Patrick Joseph « Pat » Buchanan est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaine MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. Conseiller politique des présidents Richard Nixon, Gerald Ford et Ronald Reagan, il fut deux fois candidat à l’investiture républicaine de la présidence des États-Unis et a reçu en 2000 la nomination du Reform Party of the United States of America pour l’élection présidentielle des États-Unis d’Amérique 2000.

Par Patrick J. Buchanan, 29 juillet 2014

Le parti républicain étant de nouveau uni, on peut s’attendre à ce qu’il prenne le contrôle du Sénat en Novembre, en plus de déjà contrôler la Chambre des Représentants.

Mais avant que les conservateurs orthodoxes ne se réjouissent trop vite, il leur serait judicieux de s’intéresser de près à la politique étrangère qu’ils voudront imposer à la nation.

En particulier, ils devraient prendre le temps de lire le projet de loi S. 2277, le “Russian Aggression Prevention Act of 2014” (la loi de 2014 visant à empêcher une agression russe), texte introduit par le Sénateur Bob Corker le 1er mai, et soutenu par la moitié du comité républicain au Sénat.

En tant que cadre républicain au comité des relations internationales, Corker est sur la bonne voie pour devenir président du Sénat, si son parti remportaient les élections. Sous cet angle, cette proposition pose un problème majeur.

Le texte de Corker aurait pour conséquence de considérer la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine comme “alliés majeurs hors-OTAN” des Etats-Unis. Il permettrait en outre de déployer des forces de l’OTAN en Pologne, Lituanie, Estonie, Lettonie ; d’accélérer la mise en place des systèmes de missiles anti-missiles en Europe de l’Est, et d’autoriser les américains à fournir une aide en renseignements ou en conseillers à l’armée Ukrainienne, qui fait face aux séparatistes appuyés par la Russie dans le Donbass.

Le texte S. 2277 amènerait le Secrétaire d’Etat à intensifier ses pressions pour solidifier les institutions démocratiques au sein de la Fédération de Russie, c’est-à-dire, par la subversion, à affaiblir le gouvernement de Poutine et à entrevoir un changement de régime.

Si Poutine, au bout de 7 jours, n’abandonnait pas la Crimée et n’interrompait pas son aide aux rebelles séparatistes d’Ukraine, alors un bouquet de sanctions serait imposé aux officiels russes, aux banques et aux compagnies d’énergie, dont Gazprom.

Pour faire court, c’est un ultimatum à la Russie: elle devra faire face à une nouvelle guerre froide si elle ne quitte pas l’Ukraine et la Crimée. Et cette déclaration étasunienne considérerait d’anciennes républiques soviétiques (la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie) comme des alliés.

Un pays petit et faible serait contraint d’accepter un tel diktat de la part d’une superpuissance.

Mais en Russie l’anti-américanisme est virulent et bien ancré dans les esprits, et les actions de Poutine en Ukraine reçoivent le soutien public. La Russie veut que Poutine dise aux Américains ce qu’ils peuvent en faire de leur ultimatum.

Ainsi, la réponse Russe n’est pas difficile à prévoir.

Nos demandes pour qu’elle quitte la Crimée et qu’elle abandonne sa base navale bicentenaire de Sébastopol à Poroshenko et ses alliés étasuniens, seront balayées par un ricanement.

Poutine nous expliquerait que la Russie a voté son retour en Russie. Il nous dirait: “ça c’est à nous et on va le garder. Débrouillez-vous avec ça.”

Pour donner du sens à notre nouvelle ligne rouge, on enverrait alors des armes à Kiev. Dans ce cas la Russie, de par ses forces plus importantes dans la région, envahirait alors l’Est de l’Ukraine, par précaution.

Que ferait nos alliés de l’OTAN à ce moment-là ?

Face à la directive imposant au Département d’Etat de collaborer avec les ONG en Russie, ce qui est une ingérence flagrante dans les affaires internes d’une nation souveraine, la Russie répondrait en expulsant toutes ces organisations de Moscou.

Resterions-nous assis les bras croisés si une telle ingérence se produisait aux Etat-Unis ? Pourquoi devrions nous penser que eux ne feraient rien ?

