel faisaient en gros ce qu’il fallait mais que ça n’allait pas marcher. L’Allemagne, le public allemand, n’allaient pas soutenir un pare-feu financier plus important, plus d’argent pour l’Europe avec Berlusconi aux manettes du pays.

Finalement, M. Geithner dit que la phrase de Mario Draghi en juillet 2012 “nous ferons tout ce qui est nécessaire” était de l’improvisation, faite sans l’aval du conseil des gouverneurs de la BCE. C’est peut-être vrai, mais trompeur puisque le ministère des finances allemand était effectivement au courant du plan de sauvetage par les OMT pour l’Italie et l’Espagne. (J’ai pris part à un dîner avec le directeur général du ministère à peu près trois semaines avant et il avait signalé que quelque chose était en train de se préparer. Il a même utilisé l’expression “rien ne se passe dans la zone euro en ce moment sans notre permission”, alors ça me fait sourire lorsqu’on me dit que l’Allemagne ne dirige pas la zone monétaire européenne.

Mais nous y voilà :

Geithner : Les choses se sont détériorées dramatiquement pendant l’été, qui amena Draghi à prononcer ces choses en août que je ne pourrai jamais écrire, mais pour faire simple : il était à Londres à une réunion avec quelques fonds de pensions et des banquiers. Il était inquiet du style direct de l’Europe, parce qu’à ce moment-là toute la communauté de fonds de pensions pensait que l’Europe était finie. Je me souviens qu’il m’a raconté ça après, il était aux abois et a décidé d’ajouter à ses remarques, et fait tout un tas de déclarations à l’improviste du style “nous ferons tout ce qui est nécessaire”. Ridicule.

Journaliste : C’était juste impromptu ?

Geithner : Totalement impromptu… Je suis allé voir Draghi, et à ce stade, Draghi n’avait pas de plan. Ca leur est tombé dessus.

Quel foutoir.

Source : The Telegraph, le 12/11/2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

60 réponses à Tim Geithner révèle sans détour comment les dirigeants de l’Europe ont tenté un suicide financier

Commentaires recommandés

Vassili Arkhipov Le 04 août 2015 à 07h02

Au passage on appréciera la totale décontraction dans le cynisme. “Vous voulez écraser les grecs comme des cafards? Très bien, mais ne mettez pas en danger le système qui nous nourrit si bien, ils n’en valent pas la peine”

  1. eBry Le 04 août 2015 à 02h12
    Afficher/Masquer

    Je serais bien tenté de dire à l’ancien secrétaire au trésor américain: “De quoi je me mêle?!?”

    En passant, pourquoi, alors que la France et l’Allemagne ont réduit leur exposition à la dette grecque, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ne l’ont-ils pas fait également?


    • michael Le 04 août 2015 à 07h13
      Afficher/Masquer

      Je comprends que les US soient inquiets . Regardez comment la crise des subprimes en 2008 a eu un impact sur le reste du monde, et surtout sur les banques europeennes . Une crise de la dette en Europe pourrait de maniere similaire avoir un impact important sur le reste du monde . Les mechanismes financiers deviennent tellement compliques qu’il devient impossible de prédire les conséquences en cascade d’ une crise .


      • eBry Le 04 août 2015 à 07h54
        Afficher/Masquer

        La crise de la dette souveraine qui met l’Europe à mal depuis 2008, ce sont les Etats-Unis qui l’ont créée, en déplaçant leur dette immobilière nationale dite des subprimes vers les États européens, par un coup de bluff monstrueux auprès de nos politiciens affolés par le discours américain…


        • Archanonyme Le 05 août 2015 à 01h28
          Afficher/Masquer

          Enfin quelqu’un qui comprend. Ce fut un hold up des banque européennes (banques qui ne sont toujours pas remises)


        • Archanonyme Le 05 août 2015 à 01h41
          Afficher/Masquer

          * C’était à la FED et au dollar de nettoyer et stériliser les pertes. Mais non, il les ont transfert au reste du monde et en particulier aux retardés d’Europe ! Le cercle d’initier connaissaient parfaitement l’existence des ces actif toxique. Ils se sont empressé de s’en défaire (externaliser les pertes, une pierre deux coup, il tuais l’ensemble des banque d’europe) (source : http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN0JG0WS20141202 )


  2. Pic et Puce Le 04 août 2015 à 03h09
    Afficher/Masquer

    C’est du n’importe quoi. Tout ce qui met le chaos en Europe est du pain béni pour ces élites américaines toujours heureuses d’arriver en libérateurs après que leurs agents locaux aient mis
    une belle m…e dans leur pays respectif…


    • Eleutheria Le 04 août 2015 à 12h23
      Afficher/Masquer

      Pas tout à fait. Il est dans l’intérêt des Américains que l’Europe soit désunie et faible, mais pas chaotique au point de déstabiliser les marchés financiers.

      Ils veulent un grand marché ouvert et stable, qui achète bien sagement tous leurs produits sans faire de vagues.


      • Michel Ickx Le 04 août 2015 à 13h20
        Afficher/Masquer

        @Eleutheria,

        Vous avez raison, mais peut-être jusqu’à un certain point.

        Il n’est pas exclu pour les Néocons de changer de politique quand le contrôle souhaitable d’une région devient ingérable.

        Ils préfèrent alors le chaos aux tentatives trop coûteuses de maintenir la dépendance dans la stabilité.

        Il faut entendre Georges Friedman expliquer cela concernant les erreurs commises pour occuperle Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan etc., et la stratégie actuelle, bien évidente au Moyen Orient, de gérer par le chaos.

        Après tout ils n’ont pas tellement besoin de notre marché car ils n’ont plus tellement de choses à nous vendre.

        Et, à la différence d’autres époques et d’autres pays, ils peuvent vivre dans une nouvelle sorte d’autarcie car ils disposent de toutes les ressources indispensables (déjà conquises) hors de leur territoire.

        Observons donc leur attitude dans le cas de la situation avec l’Ukraine. Veulent-ils seulement nous affaiblir ou ont-ils opté pour le chaos et la guerre en Europe?

        Le désordre pourrait être une solution moins coûteuse pour que personne ne puisse s’allier avec l’Europe et contre eux


        • DUGUESCLIN Le 04 août 2015 à 18h35
          Afficher/Masquer

          Oui, mais on est pas obligé de les suivre les américains. Pourquoi le fait-on?
          La question est là.


          • personne Le 04 août 2015 à 20h24
            Afficher/Masquer

            ” on est pas obligé ” (?), dites vous.
            – En êtes-vous si sûr que cela ? et si eux (les américains), nous y obligeaient et qu’ils soient les plus forts, avec les moyens ad hoc pour nous y obliger à l’insu de notre plein gré ?

