Le point de la situation par l’excellent Romaric Godin

L’Eurogroupe se réunit jeudi à 13 heures pour tenter de trouver un nouvel accord. Les logiques entre Grecs et créanciers semblent opposées.

La Grèce est désormais prise entre le marteau et l’enclume. Ce mercredi 24 juin, l’espoir d’un accord aura fait long feu. Le soir, l’Eurogroupe s’est séparé sans rien décider, reportant les discussions à jeudi 13 heures. Les propositions grecques, incluant des mesures de 8 milliards d’euros sur deux ans, ont été rejetées sèchement ce matin. La contre-proposition du FMI a été rejetée à son tour ensuite par Athènes. Ce plan grec était loin d’être parfait, il était même sans doute nocif pour l’économie hellénique. En réalité, il avait une qualité : montrer que le gouvernement d’Alexis Tsipras était prêt à entrer dans la logique des créanciers. Logique que l’on peut juger économiquement absurde, mais qu’il était indispensable, aux yeux du premier ministre grec, d’accepter afin de sortir le pays de la paralysie économique dans laquelle il s’enfonce.

Changement de la part des Grecs

Cette proposition représentait un changement total de stratégie du gouvernement grec et de Syriza. Il s’agissait d’obtenir un « mauvais accord » pour pouvoir appliquer une partie de son programme et bénéficier du soutien de l’Union européenne. C’était clairement une main tendue vers les créanciers. Evidemment, cette main tendue faisait grincer des dents à Athènes, mais elle était proche d’être acceptée. Il suffisait mercredi de regarder les visages des députés Syriza pour se convaincre que l’affaire n’était pas simple. Yannis Balaouras est l’un d’entre eux. « Je ne suis pas très heureux », reconnaissait-il d’emblée mercredi avant le rejet de l’offre grecque à Bruxelles. La hausse de la TVA qui frappera les plus pauvres le gènait, notamment. Mais il admettait que la Grèce doit « reprendre sa respiration » et « les liquidités doivent revenir dans le pays pour faire redémarrer l’économie. » Pour cela, il était prêt à voter un accord sur la base des propositions grecques de lundi 22 juin. Selon lui, ses électeurs qui lui envoient des messages sont d’accord sur ce point : « ils me disent, l’accord est mauvais, mais il faut continuer à lutter. » Ces concessions ne pouvaient cependant pas être acceptées sans contrepartie, notamment sur la dette. Mercredi à Athènes, il n’était pas question de réclamer une restructuration immédiate de la dette. « Nous savons que cela ne se fera pas immédiatement, mais il faut un engagement à trouver une solution », affirmait Yannis Balaouras. Le prix à payer pour les créanciers était donc léger…

Logiques opposées

Mais pour les créanciers, cette contrepartie est impossible. Les Européens (et pas seulement les Allemands, même si leur voix est décisive) refuse d’aborder le sujet de la dette. Et le FMI a intégré dans son approche cette décision. Du coup, en tant que créancier le plus concerné dans l’immédiat (les pays européens commenceront à être remboursés en théorie en 2020), il cherche à garantir les excédents primaires nécessaires au paiement de ses créances. L’institution a donc pris son stylo rouge et a biffé les propositions grecques, principalement sur les retraites. Ramenant ainsi sur la table la baisse des pensions et la suppression dès 2017, sans remplacement, des retraites complémentaires ciblées sur les plus pauvres (le complément EKAS). La question n’est donc pas, comme on l’entend souvent, la division des créanciers, mais bien leur unité. Une unité bâtie sur le refus de toute restructuration de la dette qui suppose alors des coupes dans les dépenses. Les créanciers préfèrent en effet une baisse des dépenses qui offre un montant sûr à des hausses de recettes sujettes à l’évolution de la croissance. Et les principales dépenses grecques, ce sont les retraites.

Voici pourquoi l’accord est impossible entre les deux parties. Les approches sont strictement inversées. La Grèce consent à donner des gages, mais contre un effort sur la dette et sans toucher aux retraites. En face, les créanciers ne veulent pas parler de la dette, et, en conséquence, veulent un plan incluant des baisses de pensions.

Manque de volonté politique

Reste que ce blocage, on le voit, est théoriquement technique. Ce qui manque à ces négociations, c’est une volonté politique de parvenir à un accord. Cette volonté imposerait le changement de logique de la part des créanciers en prenant en compte l’effort politique important réalisé par le gouvernement grec lundi. Cela est impossible dans la configuration actuelle : les Eurogroupes ne discutent que de l’issue des discussions techniques et les sommets que de l’issue des discussions de l’Eurogroupe. Autrement dit, dans ce calendrier, la décision politique arrive en dernier lorsqu’elle devrait arriver en premier lieu. Elle n’a donc pas la capacité à donner une impulsion nouvelle. Pourtant, Angela Merkel ou d’autres dirigeants pourraient décider de donner des instructions aux discussions techniques en leur indiquant un cadre nouveau. Mais la chancelière ne le souhaite pas. Comme à son habitude, elle joue le pourrissement de la situation pour remporter la mise. Comme elle refuse toute discussion sur la dette qui serait difficilement acceptable en Allemagne, elle cherche la capitulation d’Athènes. Cette capitulation entraînera la chute sous une forme ou sous une autre du gouvernement actuel. Un nouveau gouvernement grec plus obéissant viendra se mettre en place et tout continuera comme avant. Le problème grec sera un temps mis de côté, elle pourra conserver la Grèce dans la zone euro – donc ne pas fragiliser cette zone euro – et affirmer à ses électeurs-contribuables qu’elle les a défendus. Elle n’a donc aucune raison de modifier l’ordre des discussions.

Exaspération grecque

En Grèce, cette hypothèse du but politique des créanciers, jadis circonscrites aux cercles proches de Syriza, commence à gagner du terrain dans l’opinion. C’est ce que souligne dans un tweet le journaliste du site Macropolis, Nick Malkoutsis : la question de savoir si les créanciers ne cherchent pas à renverser le gouvernement, indique-t-il, « parcourt maintenant l’esprit de nombreux Grecs, même de ceux qui ont été critiques du gouvernement. »

Les créanciers ont, de surcroît, multiplié les humiliations : faire venir Alexis Tsipras mercredi matin pour lui signifier le refus de son plan, lui remettre une feuille biffée comme une copie d’écolier, faire recevoir par Jean-Claude Juncker le président du petit parti d’opposition To Potami ce mercredi… Les Grecs demeurent encore calmes, mais après cinq ans d’austérité, ils supportent de moins en moins cette humiliation permanente. Surtout, la lassitude commence à gagner du terrain, ouvrant la voie à l’hypothèse d’une rupture. FMI et Européens jouent donc avec le feu en refusant de se donner les moyens de trouver un accord. L’Europe doit donc de toute urgence abandonner ses buts politiques et accepter enfin le résultat de l’élection du 25 janvier. Elle doit aussi respecter sa propre parole, celle qui, le 20 février, affirmait que la Grèce devait décider de ses propres réformes dans le cadre du programme. Sinon, la rupture deviendra inévitable.

Source : Romaric Godin, La Tribune, 25/06/2015

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Le courage d’Achille, la ruse d’Ulysse, par Jacques Sapir

Les dernières péripéties dans la négociation entre le gouvernement grec et ses créanciers mettent en lumière les contre-sens de beaucoup des commentateurs. Ils partent du principe que le gouvernement grec « ne peut que céder » ou « va immanquablement céder » et considèrent chaque des concessions tactiques faites par le gouvernement grec comme une « preuve » de sa future capitulation, qu’ils la regrettent ou qu’ils l’appellent de leurs vœux. De ce point de vue, il y a une étrange et malsaine synergie entre les plus réactionnaires des commentateurs et d’autres qui veulent se faire passer pour des « radicaux » et qui oublient sciemment de prendre en compte la complexité de la lutte conduite par le gouvernement grec. Ce dernier se bat avec le courage d’Achille et la ruse d’Ulysse. Disons déjà qu’aujourd’hui tous ceux qui avaient annoncé la « capitulation » du gouvernement grec ont eu tort. Il faut comprendre pourquoi.

Le point de vue du gouvernement grec

En fait, le gouvernement grec bien fait des concessions importantes depuis le mois de février dernier, mais ces concessions sont toutes conditionnelles à un accord général sur la question de la dette. Il faut savoir que c’est le poids des remboursements qui contraint le gouvernement grec à être dans la dépendance de ses créanciers. Le drame de la Grèce est qu’elle a réalisé un effort budgétaire considérable mais uniquement au profit des créanciers. L’investissement, tant matériel qu’immatériel (éducation, sante), a donc été sacrifié sur l’autel des créanciers. Dans ces conditions, on ne peut s’étonner que l’appareil productif de la Grèce se dégrade et qu’elle perde régulièrement de la compétitivité. C’est cette situation que le gouvernement actuel de la Grèce, issu de l’alliance entre SYRIZA et l‘ANEL, cherche à inverser. Le gouvernement grec ne demande pas des sommes supplémentaires à ses créanciers. Il demande que l’argent que la Grèce dégage puisse être utilisé pour investir, tant dans le secteur privé que public, tant dans des investissements matériels qu’immatériels. Et sur ce point, il n’est pas prêt à transiger, du moins jusqu’à maintenant.

Les mauvaises raisons des créanciers

Les créanciers de la Grèce, quant à eux, continuent d’exiger un remboursement intégral –dont ils savent parfaitement qu’il est impossible – uniquement pour maintenir le droit de prélever de l’argent sur la Grèce via les intérêts de la dette. Tout le monde sait qu’aucun Etat n’a remboursé la totalité de sa dette. De ce point de vue les discours qui se parent d’arguments moraux sont parfaitement ridicules. Mais, il convient de maintenir la fiction de l’intangibilité des dettes si l’on veut maintenir la réalité des flux d’argent de la Grèce versles pays créanciers. Quand, ce 24 juin, Alexis TSIPRAS a constaté l’impossibilité d’arriver à un accord, ce qu’il a résumé dans un tweet en deux parties, il a pointé ce problème.

Il insiste sur le fait que le comportement des dirigeants européens montre soit qu’ils n’ont aucun intérêt dans un accord, et la négociation est vaine, ou qu’ils poursuivent des intérêts « spéciaux » qu’ils ne peuvent avouer. L’accusation est grave, même si elle est très réaliste. Et c’est peut-être l’annonce d’une rupture à venir.

En fait, on peut penser que les « créanciers » de la Grèce, et en particulier les pays de l’Eurogroupe, poursuivent deux objectifs dans les négociations actuelles. Ils veulent, tout d’abord, provoquer la capitulation politique de SYRIZA et ainsi, du moins l’espèrent-ils, sauver la politique d’austérité qui est désormais contestée dans de nombreux pays, et en particulier en Espagne comme on l’a vu avec la victoire électorale de PODEMOS. Mais, ces pays veulent aussi maintenir le flux d’argent engendré par les remboursements de la Grèce, car ce flux profite largement aux institutions financières de leurs pays. Tsipras a donc parfaitement raison d’indiquer un « intérêt spécial », qui relève, appelons un chat un chat, de la collusion et de la corruption.

Il est, à l’heure actuelle, impossible de dire si le gouvernement grec, désormais menacé par l’équivalent d’une « révolution de couleur » arrivera à maintenir sa position jusqu’au bout. Mais, jusqu’à présent, il a défendu les intérêts du peuple grec, et au-delà, les intérêts des européens, avec la force d’un lion. Nous n’avons pas le droit d’oublier cela et nous nous en souviendrons quel que soit le résultat final de cette négociation.

