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11.février.201311.2.2013 // Les Crises

GEAB N°71 : Mars-juin 2013 – Débranchement de l’homme-malade du monde et dernière phase d’impact de la crise systémique globale

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Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

– Communiqué public GEAB N°71 (15 janvier 2013) –

Jusqu’à présent le déroulement de la crise a été fidèlement décrit suivant les cinq phases identifiées par notre équipe dès mai 2006 (GEAB n°5) et complétées en février 2009 (GEAB n°32) : déclenchement, accélération, impact, décantation et dislocation géopolitique globale, les deux dernières étapes se développant simultanément. Dans les derniers numéros et notamment le GEAB n°70 (décembre 2012), nous avons abondamment commenté les processus en cours des deux dernières phases, une décantation d’où émerge péniblement le monde d’après sur les décombres de la dislocation géopolitique mondiale.

Mais nous avions sous-estimé la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans, période durant laquelle tous les acteurs de la crise ont œuvré à un but commun, gagner du temps : les Etats-Unis, en faisant tout pour empêcher l’apparition de solutions alternatives au dollar, malgré la situation catastrophique de tous ses fondamentaux systémiques, pour empêcher ses créanciers de les lâcher (décrédibilisation des autres monnaies y compris désormais le Yen, acharnement contre les tentatives de déconnecter le pétrole du dollar, etc…) ; le reste du monde, en mettant en place d’habiles stratégies consistant à la fois à maintenir son assistance vers les Etats-Unis pour éviter un effondrement brutal dont il serait le premier à souffrir, et à bâtir en même temps des solutions alternatives et de découplage.

En conclusion de cette longue période d’apparente « anesthésie » du système, nous estimons nécessaire d’introduire une sixième phase dans notre description de la crise : la dernière phase d’impact qui interviendra en 2013.

Les Etats-Unis ont certes cru que le reste du monde aurait éternellement intérêt à maintenir l’assistance respiratoire artificielle de son économie mais il est probable qu’ils ne le croient plus aujourd’hui. Quant au reste du monde, les derniers chapitres de la crise US (crise politique majeure, paralysie décisionnelle, évitement de justesse de la falaise fiscale, perspective d’un défaut de paiement en mars, et toujours incapacité à mettre en œuvre la moindre solution structurelle) l’ont convaincu de l’imminence d’un collapsus, et tous les acteurs sont aux aguets du moindre signe de basculement pour se dégager, conscients que ce faisant ils précipiteront l’effondrement final.

Notre équipe estime que dans le contexte des tensions extrêmes induites par le prochain rehaussement du plafond de la dette américaine en mars 2013, tensions à la fois politiques internes et financières mondiales, les signes ne manqueront pas pour provoquer la disparition des derniers acheteurs de bons du trésor américain, disparition que la Fed ne sera plus en mesure de compenser, résultant en une augmentation des taux d’intérêts qui propulsera l’endettement américain à des niveaux astronomiques, ne laissant plus aucun espoir d’être jamais remboursés aux créanciers qui préfèreront jeter l’éponge et laisser le dollar s’effondrer… effondrement du dollar qui correspondra de facto à la première vraie solution, douloureuse certes mais réelle, à l’endettement américain.

C’est pour cette raison aussi que notre équipe anticipe que 2013, An 1 du Monde d’Après, verra se mettre en place cette « apuration » des comptes américains et mondiaux. Tous les acteurs tendent vers cette étape dont les conséquences sont très difficiles à prédire mais qui est aussi une incontournable solution à la crise compte tenu de l’impossibilité structurelle des Etats-Unis à mettre en place de vraies stratégies de désendettement.

Mais afin de prendre la mesure des causes et des conséquences de cette dernière phase d’impact, revenons sur les raisons pour lesquelles le système a tenu si longtemps. Notre équipe analysera ensuite les raisons pour lesquelles le choc aura lieu en 2013.

Gagner du temps : Quand le monde en est à se réjouir du statu-quo américain

Depuis 2009 et les mesures temporaires pour sauver l’économie mondiale, le monde s’attend au fameux « double dip », la rechute, car la situation continue de s’empirer de jour en jour pour les États-Unis : dette publique vertigineuse, chômage et pauvreté de masse, paralysie politique, perte d’influence, etc. Pourtant, cette rechute n’arrive toujours pas. Certes, les « mesures exceptionnelles » d’aide à l’économie (taux d’intérêt au plus bas, dépense publique, rachat de dette, etc.) sont toujours en vigueur. Mais contre toute attente et à l’encontre de tout jugement objectif et rationnel, les marchés semblent toujours faire confiance aux États-Unis. En réalité, le système ne tient plus sur la confiance mais sur le calcul du meilleur moment pour se dégager et les moyens de tenir jusque-là.

Fini le temps où la Chine défiait les États-Unis de faire un second tour de quantitative easing (1) : le monde semble s’accommoder du fait que ce pays creuse encore sa dette et s’oriente inéluctablement vers le défaut de paiement, pourvu qu’il soit debout et ne fasse pas encore trop de vague. Pourquoi les autres pays ne pressent-ils pas les États-Unis à réduire leur déficit, mais au contraire se réjouissent (2) lorsque l’accord sur la fiscal cliff maintient le statu-quo ? Pourtant personne n’est dupe, la situation ne peut pas durer éternellement, et le problème central de l’économie mondiale est bien les États-Unis et leur dollar (3).

La dette publique de différents pays en nombre de mois de recettes publiques (4) - Source : LEAP / European Commission, ONS, FRB

La dette publique de différents pays en nombre de mois de recettes publiques (4)
Source : LEAP / European Commission, ONS, FRB

 

Selon l’équipe de LEAP/E2020, les différents acteurs cherchent à gagner du temps. Pour les marchés, il s’agit de profiter au maximum des largesses de la Fed et du gouvernement américain afin de faire des profits faciles ; pour les pays étrangers, il s’agit de découpler au maximum leurs économies de celle des États-Unis afin de pouvoir se mettre à l’abri au moment du choc à venir. C’est ainsi par exemple que l’Euroland en profite pour se renforcer et que la Chine en profite pour écouler ses dollars dans des infrastructures étrangères (5) qui vaudront toujours mieux que des billets verts lorsque le dollar sera à terre.

Accélération du tempo et accumulation des défis

Mais cette période de mansuétude complice touche à sa fin à cause de pressions intenses. Il est intéressant de remarquer que les pressions ne viennent pas vraiment de l’étranger, confirmant notre analyse ci-dessus ; celles-ci sont plutôt de deux natures, internes et financiaro-économiques.

D’une part, c’est la bataille politique interne qui menace le château de cartes. Si Obama semble traverser une période de grâce politique face à un camp républicain en apparence dompté, la bataille reprendra plus violente que jamais à partir de mars. En effet, si les représentants républicains seront sans doute obligés de voter l’augmentation du plafond de la dette, ils feront payer cher à Obama cette « capitulation », en cela poussés par leur base électorale dont une moitié souhaite en fait un défaut de paiement américain considéré par eux comme la seule solution pour se libérer de l’endettement pathologique du pays (6). Les républicains comptent donc en découdre sur les nombreux dossiers et défis qui s’annoncent : du côté social, régulation des armes à feu (7), remise à plat de l’immigration et légalisation de 11 millions d’immigrés illégaux (8), réforme du système de santé, et plus généralement questionnement du rôle de l’État fédéral ; du côté économique, baisse des dépenses, règlement de la dette (9), fiscal cliff « reloaded » (10), etc… Tous ces dossiers sont au programme des quelques mois qui viennent et le moindre accroc peut s’avérer fatal. Étant donné la pugnacité des républicains et plus encore de leur base, c’est plutôt l’espoir qu’il n’y ait pas d’accroc qui relève de l’utopie.

D’autre part, ce sont les marchés internationaux, Wall Street en tête, qui menacent de ne pas renouveler leur confiance dans l’économie américaine. Depuis l’ouragan Sandy et surtout depuis l’épisode de la fiscal cliff qui n’a réglé aucun problème, les analyses pessimistes et les doutes se font de plus en plus forts (11). Il faut garder à l’esprit que les marchés boursiers sont apatrides et, même domiciliés à New York, n’ont qu’un seul but, le profit. En 2013, le monde est suffisamment vaste pour que les investisseurs et leurs capitaux, telle une volée de moineaux, s’échappent vers d’autres cieux à la moindre alerte (12).

Alors que l’accord sur le plafond de la dette en 2011 réglait la question pour 18 mois (13), celui sur la fiscal cliff ne reporte le problème que de 2 mois. Alors qu’on a senti les effets de QE1 pendant un an, QE3 n’a eu d’effet que quelques semaines (14). Avec en outre l’agenda chargé des négociations à venir, on le voit, le tempo accélère significativement, signe que le précipice approche et la nervosité des acteurs avec.

Performance du S&P500 lors des différentes opérations de quantitative easing - Source : ZeroHedge/SocGen

Performance du S&P500 lors des différentes opérations de quantitative easing
Source : ZeroHedge/SocGen

 

Mars-juin 2013, tension extrême : la moindre étincelle met le feu aux poudres
Outre ces défis américains, le monde entier a également de nombreuses épreuves à traverser. Là encore, ce sont avant tout des défis économiques. Ce sont notamment le Japon et le Royaume-Uni, éléments clés de la sphère d’influence américaine, qui luttent pour leur survie, tous deux en récession, avec des dettes insoutenables, une épargne des ménages au plancher et sans perspective de solution à court terme. Nous examinerons en détail ces deux pays dans la suite. Mais c’est également une économie brésilienne au ralenti (15), des taux d’inflation difficiles à gérer dans les puissances émergentes, le dégonflement de la bulle immobilière au Canada, en Chine et en Europe (16), etc…

Les défis sont également d’ordre géopolitique : pour ne citer que trois exemples, les conflits africains au nombre desquels bien sûr l’intervention de la France au Mali, les conflits et la confrontation indirecte des puissances au Moyen-Orient autour de la Syrie, d’Israël et de l’Iran, ainsi que les tensions territoriales autour de la Chine que nous examinerons lors de notre analyse du Japon ci-après.

Tous ces facteurs, économiques, géopolitiques, américains, mondiaux, convergent vers le même moment : le deuxième trimestre 2013. Notre équipe a identifié la période allant de mars à juin 2013 comme étant explosive, à l’issue notamment des négociations aux États-Unis sur le plafond de la dette et sur la fiscal cliff. La moindre étincelle mettra le feu aux poudres, enclenchant la seconde phase d’impact de la crise systémique globale. Et des occasions de faire des étincelles, on l’a vu, il y en a beaucoup.

Quels sont alors les conséquences et le calendrier de cette seconde phase d’impact ? Sur les marchés d’abord, une chute significative s’étalera jusqu’à fin 2013. Les économies étant toutes interconnectées, l’impact va se propager à la planète entière et entraîner l’économie mondiale en récession. Néanmoins, grâce au découplage des autres pays que nous mentionnions précédemment, tous les pays ne seront pas affectés de la même manière. Car, bien plus qu’en 2008, des opportunités existent pour les capitaux en Asie, en Europe, en Amérique Latine, notamment. Outre les États-Unis, les pays les plus touchés seront donc ceux de la sphère américaine, à savoir Royaume-Uni et Japon principalement. Et, tandis que ces pays se débattront encore en 2014 avec les conséquences sociales et politiques de l’impact, les autres régions, BRICS et Euroland en tête, verront enfin la sortie du tunnel à cette époque-là.

Afin de comprendre la formation de cette seconde phase d’impact, nous étudions dans la suite les « tendances suicidaires » des quatre puissances du monde d’avant : États-Unis, Royaume-Uni, Japon et Israël. Puis nous présenterons les traditionnels « up&down » du mois de janvier, tendances montantes et descendantes pour l’année 2013, servant également de recommandations pour cette nouvelle année. Enfin, comme chaque mois, nos lecteurs retrouveront aussi le GlobalEuromètre.

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Notes:
(1) On se rafraîchira la mémoire ici (Wall Street Journal, 18/10/2010) ou (US News, 29/10/2010).

(2) « Soulagement après l’épilogue heureux du fiscal cliff » titre ForexPros.fr (02/01/2013), « Relief at fiscal cliff crisis deal » titre la BBC (03/01/2013)…

(3) Comme identifié par LEAP/E2020 depuis 2006 dès le GEAB n°2.

(4) Le renflouement public des banques est compté dans la dette du Royaume-Uni.

(5) Les Chinois étant très actifs dans ce domaine, on en a de nombreux exemples comme le port du Pirée en Grèce, l’aéroport d’Heathrow au Royaume-Uni, en Afrique, mais aussi rachat de fleurons industriels (Volvo par exemple), etc. Voir par exemple Emerging Money (China to invest in Western infrastructure, 28/11/2011).

(6) Lire par exemple ZeroHedge, 14/01/2013.

(7) Source : Fox News, 30/12/2012.

(8) Source : New York Times, 12/01/2013.

(9) Source : New York Times, 15/01/2013.

(10) Le débat sur les coupes budgétaires est simplement repoussé de deux mois. Source : New Statesman, 02/01/2013.

(11) Comme ici (CNBC, 11/01/2013), là (MarketWatch, 14/01/2013) ou là (CNBC, 08/01/2013).

(12) Les États-Unis vont à leur tour goûter à l’ironie de l’Histoire : la dérégulation et la globalisation des marchés financiers qu’ils ont tant promues vont se retourner dramatiquement contre eux.

(13) C’est aussi à ce moment que les coupes automatiques au 01/01/2013 ont été actées pour forcer un accord bipartisan. Source : CNN Money (02/08/2011) ou Wikipédia.

(14) Pour un rappel sur ces opérations de quantitative easing, on pourra se référer à BankRate.com, Financial crisis timeline.

(15) Source : Les Échos, 05/12/2012.

(16) Voir les GEAB précédents.


Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

142 réactions et commentaires

  • BA // 11.02.2013 à 05h35

    Je suis très impatient de lire le prochain bulletin du GEAB !

    Dans le prochain bulletin du GEAB, ce sera – comme d’habitude – une analyse triomphale sur le magnifique sommet européen du vendredi 8 février 2013 !

    Les bisounours fédéralistes du GEAB nous expliqueront – comme d’habitude – que le sommet européen du vendredi 8 février 2013 est un grand pas en avant vers l’unification de l’Europe !

    D’ailleurs, c’est bien simple, les bisounours fédéralistes du GEAB écrivent TOUJOURS que chaque sommet européen est TOUJOURS un progrès pour l’unification de l’Europe !

    En réalité, les bisounours fédéralistes du GEAB prennent leurs rêves pour la réalité.

    Comme d’habitude.

    En réalité, les grands vainqueurs du sommet européen de vendredi sont les pays suivants : Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni.

    En septembre 2011, il y a eu une information importante :

    11 septembre 2011 :

    Budget de l’UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.

    Neuf pays européens, dont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lundi à la Commission que sa proposition de futur budget de l’UE (2014-20) est trop élevée face au contexte de rigueur généralisée, selon des sources diplomatiques.

    « La proposition de la Commission européenne est trop élevée. Les hausses de dépenses du prochain cadre multiannuel sont nettement excessives par rapport à ce qui est requis pour une stabilisation du budget européen », indique un projet de déclaration conjointe obtenu l’AFP, qui doit être rendu public lundi.

    Les ministres des Affaires européennes d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, de France, d’Italie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approuver ce document lors d’une rencontre lundi à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homologues de l’ensemble de l’UE.

    http://www.20minutes.fr/economie/784994-budget-ue-neuf-pays-entament-bras-fer-contre-bruxelles

    Mais ça, c’était en septembre 2011.

    Ensuite, il y a eu mai 2012, l’élection de François Hollande. Et la France a changé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des Etats européens favorables à une augmentation du budget européen.

    Enfin, il y a eu le vendredi 8 février 2013 : les chefs d’Etats et de gouvernements d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.

    Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen.

    Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.

    Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne. Je dis bien : 1 % du PIB !

    Pire : le budget de l’Union Européenne sera … en baisse de 3 % par rapport à la période 2007-2013 !

    Et il reste des bisounours qui croient encore à « l’Europe fédérale » ?

    Et les bisounours du GEAB croient encore à « l’Europe fédérale » ?

    J’éclate de rire !

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  • Totor // 11.02.2013 à 06h57

    Ben moi j’éclate pas de rire, je suis très curieux. Évidemment je ne peux que constater la débandade européenne que j’interprète d’ailleurs comme une manière pour l’Allemagne de pousser des « partenaires » dans l’impasse afin d’éviter de prendre des décisions elle même et d’être accusée d’être la fossoyeur de l’Europe. Cela mis à part, il se peut que le geab est raison et que devant un defaut du dollar plus brutal que prévu et un conflit démarrant entre le Japon et la Chine, l’Europe devienne par la force des choses une sorte de Suisse mondiale et que la gravité des événements dans le reste du globe la force à s’entendre et a négocier de véritables accords ( ie retour aux monnaies nationales + euro monnaie commune ou accord de compétitivité sérieux avec obligation de convergence aussi imposée aux pays du nord via la diminution de leur productivité). On verra bien si l’organisation de Bruxelles remet les pieds sur terre devant l’adversité d’un monde en conflit…

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    • Eva Green // 11.02.2013 à 14h33

      Oui, il y a sans doute un jeu de billard à plusieurs bandes de la part de nos chers amis allemands.
      – Continuer à tirer profit au maximum de la position avantageuse de la RFA et de ses satellites, dans la phase historique actuelle, jusqu’à ce que la corde casse, et c’est une sérieuse probabilité (entre nord-zone et sud-zone)
      – mais en faisant porter le chapeau politique du clash à la zone-sud, et pourquoi pas à ces incorrigibles français.

      Je n’affirme rien pour la majorité des élus allemands. Un nombre impressionnant des citoyens que je connais sont dans cet état d’esprit.
      Très inquiétant.

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    • Deres // 11.02.2013 à 15h17

      Ce n’est pas différent de 1914 ou 1939. Par traité de sécurité mutuelle (traité de San Francisco 1951, actualisé en 1960, mis à jour en 1978 et ré-affirmé publiquement en 1996) les USA rentrerait en guerre automatiquement contre la Chine en cas d’agression de celle-ci contre le Japon. Après cela, en cas d’attaque contre les américains par les chinois, tous les pays de l’OTAN, c’est à dire a peu près toute l’Europe serait automatiquement en guerre avec la Chine. Les traités d’assistance mutuelle sont un moyen efficaces d’intimider les agresseurs mais en cas de déclenchement, ils mènent rapidement à des guerres mondiales …

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    • Deres // 11.02.2013 à 15h21

      Les allemands ne veulent pas la fin de l’Europe. Ils veulent que l’Europe se fasse à leur manière. les européens ont beaucoup de points communs mais leur culture politique est très différente. Un seul exemple: l’importance des régions en Europe. Cette notion est très forte en Allemagne (länder) et dans d’autres pays d’Europe mais pas du tout en France par exemple. Pourtant, c’est une notion centrale de l’Europe actuelle …

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      • Eva Green // 11.02.2013 à 16h52

        Nous sommes parfaitement en accord.
        La République « fédérale », j’insiste exprès sur fédérale, ne veut pas la fin de l’Europe.

        – elle veut,d’abord, à tout prix ,la conservation du lien trans-Atlantique (Cf le vote d’un préambule au Traité de Pais en 1963…qui a fait comprendre à De Gaulle que l’Europe avec l’Allemagne ne serait jamais « européenne » mais toujours une fifille de l’Otan et des States ), car ce lien lui assure le confort d’une défense s’en avoir à en payer le prix et surtout sans l’horreur d’une défense authentiquement continentale sous tutelle… nucléaire française,

        – elle se contenterait, géographiquement, d’une version consolidée de l’Europe « au centre », dont elle serait le centre du centre. Avec les clients et partenaires historiques habituels.

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  • edouard // 11.02.2013 à 07h25

    Moi je ne lis plus le GEAB depuis quelques mois. Ils sont à côté de la plaque et se sont bien plantés sur leurs dernières prévisions sans vraiment le reconnaitre. Ca fait un an qu’ils nous promettent chaque mois l’effondrement des Etats-Unis et du Royaume Uni.

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    • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2013 à 08h34

      J’étais abonné en 2009 et le GEAB annonçait déjà la chute du Royaume Uni, leur bête noire. Leur acharnement contre les Anglo-saxons nuit, évidemment, à la crédibilité de leurs analyses.

