Suite du précédent billet sur le Bayrougate.

Évidemment, ce qui est très intéressant dans cette affaire n’est même plus tant le cas Bayrou (qui n’a pas dû faire bien pire que la plupart des autres partis) que le (non-)traitement médiatique…

Pas avant le deuxième tour, par Nicolas Grégoire

Source : Nicolas Grégoire, pour Medium, le 3 mai 2017.

En dénonçant Bayrou, je voulais changer la politique. Censuré, espionné, cambriolé, j’ai découvert que je ne pouvais pas gagner.

Le 2 avril, j’ai décrit dans une tribune mon parcours dans les bas fonds de la politique. Emplois fictifs, extorsion, agressions sexuelles, tout y était, version François Bayrou. Plus de soixante-dix mille lecteurs plus tard, j’ai découvert les dessous d’une élection ou tout s’accordait, jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron. Chronique d’un échec annoncé. Et d’une France qui n’est pas la nôtre.

Maintenant ou jamais

“Bonjour ! Je m’appelle Nicolas Grégoire, j’ai eu deux emplois fictifs à l’UDF pour François Bayrou. Et aujourd’hui, je balance”

C’était le bon moment : un mois avant le premier tour. Dans une élection qui s’annonçait serrée. Avec un bon texte, des preuves et une campagne sur les réseaux sociaux, tout le monde m’entendrait. Les médias, d’abord réticents, finiraient par relayer. Et François Hollande, soucieux de sa réputation et peu enclin à protéger ennemis et traîtres, resterait neutre.

En lisant mon brouillon, mes amis découvrent un Nicolas inconnu, un peu inquiétant. “Tout est vrai, sauf le rez-de-chaussée. Je préfère qu’on ne sache pas à quel étage j’habite”. Après quelques jours de relecture, ma souris reste comme suspendue au-dessus de Publier. Le temps ralentit. Avec l’angoisse des grandes décisions, mon doigt s’écrase sur le bouton.

Quinze minutes de célébrité

“Si vous devez lire une chose aujourd’hui, lisez-ça. Vraiment” — quelqu’un sur Twitter

D’abord partagé par trois personnes, Fictif(s) se propage sur les réseaux sociaux. De programmeur en programmeur. Puis un journaliste informatique. Puis France Culture. Puis Cécile Duflot. Puis tout le monde. Pendant deux jours je regarde, fasciné, mon histoire sillonner la France. Et faire le tour des rédactions.

Très vite, les demandes d’interviews arrivent. En choisissant mes mots, je leur dis la même chose. Oui, la politique, c’est vraiment ça : les avantages, les passe-droits. La vie en première classe. Oui, les emplois fictifs sont répandus. Dans tous les partis. “Ah bon, François Bayrou ne me connaît pas ? Pourtant, quand il y avait une coquille dans le journal du parti, il savait où me trouver !” J’insiste sur l’urgence de changer la vie politique avant que, demain ou après-demain, Marine Le Pen gagne l’Elysée. “François Bayrou a l’amnésie pratique. Je ne crois pas qu’il aura l’honneur d’admettre. Oui, il faut moraliser la vie politique. Mais Bayrou ne peut en être ni la caution, ni l’instrument”.

Le jour de la parution de Fictif(s), je reçois un email d’un journaliste de Marianne. “Compte-tenu de sa qualité, seriez-vous intéressé pour une éventuelle reprise sur le site de Marianne ?” J’accepte. Deux jours plus tard, je relance. Aucune réponse. Le lendemain, Marianne publie deux pages d’interview exclusive de François Bayrou.

Mediapart, qui n’avait pas voulu de mon papier, le publie maintenant sans mon autorisation. En signant “la rédaction de Mediapart”. Mes mails de protestation et de demande d’accès abonné n’ont pas de réponse.

Très vite, la qualité de mes conversations téléphoniques avec les journalistes est particulièrement mauvaise. Après deux ou trois minutes, les voix se hachent, deviennent métalliques. “Vous voyez, j’habite dans une zone où ça capte plutôt mal. Ça va, mais je capte tout juste. Et là, clairement, quand j’appelle certaines personnes, de la bande passante s’échappe quelque part”.

Je contacte le Canard Enchaîné, dont je connais le rédacteur en chef, Erik Emptaz. “Le Canard vous remercie d’avoir pensé à lui, me répond la secrétaire de rédaction. Votre message est transmis à Erik Emptaz”. Soulagé, je réponds “vous vous réveillez enfin, c’est bien. Je commençais à me demander si vous protégiez Bayrou”. Le Canard ne publiera rien. Et enchaînera les révélations sur Fillon et Le Pen.

Les interviews s’enchaînent. On m’enregistre. On prend note. J’avertis : “Attention, il va y avoir des pressions !” Et toujours la même réponse. “Ah mais Bayrou et ses amis ne font pas la loi chez nous !” Et le sujet ne sort pas.

6 avril. Pour répondre aux demandes des médias et faire taire les mauvaises langues, je publie toutes mes preuves sur Twitter. Et mets les originaux en lieu sûr. Corinne Lepage, qui avait avant moi dénoncé les emplois fictifs chez François Bayrou, retweete immédiatement. Deux minutes plus tard, elle se rétracte.

22h. Dans un appartement éteint et silencieux, je lis à côté de ma fille qui dort à poings fermé. Mon chien bondit en direction de la porte d’entrée en poussant des hurlements. Exactement comme il y a huit ans, quand on essayait de me cambrioler. Je me lève. “Qu’est ce qui se passe, mon chien ?” J’entends quelqu’un dévaler l’escalier. Je reste là, une bonne minute. Le doute s’installe. Dans quoi me suis-je foutu.

Ca sort !

“C’est lui, Grégoire, qui vous a donné ça ? Il est gonflé, le mec !” — Jean-Jacques Hyest, devant mon contrat de travail

Quand les autres rédactions bloquent le sujet, Hervé Chambonnière, grand reporter au quotidien régional Le Télégramme, mène son enquête. Avec sérieux, courant après le scoop, il analyse mes preuves, appelle mon ancienne secrétaire de rédaction. Qui lui confirme que je travaillais au parti. Il rend visite à Jean-Jacques Hyest et Ambroise Guellec, mes financiers. Qui nient me connaître et m’avoir embauché. “Après 1988, impossible !” lui
jure Hyest. Avant de retrouver la mémoire, devant un CDI signé de sa main.

Quatre jours après mes révélations, le Télégramme sort en exclusivité un article d’une page.

Bayrou se réfugie derrière son entourage, qui crie à l’élucubration. J’exulte. J’ai dû m’auto-publier. Me dénoncer. Mais la vérité, maintenant, règne. Et Sylvain Maillard, porte parole d’En Marche, me suit sur Twitter.

Le Télégramme en poche, j’appelle l’AFP. On prend mon message. A 20h, un SMS. “Bonjour, je suis journaliste AFP au bureau de Rennes. Pouvons-nous nous rencontrer ?” Tout sourire, mon ex-femme me dit “tu avais raison. Il suffisait qu’un seul le sorte !” L’ancien du Figaro, naguère si pessimiste, me félicite.

Et pourtant les beaux jours sont terminés. Je vais découvrir les rouages d’une machine à influencer le résultat de l’élection présidentielle. Une alliance d’intérêts dont je n’aurais jamais deviné l’existence ou l’ampleur.

Pressions, surveillance et petites lâchetés

“Mon rédacteur en chef ne veut pas le passer. Je comprends pas, je lui ai montré les preuves” — un journaliste de RMC.

10 avril. Trois journalistes d’Europe 1 me contactent en cinq minutes. A Paris, un homme à la voix de chroniqueur m’enregistre dans la cabine. “Mettez vos ceintures, le tourbillon médiatique va commencer”, dis-je à mes proches. On me dit que ça va passer au journal de 18 heures, ou à la matinale. Et le lendemain, sur Europe 1, j’entends : “sinon en politique aujourd’hui, pas grand-chose. On tourne en rond”.

Je contacte le journaliste. “On va le passer votre témoignage, me dit-il. Mais il y a beaucoup d’actu en ce moment”. Agacé, je prolonge par texto. “Bayrou, c’est au moins 12 ans de permanents du siège payés avec des contrats parlementaires : vous avez mon témoignage en 97 et celui de Lepage en 2009. (…) C’est un système couvert par tout le monde, amnistié cette année par un gouvernement de gauche. On n’est pas dans l’anecdote. C’est un scandale énorme. Faites votre enquête”. Une semaine après, je relance. On me répond “ce sujet est en attente”.

11 avril. Après un détour obligatoire sur une messagerie cryptée, je vois la journaliste de l’AFP au café du coin. Nous parlons longuement. Elle semble très intéressée.