Source : Jacques Sapir, 24/06/2015

115 réponses à Grèce : pourquoi les discussions n’avancent pas

Commentaires recommandés

Macarel Le 25 juin 2015 à 07h51

Tout cela c’est du néocolonialisme mais à l’intérieur de l’Europe, c’est sans doute ce qui nous choque le plus.
Les européens, plus particulièrement leurs classes dominantes ont toujours été de fieffés colonialistes. Aujourd’hui ce néocolonialisme s’exerce entre pays du nord de l’Europe et pays de l’Europe du sud.
Comment voulez-vous vivre dans une certaine opulence, si vous n’extorquez pas de la richesse de populations dominées ? Cela a été, est toujours vrai, avec les colonies d’outre-mer, mais c’est vrai aujourd’hui à l’intérieur de l’Europe.
Cette Union Européenne, n’est pas une organisation fondée sur la solidarité, mais sur l’exploitation des plus faibles, par les plus forts la “concurrence libre et non faussée”. C’est pour cela qu’elle ne pourra durer, que tôt ou tard elle se désintégrera, comme ce fut le cas de l’ancienne URSS. Les oligarques ont perdu la confiance des peuples, ils se battent bec et ongle pour garder en vie des institutions de plus en plus honnies des peuples, mais ils finiront par perdre. En URSS, c’était la Nomenklatura, qui avait perdu la confiance du peuple…

  1. Bruno Le 25 juin 2015 à 07h32
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    La visée politique des européens est tellement forte (soumettre définitivement les peuples d’Europe aux droit fondamentale des rentiers de vivre de leurs rentes) que le pauvre Varoufakis ne peut pas faire valoir d’arguments logiques. Son Tweet montre qu’il s’en rend bien compte.

    Compte tenu du jusqu’auboutisme forcené des rentiers (« mon 300m2 a Paris vaut bien la contribution de 10 mille salariés-feignasses », « mon american way of life vaut bien de raser la moitié du Moyen-Orient »), je suis relativement inquiet pour les Grecs. Les rentiers ne se laisseront pas faire et leur reprsentant, l’Europe, voudra mater sévèrement la Grèce comme l’ont été les spartakistes.


    • Pastèque Le 25 juin 2015 à 08h18
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      Les membres de l’oligarchie bruxelloise décident de cette politique de classe de leur propre gré, ils n’ont pas besoin de recevoir les ordres de rentiers!
      Ils adhèrent à cette idéologie de classe, à cette domination ‘bourgeoise’.
      keynes: le monde est dirigé bien plus par les idées que par les intérêts!

      et Siriza n’est pas Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht, loin de là, puisque les spartakistes n’ont pas joué le jeu de la ‘démocratie libérale’, donc bourgeoise, avec ses dérives parlementaristes inévitables -cf. 4e république et l’imposture des ‘frondeurs’ d’aujourd’hui..

      Siriza n’a que deux solutions: renverser la table ou passer dessous!


      • Bruno Le 25 juin 2015 à 08h31
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        Je partage votre point de vue.

        Concernant les spartakistes, je faisais directement référence à Spartacus et sa bande de révoltés pour rappeler le vent de panique qui a soufflé à Rome et la violence de la réponse : 6000 hommes crucifiés le long de la voie Appia entre Rome et Capua. Quand on a peur pour sa survie, il n’y a plus de limite.


  2. goy Le 25 juin 2015 à 07h32
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    Donc si je comprends bien, tant que la Grèce résiste à ses créanciers, le reste de l’Europe du sud (Espagne, Portugal, Italie, France) peut dormir tranquille. Même si le Portugal et l’Espagne dorment déjà sur la paille, ce que les créanciers leur promettent, c’est de dormir sur le bitume, aïe-aïe-aïe!
    Alors maintenant, si j’ai toujours bien compris, c’est de savoir si la prochaine “rencontre” est de faire passer l’Espagne et le Portugal au régime bitume ou de faire passer l’Italie et/ou la France au régime paille. Ou bien, solution encore plus radicale, on passe directement au régime bitume pour toute l’Europe du sud.
    Ma foi, c’est assez égalitaire…


  3. Macarel Le 25 juin 2015 à 07h51
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    Tout cela c’est du néocolonialisme mais à l’intérieur de l’Europe, c’est sans doute ce qui nous choque le plus.
    Les européens, plus particulièrement leurs classes dominantes ont toujours été de fieffés colonialistes. Aujourd’hui ce néocolonialisme s’exerce entre pays du nord de l’Europe et pays de l’Europe du sud.
    Comment voulez-vous vivre dans une certaine opulence, si vous n’extorquez pas de la richesse de populations dominées ? Cela a été, est toujours vrai, avec les colonies d’outre-mer, mais c’est vrai aujourd’hui à l’intérieur de l’Europe.
    Cette Union Européenne, n’est pas une organisation fondée sur la solidarité, mais sur l’exploitation des plus faibles, par les plus forts la “concurrence libre et non faussée”. C’est pour cela qu’elle ne pourra durer, que tôt ou tard elle se désintégrera, comme ce fut le cas de l’ancienne URSS. Les oligarques ont perdu la confiance des peuples, ils se battent bec et ongle pour garder en vie des institutions de plus en plus honnies des peuples, mais ils finiront par perdre. En URSS, c’était la Nomenklatura, qui avait perdu la confiance du peuple…


    • Bece Le 25 juin 2015 à 11h16
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      D’accord, c’est bien une “nouvelle forme” d’extorsion; mais peut-être faut-il mieux cerner les raquetteurs, car ceux de l’ombre seraient contents de ne pas être dévoilés, et les peuples des “pays du nord” seraient sans doute choqués d’en faire partie!


    • georges dubuis Le 25 juin 2015 à 11h22
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      Macarel
      Oui mais, la colonisation c’est surtout un SAVOIR, d’abord, et son transport qui impressione fatalement le colonisé. Le reste, c’est comment en tirer profit et l’accumuler, une tout autre histoire, un conte de faits, trés chers aux financiers qui peuvent raconter des histoires car ils ont un sacré levier. Les supers riches au delà des biens, achètent avant tout des gens et de la rhétorique, les académiques, bien sûr il y en a qui essaient de s’échapper mais ils n’y réussissent qu’ a moitié, sont toujours dépendants d’une carrière, d’un poste, Mr Boniface est immédiatement “recadré”. Comme disait Baudrillard ” on devient radical, qu’en fin de carrière”. Creusez bien le mot, c’est peu de chose.


      • Wilmotte Karim Le 25 juin 2015 à 21h08
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        La baïonnette et la mitrailleuse lourde, artefact d’un savoir impressionnant?

        La colonisation, c’est toujours et d’abord un rapport de force disproportionné.
        La légitimation de la domination ne vient qu’après.


        • georges dubuis Le 25 juin 2015 à 22h18
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          Non KARIM, c’est toujours une question de savoir, la colonisation vient du nord, alors certains disent que ce n’est que justice qu’elle remonte du sud, communication très vaseuse du ressentiment,quand on sait que c’est aussi le berceau des religions et du pétrole, jolie mélange détonnant actuel, le choc de civilisations a eu lieu depuis un bon moment et comme par hasard la plus forte , la perse, est celle qui résiste le mieux car elle a une réelle souveraineté.


          • Wilmotte Karim Le 26 juin 2015 à 12h04
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            Venez coloniser au 16-em avec un tome d’astrophysique du 21-em, et vous découvrirez la différence entre le savoir et la force brute.


    • philbrasov Le 25 juin 2015 à 11h41
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      A une manif anticapitaliste, et melenchon a vos cotes, vous auriez un tonnerre d’applaudissement, mais malheureusement, la conquête des colonies africaines, n’a JAMAIS fait la richesse de la France.. Sa richesse s’est construite en FRANCE et non a Dakar ou a Alger…grâce a son charbon, et son acier , et pas grâce a la banane, aux bois exotiques et au sucre de canne…
      Que des multinationales du colonialisme se soient gavées est une chose, mais dire que dans l’ensemble, le capitalisme, ne peut vivre que de l’exploitation des colonies est une erreur historique majeure.


      • Dominique Gagnot Le 25 juin 2015 à 12h06
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        Sauf que le capitalisme empêche le développement des colonies, (et des pays pauvres en général) en y aspirant les richesses physiques, les “meilleurs” cerveaux, et les capitaux pour concentrer tout ça au même endroit (en l’occurrence les anciens pays développés), pour en tirer le meilleur profit.

        Et aussi exploiter sur place la main d’œuvre bon marché des pays pauvres. (impossible à importer, quoique…)


        • Dommage Le 25 juin 2015 à 14h45
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          “Infrastructures construite et donnes aux autochtones”:

          infrastructures de prédation, par exemple ligne de chemin de fer entre la mine de je ne sais quoi, et le port permettant d’acheminer ce je ne sais quoi jusqu’en métropole. Sans aucune desserte des centres de population entre deux.

          Et on leur a pas données ces infrastructures, ils les ont prises 🙂
          Ou ils nous les ont rachetées par des systèmes de dette absolument iniques et biaisés en faveur de la puissance coloniale.

          Quant à la phrase:
          “le colonialisme a plus donne aux colonises , que la France en a reçu”
          Expliquez nous alors pourquoi, par quel mystère, on s’est emmerdé à construire un des plus grands empires coloniaux de l’histoire… Par pur altruisme alors?


          • philbrasov Le 25 juin 2015 à 16h28
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            justement vu le bordel actuel je me le demande,,,,,,
            altruisme racialiste sans doute qui laissait a penser que notre civilisation occidentale était la meilleure solution au bonheur des peuples de cette terre….

            je ne parle pas ici des conquistadors et autres aventuriers, prets a tout pour piller des populations aux autres coutumes…. et ou “l’or” n;était que brillance pour certains et richesse pour d;autres.


            • georges dubuis Le 25 juin 2015 à 22h32
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              Encore plus simple, par pur démonstration de ce dont on est capable, c’est la fierté du savoir, çà ne vous arrive jamais , même modestement ?


      • Macarel Le 25 juin 2015 à 20h04
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        Le capitalisme, fonctionne comme les moteurs thermodynamiques. Il lui faut une source froide : un réservoir de richesse, et une source chaude : un gros réservoir de pauvreté. Et plus le gradient de “température” est fort entre richesse et pauvreté, plus le moteur est rentable en terme de profits, plus son rendement est meilleurs pour la minorité qui s’enrichit de son fonctionnement.
        Pour continuer dans l’analogie, le moteur dissipe une quantité d’énergie sous forme de chaleur, de façon irréversible : ce sont toutes les externalités sociales ou environnementales que le capitalisme refuse de prendre en charge.
        C’est pour cela que le capitalisme ne fera jamais le bonheur de toute l’humanité, sans exploitation des pauvres le capitalisme est mort, sans dégradation de l’environnement le capitalisme est mort !
        Mais à force d’accroître les inégalités (le gradient de température), à force de dégrader l’environnement, il finira par mourir aussi, comme un parasite qui finit par tuer son hôte.
        Désolé de dire tant de mal de ce système, qui a apporté tant de bonheur aux peuples colonisés… 🙁


      • Homère d'Allore Le 25 juin 2015 à 21h56
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        Philbrasov, nieriez-vous que la Hollande n’ait pas assis sa richesse sur le contrôle indirect puis direct de l’Indonésie ?

        Nieriez-vous que le Royaume Uni n’a commencé son décollage économique qu’après avoir eliminé son concurrent français en Inde et en Amérique du Nord après la Guerre de Sept Ans ?