      Cependant, ils ont raison de noter le calme plat actuel de la crise systémique. C’est sans doute le calme avant la tempête, car les indicateurs ne se sont guère amélioré depuis 2011, seule l’augmentation de liquidités par les banques centrales ont permis de reculer l’échéance, dans l’espoir que les banques en profiteraient pour se refaire une santé. Et c’est vrai qu’elles vont un peu moins mal aujourd’hui en ayant renforcé leur solvabilité. Mais le problème de la dette reste, lui, identique, et c’est même agravé.

      En fait, je crois que ce sont les marchés qui déclencheront la panique, lorsqu’ils considèreront qu’il n’y a plus rien à gagner à Wall Street, et qu’ils investiront massivement dans les économies asiatiques. Lez tableai ci-dessus des performances du SP 500, lors de chaque QE, est, à ce titre, intéressant. Il montre que les QE ne leur rapportent plus grand chose, et donc, que la bascule vers l’Asie est proche.

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      • step // 11.02.2013 à 13h54

        « Mais nous avions sous-estimé la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans » [..] « 2013, An1 », allez je lève le gant, l’an 1 arrivera mais il ne sera pas en 2013.
        Il n’y aura pas de déclassement US sans que géopolitiquement et militairement, il soit bien plus affaibli que cela. Le fruit n’est pas mûr, n’en déplaise au GEAB. Le plafond sera relevé in extremis, la bourse fetera la nouvelle et nous arriverons à la fin de l’année, en ce disant que l’année suivante, on fait pareil. Un jour cela ne marchera pas, bien malin est celui qui peut prédire lequel, mais on avant un défaut toujours une période de panique politique et socio-économique qui n’est pas encore venue.

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      • Damien D. // 11.02.2013 à 17h17

        En effet le graphique sur les Quantitative Easing est parlant!

        J’ai rencontré un « gars de la finance » à New York qui disait « ça ne va pas durer, on va bientôt tous perdre notre job, mais on espère que ça sera après la période des bonus ». C’était en Décembre 2011… Comme le GEAB, je pense que « les marchés » savent très bien ce qu’ils font et que le double-dip, inévitable, approche sérieusement. Cependant il n’y a pas d’eldorado et je me demande où les capitaux vont partir (où en Asie?). S’il y avait une solution « magique » ils seraient déjà partis…

        Pour ce qui est du pronostic GEAB et du quand – c’est quasi impossible à prédire! Peut-être que M .Obama et son administration va réussir à gagner du temps, à coût de QE et d’une série de « fiscal cliff » et de compromis douloureux au Congrès, jusqu’aux prochains « midterm » (Nov. 2014) Il pourra toujours déclencher une petite dernière guerre ingagnable à l’approche des élections (Syrie? Iran? Ou peut-être simplement un petit pays d’Afrique…)
        Une petite guerre de trop, qui déclenchera le déclin et la récession. On va dire 2015, au plus tard – c’est mon pronostic « à la » GEAB 🙂

        Pour ce qui est de l’europ-timisme du GEAB… Je ne sais tout simplement pas dans quel monde ils vivent!

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  • fabien775 // 11.02.2013 à 07h40

    Comme tout va mal un peu partout, dans combien de temps tout ça va exploser? Ce serait peut-être mieux qu’une mort lente à petit feu!

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  • Galuel // 11.02.2013 à 07h45

    A propos de lire des « visions très différentes pour aiguiser l’esprit » il serait temps de s’intéresser ici à l’initiative citoyenne Européenne du Revenu de Base qui vient d’être validée par la Commission.

    http://revenudebase.info/2013/01/feu-vert-initiative-citoyenne-europeenne/

    « Monnaie Libre » y a consacré un podcast http://monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n20-un-revenu-de-base-europeen/

    Les producteurs de valeurs libres attendent depuis trop de siècles déjà que leurs valeurs ajoutées libres de contraintes leur soient reconnues par la dimension monétaire, ce qui ne peut fonctionner dans une monnaie basée sur les objets et pas sur les hommes eux-mêmes. D’où le lien immédiat entre un système monétaire à Revenu de Base (un système monétaire symétrique) et l’économie du logiciel libre par exemple (comme ce blog le réalise !). Là aussi un podcast pour étudier la création de valeurs libres et l’absence de retour sur investissement qui ne peut-être que global pour des valeurs dont la nature même est globale http://monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n27-economie-logiciels-libres-et-monnaie/

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    • jducac // 11.02.2013 à 14h04

      @ Galuel Le 11 février 2013 à 07h45

      Les producteurs de valeurs libres attendent depuis trop de siècles déjà que leurs valeurs ajoutées libres de contraintes leur soient reconnues par la dimension monétaire, ce qui ne peut fonctionner dans une monnaie basée sur les objets et pas sur les hommes eux-mêmes.

      C’est beau et bon de rêver, à condition d’avoir bien conscience du problème de fond à résoudre. Ce problème, même s’il peine à être perçu et exprimé très clairement amène à une question de survie. C’est dire qu’il est d’une extrême importance, puisqu’il est à la bascule entre la vie et la mort.

      Comment faire faire survivre, chez-nous, un certain niveau de vie à la mode Occidentale, vers lequel aspirent de plus en plus de populations moins développées qui en étaient privées jusqu’alors ?

      Comment faire survivre l’espèce humaine en progression croissante, alors que son espace vital est limité à la dimension terrestre ?

      Comment faire survivre, par exemple en France, un système de protection sociale devenant trop coûteux quand l’activité conduite sur le territoire national ne permet plus de le pérenniser en entraînant les fermetures d’unités de production dont il s’alimentait ?

      Le problème se pose d’abord au niveau de la structure globale de notre communauté humaine. Il se fait sentir ensuite en se répercutant de proche en proche dans toutes les sous-structures que constituent les grandes zones économiques, Etats, communautés territoriales, régionales, départementales, communales, familiales, pour atteindre en final les structures individuelles, elles mêmes constituées d’une myriade de cellules vivantes individuelles, mais liées et condamnées à vivre ensemble, dans chacun de nos corps.

      C’est un processus de désintégration faisant passer à l’état de poussière et de mort, des organisations conçues pour vivre mais devenues sans intérêt. Elles deviennent sans intérêt à la fois pour ceux qui les avaient fait naître mais aussi pour ceux qui les faisaient vivre jusqu’alors, mais qui, pour survivre eux-mêmes préfèrent les abandonner à leur triste sort.

      Parler de valeur libre reconnue, de revenu de base et de monnaies libres, ne semble pas relever d’une analyse globale du problème à résoudre au niveau de l’humanité entière. Cela semble résulter de l’expression de désirs à courte portée, bien plus que de la recherche d’une solution logiquement construite pour résoudre le problème fondamental de survie de l’espèce humaine.

      L’expression « valeurs ajoutées libres de contraintes » semble ignorer que la vie est contrainte de s’alimenter en énergie pour exister. C’est la contrainte majeure à laquelle l’humanité doit faire face, c’est à elle qu’il faut s’atteler d’urgence.

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  • Fabrice // 11.02.2013 à 09h27

    quand on voit que James Cameron est le gagnant toute catégorie du dernier sommet pour le budget européen et son rapprochement avec Angela Merkel et l’attitude de François Hollande qui aurait pu faire preuve d’autorité s’est couché en comptant que le parlement européen fasse le travail à sa place en rejetant le nouveau budget.

    En y réfléchissant je me demande si il ne fait pas de même avec la réforme bancaire en comptant sur la réforme européenne (qui pourtant à du plomb dans l’aile) une forme de courage fuyons.

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    • Titi91 // 11.02.2013 à 10h27

      On remerciera David Cameron, le résidant du 10 downing street, qui étant un grand fan des films de James Cameron, a décidé de jouer le Terminator de l’UE, pour éviter une chute dans les Abyss, à la manière de Titanic. L’UE n’étant qu’ un Avatar des USA, vu l’état de décomposition avancé de l’original, que va-t-il se passer ?

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      • Fabrice // 11.02.2013 à 13h08

        😆 oui bon allez je ne suis pas le seul à les confondre et je préfère me rappeler de celui-ci que David Cameron 😆 😉

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    • TZYACK // 11.02.2013 à 16h28

      Sous son air débonnaire et souriant, FH cache un habile stratège qui sait que temps et patience valent plus que force et rage

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  • Jacques Coeur // 11.02.2013 à 09h49

    Les graphiques sont très explicites.

    Pour rembourser la dette il faudra 2 ans de budget pour la France, l’Allemagne et l’Espagne, 3 ans pour le RU et les EUA, 7 années pour le Japon.
    Que ces pays ne pouvaient pas rembourser leur dettes nous le savions déjà, mais là c’est très visuel.

    Le deuxième graphique est encore plus parlant sur les effets de moins en moins probants et de plus en plus éphémères des actions de la FED. Nous voyons clairement que les tentatives pour éviter le désastre se suivent à un rythme de plus en plus rapide pour de moins en moins d’effet. Il est facile d’en tirer la conclusion : la chute est pour bientôt.

    Quant au GEAB, il faut un peu de temps pour comprendre où sont ses limites. Quand je l’ai découvert en 2007, je me suis senti moins seul devant des prévisions économiques qui étaient occultées par nos MMS. Mais au fur et à mesure du temps on se rend mieux compte de la ligne éditoriale ; il s’agit de décrire une maladie dégénérative et dans le même temps de nous vendre le médicament : l’UE.
    Mais jusqu’à présent GEAB n’a jamais mis en avant les liens qui existaient entre cette UE et nos malheurs.
    Bref, une énième boutique au service de Bruxelles.

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    • Deres // 11.02.2013 à 15h40

      Le graphique exprimant la dette en mois de recette me semble trompeur … Attention au fait que les taux de prélèvement sont très différents entre les pays. C’est pour cela que l’on exprime généralement la dette en % de PIB. Avec ses taux de prélèvement aux taquets et les dernières hausse de FH (46.5% prévu en 2013 !), la France n’a plus la liberté de s’en sortir par une hausse des prélèvements … En 2012, nous atteignons 90% de dettes avec 4.5% de déficit et 45% de prélèvements alors que l’Allemagne se stabilise à 80% sans déficit et 36% de prélèvements ! On voit donc bien que l’Allemagne pourrait facilement faire diminuer sa dette à marche forcée si nécessaire. En 2013 d’ailleurs, il est encore prévu 3% de déficit malgré l’augmentation de 1.5% du prélèvement. Où sont les économies, la diminution du déficit provenant exclusivement de la hausse des prélèvements, ce qui est clair arithmétiquement ?

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  • Vince // 11.02.2013 à 09h59

    Un peu en marge du sujet mais bon… quoi que :
    Personnellement, j’ai beaucoup de difficultés à appréhender les « problèmes » de l’Europe ?! Je ne comprends pas ce qui accroche …ou peut-être que je comprends trop bien !??

    Le RU ou les USA ont des problèmes de fond autant économiques que sociaux, directement induits par le système qu’ils ont choisi et développé (et tenté d’imposer au monde mais c’est une autre histoire et d’ailleurs également une des raisons de leur déclin que de ne pas y être parvenu).
    Le problème de ces pays est un problème de « conception » à la base dans la mesure où ce système ne peut fonctionner que dans des conditions précises, particulières autant en interne que vis à vis du reste du monde et uniquement si le reste du monde se prête au jeu de ce système.
    Ces conditions ont commencé a s’estomper dans les années 90 pour disparaître totalement aujourd’hui.

    Je pense que l’unique « erreur » du GEAB est d’avoir voulu (et continuer à vouloir) donner un timing. Ces pays avaient malgré tout emmagasiné un gros potentiel d’influence et de position dominante dans certains secteurs, pour pouvoir estimer à quel moment le basculement surviendra et avec quelle inertie (rapidement ou plus progressivement).
    C’est d’autant plus vrai que, pendant un temps du moins, pour éviter un tsunami mondialisé, le reste du monde a du (contre sa volonté, sans doute) plus ou moins accepter de supporter une partie du poids de la vague pour amortir le choc.

    En Europe, les problèmes que l’on met en avant ne sont pas des problèmes de fond. Ce sont des problèmes de purs lobbying. Ce sont des problèmes issus de décisions politiques qui font parti de ce « scénario », justement lui même en partie, destiné à amortir le choc en question.

    Le ressentiment général, les inquiétudes, les peurs, la dégradation généralisé et constante depuis 10 ans des conditions sociales, la baisse du niveau de vie, etc… en Europe (hors RU) n’ont absolument rien à voir avec ceux que vivent la population des USA.
    (le RU, je n’affirme rien car je ne connais pas mais je pense que c’est voisin puisque le système est le même …bien que mieux amorti par une « 1/2 appartenance » à l’Europe).

    Pour moi et pour donner une image, l’Europe est comme un autocar pris dans un énorme carambolage mais qui n’a pas été touché par les autres véhicules. Les autocars de tête, par contre, ont été fortement accidentés et irréparables.

    Bien sûr, le coup de frein a donné des sueurs froides. Il a même occasionné des blessures à certains occupants …surtout ceux qui avaient une ceinture de sécurité mal bouclée …mais l’autocar est en état de rouler et la majorité des occupants est indemne.
    Une fois que les autocars responsables du carambolage, détruits dans la collision, auront été dégagés de la route, les autres la reprendront normalement. Ils pourront alors aller faire soigner les blessés.

    Je pense que le soucis n°1 en Europe est de ne pas voir (et ne jamais avoir vu) se qu’il se passe dans les autocars de tête autant au niveau mécanique que humain.
    C’est bien logique et humain d’ailleurs : Quand on a un accident, on pense rarement à se préoccuper de la voiture « adverse ». On pense plus à sa propre personne et à sa propre voiture.

    A partir de là, comment, si on a jamais été dans un des autocars de tête, vouloir comparer en pensant être impartial et penser détenir une certaine « vérité » sur les causes de l’accident et les dégâts présents ou à venir ?

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  • Titi91 // 11.02.2013 à 10h41

    Tous les pays occidentaux importants (USA, GB, France, Allemagne, Italie) et Japon sont surendettés. Après, on peut dire lui c’est à 300%, celui là à 200%, etc… Ça ne change rien au fait qu’aucun ne peut rembourser. Du moins pour moi.
    Quant à leur euro béatitude , ils préconisent une UE fédérale, des États Unis d’Europe… sur le modèle américain, qu’ils ne cessent de vouer aux gémonies. Où est la logique ?

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    • Alex Hanin // 11.02.2013 à 12h53

      Techniquement, tous les pays possédant leur propre monnaie peuvent rembourser leur dette instantanément. Les QE (que je n’approuve pas) des USA et du RU le prouvent d’ailleurs de manière détournée. La controverse des « platinum coins » aux USA, qui a mis en rage ceux qui estiment que la seule vraie monnaie est l’or dont Dieu a savamment farci la Terre, est un autre exemple du faux problème de la faillite des Etats.

      Evidemment, aucun ne peut rembourser sa dette par la génération de surplus budgétaires. Ce serait d’ailleurs complètement idiot, puisque l’ensemble de la monnaie serait détruite. Que ceux qui aiment le troc lèvent la main.

      Je ne pense pas que ce soit le fédéralisme américain que le GEAB voue aux gémonies. N’empêche que pour un groupe extralucide, leur promotion continue de l’Europe est un peu gênante.

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      • Fabrice // 11.02.2013 à 13h21

        Personnellement qu’il soient pro-européen ne me choque pas mais ce que je leur reproche c’est que cela vire à la propagande non constructive, alors qu’avec leur talent réel à analyser la crise ils pourraient apporter une critique constructive.

        Je ne leur demande pas de basculer dans europhobie, qui est aussi abscons, mais lucide pour apporter leur pierre à une édification plus solide alors que là ils font dans la méthode Coué à la façon Dany Boon ce qui les décrédibilise (en bref un beau gâchis).

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      • Vince // 11.02.2013 à 14h17

        Dommage que le Zimbabwe n’y ai pas pensé …ou l’Argentine….ou Weimar ….ou n’importe quel pays, tant qu’à faire : pourquoi attendre le déluge avant d’ouvrir le parapluie !

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  • Patrick Luder // 11.02.2013 à 11h05

    Anticiper l’imprévisible … est un exercice périlleux ou ludique !

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    • Eva Green // 11.02.2013 à 15h15

      « La prédiction est un exercice très compliqué, spécialement lorsqu’elle concerne le futur ».
      Niels Bohr. (P.N. 1922)

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  • Alex Hanin // 11.02.2013 à 11h26

    « les signes ne manqueront pas pour provoquer la disparition des derniers acheteurs de bons du trésor américain, disparition que la Fed ne sera plus en mesure de compenser, résultant en une augmentation des taux d’intérêt qui propulsera l’endettement américain à des niveaux astronomiques, ne laissant plus aucun espoir d’être jamais remboursés aux créanciers qui préfèreront jeter l’éponge et laisser le dollar s’effondrer »

    « Les derniers acheteurs » ? Plus personne ne veut acheter des bons du Trésor ? Ah bon.

    « disparition que la Fed ne sera plus en mesure de compenser » Et pour quelle raison, au juste ? Jusqu’à présent, la Fed a dépensé des dollars qu’elle avait économisés, mais sa tirelire est presque vide ? C’est terrible d’entendre des « experts » dire ce genre de choses.

    « résultant en une augmentation des taux d’intérêt » Ah oui, l’augmentation des taux d’intérêt promise pour 2009, 2010, 2011 et 2012 ? Celle-là même promise au Japon depuis 1990 ?

    « qui propulsera l’endettement américain à des niveaux astronomiques » Il l’est déjà, « astronomique », non ? Ça veut dire quoi exactement, « astronomique » ?

    « ne laissant plus aucun espoir d’être jamais remboursés aux créanciers » Même avec mille milliards de trilliards de billions de dollars de dette, l’État américain peut rembourser ses dettes s’il le souhaite. A-t-on prévenu le GEAB que l’étalon-or est mort ?

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    • Vince // 11.02.2013 à 12h56

      pour rembourser et/ou pour continuer à pouvoir acheter, il faut soit même et avant tout, être un exportateur …et si possible (euphémisme), avec une balance commerciale positive !

      Il reste quoi à vendre aux USA ? Dans quels secteurs ont ils encore un leadership à part le téléphone à la pomme « made in China » ?

      La monnaie ou les « bonds », qu’ils soient US ou de n’importe quel pays, doivent être adossés à quelque chose de solide, de concret …pour avoir ou garder une valeur. Quand le pays n’est plus qu’un énorme hedge-funds assis sur une pyramide de Ponzy, la confiance s’émousse rapidement !
      Un détenteur de dette qui attend les intérêts qui lui sont dus n’est pas sensé ni obligé d’accepter un remboursement en « quelque chose » qui n’a plus de valeur ou plus la valeur promise !
      Aujourd’hui, la solidité et la crédibilité des USA n’a plus rien à voir avec celle qui était promise il y a 5 ou 10 ans quand les bonds de ces échéances ont été vendus et qui faisait la « force » de ces placements !

      Actuellement, toute la politique US en ce domaine (j’ai plutôt envie de dire, toute la communication…), est basée sur le fait que les USA « pensent » qu’ils auront une indépendance énergétique dans les 5 ans et seront exportateur bénéficiaire (au point même de faire basculer la balance commerciale dans le vert), dans les 10 à 15 ans …tout ça grâce aux gaz de schistes !
      Même l’américain moyen (ou de la rue) qui pourtant n’est habituellement pas difficile à se laisser influencer
      par les communications et les publicités, ne le croit pas, pas plus que les médias !
      …malgré tout, en suivant l’astérisque et en lisant les petites lignes du contrat, il est quand même précisé que même en dépendance énergétique, les USA auront encore besoin des hydrocarbures du Moyen- Orient ainsi que ceux et l’électricité du Canada « pendant longtemps »… va comprendre ??!!

      Tout ça pour dire, que le pays se raccroche à ce qu’il peut !
      C’est surtout un énorme désespoir de cause !

      Oui, environ 1 treasury-bond sur 5 émis, se vend encore (c’est quand même pas un énorme succès 1/5 !!) mais il faut le suivre après qu’il ait été vendu pour se faire une réelle idée.
      Jusque dans les années 90, ce bond été considéré comme une valeur refuge. A ce titre il été conservé par les détenteurs, quelquefois même au delà de son échéance sans intérêts supplémentaires.
      C’est ce qu’ont fait pendant plus de 2 décennies des pays comme le Japon, la Chine, le RU….