Et de quel droit pourrions nous dire aux Russes quel type de gouvernement ils devraient avoir ? En faisons nous de même avec nos amis en Arabie Saoudite ou au Koweït ? Y-a-t’il plus de libertés en Egypte, où nous envoyons chaque année des milliards d’aide étrangère, qu’en Russie ?

Y-a-t’il plus de libertés en Chine?

Comment Pékin réagira-il si Corker et les autres déclaraient ouvertement, non seulement leur droit mais aussi leur intention de faire passer des fonds américains à des organisations civiles pour mettre un terme à la loi Chinoise du Parti unique?

Le peuple russe, soutenant aujourd’hui Poutine à 80 %, semble plus heureux avec son gouvernement que les Américains le sont avec le nôtre.

Mais c’est peut-être cette idée d’installer une défense anti-missile balistique, un système ABM, en Pologne et en république Tchèque, qui est la plus dangereuse de toutes.

Poutine a déjà indiqué que cela constituerait le franchissement de la ligne rouge, que si nous commencions à implanter des missiles anti-missiles en Europe de l’est, il répondrait en installant des missiles offensifs.

Le traité INF Reagan-Gorbachev pour éliminer tous les missiles nucléaires de portée intermédiaire d’Europe – les SS-20 soviétiques et nos missiles Pershing II – serait à jeter à la poubelle.

Une mini-crise des missiles cubains pourrait avoir lieu en Europe de l’Est.

Comment nos alliés allemands réagiraient-ils au déploiement de missiles à Kaliningrad, l’ancienne capitale prussienne du Konigsberg, coincées entre la Lituanie et la Pologne ?

La Russie et l’Ukraine sont des nations siamoises depuis un millénaire. Quand, où et comment se sont-elles séparées et sont devenues notre préoccupation stratégique ?

Sous la présidence Obama, les Etats-Unis ont refusé d’intervenir dans des conflits internes en Syrie, Ukraine ou en Libye ainsi que de revenir en force en Iraq. Il nous retire d’Afghanistan. L’impérialisme américain se replie. Le retranchement est en cours.

Si l’offre alternative des républicains à Obama est un retour à l’interventionnisme forcené de Bush fils, cela obligera certains d’entre nous à quitter le navire…

Patrick J. Buchanan

Source : antiwars.com, traduction collective pour www.les-crises.fr 

 

33 réponses à L’ultimatum des républicains à Vlad, par Pat Buchanan

  1. PA.Québec Le 07 août 2014 à 02h49
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    J’aime bien Pat Buchanan, il a toujours été paléo-conservateur : non interventionniste, prudent au niveau économique et social. L’Amérique qui disparaît de plus en plus.

    « de missiles à Kaliningrad, l’ancienne capitale prussienne du Konigsberg, coincées »

    –> « l’ancienne capitale prussienne *de* K*ö*nigsberg (ou Ko*e*nigsberg) ». Vais pas chipoter sur son rôle de capitale, plutôt régionale, Berlin/Potsdam ayant joué un rôle plus important. Au fait qu’est-ce qui est « coincées » (féminin pluriel) ?

    « Le retranchement est en cours.» Retrenchment est sans doute un faux ami ici. Cela signifie plutôt la réduction (des dépenses) que le retranchement (dans une forteresse). « A retrenchment plan », c’est « un plan de licenciement », « consumer retrenchment », c’est le « repli des consommateurs » (ils dépensent moins). Obama a annoncé des coupes dans les dépenses militaires. (Ça va peut-être changer, les Faucons s’en chargent.)

    link to en.wikipedia.org

    Nombreuses imprécisions dans les majuscules/minuscules.


    • Alain Le 07 août 2014 à 06h40
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      Pour “retrenchement”, je pense plutôt ici à “repli”. Toute cette agitation est brouillonne quand en parallèle il est procédé à des réductions de budgets militaires et que le Pentagone déclare qu’il ne sera plus dès lors en mesure de poursuivre ce déploiement tout azimut qui a créé des bases militaires américaines partout dans le monde.

      La dèche dans laquelle va se retrouver les USA avec leurs déficits publics et surtout leurs déficits commercial et de la balance des paiements nous sauvera peut-être, comment les républicains géreront ils une telle ruine alors qu’ils veulent en plus diminuer les impôts et que leurs principaux financiers sont ceux à qui ils veulent nuire?