            Comme vous je cherche ce qui – et pourquoi – nous nous y trouverions éventuellement obligés … mais contrairement à vous me semble-t-il, je n’exclus pas qu’ils soient les plus forts pour nous obliger à ce dont nous ne voulons pas. Je n’ai pas la réponse pour l’instant sauf que partout j’ai lu que toute chose bonne ou mauvaise a toujours une fin. C’est là un mince espoir mais, De Gaulle n’étant plus d’actualité, un espoir tout de même et ça n’empêche pas de continuer à chercher !


    • pinaute Le 04 août 2015 à 15h11
      Afficher/Masquer

      Ben voyons dont…tous les politiques européennalisés sont très heureux de manger dans la main des zuniens. Leur pain béni c’est l’amérique d’Obama.


  3. Cricrise Le 04 août 2015 à 06h19
    Afficher/Masquer

    Faut pas tirer sur le messager…


    • V_Parlier Le 04 août 2015 à 11h48
      Afficher/Masquer

      En fait il me semble que le messager se plaint juste de l’incompétence de ses soldats de l’UE (et sur ce point, au niveau des faits il donne des constats probablement très justes).
      Les USA veulent que l’UE dure car elle reste le moyen de garder le contrôle sur toute l’Europe. Ce n’est pas de l’altruisme (d’ailleurs il reste très pragmatique dans ses récits) c’est de la géopolitique. Et comme les petits soldats ne sont pas doués au point de risquer de casser complètement le jouet, il se désespère. Moi, j’ai instinctivement tendance à me réjouir de cette incompétence qui les mènera dans le mur, bien que çà m’inquiète aussi: on y va avec eux…


      • Charlie BECKMAN Le 05 août 2015 à 20h57
        Afficher/Masquer

        Cette exaspération outre-atlantique est elle réellement une exaspération ? Est-ce du cynisme ou de la naiveté ? Cette incompétence technocratique européenne, est elle réellement de l’incompétence ? Compte tenu de la duplicité dans le passé des tenants et des aboutissants historiques mondiaux ainsi que du rôle d’une certaine banque d’affaire dans l’entrée de la Grèce dans L’ue et l’euro, je crains qu’il ne s’agit que d’un jeu théâtral de dupes.


  4. Vassili Arkhipov Le 04 août 2015 à 07h02
    Afficher/Masquer

    Au passage on appréciera la totale décontraction dans le cynisme. “Vous voulez écraser les grecs comme des cafards? Très bien, mais ne mettez pas en danger le système qui nous nourrit si bien, ils n’en valent pas la peine”


  5. Julian Le 04 août 2015 à 07h28
    Afficher/Masquer

    “Quel foutoir”.

    Quel aveu !

    S’agissant de “grande politique”, on privilégie toujours trop l’angle de vue de la rationalité. Du contrôle des affects. De la maîtrise par l’intellect.

    Mais lors d’une crise, et dans la recherche de sa résolution, on oublie que les protagonistes sont des êtres de sang et de chair, d’égos, imprégnés de préjugés, mus par des pulsions d’ambition, fonctionnant à la testostérone, à l’adrénaline, quand ce n’est pas à l’alcool et plus.

    Ceux dont on peut dire qu’il sont véritablement des “hommes de caractères”, trempés et totalement maitres d’eux, sont comme les poissons volants dans l’océan : extrêmement minoritaires.

    La communication, l’habillage médiatique, peinent le plus souvent à masquer cette réalité triviale :
    les conférences, groupes de travail et autres réunions au sommet sont presque toujours des “foutoirs” , des pétaudières, des foires d’empoigne, dont les conclusions vaines et la plupart du temps stériles sont maquillées par d’habiles communiqués “finaux”.

    De là le malaise qui saisit habituellement presque toujours les spectateurs que nous sommes.

    Et quand à cette confusion humaine s’ajoute les bricolages institutionnel et technique propres à la “construction européenne”, on peut corroborer l’ancien Secrétaire au Trésor : quel foutoir !


  6. Macarel Le 04 août 2015 à 08h15
    Afficher/Masquer

    Il faut écraser ceux qui ne filent pas doux. Elle est pas belle l’Europe qu’ils nous ont fait !

    Quelle belle construction ! Alors soyons logique, il faut écraser un pays comme la France qui a comme devise “Liberté, Egalité, Fraternité”.

    De toute façon, l’Europe a toujours été mené par des élites réactionnaires. Lors de la révolution française, toute l’Europe des monarchies, s’est coalisée contre la France révolutionnaire.

    Il a fallu, que les va-nu-pieds de Valmy montent au front pour repousser les troupes de la réaction, déjà une armée prussienne menée par le Duc de Brunswick.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Valmy

    Le projet européen, a pour objectif de ramener la France là où elle en était avant 1789, c’est à dire à l’ancien régime. Et ce sont encore les prussiens d’un côté, et les anglais de l’autre qui sont à la manoeuvre. De Gaulle l’avait compris et résistait, les “révoltés de 68” se sont ralliés corps et âme à ce projet, Cohn Bendit en est l’archétype.


    • FifiBrind_acier Le 04 août 2015 à 09h15
      Afficher/Masquer

      Macarel,
      C’est quand même la première fois, dans l’ histoire de la France, (en dehors de l’occupation allemande), que la France est dirigée par des décisions prises à l’étranger, par d’autres pays, d’autres Institutions, aussi bien européennes qu’américaines.

      C’est la définition même de la Haute trahison, on a raccourci Louis XVI pour entente avec l’ennemi coalisé… “La haute trahison, c’est l’entente avec des puissances étatiques étrangères, ou des puissances privées, pour mener une politique manifestement contraire à l’intérêt national du peuple français”.

      C’est bien ce qu’expliquait Viviane Reding, en disant que “les pays européens ne pouvaient plus avoir des politiques intérieures nationales, mais uniquement des politiques européennes.”

      Cela signe de fait la fin de la démocratie, les citoyens peuvent bien voter ce qu’ils veulent, comme dit Junker ” Les élections ne changent pas les Traités”.
      Cause toujours, tu m’intéresses….


      • Patrick Luder Le 04 août 2015 à 09h32
        Afficher/Masquer

        “Cela signe de fait la fin de la démocratie,”

        Ah parce que la France était une démocratie ???


        • FifiBrind_acier Le 04 août 2015 à 11h34
          Afficher/Masquer

          Pas parfaite, je vous l’accorde, mais il existait une opposition, jusqu’aux années 80.. Par exemple, le PCF avait une analyse très lucide de la construction européenne et y était fortement opposé:
          http://www.upr.fr/dossiers-de-fond/quelle-etait-lanalyse-du-parti-communiste-francais-leurope-les-annees-1947-1980

          On a entendu plus tard les voix dissonantes d’un Villepin à l’ ONU ou d’un Seguin à l’ Assemblée Nationale. Puis silence radio, vous n’entendez plus que des politiques ou des experts, qui critiquent plus ou moins l’ UE ou l’euro, mais aucun qui veuille sortir de l’ UE ou de l’euro.
          Ils se feraient traiter de fachos, comme c’est arrivé à Jacques Sapir.