12 avril. France Info m’invite à la matinale. “A la suite de votre annonce sur l’emploi fictif en tant qu’attaché parlementaire, seriez-vous disponible pour qu’on en discute pour une éventuelle interview en studio demain matin à 7h40 ?” J’accepte. Quelques heures plus tard, la chargée de production me dit “non, c’est trop compliqué pour demain. (…) Et comme on a déjà fait un sujet dessus ma rédaction en chef préfère attendre. Je suis désolée”. Je ne trouve aucune trace du sujet. Je demande qu’on me donne le nom du journaliste qui a couvert. Pas de réponse.

Le même jour, le responsable des investigations du Nouvel Observateur me dit “je vais prendre vos coordonnées, un journaliste va vous rappeler”. Personne ne rappelle. Et pourtant l’Obs couvre avec assiduité les affaires Fillon et Le Pen.

Après un début fracassant, je me sens cerné par un mur de silence. Au téléphone, l’ancien du Figaro est furieux. “C’est très grave ! On parle d’une élection présidentielle ! Bien sûr que quand ton rédac-chef te refuse un sujet comme ça, tu as envie de ne rien dire pour ne pas perdre ta place. Mais journaliste, c’est pas n’importe quel métier ! On a des responsabilités ! Il faut s’insurger !”

L’enthousiasme fait place à l’impatience. Puis à l’indignation. J’interpelle journalistes et rédactions sur Twitter. “Et ça, pourquoi vous n’en parlez pas ?” Je contacte les quotidiens. Ils connaissent mon papier, que de nombreux journalistes ont relayé sur les médias sociaux. J’envoie des mails à des adresses souvent bien cachées. En y mettant des pisteurs très sophistiqués. Certains ne les détectent pas. A Libération, l’Express, on ouvre mon mail, on clique sur ma tribune. Je les vois faire en direct. Et il ne se passe rien. D’abord réservé, Hervé Chambonnière finit par partager mon incrédulité. “C’est fou. Personne ?” Ce qui n’était qu’une possibilité devient pour moi une évidence : on protège François Bayrou. Mais surtout, via lui, Emmanuel Macron. La bonne société parisienne a choisi son candidat.

— T’as vu, ça sort nulle part !

— Attends, tu viens avec des preuves, et tu n’as aucun rédac-chef qui sort le truc, parce qu’ils ont tous peur d’être punis. Je vais te dire notre profession, elle est morte.

Silences et barbouzeries

“Le message est très clair : tu ne sortiras rien le week-end du premier tour. C’est déjà serré, tu vas pas faire chier”

18 avril. Je formate mon téléphone et mets à jour sa sécurité. Les problèmes de batterie et de qualité sonore disparaissent.

20 avril. Sur l’écran de mon ordinateur, une alerte de l’antivirus. “Votre protection est désactivée”. Impossible de reprendre la main sur le système. Au bout de trois minutes, tout revient à la normale.

21 avril. J’écris à un journaliste de Libération : “je viens avec des preuves d’un système de financement illégal d’un parti (fiches de paie, contrats de travail, preuves que je bossais à l’UDF) et ça ne sort pas. (…) Tous les jours on sort des trucs (et c’est bien) sur Fillon et Le Pen. Et Bayrou, allié de Macron, rien. C’est quand même plus que bizarre, vous ne trouvez pas ? D’ailleurs pourquoi Libé ou aucun quotidien national ne couvre ? J’aimerais qu’on m’explique en quoi les emplois fictifs chez Bayrou ce n’est pas de la news.” Et j’ajoute, écoeuré : “puisque c’est ainsi, je vais sortir un deuxième papier sur les trucs hallucinants qui se passent de mon côté (…). En tous cas, je n’épargnerai personne”.

J’appelle ensuite une amie, journaliste en Suède. En lui racontant ma semaine, j’ai l’impression d’évoluer dans une réalité parallèle. Où l’information est sous contrôle. Où l’on espionne les lanceurs d’alertes. “Bon allez, je te laisse, dis-je, il faut que j’aille à la piscine avec ma fille. A bientôt !” Deux heures plus tard, je m’installe à mon bureau, allume mon ordinateur. Rien. Des pans entiers de mon disque dur ont été effacés. Je pense à un piratage. Puis me souviens avoir éteint ma machine. Il fallait donc y accéder physiquement. On s’est introduit chez moi. Un vertige me prend. La voix tremblante, j’appelle l’ancien du Figaro.

— On m’a effacé mon disque dur.

— Tu sais qui fait ça…

— Les services ?

— Bah oui… C’est illégal. Quelqu’un risque sa carrière. Mais ils le font surtout pour te déstabiliser. Ne t’inquiètes pas, dans quinze jours, ça sera fini.

Comment les services auraient-ils pu aller si loin sans l’aval de l’Elysée ? En tous cas, mission accomplie. Alors que chaque jour sort une révélation sur Fillon ou le FN, le clan Macron a l’air blanc comme neige. Sur les plateaux télé, François Bayrou donne des leçons d’honnêteté. Et personne ne lui pose la question qui dérange.

24 avril. Mediapart sort un article, La revanche de François Bayrou. Ses détournements de fonds n’y sont pas mentionnés, alors que Mediapart dispose des preuves. Sur Twitter, encore une fois, je m’immisce. “Et les emplois fictifs de Bayrou, vous ne couvrez pas ?” Silence. Cette nuit-là, je rêve que je rentre chez moi. Que quelqu’un m’attend dans mon entrée. Ganté de cuir, pour m’étrangler.

— On va te traiter de parano, de conspirationniste.

— Je m’en doute. Mais je me suis pas cambriolé moi-même, non plus !

L’agence prend son temps

“Je vous prie d’arrêter d’être désobligeant” — journaliste de l’AFP

En plein blackout médiatique, je m’accroche à l’AFP. Et encore une fois, j’attends. Le 18, une semaine après l’interview, la journaliste me dit ne pas avoir “contacté tous les protagonistes. Ca devrait sortir mardi matin”.

Le 21 avril, jour de mon cambriolage et vendredi d’avant le premier tour, nouveau texto : “Avez-vous le contact de l’ancienne secrétaire de l’UDF ?” J’en suis sur le cul. Elle n’a même pas fini son article. “Dix jours pour faire une dépêche AFP ! Mais je te la dicte tout de suite, moi : ‘Un ancien assistant parlementaire accuse François Bayrou d’avoir favorisé un système d’emplois fictifs…’ Ca tient en une colonne”.

L’AFP ajoute “je ne connais pas la date de publication, car nous attendons la réaction de M. Bayrou”. Immédiatement, je tape :

— C’est honteux.

— Pardon ?

— Bayrou refuse de réagir en espérant que ça ne sorte pas et vous rentrez dans son jeu. C’est hallucinant.

— Ecoutez, ma collègue ne l’a pas encore contacté car elle croule sous le travail et je dois encore avoir M. Hyest. Evitez certains commentaires. Bonne journée.

— Vous avez des preuves, des contrats de travail. Le Télégramme est sorti il y a dix jours. Contrairement à vous, je dirai et j’écrirai ce que je voudrai.

— Vous n’allez pas me dicter ce que je dois faire ou écrire. Je vous prie d’arrêter d’être désobligeant.

— Oh, je ne vous dicte rien. Vous n’avez pas besoin de moi.

J’appelle Chambonnière. “Je vais sortir un deuxième papier. Mais cette fois-ci, je vais m’attaquer aux médias”. Il a un blanc. “C’est pas une bonne idée”.

Iceberg, droit devant

“Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres.” — Georges Orwell, La ferme des animaux

Le soir, je regarde le ballet des motards autour de la voiture de Macron. Le dîner dans son Fouquet’s à lui. Au diable les apparences.

Le mercredi d’après le premier tour, l’AFP me demande encore des précisions. Quinze jours ! La dépêche n’est pas encore prête ! “Je n’ai jamais vu une attitude pareille, même Bayrou que je viens d’avoir au téléphone n’a pas été aussi agressif”, me glisse miss AFP Bretagne. Elle m’écrit ensuite “l’unique raison pour laquelle je n’ai pas rédigé le papier c’est tout simplement que je n’ai pas eu le temps. (…) Je vous aurais dit si mes chefs bloquaient le papier”. Tout va bien alors. Mais cela n’a plus d’importance. “De toutes façons, écris-je en conclusion, il fallait que ça sorte avant le premier tour, pour qu’acculés, Bayrou et surtout son allié Macron fassent des promesses fortes. Maintenant que Macron est assuré d’avoir la présidence, tout cela ne sert plus à grand-chose. J’ai perdu mon pari”.