      Depuis et surtout depuis le milieu des années 2000, ce n’est plus du tout le cas.
      D’une part, ce sont les bonds court-terme et avec des termes de plus en plus courts qui ont nettement pris le pas sur les 10 ans et + …d’ailleurs les émissions vont bien et de plus en plus dans ce sens puisque dans les 80% rachetés par la FED, il y a quasiment TOUS les 10 ans et + (ce qui explique en grande partie la « stabilité » de ce 10 ans, soit dit au passage) !

      D’autre part, ce bond n’est plus acquis comme une valeur refuge mais comme une valeur spéculative, presque immédiatement remis sur le marché secondaire à plus ou moins brève échéance, souvent avec comme acheteur … une FED (de Chicago ou ailleurs !!)…et, au gré des cours (comme la semaine passée quand le 10 ans a dépassé les 2%), à destination de hedge-funds qui régulièrement sont aux aguets !

      On parle des rachats de la FED mais beaucoup plus rarement de ses (r)achats sur le marché secondaire …voire sans doute (car ce n’est pas « prouvable ») directement chez le détenteur !

      Après…combien de temps ce jeu de dupes peut durer ?? Je pense que personne ne le sait, pas même la FED elle même !
      Je pense aussi, connaissant assez bien les mentalités outre atlantique, que les USA accepteront plus difficilement (comme en 2008) d’être montrés du doigt comme étant à l’origine du « chaos final » qu’ils n’hésiteront à le provoquer pour qu’il semble venir d’ailleurs !
      Je pense que quand la communication ne suffira plus à maintenir la pyramide sur sa pointe, alors il se passera quelque chose …mais pas forcément aux USA directement !

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      • Alex Hanin // 11.02.2013 à 13h14

        « pour rembourser et/ou pour continuer à pouvoir acheter, il faut soit même et avant tout, être un exportateur »

        Non, il faut des vendeurs acceptant votre monnaie. Le dollar ne bénéficiera pas éternellement de son statut de monnaie de référence, ce qui ne veut pas dire qu’il va brutalement s’écrouler.

        « Un détenteur de dette qui attend les intérêts qui lui sont dus n’est pas sensé ni obligé d’accepter un remboursement en “quelque chose” qui n’a plus de valeur ou plus la valeur promise ! »

        Que voulez-vous dire ? Que la Chine et le Japon vont attaquer les USA pour obtenir de l’or ? Que la Chine va refuser de toucher des intérêts (faibles) sur les dollars accumulés par sa BC ?

        « Oui, environ 1 treasury-bond sur 5 émis, se vend encore (c’est quand même pas un énorme succès 1/5 !!)  »

        Je vous ai déjà dit que les QE ne servent pas à acheter les bons qui ne se vendent pas. Ne confondez pas « bon racheté par la Fed » et « bon qui ne trouve pas acquéreur ».

        « ce qui explique en grande partie la “stabilité” de ce 10 ans, soit dit au passage »

        Bien sûr, puisque la Fed — et non les marchés — contrôle les taux d’intérêt.

        « On parle des rachats de la FED mais beaucoup plus rarement de ses (r)achats sur le marché secondaire … »

        La Fed n’a pas le droit d’acheter directement au Trésor, donc on parle en réalité toujours de rachats sur le marché secondaire.

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        • Vince // 11.02.2013 à 14h45

          «  » »La Fed n’a pas le droit d’acheter directement au Trésor, donc on parle en réalité toujours de rachats sur le marché secondaire. » » »
          LOL LOL !! Vous vivez dans un manuel scolaire ?

          Et en plus en vous pensez que les USA mettent leurs propres émissions sur le marché secondaire pour ensuite en racheter 80% … Comprenez vous vraiment comment fonctionne le système ?? J’ai des doutes !
          Ils ne sont sans doute pas toujours très « psychologiquement sains », les pilotes de Helicopter Ben » mais pas au point de « dévaliser » le marché secondaire de 80% d’une émission : remarquez, ça ferait de belles étincelles et ça s’appellerait un beau crack obligataire !!

          «  » »Que voulez-vous dire ? Que la Chine et le Japon vont attaquer les USA pour obtenir de l’or ? Que la Chine va refuser de toucher des intérêts (faibles) sur les dollars accumulés par sa BC ? » » »
          Encore faudrait il que fort Knox …passons !
          La Chine et le Japon se sont faits une raison? Ils savent bien que jamais ils ne rentreront dans leurs frais.
          Comme toute le monde, ils essayent juste de limiter les pertes et, en ce sens, ont les mêmes intérêts que les USA : plus le système tient debout, plus ils ont de temps pour larguer leurs $ !
          Beaucoup de pays sont au bout : La Russie, le Brésil, certains pays « petro$ »…. leurs réserves en $ sont éclusées ou très minimales.
          D’autres comme la plupart des pays européens les ont fortement réduites.
          Mais des pays comme le Japon ou la Chine, compte tenu des quantités, sont confrontés à bien plus de difficultés !
          Ils cherchent juste à écluser les termes les plus risqués pendant qu’ils sont encore obligés d’acheter des termes (plus) courts en essayant d’avoir un ratio négatif sur la manoeuvre …c’est tout …mais ils savent bien que jamais ils n’arriveront au bout !

          «  »Je vous ai déjà dit que les QE ne servent pas à acheter les bons qui ne se vendent pas. » » »
          Ils sont achetés avec quoi alors les bonds qui ne se vendent pas ?
          VOUS avez dit … !! Là encore …???
          Le principe est simple (en simplifiant quand même) :
          Le trésor par l’intermédiaire de la FED « crédite » les banques (GS, JPM…enfin, les principales), en les autorisant à ajouter des zéros au bout des lignes, dans leurs bilans.
          En échange, avec une partie de ces zéros (partie d’ailleurs bien gardée secrète), ces banques s’engagent à acheter les émissions à hauteur de ce que la FED demande !
          Ensuite, la FED rachète décotée, ces émissions, souvent de façon progressive.

          Les banques sont quadruplementt gagnantes :
          – Elles sont créditées d’un certain nombre de zéros gratuits !
          – Leurs bilans sont déplombés lors de chaque émission car les bonds entrent en ratio positif dans ces bilans.
          – Elles gagnent lors de la décote.
          – Avec les zéros et le déplombage, elles peuvent faire des autres zéros en spéculant sur les marchés !
          Les QE n’arrivent jamais dans l’économie réelle (d’où le risque d’inflation quasi inexistant). par contre ils arrivent directement et en très grande quantité sur les marchés (d’où les marchés qui montent au ciel malgré une économie réelle en déconfiture, le chômage…)

          Où voyez vous le marché secondaire là dedans ?

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          • chris06 // 11.02.2013 à 15h00

            « LOL LOL !! Vous vivez dans un manuel scolaire ? »

            ce que c’est pénible de lire des remarques de ce genre, vous n’apportez aucun argument. Alex Hanin a parfaitement raison, tous les achats de titres US par la FED sont effectués sur l’Open Market (marché secondaire) : c’est le Federal Reserve Act Section 14 b qui l’y oblige (l’équivallent de l’art.123 du traité de Lisbonne pour la BCE).

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          • chris06 // 11.02.2013 à 15h18

            @Vince,

            « Beaucoup de pays sont au bout : La Russie, le Brésil, certains pays “petro$”…. leurs réserves en $ sont éclusées ou très minimales.
            D’autres comme la plupart des pays européens les ont fortement réduites. »

            encore des affirmations complètement erronées, d’où tirez vous de telles idées fausses?

            Pour info, voici la liste des principaux détenteurs étrangers d’US treasuries et leur évolution au cours des 12 derniers mois:
            http://www.treasury.gov/resource-center/data-chart-center/tic/Documents/mfh.txt

            Où voyez vous que la Russie, le Brésil, les pays du Golfe et la plupart des pays européens ont réduit leurs portefeuilles de treasuries? Ils sont tous en augmentation!

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          • Vince // 11.02.2013 à 15h51

            Je parle des réserves en $ !
            …qui ont été ou sont en cours de change dans la plupart des pays, d’une façon ou d’une autre. Des pays comme la Russie qui en détenaient assez peu les ont essentiellement changées contre des €, des Renminbi …
            .. d’autres pays comme le Bahrein ou Dubaï pour écluser ces $ ont massivement choisi de bâtir.
            .. d’autres encore, comme la Qatar mais aussi la Chine…ont choisi des investissements « concrets » à l’étranger (sous toutes les formes possibles : infrastructures, chaines de TV etc…)
            .. parallèlement d’autres pays ou les mêmes achètent des métaux, des brevets,…

            En ce qui concerne les bonds détenus, le problème est différent puisque, non seulement ils ont un terme mais en outre, les lâcher sur le marché secondaire en trop grande quantité aurait des effets négatifs pour tous….et en plus auraient pour effet de ramener des $ dans les caisses, ce que justement on veut éviter !

            Les pays essayent donc de limiter les pertes mais …oui, malgré tout, pour certains ça continue à stagner, voire augmenter même si des pays comme la Chine, petit à petit arrivent à réduire la masse ou le RU qui arrive à conserver un ratio quasi stable !

            maintenant, il y a quand même une chose importante qu’il ne faut pas oublier de dire : certains de ces titres (le listing ne détaille pas la nature mais on peut trouver le détail ailleurs), sont des titres non négociables (comme les savings ….)
            Surtout depuis le début des années 2000 avec une forte accélération en 2006/2007, ces titres servent à payer les intérêts des détentions précédentes, en grande partie.

            Ceci expliquant cela, ajouté au fait que la plupart des pays préfèrent ne pas avoir de $ et/ou plutôt que rien du tout…acceptent ces titres non négociables en paiement des intérêts.
            En temps que titres non négociables, ils ne peuvent pas être remis sur le marché secondaire et donc mécaniquement, font monter le total de la dette détenue en « bonds » par les différents acteurs !
            C’est encore une forme de prise en orage de la part des USA !
            Le fait que le total de la dette détenue augmente ne signifie pas forcément que les pays achètent de la dette. Au moins en partie, ils reçoivent les intérêts sous forme …de dette !!!

            Pour le reste … ben oui : vous vivez dans un manuel scolaire, pour moi !
            Le FED n’a pas le droit … ??
            La CIA n’a pas le droit non plus d’intervenir sur le territoire des USA …et pourtant !
            Le congrès n’a pas le droit d’autoriser la projection de la force militaire sans une menace directe, explicite et imminente pour la sécurité des USA….et pourtant !
            La constitution garantie la liberté d’expression et d’entreprendre …et pourtant !

            Peut-être pas dans un manuel scolaire mais en tout cas dans un autre monde …et surement pas celui des USA !!!

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          • chris06 // 11.02.2013 à 16h22

            @Vince,

            « Je parle des réserves en $  »

            vous parlez de réserves en billets? Cela a toujours été des pouillièmes comparé aux réserves de ces pays en treasuries (bills, notes & bonds).

            « certains de ces titres (le listing ne détaille pas la nature mais on peut trouver le détail ailleurs), sont des titres non négociables (comme les savings ….) »

            non, tous ces titres sont des treasuries de maturités diverses (plus de 90% > 2ans) parfaitement négociables sur l’open market à tout moment.

            « Le FED n’a pas le droit … ?? »

            non, elle n’a pas le droit d’acheter de titres US d’une maturité > 6 mois autrement que sur l’Open Market (et d’ailleurs l’intégralité des opérations de QE n’ont consisté qu’en des achats de titres de maturité > 2 ans) et toutes ces opérations sont répertoriées sur le site de la FED et tout le monde peut vérifier que c’est bien le cas, même l’audit commandé par la GAO l’a vérifié. Pourquoi voulez vous qu’elle enfreigne la loi, quel intérêt aurait elle? Mais bon, allez y citez moi une source qui prouve qu’elle a enfrein la loi plutôt que de répéter votre lubie de manuel scolaire… j’attendrais vos preuves!

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          • Surya // 11.02.2013 à 16h29

            @Chris06 : non, l’opération twist c’était des achats par la FED sur le marché primaire associés à des arbitrages taux courts/taux longs.

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          • chris06 // 11.02.2013 à 16h38

            @Surya,

            non, l’opération Twist a été intégralement opérée sur l’open market, comme toutes les opérations décidées par le FOMC.

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          • Jacques Coeur // 11.02.2013 à 16h42

            @chris06
            Sur le document dont vous donnez le lien on voit effectivement une hausse globale. J’ai 3 questions à ce sujet :
            – les titres du trésor en Chine reculent. Cela marque-t-il une réelle intention de se désengager, et si oui n’y a-t-il pas de risques de contaminations ?
            – la hausse est très sensible puisque c’est une augmentation de 10% en 1 an. Comment cela doit-il être interprété ?
            – nous parlons ici de masse, mais qu’en est-il du pourcentage ? http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Répartition_des_réserves_de_change_mars_2011.jpg

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          • chris06 // 11.02.2013 à 16h54

            Je ne sais pas ce que vous avez tous ici (mis à part Alex Hanin) à croire que la FED conduit sa politique monétaire en partie sur le marché primaire?

            La politique monétaire de la FED consiste en trois grands types d’opérations:

            1. les OMO (Open Market Operations) c’est à dire achats / ventes /échanges de titres US sur l’open market ou marché secondaire
            http://www.newyorkfed.org/aboutthefed/fedpoint/fed32.html
            2. le changement des termes et conditions d’octroi de prêts sur le discount window
            3. l’ajustement des ratios de réserves requises

            Voilà, c’est pas plus compliqué que ça et il n’y a pas besoin d’aller s’imaginer que la FED intervienne directement sur le marché primaire puisque ça n’a jamais été le cas.

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          • Vince // 11.02.2013 à 17h01

            «  » »vous parlez de réserves en billets? Cela a toujours été des pouillièmes comparé aux réserves de ces pays en treasuries (bills, notes & bonds). » » »

            En effet …. environ 1800 milliards de change sur un peu plus de 3000 milliards, c’est une « pouillièmes » (j’aime bien le mot…je le connaissais pas !)
            Bon…le graphique date un peu (2011) et on n’est pas forcé (forcément) de croire les chiffres chinois mais :

            Selon les chiffres divulgués par ce dernier, la Chine détenait 1.150 milliards de dollars d’emprunts du Trésor américain au 31 décembre dernier contre 1.160 milliards fin 2010. En juillet de l’an dernier, le montant détenu avait même atteint un pic de 1.315 milliards de dollars. Selon les calculs effectués par Dow Jones, cité par le «Wall Street Journal», la proportion des réserves chinoises investies en dollar se serait effondrée à 54% en juin 2011, contre 74% en 2006.

            3040 milliards – 1150…. faites le calcul des « pouillièmes » !

            Je pense que cette simple « petite recherche » suffit en elle même… Je ne pense pas qu’il soit besoin d’aller plus loin !

            C’est la même chose (aux chiffres près) pour des pays comme Dubaï ou le Qatar etc… pourquoi et avec quoi croyez vous qu’ils achètent ou bâtissent ce qu’ils achètent ou bâtissent ??

            Par contre je serais curieux de connaitre vos motivations à, coûte que coûte, vouloir démontrer ou vous tranquilliser quant au devenir ou à « l’état physique » des USA ???
            Je ne comprends pas …Vous avez des intérêts WS ?? Et même encore …la tête dans la sable n’évitera pas la tempête !!

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          • chris06 // 11.02.2013 à 17h18

            @Jacques Coeur,

            « les titres du trésor en Chine reculent »
            vous remarquerez que, pour le moment, cela reste très limité (-7% en 12 mois) et la baisse a uniquement été au mois de Nov 2011

            « Cela marque-t-il une réelle intention de se désengager, »
            plutôt qu’une volonté de se désengager des titres US, je dirais plutôt une volonté d’une plus grande diversification, notamment vers l’euro, l’or et d’autres devises

            ‘n’y a-t-il pas de risques de contaminations »
            pour le moment non. La Chine a tout d’abord besoin d’augmenter la part de sa demande intérieure avant de pouvoir diminuer significativement ses réserves en $ ou en euro, ça leur prendra encore pas mal d’années.

            « la hausse est très sensible puisque c’est une augmentation de 10% en 1 an »
            ben la dette publique US est aussi en hausse très sensible! Rien de surprenant à ce que les détentions par les étrangers suivent le même rythme.

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          • chris06 // 11.02.2013 à 17h41

            @Vince,

            « En effet …. environ 1800 milliards de change sur un peu plus de 3000 milliards »

            mais de quoi parlez vous? Il y a actuellement pour 1120 milliards de billets en $ en circulation dans le monde, dont une bonne partie est aux Etats Unis:
            http://www.federalreserve.gov/faqs/currency_12773.htm

            Ceci est à comparer aux 5558 milliards de $ détenus par les étrangers en treasuries

            « 3040 milliards – 1150…. faites le calcul des “pouillièmes”  »

            quel calcul êtes vous entrain de faire? J’ai dit, et maintient que les sommes détenues par les étrangers en billets de $ sont des pouillièmes comparées aux sommes détenues en treasuries.

            « Par contre je serais curieux de connaitre vos motivations à, coûte que coûte, vouloir démontrer ou vous tranquilliser quant au devenir ou à “l’état physique” des USA ? »

            Je n’ai pas cette « motivation ». Je me contente ici de démontrer que vos affirmations plus haut sont fausses, c’est tout!

            « Je ne comprends pas …Vous avez des intérêts WS  »
            non, et je trouve votre remarque particulièrement déplacée et insultante.

            J’en ai fini de cette discussion avec vous. Bon vent.

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          • Jacques Coeur // 11.02.2013 à 18h25

            @Chris06
            Merci pour ces explications.

            Sur le point 1, j’ai souvenir d’une déclaration tonitruante de la Chine début 2010 qui déclarait à tue-tête « C’est le Japon qui est le plus grand détenteur de bons de trésor US ! ». C’était dans la droite ligne de ne pas trop s’engager avec le $. Si on voit aujourd’hui que la Chine est repassée devant le Japon les courbes respectives laissent penser que la Chine va retourner second. Arrêtez-moi si je me trompe mais Pékin milite ardemment pour une réorganistation du système financier et la fin de l’hégémonie de la monnaie US. Si mon terme « désengagement » parait excesif parce que compris comme total il est identique à diversification dans le sens partiel.

            Pour la hausse de 10% d’accord avec la corrélation à la dette US, cela signifie-t-il une moindre valeur du $ ?

            Concernant la différence masse/pourcentage est-il judicieux d’affirmer que le $ devient une monnaie de moins en moins appréciée ?

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      • step // 11.02.2013 à 14h03

        « au gré des cours (comme la semaine passée quand le 10 ans a dépassé les 2%), à destination de hedge-funds qui régulièrement sont aux aguets ! » Ou l’ourobouros économique, l’état américain détruit par les retraites américaines, avant de détruire ces dites retraites..

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        • christo // 11.02.2013 à 15h22

          Vous jouez sur les mots…

          « Marché secondaire », quelle bonne blague.

          La FED envoie les électrons (l’argent électronique) aux « Primary dealers » (quelques banqes complices du système) qui… dans la foulée ramasse les bonds du Trésor.

          Rincez, répétez.

          Sacré « marché secondaire » en effet !

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      • G L // 11.02.2013 à 16h56

        « La monnaie ou les “bonds”, qu’ils soient US ou de n’importe quel pays, doivent être adossés à quelque chose de solide, de concret »

        Les 800.000 milliards de dollars en ballade dans le monde (100.000 dollars par personne si on est 8 milliards) , vous espérez les « adosser » à quelque chose?

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        • Vince // 11.02.2013 à 17h09

          ben non justement …c’est tout le problème !
          Jusque là, ils étaient adossés à la confiance, au fait que les USA avait un leadership « infini » et « indiscutable ».
          Aujourd’hui, il est fini et très discuté … alors ??

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          • G L // 11.02.2013 à 22h49

            Alors? Contrairement à ce que certains prétendent il n’est pas évident qu’un système monetaire réellement satisfaisant soit possible.

            Aussi loin que mes souvenirs remontent j’ai toujours entendu tout le monde se plaindre et ce que j’ai pu lire dans les livres d’histoire ou autres ne m’a pas vraiment convaincu que c’était mieux avant!