          On joue au bonneteau. Quand les Partis traditionnels sont dans les choux comme en Grèce, le Pasok et la Droite, les médias ne sont pas allés chercher le Parti Communiste grec, ou l’ EPAM, qui veulent la sortie de l’UE, de l’euro et de l’ OTAN.

          Ils ont propulsés sur le devant de la scène médiatique Syriza, et pareil pour Podémos. Des Partis qui critiquent beaucoup l’ Europe, mais veulent absolument y rester. Dans le système européen, ce sont les médias dominants qui fabriquent les candidats comme on vend de la lessive, sous réserve qu’ils défendent l’Europe.

          La démocratie se termine quand les décisions ne sont plus prises en France.
          Quand l’avis des citoyens est violé, comme en 2005 en France.
          Ou en Grèce avec le NON au référendum, suivi d’un accord, pire que celui proposé avant le referendum.
          Et quand les candidats sont tous pareils, tous européistes.
          Où est le choix? Où est l’alternative? Où est l’opposition?

          En Russie, pays honni et dictatorial, disent-ils, l’opposition existe, elle a pignon sur rue, et ses médias sont financés sur fonds publics, par Gazprom… , une vraie horreur, n’est-il pas?


        • Julian Le 04 août 2015 à 14h11
          Afficher/Masquer

          P. Luder :

          Au moins, dans les années 60, les résultats des référendums, en France, étaient-ils respectés.

          Y compris, bien sûr, et éminemment, celui du 27 avril 1969.

          Ayant annoncé que s’il était désavoué sur une question qu’il considérait comme centrale il démissionnerait, de Gaulle démissionna aussitôt connu le résultat.

          Rétrospectivement, et après l’épisode de 2005, la portée de cet acte de respect à l’égard des électeurs m’apparait être considérable.


          • personne Le 04 août 2015 à 20h34
            Afficher/Masquer

            considérable aussi l’irrespect vis à vis des électeurs de ceux qui voulurent FAIRE dire un oui en 2008 à ceux qui avaient dit non en 2005.
            je ne connais rien à la politique mais j’ai tout de suite su combien c’était gravissime d’agir ainsi.


      • Jacko Le 04 août 2015 à 15h40
        Afficher/Masquer

        JC Junker, l’inénarrable ! ou “notre star ever de tout les temps” comme dirait Yann Barthès du Petit Journal, qui décidément (et ça peut être étonnant parfois) montre des choses révélatrices que l’on ne montre pas ailleurs.
        ça me rappelle tellement des comportements que je vois dans mon entreprise régulièrement, à un petit niveau mais qui est révélateur d’un état d’esprit général :
        Voir le lien du 25/05/15 : http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid6515-le-petit-journal.html?vid=1268450

        JC Junker, l’incendiaire à la tête des pompiers selon l’Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141106.OBS4358/luxleaks-jean-claude-juncker-l-incendiaire-a-la-tete-des-pompiers.html

        Enfin bon, il suffit peut-être de relire l’article de ce blog 02/04/15 : https://www.les-crises.fr/junker-maintenant-il-va-falloir-que-tsipras-explique-aux-grecs-quil-ne-remplira-pas-ses-promesses/

        “Quel bel homme” comme dirait un autre inénarrable…


      • Charlie Bermude Le 04 août 2015 à 20h04
        Afficher/Masquer

        Tout à fait d’accord . Plus que la démocratie , ce qui est en cause c’est la Nation . Idée d’ailleurs Française de la méme époque illustrée par l’indépendance Américaine à grands coup d’endettement de Louis XVI . Revanche sur la guerre de 7 ans .
        Cette téte devait tomber .
        A mon avis du chemin a été fait depuis encore plus délétére pour la noblesse . Je parierai plutot sur leur fin à eux et à leur arrogance , on a une revanche à prendre encore .
        Faudra encore plus fin que la guillotine .


    • DUGUESCLIN Le 05 août 2015 à 16h01
      Afficher/Masquer

      Oui, mais la révolution française a transféré le pouvoir vers une nouvelle aristocratie. Celle des marchands et des bourgeois, les futurs financiers et capitalistes d’aujourd’hui.


  7. Patrice Le 04 août 2015 à 08h42
    Afficher/Masquer

    “à ce moment-là toute la communauté de fonds de pensions pensait que l’Europe était finie”
    Quoi qu’en pense Geithner (“ridicule”), ce qu’il dit confirme que Mario Draghi a bel et bien sauvé l’euro et l’Europe fin 2012.
    Que cela ait été plus ou moins semi-improvisé, avec plus ou moins l’aval de l’Allemagne ou en lui forçant un peu la main, c’est un autre débat. (Et il est clair également que cela n’a rien résolu sur le fond… )


  8. FifiBrind_acier Le 04 août 2015 à 08h54
    Afficher/Masquer

    Geithner, c’est du genre ” je vous l’avez bien dit…”, pour se dédouaner de ses responsabilités.
    S’il y a bien des gens à qui je ne fais aucune confiance, ce sont les Directeurs sur Trésor américain… De quoi s’occupent-ils? De la bonne marche de leurs colonies, pardi!

    Geithner a magouillé à l’ OMC, dans les années 90, avec 5 ou 6 grosses banques pour dérèglementer le système bancaire.
    A part ça, il n’est absolument pour rien dans les dettes souveraines et le chaos ambiant….
    ” Le Trésor américain accusé d’avoir vendu le monde aux banquiers”.

    http://rue89.nouvelobs.com/2013/08/23/tresor-americain-accuse-davoir-vendu-monde-banquiers-245152

    Le même, qui soit disant, ne sait pas ce qui se passe en Europe, s’est invité en 2011 à une réunion des Ministres des Finances européens, en Pologne à Wroclaw.
    Plusieurs pays voulaient mettre en place la taxe Tobin, ou un machin équivalent.
    “No! You can’t” !! Circulez, ya rien à voir…
    Depuis, on n’entend plus parler de taxes sur les transactions financières.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110915trib000649515/quand-le-tresor-americain-rappelle-les-europeens-a-l-ordre.html

    Le nouveau chef du Trésor américain s’appelle LEW, il a suivi toutes les négociations de la Grèce et plus, si affinités. Tsipras lui téléphonait régulièrement.