La dépêche devrait sortir quelques jours avant l’élection. Devrait. Hier sûrement confiant d’avoir Matignon, Bayrou tremble, pantomime l’indignation. Il est sale, il le sait. Et pourtant, il s’absout. Comme je l’ai entendu dire en bureau politique : “on me dit ‘tu ne ramènes pas autant que Léotard’. C’est vrai, et j’en suis fier”. “Et quand il revenait d’Afrique, rigole un élu, il avait les mains vides. Parce que c’était Lehideux qui portait les valises !”

En politique, on a une drôle vision de la morale. Qui s’élastifie encore pour les élections. Macron trahit Hollande. Valls trahit Hamon. Les Républicains trahissent Juppé pour Fillon. Puis Fillon pour Juppé. Et retournent vers Fillon. Nicolas Dupont-Aignan trahit la République. Et l’Elysée trahit la liberté d’expression. Comme disait déjà Cicéron en s’adressant au Sénat : “vous êtes des putes”.

Cette réalité, les grands médias la connaissent bien. Mais vous comprenez, le peuple est trop simplet. Il faut lui tenir la main. Des grands médias contrôlés par une poignée de milliardaires. Et des journalistes politiques emplis d’eux-mêmes. Inféodés. Accros aux confidences de cocktails. A leurs places dans le Falcon présidentiel. Des journalistes méprisés par les politiques, qui jouissent à les manipuler.

Il est loin le temps où Maurice Maréchal, directeur du Canard Enchaîné, virait son journaliste pour avoir eu la Légion d’honneur. “Il ne fallait pas la mériter !” Ces copinages, cette soumission au clic de la grande presse, et surtout cette confusion entre informer et occulter, font le lit des extrémismes.

Pendant ce temps, dans l’Aisne, un homme vole une pièce de vingt centimes et écope d’un mois ferme. A Bordeaux, un autre homme sans ressources prend quinze jours pour un paquet de saucisses, des gâteaux et une brosse à dents. Et ma voisine fait des ménages au noir, pour compléter sa retraite. Avec quarante-deux ans de cotisation et une prothèse de genou. Noyée dans les vaines promesses, une France s’écroule. Le Front National a huit millions de votants. Le 7 mai, ils seront peut-être le double. Dans cinq ou dix ans, ils fêteront leur victoire. C’est le début de la fin pour une Cinquième usée, presque impotente.

Les politiques doivent être tenus en laisse. Il faut réformer la rémunération des parlementaires. Qu’ils arrêtent de l’utiliser pour s’acheter, légalement, des villas sur la côte d’Azur. Il faut punir sévèrement toute corruption. Tout favoritisme. Par une peine de prison ferme et l’inéligibilité à vie. Il faut une vraie transparence. Que pour tout, les politiques rendent des comptes. Il faut une nouvelle République, avec comme modèle la Suisse.

Et surtout il faut sortir cette race de seigneurs de ses palais, ses banquets, ses voitures à cocardes, ses gardes armés, ses jets privés, ses centre-villes privatisés. Ces politiques qui ne représentent qu’eux-mêmes.

La France appartient à ses habitants.

Epilogue

“C’est quand même sympa de la part de l’AFP de ne pas vouloir perturber l’élection avec de veilles affaires. Comme pour Fillon !”

3 mai. Histoire de laisser une dernière chance, j’écris encore à l’AFP.

— Bonjour, vous êtes vraiment sûre que vos chefs ne bloquent pas le sujet ?

— Pour être honnête, je ne sais pas. Dès que j’en sais plus je vous dis. Ca peut effectivement paraître après le second tour. Je ne suis plus décisionnaire depuis que je l’ai rédigé.

Dépité, je pars au bistrot du coin. Et m’épanche auprès de la tenancière. “Les médias décident pour qui on doit voter”. Elle hausse les épaules en essuyant un verre. “Ça c’est pas nouveau”. Je touille mon café chantilly. “Oui, mais il faut pas que Bayrou ait Matignon. Sinon je suis dans la merde”. Elle s’empare d’un plat de pommes de terre. “Bayrou premier ministre ? Quelle drôle d’idée ! Il passera pas, Macron. C’est Le Pen qui va passer”. J’arrête de touiller. “Ah bon ?” Elle nappe les pommes de terre d’huile. “De toutes façons on l’aura à un moment ou à un autre. Autant l’avoir maintenant.”


#Bayrougate, l’affaire qui affole Twitter en cette fin de campagne

Source : Clément Rouget, pour les Ateliers CFJ, le 5 mai 2017.

Avec des dizaines de milliers de lecteurs en moins de 24 heures, 100 000 selon l’auteur, les posts sur Medium d’un ancien attaché parlementaire de l’UDF à la fin des années 90 a agité les réseaux sociaux ce vendredi. Elle s’est rapidement hissée dans les sujets les plus discutés sur le réseau social Twitter. Il faut dire que l’information est hautement sensible à la veille du second tour de l’élection présidentielle.

Vraie info…

Le 2 avril 2017, Nicolas Grégoire publie une première fois sur Medium un témoignage où il raconte son expérience d’attaché parlementaire fictif. Celui-ci passe relativement inaperçu dans un premier temps, même s’il est repris dans la revue de presse de Mediapart.

Un journaliste va alors prendre le temps d’enquêter. Hervé Chambonnière travaille pour le quotidien régional Le Télégramme. Le 8 avril, il publie deux articles. Contacté par le CFJ, il confirme la version des faits de l’ancien attaché parlementaire.

Concrètement, Nicolas Grégoire travaillait pour le magazine du parti de François Bayrou, Force démocrate, mais en étant rémunéré comme attaché parlementaire de l’ancien sénateur Jean-Jacques Hyest et de l’ancienne députée Ambroise Guellec, selon le Télégramme.

Les parlementaires concernés reconnaissent les faits. « Oui, bon, j’ai dû rendre service à Force démocrate. Je me rappelle très bien de cette personne » indique au journal régional Jean-Jacques Hyest, un ancien sénateur, aujourd’hui sage au Conseil Constitutionnel. Il se justifie, expliquant qu’il s’agissait de pratiques courantes dans ces années-là. « En tout cas, à l’époque, cela ne me paraissait pas répréhensible. »

Contacté par le CFJ, l’Agence France Presse, qui a enquêté sur l’affaire, confirme que « ce n’est pas une fake news ».

Dans son livre “Les mains propres”, publié en 2014, Corinne Lepage explique que ces pratiques ont perduré ensuite au sein du Modem, parti qui a pris la suite de l’UDF : “Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence.”

… Mais fausse censure

L’affaire n’est pas encore sortie dans les médias. Contactées par le CFJ, les rédactions de Mediapart et de France Info l’expliquent par plusieurs raisons. L’enquête est complexe et les faits datent de plusieurs années. Ils sont prescrits. Et l’attitude de Nicolas Grégoire nous a été décrite par Fabrice Arfi comme contre-productive, n’aidant pas à la diffusion des informations. « Il a eu une attitude vindicative avec notre journaliste. Il voulait signer l’article à son nom mais a refusé de nous raconter l’histoire« , explique le journaliste.

Sur Twitter, Cédric Mathiot, responsable de la rubrique Désintox de Libération abonde dans le même sens. « Par manque de temps, à cause de l’actu folle, parce que cette histoire datée n’est pas apparue aux yeux du journaliste comme une priorité, parce qu’enfin (ce n’est peut-être pas la meilleure raison mais le rapport à la source importe aussi dans ce métier) le ton des échanges (entre parano et accusations diverses) a conduit le journaliste de Libé à y mettre un terme. »

Si proche du premier tour, des journalistes comme Samuel Laurent s’interrogent sur les motivations de Nicolas Grégoire. Celui-ci assure seulement vouloir moraliser la vie politique.

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Libération a répondu à la polémique – forcément, “#Bayrougate était ce jour là dans les tendances Twitter du jour :

d’où :

Nicolas Grégoire a répondu :

Cher Libé,

Toutes les preuves nécessaires à un sujet sur Bayrou sont disponibles depuis un mois.

J’ai fourni carte de l’Assemblée, fiche de paie et contrats de travail. Mes parlementaires ont admis au Télégramme que l’emploi était fictif. La secrétaire de rédaction a confirmé que je travaillais au parti. François Bayrou était mon supérieur direct. Maintes fois apostrophés, vous n’avez rien fait.

Hormis l’intrusion et la surveillance, mes papiers sont parfaitement sourcés. J’ai les preuves de tous mes envois et réceptions aux médias. De toutes mes conversations. Et preuves ou pas, l’effacement d’une partie de mon disque dur est un scandale d’Etat. Mon seul pouvoir, c’était d’en parler.

Bien sûr, vous n’êtes pas les seuls. Europe et RMC bloquent le sujet depuis un mois. La dépêche AFP, rédigée et vérifiée, attend dans un placard depuis onze jours. Le Canard n’a pas couvert. Et Médiapart s’est couvert.