        Nieriez-vous que le siècle d’or de L’Espagne ne fut pas la résultante du pillage du Nouveau Monde ?

        Vous parlez du sucre. Nieriez-vous que la Compagnie des Indes Occidentales créé par Colbert, n’ait pas rapporté au Trésor Royal de substantiels revenus ?

        Ensuite, au dix-neuvième et vingtième siècles, moins que de capter les ressources, les colonies furent surtout des marchés captifs, en effet, pour des entreprises privées alors que les infrastructures étaient financées par l’argent public métropolitain ( et construites à la sueur du burnous…)

        Il n’empêche que les révolutions industrielles se sont d’abord produites dans les pays impérialistes, à la fois grâce à “l’accumulation primitive” liée au pillage, le contrôle de certaines matières premières stratégiques comme le caoutchouc et surtout la certitude de bénéficier d’un marché mondial captif.


        • Serge Le 25 juin 2015 à 23h27
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          “Nieriez-vous que le siècle d’or de L’Espagne ne fut pas la résultante du pillage du Nouveau Monde ?
          ————————————————————————————————————–
          Moi je le nie !
          Le siècle d’or espagnol ne concerne que les arts ,et surtout la peinture .
          L’Espagne n’a plus rien produit en sciences ,depuis Christophe Colomb ,jusqu’au 20° siècle ,bien entamé .Comme par hasard !
          Or c’est le “miracle “scientifique et technologique des autres nations européennes ,depuis la renaissance italienne ,qui a forgé leur puissance ,y compris militaire.Ben oui,la puissance de feu et la stratégie militaire viennent aussi de là !
          .Et si,ils ont pu s’emparer” de certaines richesses naturelles loin de l’Europe,c’est parce qu’ils en connaissaient l’utilité,et qu’ils étaient déjà supérieurement puissants .Et non l’inverse .
          Que vous voyez cela comme une spoliation,c’est juste une position moralisatrice .

          Le Japon actuel n’a aucune ressource ,aucune colonie,ainsi que très peu de terres cultivables.C’est pourtant la 3° puissance économique .Parce qu’ils font marcher leurs méninges .
          Contrairement à ce que dit @Macarel ,le savoir produit des richesses,il ne fonctionne pas selon le deuxième principe de la thermodynamique.
          Mais on aurait beau vous le chanter sur tous les modes et les tous genres musicaux ,vous continuerez toujours à sortir tous ici,votre petite complainte quotidienne de repentance de gôche et de reniement de soi .
          Qu’est-ce qu’un homme de gôche ?
          Quand il est issu de la petite ou grande bourgeoisie,c’est d’abord une posture “intello” ,sans les frais d’avoir à engager sa vie par la nécessité de sa condition.
          Ensuite ,c’est quelqu’un qui nie toujours le réel ,quand celui-ci ne va pas dans le sens de sa posture idéologique .Comme le dogme ou la religion,celle-ci prime sur la vérité.Face à la puissance de son désir idéologique,la lucidité n’a aucun poids .


          • Macarel Le 26 juin 2015 à 00h16
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            Tout notre essor industriel a été basé, certes sur le progrès des sciences et des techniques, mais sans le pétrole, sans l’or noir et le gaz (d’abord le charbon), bon marché parce que les zones productrices sont sous notre contrôle (que de guerres ou de renversement de gouvernements non coopératifs au motif de se procurer du pétrole pas cher), sans cette manne payée à vil prix, nous n’aurions pas connu l’expansion, pour ne pas dire la croissance économique que nous avons connu depuis un siècle et demi.
            Je maintiens, ce que je dis. Quant à notre génie scientifique qui a produit des armes nucléaires de l’apocalypse et des centrales nucléaires ultra-dangereuses, demandez aux gens de Tchernobyl et de Fukushima, parlons-en de notre savoir faire.


            • Serge Le 26 juin 2015 à 01h32
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              J’ai déjà répondu là-dessus (c’est pénible d’y revenir) .
              Lors du tsunami 2004,aucun mort au Japon ,suite aux tremblement de terre lui-même (magnitude 9,1 à 9,3),pourtant bien plus fort que celui d’Haïti de 2010 (magnitude 7 à 7,3 ) où les victimes mortes ,non d’un tsunami mais du séisme sismique ,se chiffrent à 230 000.
              Raison : le différentiel technologique et de développement .


            • Macarel Le 26 juin 2015 à 07h16
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              @Serge

              Si vous lisez un peu l’anglais je vous renvoie à cet article sur Fukushima

              http://www.zerohedge.com/news/2015-06-24/whats-really-going-fukushima

              C’est loin d’être fini, très loin, mais c’est le “blackout informationnel”

              Quant au risque nucléaire militaire, l’horloge du “doomsday” est plus proche de minuit que jamais :

              http://www.zerohedge.com/news/2015-06-25/pentagon-goes-nuclear-russia

              C’est en effet pénible d’avoir à vous rappeler ces réalités.


            • Macarel Le 26 juin 2015 à 07h36
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              @Serge

              Je suis pour le progrès de la connaissance, du savoir. Je ne suis pas contre le développement des sciences et des techniques. Par contre ce développement doit se faire sous contrôle démocratique des citoyens
              Je suis pour un progrès au service de l’Homme, de la Vie, et non pour un progrès au service d’une minorité de prédateurs capitalistes, qui mettent la planète et ses habitants en coupe réglée, dans le cadre d’un système mortifère.


          • Macarel Le 26 juin 2015 à 00h22
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            Le savoir appliqué dans un but unique de profit, produit de la richesse, mais il produit aussi en contrepartie de la destruction sociale et environnementale.
            Vous n’échapperez pas au deuxième principe de la thermodynamique, que cela vous plaise ou nom. C’est vous qui avez un problème avec le réel, votre déni des réalité vous fait dérailler.


            • georges dubuis Le 26 juin 2015 à 01h59
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              Des tas de gens étaient assis sur des richesses SANS LE SAVOIR pour les extraire, Macarel, est ce claire ? Un savoir est un pouvoir . / L’ignorance est elle une sagesse, comme disent les anglois, ils veulent nous le faire croire, principalement aux pôvres, qu’il faut protéger……c’est très vicieux !


            • Serge Le 26 juin 2015 à 01h59
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              Par contre ,là où je peux être d’accord,c’est que dans la nature aucun transfert n’est “gratuit” .
              Je veux dire par là que ce que l’on a gagné en vitesse et en confort ,on l’a perdu en lenteur et calme de vie (voire peut-être même en beauté,en faisant abstraction de la rudesse de vie des miséreux que j’ai personnellement connu) ).
              Quand on gagne quelque chose sur un plan,on perd forcément sur un autre .
              Alors dites donc à vos amis “migrants” qu’ils renoncent à venir s’entasser dans nos villes pour pouvoir déambuler la caquette américaine rivée sur le crane ,le portable clinquant à l’oreille et l’IPAD dans la poche.
              Dites leur que leurs grands-parents étaient mille fois plus heureux qu’eux,quand ils couraient dans la savane ,à moité à poil ,après l’antilope .
              Et ceci n’est pas de l’humour rac.ste,je ne suis pas loin de le penser parfois au final …
              Mais faut savoir ce qu’on veut n’est-ce pas ?


            • Carabistouille Le 26 juin 2015 à 08h41
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              Et vos ancètres à vous étaient vachement plus heureux avec une peau de bête autour de la taille et en ramassant des baies autour de leur caverne. Alors soyez gentils, arrêtez de pourrir les pays du tiers monde pour assurer le malheur de votre confort occidental. Soyez heureux, retournez à la caverne.


          • Dominique Gagnot Le 26 juin 2015 à 04h50
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            Pas d’accord sur le lien un peu simple: développement = faire marcher ses méninges.

            Ce n’est vrai que pour les premiers pays à s’être développés, pour des raisons inscrites dans l’Histoire, qui ont ensuite aspiré les ressources du monde entier.

            Les zones ruinées après WW2 et autres, dont en particulier le Japon, l’Europe de l’ouest, la Corée du sud, se sont relevés grâce à l’aide économique américaine, qui y trouvait son intérêt…

            Un pays pauvre ne peut se développer que soutenu par ceux qui sont déjà développés. A défaut ils ne peuvent qu’essayer d’attirer les capitaux an bradant leurs ressources (main d’œuvre…, matières premières), pour rien.


            • Macarel Le 26 juin 2015 à 07h41
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              Effectivement, il n’y a pas eu plus protectionniste que le Royaume-Uni, ou les USA dans leur phase primitive d’accumulation du capital.
              Ils ne sont devenus de fervents promoteur de l’ouverture des marchés, que lorsqu’ils se sont sentis assez forts pour imposer leur loi aux autres, et souvent à coup de canons.
              Assez de contes pour enfants crédules, sur les vertus du “doux commerce” !


            • Serge Le 26 juin 2015 à 14h07
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              Que les Etats-unis aient eu intérêt à relever l’économie de l’Allemagne,de l’Italie,du Japon ,pour avoir une zone de marché profitable à son économie ,vous ne m’apprenez vraiment rien .Qu’est-ce vous croyez ? M’apporter la lumière en enfonçant ce genre de porte ouverte ?
              C’est la zone productive européenne ,dite la” banane bleue” qui a toujours intéressé les anglo-saxons et les US.
              En quoi est-ce contradictoire avec ce que j’ai dit ?
              L’Allemagne était encore dans les années 30 ,la première puissance scientifique du monde ,suivie de près par la France,la GB et l’Italie.
              Vous,avec vos reniements d’expiation christique ,vous ne vivez plus la puissance que par procuration, à travers la Russie notamment …


            • Dominique Gagnot Le 26 juin 2015 à 18h31
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              Serge, vous dites que le Japon s’est développé car il a “su faire marcher ses méninges”, contrairement à l’Espagne…

              Je dis juste que c’est très réducteur.

              Par ailleurs les migrants viennent chez nous, non parce que notre système est idyllique, surtout pour eux, mais parce que le capitalisme des rentiers a ravagé directement ou indirectement leurs territoires.

              Par ailleurs les états unis ont relevé l’Europe, surtout pour éviter que l’URSS s’en occupe.

              Peu leur importe le marché, preuve en est quantité de pauvres de tous pays exclus du marché…


            • Dominique Gagnot Le 26 juin 2015 à 18h36
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              J’ajouterais que une fois l’URSS disparue, une Europe ruinée leur convient très bien. La preuve, ils font tout pour…

              (plutôt que de dire “les états unis”, mieux vaudrait dire “les hyper riches, dont le berceau est aux usa”)


    • Hellebora Le 26 juin 2015 à 14h51
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  4. Macarel Le 25 juin 2015 à 08h03
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    Nous affichons des principes universalistes humanistes, mais ce qui fonde notre richesse c’est notre extorsion de richesse sur le reste du monde. Aujourd’hui ( hier déjà, avec toutes les guerres intra-européennes) le reste du monde commence dans l’UE elle-même.


    • Sébastien Le 25 juin 2015 à 09h34
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      Vous avez raison, et c’est justement la raison pour laquelle on nous force à accepter tous ces “migrants”: par la prise en otage d’une mauvaise conscience créée de toute pièce par ceux qui sont aux origines du problème.