    – Déclaration de LEW en avril 2015 sur la Grèce
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/18/la-grece-pressee-de-toutes-parts-par-les-grands-argentiers_4618706_3214.html

    – Février 2015 Lew s’entretient avec Michel Sapin , Varoufakis etc

    – Nouvelle conversation LEW- Tsipras
    http://www.romandie.com/news/Grece-nouvelle-conversation-entre-Tsipras-et-Lew/611598.rom

    – Lew en route pour l’ Europe
    http://www.agefi.com/ageficom/europe-et-monde/detail/edition/online/article/signe-de-la-fragilite-de-laccord-conclu-avec-la-grece-le-secretaire-americain-au-tresor-jacob-lew-est-en-route-pour-bruxelles-403242.html

    – Le Trésor américain prône une reprise des négociations
    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N0ZN01F20150707

    Je vous la fais courte, vous tapez “LEW + Grèce”, vous avez 340 000 réponses…
    Mais à part ça, il n’est au courant de rien du tout.
    Et surtout, responsable de rien du tout.


    • Anne Le 04 août 2015 à 11h08
      Afficher/Masquer

      En plus il appelle “depuis sa petite chambre d’hôtel”……il a de soi rigoler, ce milliardaire descend dans un deux étoiles ??,,,
      C’est dingue ce qu’ils on le culot de faire croire aux “sans dents”, aucune pudeur…

      Plus c’est gros plus ça passe, tout ce que l’on peut dire c’est qu’il n’y a pas une seule parole que l’on peut considérer comme vraie ou juste dans leur discours, ils ont le mensonge rivé et consubstantiel à chacun de leurs propos.

      Tim Geithner comme tous ces i-responsables politiques ces arracheurs de dents qui nous rendent “sans dents” sont des menteurs pathologiques, chacune de leur parole est un venin, une torsion vicieuse de la réalité.


      • chris Le 04 août 2015 à 16h48
        Afficher/Masquer

        Peut-être qu’au Hilton il n’a pas eu la suite royale qui était déjà prise par un riche émir et qu’il à du se rabattre sur une suite moins prestigieuse. Effectivement, pour lui cela devait être une “petite chambre”. Tout est relatif, on ne vit pas dans le même monde.


    • Léa Le 04 août 2015 à 16h22
      Afficher/Masquer

      Qu’y a-t-il de condamnable dans ces propos ? je crois que vous vous laissez égarer parce qu’il est dans le camp opposé.

      “Il a également réaffirmé qu’il était dans le meilleur intérêt de la Grèce, de l’Europe et de l’économie mondiale qu’une issue constructive soit trouvée qui mette la Grèce sur la voie de réformes nécessaires toute comme sur celle d’une dette soutenable ainsi que la zone euro sur celle de la croissance.

      M. Lew est régulièrement intervenu ces dernières semaines pour promouvoir un accord entre la Grèce et ses créanciers (UE, BCE, FMI), demandant systématiquement des efforts parallèles aux deux parties. Le 26 juin, il avait aussi évoqué la nécessité d’une forme de restructuration d’une partie de la dette grecque, à laquelle pour l’instant de nombreux Européens sont réticents.”

      C ‘est l’ UE avec les allemands qui chie dans la colle à vouloir tabasser la Grèce et les allemands qui les ont endettés au delà de leurs capacités, profitant bien de dirigeants grecs facile à corrompre..

      De quoi se mèle-t-il ? certainement de choses qui le regarde, car si l’ UE explose, il en subira les conséquences. Ni les chinois, ni les russes ne veulent un éclatement de l’ UE ( ca va pas nous aider).

      Je trouve très bien qu’il dénonce l’amateurisme des dirigeants de l’ UE. Ce qu’il dénonce est énorme.

      Relisez bien !

      “Ils voulaient juste les tabasser. Mais en le faisant, ils risquaient de mettre le feu aux poudres. Ne manquait plus qu’une allumette.

      Ce que je redoute , c’est le retour de Sarkozy avec sa grande gueule. Un éléphant dans un magasin de porcelaine, avec des déclarations dignes des brèves de comptoir. Et tel monsieur Plus qu’il nous remette une cure d’austérité pour avoir l’admiration de cette troïka, de la merkel et son pitbull à roulettes ( que je pousserais bien dans les escaliers parce que même s’il a raison sur le grexit, c’est un fou furieux ) , au lieu de chasser les gaspillages de l’ État. ( suppression de l’écotaxe qui rendait les importations de viande plus chères et conforme à l’ UE, aménagement du temps scolaire, sanctions russes, etc etc.. ).

      Ca fait tout de même pas mal d’articles anti UE qui sortent en ce moment.

      Il y a aussi l’ italien, Stefano Fassina ex ministre des finances du parti démocrate ( en désaccord avec Renzi), qui a tiré les leçons de la tentative de Tsipras..

      http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150803/1017346632.html


      • eBry Le 04 août 2015 à 19h24
        Afficher/Masquer

        Il serait temps d’inonder les médias mainstream avec des articles sur la dette américaine et son financement: l’effondrement du financement de sa sécurité sociale, de ses pensions, de son secteur retail (les centres commerciaux ferment les uns après les autres), du financement de ses infrastructures (les ponts vieillissants), de son éducation (plus de 1.000 milliards USD de dettes étudiantes), la dette privée pour l’achat de voitures (doublement de la durée typique d’un financement), 50 millions de citoyens sur tickets d’alimentation, effondrement du secteur pétrolier basé sur le gaz de chiste, la cohércision fiscale qui pousse le fisc à imposer tous les expatriés et toute personne née sur le sol U.S. même si elle n’y a jamais habité que enfant lorsque les parents y étaient expatriés,…

        Histoire d’avoir deux poids, deux mesures…


      • FifiBrind_acier Le 04 août 2015 à 20h31
        Afficher/Masquer

        Etre généreux avec l’argent du contribuable n’est pas très compliqué…
        Geithner a dérégulé la finance mondiale, avec le soutien empressé de la Bank of America, de la Citibank, de la Chase Manhattan, de Merril Lynch … et de la banque Goldman Sachs. Cette dernière étant un peu impliquée quand même dans l’entrée de la Grèce dans l’ UE et les mésaventures qui ont suivi…

        Mais ce n’est pas aux banques qu’il demande des efforts, c’est aux contribuables européens, et allemands en particulier, puisque la dette est passée du privé au public.

        Comme disait le Marquis de Sade dans Juliette:
        ” Prenez, prenez, tout cela ne coûte rien, c’est l’argent de l’ Etat…”


        • eBry Le 04 août 2015 à 20h52
          Afficher/Masquer

          Depuis quelques années, le PIB et la dette de l’Union Européenne et ceux des Etats-Unis sont au coude à coude.