Ce sujet pouvait bousculer le premier tour. Par lâcheté, politisation ou incompétence, vous l’avez empêché de sortir. Bayrou est un rouage fort de l’équipe Macron. Ne pas couvrir, c’était les protéger.

Source : Médium, 8 mai 2017

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Une poignée de médias en ont parlé la semaine passée, comme le portail Orange, suite à la publication, apparemment, de la dépêche AFP qui aura fait peu de bruit, n’ayant été reprise que là… :

ou Arrêt sur Images :

Enfin, Nicolas Grégoire a été invité par Sud radio :

où il a expliqué sa démarche :

Un citoyen a saisi le 17 mai le parquet national financier :

À suivre, donc…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

75 réponses à [Bayrougate 2] Réactions après l’accusation d’emplois fictifs contre Bayrou

Commentaires recommandés

tepavac Le 19 mai 2017 à 07h50

Ministère public placé sous l’autorité du ministre de la justice!!!!

et avocats sous l’autorité du ministère public!

Et maintenant que Vals à placé la cour de cassation sous l’autorité du ministère, la boucle est bouclée.

Désolé de devoir l’annoncer ainsi, mais c’est vrais, le système est verrouillé et tourne sur le mode corruption

  1. Rafael Le 19 mai 2017 à 06h49
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    J’ai bien peur qu’un jour on se réveille très très loin de ce qu’on croit être…

    Pour avoir moi-même sollicité plusieurs journaux sur une affaire importante je peux vous garantir qu’ils étaient intéressés jusqu’à ce qu’ils sachent quels réseaux étaient en cause.

    Là, pssschtt plus personne : pas de réponse, RV manqués, etc.

    Ne croyez pas que l’on peut sortir n’importe quoi sans risquer gros, et la proximité de notre nouveau ministre de l’intérieur à ces réseaux est gravissime : avec le logiciel remontant toutes les procédures engagées il est très facile d’en stopper avant qu’elles posent problème (dixit un ami commissaire qui exprimait son desarroi devant des enquêtes impossibles faute de moyens et de “priorités”…


    • Durlouv Le 19 mai 2017 à 23h35
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      Completement d accord avec vous Raphael, j ai moi meme fourni des informations interessantes à un journaliste du Canard, mais cela ne c’est pas bien passé (ça n’était pas sur Fillon …).


  2. DUGUESCLIN Le 19 mai 2017 à 07h26
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    Si la faute est prouvée pourquoi ne pas écrire directement au Procureur de la République?
    Il serait intéressant de connaître la réponse du Procureur qui peut ou non déclencher une enquête.
    N’est-ce pas le rôle du Ministère Public?


    • gibbon Le 19 mai 2017 à 07h38
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      Certes, mais n’est-ce pas aussi le rôle des journalistes ? Je pense que le reproche essentiel fait par M. Grégoire n’est pas tant que la justice ne s’en mêle pas, mais que les médias ne s’en mêlent surtout pas.


    • tepavac Le 19 mai 2017 à 07h50
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      Ministère public placé sous l’autorité du ministre de la justice!!!!

      et avocats sous l’autorité du ministère public!

      Et maintenant que Vals à placé la cour de cassation sous l’autorité du ministère, la boucle est bouclée.

      Désolé de devoir l’annoncer ainsi, mais c’est vrais, le système est verrouillé et tourne sur le mode corruption


      • Chris Le 19 mai 2017 à 13h46
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        Alors la Cour Européenne de Justice !
        Au moins qu’elle serve à quelque chose d’utile.
        Pas seulement à décréter que les Etats (l’Italie en l’occurence) n’ont pas le droit de “raccompagner” les migrants clandestins à leur lieu de départ africain.
        La corruption en France, à l’instar des Etats-Unis, prend des proportions hors contrôle. Nous nous acheminons à grands pas vers une ukrainisation de la vie publique.


    • Le Rouméliote Le 19 mai 2017 à 11h14
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      Le procureur peut classer sans suite. Par contre, saisir le doyen des juges d’instruction de la chambre criminelle du TGI compétent est plus efficace : il a obligation d’ouvrir une instruction ! Le Code de procédure pénal est bien fait…


      • Garibaldi2 Le 19 mai 2017 à 17h33
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        C’est tout à fait exact, c’est la meilleure possibilité de court-circuiter le procureur.


        • Garibaldi2 Le 19 mai 2017 à 18h04
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          Oups, une part de mon message s’est évaporée : ”la saisine directe du doyen doit être motivée par le fait que le plaignant a subit un préjudice. Où est le préjudice dans ce cas ? Nicolas Grégoire ne peut pas se porter partie civile.”


          • Le Rouméliote Le 19 mai 2017 à 23h18
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            C’est vrai, mais on peut très souvent trouver un préjudice.
            Peut-être a-t-il subi des menaces, des interdictions professionnelles, en tout cas, il peut bien trouver de quoi invoquer un préjudice moral.


    • Durlouv Le 19 mai 2017 à 23h37
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      Car il y a prescription. Malheureusement.


      • Garibaldi2 Le 20 mai 2017 à 02h36
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        Il peut difficilement invoquer un préjudice, d’autant plus que dans cette affaire il est complice !


  3. kasper Le 19 mai 2017 à 07h40
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    Le poste de ministre de la justice etant dans l’intervale echu a un certain François B., ca risque de pas aller bien loin cette affaire…


    • DUGUESCLIN Le 19 mai 2017 à 07h47
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      Ça peut du même coup ouvrir le débat sur l’indépendance du Parquet.


    • Alfred Le 19 mai 2017 à 07h48
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      C’est le seul truc drôle de cette affaire. En ce moment y a un magistrat qui doit pas bien dormir. “P.. de metier de m..”.


    • Julie Le 19 mai 2017 à 10h59
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      Soyons optimiste: en diffusant les articles de Olivier, on peut espérer que le fusible B fera pschit le 19 juin.
      Si la presse avait sorti l’affaire, il y aurait peut-être eu un 2è tour Mélenchon Le Pen… Ou bien les absentionnistes auraient été plus nombreux


  4. Dizalch Le 19 mai 2017 à 07h48
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    Pathétiques journalistes, qui n’ont de “journalistes” que le nom… aucune conscience professionnelle… aucune déontologie… pas la moindre once d’indépendance… quand au respect de leur Charte de Munich, c’est un mot qu’ils ne connaissent pas… et qui semble ne pas leur avoir été enseigné… Honte à eux et leurs écoles… Et ils s’étonnent encore, qu’année après année, ces tartuffes dégringoles dans l’opinion publique?… ils sont ironiques je suppose?… De vrais petits “toutous” des entre-soit du moment… il y a quasi un côté “consenguin” sur les lignes éditoriale d’ailleurs… (il suffit d’allumer la tv et zapper au moment des journaux… idem sur la radio… ou regarder les Unes de la presse tv/internet, pour s’en rendre compte…), le “paysage” audio-visuel du journalisme n’est plus blanc, ou noir, avec de véritables clivages et recherches de “fond” sur les sujets… non, il est “uniforme”,”sans substance” (autre que celle donnée à la quasi unissons…) et sans “fond”…


  5. Toff de Aix Le 19 mai 2017 à 07h59
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    Bayrou, aujourd’hui ministre d’Etat, est pratiquement intouchable pendant cinq ans désormais. Surtout avec ces chers médias français, qui nous placent en 45eme position dans le classement international sur la liberté de la presse.

    Ça ne m’étonne même plus de lire cela. Ça me rappelle Rome la décadente juste avant la Chute : distributions de pains gratuites, organisation de jeux du cirque réguliers, et corruption généralisée des dirigeants.

    Jusqu’à ce que le système s’effondre sous le poids de ses contradictions internes.
    Qu’est ce qui a permis cet effondrement d’un empire qui était tout-puissant et hégémonique ?

    Simplement le fait que la majorité de ses citoyens croyaient dur comme fer à l’invulnerabilité de leur civilisation.

    Il faut lire Orlov et ses analyses sur la dynamique de l’effondrement civilisationnel, pour comprendre que nous sommes très très bien engagés dans la dernière ligne droite : ce genre d’histoire en est un des symptômes les plus flagrants.


    • thecis Le 19 mai 2017 à 16h02
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      L’effondrement, d’accord, mais après ?

      Ce sera toujours plus facile de (sur)vivre pour les aisés car je ne vois pas l’alternative au système monétaire. Les classes aisés ou riches adopteront une nouvelle monnaie d’échange avec son lot de déchets.

      En fin de compte ce ne sera qu’un changement de bourgeoisie comme après tout bouleversement systémique. Les 1% auront les moyens de conserver leur position.