  5. Bruno Le 25 juin 2015 à 08h22
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    La « plaisanterie » grecque ne date pas d’hier. Relire Loic ABADIE:
    http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/europe/loic-abadie-publireportage-plan-de-sauvetage-a-la-grece.html
    http://tropicalbear.over-blog.com/article-sortir-de-l-euro-une-folie-vraiment-77949314.html

    Le but des rentiers n’est pas de sortir les grecques de la spirale de la dette. C’est exactement le contraire : les y maintenir pour que continue le paiement des intérêts. Le plus longtemps possible. « Un bon européen est un européen endetté, pour que je puisse, moi rentier, continuer à vivre de mes rentes sans travailler ».

    Les grecques semblent être à l’agonie et ne plus pouvoir « assurer » ? Mais je vois encore ici quelques personnes bien grasses qui ont à manger. Je vois là-bas encore une école et un hôpital publics « qui coutent cher à l’Europe ». Traduisez : « je veux que l’argent de cette feignasse de fonctionnaire me revienne pour que je puisse partir en vacances à Cuba. Un grecque n’a pas besoin de savoir lire pour ramasser des olives dans un arbre ».

    La solution ? On efface la dette. Les grecs empruntent à des taux élevés, ce qui est sein puisqu’il faut qu’un emprunteur comprenne que l’on n’emprunte pas « à la légère ». Cela permet aux grecques d’aligner leurs niveau de vie avec les reformes qu’ils désirent réellement engager : mettre au pas leurs propres rentiers ? Faire vraiment rentrer l’impôt ? Avoir un régime de retraites raisonnable ? C’est à eux de voir et de vivre ne conséquence.


  6. ulule Le 25 juin 2015 à 08h45
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    “In a recent book — Against the Troika: Crisis and Austerity in the Eurozone, foreword by Oskar Lafontaine, preface by Paul Mason, afterword by Alberto Garzón Espinosa –, Heiner Flassbeck and Costas Lapavitsas frankly speak of the “remarkably strong correlation between the adjustment demanded by the troika and economic decline in the peripheral EMU countries” (above all Greece). They also refer to the cases of France and Italy, which though not peripheral are subject to very powerful reductions in their respective economies and, above all, in the quality of life of the citizens living in these countries.

    “”In short, the accumulated divergences during the first years of the EMU and the terrible nature of the adjustment programmes have put the very survival of the EU in question … The prospect of disintegration and eventual collapse of the European Union can no longer be ignored.” From this point of view, for the two authors of Against the Troika, it is clear that it is up to the varied and often fragmented galaxy of the anti-neoliberal Left to rebuild a popular consensus. That is, a popular consensus for declaring a default on the debt, suspending the payment of the interest that has accrued, and renegotiating the forms of EU integration.

    http://www.versobooks.com/blogs/2059-the-war-on-the-neoliberal-trinity-s-europe-paolo-ercolani-reviews-against-the-troika


    • jpcd Le 25 juin 2015 à 12h40
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      Les économistes qui n’ont pas cédé aux vertiges du néo-libéralisme savent bien que dans un espace de pur libre-échange le fort se renforce et le faible s’affaiblit.

      Simplement parce qu’innovation et compétitivité se financent sur des marges qui sont impossibles à préserver quand on est dominé. Phénomène accentué par la corruption que les “forts” ont les moyens d’instaurer pour être certains de ne pas se faire doubler par d’autres “forts” (Siemens en procès à Athènes). Le tout sur un Etat faible et/ou immature.

      Les Européens savaient bien tout cela qui ont octroyé des “fonds d’adhésion” et autres “fonds de cohésion” à la Grèce et à d’autres (Portugal, Irlande, Espagne) sans oublier les “fonds régionaux”: des dizaines de milliards dépensés en pure perte sur des projets peu pertinents et sans contrôle réel. Allaient-ils favoriser l’éclosion de VRAIS concurrents dans leur arrière-cour?


  7. Un naïf Le 25 juin 2015 à 08h48
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    Une offre d’emploi en Grèce : ménage pour 2€ de l’heure. Il faut donc travailler au moins 2h pour pouvoir aller bosser (le prix d’un ticket de métro – durée 1h10- est de 1.20€). Il reste donc 1.6€ sur les 2h de travail. De quoi acheter une bouteille d’eau et un morceau de pain.

    C’est vrai, ils abusent ces grecs !!

    https://scontent-ams2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtp1/v/t1.0-9/11329814_1100247639991054_5330529854820336115_n.png?oh=55141f6cd7966c3949ccab93ec270637&oe=5630810F


    • Un naïf Le 25 juin 2015 à 08h54
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      La dernière sortie d’Adonis Georgiadis, qui avait appelé au rassemblement pro-euro « Menoume Evropi » : “Les femmes deviendront prostituées et femmes de ménage” en cas de faillite, selon l’ancien ministre de la santé.

      Vive l’europe !!

      http://www.okeanews.fr/20150621-les-femmes-deviendront-prostituees-et-femmes-de-menage-en-cas-de-faillite-selon-lancien-ministre-de-la-sante


    • Bruno Le 25 juin 2015 à 09h00
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      Vous raisonnez mal !

      Si sur cet 1.6 EURO, je parviens à ponctionner 20 centimes en règlement des intérêts de la dette, il me suffit alors de 50 mille heures travaillées pour me payer mon billet d’avion pour Rio de Janeiro. Et 50 milles heures, c’est le plein temps de 30 personnes pendant une malheureuse petite année : avouez que ce n’est pas grand-chose quand même.


  8. toutouadi Le 25 juin 2015 à 08h49
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    Le comportement de l’euro groupe-FMI me fait furieusement penser à la politique économique de Ceaușescu en Roumanie dans les années 80.
    Politique économique qui avait à l’époque enchantée le bloque occidentale.


  9. XPT Le 25 juin 2015 à 08h54
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    La soumission de Tsipras est volontaire. Les créanciers défendent leurs intérêts (l’UE est leur “chose”, donc cette défense prend logiquement un aspect politique). Ce qu’il faudrait, c’est que Tsipras défende les intérêts des Grecs sans ambiguité. Mais un petit pays dominé n’a pas le choix de l’indépendance, il n’a que celui des alliances. Or quelle alliance pourrait sérieusement rivaliser avec l’UE ? La Russie, vraiment ? La Turquie ?


    • PierreH Le 25 juin 2015 à 13h27
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      Bonne chance pour convaincre les grecs de s’allier avec les turcs !!


      • Renaud 2 Le 25 juin 2015 à 13h43
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        Erdogan, après la signature du Turkish Stream avec Poutine, doit être dans le collimateur. M’étonnerait qu’il reste à la tête de l’Etat très longtemps…


  10. philbrasov Le 25 juin 2015 à 09h09
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    Moi ce que je retiens de la journée d’hier c’est l’annonce de Lagarde , briguant un second mandat au FMI…..
    Voila qu’on pleine tourmente grecque, madame Lagarde, préfère se soucier de sa carrière, que de l’avenir de la Grèce…
    Donner des gages de sa compétence auprès de ses actionnaires, afin d’être de nouveau président du FMI voila ce qui motive madame Lagarde dans les negociations greco -FMI.

    Le peuple grec, ELLE S’EN FOUT.


    • ulule Le 25 juin 2015 à 10h00
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      En plus, “le FMI a déjà fait 2,5 milliards € de profits sur ses prêts à la Grèce depuis 2010, et ceci avant le paiement de 462 millions € du jeudi 9 avril. Si la Grèce rembourse le FMI en totalité ce chiffre s’élèvera à 4,3 milliards € d’ici 2024.”

      « Les prêts du FMI à la Grèce n’ont pas seulement renfloué les banques qui ont prêté imprudemment, ils ont en fait ponctionné encore plus d’argent au pays. Cet intérêt usuraire ajoute à la dette injuste imposée à la population grecque » (Tim Jones, économiste à Jubilee Debt Campaign).

      http://cadtm.org/Le-FMI-a-fait-2-5-milliards-EUR-de


  11. Bece Le 25 juin 2015 à 09h27
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    Bonjour, ce site, et quelques autres, sont une véritable planche de salut contre l’isolement face à la machine à décerveler que sont devenus les médias “orthocrates”.
    “Voilà pourquoi un accord est impossible”, c’est bien ce qui apparaît: les grecs veulent un accord sur cette dette dont on connaît le caractère odieux et illégitime; celle-ci maintient la grèce totalement à la merci des institutions (ex-troïka) et , bloque tout espoir de retrouver une gestion politique autonome conforme aux engagements de syriza , or c’est justement ce que refuse les institutions européennes. Alors comment comprendre les tentatives vaines et néanmoins prolongées de Tsipras: il craint une intervention de force qui pourrait renverser le gouvernement? C’est une hypothèse, surtout si l’appui populaire est fragile et du fait que ne se développent pas, pour le moment, des mouvements de soutien franc et actif dans les autres pays sur lesquels il espérait compter. Mais peut-il renforcer sa position en jouant la “bonne volonté”, sachant qu’il n’y a rien à attendre? Bien sûr, comme Jacques Sapir et Romaric Godin, nous devons avant tout un soutien aux représentants du peuple grec et des projections positives. Néanmoins, la logique renâcle quelque peu si l’on met en relation ces points de vue avec des analyses précédentes montrant des possibilités de se délivrer de cette oppression sans “chaos” pour la Grèce. La meilleure aide qui pourrait leur être apportée serait sans doute de mobiliser les peuples européens, souffrant des mêmes maux, sur ce qu’ils auraient à gagner si les grecs triomphait de la dictature mafieuse des institutions européennes.


    • Un naïf Le 25 juin 2015 à 10h55
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      Le plus grave me semble-t-il est que les peuples semblent attachés à leurs bourreau, une sorte de macro-syndrome de Stockolm… c’est vrai qu’ils ont été formatés pour ça. A ma petite échelle, je ne vais plus voter (marionnettes de l’oligarchie vendues à des intérêts privés). C’est d’ailleurs l’injonction à peine voilée de cette tragique farce greco-troïkienne : “there is no alternative, we bring you the solution & you shut up”. Cependant, je soutiendrai toute initiative indépendante, souvent locale, qui nous permettra de vivre en se passant de ce système… Comme le dit si bien Victoria Nuland : “F**K THE EU !!”


      • Kiwixar Le 25 juin 2015 à 13h53
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        “je ne vais plus voter”

        L’exemple de Syriza montre que ça sert de voter autrement que pour les partis “système”. On ne sait pas encore ce que ça va donner pour la Grèce, mais rien que de voir ces eurocrates et ces banquiers suer comme des gorets, c’est une victoire qui fait réfléchir. “Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux” (La Boétie)


        • Un naïf Le 25 juin 2015 à 15h11
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          Très bien faite cette vidéo je trouve 😉

          https://youtu.be/NdEbb5gvsk8


        • Laurent K Le 25 juin 2015 à 16h40
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          Tout à fait d’accord.

          Voter n’est pas toujours suffisant mais ne pas voter parce qu’on n’a pas réussi à changer dans le sens voulu est garanti 100% inefficace et sert objectivement les vainqueurs de l’élection.


        • PasGlopPasGlop Le 25 juin 2015 à 22h16
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          Complétement d’accord !
          Il faut voter !
          Et si vous ne savez pas pour qui, il y a le bulletin blanc (compté), mais aussi le bulletin nul (pas compté, mais compté quand même …) qui peut servir a faire passer un message (certains sont même lus en prefecture).
          Alors imaginez la tête de nos politiques à la soirée électorale merdiatique avec 60% de bulletins blanc ou nuls.
          Et là les 20% d’électeurs qui élisent 60% du parlement ou un président … Eh ben ça se verrait !
          Mais je me fais des idées ….