          Tout ce qui peut maintenir l’UE sous les EU est le bienvenu, d’un point de vue américain. Il en va du statut de monnaie réserve mondiale et de maître du pétrole…


  9. Patrick Luder Le 04 août 2015 à 09h29
    Afficher/Masquer

    Dans un monde ou les seules valeurs sont financières,
    il est évident que tous les pouvoirs sont détenus
    par ceux qui dirigent le monde de la finance …

    … et pourtant sur notre belle planète,
    dans un monde fait de bienveillance et de partage réciproque,
    nous n’avons besoin ni de monnaie ni de fortune,


  10. passerby Le 04 août 2015 à 09h41
    Afficher/Masquer

    La libération, ça était il y a soixante ans. Après soixante ans, c’est une occupation.

    Si la France avait des bases militaires en Etats-Unis aujourd’hui, deux siècles après d’avoir libéré les Américains des Britanniques, se serait aussi une occupation.


  11. Balthazar Le 04 août 2015 à 10h00
    Afficher/Masquer

    Un peu déçu, comme d’autres, que l’on mette un texte d’un journal UK interrogeant un monsieur qui dirige la finance us (donc mondiale) depuis plus de 15 ans sans décodage d’un O.B derrière.
    A l’écouter, ce saint homme n’a rien pu faire contre le monstre européen.
    Il se souciait même des banques françaises, dont la valeur boursière chutait comme un couteau.
    Comme c’est beau. Un peu trop, hein ?
    La crise de l’euro a permis de détourner l’attention des déficits us et de montrer la fin programmée de cette monnaie (donc évitez d’acheter de l’euro, gardez vos dollars!).
    Oui les dirigeants européens agissent contre leurs citoyens dans leur volonté d’imposer la secte euro à tous et pour le bénéficie des investisseurs financiers mondiaux.
    Ce qui vont y laisser des plumes, dans le fiasco grec, c’est le MES, la BCE, donc les États européens.
    Bref, vous et moi. Pas Goldman Sachs, les Hedge funds ou autres.


  12. Jean-Charles Le 04 août 2015 à 10h02
    Afficher/Masquer

    Les USA ont conçu une Europe faible.

    Ils l’ont.


  13. Chris Le 04 août 2015 à 10h04
    Afficher/Masquer

    Cet article sonne faux et à de quoi rendre perplexe plus d’un béotien.
    Geithner est un Cameron, prêt à vendre n’importe quoi/qui, comme tous nos dirigeants d’ailleurs.
    Que les tarés européens improvisent et courent sus contre tous ceux qui ne respectent pas la doxa de la Commission/respectivement l’axe Berlin/Washington, je veux bien le croire. Les rapports de Varoufakis sont éloquents à ce sujet.
    De même que nous voyons les contre-coups contre la Hongrie d’Orban, la Roumanie, Bulgarie, mais aussi le Portugal et l’Espagne. A mon avis, Washington comme Berlin sont à la manoeuvre, jouant indifféremment au gentil et méchant cop (ou punching ball !) pour faire avaler n’importe, avec l’approbation des faux-culs polonais et pays baltes qui, pour l’instant, touchent des contre-parties confortables (aides structurelles, PAC et dédommagement pour les bases de l’OTAN qui essaiment comme le pissenlit)
    En tout cas, il confirme le coup d’état contre l’Italie et la Grèce : il me semble que nous avions déjà intégré cet élément.
    Tout ça, sont des manoeuvres pour contrer les Eurosceptiques et dissidents qui commencent significativement à se reverper, le font savoir haut et fort dans les urnes, les parlementaires qui défilent à Moscou et en Crimée y compris les sites dits complotistes de plus en plus courus. Les fora démontrent leur impact !
    Nous sommes en guerre informationnelle totale, l’usage des drones tueurs étant prohibé dans nos belles contrées dites démocratiques…
    Donc, je prends les confidences de Geithner pour ce que c’est : de l’intox concourant à faire passer le TAFTA-TISA et les innombrables “boas constrictors” étasuniens. Les jurons et autres enjolivures n’enlevant rien au fond de l’affaire.
    Nous n’avons rien à attendre de l’Union Européenne et encore moins des Etats-Unis : ce sont des fourbes, menteurs, corrompus, des charlatans vivant grassement à nos dépens et prêts à nous sacrifier sur l’autel de leurs projets géopolitiques et addiction au pouvoir.


  14. Rcool Le 04 août 2015 à 10h42
    Afficher/Masquer

    Un vrai foutoir, Je retiens quelques lignes :
    1.Écrasement de la Grèce càd que c’est les pauvres qui allaient sentir l’écrasement, ce n’est pas la faute des ouvriers ou des personnes lambda,.. c’est les riches, c’est les politiques,… bien sur quelques gens qui profitent du système! les riches allaient immigrer ailleurs sans souci!
    2. Comment ils osent même envisager un coup d’État d’un Pays membre, 3iémè puissance européenne quand même! on a l’habitude ailleurs, en Ukraine, Macédoine,… ce Merkel et sa clique,… qui vivra verra!!


  15. Alae Le 04 août 2015 à 11h04
    Afficher/Masquer

    C’est un comique, lui, ou alors il a vu trop de films.
    Il “sort de ses gonds”, entend l’UE “pousser des cris à glacer le sang”, parle avec un effroyable cynisme de “donner leur leçon” aux “menteurs” grecs (dont Goldman Sachs, donc les USA, étaient complices pour le maquillage des comptes), ne veut pas plus qu’Obama “avoir de sang sur les mains” (pour un États-unien dont le pays passe son temps en guerres et en coups d’État, c’est d’un culot rare), ne voit rien, ne sait rien, n’est responsable de rien et passe des journées épuisantes à faire la morale aux autres au cours de dîners où il se rend l’oreille collée à son Blackberry.
    Impressionnant.
    Et c’est ça qui conseille l’UE ? A quel titre, au fait ? Celui de colonisateur ?
    La vraie question, on se débarrasse comment de cette plaie ?


  16. NiFuNiFa Le 04 août 2015 à 11h23
    Afficher/Masquer

    Dans le genre “plus cynique, tu meurs !”, c’est tombé ce matin :

    “Syrie : première frappe américaine pour “défendre” des insurgés”

    “Les États-Unis ont mené leur première frappe aérienne pour “défendre” un groupe rebelle en Syrie, a confirmé le Pentagone lundi. Cette première frappe défensive américaine sur le territoire syrien a été menée vendredi et devait appuyer le groupe rebelle Nouvelle Syrie, selon un porte-parole du Pentagone, Bill Urban. “Nous devons agir pour défendre le groupe Nouvelle Syrie, que nous avons entraîné et équipé”, a assuré le porte-parole.”