            Plutôt que de parler de confiance il serait plus exact de dire qu’il y a des époques où certains arrivent à bien se débrouiller et les autres à s’habituer au sort injuste qui leur est fait. De temps en temps ça craque et on bricole un nouveau machin plus ou moins viable comme le système actuel qui ne tient que parce que ceux qui s’efforcent de le prolonger ont très peur de celui qui viendra après.

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  • Alex Hanin // 11.02.2013 à 11h35

    On nage en plein délire autrichien, là. Les Etats sont au bord de la faillite (évidemment, ils n’ont plus d’or dans leurs coffres !), l’hyperinflation guette (on va se payer une hyperinflation à la sauce japonaise, c’est sûr désormais), les taux d’intérêt vont s’envoler (parce que le cochon-tirelire des BC est vide et que les déficits publics dépendent d’un montant fixe d’épargne), les créanciers vont fuir (pour acheter de la dette suisse), etc.

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    • Flo // 11.02.2013 à 21h52

      Il faut voir la situation de l’économie en équilibre instable et pouvant basculer soit du côté de la déflation, soit du côté de la sur-inflation.

      Sans politiques et interventions non conventionnelles on devrait suivre la pente de la déflation (à cause du niveau élevé des dettes privées et aussi publiques, les remboursements réduisant momentanément les revenus disponibles des agents).

      Avec des politiques néo-kénésiennes et/ou MMTists on va résister à la déflation mais en aggravant le problème des dettes … on va gagner du temps … jusqu’à inévitablement entamer la confiance dans le système (sur les dettes souveraines ou la monnaie elle même p.ex.) et c’est seulement à ce moment là qu’apparaitera l’hyperinflation.
      A moins de faire machine arrière juste avant mais provoquant ainsi un violent contre-coup déflationniste accompagné de nombreux défauts sur les créances. Dans les deux cas ce sera une catastrophe bien pire que la déflation « naturelle » qu’on a voulu éviter à l’origine.

      Pourquoi le scénario intermédaire visant la stabilité paraît malheureusement improbable ? Parce qu’il n’est pas possible de faire baisser le niveau trop élevé des dettes sans procéder à des remboursements ou de faire défaut.
      Et ce sont les agents endettés ou leurs créanciers qui décident du niveau d’endettement tolérable et non pas quelques économistes fussent-ils de brillants MMTistes.
      Seule une croissance forte et durable pourrait sans dommage ramener les dettes à un niveau relatif tolérable.

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  • Leon // 11.02.2013 à 11h46

    Sommes nous en crise ? Si oui, tous les points de vues sont intéressants. Car ils renferment tous des vérités et des contre-vérités. La seule question qui subsiste.
    Les mesures qu’il faudrait prendre sont elles prises ? Ou les intérêts privés l’emportent ils sur l’intérêt général ? D’où l’importance des débats sur la banque, sur la finance, sur les lobbies, sur le climat, sur la biodiversité. D’où l’importance de se mobiliser politiquement. Pour obliger les politiques à prendre des options courageuses. Chaque fois qu’ils le font c’est payant. C’est le seul chemin. Et sur tous les chemins il y a des pierres. Et l’âne avance quand même. L’âne c’est moi, demain mon fils, hier mon père et mon grand-père auxquels je dois beaucoup.

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    • Eva Green // 11.02.2013 à 15h26

      Votre remarque, tout simplement sensée, me convient.
      Laquelle, lequel d’entre nous peut dire -les yeux dans les yeux-  » j’ai toujours TOUT fait de ce qui était en mon pouvoir, en qualité de citoyen, notamment auprès des élus que je connais, pour favoriser la prise de décisions la plus conforme à l’intérêt collectif « …
      Volonté générale, somme des suffrages et des ACTES individuels.

      Que celui qui n’a JAMAIS voté, un jour ou l’autre , pour un quart-corrompu, un tiers-incompétent ou un salaud-complet, lève la main !

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      • Tikehau // 13.02.2013 à 20h42

        Je toujours voté à l’insu de mon plein gré. Réponse satisfaisante ? 😉

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  • BIGGLOP // 11.02.2013 à 12h44

    Je reste, comme certains, réservé sur certaines prévisions du GEAB concernant l’UE, mais elles rejoignent cette récente analyse de Bruno Berthez : http://leblogalupus.com/2013/02/10/ledito-du-dimanche-10-fevrier-2013-une-certitude-lamerique-fera-dune-maniere-ou-dune-autre-defaut-sur-sa-dette-par-bruno-bertez/#more-51010.

    Hors sujet (presque), j’entends très peu parler de la BRI (Banque des Règlements Internationaux) au fonctionnement opaque, qui serait d’après certains articles une sorte de « gouvernement mondial ».
    Serait-il possible d’en savoir plus ?

    Je sais qu’Olivier est overbooké, mais d’ici quelque temps….

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  • josephine // 11.02.2013 à 13h33

    Sans vouloir défendre le GEAB, lorsqu’il parle d’Europe, il s’agit de l’Euroland, et les echecs successifs des sommets européens viennent donc confirmer son analyse.
    Personnellement, ce n’est pas cela qui me choque, mais plutôt le peu de cas qu’il fait de la démocratie (meme s’il dit qu’il faudra démocratiser l »Europe sous peine d’échec), en donnant sa bénédiction à des gouvernements « techniques », de politiques soit disant neutres idéologiquement…Ensuite, rarement n’est évoquée la question des énergies, l’avenir du pétrole, la réalité des réserves…et des conséquences sur l’économie.
    Enfin, il postule une soit disant neutralité axiologique de l’analyse qui ne serait que le résultat d’observation et d’interprétation de la réalité, et qui se voudrait être la base de choix politiques, comme si le vivre ensemble, les projets de société, n’ont pas besoin d’idéaux et de principes philosophiques, bref, aussi de « devoir être ».

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    • jducac // 11.02.2013 à 16h47

      @ josephine Le 11 février 2013 à 13h33

      Ensuite, rarement n’est évoquée la question des énergies, l’avenir du pétrole, la réalité des réserves…et des conséquences sur l’économie.

      Vous avez parfaitement raison de souligner ce point essentiel. C’est l’énergie qui alimente la vie. Sans énergie, la vie n’est pas possible, surtout dans nos pays développés. L’énergie intervient beaucoup dans notre niveau de vie pour alimenter toutes nos machines électriques et thermiques sans lesquelles il nous serait bien difficile de vivre et de survivre.

      http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

      Certains, tels P. Chefurka pensent qu’il est trop tard pour opérer une reconversion énergétique. Personnellement, je ne le pense pas de tout, à condition de s’atteler au problème rapidement et vigoureusement. Les questions de dettes sont de faux problèmes, l’argent et les monnaies ne valant que par l’idée qu’on s’en fait. Elles sont donc surmontables.

      http://missionindigo.unblog.fr/2011/02/16/la-liberte-de-hitler-par-rapport-a-la-dette/

      Par contre, il faudra bien cesser un jour de puiser sur les stocks d’énergie fossile et satisfaire nos besoins sur les immenses flux d’énergie qui sont à notre portée. Cela n’est pas par hasard que l’Europe, surtout au Sud, connait des difficultés économiques. C’est parce qu’elle est contrainte d’importer la majeure partie de l’énergie qu’elle consomme. La France importe 70% de l’énergie qu’elle consomme, et ce poste compte pour beaucoup dans son déficit commercial, poste de son PIB qui marque son appauvrissement depuis une dizaine d’années.

      Personnellement, ce n’est pas cela qui me choque, mais plutôt le peu de cas qu’il fait de la démocratie (même s’il dit qu’il faudra démocratiser l”Europe sous peine d’échec), en donnant sa bénédiction à des gouvernements “techniques”, de politiques soit disant neutres idéologiquement…

      Je crois davantage aux dirigeants « techniques » qu’aux personnels politiques de profession qui ne visent qu’à se faire élire et réélire par des peuples qui, dans leur très grande majorité, sont inconscients des problèmes cruciaux auxquels l’humanité est confrontée. Avec des électeurs inconscients et incompétents et des politiques qui le sont tout autant et qui de plus, manquent de courage, il n’est pas étonnant que l’on n’avance pas.

      Heureusement que certains blogs, tels celui d’Olivier Berruyer permettent de faire réfléchir collectivement et d’aider ainsi à de saines prises de consciences.

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  • Michel Martin // 11.02.2013 à 14h43

    Est-ce que l’écluse, outil de transit et de régulation entre deux niveaux, fera partie de l’arsenal économique du prochain Bretton Woods?
    Le nom de cette écluse: le Bancor ou une version améliorée (le modèle date quand même des années 40).

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  • chris06 // 11.02.2013 à 15h37

    Hadrien is back!

    et toujours avec les mêmes erreurs:

    « le Royaume-Uni a conservé son privilège d’accès direct à la Banque d’Angleterre »

    sacré privilège, limité à moins de 0,04% du total de la dette publique:

    10. Par dérogation à l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et à l’article 21.1 des statuts, le gouvernement du Royaume-Uni peut conserver la ligne de crédit « Ways and Means » dont il dispose auprès de la Banque d’Angleterre si et aussi longtemps que le Royaume-Uni n’adopte pas l’euro.

    La ligne de crédit « ways and means », c’est une ligne de crédit dont le montant est fixé à un grand total de £370 millions. Sur une dette publique de près de £1000 milliards, ça fait 0,037% de la dette qui n’est pas concernée par l’article 123!

    vous la trouverez au bilan de la Bank of England :

    http://www.bankofengland.co.uk/statistics/bankstats/2011/jul/tabb1.1.1.xls
    voir le tab « consolidated assets amount out » colonne B72A

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    • Hadrien // 11.02.2013 à 17h16

      Et chris 06, le libéral, reste toujours égal à lui-même:
      Prêt à tout pour tromper son monde et nous persuader que la monétisation ne doit pas exister…
      Mieux, elle n’existe pas (cf plus bas) !

      Ainsi est-il dit ci-dessus de cette possibilité qu’a la Banque d’Angleterre, comme toutes les Banques centrales du monde (exceptée la BCE) : « c’est une ligne de crédit dont le montant est FIXÉ à un grand total de £370 millions », ce qui sous-entend qu’il s’agirait d’une limite imposée.
      Or, la référence donnée est une statistique 2011 sur ce qu’a été seulement sa PRATIQUE récente.
      Nulle surprise à ce qu’elle soit marginale: la Livre Sterling sort d’une dévaluation de 30% après la crise qui la met temporairement à l’abri des déficits jumeaux…
      Là encore, le procédé est usé, et vous l’avez déjà utilisé pour la FED avec la même réponse probante de ma part à ce sujet:

      ————————————————————————-

      Hadrien Le 15 octobre 2012 à 20h34
      @chris06

      Vous avez l’art de ne pas répondre aux vraies questions, en déviant du débat. Je vous rappelle que vous contestez, depuis le début, m[a] réponse [1] à la question d’O. Berruyer sur la monétisation:
      ”Quand même fou qu’aucun pays ne s’amuse à le faire sur la planète, non?” :

      [1] Mais c’est pourtant ce qui fut fait par les pays anglo-saxons, lorsque ce fut nécessaire pendant et après la crise.

      La réponse [1] vous gêne car vous avez toujours fait campagne, sur PostJorion et ailleurs, pour nier que la monétisation primaire de la FED puisse avoir lieu:
      “Alors, après M.Hureaux d’affirmer que la FED finance directement le trésor US sans passer par les banques, on a maintenant M. Giraud d’affirmer que « partout dans le monde » (sauf en zone euro) les banques centrales financent directement les états sans passer par les banques.
      Et bien je leur lance un défi, qu’ils aillent sur le site de la FED où toutes leurs opérations de financement sont répertoriées et m’en montre une seule où il s’agit d’un financement direct du trésor US sans passer par les banques (ie « les primary dealers »).
      Juste une seule, ça ne devrait pas être trop difficile à trouver, si c’est vrai?”

      Je vous ai amené à reconnaître que c’est le cas [vos propres références statistiques], et pas qu’une seule fois…!
      Vous chicanez maintenant seulement la durée et les montants…”pas plus de six mois”, “pour des sommes très limitées”, alors que le “roulement” les rend indistingables dans le bilan au bout d’un certain temps…
      Je crois que tout le monde a compris vos intentions !

      ——————————————————————————–

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      • chris06 // 11.02.2013 à 17h58

        Hadrien, qui, comme toujours, se noie dans un verre d’eau…

        Les montants de ces avances de la BOE ou de la FED à leur trésor respectif sont des epsilon qui se chiffrent en centaines de millions de £ ou de $ comparés aux montants des monétisations indirectes, c’est à dire celles pratiquées sur le marché secondaire, qui se chiffrent en milliers de milliards.

        Ces avances sont plafonnées à des montants très limités de plusieurs ordres de magnitude inférieurs à ceux des monétisations indirectes.

        Tout le monde s’en contrefout de ces avances, tu comprends?

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        • Hadrien // 11.02.2013 à 18h30

          Non! Car c’est prétendre le contraire de ce qui fut proféré, il y a peu :

          chris06 Le 12 octobre 2012 à 17h29

          « Il n’y a donc en fait que la France qui a pratiqué la monétisation directe durant la période 1949-1971 (de Gaulle sachant parfaitement mettre à profit la “menace soviétique” pour négocier avec les partenaires de Bretton Woods les 4 dévaluations du franc) et c’est pour cela qu’avec le passage au franc flottant (donc qui ne tient que par la confiance que les agents économiques peuvent avoir dans le fait que la banque centrale ne va pas recourir à la monétisation directe pour dévaluer la monnaie plutôt que par le maintient de réserves en dollars ou en or comme dans Bretton Woods) la France a dû mettre en place (loi de 73) ce qui se pratiquait déjà dans tous les autres pays. »

          ce qui confirmait mes dires sur ce qui fut fait…
          Hadrien Le 11 octobre 2012 à 22h29

          …durant les Trente Glorieuses, (sinon, pourquoi aurait-on eu besoin de la loi de 1973 qui en plafonnat l’usage à une somme constante… jusqu’à extinction, avant de l’interdire carrément à Maastricht et à Lisbonne)
          Ce fut le cas de la période gaulliste tant vantée de grands travaux et d’investissements publics: en dépit des admonestations de Jacques Rueff, la France connut ainsi une inflation qui accompagna sa forte croissance réelle (5% en moyenne), de même que celle du pouvoir d’achat.
          Les allemands, sur la même période, ne firent pas mieux, malgré leur orthodoxie monétaire du mark qui ré-évaluait régulièrement alors qu’on dévaluait !
          Il faut donc croire que les cigales peuvent aussi bien réussir que les fourmis si on ne les oblige pas à des comportements contre-nature…
          Comme par hasard, la croissance fut divisée par deux après 1973 (qui avait vu simultanément, il est vrai, l’entrée de la GB dans le MC en janvier, et l’abandon OFFICIEL de Bretton Woods en mars, avant de connaître la première crise pétrolière). Mais les Etats-Unis connurent la même croissance moyenne après comme avant, contrairement à l’Europe! On trouve trace de tout cela dans un opuscule composé par… Maurice Allais, à l’occasion du débat référendaire sur le TCE de 2005 (disponible sur le net, notamment dans “osonsallais”).

          Si “aucun (grand) pays ne s’amuse à le faire (systématiquement)”, c’est qu’il s’agit d’une politique de redistribution radicale par l’investissement public et… l’euthanasie du rentier. (Rien à voir, évidemment, avec les politiques de création monétaire corrompues, au Zimbaboué ou ailleurs).
          On comprend pourquoi le lobby financier et la nomenclatura néolibérale sont contre et pratiquent le flou artistique dans le mélange des genres !
          En tout état de cause, faire croire comme certains que la BCE a “monétisé”, ou pourrait être en danger, tient de l’escroquerie qu’a opportunément tancée Frederic Lordon, autre auteur dans les faveurs récentes de ce blog:

          “Source ultime et souveraine de la création monétaire, une banque centrale, par définition, se moque comme d’une guigne de sa leviérisation, de ses ratios de solvabilité ou de sa propre liquidité (!), considérations qui n’ont rigoureusement aucun sens pour elle ; et s’il lui a fallu des fonds propres au commencement de son existence, c’était tout simplement pour avoir de quoi se construire un bâtiment et financer son besoin en fonds de roulement (recrutements, consommations intermédiaires). En temps normal, oui, la banque centrale fait des profits sur ses opérations ordinaires, grâce auxquels elle continue de couvrir ses charges, payer quelques dividendes à ses actionnaires (les Etats) et faire du report à nouveau ou quelques investissements en équipements divers. Mais l’éventualité de faire des pertes et de « détruire ses fonds propres » est pour elle en principe un non-événement pour cette raison simple que, émettrice même de la monnaie, elle peut monétiser ses propres pertes et, si besoin est, s’auto-recapitaliser par création monétaire. »

          Il serait donc temps pour quelques commentateurs d’apercevoir le non-sens qui consiste à user des catégories économiques ordinaires à propos d’agents économiques extra-ordinaires. Car, de même qu’il est inepte de parler de « faillite » à propos d’un Etat (un Etat est souverain et ne laisse pas saisir ses actifs, il fait défaut et envoie la terre entière se faire voir chez Plumeau), de même la banque centrale n’est pas justiciable des arguments de l’économie bancaire ordinaire, et si l’on peut tout de même parler à son propos de profits et de pertes, ces notions n’ont pas pour elle exactement le même sens, entendre les mêmes conséquences, que pour n’importe qui d’autre, et ceci précisément parce que la banque centrale est dans l’économie l’instance ultime de validation (ou de non validation) des pertes de tous les autres agents — à commencer par les siennes.”

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        • chris06 // 11.02.2013 à 18h44

          aïe aïe aïe, toujours les mêmes âneries, la croissance ne fut pas « divisée par deux » après 1973, comme si cette fameuse loi Pompidou-Giscard avait quoi que ce soit à voir avec cela!

          La croissance a simplement suivi son inexorable baisse du fait que quand un pays s’enrichit la croissance baisse, c’est pas plus compliqué!

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        • Hadrien // 11.02.2013 à 20h53

          Dans ce cas, Maurice Allais disait donc des sottises:

          Extraits du livre de Maurice Allais (ed Clément Juglar 2007)
          « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance »
          dans osonsallais.wordpress.com/page/3/
          ____________________________

          1974 ; UNE ANNÉE DE RUPTURE

          L’année 1974 apparaît comme une année de rupture entre la période 1950-1974 de prospérité continue et la période 1974-1997 essentiellement marquée par une croissance massive du chômage, une diminution considérable des effectifs industriels, et une très forte réduction de la croissance.

          La rupture de l’année 1974 peut être illustrée par quelques graphiques très significatifs représentant respectivement les évolutions de 1950 à 1997 du chômage au sens du BIT, du sous-emploi total (qui tient compte du traitement social du chômage), de leurs taux par rapport à la population active, des emplois dans l’industrie et de leur pourcentage dans la population active, et du produit intérieur brut réel global et par habitant.

          La représentation correspond à la période 1950-1997 et à la situation telle qu’elle se constate au début de 1999 au regard des données statistiques effectivement disponibles.

          On constate que les nouveaux points représentés en gras se placent effectivement au voisinage des tendances calculées en 1994 et correspondant à la période 1974-1993. Le plus souvent les nouveaux points se placent presque exactement sur les tendances calculées en 1994.
          En fait, les tendances des périodes antérieure et postérieure à 1974 sont profondément différentes.

          La période 1974-1997 est marquée par la destruction des emplois, la destruction de l’industrie, et la destruction de la croissance.

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        • dadone // 11.02.2013 à 22h42

          @chris06
          A dit « La croissance a simplement suivi son inexorable baisse du fait que quand un pays s’enrichit la croissance baisse, c’est pas plus compliqué! »
          Ben oui, c’est exact et elle est même indépassable !
          Vouloir la dépasser c’est privilégier le top 10 de manière a avoir une inflation uniquement sur le haut de gamme !
          Sinon c’est de l’inflation, tout simplement de l’inflation…
          Si vous admettez que la croissance ralenti inexorablement au fur et a mesure de l’enrichissement d’un pays qu’est ce sinon ma notion de seuil de richesse qui est une courbe asymptotique ?
          Vous raisonnez la plus part du temps correctement mais vous ne poussez pas votre raisonnement au bout pour entrevoir les conséquences et comprendre vraiment l’économie !