      Notons que les deux seuls autres pays à avoir de tels déploiements sont la France et la Grande Bretagne (restes des empires coloniaux), les bases étrangères russes n’existent pratiquement plus (Syrie mais ailleurs?) et je n’en connais pas de chinoises


      • machin Le 09 août 2014 à 02h25
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        comment les républicains géreront ils une telle ruine alors qu’ils veulent en plus diminuer les impôts et que leurs principaux financiers sont ceux à qui ils veulent nuire?

        Bah, c’est simple, en envoyant l’armée punir les méchants qui refusent d’utiliser le dollars des É.U d’Amérique comme monnaie d’échange et leur piquer le pétrole/gaz au passage.
        Ils économisent en frais médicaux et rebellions en mettant des drônes, mais je ne suis pas sur que ça suffise. Il faudrait une plus grosse rustine à ce gros dégonflage de leur puissance.
        Soros & Avaaz commence à être dénoncé partout pour leur escroquerie, ils sont en train de perdre une arme.

        Aujourd’hui en Chine, un procès à eu lieu, il s’agit de rebelles du Xinjiang, qui avaient de faux papiers, n’étaient pas chinois, parlent bien anglais, mais pas mandarin. Procès en anglais donc… Faut pas chercher qui les a envoyé. C’est le même qui a fait les rebellions racistes au Tibet il y quelques années (avec ratonnades de chinois han (bouddhistes) et hui (musulmans) et au passages touristes japonais et tout le reste), c’est le endowment for democratie de la chambre du Congrès, via Georges Soros, le Dalaï Lama et d’autres ‘pacifistes’.


    • captain flemme Le 07 août 2014 à 08h54
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      les petites erreurs viennent du 1er jet d’un traducteur automatique qui n’ ont pas été détectées.
      Si tu veux aider, il y a une section entraide tous les jours. N hésites pas a utiliser ton bon niveau de français pour relire les traductions.


      • PA.Québec Le 07 août 2014 à 18h25
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        Je le fais parfois, j’ai traduit des gros bouts et fait la transcription et traduction complète de plusieurs articles de ce site.


  2. odjo Le 07 août 2014 à 03h08
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    Sacre Pat ,j’ai des difficultes a croire quand meme que ces republicains ne sont pas des faucons .
    L’idee qu’ils soient majoritaire au Senat n’annonce pas que des bonnes nouvelles mais ca fait une paye qu’un vrai filibuster n’a pris forme au Senat , d’ou malgre tout une tendance a ne pas profiter d’une majorite marginale 52 votes il me semble pour toute action volontaire et approuve pour un conflit militaire genre missiles diriges sur la Russie dans son backyard .


  3. theuric Le 07 août 2014 à 03h19
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    Essai de réflexion sur une énigme: l’Ukraine et la Russie, et sur un inassouvissement: notre futur.