    Mais le must ça reste quand même : “Josh Earnest avait indiqué que la Syrie “ne doit pas interférer” avec les actions des forces formées par les Américains pour combattre le groupe Etat islamique. À défaut de quoi, “des mesures supplémentaires” pourraient être prises pour les protéger”

    ”À la mi-juillet, au moins 54 rebelles armés et équipés par Washington sont entrés en Syrie. Ils sont le premier groupe d’insurgés, se faisant appeler la Division 30 et censés lutter contre le groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie.”

    http://www.lepoint.fr/monde/syrie-premiere-frappe-americaine-pour-defendre-des-insurges-04-08-2015-1954642_24.php

    A un tel niveau de bêtises, je ne m’embête même plus à commenter …


  17. Renaud Le 04 août 2015 à 11h34
    Afficher/Masquer

    Cet article me fait penser aux dialogues, surtout le ton et le vocabulaire, d’un mauvais western…
    Curieux quand même, personne ici n’a rappelé le rôle, sans doute décisif, de Goldman&Sachs dans le naufrage de la Grèce. En résumé, “assurer” des dettes grecques et faire en sorte que le pays s’enfonce et toucher la prime.
    Je l’ai dit de nombreuses fois, nous vivons une économie de – chasseurs de prime -. C’est ne sorte de chute de la civilisation à partir des cols blancs.
    Il n’y a pas de mots pour qualifier de telles attitudes et les conséquences redoutables qui en découlent.
    Pendant que, surtout en France, l’on nous aura crétinisés politiquement, l’organigramme financier et bancaire a pris la vraie place de la domination sans partage.
    Mammon vainqueur de César.

    https://www.youtube.com/watch?v=ygpGzMLLn0I

    On fait quoi maintenant ??

    Déjà écouter ceci dans le détail, c’était en 1962 au Québec et c’est — de plus en plus d’actualité — plus qu’urgente: 12 minutes de gagné :

    http://www.dailymotion.com/video/xfkmmz_les-dettes-publiques-louis-even_news


  18. ALauteur Le 04 août 2015 à 11h59
    Afficher/Masquer

    Il est patent que Geithner se voit comme un pro-consul. Merkel, comme Sarko – les autres dirigeants il ne les évoque même pas, mis à part Berlusconi incidemment – doivent en passer ses volontés, signaler et référer à lui pour toute décision. L’arrogance et la grossièreté font du parti du package Maître.
    Plus que jamais, la France comme le reste du monde se doit de sortir de l’influence et l’imposition US. Ca ne se fera pas avec la génération politique au pouvoir. Le peuple français doit avant tout changer les statuts et le mode de recrutement des politiques, sans parler des sanctions à mettre en place pour ce travail type “5ème colonne” que font ces “responsables” de l’UE. Nous n’avons pas à suivre les USA, il n’y a aucune exceptionnalité de ce gouvernement, et encore moins de légitimité à gouverner le monde.
    De Gaulle l’avait compris et avait tenté avec un certain succès de résister, jusqu’à ce que les créatures type Giscard et autres missi dominici se mettent au service de l’argent et du pouvoir des USA.


  19. Charlie Bermude Le 04 août 2015 à 13h31
    Afficher/Masquer

    Geitner si on regarde bien l’image , c’est pas le signe de la victoire qu’il fait , c’est un petit lapin . Je plaisante …et il plaisante . Il est facile pour lui de jouer la vertu outragée . Les Us ont le pouvoir régalien de battre monnaie , c’est à dire d’étre corrompu et de corrompre les autres , sans préjudice pour eux puisque que ce sont les autres qui payent . On fait néamoins comme si on était dans un monde d’égaux , c’est démocratiquement que l’Europe exangue et occupée , a accepté Bretton Woods . Puis la non conversion or de Nixon !
    La Gréce est significative de ce point de vue . C’est eux , Goldman Sachs qui ont fait entrer fauduleusement la Gréce dans l’Euro en trafiquant les comptes . Goldmann Sachs n’est pas qu’une banque d’affaires parmi d’autres , mais la banque qui a le privilége , le monopole on dit en moderne , de placer les bons du Trésor US , au dépend du Trésor lui méme . C’est donc le bras séculier de la Fed . C’est encore GS qui a lancé l’offensive contre l’Euro via les cds sur la dette Grecque , grace à son chevalier blanc Soros , qui a mobilisé pour çà le ban et l’arriére ban des hedges funds US . Le but de la manoeuvre actuelle Geithner , le Fmi Lagarde est de faire payér à l’Europe , le prix de la corruption de la Gréce , corruption qui est tout à leur avantage , puisque c’est ce qui la maintien contre nature dans l’Otan .
    Autrement dit on a un Empire a qui on verse tribut , qui ne fait plus son boulot , nous protéger comme un maquereau ses putes , mais au contraire abuse et fait du racket .

    Trois issues pour nous : mettre le protecteur en concurrence , se protéger soi méme , ou régler le rackett avec le sourire . Payer le rackett , c’est se contraindre à fermer le commerce , mais où , comment mettre ses avoirs à l’abri sans parler des personnes . Se protéger soi méme , faut des mesures drastiques , car c’est vraiment soi méme , l’Europe c’est vicié au départ . Mettre le protecteur en concurrence , avec la Russie par ex , attention de ne pas passer d’un protecteur à un autre , reste en fait une combinaison adéquate des deux premiéres issues . Me semble que cette combinaison est la plus judicieuse , les Russes ont leurs propres ressources et besoin de technique et de science er de produirs de qualité pour lesquels nous ne sommes pas encore tout à fait démunis .


    • Crapaud Rouge Le 04 août 2015 à 20h49
      Afficher/Masquer

      attention de ne pas passer d’un protecteur à un autre” : oui, d’ailleurs un vieil adage dit qu’il ne faut pas mettre tous ses protecteurs dans le même panier. 🙂


  20. Charlie Bermude Le 04 août 2015 à 13h52
    Afficher/Masquer

    Encore un mot sur Geithner , sa carriére , son profil . Il fut gouverneur de la Fed de New York . Cette fed là parmi les 12 ( pas 13 çà porte malheur , c’est comme pour les apotres , le 13e JC a mal fini ) , est trés particuliére , c’est elle qui a officiellement les plus gros stock d’or . Mais cet or est principalement étranger ( or Allemand entre autres , là ,suite à la guerre de 45 et que la fed a beaucoup de mal à rendre ) . Il n’a donc pas été confisqué , par Roosevelt en 33 . Cette fed est comme , New York , les Américains se demandent si c’est une ville Américaine ? A mon avis non sans raison . Geithner a fait aussi partie du Council of Foreign Affairs , le vrai patron de la politique étrangére US .


  21. Georges Le 04 août 2015 à 14h58
    Afficher/Masquer

    Il me semble qu’en 2010 le G7 n’existait pas, c’était le G8 !!