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        • chris06 // 12.02.2013 à 10h34

          @Hadrien,

          Allais n’a jamais suggéré, contrairement à toi, que la réduction de la croissance et la destruction d’emplois observée dans tous les pays de l’OCDE avait été une conséquence de la loi de 1973!

          C’est un phénomène très général qui s’observe dans tous les pays développés et parfaitement mis en évidence maintes fois par Olivier (tiens, encore une fois pas plus tard qu’aujourd’hui : regarde le billet sur l’Italie) et qui s’explique par le fait que plus un pays se développe, moins il a de potentiel de croissance, ainsi que par le renchérissement de l’énergie et l’automatisation des moyens de production.

          Pas de loi de 73 là dedans!

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        • Jean-Luc // 12.02.2013 à 12h55

          @Chris 06
          « C’est un phénomène très général qui s’observe dans tous les pays développés … »

          A écouter d’ailleurs à ce sujet l’intervention de Jean-Marc Jancovici qui a fait une présentation très intéressante, à mon sens, (même si cela me pose pas mal de questions) hier en commission à l’Assemblée Nationale.

          Vidéo complète ici :
          http://www.dailymotion.com/video/xxfh3o_travaux-en-commission-audition-de-jean-marc-jancovici-specialiste-de-l-interaction-climat-et-energet_news#.URord_LHeKU

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    • A-J Holbecq // 11.02.2013 à 18h18

      Patrick Artus aussi écrit donc des sottises : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=55914 ou beaucoup plus récent : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=68113

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      • chris06 // 11.02.2013 à 18h32

        c’est pas des sottises mais Patrick Artus n’a jamais suggéré que les banques centrales effectuent des avances aux trésors.

        Si tu te donnait la peine de lire ce qu’il écrit, tu te rendrait compte que ce qu’il appelle « monétisation directe » de la part de la FED n’est autre que l’achat de titres de dette publique US sur le marché secondaire.

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        • Flo // 11.02.2013 à 21h04

          C’est probablement mieux pour la transparence que la BC soit obligée de passer par le marché secondaire pour acquérir des bons du trésor, mais au final lorsque les bons en question se retrouvent à son bilan cela en fait bien une monétisation il me semble et le mode d’acquisition n’y change rien.

          En fait je ne vois pas bien l’importance de cette polémique concernant les achats directs ou indirects ?

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        • chris06 // 12.02.2013 à 11h11

          @Flo,

          tout à fait d’accord, mais ce n’est pas moi qui entretient cette polémique mais tous ceux (Hadrien, Eva Green, AJ Holbecq, etc…) qui voient en cette loi de 73 une « affaire considérable » alors qu’il s’agit d’un détail sans importance.

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        • Souvarine // 12.02.2013 à 16h35

          Je ne comprends vraiment pas cette obsession pour la loi de 73. Quand on aime combattre des moulins à vent…
          C’est ici qu’il faut regarder pour comprendre comment s’est opérée la soumission de la dette publique française aux marchés financiers: http://www.laviedesidees.fr/Dette-publique-debat-confisque.html

          Vous remarquerez que cet article ne fait même pas mention de ladite loi.

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  • Ardéchoix // 11.02.2013 à 16h44

    Hors sujet , encore que !
    Si vous êtes passé au travers des subprimes , vous reprendrez bien un peu de hachis ?
    http://www.lavoixdunord.fr/region/boulogne-lion-capital-va-perdre-le-controle-de-findus-ia37b0n589167
    Au niveau européen, Findus – qui appartient à la banque JPMorgan et aux fonds High Bridge et Lion Capital –

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  • TZYACK // 11.02.2013 à 17h10

    Les Changeurs :
    A partir de l’archétype de fonctionnement qu’est celui de la Réserve Fédérale, il est facile comprendre le mécanisme de l’endettement universel des Etats, de l’appauvrissement des citoyens et de l’enrichissement exponentiel des banquiers, les véritables usuriers des temps modernes.

    « Le principe de la monnaie-dette a été étendu à la France par le Président Georges Pompidou qui fit modifier l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts: « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France». Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Ancien employé de la banque Rothschild, le Président Pompidou remerciait ainsi son ancien employeur. Ainsi naquit la dette perpétuelle de la France.
    Aujourd’hui, 93% de la dette française est attribuable aux intérêts compensés.
    Les dettes des Etats deviennent des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions privées, de plus en plus arrogantes, de plus en plus gourmandes, de plus en plus opulentes face à des citoyens de plus en plus harassés, pressés, harcelés par des dirigeants eux-mêmes apeurés et tremblants devant leurs nouveaux maîtres, les « changeurs » des temples de la finance internationale. »

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  • Eva Green // 11.02.2013 à 17h10

    Un immense merci Hadrien pour ces rappels instructifs.

    L’affaire de la loi de janvier 73 est considérable. Elle enquiquine tout le monde, à gauche, au centre et à droite.

    Car c’est la même logique qui fut portée ultérieurement au plan européen via Acte Unique et Maastricht, par Delors , Berégovoy, Rocard, Chirac etc… avec l’approbation de la quasi totalité de « ceux qui pensent » et de la classe politique.

    1973, l’année du grand tournant.

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    • Fabrice // 11.02.2013 à 17h23

      Vous m’excuserez mais l’effet n’est pas la cause vous lirez correctement le livre d’Olivier qui démontre bien que c’est le fait qu’aucun budget n’a été voté en équilibre certes depuis 1971 mais oh bizarre correspond à la première crise pétrolière (je pense que l’histoire en tiens compte non ?) phénomène qui bouleversa l’économie mondiale plus qu’une loi mineure reformulant un contexte déjà existant mais bon c’est sûrement moins intéressant qu’un complot!

      or le seul complot c’est bien l’incompétence des gouvernants depuis ce choc pour faire un budget à l’équilibre or budget en déséquilibre provoque déficit donc dette et emprunt ! (Je ne vous rappelle pas le texte d’Olivier qui démonte que même si emprunt à la banque centrale = planche à billet d’où hyperinflation que vous pourrez revoir dans ce post :

      http://www.les-crises.fr/historique-de-l-inflation/

      après il n’est pire sourd qui ne veut pas entendre

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      • Eva Green // 11.02.2013 à 17h46

        Il n’est pas question de « complot ». Qui en parle ?

        Mais de quasi consensus gauche/droite/économistes/université/ etc (et ce dans tout le continent !) pour faire financer les dettes étatiques par des fonds privés.

        Ce « bouleversement » n’a pas rendu les États vertueux (Or c’était un des objectifs allégués).

        Ce « bouleversement » en a enrichi plus d’un, certes . Mais c’est le gros de la troupe qui est appelé à payer les pots cassés !

        Nous sommes aujourd’hui au terme du processus induit.

        En bon état ?

        Ce système a failli. On le garde ?

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        • Fabrice // 11.02.2013 à 18h10

          Non je suis bien d’accord avec vous on est tous arrivé à un stade où ce n’est pas remboursable, mais la planche à billet verra l’inflation exploser et provoquera une situation explosive de l’autre côté le défaut auquel Olivier adhère comme plus plausible sera tout aussi douloureuse (je vais radoter mais j’ai vu l’effet en Argentine et ce n’est franchement pas le pieds) .

          Accuser les prêteurs d’être les seuls responsables de la situation s’est défausser notre responsabilité d’avoir laissé faire les gouvernements qui achetaient notre docilité à coup d’endettement, les générations futures nous accuserons d’avoir été des moutons de panurges, incultes économiquement.

          J’ai juste honte de la génération qui a laissé faire et de la mienne qui ne réagit pas plus surtout quand je vois les enfants qui me regarde, je leur dirais quoi plus tard ? mes parents ne voulaient pas savoir et on laissé faire, je savais mais j’ai baissé les bras je suis désolé je vous passe cet héritage ? ( 🙁 )

          Je suis juste contre le fait de se défausser de notre responsabilité, franchement je ne fais plus ça depuis la primaire « mais euh madame c’est pas ma faute c’est cause de … » c’est de la lâcheté de cours maternelle

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        • chris06 // 11.02.2013 à 18h11

          @Eva Green,

          « Mais de quasi consensus gauche/droite/économistes/université/ etc (et ce dans tout le continent !) pour faire financer les dettes étatiques par des fonds privés. »

          bien sûr qu’il y a un consensus là dessus puisque les dettes publiques sont toujours et ont toujours été « financées » par le privé, que cela soit par emprunt auprès des ménages et des entreprises ou par les marchés obligataires.

          Quand vous aurez fini par comprendre que la Banque Centrale appartient à 100% à l’Etat et que personne ne peut se « financer » lui même, vous comprendrez peut être qu’un prêt de la banque centrale à l’Etat n’est pas, à proprement parler, un « financement », mais simplement une monétisation des dettes publiques c’est à dire ni plus ni moins qu’un recours à la planche à billets.

          La loi de 73 ou l’article 123 de Lisbonne n’a rien changé la dedans puisque la BCE continue, encore aujourd’hui, à monétiser les dettes publiques des Etats en faillite.

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        • Hadrien // 11.02.2013 à 21h30

          Il est difficile de suivre les contradictions de chris 06 à quelques commentaires d’intervalle:

          chris06 Le 11 février 2013 à 18h32, à A6J Holbecq :

          Patrick Artus n’a jamais suggéré que les banques centrales effectuent des avances aux trésors.
          Si tu te donnait la peine de lire ce qu’il écrit, tu te rendrait compte que ce qu’il appelle “monétisation directe” de la part de la FED n’est autre que l’achat de titres de dette publique US sur le marché secondaire.

          chris06 Le 11 février 2013 à 18h11 à Eva Green:

          …un prêt de la banque centrale à l’Etat n’est pas, à proprement parler, un “financement”, mais simplement une monétisation des dettes publiques c’est à dire ni plus ni moins qu’un recours à la planche à billets.
          La loi de 73 ou l’article 123 de Lisbonne n’a rien changé la dedans puisque la BCE continue, encore aujourd’hui, à monétiser les dettes publiques des Etats en faillite.

          Rappelons que la « monétisation », c’est à dire un prêt direct de la Banque centrale, est rigoureusement prohibée pour la BCE depuis le traité de Maastricht et de Lisbonne, alors qu’elle ne l’a jamais été pour la FED…
          Ainsi chris 06 voudrait faire avaler l’inverse à ses interlocuteurs:
          La BCE la pratiquerait si elle se permet seulement de racheter des obligations d’Etat au marché secondaire, alors que la FED ne la pratique pas lorsqu’elle fait la même chose et surtout… lorsqu’elle la pratique vraiment, comme il lui est permis, et comme ce fut le cas récemment !
          On comprend que A-J Holbecq s’exclame :
          « …pour ma part, je laisse tomber le “combat”, je me sens trop vieux et j’avoue que je suis “saturé”… »

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        • chris06 // 12.02.2013 à 10h17

          @Hadrien,

          « Rappelons que la “monétisation”, c’est à dire un prêt direct de la Banque centrale »

          non, le terme monétisation des dettes publiques désigne toute transformation en monnaie banque centrale des dettes publiques et donc augmentation de la taille du bilan de la BC, soit:

          1) par prêt direct ou avances au trésor : qui n’est pratiquée par aucune banque centrale mis à part pour des montants plafonnés ridiculement faibles et des maturités très courtes pour la FED et la BoE
          2) par achats, sur le marché secondaire de titres de dette publique par la BC : c’est ce qu’Artus appelle la monétisation directe, qui est la voie choisie par la FED et la BoE pour l’intégralité de leurs opérations de QE, et a été aussi pratiquée par la BCE dans une bien moindre mesure avec son programme SMP
          3) par achats, par les banques privées de titres de dette publique non pas par des fonds privés mais par des fonds en provenance des BC : c’est ce qu’Artus appelle la monétisation indirecte, qui est la voie principalement choisie par la BCE avec ses opérations LTRO

          Toutes ces « monétisations des dettes publiques » entraînent une augmentation du bilan de la BC et une création monétaire centrale.

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        • Hadrien // 15.02.2013 à 23h08

          Un autre blogueur, chez le banquier Georges Ugeux, posait les questions pertinentes:

          « mais pourquoi diable continue-t-on à créer de la monnaie lorsque la production stagne ? »
          … surtout via le secteur privé des banques commerciales qui prélèvent leur dîme sans objet, pour le remettre en dépôt à la BCE, PARCE QUE LE LOBBY BANCAIRE S’EST IMPOSÉ !
          C’est bien par la bouche de Mario Draghi, ex-Goldman Sachs que la BCE consent à inonder le marché secondaire de “crédits illimités”…
          C’est pour éponger le tonneau des Danaïdes des déséquilibres internes à l’euro, alors qu’il faudrait précisément arrêter la monnaie unique entre Nord et Sud, pour faire cesser cette hemorragie !

          « Et pourquoi faut-il que ce soient les états qui empochent le bénéfice de cette création monétaire ? »
          Parce qu’en ce cas, le bénéfice retournerait à l’intérêt général, au lieu d’aller aux banquiers et aux rentiers !
          Il faut lire:
          MANIFESTE POUR QUE L’ARGENT SERVE AU LIEU D’ASSERVIR !
          Sous titre: Une Nation souveraine a le pouvoir et la légitimité d’émettre sa propre monnaie. Dette et austérité sont des choix idéologiques.
          Editions Dangles, 2013

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      • Fabrice // 11.02.2013 à 17h49

        le sénat avait fait une étude intéressante de la dette primaire sur ce sujet en 1997 :

        http://www.senat.fr/rap/r98-413/r98-4133.html

        et plus récemment encore là :

        http://www.senat.fr/rap/l11-658-1/l11-658-14.html

        avec la définition de déficit primaire ça m’a bien aidé à comprendre :

        http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/La-Regle-d-or-des-finances-publiques/Deficit-primaire

        intéressant le passage qu’il faudrait 2% d’excédent primaire pour parvenir à en finir avec l’endettement.

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  • A-J Holbecq // 11.02.2013 à 17h55

    Merci Hadrien, mais pour ma part je laisse tomber le « combat », je me sens trop vieux et j’avoue que je suis « saturé » de cette loi de 1973. Je me suis exprimé lors de ma dernière (et finale) intervention dont résumé sur http://postjorion.wordpress.com/2012/11/12/261-holbecq-intervention-mpep-01-11-12/

    Ce qui est effectivement important c’est de se rendre compte que si l’Etat (plutôt les Apu) avait pu monétiser ses besoins lors des années où le solde budgétaire (donc primaire) était négatif, le cumul nous amènerait à une monétisation au total très faible et sans aucune incidence inflationniste si dans le même temps nous avions pu brider un peu celle des banques commerciales.

    Je ne suis clairement pas d’accord avec Olivier lorsqu’il écrit  » “Le Top 10% possédant environ 75% de l’épargne financière…, au final, la dette publique, c’est donc un impôt à l’envers où l’on prend clairement aux pauvres pour donner aux riches. « …
    Non! comme la France n’a encore payé ni la dette (et ne la paiera sans doute jamais) ni même les intérêts, en fait c’est une partie du « top 10 » qui bénéficie des intérêts de la dette , c’est vrai, mais c’est bien une autre partie de ce « top 10 » qui paye des intérêts à la première partie…. puisque nous empruntons (aussi) les intérêts à ce top 10.
    Tout se passe comme si les riches se passaient cette dette entre eux, dette dont la France n’a pas bénéficié à plus de 30% de son montant actuel, largement couvert par les actifs financiers dont elle (la France) dispose.
    Maintenant il est vrai que la dette est une « excuse » pour limiter les dépenses donc les aides aux plus pauvres et les salaires.

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    • TZYACK // 11.02.2013 à 18h25

      Echanger de la valeur contre de la richesse a toujours été une bonne affaire;
      De même, que de se fournir en énergie contre de la monnaie de singe !

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    • chris06 // 11.02.2013 à 18h26

      @AJ H

      « Ce qui est effectivement important c’est de se rendre compte que si l’Etat (plutôt les Apu) avait pu monétiser ses besoins lors des années où le solde budgétaire (donc primaire) était négatif, le cumul nous amènerait à une monétisation au total très faible et sans aucune incidence inflationniste »

      ce qui est manifestement faux puisqu’une telle monétisation dans le cadre de monnaies fiduciaires flottantes aurait conduit à une dévaluation du Franc par rapport aux principales monnaies.

      On a déjà failli sortir du SME sous Mitterrand mais ça n’a aucune importance, quand les inflationnistas et autres spécialistes de la planche à billets sont aux commandes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes….

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      • dadone // 11.02.2013 à 20h01

        Le principe de base est le suivant :
        Lorsque la monétisation ou création monétaire concerne tout le monde cela crée une inflation et dévaluation monétaire (système en vigueur jusqu’au tournant rigueur 1983)
        Lorsque la monétisation ou création monétaire (système actuel) concerne en réalité le top 10 cela crée de l’inflation sur les biens hauts de gamme.
        Au final cela ne change rien, la création monétaire est quant même là. La facture dans le système actuel met simplement plus de temps à être visible…
        Aucun des deux systèmes n’est viable sur le long terme…

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  • nobody // 11.02.2013 à 19h16

    Le GEAB annonçait en 2009 la dislocation des USA (éclatement de la Fédération) et du Royaume Uni pour la fin de l’année. Leur analyse était pertinente et leur conclusion plausible, sauf qu’ils n’avaient pas prévu les QE…

    Oui les USA sont en faillite. Mais les USA ne peuvent s’effondrer, en s’effondrant ils entraineraient un effondrement global. Il est donc probable que tous les acteurs auront intérêt à les soutenir et à participer à une manipulation des cours et des chiffres. Ils vont certainement continuer à empiler de la dette et ferons un défaut partiel dans 7 à 10 ans : rien de bien méchant (il vaut mieux perdre un doigt que de perdre un bras).

    En attendant, nous allons donc nous efforcer de continuer à faire tous ensemble le même rêve : celui d’un monde (Mickey), où les actifs valent probablement la valeur à laquelle ils prétendent avoir été acquis…

    Le problème (puisqu’il y en a tout de même un), c’est que le marché n’est plus régi par le principe de l’offre et de la demande, mais par des organismes de régulation institutionnels. Nous sommes donc entrés dans « quelque chose » de nouveau qu’il conviendrait de définir.

    PS : si les acteurs ne sont pas solidaires sur ce coup là, on peut s’attendre à un conflit majeur.

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    • Hadrien // 11.02.2013 à 22h25

      Non! Le problème c’est au contraire que le marché n’est plus régi par aucun organisme de régulation institutionnel, mais par un libéralisme sauvage que soutiennent les lobbies à l’OMC et à Bruxelles, à un moment ou les progrés de la technique (dont les chercheurs, ingénieurs et techniciens sont les derniers à être récompensés) en rendent les effets dévastateurs.
      Sur ce point, O. Berruyer a très bien vu les choses dans son livre:
      Financiarisation, mondialisation et inégalités s’en trouvent décuplées !
      Tout au plus pourrait-on lui reprocher un aspect manquant: l’effet direct de la dérégulation internationale sur les inégalités internes aux nations:

      Pourquoi, en effet, ne pas développer le problème tel qu’il est, scientifiquement parlant:
      C’est au vingtième siècle, et notamment avec Keynes ainsi que le Fordisme, que l’on a commencé à prendre vraiment conscience du phénomène de la croissance qui, mathématiquement, est une instabilité à multiplicateur positif dans la boucle consommation-production des activités humaines. Comme dans tout phénomène bouclé, parler en faveur de l’un ou de l’autre, offre ou demande, comme s’y évertuent de pseudo-économistes politiques dans le cadre national de la lutte capital/travail ou patronat/syndicats, n’a pas plus de sens que disserter sur la primauté de l’oeuf ou de la poule.
      Dans un cadre international, en revanche, tout change si on laisse des pays moins développés entrer sans précaution en libre échange avec ceux qui sont plus avancés dans leur cycle de développement. La consommation de ces derniers se branche alors sur la production des premiers, qui voient leur croissance ainsi accélérée au détriment de celle des pays avancés qui la voient ralentir, voire régresser par un effet croisé des plus évidents.
      Certains diront qu’après tout, ce n’est que justice de voir ainsi les plus en retard connaître un rattrapage bénéfique.
      Sauf que cela entraîne un autre effet croisé: ce sont les classes exploitantes de tels pays « émergents » qui bénéficient de cette croissance, dans l’accumulation croissante de capital décrite par Marx au XIXe siècle.
      Et ce sont les classes exploitées des pays jusque là avancés qui pâtissent des restrictions salariales, puis sociales, sur finissent par perdre leurs acquis et, avec eux, leur statut « avancé » dilappidant ainsi l’héritage de leurs aînés.
      D’où le schéma que l’on peut résumer par:
      La concentration de capital des riches dans les pays émergents se fait en exploitant leurs travailleurs au détriment des notres. Et la concentration de capital des riches chez nous se fait en délocalisant pour faire la même chose, ou en réduisant les conditions faites à nos travailleurs nationaux.
      Aucun bénéfice à terme pour ceux qui en ont le plus besoin, et croissance en déroute pour ceux qui avaient le plus avancé socialement.
      Surtout si ces derniers acceptent d’être les « idiots utiles » de l’Europe et du Monde, en adoptant à la fois la monnaie trop forte voulue par les uns et la foire libre-échangiste des voulue par les autres.