    Dans les années 60, le rêve américain existait parce que cette société représentait le futur.
    Paradoxalement, cette hystérie collective au sujet de la Russie vient de ce que c’est ce pays qui, aujourd’hui, le représente, le futur, et les U.S.A. ne représentent plus que le passé.
    Ce n’est pas tant pour ce que les russes sont qu’existent cet amour et/ou cette haine, non, c’est essentiellement pour ce qu’ils représentent et, aussi, pour les étasuniens, ce qu’ils représentaient.
    Cette modernité est surtout présente en Amérique du Sud et en Russie et est dû à l’émergence progressive de relations à la société et à Soi, donc aux autres, en début d’évolution.
    Je ne peux encore que difficilement en discerner les contours même si des livres comme “Éloge des frontières” de Régis Debray ou “Où est passé l’avenir?” de Marc Augé nous en montreraient les premières formes.
    Il s’agit là d’un processus tout juste en début de gestation dont nous pouvons déjà en relever quelques traces, en politique, dans trois partis réformateurs que sont le P.G., D.R. ainsi que l’U.P.R..
    Ce sentiment que nous avons tous de tourner en rond depuis au moins une décennie, que rien n’apparaît de réellement intellectuellement nourrissant, que nous faisons face à un inassouvissement, à une langueur sans que nous sachions vraiment à quoi cela peut se rapporter vient de ce que nous ne parvenons pas à faire s’épanouir une modernité qui, en réalité, s’appelle à nous.
    Nous souhaitons une nouvelle renaissance et c’est cela que rejettent les conservateurs, tant médiatiques, politiques qu’économiques.
    C’est normal, qui veut lâcher son os quand il l’a entre ses crocs?
    La tentation est forte, pour eux, de tenter de retrouver une situation passée réconfortante parce que compréhensible.
    D’où leur fuite en avant totalement déconnectée de la réalité, en Ukraine, notamment.
    En vrai, avouons-le nous, nous nous ennuyons ferme, certes, avec nos difficultés parfois immenses du tout les jours, mais nous nous ennuyons.
    Ce n’est pas un ennui tel que nous pouvons le vivre quand nous attendons notre tour dans une file d’attente ou lorsque quelqu’un est en retard.
    Non, il s’agit là d’un ennui d’être, pas vraiment d’une angoisse métaphysique, pas du tout, même, plutôt d’une sensation vague que ce qui était hier s’est éteint et que nous avons du mal à aborder un aujourd’hui portant déjà la marque de ce futur..
    Le plus singulier en cela c’est que ce lendemain (aucun lendemain ne chante, il n’est que ce qu’il est) commence, du-moins pour nous commencera bientôt, par une sorte de retour en arrière, une rétrogression sociale que nous voyons bien en œuvre en Russie, le retour du religieux, par exemple, en est l’expression.


  4. PA.Québec Le 07 août 2014 à 03h20
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    Au fait vous avez remarqué que le Pentagone a envoyé ses experts pour enquêter sur le vol MH17 ?

    L’enquête aux mains des Anglais (boîtes noires), des Australiens (sur place), des Américains (sur place et au Pentagone) et enfin des Hollandais (légistes), c.-à-d. des Anglo-Saxons honorifiques. Je me demande bien ce qu’ils concoctent… Des preuves, enfin ?


  5. Luiz G Bresciani Le 07 août 2014 à 03h36
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    Chers Messieurs.
    C’est bien tout cela qui vous aviez décrivez géo politiquement et militairement. Rien a ajouter sauf enfaîtizer en fait: La Russie certainement n’allait pas fermé sa bouche ni baisser ces pantalon aux falcons américaine. La suite a était fait vers des voyages a CUBA (et ressusciter la base de télécommunications LURDES une des les plus împortant dans l’époque de la guerre froid). A donnez des pas assez important dans le terrains militaire et en cet directions a fait des accord important avec Venezuela, Brésil, Nicaragua, Argentine, Peru, Équateur, Bolivia et Uruguay. Sans cotez avec China.


  6. Kiwixar Le 07 août 2014 à 04h11
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    Excellent texte. Ah, si les Zuniens pouvaient se retirer du monde, et s’occuper de résoudre leur misère interne, au lieu d’essayer de l’exporter pour s’en débarrasser…. ça nous ferait des vacances (surtout sur ce blog).

    “Poutine a déjà indiqué que cela constituerait le franchissement de la ligne rouge, que si nous commencions à implanter des missiles anti-missiles en Europe de l’est, il répondrait en installant des missiles offensifs.”

    Poutine est passé à Cuba récemment. Je vois bien les Russes réimplanter une base de missile là-bas, histoire d’être à même de négocier avec les Zuniens qu’ils n’en mettent pas en Europe de l’est.


    • douarn Le 07 août 2014 à 05h20
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      Bonjour,

      Peut être que je me trompe mais j’imagine que les forces actuellement en présence sont constituées des éléments suivants :
      “Occident” : Oligarques occidentaux et Russes + Ukraine de l’ouest + peuple occidentaux non informés + tous ceux faisant l’amalgame URSS=Russie + certains pays de l’est OTANisés comme la Pologne par ex ;
      “Russie” : BRICS + certains pays sud américains (Argentine, Cuba, Bolivie et Venezuela ?) et moyen orientaux (Syrie, Iran ?) + peuple occidentaux cherchant à s’informer et intellectuels (en nombre de plus en plus important au fil des jours ?)