    Effectivement, l’intérêt de l’article serait essentiellement de l’étudier pour se prémunir des techniques de mensonges mises en oeuvre.


  22. RosettaPhilae Le 04 août 2015 à 15h03
    Afficher/Masquer

    Ce que Monsieur Geithner dit à juste titre que la politique d’austérité ne marche pas en UERSS, mais il oublie de dire, que la politique inverse, à savoir le QE ne marche pas non plus aux US. A vrai dire aucune politique financière d’aucune sorte ne marchera jamais tant que l’on n’aura pas traité le fond du problème :
    L’économie mondiale s’effondre car elle a de moins en moins de clients solvables. En effet, si on remplace des travailleurs qui ont un pouvoir d’achat par des travailleurs ultra précaires, l’économie mondiale perd ses clients. Les entreprises n’investissent plus et n’investiront pas même avec des taux à 0%, car à quoi pourrait bien servir l’innovation industrielle si les nouveaux travailleurs pauvres délocalisés se contentent de consommer des produits basics pas chers ultra amortis depuis des dizaines d’années ? La cause de nos problèmes sont les délocalisations tant aux US qu’en UERSS vers les dictatures à bas coût. Les travailleurs détachés sont l’aboutissement ultime d’une politique sans frontière. Même les emplois que l’on croyait captifs comme le bâtiment, donc protégés, sont menacés par les travailleurs détachés.
    L’objectif ultime de cette mondialisation est d’élever des vaches et des porcs dans des cases en béton, en réduisant au chômage nos paysans qui ont un savoir-faire ancestral dans l’élevage de qualité à haute valeur ajoutée. Je crois que l’on devrait écouter le message de nos lointains ancêtres des grottes de Lascaux lorsqu’ils dessinaient, pour se les approprier, des animaux vigoureux, vivants et fiers dans les entrailles de la France. Nous devons nous ressourcer en nous appuyant sur le rêve de nos ancêtres et sur les compétences qu’ils nous ont légués. La France est une belle puissance moyenne qui peut sortir par le haut.
    Cette triste expérience ultra libérale perdant/perdant, prouve qu’il ne peut y avoir de prospérité sans des Etats souverains au service du peuple.
    Autre exemple simple, les costumes de l’armée Française sont fabriqués en Chine car ils coutent sans doute 25% moins cher à fabriquer que dans les Vosges. Cependant, si vous additionnez le coût des chômeurs, des emplois indirects, sans parler du dommage immense de l’humiliation d’être au chômage, il est évident qu’il serait intéressant de protéger nos fabrications de la concurrence déloyale basée sur des salariés sous-payés, sans droit de grève et sans assurance sociale. Nous serions gagnants sur tous les tableaux et la qualité des produits y gagnerait.
    Non Monsieur Geithner, vous avez tort, l’origine du problème n’est pas financier. Il est politique, uniquement politique.


    • ALauteur Le 04 août 2015 à 20h36
      Afficher/Masquer

      “UERSS” c’est une sorte de sigle genre UMPS ?…Si c’est pour critiquer la fabrique de papier invasive et la législation sur n’importe quoi sauf l’essentiel, je suis d’accord. Si c’est pour dénoncer une supposée tendance communiste de l’UE, pas du tout. L’UE n’a rien d’un communisme primitif ou évolué. C’est une monarchie qui ne dit pas son nom, une antichambre du royaume des multinationales, une nouvelle de l’Empire militaro-industriel outre-atlantique. Lui faire un procès en communisme c’est à peu près aussi délirant que de confondre Karl Marx et Groucho ou de voir un type de gauche en BHL.


      • RosettaPhilae Le 04 août 2015 à 21h19
        Afficher/Masquer

        Votre question est très intéressante. L’EURSS est un genre de sigle non pour dénoncer, mais simplement pour informer que nous nous trouvons dans une construction de type URSS du temps de Brejnev, avec un état souverain dirigeant des peuples à souveraineté limitée. Avec l’EURSS nous avons l’Allemagne qui est reconnue en tant qu’Etat et qui a gardé sa souveraineté car toutes les décisions de l’EU doivent être validées par le Bundestag. Ainsi les travailleurs détachés ne sont pas bons pour la France mais bons pour l’Allemagne, donc bon pour l’EURSS car la décision a été approuvée par le Bundestag, donc s’applique automatiquement à tous les autres peuples. La France n’est plus un Etat car elle a perdu sa souveraineté, c’est à dire faire les lois, rendre justice, battre monnaie, faire la guerre (OTAN).
        Pour mémoire nous devons cette soumission de la France principalement à François Mitterrand, décoré de la Francisque (cette décoration suppose de jurer fidélité à vie au Maréchal Pétain). Cependant Mitterand fut également un grand résistant. Ami de René Bousquet et qui disait de Laval « Ce Laval, quel personnage ! Quel destin ce Laval ! Il les surplombait tous. Quel type incroyable ce Laval… la collaboration c’était la grande idée de Laval”. Mitterand disait également de Pétain : « Ce regard bleu métallique. Le type même du Français… Celte… Une allure magnifique » Mittérand a également encouragé l’essor du FN dans le but de diviser la droite en ouvrant la télévision à un certain Jean-Marie, aujourd’hui relancé par la justice Française.
        Vous trouverez une documentation sur le 4ième Reich (Reich signifie Empire en Allemand comme Daesh signifie Etat Islamique en Arabe) de Madame Marie-France Garaud :
        https://www.youtube.com/watch?v=ic995u0A9hg
        et les fréquentations extrémistes de Mitterand :
        http://turquetto.blogspot.com/2012/06/francois-mitterrand-vichy-et-lextreme.html


        • ALauteur Le 05 août 2015 à 13h33
          Afficher/Masquer

          Merci de ces précisions que je ne découvre pas vraiment…
          Je n’ai plus de sympathie particulière pour Mitterrand, aujourd’hui. Juste une nostalgie sur ce qui aurait pu être s’il ne s’était pas couché devant les USA, en laissant les clés à Fabius, l’opportuniste.
          Il y avait quand même du résistant en Mitterand et s’il a pris la main de Khol c’était parce qu’il y voyait un intérêt. Lequel, je ne sais. Peut-être celui de stopper les guerres définitivement. Ca n’a pas marché, de toute façon.
          Mais les suivants, Giscard, Chirac, Sarko, Hollande tous ces présidents par naissance, relation et richesse qui n’ont rien affronté de rude, ils se sont couchés, tout simplement devant l’Allemagne.
          Donc à tous les Césars, rendons “justice”. Marie-France est une extrémiste de droite bien renseignée qui parfois en rajoute. On peut lui accorder une certaine constance. Cependant sa vision monarchique et mazzarine de l’histoire n’est pas ma tasse de thé. Et elle conforte plus qu’elle ne détruit cette tendance aujourd’hui menée par les états-uniens.