      C’est prendre beaucoup de temps pour dire des évidences, mais pourquoi donc ces choses-là sont-elles tues par les partis majoritaires du « marais » actuel, ainsi que les milieux économiques, sans parler des médias…?
      Le vrai problème de la crise, c’est l’internationale libérale, mondiale aussi bien qu’européenne.

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      • chris06 // 12.02.2013 à 11h40

        trop drôle d’entendre Hadrien parler de « libéralisme sauvage » alors que les marchés n’ont jamais été aussi dépendant des interventions étatiques et des banques centrales!

        @nobody,

        « Le problème (puisqu’il y en a tout de même un), c’est que le marché n’est plus régi par le principe de l’offre et de la demande, mais par des organismes de régulation institutionnels.  »

        c’est tout à fait ça. Il n’y a plus de « marchés libres » mais des créations entièrement artificielles voulues par les Etats et leurs banques centrales.

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      • nobody // 12.02.2013 à 11h58

        @Hadrien

        Définition : Le but de la régulation est de maintenir l’état stable, conforme à ce qui est prévu, dans le fonctionnement d’une machine ou l’état d’un système.

        Si le système économique actuel ne s’effondre pas (nous serons d’accord pour dire que le libéralisme nous conduit à la faillite), ou pas encore, c’est bien parce que des institutions (les autorités monétaires) interviennent en dernier ressort pour le maintenir en respiration artificielle, il s’agit donc bien d’une régulation.
        Que le mode de régulation soit un bricolage mal ficelé et qu’il ne règle rien sur le fond n’y change rien:le système est mal régulé, mais régulé tout de même.

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      • jducac // 12.02.2013 à 14h34

        @ Hadrien Le 11 février 2013 à 22h25

        D’où le schéma que l’on peut résumer par:
        La concentration de capital des riches dans les pays émergents se fait en exploitant leurs travailleurs au détriment des nôtres. Et la concentration de capital des riches chez nous se fait en délocalisant pour faire la même chose, ou en réduisant les conditions faites à nos travailleurs nationaux.
        Aucun bénéfice à terme pour ceux qui en ont le plus besoin, et croissance en déroute pour ceux qui avaient le plus avancé socialement.

        La description que vous donnez du phénomène, correspond bien avec ce que l’on observe. Elle présente cependant un grave défaut. Elle tend à opposer le capital des riches au travail des pauvres, ce qui est à mon avis très condamnable.

        En effet, pour s’adapter à l’évolution de l’environnement qu’ils engendrent, les hommes (femmes) ont besoin de capital pour investir dans de nouveaux moyens mieux adaptés compte tenu de l’inévitable obsolescence des choses et des pratiques. Ils doivent donc de ne pas consommer la totalité de ce qu’ils acquièrent dans le flux de création de richesses à leur disposition et s’astreindre à en économiser pour constituer du capital.

        Cette fonction est traditionnellement assurée par les riches ou par les personnes qui ont un tempérament de capitaliste en faisant un travail sur elles-mêmes pour ne pas consommer tout ce qu’elles acquièrent au fur et à mesure de leurs gains.

        Ces gens ou la majorité des personnes qui constituent les peuples en voie de prospérité, sont ainsi devenus conscients des nécessités de la vie et de sa perpétuation. La vie oblige en effet, à anticiper les besoins et difficultés du futur afin de mieux les affronter et de pouvoir les surmonter victorieusement au lieu de courir le risque d’être éliminés par manque de ressources, par manque de capital, tant matériel qu’humain et immatériel.

        Mais il y aussi les pauvres, ceux qui n’ont pas eu la chance d’être sensibilisés à ce besoin d’anticipation sur le futur et qui n’ont, comme capital, que leur force de travail physique et/ou intellectuelle. Pour vivre, ils ont besoin de travailler. Mais du fait de l’évolution, il est de moins en moins possible de travailler sans mettre en jeu du capital, de plus en plus de capital, afin d’atteindre une efficacité suffisante pour rester compétitif au regard de ce que font les plus évolués dans l’activité concernée.

        Les travailleurs qui ont le sentiment d’être sacrifiés sur l’autel du capital et du capitalisme, sont tentés de verser dans un anticapitalisme irréfléchi, parce que personne, notamment en France, dans l’enseignement qui leur a été prodigué depuis les 4 ou 5 dernières décennies, ne les a amenés à découvrir cette fonction aussi primordiale qu’est la préparation du futur, pour permettre la perpétuation de la vie et en premier celle de notre espèce.

        Il faut absolument le faire d’urgence maintenant, particulièrement dans nos pays où en développant des systèmes de protection sociale on a rendu les foules très vulnérables en les maintenant ainsi dans l’insouciance et l’inconscience des besoins futurs. Par un égoïsme exacerbé, elles aspirent à jouir le plus possible de ce qu’offre le présent, sans même se soucier de ce dont auront besoin leurs enfants et petits enfants pour simplement vivre et survivre.

        Le malheur vient surtout de ce que nos dirigeants, eux-mêmes, semblent ne pas en avoir pris conscience. Ou alors ils manquent de courage pour s’engager dans cette reconfiguration mentale et morale de nos communautés développées matériellement, mais sous développées en termes de prévention des risques qui pèsent sur notre futur. Tout le monde s’accroche beaucoup trop à ses droits, ce qui conduit à rester inconscient et ignorant de ses devoirs.

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        • Hadrien // 12.02.2013 à 20h48

          @chris06
          “les marchés n’ont jamais été aussi dépendant des interventions étatiques et des banques centrales! »
          Encore une contradiction avec vos lignes précédentes:
          « la France a pratiqué la monétisation directe durant la période 1949-1971 (de Gaulle sachant parfaitement mettre à profit la “menace soviétique” pour négocier avec les partenaires de Bretton Woods les 4 dévaluations du franc)
          …avec le passage au franc flottant, la France a dû mettre en place (loi de 73) ce qui se pratiquait dans les autre Etats”
          Résultat: Croissance des 30 Glorieuses, 5% (le double des USA).
          Croissance actuelle, 0,5% (en crise, comme… ces autres Etats!)
          C’est un comble au moment où, dit-on, il y a plus de chercheurs, d’innovations et de produits nouveaux en ce monde qu’il n’y en eut depuis le début de l’humanité.

          @nobody
          « Définition : Le but de la régulation est de maintenir l’état stable, conforme à ce qui est prévu, dans le fonctionnement d’une machine ou l’état d’un système. »
          Merci de la leçon,
          Je suis ingénieur automaticien et Directeur de Recherche CNRS sur le sujet…
          Vous devriez lire mon billet invité chez Jorion: http://www.pauljorion.com/blog/?p=33654
          (avec réponses en compléments dans le corps des commentaires)
          « Conforme à ce qui est prévu », dites-vous…?
          Mais Marx avait pour objectif libérateur: « Prolétaires de tous pays, unissez-vous! »
          Le libéralisme a pour mot d’ordre: « Prolétaires de tous pays, concurrencez-vous! »
          (Cherchez au bénéfice de qui!)

          @jducac
          « opposer le capital des riches au travail des pauvres… est à mon avis très condamnable »
          Vous, vous auriez fait le bonheur de Jean Peyrelevade sur son défunt blog: « La refondation du capitalisme »…
          « fonction traditionnellement assurée par les riches ou par les personnes qui ont un tempérament de capitaliste en faisant un travail sur elles-mêmes… »
          Comme vous dites, « sur elles mêmes »…!
          Et ça les fatigue pas trop de se forcer ainsi à l’accumulation du capital gagné sur le travail des autres ?

          Car mon expérience industrielle de scientifique m’a amplement prouvé que les gains ne vont pas à ceux qui inventent, créent, produisent, déposent des brevets… mais aux hommes d’affaires qui en consomment les fruits… lorsqu’ils ceux-ci sont mûrs!
          C’est d’ailleurs ce que confirme « Les faits sont têtus », où O. Berruyer note que nos grandes écoles d’ingénieurs voient leurs élèves se diriger de plus en plus vers des fonctions financières, commerciales ou administratives pour y rejoindre les diplomés d’écoles de commerce (qui les ont, du reste, depassés en nombre… ce qui est un indice des temps nouveaux).
          La question n’est pas dans l’existence ou non du capital, mais dans sa concentration.
          Il faut le rappeler à tous ceux qui n’ont jamais lu Marx: celui-ci considérait le capitalisme du XIXe siècle comme « révolutionnaire » par rapport à l’ordre ancien.
          Mais ce capitalisme est aujourd’hui en crise car la boucle Keynesienne de la croissance a été cassée par le « libéralisme sauvage » et sa mondialisation: on ne cherche plus à produire et consommer mieux, mais à survivre sur le marché libéral avec la plus grande marge possible. (Ma nièce, diplomée d’une grande école de commerce, est actuellement à Shangaï pour s’y perfectionner sur les lieux où cette sueur humaine ruisselle le mieux et où son exploitation y réussit le plus!)

          Mais je vois que j’ai affaire à un spécialiste en la matière qui fustige, bien au contraire :
          – « en France, l’enseignement prodigué depuis les 4 ou 5 dernières décennies »
          (C’est vrai, ça, apprendre la démocratie athénienne et ses particularités, qui donnèrent la plus grande civilisation à ce jour, inventant les arts et les sciences, la philosophie et la politique, l’économie et la monnaie metallique (argent), ça ne sert à rien ! C’est même un très mauvais exemple pour nos enfants s’ils veulent réussir aujourd’hui…)
          – « nos pays où, en développant des systèmes de protection sociale, on a rendu les foules très vulnérables en les maintenant ainsi dans l’insouciance »
          (Il est vrai que Spartes avait un modèle beaucoup plus efficace: on y tuait les enfants qui n’étaient pas du sexe désiré et, pour en faire de bons soldats, l’enseignement prodigué aux autres allait trés vite à l’essentiel: pour toute nourriture, seul un infâme brouet leur était assuré afin de leur apprendre à se la procurer par eux-mêmes, le vol étant permis et même recommandé… à condition de ne pas se faire prendre ! Bizarre… c’est tout comme chez nous aujourd’hui). Derniers détails: Spartes faisait l’admiration d’Hitler ! Qu’en reste-t-il aujourdh’ui en termes de réalisations à consulter, ou même de ruines à admirer ? Tout comme Hitler… rien !
          – « le manque de courage pour s’engager dans cette reconfiguration mentale et morale de nos communautés développées matériellement, mais sous développées en termes de prévention des risques… »
          Voilà au moins quelqu’un qui a bien appris la leçon: le but de la vie et de la civilisation n’est pas de sécuriser l’homme pour qu’il puisse s’accomplir au mieux à l’abri du besoin, échappant ainsi à la condition du primitif, comme on le croyait jusqu’alors… Non, c’est précisément d’y revenir en le précarisant au maximum, comme le faisaient les spartiates, pour en faire un bon… commerçant.

          Et qu’on ne nous parle pas de ces « patrons qui créent… ». Les seules réalisations notoires que nos présidents récents ont pu faire valoir comme succès lorsqu’ils sont en représentation à l’étranger ou ailleurs, datent des trente glorieuses et sont à mettre à l’actif du secteur public:
          – Le Nucléaire: CEA, puis Areva, dont la filière actuelle a été démantelée par Proglio.
          – l’Aerospatial(e), puis Airbus et EADS, qui ont été abandonnés en grande partie à Lagadère et pour l’autre partie aux allemands, avec les déboires résultants que l’on sait.
          – le Ferroviaire, avec le TGV, où la privatisation d’Alsthom faillit faire périr l’entreprise, qui ne fut rattrapée par les cheveux qu’en raison d’accointances publiques (Bouygues-Sarkozy)
          – les Télécoms enfin, impulsées par le CNET dont la disparition a arrêté l’innovation, et où la privatisation d’Alcatel aux mains de Tchuruk a provoqué sa chute.
          (Mais il est vrai qu’à l’époque des réalisations sus-dites, on avait encore des entreprises nationalisées, une politique, une monnaie ainsi qu’une Banque centrale qui nous appartenaient…)

          Au jeu actuel, que l’on encourage du mot insidieux « compétitivité », il sera toujours plus « compétitif » d’exploiter les plus bas salaires pour en revendre le produit à ceux qui sont plus nantis… mais ne le resteront pas longtemps: la leçon du Fordisme, c’est que la concentration et les inégalités ne sont pas favorables à la croissance!
          Ainsi, Ford pensait que l’inégalité des revenus ne devrait pas dépasser un facteur 40.
          Aristote, lui, avait émis le chiffre d’un facteur 4… Nous en sommes à 400 !
          (Là encore, relire « Les faits sont têtus »)

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          • jducac // 13.02.2013 à 14h29

            @ Hadrien Le 12 février 2013 à 20h48

            “opposer le capital des riches au travail des pauvres… est à mon avis très condamnable”
            Vous, vous auriez fait le bonheur de Jean Peyrelevade sur son défunt blog: “La refondation du capitalisme”…

            Désolé, mais au lieu de diverger vers Peyrelevade, pourquoi ne dénoncez-vous pas les arguments que j’avance pour justifier cette déclaration ?

            En effet, pour s’adapter à l’évolution de l’environnement qu’ils engendrent, les hommes (femmes) ont besoin de capital pour investir dans de nouveaux moyens mieux adaptés compte tenu de l’inévitable obsolescence des choses et des pratiques. Ils doivent donc de ne pas consommer la totalité de ce qu’ils acquièrent dans le flux de création de richesses à leur disposition et s’astreindre à en économiser pour constituer du capital.
            Cette fonction est traditionnellement assurée par les riches ou par les personnes qui ont un tempérament de capitaliste en faisant un travail sur elles-mêmes pour ne pas consommer tout ce qu’elles acquièrent au fur et à mesure de leurs gains.
            Ces gens ou la majorité des personnes qui constituent les peuples en voie de prospérité, sont ainsi devenus conscients des nécessités de la vie et de sa perpétuation. La vie oblige en effet, à anticiper les besoins et difficultés du futur afin de mieux les affronter et de pouvoir les surmonter victorieusement au lieu de courir le risque d’être éliminés par manque de ressources, par manque de capital, tant matériel qu’humain et immatériel

            Manquez-vous d’arguments à opposer, ou alors avez-vous besoin de développements complémentaires pour mieux me comprendre ? Comme beaucoup trop de gens appartenant aux pays développés, n’êtes-vous pas conscient de l’interdépendance entre le capital et le travail ? Ou alors, faites vous partie de ces anticapitalistes irréfléchis qui refusent de voir le processus capitaliste à la base de la marche le monde depuis toujours et très certainement jusqu’à la fin des temps, donc de l’humanité?

            Personne ne peut nier que pour travailler, il faut en général, en sus de son savoir faire, mettre en œuvre des moyens de production afin de moins se fatiguer et d’être plus efficace, donc de mieux gagner sa vie.

            Pour disposer de ces moyens, il faut au préalable les avoirs acquis, c’est-à-dire les avoir financés, en y consacrant une part non consommée des gains réalisés antérieurement. C’est ce que savent faire les investisseurs qu’on appelle des capitalistes, lesquels peuvent aussi être, pour les plus courageux ou les plus avisés d’entre eux, de simples travailleurs animés d’un esprit capitaliste et capables d’un comportement que je considère vertueux, parce qu’il prépare l’avenir au lieu de l’ignorer.

            Hélas, beaucoup de gens désignés comme travailleurs qui, pourtant, auraient la possibilité de le faire dans nos pays développés, ne se donnent pas la peine d’économiser pour investir en moyens de production, par manque de courage, par manque de volonté et par inconscience de leurs devoirs humains. Ils préfèrent consommer la totalité de leurs gains en les consacrant aux plaisirs, à l’agrément, au confort, au paraître, et à toute autre consommation non essentielle à la conservation et à la perpétuation de la vie.

            Au delà de s’alimenter, se vêtir, se loger, se soigner, avoir des enfants, les élever, bien les éduquer et les rendre aptes à s’adapter à l’inexorable évolution du monde, l’homme a un grand besoin aujourd’hui, avant de se laisser aller à consommer au maximum, de faire un travail sur lui-même. Cela devrait l’amener à s’obliger à réfléchir, et à se faire une idée objective des raisons et conditions de son existence, tant au plan philosophique, que matériel et physique.

            Cette activité de réflexion constitue un véritable travail, non rémunéré dans le présent, mais très payant à terme.

            Personne ne devrait pouvoir s’exonérer de l’accomplir. Ni ceux que l’on nomme travailleurs dont beaucoup ne semblent aspirer qu’à consommer davantage en lorgnant sur les avoirs de ceux qui se sont employés à ne pas consommer tous leurs gains. Ni ceux que l’on nomme capitalistes qui, souvent par tradition familiale, se sont habitués à dépenser moins que ce qu’ils gagnent pour investir afin d’assurer le futur, mais qui négligent d’associer les travailleurs à ce type de préoccupation.

            C’est un travail sur soi, sur sa « conscience d’être responsable ». C’est un travail élémentaire en ce sens qu’il incombe à chaque individu homme ou femme, constituant des diverses communautés existant à divers niveaux (mondial, régional, national, départemental, communal, entrepreneurial, familial).

            Ces communautés dépendent de chaque homme (femme) autant qu’il dépend d’elles. C’est un devoir d’en prendre conscience pour éviter leur délitement, leur effritement et leur anéantissement. Seules survivront, les communautés qui en auront pris conscience.

            L’excellent blog d’Olivier Berruyer, fait œuvre utile dans ce domaine. Grâce à la confrontation des points de vue qu’il provoque, il permet à chacun de s’engager dans ce travail fondamental. Cette tâche de réflexion et d’échange a un urgent besoin d’être réalisée, à la fois au plan individuel et collectif.

            J’espère que vous comprenez pourquoi, je pense inconvenant d’opposer le travail des riches à celui des pauvres car il incombe à tous. Je suis en effet persuadé que la solution n’est pas dans l’opposition des uns aux autres mais dans la compréhension et la prise de conscience de la nécessité d’œuvrer en commun, chacun apportant à l’œuvre commune le meilleur de ce qu’il peut donner.

            Puisque les politiques français qui sont en charge des programmes d’éducation du peuple, n’ont rien fait, (contrairement à ce qu’ont fait Schröder et les syndicats allemands, il y a une dizaine d’années), c’est aux capitalistes, aux riches et aux moins riches qui ont compris le problème, de s’employer à l’expliquer aux travailleurs, leurs associés en tant que metteurs en œuvre et exploitants du capital producteur de richesses.

            J’aurai plaisir à poursuivre cet échange sur les autres points que vous avez relevés, une fois que vous vous serez exprimé sur le complément explicatif que je viens de vous donner ci-dessus.

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          • Hadrien // 15.02.2013 à 22h41

            Habituellement, les libéraux reprochent aux autres leur absence de « pragmatisme » et trop « d’idéologie ».
            J’ai donc répondu par du factuel (industriel, historique, professionnel), mais vous enchaînez par votre propre idéologie personnelle, en forme de leçon bien apprise :
            – n’êtes-vous pas conscient de…
            – faites vous partie de…
            – Personne ne peut nier que…
            – Personne ne devrait pouvoir…
            Vous abondez ainsi dans l’idéologie libérale de la pire des façons: celle de la pensée unique ressassée par les médias. Une réponse a déjà été donnée sur ce registre par quelqu’un d’autre (cf Marianne), qui sera sans nul doute à votre goût :

            Comme il a déjà été ironisé, sur ce blog :
            PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, CONCURRENCEZ-VOUS !