      Bref M.Poutine est à mon avis en train de se rallier beaucoup de monde parmi l’intelligencia occidentale. Depuis peu, certains signes montrent un certains flottement dans la propagande mainstreams sous le poids grandissant des masses populaires informées. Il serait dommage que des missiles mis à Cuba, renvoyant à la crise de 1962 et ne lui fasse perdre cet acquis.


      • Kiwixar Le 07 août 2014 à 06h25
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        Mettre des missiles à Cuba permettrait d’expliciter la symétrie et de questionner l’expansion de l’Otan vers l’est :
        – acceptable qu’il y en ait ET à Cuba (contre les US) ET en Europe de l’Est (contre la Russie)
        ou
        – inacceptable qu’il y en ait ET à Cuba (contre les US) ET en Europe de l’Est (contre la Russie)

        Rien de mieux que de mettre l’Occident le nez dans ses “doubles standards” pour faire douter la population lavagedecervellisée.


        • machin Le 09 août 2014 à 02h33
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          Le blocage des importations des fruits chimiques de la FNSEA est dans le genre une bonne réponse.

          La FNSEA va se retrouver avec toutes leur merdes sur les bras, à des prix encore plus bas, je ne vois pas comment les agriculteurs qui ont fait la bêtise de se consacrer dans l’intensif vont survivre.

          il leur reste encore à inonder l’Afrique pour la ruiner un peu plus en le vendant à prix cassé ou à faire des promos chez les gens qui vont encore dans les hypermarchés ? J’ai l’impression que ces gens préferent les boites superchimiques au fruits et légumes sans goût, je me demande.

          Les AMAP, liens directs avec les petits producteurs (situés à mi-chemin entre les villes et les hypermarchés) et la montée du bio ne vont pas aider la FNSEA et ses cancérigènes non plus. Bref, un pas de plus vers la fin de l’agriculture chimique ?


      • Caïus Gallus Le 07 août 2014 à 10h19
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        Hum… ne pas prendre nos désirs pour des réalités . Lorsqu’on pourra déplacer au moins 1 million de personnes à Paris pour manifester contre l’imperium US , en brandissant bien haut drapeaux français et drapeaux russes , alors là , oui , on pourra dire que les gens résistent à la propagande , mais le fait que la majorité des interventions sur les sites de la presse soit contre la propagande indique simplement que ces sites sont trustés par les résistants et que la censure mise en place ne peut pas arrêter tous les commentaires . Ca finirait par se voir un peu trop .. C’est tout . Nous sommes une poignée . Et les français recommenceront à voter pour les mêmes guignols (traîtres en plus) en 2017 , tellement ils sont cons . Marine ? ah oui , Marine , mais elle ne servira qu’à donner un score de 75% au second arrivé , au deuxième tour . Tellement les français sont cons .


        • douarn Le 07 août 2014 à 12h40
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          Bonjour

          Et pourtant, il y a quelque années, je me souviens de manif monstres composées de quidam battant le pavé entre Bastille et Nation pour la préservation des retraites… sans effet.

          Si manifester en masse est important, j’ai la nette impression qu’il faille que des personnes influentes, reconnues, charismatiques, … portent le mécontentement jusqu’au coeur des cercles de pouvoir pour que cela se traduise par des actes.

          Le peuple français n’est pas con, je crois que ce sont ces relais faisant le lien entre la colère du peuple et le pouvoir qui sont absents/muselés/corrompus/… (au choix). Du coup sans traduction dans les faits, les peuples votent coup après coup, déception après déception, pour ceux qui restent et qui se disent être les mieux à même d’incarner sa lutte.

          PS le coup d’un FN au second tour est un pari très risqué. Je ne suis pas du tout convaincu que le candidat d’en face refasse le remake de Chirac(80%)-Lepen(20%).


        • jacqueline Le 07 août 2014 à 14h02
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          Reunir 1 million de personnes ?

          Voici les chiffres des manifestants sur toute la planète en 2003 contre la guerre en Irak !

          link to archive.indymedia.be

          Regardez bien les chiffres en Espagne 2 millions à Madrid et Barcelone ( j’y étais, hallucinant de voir autant de monde ) et des centaines de milliers dans les autres villes, tous contre Aznar lèche botte de Bush. 98 % d’espagnols contre la guerre !