          • Kiwixar Le 25 juin 2015 à 23h07
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            Syriza n’a pas été élu avec des bulletins blancs ou nuls.
            60% de bulletins blancs, nos politiciens en font des rouleaux triple épaisseur moletonnée.


            • PasGlopPasGlop Le 26 juin 2015 à 13h32
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              Comme le dit un proverbe “qui ne dit rien consent”.
              S’abstenir c’est être d’accord avec le système électoral actuel et le “tous pourris”
              Ils auront plus de mal à s’assoir sur 60% d’électeurs qui sont en désaccord que sur les 5% actuels.
              Et à l’heure actuelle, citez moi un parti (représenté aux élections) en France qui soit pour l’abandon de l’Euro et une régulation financière efficace et voulue ?
              Le FN ?
              On sait pertinemment qu’un parti d’extrême droite n’est pas là pour servir les intérêts du Peuple (l’histoire l’a amplement démontré) et qu’il n’appliquera jamais ce qu’il clame haut et fort.
              Et de toutes façons ils ne sera jamais aux commandes avec le système électoral actuel (il n’y a qu’à se reporter aux nombres de voix et de sièges obtenus par le FN, toutes élections confondues) …
              Et c’est très bien comme cela, mais cela n’engage que moi.


      • Eliaquim Le 25 juin 2015 à 16h43
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        Les Grecs ont la même structure anthropologique familiale que les Allemands, c’est-à-dire un type familial autoritaire et inégalitaire que le sociologue E. Todd (bien connu d’ici) appelle famille souche. Dans une famille souche allemande le père est autoritaire et hiérarchisent ses fils. Dans la société préindustriel ça donnait un héritier mâle par famille, les autres fils devenait chevaliers ou religieux, voire les deux en même temps (chevalier teutons). Il y a donc dans la structure des familles souches un différentialisme qui considère les frères comme inégaux, transposé à l’échelle d’un peuple on obtient un société très verticale (hiérachisation des frères) et une croyance en l’inégalté des peuples (inégalité de traitement des frères). Dans le cas de la Grèce, la famille souche remonte à l’antiquité, contrairement au Romains universalistes et égalitaire dont on ressent l’héritage dans la France, l’Italie, le Portugal du Sud et l’Espagne d’aujourd’hui (hormis la Catalogne et le pays basque), la Grèce est différentialiste et n’a jamais cherché à assimiler des populations voisines. Le résultat est sans appel, Rome a bâti un empire en assimilant des populations jusqu’à ce que le machine s’enraye, tandis que la Grèce s’est contenté d’un “empire” intellectuel et culturel puissant.

        Je ne veux faire les mauvaises langues mais depuis les années 70, la Grèce est dirigé par des partis politiques du même type que ceux qu’on retrouve au pouvoir en Allemagne depuis lors : les sociaux-démocrates, conservateur et autres démocrate chrétiens qui ont fleuri dans les pays “souches” après la chute du christianisme en Europe, parfaitement alignés sur une logique de verticalité de la société et d’inégalité des fils (des individus, des peuples). On retrouve cette emprunte de la famille souche dans l’UE. On remarque surtout que les pays dominés par cette structure familiale comme la Scandinavie, la Hollande, la Suisse et l’Autriche se rient des pays dominés par une structure familiale nucléaire égalitaire. Pour définir rapidement la famille nucléaire égalitaire, on peut dire que dans ce système familial l’autorité des parents est minimal, par contre la solidarité des frères est forte. C’est un type familial atomisé qui produit des électrons libres individualistes mais qui compense par un sentiment d’égalité des frères (et donc des peuples), ce type est hérité de la civilsation romaine, il est à l’origine de la Révolution française et de celles du XIXe siècle. C’est le système dominant en France, en Italie, au Portugal et en Espagne (malgré la Catalogne “souche”). La grande faiblesse du système nucléaire égalitaire c’est justement l’individualisme et l’indiscipline. Dans son essai “la troisième planète” Todd fait remarquer que les Scandinaves s’arrêtent aux feux rouges piétons même en l’absence de voiture, on voit bien la différence de mentalité avec les latins.

        Je ne vais pas faire un post à rallonge donc je vais abréger, les Grecs ne sont pas différent des Allemands sur le plan psychologique, le problème c’est qu’ils ce sont heurtés à un peuple différentialiste (racialiste dans un passé fameux) plus puissant et qui les considère comme inférieur, j’ai nommé le peuple Allemand. Voilà le problème des Grecs, n’oublions pas n’ont plus qu’ils ont mis au pouvoir le PASOK et Nouvelle Démocratie depuis les années 70, des parti politiques typique des pays de tradition autoritaire et inégalitaire.

        En faisant appelle à l’anthropologie et à la sociologie on comprend pourquoi la Grèce, pourtant chrétienne orthodoxe ne s’est jamais rapproché décisivement d’une Russie dominé par une structure familiale (attention à bien faire la distinction avec le ménage, il y a la structure mentale familiale ancrée et la réalité des ménages dans le contexte socio-économique) communautaire égalitaire. Cette structure a d’ailleurs donné une assisse à la révolution russe, mais il faut noté qu’elle lui était antérieure et que les bolchéviques en ont profité.


  12. Un naïf Le 25 juin 2015 à 09h31
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    Tout ça pour quelques malheureux milliards…

    Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers

    http://www.bastamag.net/Speculation-evasion-fiscale-bonus-des-traders-observez-en-direct-la-demesure


    • philbrasov Le 25 juin 2015 à 11h54
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      malheureusement , il ne s’agit pas de qq malheureux milliards, mais de la survie du système financier international dans son ensemble…Système qui repose sur une gigantesque pyramide de Ponzi, sans fin et complètement deconnecte de l’economie reelle.
      Si les grecs retirent leur confiance dans l’euro, …. plus d;euros a terme.. si les grecs retirent leurs confiance dans l’UE , plus d’union a terme ( on commence a le voir avec les problemes d’immigration..)
      Si les grecs font defaut au FMI, plus de FMI a terme. Imaginez tous ces pays ayant des dettes colossales envers le FMI et qui pourraient suivre l’exemple de la Grece?

      je discutais hier avec un ami, sur ce sujet “la Grece”… Il veut que la Grece RENTRE A TOUT PRIX dans le rang au SEUL MOTIF que cela donnerait raison a MLP….

      ON EN EST LA….


  13. scipio Le 25 juin 2015 à 09h59
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    On peut espérer qu’enfin les grecs et leur gouvernement vont réaliser que l’Europe n’est pas réformable de l’intérieur et que le seul but des créanciers est de liquider Syriza ainsi qu’accessoirement le FDG, Podemos etc…pour avoir la paix éternelle… des rentiers.
    On peut espérer que les dirigeants de Syriza auront le courage politique d’expliquer aux grecs que l’euro n’étaient pas pour eux et d’en tirer toutes les conséquences.

    C’est à ce prix qu’ils entreront réellement dans l’histoire.


    • Bece Le 25 juin 2015 à 10h31
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      Mais le FDG soutient l’idée que l’UE est réformable, de même que les “verts” EELV, que Mélenchon s’efforce de séduire. C’est peut-être pour cela que le soutien à la Grèce est mesuré (un peu comme la corde…selon l’expression bien connue) des fois que ça aille plus avant que prévu…N’est-il pas en cela le meilleur rempart contre l’émancipation des esprits?


  14. ulule Le 25 juin 2015 à 10h21
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    In September 2014 a UN resolution was passed by 124 votes for to 11 against to establish a new legal framework for the debt restructuring process (such as a bankruptcy procedure for governments). The first negotiations in this process are taking place in early-February 2015.

    However, despite the clear failures to resolve debt crisis in Europe, the EU decided to abstain on the vote, with the UK and Germany amongst those who broke from this collective position and voted against. Such governments are acting as if the international debt system is working fine, when current events in Greece and Argentina show it is clearly broken and in need of major overhaul.

    Six key points about Greece’s debt : http://jubileedebt.org.uk/reports-briefings/briefing/six-key-points-greek-debt-weeks-election


  15. ulule Le 25 juin 2015 à 10h34
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    Presque hors sujet : La Quadrature du Net, French Data Network et la Fédération FDN publient un mémoire pour accompagner la saisine parlementaire au Conseil Constitutionnel contre la loi Renseignement.
    Lien : https://www.laquadrature.net/fr/publication-dun-memoire-citoyen-au-conseil-constitutionnel-contre-la-loi-renseignement


  16. Léa Le 25 juin 2015 à 10h41
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    Faudrait-il que Varoufakis vive dans un taudis pour être crédible ?

    Appartement luxueux, pour ce qu’on en voit il est bien difficile d’avoir une idée de son standing. Pour l’acheter, il manque pas mal de photos. Quand à échapper à la vue du Parthénon à Athènes, c’est une chance sur deux selon l’orientation.

    Quand au pamphlet du parti communiste, tout d’abord les grecs n’ont pas placé ce parti en tête. A taper sur Syriza de cette façon, ils aident les libéraux.


  17. JJB Le 25 juin 2015 à 10h50
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    Athéna et le Naufragé

    Un riche Athénien naviguait avec d’autres passagers. Une tempête violente étant survenue, le vaisseau chavira. Or, tandis que les autres passagers cherchaient à se sauver à la nage, l’Athénien, invoquant à chaque instant Athéna, lui promettait offrandes sur offrandes, s’il parvenait à se sauver. Un des naufragés, qui nageait à côté de lui, lui dit : « Fais appel à Athéna, mais aussi à tes bras ! »

    Nous aussi invoquons les dieux ; mais n’oublions pas de travailler de notre côté pour nous sauver.

    Le débiteur Athénien

    A Athènes, un débiteur, sommé par son créancier de rembourser sa dette, le pria d’abord de lui accorder un délai, sous prétexte qu’il était gêné. Ne pouvant le persuader, il amena une truie, la seule qu’il possédât, et la mit en vente en présence du créancier. Un acheteur se présenta et demanda si la truie était féconde. « Oui, elle est féconde. répondit-il, elle l’est même extraordinairement : aux Mystères elle enfante des femelles, et aux Panathénées des mâles. » Comme l’acheteur était surpris de ce qu’il entendait, le créancier ajouta : « Cesse de t’étonner ; car cette truie te donnera aussi des chevreaux aux Dionysies.

    Cette fable montre que beaucoup de gens n’hésitent pas, quand leur intérêt personnel est en jeu, à jurer même des choses impossibles.

    Esope 620/564 av. J.-C.

    Toute ressemblance avec des situations existantes ou futures serait pure coïncidence


  18. ig Le 25 juin 2015 à 10h53
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    https://euobserver.com/political/129279

    “The magical thing for Merkel will be to tell the public and the Bundestag that the deal follows their ideas, not the Greeks’ ideas”, he added.
    (Pour Merkel, la chose magique est de dire à son public et au Bundestag que l’accord suit ses idées, et non celles des Grecs”

    The only thing that could derail Bundestag ratification, the journalist noted, is if Merkel came to MPs with a deal that includes restructuring the Greek debt.
    (La seule chose qui pourrait empêcher la ratification au Bundestag, c’est si Merkel arrive auprès des ministres avec un accord qui comprend une restructuration de la dette grecque)

    Traduction approximative…

    Donc tant que l’accord côté grec est conditionné à une restructuration de la dette, il ne peut y avoir d’accord côté allemand.


  19. Un naïf Le 25 juin 2015 à 11h14
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    “Mais les créanciers ont franchi les limites acceptables en choisissant d’appuyer où cela fait mal dans leur contre proposition, notamment en exigeant symboliquement que la TVA sur la nourriture soit portée à 23%, ainsi qu’en revenant sur le sujet très sensible des retraites. ”

    Ces mecs de la troïka sont de dangereux criminels pervers, il faut leur réserver le sort qu’on réserve normalement à ces gens-là.