            Tout monde a certainement remarqué le récent harcèlement médiatique au sujet de la «compétitivité» de nos zentreprises. Ce n’est pas le sujet qui est récent. Avant, on parlait plutôt de «baisser les charges», pour «créer des zemplois». Non, c’est le mot «compétitivité» qui a dernièrement proliféré comme des métastases dans un corps déjà malade.

            Difficile en effet d’y échapper. Dès qu’un débat prend un tour économique, le «journaliste» de service ne manque plus jamais de poser à son interlocuteur, économiste ou politicien, voire à un représentant du Medef ou de la CGPME, la question qui tue : «Tout le monde reconnaît qu’il faut améliorer la compétitivité des zentreprises pour créer des zemplois. Comment faire pour y parvenir ?». Là, le pompeux se rengorge et entame une tirade d’où il ressort en général des idées tout droit extraites du bréviaire libéral, édition originale de 1962 préfacée par Milton Friedman.
            Au passage on notera que les protagonistes de cette question épouvantablement biaisée par la propagande sont les mêmes qui se sont déjà livrés dans le passé récent à un exercice similaire :
            – «Tout le monde sait qu’il faut “baisser les charges” qui pèsent sur les zentreprises pour relancer la croissance»
            – «Tout le monde reconnaît qu’il faut de la croissance pour créer des zemplois»
            – «Sans la construction Européenne, c’est le chaos : il faut voter les traités, c’est évident».

            « En CONCURRENCE AVEC LE MONDE ENTIER » :

            Toi, le salarié (ou chômeur, ou retraité) français, qui n’as peut-être pas une formation très poussée en économie ou en charabia médiatique, je vais t’expliquer dans un langage que ton cerveau défavorisé pourra néanmoins assimiler : «Toi coûter trop cher ! Toi comprendre ?».
            Vu ton air ahuri, sinon rigolard, ta bouche en cul de poule, ton index pointé vers ta poitrine de brave travailleur, manifestement non, toi pas comprendre. Alors moi je vais t’expliquer.
            «En concurrence avec le monde entier»
            Le monde est mondial, mon gars. On a ouvert nos frontières aux quatre vents et on nous a mis en concurrence avec le monde entier.
            Qui ça, on ? Nos politiciens irresponsables et corrompus, qui n’écoutent que les zéconomistes ultralibéraux, ces apprentis sorciers qui ont fait la démonstration que leur système ne génère de profits que pour une oligarchie (dont ils font partie) au détriment de tous les autres.
            Même si t’es pas très malin, tu auras forcément remarqué que ces politiciens qui ont fait toutes les conneries qui nous ont foutus dans la merde, ceux qui se sont systématiquement trompés, sont les mêmes, ou les prédécesseurs de ceux qui prétendent aujourd’hui nous en sortir et détenir la vérité.

            Ce que toi, pauvre Français, tu produis avec ton salaire de 1500 ou 2000 euros, ton code du travail, ta sécu, tes allocs, tes 35 heures, tes congés payés, ta retraite et ta législation environnementale, se retrouve en concurrence sur le marché mondial.
            Ce que tu produisais naguère en bas de chez toi, est désormais fabriqué à l’autre bout du monde par un esclave sans aucun droit, qui travaille 7 jours sur 7, sans sécu, sans allocs, sans retraite, payé entre 50 et 200 euros par mois et dont l’employeur peut polluer autant qu’il le souhaite.
            Mieux, le business model en vogue aujourd’hui, adopté avec enthousiasme par de nombreux patrons français (parmi lesquels les plus enragés à tout de même faire baisser les charges), c’est de faire fabriquer des babioles pour 3 grains de riz par ces esclaves, leur donner une valeur grâce au marketing et à la pub, les vendre une fortune aux imbéciles heureux, drogués de la consommation qui ont encore un «pouvoir d’achat», avant de défiscaliser les copieux bénéfices ainsi obtenus à l’aide d’un montage basé sur les paradis fiscaux.
            Ça exploite une foule d’esclaves, ça crée de la misère même dans les pays naguère considérés comme riches, et ça ne profite qu’à une oligarchie d’actionnaires cupides.
            Mais «générer de la richesse pour les actionnaires», n’est-ce pas là le seul but de toute société privée dans un monde capitaliste ?
            Alors ton SMIC, s’il te permet tout juste de ne pas crever de faim, il faut que tu comprennes que c’est encore trop. Beaucoup trop, même. D’ailleurs, ce sont les millionnaires et leurs perroquets de la presse qui te le répètent en boucle. C’est ta faute, mec, si la France va mal. Mais grâce à ton effort, tu vas voir : on va redevenir compétitifs, on va relancer la croissance, on va créer des zemplois.

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          • jducac // 16.02.2013 à 17h42

            @ Hadrien Le 15 février 2013 à 22h41

            Merci pour cette longue réponse qui témoigne de la volonté d’échanger. Hélas, il semble que vous ayez eu des difficultés à vous attaquer au fond des problèmes sur lesquels je vous laissais prise.

            Quand je déclare, par exemple, que :

            Personne ne peut nier, que pour travailler il faut en général, en sus de son savoir faire, mettre en œuvre des moyens de production afin de moins se fatiguer et d’être plus efficace, donc de mieux gagner sa vie.

            Pour disposer de ces moyens, il faut au préalable les avoirs acquis, c’est-à-dire les avoir financés, en y consacrant une part non consommée des gains réalisés antérieurement. C’est ce que savent faire les investisseurs qu’on appelle des capitalistes, lesquels peuvent aussi être, pour les plus courageux ou les plus avisés d’entre eux, de simples travailleurs animés d’un esprit capitaliste et capables d’un comportement que je considère vertueux, parce qu’il prépare l’avenir au lieu de l’ignorer.

            Au lieu d’abonder dans mon sens, ou alors, de développer une contre argumentation appuyée de justificatifs et d’exemples qui la soutiennent, vous bloquez l’échange et le vouez d’emblée à la stérilité en déclarant :

            Vous abondez ainsi dans l’idéologie libérale de la pire des façons: celle de la pensée unique ressassée par les médias.

            Quand les hasards de la vie amènent à constater des écarts de perception, de façon de penser, de façon d’agir, tout être de réflexion, désireux de progresser, profite habituellement d’une telle occasion pour se livrer à une analyse des écarts identifiés afin de mettre en évidence le ou les points faibles de la position opposée, pour la contrecarrer, voire même la démolir.
            Avec vous, rien de cela. Vous fermez l’échange d’entrée de jeu en vous réfugiant derrière le mot « idéologie » qui tue dans l’œuf toute possibilité d’échange collaboratif.

            J’en déduis, ou bien que vous vous êtes réfractaire au travail d’analyse ou de critique constructive et logique, ou bien qu’après avoir réalisé ce travail, vous êtes dans l’impossibilité de démonter les arguments qui vous sont présentés, sans toutefois aller jusqu’à les approuver, parce que de tout temps vous vous êtes réfugié dans une idéologie contraire, qui se trouve mise en défaut.

            Espérons qu’une autre fois, il sera possible d’aller plus loin.

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            • A-J Holbecq // 16.02.2013 à 18h10

              @Jducac
              Quand vous écrivez  » Pour disposer de ces moyens, il faut au préalable les avoirs acquis, c’est-à-dire les avoir financés, en y consacrant une part non consommée des gains réalisés antérieurement.  » il me semble que vous oubliez le rôle créateur de monnaie des banques . Dans l’absolu un entrepreneur n’a nul besoin d’avoir acquis du capital … il lui suffit d’avoir l’accord bancaire qui lui prendra par la suite une partie de la plus value…. et en remontant les banques elles mêmes n’ont nul besoin de disposer d’argent de gains réalisés antérieurement puisque ce sont les crédits qui font les dépôts.

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          • Benjamin Franklin // 16.02.2013 à 18h43

            @AJH
            Sauf que la monnaie secondaire créée par la banque n’a pas cours forcé. Pour que l’entrepreneur puisse espérer en faire quelque chose, il faut que les détenteurs de biens réels acceptent cette monnaie secondaire en paiement, c’est-à-dire acceptent la constitution de dépôts équivalents.
            Or un dépôt monétaire n’est intéressant que s’il est
            -soit liquide. Ce qui signifie que la banque dispose de fonds propres couvrant le dépôt. Et dans ce cas il n’y a pas eu vraiment de « création monétaire », la banque a émis de la monnaie gagée par des fonds propres
            -soit rémunérateur. Ce qui signifie que la banque doit verser des intérêts, donc que le prêt consenti à l’investisseur est générateur de richesses monétisables, et donc qu’il corresponde à une vraie création de richesse et pas à de la simple inflation. Si la monnaie émise devient inflationniste, les déposants réclameront plus d’intérêts en compensation, et l’émission de monnaie deviendra non rentable.
            Tout cela vous l’écriviez vous même sur votre site.

            La monnaie secondaire des banques c’est de la monnaie privée, l’Etat a juste accordé comme privilège aux banques un taux de change préférentiel entre leur monnaie privée et la base monétaire à cours forcé émise par la banque centrale.

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            • A-J Holbecq // 16.02.2013 à 19h26

              @ Benjamin Franklin
              Sauf que vous m’avez peut être mal lu.
              – globalement tout le monde accepte la monnaie secondaire des banques
              – Une banque peut émettre sensiblement 12 fois l’équivalent de ses fonds propres (Bâle 3, je simplifie: les fonds propres doivent représenter au moins 8% des crédits émis par la banque)
              – Une banque ne verse pas d’intérêts sur les crédits qu’elle consent lors de la création monétaire (#60% des crédits)
              – Une banque doit effectivement disposer de monnaie centrale qu’elle « paye » : en gros 15% des dépôts (demande de billets 14% + réserves obligatoires 1%)
              – tout celà amène à un multiplicateur de crédit (ou diviseur selon le sens où la banque centrale est tenue d’émettre la monnaie centrale nécessaire), rapport entre la monnaie et la monnaie centrale
              – le système bancaire joue aussi (pour # 40% du total des crédits) le rôle d’intermédiation entre épargne et prêts.
              – le système bancaire, par les intérêts, s’accapare une partie de la création des richesses de l’entrepreneur … c’est sa « dîme » du fait de son privilège.

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          • Benjamin Franklin // 16.02.2013 à 20h08

            @AJH
            Vous dites :
            « globalement tout le monde accepte la monnaie secondaire des banques ». Ce n’est tout à fait exact. Quand l’inflation augmente, les gens vident leurs dépôts à vue et achètent de l’or, ou bien réclament du cash ou des taux d’intérêts élevés. Si « tout le monde » accepte cette monnaie comme vous dites, c’est précisément parce que les pouvoirs publics interviennent pour garantir la convertibilité de la monnaie secondaire en monnaie centrale à cours forcé.

            « Une banque peut émettre sensiblement 12 fois l’équivalent de ses fonds propres (Bâle 3, je simplifie: les fonds propres doivent représenter au moins 8% des crédits émis par la banque) » C’est la règlementation de Bâle, mais elle n’a aucun intérêt. En son absence une banque limiterait quand même son taux de levier à un niveau « acceptable », c’est à dire le niveau juste avant la faillite par bank run.

            « Une banque ne verse pas d’intérêts sur les crédits qu’elle consent lors de la création monétaire (#60% des crédits) » Non, mais elle verse des intérêts sur les dépôts à long terme qui se sont constitués mécaniquement par attribution de ces crédits (tous les dépôts générés n’étant pas forcément à court terme). Elle assume aussi le risque de défaut de paiement sur le crédit accordé.

            « Une banque doit effectivement disposer de monnaie centrale qu’elle “paye” : en gros 15% des dépôts (demande de billets 14% + réserves obligatoires 1%) ». Donc sur les dépôts générés par les crédits qui ne sont pas des dépôts à long terme, la banque doit garder des réserves de liquidités qui lui coûtent de l’argent. Finalement, tous les types de dépôts générés par ses crédits lui coûtent quelque chose !

            « le système bancaire, par les intérêts, s’accapare une partie de la création des richesses de l’entrepreneur … c’est sa “dîme” du fait de son privilège. » Non, puisque la majeure partie des intérêts perçus sur les crédits servent à rémunérer les dépôts à long terme, à rémunérer le loyer du cash couvrant les dépôts à vue, et à couvrir le risque de défaut sur les crédits.

            Posez vous également cette question : si le secteur bancaire était réellement ouvert à la concurrence, est-ce que la « dîme » des banques ne tendrait pas vers zéro, du fait de cette concurrence ? L’argument de « concentration monopolistique » ne marchant pas vraiment dans le cas présent, puisque pour créer matériellement une banque aujourd’hui, en dehors de la réglementation, il suffirait d’un site internet.

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            • A-J Holbecq // 16.02.2013 à 21h44

              Pas du tout envie d’argumenter … pensez ce que vous voulez mais vous faites une erreur fondamentale concernant le coût dont vous affublez la création monétaire par les banques (sur les 60% de crédits « ex nihilo »)

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          • Benjamin Franklin // 16.02.2013 à 22h59

            J’ai peur que ce ne soit vous même qui vous aveugliez.
            Ce que j’évoque a un nom, les Services d’intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim), qui sont définis par l’Insee, et évalués. Mais vous le savez sûrement déjà, vu vos données.

            http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1285
            http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1285&page=sdb#def1

            http://www.insee.fr/…/imet125-c-session-2-mesure-de-la-production-et-de-la-valeur -ajoutee-par-les-activites-financieres.pdf

            La différence entre les coûts du crédit pour la banque et ce qu’il rapporte est juste la mesure de la valeur ajoutée créée par la banque en permettant l’activité de crédit. Si vous pensez que les banques sont surpayées pour cette activité, laissez donc faire la concurrence bancaire pour réduire la dîme…

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        • jducac // 16.02.2013 à 21h52

          @ A-J Holbecq Le 16 février 2013 à 18h10

          Dans l’absolu un entrepreneur n’a nul besoin d’avoir acquis du capital … il lui suffit d’avoir l’accord bancaire qui lui prendra par la suite une partie de la plus value…. et en remontant les banques elles mêmes n’ont nul besoin de disposer d’argent de gains réalisés antérieurement puisque ce sont les crédits qui font les dépôts.

          Dans l’absolu et dans certaines limites, vous avez raison. L’entrepreneur doit quand même disposer d’un certain « crédit » et d’un « capital de confiance » auprès de l’apporteur en capitaux, que ce soit une banque, un fond d’investissement, une pépinière d’entreprises, lesquels ont, d’une certaine façon, accumulé du travail réalisé et converti en capital (matériel, immatériel, humain) pour pouvoir se livrer à leur activité et permettre la création ou le développement d’entreprises.

          On sait depuis Lavoisier que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et que c’est l’énergie qui le permet. On passe du travail à l’énergie (les deux s’exprimant dans les mêmes unités) avec un certain rendement et, comme la vie a besoin d’énergie pour s’alimenter, il faut bien qu’avant de vivre des fruits de son entreprise, l’entrepreneur et tous ceux qui la construisent, s’alimentent pour vivre en puisant dans un stock d’énergie constitué grâce à du travail préalablement réalisé.

          Cela peut être le propre travail de l’entrepreneur, s’il a été économe sur ses gains antérieurs afin de s’autofinancer en puisant sur ses avoirs en banque ou sur celui des autres grâce au banquier.

          L’argent n’est en effet qu’un moyen d’échange, une sorte de liquide de transmission permettant, avec un certain rendement, d’obtenir l’énergie pour vivre à partir d’un travail préalablement fourni.

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  • Dan // 11.02.2013 à 20h36

    Hadrien , après avoir lu et relu vos commentaires particulièrement très détaillés , croyez-vous que les personnes qui dirigent actuellement ont une capacité puissante d’analyse et de synthèse des problèmes économiques économiques et financiers actuelles ?

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  • Souvarine // 11.02.2013 à 20h48

    Franchement, quel galimatias. Tout ceci tient davantage d’un scénario de film catastrophe que d’une analyse sérieuse. Avec évidemment une Europe, drapée dans son héroïsme austéritaire, émergeant des décombres à la fin du film. Manque plus que Bruce Willis en tête d’affiche.

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  • Macarel // 11.02.2013 à 22h59

    L’UE est une catastrophe, une calamité, et la France est le dindon de cette farce.
    La France coincée entre l’Angleterre et l’Allemagne n’existe plus.
    Hollande se présente en « Alexandre le Grand » à Bamako, et n’est plus qu’un nain de jardin à Bruxelles.
    Triste époque pour notre pays, qui n’est plus défendu par ses élites, élites qui ont vendu le peuple aux marchés.
    La France est trahie, bafouée, abandonnée, par une caste dirigeante qui a perdu tout contact avec le peuple. La France va connaître le destin des grecs, Hollande, Papandréou même combat !
    Alors les rodomontades du GEAB: il y a de quoi rire, ou plutôt pleurer.

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    • Eva Green // 11.02.2013 à 23h37

      Macarel,

      Moscovici vient de déclarer  » plutôt un euro fort qu’un euro mort ».

      La messe est dite non ? Vous pouvez pleurer.

      Sûr qu’il est conseillé par Chris 06, ou son clone.

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      • Macarel // 11.02.2013 à 23h47

        Moscovici, préfère la mort de la France, à celle de l’euro.
        Au moins les choses sont claires, on se retrouvera dans les urnes en 2014, et peut-être avant, si ça pète avant l’heure. Car il y en a raz le bol d’être trahi après chaque élection!!!

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      • Macarel // 12.02.2013 à 00h12

        Moscovici et ses semblables, préfèrent la mort de la démocratie, à celle d’une monnaie qui est ingérable, car mal conçue.
        Il ont fait le choix de laisser l’économie assassiner la démocratie, quelle lourde responsabilité historique!
        La France est « l’homme malade » de l’Europe, c’est l’Allemagne de Weimar des années 30.
        Cela ne peut profiter qu’à l’extrême-droite.
        « Errare humanum est, perseverare diabolicum. »

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        • dadone // 12.02.2013 à 00h28

          Que de responsabilité pour une monnaie !
          Faut arrêter de délirer…
          C’est la faute à l’euro, c’est la faute à l’euro
          Les USA vont très bien, le RU également tout comme les japonnais
          Ah ba c’est sur ils n’ont pas l’euro !
          C’est donc bien la faute à l’euro, tous en coeur répétez après moi « c’est la faute à l’euro »
          Revenons à 17 monnaies et tout sera réglé !
          Et pour le vénézuela qui vient de dévaluer pour la énième fois sa monnaie, c’est également la faute à l’euro !
          Plus démago que cela je ne vois pas !

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          • Eva Green // 12.02.2013 à 09h28

            Oui .
            Dans une phase de l’histoire où les élus se sont coupé les mains, se sont laissé déposséder de leurs pouvoirs régaliens, et où les « forces » financières conduisent l’orchestre, quelle « responsabilité pour une monnaie », en effet !

            Qui, ( vous, par aveuglement ?) peut nier que l’homme-fort, le seul qui ne fasse pas tout à fait rire parmi les « institutions » européennes est… le président de la Banque Centrale Européenne ?

            L’inconvénient de la monnaie qu’il pilote, l’euro, c’est qu’au lieu d’avoir été un facteur de convergence des économies de la zone qu’elle couvre, elle a été un facteur de divergences, lourdes de conséquences économiques ET politiques.

            Qui peut sérieusement prétendre que cette monnaie a contribué à un surcroit de solidarité entre les peuples concernés ? Or, au-delà de la finance et de l’économie, c’est bien de cela qu’il s’agit, non, de développer un « ensemble solidaire » ? C’est cela l’idéal européen . Non ?

            Alors vous devriez, vous, cesser vos incantations en faveur d’un outil monétaire qui d’ores et déjà a failli, car ces incantations sont démenties par les faits.

            Ou bien, vous devez nous démontrer, nous DONNER LES PREUVES, sur la base d’ engagements d’élus politiques et de votes populaires,en Allemagne et dans les pays du Nord, que les plus favorisés de la zone Euro acceptent bien de financer les transferts massifs, les transferts colossaux, qui sont indispensables aux économies des pays les moins favorisés de la zone, pour qu’ensemble ils constituent une zone cohérente et solidaire.

            La question est donc essentiellement politique.

            Et bien des propos très savants et très techniques tenus ici par certains contribuent plus à enfumer le débat qu’à la mise en perspective des enjeux.