    • Logic Le 19 mai 2017 à 17h08
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      https://www.youtube.com/watch?v=E3jF9tpmZ9Y
      – Un hectare, c’est combien en mètres ?
      Bruno Le Maire : J’ai jamais été doué en math.
      – C’est facile, 10 000 mètres. 100 mètres sur 100 mètres.
      Bruno Le Maire : Ca fait 10 000 mètres, 100 mètres par 100 mètres ?

      La France a un ministre de l’Economie et des Finances incapable de faire une opération arithmétique élémentaire à la portée d’un écolier de primaire, savoir combien fait 100 x 100 !

      Trop fort Bruno !
      Et 2+2 tu sais combien ça fait ? (Je te donne une indication c’est la mesure de ton QI).


      • Jean Aymard Le 20 mai 2017 à 18h51
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        On a bien eu un ministre de l’Economie qui n’en avait jamais fait, qui était à peine diplômé en philosophie (avant de faire l’ENA), et qui croyait dur comme fer qu’en mettant des autocars privés à la place des ligne SNCF, les “pauvres pourraient voyager plus”…


  6. Masson Le 19 mai 2017 à 08h14
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    Et pourquoi pas dans un grand quotidien francophone Suisse , belge , canadien ou autre ?


  7. Alfred Jarry Le 19 mai 2017 à 08h39
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    Vu le soutien quasi unanime des médias envers Macron 1er, c’est logique qu’ils n’aient pas voulu saper le succès qu’ils ont contribué à fabriquer.

    Les costumes de Fillon étaient une broutille à côté de ces emplois fictifs, et pourtant il y a eu des une et des JT sur le sujet !


    • RGT Le 19 mai 2017 à 19h41
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      Mais ils n’ont pas parlé des emplois fictifs de l’UMP des ripouxblicains.

      Et quelque soit le parti ils se garderont bien de brasser la M*** car ils risquent eux aussi d’être TOUS éclaboussés jusqu’aux oreilles. Il en va de même pour les “hauts fonctionnaires” d’ailleurs.

      C’est bien de continuer à voter pour de sinistres individus qui de toutes façons n’ont de comptes à rendre à personne, particulièrement au sujet du gaspillage de l’argent public que vous payez avec vos impôts.

      C’est réellement révoltant mais le seul moyen de faire cesser ces escroqueries et ses trahisons consisterait à “garnir” quelques réverbères périodiquement pour que les “Divins Élus” et les hauts fonctionnaires se rappellent qu’ils sont au service de la population et qu’ils doivent préserver l’intérêt commun.
      Je ne vois hélas aucun autre moyen de les ramener à la raison.


  8. jim Le 19 mai 2017 à 08h47
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    “Évidemment, ce qui est très intéressant dans cette affaire n’est même plus tant le cas Bayrou que le (non-)traitement médiatique…”

    Ah bon Olivier?
    Moi ce qui me semble intéressant, SURTOUT, c’est que cette histoire montre une énième fois à quel point la “République” est pourrie à la moelle coimme ensemble, à quel point chacun de ses rouages est pourri à la moelle, le cas de la caste mediatique n’étant qu’un de ces rouages, je ne liste pas l’ensemble des rouages…

    Songeons donc que ce Bayrou est à présent “ministre de la JUSTICE”.
    Une “élite” récompensée en conclave de plus, une de plus…

    Plus aucun contre pouvoir, aucune séparation des pouvoirs, une collusion généralisée entre tous les rouages INSTITUTIONNALISéS de cette “République”, une antithèse de “Démocratie”, des Libertés rognées par les castes qui se torchent avec les principes de la Constitution, une Egalité inexistante et une Justice à plusieurs vitesses, une Fraternité simple slogan pour débiles récitants, voilà à quoi nous avons affaire.

    Je sais, c’est pénible de le comprendre, de le voir, mais il le faut…


  9. Antoine Le 19 mai 2017 à 09h27
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    Ça me fait penser également à cette affaire sur l’emploi douteux d’assistante parlementaire de la femme de Bruno Le Maire (affaire ébruitée en 2013, on retrouve facilement en cherchant), qui ressemble fort à l’affaire Fillon, avec un traitement médiatique et judiciaire bien différent.


  10. Fabrice Le 19 mai 2017 à 09h35
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    de mémoire cela “tombe bien” pour ce genre de délit il me semble que les députés ont voté une régress… pardon réforme de la prescription :

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-166988-delinquance-financiere-et-prescription-penale-reforme-majeure-de-la-justice-penale-ou-cadeau-aux-fraudeurs-2069087.php


  11. Lysbeth Levy Le 19 mai 2017 à 09h50
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    Mouais, toujours étonnée que les gens en France ne bougent pas plus devant l’avalanche de scandales de nos hommes/femmes politiques. Parce que là il s’agit là que de la partie du iceberg visible, mais en dessous on devine l’énorme bloc masqué …A part ceci qui ne concerne que quelques miliers/millions d’euro (je pouffe) il y a le Kazakhgate dont seule la presse belge parle, “nothing” dans la presse française : http://www.dhnet.be/actu/belgique/claude-gueant-vient-dire-sa-verite-sur-le-kazakhgate-590982f8cd700225429815f5 Les journalistes ont surement trop de boulot avec les chiens écrasés pour nous en parler. Les journalistes sont aussi occupés à faire la chasse aux sorcières au profit d’un “parti de la guerre”, alors vous savez les scandales financiers, très peu pour eux : encore une victime de leurs manoeuvres déloyales une élue du FdG désistée car pro-russe, pro-Assad et complotiste bien sur : http://citoyenne.lambda.free.fr/liberte_expression.php …pardon pour le H. S mais là c’est grave quand même ; .https://www.facebook.com/notes/adeline-chenon-ramlat/lettre-ouverte-%C3%A0-lattention-de-jean-luc-melenchon-martine-billard-et-djordje-kuz/1352645634801818/..


    • Cédric Le 19 mai 2017 à 19h35
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      pourquoi voulez-vous que les gens en France se bougent ? arrêtez de croire au grand soir, vous tous ici, les gens ont des crédits !!!


      • Lysbeth Levy Le 20 mai 2017 à 14h34
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        “Les gens ont tous des crédits ”
        bah oui hélas, remarque pertinente, les banques font du bon boulot, voilà comment l’élite peux continuer à se vautrer dans les “affaires”, on met les “gens” sous les dettes comme on endette les états pour les contrôler (FMI) et on les divise sur des sujets divers : écologie ou pas, campagne contre ville, chrétiens contre musulmans, syndiqués contre non syndiqués, les pro-foulards contre les pour, le mariage gay ..etc…Pendant ce temps là l’oligarchie “pille” ces mêmes gens a tous les niveaux. A quand la fin des dettes sans fins ? Des crédits revolving, le surendettement ne met pas les “gens” en situation de se révolter et pourtant c’est la meilleur solution il me semble, on est un peu bloqué là non ?


  12. Julie Le 19 mai 2017 à 09h53
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    Le Monde retombe dans les Fakenews aussi vite qu’il avait essayé de s’en désintoxiquer?
    Titre en une du Monde.fr hier
    “Emmanuel Macron star de fanfictions érotiques”
    Le lecteur pressé avait vite conclu que notre nouveau président, si proche de Giscard par l’âge, par le Ministère des Armées, mais pas que, lisait des Harlequins ou était fan de 50 nuances de gris. Point de tout cela, il s’agit de parodies écrites par des internautes et dont il est le héros.
    Ca commence bien…
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/05/18/emmanuel-macron-star-de-fanfictions-erotiques_5129963_4408996.html


  13. Thierry Le 19 mai 2017 à 10h15
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    Il ne faut pas toujours tirer sur le pianiste.

    Le projet de loi sur la moralisation de la politique sera le premier qui sera présenté au parlement, cet été. Tel qu’on en connait les grandes lignes, ça sera un changement important dans nos pratiques politiques.

    Et il a été porté par Bayrou, qui en a fait la condition de son ralliement à Macron. C’est à son initiative que ce projet sera déposé.

    Donc admettez que les choses sont plus complexes. On peut certes revenir sur des affaires vielles de 20 ans, et des pratiques qui étaient à ce moment là largement répandues (tous les partis faisaient de même). Les journalistes ont couvert plein d’affaires similaires,

    Mais convennez que les choses et les hommes changent, et que Bayrou – contrairement à ses prédécesseurs – peut avoir sincèrement l’objectif de changer les règles du jeux avec la loi dont il est l’initiateur.


    • Le Rouméliote Le 19 mai 2017 à 11h18
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      Mais, comme c’est bizarre, “l’affaire” Fillon datait aussi largement de plus de vingt ans, puisque Pénélope aurait été employée dès les années 1980 ! Mais pas le même traitement médiatique… Oh ! Par exemple !