  20. niethil Le 25 juin 2015 à 11h53
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    Romaric Godin est bon, mais il reste encore englué dans les euphémismes. Pourquoi parler de la possibilité d’une rupture, alors que l’expression exacte est “guerre civile” ? Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est ça qui pends au nez de la Troïka si elle parvient à renverser Tsipras. Il est bien évident qu’au moins une fraction de la population n’acceptera pas le retour au statu quo ante, avec gouvernement soumis à l’UE. Et une fois la preuve faite qu’il n’y a pas de solution dans le cadre institutionnel actuel, il suffit d’une toute petite minorité décidant de considérer ce cadre comme illégitime pour déclencher le processus.


    • Chris Le 25 juin 2015 à 14h16
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      Bof, on trouvera bien quelques “colonels”…


  21. Kiwixar Le 25 juin 2015 à 12h10
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    Intéressant :
    1) la Banque Centrale de Grèce a comme premier objectif la stabilité des prix, ET ENSUITE de suivre la politique du gouvernement. Une sortie de l’euro et un retour à la drachme serait (j’imagine) considéré comme inflationniste (baisse de la valeur de la monnaie, inflation importée), donc la banque centrale serait (j’imagine) plutôt contre la sortie de l’euro, d’autant qu’elle fait partie de l’Eurosystem (BCE + banques centrales nationales).

    = http://www.bankofgreece.gr/Pages/en/Bank/default.aspx =

    2) la Banque Centrale de Grèce est une société anonyme avec environ 19,000 actionnaires (qui?)

    = http://www.bankofgreece.gr/Pages/en/Bank/shareholders.aspx =

    Sortie de l’euro + opposition de la BCG = nationalisation de la BCG par le gouvernement grec = Grèce punie (coupée de SWIFT) ?


  22. philbrasov Le 25 juin 2015 à 12h15
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    je ne vois pour ma part dans cette tragédie grecque, que le combat a MORT entre les pseudos démocrates de Bruxelles et les mouvement populistes (populaires …) européens.

    je discutais hier avec un ami, sur ce sujet “la Grèce”… Il veut que la Grèce RENTRE A TOUT PRIX dans le rang au SEUL MOTIF que cela donnerait raison a MLP….

    En France Podemos et ou Syriza , sont des mouvements complètement ABSTRAITS qui ne les touchent pas directement…. Seul l’obsession FN guide la stratégie des élites francaise en tout cas….
    Mon ami était , même pret a payer PLUS pour la Grèce, considérant que cette dette grecque compte tenu de son montant n;était pas aussi gigantesque qu’on voulait bien le dire…
    J’avais beau lui indiquer, le NEIN des allemands ces derniers jours ( peu taxes de nationalisme, quoique…) sa conviction était faite que si la Grèce sortait de la zone euro, le malheur s’abattrait sur la France, du SEUL fait d’avoir donne raison a l’ennemi MLP.


  23. BA Le 25 juin 2015 à 12h42
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    Jeudi 25 juin 2015, vers 12 heures 25 :

    Grèce : et si Tsipras gagnait la partie ?

    Et si, à la fin, c’était la troïka qui capitulait ?

    Les institutions d’accord pour que les propositions grecques servent de base de négociations (responsable de l’UE).

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/les-institutions-sont-unanimement-d-accord-pour-que-les-propositions-grecques-servent-de-base-de-negociations-responsable-de-l-ue-1063323.php


    • Un naïf Le 25 juin 2015 à 12h50
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      Foutaises… une de plus, mais au point où on en est me direz-vous…

      http://www.pauljorion.com/blog/2015/06/25/ah-les-cons-par-zebu/


      • step Le 25 juin 2015 à 13h58
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        une fin de négociation est parfois une foutaise appuyée par un bluff qui marche…


    • Kiwixar Le 26 juin 2015 à 01h29
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      “ce sera vite tranché”

      Pas d’accord là-dessus. A partir du moment où il faut 1 an pour créer une nouvelle monnaie (dixit Varoufakis) et qu’il faut aussi s’assurer de la compréhension de la population, Syriza et ses alliés (dont le petit parti souverainiste) peuvent très bien tâcher de gagner du temps en contentant les créanciers afin de rester au pouvoir. Le temps de mettre la drachme en place, de permettre aux Grecs de vider leur compte en banque, etc. Une retraite stratégique type russe contre Napoléon ou Hitler n’a rien de déshonorant, c’est une stratégie qui peut être gagnante… d’autant qu’en face ça ne brille pas par la clairvoyance mais plutôt par l’avidité.


  24. Un naïf Le 25 juin 2015 à 13h01
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    L’idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?

    http://www.latribune.fr/economie/international/l-idee-choc-etudiee-en-islande-et-si-on-retirait-aux-banques-la-capacite-de-creer-de-la-monnaie-470824.html

    Bonus actu :
    UberPOP : pourquoi taxis, VTC et internautes doivent s’unir contre Uber

    http://www.numerama.com/magazine/33500-uberpop-pourquoi-taxis-vtc-et-internautes-doivent-s-unir-contre-uber.html


  25. marine baro Le 25 juin 2015 à 13h08
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    LES DESSOUS DU BATTAGE MÉDIATIQUE SUR LA GRÈCE, CETTE SEMAINE.
    https://www.youtube.com/watch?v=s-3peOXiY98


  26. philbrasov Le 25 juin 2015 à 13h40
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    Impayable melenchon
    article parue dans “le monde”
    “J’ai confiance en lui (Tsipras) ! Je connais aussi la dureté de ce qu’il affronte.
    ( ce type n’a jamais rien fait plus loin que son siege de senateur…)
    La dette grecque a cessé depuis longtemps d’être une question financière : elle est exclusivement politique. ”

    JUSQUE LA OK..

    “Il s’agit de prouver qu’on ne peut désobéir aux libéraux. Mais si, par les violences de la Banque centrale, le système bancaire grec s’effondre, si la Grèce est mise en banqueroute, les Français devront payer 40 milliards d’euros et les Allemands 60 milliards.
    C’est inenvisageable. ”

    Donc monsieur melenchon , ne se BAT PAS POUR LES GRECS.. mais pour la dette de la France…. Il est comme ses copains socialistes , qui ne se battent QUE pour essayer de ne pas laisser la facture aux français entre autre.alors que la droite et la gauche ont bien approuve les plans successifs de sauvetage de la Grece AU NOM DE l’EUROPE SVP et de la solidarite…

    Et la solidarité européenne monsieur melenchon vous en faites quoi?

    “Si on trouve l’accord technique qui permet d’effacer la dette grecque par des mécanismes de rééchelonnement, tout le monde s’épargnera cette épreuve absurde.”

    JE CROYAIS QUE C;ÉTAIT UN PROBLÈME POLITIQUE…. ET VOUS NOUS PARLEZ DE TECHNIQUE? FAUDRAIT SAVOIR…..

    ” La responsabilité intégrale du danger repose sur Merkel et Schäuble [la chancelière et le ministre des finances allemands], qui ont parié sur la tension et l’inertie de Hollande.”

    ET HOP , UN PETIT COUP DE MERKEL GERMAN- BASHING AU PASSAGE…CA FAIT DU BIEN A SON ELECTORAT….

    Impayable , on vous dit…..


    • Carabistouille Le 25 juin 2015 à 14h28
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      Soit vous avez du mal à comprendre ce que vous lisez, soit vous êtes intellectuellement malhonnête.
      Relisez bien l’article de Meluche et vous verrez que vous racontez n’importe quoi. Merci de lire l’article et d’essayer de comprendre ce que dit Meluche. Il fait un peu chaud pour faire des dessins.


  27. Bruno Le 25 juin 2015 à 13h44
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    Lu dans le Monde, qui n’en peut plus de voir un pays d’Europe qui ne prend pas ses ordres à Berlin :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/25/les-grecs-evoquent-divers-scenarios-politiques-en-cas-d-echec-des-negociations_4661628_3234.html

    Le rêve Européen c’est cela : un technocrate aux ordres de la BCE a la tête de chaque pays membre…

    Ils en rêvent pour le Grèce. En tout cas, en France, c’est déjà fait.


  28. Alae Le 25 juin 2015 à 13h57
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    Après, n’oublions pas qu’il s’agit des mêmes génies de l’UE qui sont allés trois fois, avec le même Third Energy Package sous le bras, tenter de contester les conditions de livraison du gaz russe.
    A chaque fois, ils se sont fait rembarrer aux motifs que 1) le contrat avec Gazprom a été signé avant l’adoption du Third Energy Package et 2) la loi n’est pas rétroactive. Ergo, les conditions de livraison du gaz russe restent inchangées, point barre.
    Trois fois ! Ils y sont retournés trois fois avec les mêmes exigences, pour se faire remettre à leur place à chaque fois avec les mêmes arguments légaux ! C’est dire si leur seule stratégie consiste à tenter de faire plier l’adversaire, quittes à ne pas s’encombrer de lectures intellectuelles telles que les législations.
    On est proches d’un accord, c’est clair.
    Zerohedge, qui tente (à base d’aspirines) de suivre jour après jour le déroulement des négociations, parle de”pagaille à Bruxelles”.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-06-25/greece-creditors-fail-reach-early-deal-confusion-reigns-brussels


  29. Chris Le 25 juin 2015 à 14h02
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    Invoquer un Mélanchon hystériquement accroché à l’UE, fallait le faire !


  30. Le Wallon Le 25 juin 2015 à 14h21
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    1 ) L’Union-Européenne est parmi les institutions les plus corrompues de la planète.
    2 ) L’Union-Européenne est un monstre à deux tètes : une partie méridionale et occidentale (dont le territoire est, comme par hasard, celui de la Pars Occidentalis de l’Empire Romain) qui est intégrée depuis plus de deux mille ans et une partie orientale et nordique qui n’en n’a rien à faire de la première partie.
    3 ) Les “élites” (dont le Bob l’Eponge du Grand-Duché) ne sont plus du tout au courant de rien concernant la vraie vie des vrais gens.
    4 ) Les “élites” adorent se faire r……………….. par les Américains (notamment au Parti Socialiste français, dont l’un des membres a serré la main d’Adolf Hitler).
    5 ) L’Allemagne ne désire qu’une seule chose : entraîner les autres pays dans son suicide post-traumatique après sa défaite de 1945 (depuis 1972 ce pays connait le plus bas taux de fécondité d’Europe -au sens continental du terme- et on prévoit que dans deux siècles il n’y ai plus un seul Allemand sur la Terre).

    Quand vous savez tout cela, vous avez tout compris. Une seule alternative : réunifier les deux rives de la Méditerranée pour que la paix et la prospérité y règnent.

    Bonne journée à toutes et tous. Cum Salve !


    • philbrasov Le 25 juin 2015 à 15h04
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      on est d’accord sur les deux rives de la mediterranee

      de la rive droite en l’Espagne a celle a gauche en Grèce….

      la NORD SUD est un non sens historique depuis la chute de l’empire romain.