          “extrémiste de droite ” ???????????


          • RosettaPhilae Le 05 août 2015 à 14h54
            Afficher/Masquer

            Encore une remarque intéressante. Selon vous, Marie-France est une extrémiste de droite. Vous tenez ça d’où? Dans la mesure où elle est pour une sortie de l’Euro, c’est une extrémiste FN, c’est à dire raciste, anti-sémite etc… Décidément ce Jean-Marie à bien travaillé. Du Grand Art.
            Plus sérieusement, Marie-France a démontré que la France avait perdu sa souveraineté dans une construction dirigée par l’Allemagne, avec le Bundestag qui doit approuver toutes les décisions de l’UE qui s’appliqueront à tous.
            Ou bien ce que dit Marie-France est vrai, ou bien c’est faux.


  23. pinaute Le 04 août 2015 à 15h13
    Afficher/Masquer

    Il me semble que pour plusieurs les vérités sont dures à digérer.


  24. Charlie Bermude Le 04 août 2015 à 17h58
    Afficher/Masquer

    Geithner va peut étre écrire une suite à son livre . Porto Rico , quasimment état Américain est en défaut de paiement . Surnommé Gréce des Caraibes . Les créanciers sont principalement des fonds de pensions US . Porto Rico essaye de passer sous la loi US des faillites , ce qui le protégerai . Le congrés refuse . Geithner a la une occasion sensationnelle de montrer comment les Américains traite ce genre de cas avec plus d’élégance que l’Europe , les Grecs .
    On est méme pas suspendu émotionnellement à découvrir l’élégance de la solution , on connait trop bien la suite d’avance …C’est méme pas Schauble qu’on va leurs envoyer mais des Vautours .


  25. Maria Le 04 août 2015 à 20h00
    Afficher/Masquer

    Ils sont rigolos les américains, ils ont habitué leurs valets européens à faire ce qu’ils exigent et quand au final celà ne marche pas comme ils en ont rêvé ils ont le culot d’en faire le reproche .


  26. Charlie Bermude Le 04 août 2015 à 20h14
    Afficher/Masquer

    Ne pas oublier un petit détail dans l’affaire . La clé de voute du systéme financier US , c’est à dire un systéme qui permet d’établir non seulement le prix de tous les actifs à convenance mais du sous jacent : les prix du réel , repose sur les dérivés . Et le chateau de cartes des dérivées lui méme sur les cds . Assurance ultime . Hors Geithner est particuliérement sensible à la question lui et les autres du moment sont intervenus pour nationaliser AIG , le temple des cds . Nationaliser , aux USA ! Capito ?


  27. theuric Le 04 août 2015 à 23h13
    Afficher/Masquer

    Il est tout de même surprenant qu’une personnalité étasunienne de cet envergure affaiblisse ainsi l’Union-Européenne, d’autant plus que me souvenant de ce qu’écrivait Monsieur Sapir, soit que l’euro est le dernier rempart protégeant le dollar, cela ne peut que m’ouvrir une multitude de questions.
    En cas de crise politique, ici U.S., d’une telle ampleur, soit l’affaiblissement tangible des pouvoirs politiques, nous pouvons être assurés que les différentes institutions, administratives, économiques, militaires, policières (secrètes ou pas) et bien d’autres, se trouvent toutes à fonctionner de façon plus ou moins indépendante.
    En un mot comme en cent, plus le temps passe, plus chacun tend à agir de sa propre initiative, sans contrôle de l’état.
    Je ne serais pas surpris que cela se passe également dans nombre de pays européens.
    Dès lors, nous pouvons raisonnablement nous demander pour qui roule Monsieur Geithner.
    Nous pouvons également, en effet, nous demander si ce Monsieur n’essayait pas de se dédouaner d’une catastrophe économique européenne, étasunienne, voire mondiale à venir.
    Il est de fait patent que l’une des manières de repérer un incompétent c’est la façon qu’il a de toujours rejeter ses propres erreurs sur ses subalternes.
    Une troisième possibilité serait qu’il fut réellement ulcéré de découvrir le niveau d’incompétence des équipes dirigeantes de l’Union-Européenne, mais il serait tout de même étonnant qu’une personnalité politique de cet envergure ne puisse savoir se taire, en connaissant les risques qu’il ferait prendre à son pays en cas d’effondrement de l’euro, et par là même de l’Union-Européenne.
    Mais nous ne pouvons pas écarter une autre éventualité qui, pour le moins, pourrait sembler extraordinaire: pour des raisons encore inconnues, par des gens dont la nature professionnelle est également inconnue, que ce soit à la tête de l’état U.S., de par des puissances d’argent ou de toute autre origine publique ou privée, comme pourraient en être des services secrets, serait décidé de détruire, pour le moins l’euro et au plus l’U.E., ceci, peut être, pour atteindre les États-Unis-d’Amérique, du-moins pour l’affaiblir.
    Pour l’instant, le nombre d’informations à notre disposition sont réduites, il est ainsi impossible de déterminer les raisons qui firent que Monsieur Geithner parlât ainsi, mais il me paraît intéressant d’en conserver un œil attentif.


  28. Charlie Bermude Le 05 août 2015 à 05h49
    Afficher/Masquer

    L’euro rempart du $ , c’est relatif , en général , comme çà . Lorsque l’euro est à 1,6 $ comme c’était le cas précedemment aux attaques , il s’est passé quoi par rapport au $ ?
    1) les placements du flottant international étaient plus profitables en euro qu’en $ . Et çà les US n’aime pas du tout , avec quoi vont ils financer leurs déficits ?
    2) les amis des US qui vendent leur pétrole , gaz en $ , pour en placer le fruit en $ , voient les produits européens plus chers , donc leur pouvoir d’achat baisse .

    A mon avis tout est là . Tant que l’euro n’attire pas les capitaux au dépend du $ , çà va , c’est tout bon , une machine à faire régresser l’Europe , y compris l’Allemagne . Si l’euro monte çà va plus .


  29. olivier imbert Le 05 août 2015 à 10h09
    Afficher/Masquer

    ce discours montre que les américains savent faire des films, mais que pour les politiques internationales ils comptent plutôt sur leur armée et l’alliance atlantique et son activisme dans le commandement intégré de l’otan.


  30. Inox Le 05 août 2015 à 15h55
    Afficher/Masquer

    Ouais ! Parole du secrétaire au trésor américain, pays endetté à 18 000 milliards de dollars et responsable d’une énorme crise financière systémique en 2007. Tout le monde se tait, et on écoute les génies.


Charte de modérations des commentaires