      • Thierry Le 19 mai 2017 à 12h36
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        Mais Peneloppe était encore attaché parlementaire en 2013. IL n’y a donc pas prescription, et c’est donc légalement réprehensible. C’est pour ça que Fillon est mis en examen, tandis que Bayrou ne peut pas l’être (pas plus que la quasi totailité des élus qui faisaient la même chose à cette époque là.)
        Sans compter que, pour Fillon, il y a d’autres éléments .


        • Le Rouméliote Le 19 mai 2017 à 23h23
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          Il y a contresens sur ma remarque : je ne parlais pas de l’aspect judiciaire (encore qu’il y aurait beaucoup à dire…), mais du traitement médiatique uniquement et là, c’est quand même un ta,tinet disproportionné, non ? C’est un peu plus complexe…


          • Thierry Le 19 mai 2017 à 23h43
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            Mais les 2 aspects sont nécessairement liés. Il y a une hierarchie de l’information, et il est normal que les journalistes traitent d’avantage d’un évenement récent, pouvant conduire à une mise en examen d’un candidat à la république, plustôt qu’un évènement prescrit concernant le chef d’un parti minoritaire, et que faisaient tous les partis à ce moment là.
            En outre les lois sur la régulation de la vie politique ont changée, ainsi que la perception de la société, donc on ne pas juger des évènements d’y il a 20 ans avec la même lecture que pour ceux plus récents.
            Enfin, Fillon a largement contribué à ce traitement médiatique par sa posture et ses erreurs (par exemple concernant ses enfants).


            • Durlouv Le 19 mai 2017 à 23h49
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              Mais maintenant Bayrou est garde des sceaux. Et Fillon n’est ´plus rien’. Par ailleurs c’est Bayrou qui a permis à Macron d’être au second tour …


      • Thierry Le 19 mai 2017 à 12h45
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        Mais le plus important de mon point de vue, c’est qu’aujourd’hui c’est Bayrou qui est en pointe pour faire passer des lois afin de moraliser la vie politique. Ce que proposait Fillon allait beaucoup moins loin.


    • Idomar Yasagof Le 19 mai 2017 à 14h45
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      Pas du tout.
      Il sait bien qu’il tient ici son bâton de maréchal.
      Comme les autres il se complaît à laisser son nom attaché à une réforme populaire.
      Réforme qui ne le concernera plus puisqu’il ne sera plus aux affaires dans peu de temps.
      Ne voyez donc aucune complexité, rien que le comportement banal du politicien : j’en profite et après moi le déluge !


      • Thierry Le 19 mai 2017 à 20h43
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        Qu’est ce qui vous fait penser ça?

        Et même si c’était le cas, tant mieux. La réforme en sera d’autant plus ambitieuse, et ça sera grace à lui qu’on aura progressé dans la moralisation de la vie politique.

        Mais pensez-vous que ça aurait été mieux si Fillon n’avait pas été rattrapé par “les affaires”, et serait probablement à ce jour au pouvoir?

        Quand au ‘j’en profite’, il ne marche pas vraiment pour Macron, qui gagnerait 10 fois plus de fric en tant qu’associé à Rothschild qu’en tant que PR, pour un boulot plus tranquille. Idem pour plusieurs des ministres, qui avaient de jobs bien mieux payés. Les choses sont un peu plus complexes.


    • vinel Le 19 mai 2017 à 21h32
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      Certes,Bayrou peut avoir des intentions fortes visant à moraliser la vie publique.
      Je rappelle que ce n’est pas Bayrou,ministre de la justice, qui décide de tout,qu’une loi est toujours un compromis,que des décrets d’application suivent la loi qui sans eux est inapplicable.
      lors d’un débat télévisé,Corine LEPAGE répondait à un interlocuteur auto satisfait de textes sur l’environnement en préparation sur le point d’être voté:
      “Des lois et décrets, créent dans leur application, des sentiers pour le grand public et un autoroute pour les spécialistes et puissants!”


  14. Sylphe Le 19 mai 2017 à 10h42
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    Merci de publier cela, cher Olivier.
    Médiapert publie un article sur les casseroles des nouveaux élus et nommés, mais rien sur Bayrou………faut le faire!!!!


  15. DUGUESCLIN Le 19 mai 2017 à 10h50
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    L’art de la transparence, préconisée par nos élus administrateurs, c’est de l’être au point de devenir invisible. Passez votre chemin il n’y a rien à voir, puisque nous sommes transparents.


  16. Julie Le 19 mai 2017 à 10h50
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    A lire ici sur un autre sujet concernant aussi les journalistes les réactions des lecteurs abonnés, on voit que la presse française n’a plus aucune crédibilité
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/18/monsieur-le-president-il-n-appartient-pas-a-l-elysee-de-choisir-les-journalistes_5130040_3232.html

    Les grands médias qui viennent pleurnicher parce qu’ils ne seront plus “invités” par la princesse au lieu de couvrir de façon indépendante les événements? Quand de toute façon leur récit quotidien des événements consiste à reprendre la dépêche mot pour mot ou à retransmettre la communication gouvernementale qui leur est arrivée pré-machée, on ne voit pas à quoi sert la gabegie.


    • jim Le 19 mai 2017 à 11h06
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      Que pensez vous de cette proposition sur le journalisme?

      Une des tâches qui reviendra aux futurs créateurs de démocratie, une fois la “république” et es politiciens et ses personnels ayant été “démis” de leurs fonctions comme furent démis les monarques et leurs pathétiques Cours, sera de faire en sorte que le Journalisme échappe à la corporation des “journalistes”.

      La fonction sociale du journalisme est trop importante pour être laissée à une corporation, d’autant plus que celle ci se montre minable et traitre de mille manières.

      Après tout, les compétences pour exercer cette fonction sont très faibles, et possédées par une large proportion de la population française… Proportion qui par exemple serait parfaite poiur “suivre” le président et assister à ses messes où il parle, et poser des vraies questions.


    • jim Le 19 mai 2017 à 11h36
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      Que pensez vous de cette proposition sur le journalisme*?

      Une des tâches qui reviendra aux futurs créateurs de démocratie, une fois la “république” et es politiciens et ses personnels ayant été “démis” de leurs fonctions, sera de faire en sorte que le Journalisme échappe à la corporation des “journalistes”.

      La fonction sociale du journalisme est trop importante pour être laissée à une corporation, d’autant plus que celle ci se montre minable et traitre de mille manières.

      Après tout, les compétences pour exercer cette fonction sont très faibles, et possédées par une large proportion de la population française… Proportion qui par exemple serait parfaite pour “suivre” le président et assister à ses messes où il parle, et poser des vraies questions.

      *grille des diverses fonctions de “journalisme” ici


    • Julie Le 19 mai 2017 à 11h48
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      Panique à bord, ils ne savent plus comment remplir les pages. Comme tout va tellement bien dans le pays, écrire sur l’emploi, les loyers, l’absence de transport ce serait déplacé, surtout avant les légistlatives!
      http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/05/19/l-elysee-assure-qu-il-ne-choisira-pas-les-journalistes_5130396_3236.html
      La pleurnicherie vient du fait que le président n’est pas assez accessible et que l’Elysée a demandé aux rédactions d’envoyer les spécialistes défense pour la visite aux troupes à Gao (par ailleurs, le “succès” de la France au Mali est de plus en plus contesté, qq commentaires rares ici
      https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/armee-francaise-les-opex-ont-elles-fait-leurs-preuves
      (surtout en fin d’émission)
      et ici
      http://mondafrique.com/france-a-perdu-guerre-mali/


  17. s Le 19 mai 2017 à 10h57
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    J’ai mis à 10h les liens de ces articles avec des extraits sur un forum, je viens d’aller regarder les commentaires éventuels, les liens et les extraits ont été effacés…


    • Dominique Le 19 mai 2017 à 19h19
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      « J’ai mis à 10h les liens de ces articles avec des extraits sur un forum »
      Sur quel site SVP ?


  18. Ardéchoix Le 19 mai 2017 à 11h13
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    Vous avez aimé ” mon ennemi, c’est la finance ” vous allez adorer ” mon ami, c’est la transparence”


  19. Fritz Le 19 mai 2017 à 11h22
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    Marianne, Mediapart, Le Canard enchaîné, Europe 1, RMC, l’AFP…

    Les révélations de Nicolas Grégoire ne plaisaient pas aux maîtres du jeu ; elles ont été placées “en attente de modération”, pardon, en attente du deuxième tour de la présidentielle.

    “La dictature, c’est : Ferme ta gueule ! La démocratie, c’est : Cause toujours !”


    • jim Le 19 mai 2017 à 12h25
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      Lisez ce grand classique https://www.amazon.fr/Principes-gouvernement-repr%C3%A9sentatif-Bernard-Manin/dp/2081286181
      et vous n’emploierez plus le mot “démocratie” pour parler de cette forme tellement abatardie de la démocratie qui sévit dans ce pays tout particulièrement.