  31. ponsov Le 25 juin 2015 à 14h30
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    Je suis sur que la Troika et les Allemands ne craqueront pas, Tsipras et Varoufakis ont deux options:rentrer dans l’histoire en quittant le Diktat européen ou se coucher et disparaitre à jamais.
    S’ils acceptent une hausse de la TVA pour obtenir une rallonge, Les créanciers voudront une baisse des retraites, s’il acceptent encore, les créanciers voudront une baisse drastique du nombre
    de fonctionnaires, puis la privatisation totale du Pyrée ,du système de santé,des plages etc… Le temps ou Varoufakis roulaient les mécaniques dans la rue et celui ou Tsipras regardait sa montre pour chambrer la Troika va se terminer, il faut choisir vivre libre ou continuer de mourir à petit feu…


  32. Seti Le 25 juin 2015 à 14h57
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    Après reprise à 13h30, le blocage semble installé et durable :

    GERMAN FINMIN SAYS: WE HAVE NOT MADE PROGRESS;
    GREEKS HAVE MOVED BACKWARDS RATHER THAN FOREWARDS
    SCHAEUBLE: THE DIFFERENCE HAS BECOME BIGGER

    La délégation grecque ne transige plus.


    • Léa Le 25 juin 2015 à 16h32
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      Très bonne manip de revenir en arrière.. encore un demain 🙂

      De toutes façons si ça bloque, j’ai entendu aux infos qu’ils se donneraient encore un mois.

      Lachem pas !


  33. Stéphanie Le 25 juin 2015 à 14h57
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    Grèce: la BCE ne doit pas financer Athènes, même en cas d’accord (Bundesbank)

    Francfort (awp/afp) – La Banque centrale européenne (BCE) ne doit pas combler les besoins de financement de la Grèce, même dans l’hypothèse d’un accord entre Athènes et ses créanciers, a estimé jeudi le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande.
    “Il devrait être clair pour toutes les parties impliquées dans les négociations actuelles que l’Eurosystème (le réseau des banques centrales de la zone euro, ndlr) ne doit pas combler les besoins de financement de la Grèce, même en anticipation d’un futur déblocage d’argent”, a déclaré Jens Weidmann, le patron de la “Buba”, lors d’un discours à Francfort (ouest de l’Allemagne).
    Ces propos interviennent alors que la Grèce et ses créanciers tentent de conclure un accord à l’arrachée pour le déblocage d’une aide financière en l’échange d’engagements d’Athènes à poursuivre les réformes dans le pays.
    En cas d’accord, la BCE pourrait notamment permettre aux banques d’acquérir davantage d’obligations grecques à court terme, avec pour effet immédiat de remplir de plusieurs milliards d’euros les caisses – presque vides – d’Athènes, qui doit rembourser d’ici mardi quelque 1,5 mrd EUR au Fonds monétaire international (FMI).
    En attendant, la BCE maintient les banques grecques à flot via des prêts d’urgence ELA, pour “Emergency liquidity assistance”. Ces prêts, alloués à la condition que les banques restent solvables et qu’elles disposent de suffisamment d’actifs financiers à apporter en garantie, constituent l’unique source de financement du système bancaire grec en souffrance depuis des semaines.
    Pour M. Weidmann, “cela suscite des doutes quant à la solidité financière” des établissements grecs, fragilisés par des retraits massifs de leur épargne par les Grecs inquiets de l’avenir de leur pays.
    “Si des banques qui ont perdu tout accès aux marchés achètent de la dette d’un pays qui est lui-même en dehors du marché, recourir aux ELA suscite des inquiétudes sérieuses de financement monétaire”, a ajouté le banquier central, en référence au mandat de la BCE qui lui interdit en principe de financer directement les Etats.
    Selon lui, “les banques recevant des ELA devraient être incitées à faire tout leur possible de manière urgente pour améliorer leurs liquidités et être empêchées de les aggraver en acquérant des bons du trésor grec”, qui ne trouvent plus aucun acheteur sur les marchés actuellement.
    http://www.romandie.com/news/Grece-la-BCE-ne-doit-pas-financer-Athenes-meme-en-cas-daccord-Bundesbank_RP/606010.rom


    • ulule Le 25 juin 2015 à 20h03
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      Le maximalisme des créanciers, leur volonté d’imposer les erreurs du passé, prouvent qu’ils ne visent pas un objectif financier ou économique.


  34. pinaute Le 25 juin 2015 à 15h05
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    Je le réécris, au final Tsipras va rentrer au bercail la queue entre les jambes. C’est tout ce qu’il aura réussit à sauver.


    • pinaute Le 25 juin 2015 à 15h13
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      ….réussit….sans ‘t’..


      • aleksandar Le 25 juin 2015 à 22h08
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        Pas du tout, je viens de téléphoner à Tsipras et il ne va rien lacher………….
        ( vu que bien des gens ici se prennent pour Madame Irma avec sa boule de cristal autant continuer dans le délire )


  35. Stéphanie Le 25 juin 2015 à 15h15
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    M. Samaras propose un gouvernement transitoire de consensus national si la majorité gouvernementale est perdue

    Le président de la ND, Antonis Samaras, a estimé que si la majorité gouvernementale n’appuie pas l’accord qui viendra au Parlement, une autre formation gouvernementale devra être établie, s’exprimant dans une interview au magazine Crash.
    Il faudra dans ce cas, a souligné M. Samaras, un grand consensus national tant pour le maintien du pays dans l’euro que pour la sortie de la crise.
    Le président de la ND a ajouté que si la majorité gouvernementale devait faire défaut à M. Tsipras, il ne serait pas correct qu’il demeure au poste de premier ministre.
    Dans ce cas, “la seule possibilité c’est que M. Tsipras, avec ceux des siens qui apportent leur accord, procède à un accord avec l’Europe, avec notre aide”, a dit M. Samaras, soulignant qu’il devra y avoir un gouvernement qui fera avancer toutes ces questions.
    “Ni moi ne participerai, ni M. Tsipras ne voudra participer dans un tel gouvernement transitoire de consensus national”, a déclaré M. Samaras.
    http://www.amna.gr/french/articleview.php?id=8917


  36. BA Le 25 juin 2015 à 16h03
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    Mercredi 25 juin 2015, vers 15 heures 30 :

    Eurogroupe interrompu, le Cac 40 s’enfonce.

    La Bourse de Paris repart franchement à la baisse à la suite de l’annonce de l’interruption de l’Eurogroupe faute de perspective d’accord entre la Grèce et ses créanciers. Les banques sont les plus touchées.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/eurogroupe-interrompu-le-cac-40-s-enfonce-1063372.php


    • Léa Le 25 juin 2015 à 16h28
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      Variation insignifiante ( 50 points sur plus de 5000 ), vous me réveillerez quand le CAC40 sera en dessous de 4000. 🙂


  37. Stéphanie Le 25 juin 2015 à 16h35
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    Le Nobel d’économie Paul Krugman, jusque là resté plutôt discret sur la Grèce, attaque les créanciers dans son blog du New York Times, en estimant qu’ils l’entraînent tout droit vers une sortie de l’euro : “Les créanciers de la Grèce n’arrêtent pas de rejeter ses propositions, au prétexte qu’elles sont trop centrées sur les impôts et pas assez sur des économies. Nous sommes encore dans un contexte où ils lui imposent leur politique (…) Mais nous ne sommes pas à l’école (…) Si un +Grexit+ se produit, ce sera parce que les créanciers, ou au moins le FMI, voulaient que cela arrive

    “Il faut savoir terminer une négociation”, assène Hollande devant la presse, faisant valoir “qu’il n’y aurait rien à gagner à laisser trop de temps encore” alors que “la Grèce n’en a plus”.

    http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/grece-nouvelles-negociations-marathon-en-direct-558c0d533570172b12453bd8


  38. Stéphanie Le 25 juin 2015 à 16h58
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    Quelles sont les personnes ou institutions qui négocient avec M Tsipras ?

    Nouvelle formule, en cercle restreint à haut niveau. Cette formule est censée permettre de lisser les derniers problèmes au niveau politique. Ce cercle restreint rassemble outre le Premier ministre grec Alexis Tsipras, les dirigeants des institutions financières, Commission européenne, Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne, à qui il faut ajouter les présidents de l’Eurogroupe et du Mécanisme européen de stabilité financière.
    Les 19 ministres des Finances de la zone euro ont interrompu ce mercredi soir leurs travaux après à peine une heure de débats. Et depuis c’est cet aréopage restreint qui a désormais la haute main sur les négociations.
    http://rapideinfo.net/node/4538


  39. Greco Le 25 juin 2015 à 17h04
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    Manif à Athènes , contre l’Euro et la C.E et pour l’echec des negociations.C’est le debut !
    http://antarsya.gr/node/3115
    ————————–
    MODERATION
    Une petite traduction de quelques-uns des mots de l’affiche SVP, parce qu’il y a probablement peu de monde ici qui lit le grec.


    • Greco Le 25 juin 2015 à 21h37
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      Il s’agit d’une affiche de ANTARSIA (extrême gauche), qui appel la population à condamner le nouveau accord-mémorandum et à participer à la manif de Jeudi a 19H a Athènes. Il appel aussi au grand rassemblement de Dimanche à la place Syntagma (en face du parlement) et à chaque place du pays et à chaque quartier de se mobiliser pour qu’aucun nouveau accord ne passe pas « ni par le parlement, ni par le peuple ». (Ils avaient prévus un accord, l’affiche date de hier). Mais à la manif d’aujourd’hui participent des nombreux autres collectifs.
      La logique est d’occuper la rue presque chaque jour avec des manifs qui ne seront pas énormes, mais qui empêcheront les « eurolâtres » qui rêvent à une pseudo révolution orange-Maidan d’occuper la rue. Par exemple demain vendredi le KKE (stalinien) manifeste a toutes les villes et son secrétaire général va parler au rassemblement à Athènes(http://www.902.gr/eidisi/politiki/70132/politikes-sygkentroseis-toy-kke-se-oli-ti-hora-tin-paraskeyi-26-ioyni). Dimanche c’est un peu tout le monde je crois, Lundi seront des groupes anarchistes…Certes, tous ses partis/collectifs ne sont pas du tout unanimes entre eux, certes ils sont beaucoup plus à Gauche que Syriza (avec des positions contre l’Otan et la C.E) mais…ca fonctionne comme ca chez nous : ce n’est pas un message de soutien à Tsipras pour les négociations. Pas du tout. Mais, de facto, ca l’aide !


  40. Patrick Luder Le 25 juin 2015 à 17h11
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    Pourquoi les discussions n’avancent pas ?
    Eh bien c’est vraiment simple et clair …
    La Grèce est en faillite, mais les créanciers n’en ont pas envie,
    ils aimeraient continuer encore un peu leurs aberrations financières …
    Du coup le débiteur n’a pas à ce gêner de faire encore plus de dettes !!!


  41. Stéphanie Le 25 juin 2015 à 17h13
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    Aurais-je loupé un épisode ? Avez-vous entendu la Grèce parler d’assurance de paiement au FMI le 30 juin ?