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          • dadone // 12.02.2013 à 09h50

            @Eva Green
            Le XIX siècle a connu une seule monnaie mondiale l’OR et cela n’a pas été la « dépossessions des pouvoirs régaliens ».
            Tant que vous ne comprendrez pas que la monnaie n’est qu’un instrument et donc tout dépend e ce que l’on fait de cet instrument, vous comprendrez rien…
            Personne n’a obligé l’Espagne à sur-investir dans l’immobilier, personne n’interdit à la Grèce de fiscaliser l’Eglise, personne n’interdit à l’Italie de combattre la fraude fiscale, l’euro à bon dos…
            Et la Suisse qui a une monnaie indépendante à fait un PEG avec l’euro comme quoi…tout ne doit pas être mauvais dans cette monnaie
            Vous voulez revenir à la situation du début des années 80 ou la France dévaluait sa monnaie tous les deux ans ? Pas moi, je tient à mes économies…
            Un instrument c’est pas l’économie, l’économie c’est ce qu’on fait de l’instrument.
            Vouloir reporter le problème sur l’instrument, c’est ridicule !

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          • dadone // 12.02.2013 à 10h00

            @Eva Green
            « L’inconvénient de la monnaie qu’il pilote, l’euro, c’est qu’au lieu d’avoir été un facteur de convergence des économies de la zone qu’elle couvre, elle a été un facteur de divergences, lourdes de conséquences économiques ET politiques. »

            Avec ou sans l’euro il n’y aurait aucune convergence des économies sans volonté politique de le faire. C’est une question politique pas monétaire.
            Que l’UE va mal, c’est une évidence mais ce n’est pas la réalité de dire que c’est la faute d’une monnaie alors que c’est la faute d’une politique du chacun pour soi ou plus exactement de tous contre tous, bien éloigné du mot « Union ».

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          • chris06 // 12.02.2013 à 11h02

            parfaitement d’accord avec Dadone!

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      • chris06 // 12.02.2013 à 10h58

        @Eva Green,

        non, je ne conseille pas Moscovici et j’essaye simplement de vous expliquer ce qui est une évidence, à savoir qu’aucun pays ne s’est jamais enrichi simplement en faisant tourner la planche à billets et que ce que vous considérez comme une « affaire considérable » (la loi de 73) n’en est pas une.

        Je pense que là dessus, Olivier et moi sommes parfaitement d’accord et je ne vous entend pas insinuer qu’Olivier, lui aussi, conseille Moscovici!

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        • nobody // 12.02.2013 à 12h08

          @Chris

          Les gens qui s’opposent à la Loi de 1973, préfèrent simplement emprunter à 0% (ou 1%) plutôt qu’à 3%.

          La question des déficits est un autre sujet, ce n’est pas parce que vous empruntez moins cher que vous emprunterez plus. Il ne convient donc pas de lier ces deux sujets, il faut les traiter séparément.

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          • chris06 // 12.02.2013 à 12h35

            le taux auquel l’Etat « emprunte » a sa banque centrale n’a aucune importance puisque la BC appartient à 100% à l’Etat. Autrement dit, ça sort d’une poche pour rentrer dans l’autre!

            Vous n’avez qu’à regarder aux Etats Unis, tous les profits réalisés par la FED ont été intégralement reversés au trésor US.

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          • Souvarine // 12.02.2013 à 14h26

            @nobody

            Pour cela, il faudrait que les épargnants acceptent de posséder une partie importante de leur épargne sous forme de billets. Autrement dit, il faudrait le leur imposer. Je vois mal un gouvernement se lancer dans pareille aventure, à moins d’en être rendu aux dernières extrémités.

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          • nobody // 12.02.2013 à 15h30

            @Chris
            Si vous empruntez à 0% vous ne payez rien à personne, si vous empruntez à 1% auprès de votre BC ça coûte effectivement rien (votre raisonnement des 2 poches), si vous empruntez à 3% auprès d’une banque qui elle même emprunte à 1% auprès de la BC vous donnez 2% à un intermédiaire inutile.

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          • Fabrice // 12.02.2013 à 16h28

            même si je n’approuve pas Chris06 sur pas mal de sujet, en empruntant à votre banque centrale de combien aurez vous fait tournez la planche à billet ? du coût de combien payerez vous les bien du genre pétrole, uranium, … et quelle conséquence cela aura sur l’inflation ? du coup combien aurez vous payé autant ou voir plus qu’un taux d’intérêt, de combien cela aura ralenti l’économie réelle (du fait de l’augmentation des prix) et donc la croissance (si on peut parler de croissance voir amplifié la récession) ?

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          • chris06 // 12.02.2013 à 17h53

            @nobody,

            la loi de 73, comme l’art.123 du traité de Lisbonne, interdisent à la BC de prêter directement au trésor. Ces articles n’interdisent pas à la BC d’acheter des obligations publiques sur le marché secondaire (ce que la BCE ne s’est d’ailleurs pas gêné pour faire avec son programme SMP puis le programme OMT annoncé par Draghi en Juillet dernier). Dans ce cas, les intérêts versés par l’Etat sur ces titres vont dans les poches de la BC qui les reversent ensuite intégralement à l’Etat.

            Il s’agit, dans tous les cas,que cela soit des prêts directs ou des rachats sur le marché secondaire, de monétisation des dettes publiques qui, effectivement, ne coûtent rien à l’Etat ou la BC mais qui dévalorisent la monnaie et sont donc payées par les épargnants et de manière plus générale par tous ceux qui consomment des produits importés (comme le pétrole ou le gaz).

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          • nobody // 12.02.2013 à 20h10

            @Chris
            Lors d’une émission, nous aurons une quantité X qui sera vendue à des opérateurs et une quantité Y (le surplus) qui retournera finalement à la BC : pourquoi payer sur X un taux d’intérêt de 3% alors que nous pourrions emprunter à 1% à la BC?

            @Fabrice
            La loi de 1973 n’avait pas permis de réduire l’inflation à l’époque.
            http://france-inflation.com/inflation-depuis-1901.php
            La planche à billet tourne à plein régime en ce moment, elle tourne même comme jamais (alors que le Traité de Lisbonne (= loi de 73) est théoriquement sensé nous en préserver…).
            Ce n’est pas parce que vous empruntez moins cher que vous aller emprunter plus! Emprunter auprès de sa BC n’a aucun impact sur l’inflation.

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  • BA // 12.02.2013 à 11h01

     » il y a des pays où c’est pire qu’en Europe  »

    C’est le dernier argument des bisounours fédéralistes.

    Les bisounours fédéralistes n’ont plus que cet argument :

     » il y a des pays où c’est pire qu’en Europe  »

    Leur rêve d’une Europe fédérale s’est écrasé sur le sol vendredi 8 février 2013, leur soi-disant « monnaie unique qui va nous apporter des emplois supplémentaires  » est une catastrophe, leur construction supranationale est un désastre, alors les bisounours fédéralistes disent, répètent, répètent encore cet argument :

     » il y a des pays où c’est pire qu’en Europe  »

    Les bisounours fédéralistes me feront toujours rigoler !

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  • Quintus // 12.02.2013 à 13h24

    GEAB est peut-être europtimiste, mais l’équipe du LEAP fait chaque fin d’année civile un bilan sur les tendances anticipées un an auparavant. Le résultat est un taux de succès variant entre 70 et 85 % selon les années. Cette revue n’est pas publiée dans le communiqué public, mais pour en avoir lu des des années précédentes c’est sincère. Qui dit mieux ?

    Ce que LEAP a du mal à anticiper, c’est la capacité surprenante qu’ont les tenants du « monde d’avant la crise » (haute finance, domination anglo-saxonne, Israël, Japon) à jouer la montre pour retarder l’échéance. Et c’est là-dessus qu’ils donnent l’impression de se planter. Mais ne vaut-il pas mieux annoncer la catastrophe avec une petite marge d’avance plutôt qu’en retard ?

    Ce que LEAP dit sur l’Europe est loin d’être tout rose. Récession en 2013, émeutes, mais sortie de crise dès la fin de l’année grâce aux retours des investisseurs, car la situation sera bien pire ailleurs.

    On peut comparer la fiabilité de LEAP à celle d’une prévision météo, et la crise que nous traversons aux épisodes pluvio-neigeux qui ont traversé la France cet hiver : à 1 °C et quelques kilomètres près une pluie froide ordinaire se transforme en tempête de neige.

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    • dadone // 12.02.2013 à 14h02

      Plus fondamentalement je pense que le LEAOP 2020 se plante sur le « monde d’après » qu’il ne voie pas vraiment différent du monde d’aujourd’hui.
      Or si le $ s’effondre, les USA s’effondrent et l’économie mondiale s’effondre et si l’économie mondiale s’effondre, le capitaliste tel qu’il existe depuis le début du XIX siècles disparaît.
      On assistera alors un changement de régime tel qu’il a pu avoir lieur lors de la révolution française, cela le LEAP2020 ne le voie pas !

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      • A-J Holbecq // 12.02.2013 à 14h18

        Le monde d’après … (demain..)
        Jancovici : http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=xxbjx6K4xNw&NR=1

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        • dadone // 12.02.2013 à 14h31

          Je connaissais sa vidéo au Sénat.
          L’erreur fondamental que fait Jancovici ainsi que que la grande majorité des économistes c’est confondre la consommation individuelle avec la consommation induite par la compétition mondiale. En arrêtant la compétition mondiale (et c’est le monde d’après), on réduit de 60% à 80% la consommation globale SANS toucher à la consommation individuelle moyenne. Bien sur dans cette nouvelle répartition il y aura des perdants mais ce sont les classes supérieures qui vont y perdre mais pas le smicard (contrairement à ce qu’affirme Jancovici) qui lui ne peut qu’y gagner.
          C’est l’ERREUR que font tout le monde….

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          • Lisztfr // 12.02.2013 à 16h28

            « C’est l’ERREUR que font tout le monde…. »

            Si c’était l’erreur que FAIT tout le monde ça ne gâterait rien….

            Out of the cradle – endlessly rocking,
            Baby fingers hopefully lifted. (Griffith)

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          • dadone // 12.02.2013 à 20h04

            @Lisztfr
            « Si c’était l’erreur que FAIT tout le monde ça ne gâterait rien…. »
            Ah bon ?
            Cela épuise simplement les ressources de la planète, rien que cela…

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        • Lisztfr // 12.02.2013 à 17h15

          Sauf que c’est faux (27mn) : L’élément limitant n’est pas l’énergie, la meilleure preuve en étant que le prix de l’énergie n’augmente pas. C’est malheureux de dire des contre-vérités aussi énormes !

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          • dadone // 12.02.2013 à 20h03

            Ah bon ?
            Elle est où mon » énorme » erreur ?
            Tu dois faire partie du lot qui n ‘ont rien compris alors…

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        • Michel Martin // 13.02.2013 à 16h07

          Remarque sur la première affirmation de Jancovici: « tout le développement social (les 35h, la sécu, la retraite…) n’est possible que grâce à l’énergie. »
          Oui, sans aucun doute. Toutefois, on peut noter que les Etats-Uniens qui dépensent plus de deux fois plus d’énergie par tête que les français ne vivent pas mieux. Et nous avons des marges de manoeuvre organisationnelles importantes si nous consentons à nous orienter vers un état providence participatif .

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      • Vince // 12.02.2013 à 14h52

        Pourquoi pensez-vous ça ?
        Il me semble évident que ça ne serait pas sans quelques vagues et une période de flottement mais pourquoi, à part aux USA, cela devrait il entraîner un chaos mondial généralisé ?

        Une grande partie du monde se passe déjà des USA : la ZE est le premier PIB mondial, ses échanges avec la Chine sont supérieurs à ceux avec les USA, une partie (pas loin de 60%) des échanges mondiaux se font hors du $….
        Et cette crise a eu ça de bon que chaque jour qui passe habitue le monde à se passer des USA, habitue le monde à une autre vision des USA que celle édulcorée des 30 glorieuses…
        D’autres économies ou marchés sont apparus (BRICS, Asie….)

        A mon avis, le danger, si danger il y a, viendrait plutôt de la réaction des USA quand ils devront se rendre (officiellement) à l’évidence et/ou que la population se rendra à l’évidence par elle même que tout retour à l’American -dream, au système (le seul) connu….est impossible !
        Je pense que des émeutes seront inévitables (l’administration le pense également :)) mais quid du comportement, de la réaction …à l’international ?????
        Je ne parierai pas qu’elle soit passive !

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        • dadone // 12.02.2013 à 15h00

          @Vince
          Cela s’appelle simplement l’effet domino.
          L’imbrication des économies est tel que l’effondrement des USA entraîne l’effondrement de tous.
          Examinez la crise de 1929 qui commence aux USA et qui se propage rapidement à l’Europe alors qu’à cette époque l’imbrication était infiniment moins importante et moins complexe.
          De de nos jours compte de cette complexité et pour éviter l’effet domino il existe plus de 50 000 milliards de produits dérivés qui entraîneront inéluctablement la faillite complète du système bancaire et assuranciel et très probablement la fin temporaire des monnaies…
          C’est bien pour cela que le « monde d’après » et bien éloigné des prédictions du LEAP qui sous estime l’impact systémique.

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          • Vince // 12.02.2013 à 15h48

            Je vois ce que vous voulez dire.
            Il est évident que l’économie des USA ne peut pas tomber sans faire de dégâts collatéraux mais, hormis les USA eux mêmes et sans doute les pays dont l’économie est directement corrélée à celle des USA (RU, Japon…), je pense que le reste du monde a les moyens de redémarrer autrement (et sans doute plus sainement) en se passant de ces marchés !
            Je pense que si cela été arrivé brusquement au milieu des années 90, par exemple, alors oui…vous auriez sans doute eu totalement raison mais maintenant … ???

            Regardez, rien que si on se réfère au PIB. Si on calcule le PIB des USA avec les méthodes de calcul utilisées avant 2007, alors il devient largement en dessous de la Chine (et sans même le ramener en parité du pouvoir d’achat).
            Même constatation en ce qui concerne la plupart des chiffres (logiquement d’ailleurs), que ce soit le déficit commercial explosif etc…

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    • Téji // 12.02.2013 à 23h54

      Jorion et Attali, du sérieux ?
      Sans blagues… soyez sérieuse 😀

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  • Sylvain // 12.02.2013 à 16h52

    « Europtimiste »… à tendance eurobéat, mais c’est vrai qu’il faut lire de tout et qu’ils sont loin d’etre totalement à coté du porte-manteaux…

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  • Crapaud Rouge // 12.02.2013 à 23h15

    J’les trouve barbants, au GEAB. Toujours avec leurs pronostics qui ne se réalisent jamais, comme tout bon pronostic en la matière. Mais c’est surtout leur style qui est barbant. Quand on a lu un de leurs articles, on a lu tous les autres.

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    • karluss // 10.03.2013 à 17h52

      c’est du marketing Crap’s, faut bien vendre la revue et respecter la ligne éditoriale. A bientôt Crap’s !

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  • Mathieu // 13.02.2013 à 10h15

    L’endettement américain n’est pas pire que beaucoup d’autres pays. Et je ne vois pas les taux d’intérêt augmenter, alors que tout le monde hurle que c’est ce qui va se passer dans les prochains mois.

    Je pense que ce que beaucoup d’européens ne comprennent pas, c’est que les US ont le contrôle de leur banque centrale (comme le Japon, l’Angleterre et la Suisse) et qu’ils ne feront jamais défaut. Il suffit qu’ils ordonnent à leur banque centrale de payer. Evidemment, cela pourrait créer de l’inflation, mais pour cela, il faudrait qu’il y ait un reprise économique et on en est loin.

    Les pays européens sont dans la position d’un pays du Tiers-Monde qui emprunte sur les marchés dans une devise qui n’est pas la sienne (l’euro). En réalité, la BCE se comporte comme la banque centrale de l’Allemagne, avec tous les autres pays européens qui empruntent dans la monnaie d’un autre pays (l’Allemagne). Alors, évidemment, oui, la position de la France et de l’Italie est très différente de celle de l’Angleterre ou du Japon.

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    • Vince // 13.02.2013 à 11h01

      C’est un peu bête de dire ça, je trouve !
      Dans l’histoire, avant 1945, 66 pays à 127 occasions se sont déclarés en cessation de paiement, en défaut sur leur dette.
      Pour info (au cas où vous ne le sauriez pas), que ce soit pour un pays ou un particulier, les annulations de dette ou les retards sur paiement, ne sont pas considérés comme « défaut ».
      En l’occurrence, dans cette période historique, les défauts l’ont été pour une période moyenne de 3 ans !

      Aprés 1945, les cessations de paiement d’états souverains (ou banqueroute ou faillite suivant les termes utilisés par les pays eux-mêmes ou le FMI ou le communauté internationale….), se sont multipliées : Juste quelques exemples :
      Le Mexique 8 fois,
      Le Brésil 9 fois,
      L’argentine, le Vénézuela, le Pérou,etc …. et même (avant l’Europe bien sûr), L’Espagne, la France, l’Allemagne (8 fois chacun de mémoire) et même les USA à 2 reprises (en 1933 et en 1971 bien qu’ils aient refusé de le reconnaître officiellement)
      Le Zimbabwe, par contre, à ma connaissance, ne s’est jamais déclaré en cessation de paiement.

      Pourtant, à ces époques, tous ces pays avaient une banque centrale et imprimaient leur monnaie !

      Ceci dit, à ces époques, cela n’avait qu’une importance limitée (l’Argentine, par exemple, s’en est très bien sortie) parce que le système n’était pas encore « virtuel ».
      Les pays étaient « jugés » ou notés sur leurs richesses réelles (sous-sol, potentiel humain etc…) et donc leurs capacités réelles à remonter la pente.

      Aujourd’hui, on en est plus là, loin s’en faut.
      Le système ne fonctionne plus comme ça. Il est basé uniquement sur la confiance.
      Ca change tout car si demain par la force des choses, un pays comme les USA devaient être obligés de montrer (même pas reconnaître…une simple rumeur un peu « appuyée » pourrait suffire) qu’ils sont dans l’impossibilité même temporaire de payer, sans même parler même d’un défaut au sens économique du terme, alors la confiance s’émousserait suffisamment (déjà qu’elle est bien entamée) pour que la FED ne puisse plus compensée ou plus assez vite …et …PAF les USA !

      Aujourd’hui, et depuis l’affaire Strauss-Kahn, les USA sont confrontés à un autre « gros problème » en cours et surtout à venir (en sus de celui de leur dette) : la véracité de leur stock d’or.
      La Russie affirme bec et ongle que les stocks d’or US n’existent plus.
      Tous les pays ayant des intérêts en ce sens ont demandé un audit (DES audits) sur les stocks d’or US. Tous ces audits ont été refusés.
      En désespoir de cause, les pays (comme l’Allemagne, la NZ…) demandent le rapatriement de leur or …rapatriement que refusent les USA !
      A terme, les USA vont devoir démontrer, d’une façon ou d’une autre l’existence de ces quelque 9000 tonnes d’or !
      Là encore la confiance pourrait bien en prendre un coup !

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  • Vince // 13.02.2013 à 12h34

    mais même au niveau du citoyen et malgré qu’une très très faible partie des QE atteint l’économie réelle, les prix augmentent fortement.
    Je prendrai pour exemple la viande de dinde. C’est un bon exemple car les américains en consomment beaucoup et cette viande a toujours (dans le passé) été très bon marché, à portée même des classes les plus pauvres.
    Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
    En 2002, une dinde de 15 livres (environ 7 kgs) qui représente la moyenne et la référence tarifaire, été vendue aux alentours de 7$ à l’époque de Thanksgiving.
    En 2006, le prix était de l’ordre de 11 $
    En 2009, il est passé au dessus des 15 $ (ce que ne croyait pas possible l’américain moyen).
    A partir de là, les ventes ont commencé à fortement chuter.
    En 2011, elle était vendue 17/18 $
    En 2012, elle est passée au dessus de 20 $ (ce que ne croyait PAS DU TOUT possible, l’américain moyen).

    Il en est de même pour pratiquement tous les produits de base (maïs etc…).

    Par contre, beaucoup de produits de consommation moins courante sont eux, en nette baisse et maintenant entrent en compte dans le calcul de l’inflation, des produits comme les …détecteurs de métaux ou les pétards à mèche !!!

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