          Ca n’a rien changé, malgré des manifs qui ont duré jusqu’ à l’attentat de Madrid en 2004, le PS élu peu après à fait renter ses soldats d’ Afghanistan.

          Le système est bien verrouillé.


          • abeilles Le 07 août 2014 à 21h15
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            OUI MAIS Dès la première bombe TOUS dans leurs pantoufles LA les Criminels du Nouvel Ordre Mondial ont gagné résultat ,une guerre civile faite par des rebelles insurgés mercenaires payé par le Qatar Arabie Saoudite Koweit et Armé par NOUS on fait le génocide comme partout où nos bottillons se posent De manifester ne sert à plus rien ,ils infiltrent des casseurs aujourd’hui ,demain ça sera les insurgés rebelles qui nous apprendrons les dégâts de notre laxisme


            • machin Le 09 août 2014 à 02h37
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              Il vient de dire le contraire. Les bombes ont été un élément de plus pour dire non à la guerre et le gouvernement à changé de camps.

              Bon maintenant vu la situation en Espagne (grande proportion de chomeurs et de gens à la rue), je crois qu’ils vont se retrouver aux prochaines elections avec des votes extremes (droite vs gauche vs abstention).


        • Leterrible Le 07 août 2014 à 15h15
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          @ Caîus…

          …”Et les français recommenceront à voter pour les mêmes guignols (traîtres en plus) en 2017 , tellement ils sont cons . Marine ? ah oui , Marine , mais elle ne servira qu’à donner un score de 75% au second arrivé , au deuxième tour . Tellement les français sont cons“…

          Dommage , vraiment dommage votre dernière phrase de conclusion…!!
          ( ( Sauf erreur d’interprétation de ma part…)) .


  7. madeleine Le 07 août 2014 à 07h19
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    Non mais.
    A quand des sanctions US sur les financiers de l’ISIS – cad Arabie Saoudite, Qatar, Kuwait ??!


  8. NeverMore Le 07 août 2014 à 09h42
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    Combien de “républicains” US vont suivre Buchanan ?

    Verra-t-on une retournement du congrès (Il semble que non) comme pour le “false-flag'” du gaz Syrien ?

    (Ma conviction est que les US veulent la guerre la moins froide possible ; Mollande fera t’il décoller NOS Rafales ?)


    • NeverMore Le 07 août 2014 à 09h47
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      Et si par malheur les US poursuivent l’escalade, les Russes ont encore et heureusement des moyens de rétorsion, durs mais encore pacifiques.


  9. Patrick Luder Le 07 août 2014 à 09h55
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    Il est temps de sanctionner les USA pour toutes leurs actions belliqueuses. Nous ne voulons pas d’intervention des USA en Europe, même en Europe de l’Est !!!

    La crise Ukrainienne est une crise interne entre plusieurs courants … toute intervention militaire ne fait qu’amplifier le drame, il faut pouvoir désamorcer en instaurant un climat de discussion et en aidant le pays à se diriger vers des votations populaires. Ce sont les habitants eux-même qui doivent pouvoir redéfinir la direction de leur propre pays, en intégrant les divers courants politiques populaires. Toute direction de pays ne tenant pas compte de sa propre population est destinée au chaos et à la guerre civile.


    • Doctorix Le 07 août 2014 à 11h40
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      Il est temps, il est urgent de sortir de l’OTAN et d’inciter les pays européens à faire de même.
      Déjà la sortie de la France serait pratiquement un coup fatal à l’ingérence américaine.
      J’écrivais sur agora:

      On peut penser que tout cela s’arrêterait d’un coup si un président de la République Française disait fermement :
      « Nous ne pouvons plus cautionner tout ceci, toutes ces offenses à la vérité et à la morale. Nous ne pouvons accepter qu’une guerre soit déclarée en notre nom, encore moins y participer.
      Nous voulons désormais être acteurs de paix dans un monde sans guerre.
      Aussi nous sortons immédiatement de l’OTAN, nous condamnons fermement toutes ses exactions à venir, et nous invitons tous les pays qui se disent démocratiques à en faire autant. ».