    Le FMI s’attend à ce que la Grèce la rembourse à temps

    Washington – Le FMI a dit jeudi s’attendre à ce que la Grèce lui rembourse les quelque 1,5 milliard d’euros avant l’échéance du 30 juin, affirmant par ailleurs ne pas être dans une approche à prendre ou à laisser avec Athènes.
    Nous nous attendons à ce que le paiement soit fait le 30 juin et c’est ce que les autorités grecques ont publiquement dit, a assuré Gerry Rice, le porte-parole du Fonds monétaire international à Washington.
    Accusé d’intransigeance par la Grèce, le FMI a par ailleurs assuré qu’il restait flexible dans les négociations et a nié poser un ultimatum au pays.
    Le FMI n’a pas une approche +à prendre ou à laisser+. Nous ne faisons pas ça avec nos Etats-membres. Ce que nous faisons, c’est donner, en échange de quelque chose, a assuré le porte-parole.
    La Grèce a entretenu le flou sur va volonté de payer sa dette au 30 juin au FMI. Au début du mois, elle avait repoussé de premières échéances en invoquant une clause spéciale.
    Si la Grèce n’honorait pas cette échéance, elle serait toutefois immédiatement en arriérés de paiement et serait ainsi privée d’accès aux ressources du FMI, a ajouté le porte-parole.
    Cette date-butoir du 30 juin fait craindre un défaut de paiement du pays aux conséquences imprévisibles alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers sur la poursuite du plan d’aide se prolongent à Bruxelles
    http://www.romandie.com/news/Le-FMI-sattend-a-ce-que-la-Grece-la-rembourse-a-temps/606076.rom


    • Chaban Le 25 juin 2015 à 17h53
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      Vu Le comportment des marchés depuis le début de la semaine, tous les acteurs importants savent pertinemment que tout ça n’est que du cinéma… un peu l’équivalent européen du relèvement périodique du plafond de la dette aux États-Unis: un feuilleton dont les épisodes se terminent toujours exactement de la même manière.


  42. dissy Le 25 juin 2015 à 18h39
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    Nouveau coup d’état à Bruxelles:Rumors in Brussels that the IMF has privately asked Greece’s Potami party to form a new government


  43. Gregoire Le 25 juin 2015 à 20h35
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    A quoi cela sert de tergiverser ? Si Mr Tsipras et ses amis veulent un avenir Démocratique pour leur pays il doivent faire défaut sur ces dettes mafieuses…et quitter l’UE et son euro. A quoi cela sert de discuter avec cette troïka banksters dont le projet est de féodaliser l’UE et de racketter les masses pour quelques fous du fric ? A t on déjà vu le feu et l’eau s’entendre…? Mais il ne s’agit là évidemment plus de milliards…mais d’ambitions extrémistes. Liberté démocratique contre dictature féodale. . La strétégie du chaos dans toute son horreur totalitaire et ou les humains de base n’ont même plus le droit de vivre dignement…et tout cela pour que quelques parasites au QI de cacahuètes s’imaginent supérieur… Faut être vraiment con pour croire que la richesse en fric est une ambition…une pyramide ne tient debout et traverse les siécles uniquement parce que ses bases sont solides…Alors continuez à miner les bases de vos fortunes mrs les fous du fric qu’on rigolent quand votre nez atterrira dans une bouse.


  44. ulule Le 25 juin 2015 à 20h37
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    The failure of negotiations on Greek debt would lead not only to crisis in Greece, but to crisis in the whole of Europe, the head of the Greek delegation to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe told Sputnik on Thursday
    http://sputniknews.com/europe/20150625/1023835859.html

    Civilians of Greece want their country to become a member of the BRICS New Development Bank, a Greek lawmaker and the head of the Greek delegation to the Parliamentary Assembly of the Council of Europe told Sputnik on Thursday.
    http://sputniknews.com/business/20150625/1023833030.html


    • Carabistouille Le 25 juin 2015 à 20h58
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      Vous faites du Grasset vous maintenant? Pourriez pas traduire pour les non-anglos?


      • Eliaquim Le 25 juin 2015 à 22h07
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        Grasset m’a rendu bilingue après tant d’années. 😀

        “L’échec des négociations sur la dette Grec pourrait conduire non seulement à une crise en Grèce, mais également dans l’ensemble de l’Europe, c’est ce qu’a déclaré le chef de la délégation Grecque à Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe ce jeudi à Sputnik.”

        “Selon les déclarations d’un législateur Grec, chef de la délégation Grecque à Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, à Sputnik ce jeudi, la population souhaite que le pays devienne membre de la Banque de Développement des BRICS.”


  45. Un naïf Le 25 juin 2015 à 20h37
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    AH AH AH AH AH !!!
    Contrat historique pour Arianespace… une semaine après avoir été bradé au privé… MDR

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/25/contrat-historique-pour-arianespace_4662156_3234.html


  46. Yann Le 25 juin 2015 à 21h35
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    J’avoue être un peu perplexe aussi, j’ai comme le sentiment que les dés sont pipés depuis longtemps et que la partie est déjà terminé ( étonnamment, les pays occidentaux n’ont pas parus très inquiets de l’élection de Syriza, du moins pas autant que je l’aurai imaginé ).
    …à suivre…


  47. ulule Le 25 juin 2015 à 21h53
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    “Cette vérité, la voici…
    “Et voilà maintenant que…
    “La réalité dépasse la fiction…

    “Et ceci est très éclairant. Très éclairant sur l’emprise du capital financier, son appétit insatiable et sa volonté d’y soumettre la société toute entière. Très éclairant sur la nature et la fonction de l’Union Européenne, qui se montre ici clairement comme une pure machine de guerre au service du 1%. Très éclairant, enfin, sur la servilité des gouvernements nationaux qui se prétendent issus du suffrage universel. Très éclairant et extrêmement inquiétant.

    Inquiétant car l’arrogance, la brutalité cynique et l’absence totale de scrupules de la classe dominante dans cette affaire donnent raison à ceux qui évoquent un « néoféodalisme », un retour à l’idéologie des Seigneurs qui se considéraient comme une race supérieure jouissant naturellement de toutes les richesses, de tous les privilèges. C’est donc la guerre, la guerre non seulement pour les conquêtes sociales de l’après-guerre, mais aussi pour les droits démocratiques et les droits humains, que la Commission pour la vérité sur la dette grecque a raison de mettre en évidence.

    http://cadtm.org/Bas-les-pattes-du-peuple-grec


  48. Yann Le 25 juin 2015 à 22h29
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    Et si une déstabilisation globale de l’Europe était une volonté de quelques pays étrangers…ou d’un seul :

    imaginons une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
    imaginons que la crise Européenne actuelle met l’Europe à la portée d’un pays de l’Est, “ennemi” de nos institutions.
    imaginons que le FMI soit un outil appartenant à un seul pays ami de nos institutions.
    imaginons que les Eurocrates de Bruxelles soit d’anciens dirigeants d’une des plus grande banque du monde amie de nos institutions.

    Peut-on imaginer que nos créanciers souhaitent une déstabilisation globale de l’Europe pour y imposer une intervention brutale ? Si la monnaie ne vaut plus rien est-il possible d’imaginer que certains souhaiteraient vivement tout casser en Europe pour mieux reconstruire et redonner une certaine valeur à leur monnaie ? Un truc qui pourrait nous amener à une nouvelle guerre froide ?

    Dans tous les cas, l’effondrement de l’URSS n’a pas été très longtemps bénéfique pour les USA ( Lire ou relire le Rapport du PNAC et constater que le rôle de gendarme du monde commence à les dépasser ) un retour de la guerre froide est sans doute une option stratégique en ce moment.

    D’ailleurs les 30 glorieuses ont bien découlés de la guerre “chaude” puis de la guerre froide.

    …bon, c’est juste une hypothèse…


  49. Le Montagnard du Franchimont Le 25 juin 2015 à 22h54
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    Cette rupture révolutionnaire que certains demandent à Syriza ne peut intervenir pour l’instant dans la pratique.. Syriza est dans l’urgence humanitaire parce que le peuple grec y est lui-même sans programme révolutionnaire. Sans quoi le peuple grec aurait déjà accepté dans sa majorité écrasante le Grexit en en assumant les conséquences… Mais Varoufakis n’a peut-être pas tort de dire que la réaction en chaîne qui suivrait le Grexit dans toute l’Europe dépassera dans ses conséquences, ce à quoi la gauche radicale et la partie de la droite patriotique anti-austéritaire (de l’ANEL à Dupont-Aignan) sont elles-mêmes préparées… Le vent de panique possible qui suivrait peut conduire à tous les scénarios… Mais rien dans la population d’Europe occidentale n’indique que les gens susceptibles de comprendre la tragédie en plusieurs actes qui se joue sont légions… Ca roupille ou ça joue l’autruche. Ca fait du camping sur un volcan…

    A vrai dire, vu d’ici, et au-delà d’un pure soutien formel à Syriza, par des manifs ou des déclarations, nous devons observer, ne rien rater des entourloupes des valets obligés des créanciers, de leur mauvaise foi, leurs contradictions, leurs obsessions dénuées de tout sens logique sur le long terme, leur esprit à ce point vénal qu’il en devient psychopathe et suicidaire…

    Nous ne sommes jamais que les prochains sur la liste… Leur obsession contre Syriza, c’est le message qu’ils nous envoient… Une violence qui dissimule à peine les plus grandes faiblesses de leur chaîne de Ponzi. Les instances européennes, le gouvernement allemand et le FMI n’en sortiront pas indemnes… Non contentes de provoquer au sein du peuple grec l’idée qu’il est juste question d’abattre leur gouvernement (ce qui resserre les liens ou du moins renforce un mépris qui les met sur la voix d’accepter le Grexit), l’image que l’on retire nous-mêmes de ces institutions et de la servitude volontaire de nos gouvernements entame toujours plus l’eurobéatitude aveugle (qui n’est déjà plus d’ailleurs qu’un piètre souvenir se réduisant comme peau de chagrin)

    C’est déjà une petite victoire psychologique à moindre coût…


  50. ulule Le 25 juin 2015 à 23h15
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    “Nous accusons les créanciers de vouloir étouffer la Grèce… ”
    Esther Jeffers, Henri Sterdyniak et Sébastien Villemot, pour le conseil d’administration des Economistes atterrés
    (…)
    Le fait que la négociation ne porte pas uniquement sur les cibles d’excédents budgétaires primaires…, mais aussi sur la façon d’atteindre ces cibles, pose un problème démocratique. Il existe en effet de nombreuses façons de dégager un excédent budgétaire donné (entre réduire les prestations sociales, augmenter les impôts, réduire les dépenses militaires, etc.). Le choix relève d’une décision politique, qui devrait en toute logique démocratique être confiée aux parlementaires grecs qui décideraient en fonction de critères de justice sociale ou de priorités de développement. Ce n’est pas aux créanciers d’arbitrer entre différentes mesures budgétairement équivalentes, car sinon la démocratie est vidée de sa substance et la Grèce transformée en colonie de la dette.

    L’austérité, en plus d’être socialement destructrice, est donc économiquement dévastatrice et ne permet même pas d’atteindre son objectif premier qui est de permettre le remboursement de la dette.
    L’alternative ? Restructurer, rééchelonner et relancer

    Contrairement à ce que propagent certains médias, ce programme n’implique pas que chaque citoyen européen aura à payer 1000 euros d’impôt supplémentaire pour les Grecs : un report de paiement, ou même une annulation partielle de la dette grecque, n’augmentera pas la dette publique brute des pays créanciers (qui incorpore déjà les prêts faits à la Grèce). Le choc serait pire si la Grèce, contrainte de quitter la zone euro du fait de l’intransigeance des créanciers, faisait un défaut total.

    Le gouvernement grec est porteur d’un intérêt général européen. En remettant ouvertement en cause les logiques économiques absurdes qui maintiennent toute l’Europe dans la crise, il ouvre des perspectives pour la refondation d’une Europe réellement démocratique et sociale. À l’inverse, un échec du gouvernement grec ouvrirait un boulevard pour les forces nationalistes et xénophobes qui se nourrissent de la crise et du déficit démocratique de l’Union. Le combat des Grecs est le combat de tous les Européens.

    http://leseconomistesatterres.blogs.liberation.fr/2015/06/25/quand-les-creanciers-veulent-etouffer-la-grece/



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