      Sans compter que depuis que Manin a écrit ce livre, la “République” a décadé à vitesse grand V, et plus aucun des rouages aimportants institutionnalisés, je dis bien plus aucun, est indemne ; c’est en pensant systémique et pa seulement rouages un par un qu’on mesure le niveau de pourrissement de la forme politique actuelle au regard de ce qu’elle prétend être.

      Je précise que je suis attaché aux assemblées légiférant et contrôlant les gouvernements notamment masi pas que, considère la démocratie directe comme une erreur et une fumisterie a-démocratique de facto, et l’anarchie comme un idéal de l’ordre de la lubie dangereuse si appliquée ou du plaisir purement intellectuel de certains étant donné le niveau de développement des consciences humaines


  20. georges glise Le 19 mai 2017 à 12h01
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    merci olivier berruyer d’avoir ainsi publié tous les développements de l’affaire nicolas vs bayrou. une belle démonstration, une de plus! que la presse et les médias français sont aux ordres de l’oligarchie financière qui en a pris possession, et donc aux ordres des grands pontes du cac 40. ces médias ont créé macron, ils le soutiennent à fond la caisse, donc ils soutiennent ses amis et alliés. shakespeare a écrit: il y a quelque chose de pourri au royaume de danemark, feu morvan lebesque, extraordinaire journaliste du canard enchaîné des années 50 aux années 70 pourrait écrire, s’il était encore en vie: tout est pourri dans la monarchie républicaine française, etmême quelque peu le canard!


  21. Louis Robert Le 19 mai 2017 à 12h09
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    Après tant d’années et toutes ces “affaires”, je ne comprends plus ce qu’on attend encore de bon du Pouvoir corrompu et de ses plus fidèles complices. Je ne comprends plus.


  22. Bonsensiste Le 19 mai 2017 à 12h45
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    presque tous pourris !
    Même dans un petit village de cent âme, la pourriture est en haut !
    Le Maire a tenté d’empêcher mon épouse de voter par procuration pour sa fille, après plus de 6 heures de recherche pour finir par obtenir le ministère de l’intérieur qui nous a fixé une heure pour se rendre au bureau de vote qui a été appelé par le ministère pour exiger que le maire la laisse voter !
    Le courrier Picard a écrit un article “sur un têtu ” qui a fini par avoir gain de cause contre un maire Sartkoziste !
    Le maire a lui fait une réponse sur le même journal en déclarant: lui est têtu, moi je suis élu !(il l’a fait imprimer et distribuer dans toutes les boites aux lettres du village , sauf la mienne !
    il a oublié de dire qu’il fait parti des trois dernier de la liste et que celui qui arrivé en tête avec une trentaine de voix de plus que lui a du démissionner!

    Alors dans une grande ville ?? ???????????

    A quand le GRAND ménage, même de manière légale !


  23. Bonsensiste Le 19 mai 2017 à 12h49
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    Mélenchon a eut aussi son petit marmiton, avec histoire de chauffeur du sénat mais qui avait il de vrai ? on n’a pas su grand chose ?
    En fait c’etait un “pion ” utile au jeu d’echec ?


  24. Bonsensiste Le 19 mai 2017 à 13h07
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    En fait, les “Macronard” qui sont loin, même très loin d’être blanc comme la neige qui ne tombe pratiquement jamais sur les latitudes paradisiaques fiscales ont trouvé le ministre de la Justice idéale qui risque les fers si il laisse faire ?


  25. Fox 23 Le 19 mai 2017 à 14h00
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    Bayrou est un tocard encombrant, il a tant retourné sa veste depuis au moins 3 présidents qu’il ne fait pas très crédible.
    Mon petit doigt me dit qu’à l’issue des législatives, et pour rester dans la volonté de gouvernement sans tâche du télévangéliste, il pourrait être débarqué pour mieux régler ses affaires…
    Jusque là ? Ah non, trop besoin de lu pour assurer une majorité si possible absolue !


  26. Nicolas D. Le 19 mai 2017 à 15h51
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    Cette histoire est extraordinaire pour ce qu’elle dit du fonctionnement de la politique (le sorte de coup d’Etat judiciaire pour éliminer le principal adversaire de Macron) et des médias. Or, pour ces derniers, c’est en fait assez complexe. Au niveau des rédac chef, l’info posait un problème car les actionnaires soutenaient tous Macron. Le rédac chef de l’Obs, du Point, de RMC… est payé 15 à 25 000 euros par mois. Il ne va pas prendre un risque, d’autant que généralement, il est pro-Macron.

    Mais au niveau du lampiste (Samuel Laurent, le Désintox de Libé, la fille de l’AFP…), ce n’est pas que ça. Ils sont sincères quand ils disent qu’ils n’avaient pas le temps, que Grégoire ne savait pas s’y prendre, etc. Car la vérité, c’est qu’ils ne savent pas reconnaître une info. Ils suivent l’air du temps et si personne ne prend la responsabilité (or, donc, les rédac chefs bloquaient) de le mettre en Une quelque part, de préférence d’un quotidien national ou du 20 heures, et bien ça n’acquiert pas à leur yeux le statut d’info.

    Cette histoire illustre l’incroyable manipulation à laquelle on vient d’assister sur cette présidentiel. Mais elle confirme aussi (mais en avait-on vraiment besoin) la nullité crasse des journalistes, incapables de comprendre ce qui est important et ce qui ne l’est pas, incapables de juger par eux-mêmes, incapables donc de s’extraire de la masse.


    • jim Le 19 mai 2017 à 16h34
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      Je ne partage pas votre indulgence envers ces serviteurs, dont Samuel Laurent est un archétype, mais la liste est longue notamment dans les cercles des pseudo journalistes.

      Leur fiel, leur acharnement, leur travail qui porte atteinte aux fondamentaux de la société parmis lesquels l’information la diversité des opinions et la libre expression démocratique, leur persistence,
      les honneurs et monnaies trébuchantes qu’ils recoivent en récompense de leurs turpitudes,

      font que je les pense comme Arendt pensait la banalité du mal, pensait ces homme communs, moyens, sans envergure,
      mais serviteurs zélés du contraire de la démocratie.

      Avec ce qui s’ensuit en termes de jugement, de promotion, et d’avenir professionnel notamment!


      • Nicolas D. Le 19 mai 2017 à 17h33
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        Je les traite de nuls. Ce n’est pas si indulgent que ça 🙂

        Les journalistes tels Samuel Laurent n’accèdent pas aux honneurs, ni à l’argent. Le statut social de journaliste est cool, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Leur problème est de vivre avec des œillères. Ils sont de bonnes foi dans leur défense car ils ne voient pas le problème qu’il y a dans le fait d’assassiner Fillon mais d’épargner Bayrou ou Le Maire pour les mêmes turpitudes. Ils vont sincèrement trouver dix raisons (toutes faiblardes, genre Grégoire était désagréable au téléphone, c’était il y a longtemps…) pour lesquelles, ces sujets n’ont rien à voir. Tant que ce n’est pas estampillé “INFORMATION” par un grand journal ou la télé, ils ne savent pas dire si c’en est une ou pas. Je rajouterai que le grand journal ou la télé doivent souvent ajouter “ATTENTION SCANDALE” pour qu’ils sachent qu’il faut attaquer. La capacité d’analyse de beaucoup de journaliste et même leur curiosité est proche de zéro.

        Ils disent qu’ils luttent contre l’information packagée mais la vérité c’est qu’ils ne traitent QUE l’information packagée. Si personne n’a fait l’effort de la packager, ils ne la comprennent pas (sauf qq uns, type le gars du Télégramme). La fille de l’AFP aurait dû se battre à mort pour faire sortir la dépêche et elle y serait parvenu. Mais elle ne voyait pas l’intérêt.


        • jim Le 19 mai 2017 à 17h50
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          Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous venez d’écrire à l’instant.
          Néammoins je vous ramène à mon post précédent et à la référence à Arendt : ces serviteurs zélés et banals et communs ne doivent pas être absous de leur pleine et entière et rémunératrice en honneurs et deniers (j’insiste sur ces points!) collaboration à ce qui mine la démocratie, et les valeurs fondamentales d’une société un peu saine.

          A pouvoir correspond responsabilité 😉

          Qu’ils soient responsabilisés et mis devant leurs actions fielleuses nuisibles et persistantes, en “jugement”!

          Ajoutons à la charge en sus de leur chasse totalitaire à la biodiversité informationnelle que leur travail dans le domaine géopolitique est directement co responsable de millions de morts qui auraient pu et auraient du être évités…


    • Thierry Le 19 mai 2017 à 20h55
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      Certain actionnaires soutenaient aussi Fillon, non?
      Vous auriez préféré qu’il soit élu, comme c’était prévu et annoncé partout?


      • Nicolas D. Le 20 mai 2017 à 11h05
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        Ce n’est pas la question. On ne débat pas idées politiques mais traitement médiatique et judiciaire. Des cas similaires ont été traités très différents pour favoriser un candidat. Et cela tant par la presse que par la justice.

        (Concernant les actionnaires de la presse, pour un Dassault soutenant Fillon, vous avez Drahi, Lagardère, Arnault, Niel, Pigasse, Bergé et Perdriel qui ont pris fait et cause pour Macron. Bouygues, pas de parti pris évident et Pinault non plus. Le service public, caricatural comme à son habitude).


  27. emmanueL Le 19 mai 2017 à 18h10
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    On ne mettra pas cela au même niveau que les fillonades car tout n’est pas fictif, un travail “politique” aura quand même été fourni. Mais ce sont les mêmes types de faits dont sont accusés MLP et le FN par le parlement européen, non ? Tout le monde ne “bénéficie” décidément pas du même traitement médiatique.


  28. ChristineG Le 19 mai 2017 à 19h24
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    Moi, ce qui me fait froid dans le dos, c’est la portée des armes de répression : bidouillage de l’ordinateur avec panne, blocage internet, etc., et “cambriolage” — avertissements dignes de la mafia. S’il insiste, la prochaine fois, “ils” pourraient implanter dans son ordi de la porno avec enfants et zoup!, il n’y a plus qu’à le cueillir.

    Tout ça montre combien la gangrène est profonde, et combien il devient de plus en plus difficile de s’en protéger, sinon de la combattre.

    Surveillés, enregistrés, fichés … Non, nous n’avons plus besoin de chemises brunes.


  29. Aktaro Le 19 mai 2017 à 20h20
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    Bien joué OB et sa team, j’étais étonné que ça soit pas sorti ici 🙂
    Plus que d’accord sur le traitement médiatique qui l’emporte sur le fond en terme d’importance.
    Le deux poids deux mesures aura tellement été flagrant sur cette campagne et sur ce sujet en particulier…il faut voir le bon côté des choses, ils ne font pas dans la dentelle et se décrédibilisent de plus en plus, victoire tactique, défaite stratégique.


  30. P.Lacroix Le 19 mai 2017 à 22h01
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    “les maîtres de l’ argent font voter comme ils sondent ”
    Pas en France. 1975
    Jean Michel Caradec, mort dans un accident de voiture en 1981.


  31. yann35 Le 20 mai 2017 à 09h23
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    Le poisson pourrit toujours par la tête. Proverbe. Le cancer est là, tout le monde le voit, le sait. Après lecture de ces 2 articles, les métastases deviennent plus visibles. Inutile de faire appel à la théorie du complot ou au conspirationnisme, la réalité est bien plus banale. Cela commence par exemple par les parents d’un pote rencontrant le député local pour que leur fils ne fasse pas son service en allemagne (eh oui je suis vieux !), une amie qui possédait un appart’ au Touquet (à 20 ans) pour éviter à son père élu local communiste dans le nord des désagréments avec le fisc (ou son électorat ?), ou une mutation inattendue dont j’ai bénéficié car je “sautais” la belle-fille d’une personnalité locale dès le lendemain de son mariage.
    pourquoi parler de politique quand on devrait plutôt penser ethnologie ?


  32. Florent L. Le 22 mai 2017 à 21h48
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    En ce qui me concerne je retiens surtout cette 2e accusation à l’encontre du Canard Enchaîné que je croyais digne de sa réputation de boîte au lettres, mais manifestement eux aussi trient quelques fois.
    Cela confirme mon inquiétude concernant leur traitement étrangement favorable à macron et leur mépris des petits candidats.
    Pour la première, cherchez sur le site d acrimed les articles concernant ce journal, il m’est inaccessible ce soir pour X raison.


  33. Thierry Le 22 mai 2017 à 22h22
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    Pourquoi Mr Grégoire a attendu 20 ans pour sortir cette affaire et tenter de “changer la politique” ?

    En 20 ans justement,la politique a changé, sans lui, avec pas mal de lois sur le financement des partis et le contrôle des élus. Sans doute pas assez, mais c’est justement Bayrou qui porte la volonté la plus ferme d’aller plus loin.

    Il me semble normal que les journalistes se soient posés ce genre de question, et n’ai pas publié cette info un peu faisandé sans avoir des éléments de réponses.


  34. Opps' Le 23 mai 2017 à 00h39
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    Assez édifiant mais à double ou triple fond !
    On a le coeur ému par cette histoire , et scandalisé par l’attitude de ces médias dont certains en arrivent même par des retournements magiques à faire de notre héros , en fin de compte , “le” coupable …
    … mais l’intervenant juste au dessus de moi , Thierry , n’a peut-être pas tort : pourquoi attendre 20 ans … pourquoi “aujourd’hui je balance” ? On pourrait presque suspecter notre Nicolas d’être animé par le souci d’être le plus malveillant possible au meilleur moment . Sa vérité ne sort pas dans le souci ni de la vérité ni de la justice , mais dans celui de faire un scoop.
    Et Thierry voit bien les choses : depuis 20 ans les choses ont changé, ma brave dame, il y a eu des textes , les mentalité ont évolué , et bref , il y a 20 ans on pouvait tolérer ces agissements . Et surtout , Bayrou à changé et aujourd’hui c’est lui qui porte cette volonté d’assainissement de la façon la plus impitoyable . Un peu comme ce pauvre Cahusac était le mieux placé pour lutter contre les évasions fiscales en tous genres , toutes réflexions faites.

    Et puis il faut bien dire que Bayrou c’était un peu l’ambulance : on n’allait pas distraire l’opinion de l’affaire Pénélope : c’aurait été contre-productif


  35. Opps' Le 23 mai 2017 à 01h08
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    D’ailleurs en fin de compte on peut se demander si ce Nicolas n’a pas été une sorte d’égoïste inconscient : comme s’il avait fallu qu’on s’occupe de ‘son’ scandale à lui.

    L’opinion a des limites : digérer un bon et vrai scandale avec un vrai faux-cul limite ‘tradi’ , se blanchir sur son dos en sus en jouant les redresseurs de torts et d’injustices , en permettant à des millions de personnes d’entretenir leur indignation : c’est du boulot !
    A la limite on peut garder au chaud le cas Bayrou pour s’amuser un peu si d’aventure on s’ennuyait.

    D’ailleurs on a eu chaud , parce qu’il s’est débattu l’apôtre , pour un peu il passait devant Marine . Il a fallu en user des arguments , les battre et les resservir régulièrement aux hésitants de droite , touiller et ratatouiller . Heureusement le bougre s’est emmêlé les pinceaux à diverses reprises, sans parler de la droite , toujours la plus bête du monde.

    Mais bon , on peut lui pardonner à Nicolas car il est du camp des idéalistes naïfs dont on a aussi besoin parfois. Car oui il faut aussi croire à une forme de traitement objectif , mesuré et proportionné, de l’information. Heureusement , à lire les commentaires ci-dessus , on voit qu’il n’est pas le seul : ce ne sont pas des idiots , loin de là, mais des idéalistes ‘utiles’ .
    Nos premiers alliées lorsqu’il s’agit d’enclencher la mayonnaise . On peut donc leur ‘pardonner’, même si au fond , leur indignation tardive montre bien qu’ils n’ont pas saisit le fin du fin de l’affaire.


  36. Opps' Le 23 mai 2017 à 01h19
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    D’ailleurs au fond cette curée contre Môssieur Fillon , même si elle devait se terminer par un non lieu (mais la justice n’osera pas se dédire et se tirer une telle balle dans le pied) a été une sorte d’expression démocratique de par l’ampleur qu’elle a finalement acquise.

    Et ça les journalistes l’ont compris , car ils sont aussi les garants et les acteurs des mouvements démocratiques parfois de façon inconsciente : ils reflètent les mouvements et les exigences de vérité de la population .

    Bien sur leurs justifications face aux impatiences de Nicolas sont emberlificotées mais c’est bien là la preuve de leur profonde honnêteté : ils sentent les exigences de démocratie et s’en font les porteurs et participent ainsi , comme une immense jurisprudence à l’élaboration d’une société plus transparente et égalitaire.


  37. LEBOEUF Le 24 mai 2017 à 19h46
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    Je ne sais pas pourquoi on passe autant de temps à blablater sur tout ça. Tout est pourri. Tout est corrompu. Les politiques continuent à se gaver sur notre dos et nos commentaires doivent bien les faire rigoler, à supposer qu’ils prennent le temps de les lire. Et pendant que nous blablatons, ces messieurs-dames encaissent et profitent.
    Alors soit on défile tous devant l’Elysée et les ministères pour protester, soit on la boucle.
    L’heure est grave, il serait temps d’en prendre la mesure.


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