      Si notre président actuel n’a pas, pour le faire, ce courage et ce sens de l’honneur qui caractérisaient de Gaulle, rien ne nous empêche d’en trouver un qui l’ait.
      Et rien ne s’oppose à ce que nous mettions celui-ci à la porte, fût-ce par un soulèvement populaire. C’est un droit reconnu :
      L’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme de 1793 :
      « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
      Après tout, la chair à canon, c’est nous et nos enfants.

      Ah oui, quand vous en aurez l’occasion, pensez à voter Asselineau.


      • barre-de-rire Le 07 août 2014 à 15h56
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        l’otan c’est uniquement pour le sécuritaire, ça sert à rien, si tu veux pas aller en guerre t’y va pas, l’otan on s’en branle.

        le problème c’est de financer le pays avec de la dette et de devoir rembourser une banque. le problème c’est l’euro. le problème c’est qu’on veut fédérer les peuples d’Europe mais y sont pas capables de mettre tout le monde au même niveau de vie et on s’étonne de voir le système s’effondrer en pensant originellement que l’économie de marché pouvait par la concurrence laissée à elle même régler les problèmes en linéarisant par le bas… grosse erreur.

        depuis 2010 au usa beaucoup d’industrie et de compagnie relocalisent en pensant que ca pouvait se rectifier… et bin non. c’est trop tard.

        on critique mais on a rien fait pour empêcher ca.. le syndicaliste descend dans la rue mais au bout de 3 semaine sans salaire le mois d’après bobonne elle crie donc on le fait plus sinon on se fait menacer de partir avec les gosses. les peuples sont résignés de toutes manières. chacun assis sur SON canapé devant SA télé avec SES séries us et SON ipad..

        trop tard. depuis bien longtemps.


        • Doctorix Le 07 août 2014 à 17h37
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          “si tu veux pas aller en guerre t’y va pas, l’otan on s’en branle.”
          Mais l’OTAN est conçu pour la guerre.
          Sur l’étiquette, il est écrit que c’est un médicament défensif.
          Mais à l’analyse, c’est un poison offensif.
          Il a été conçu pour ça, et il servira à ça.
          Sortir de l’OTAN, de l’Europe, de l’Euro, c’est notre seule chance.
          Il y a un type qui y a pensé, c’est qui déjà?


      • lvzor Le 07 août 2014 à 17h32
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        “Et rien ne s’oppose à ce que nous mettions celui-ci à la porte, fût-ce par un soulèvement populaire. C’est un droit reconnu”

        Uniquement en cas de gouvernants qui entendraient défendre les intérêts de leurs peuples et manifester une quelconque autonomie… Mais comme Hollande est aussi précieux qu’un orteil de Goldman Sachs, pas question d’y toucher!


  10. samuel Le 07 août 2014 à 19h52
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    ” L’impérialisme américain se replie. Le retranchement est en cours.”

    Oui les Etats Unis ont souvent penchés pour l’impérialisme ou l’isolationnisme, c’est pourquoi il n’existe aucune autre alternative à la folie. Mais une personne saine d’esprit se dirait de suite qu’il y a quelque chose qui ne tourne plus bien rond depuis la crise de Wall Street en 2007 et bien avant sous la présidence de Bush Père et Fils pour le total complexe militaro industriel. Cela remonte à leur doctrine de stratégie globale, pour se sentir plus en sécurité avec leurs think tanks.


  11. Nanker Le 07 août 2014 à 22h05
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    “Sous la présidence Obama, les Etats-Unis ont refusé d’intervenir dans des conflits internes en Syrie, Ukraine ou en Libye ainsi que de revenir en force en Irak. Il nous retire d’Afghanistan. L’impérialisme américain se replie. Le retranchement est en cours”

    C’est le point clé : on dirait qu’Obama a peur de rester dans l’histoire US comme celui qui aura soldé la politique expansionniste américaine telle qu’on la connaît depuis les années 60, et indirectement serait tenu responsable du déclin de son pays.

    Alors la pieuvre re-déploie ses tentacules… Mais comme les USA sont pour longtemps haïs en Amérique du Sud, interdits d’installation en Asie (chasse gardée de la Chine) et et qu’ils ont pris suffisamment de casquettes dans les pays musulmans pour ne plus avoir envie d’y revenir, il reste l’Afrique (33 milliards de débloqués pour s’y installer) et l’Europe de l’Est.

    Quelle vision et quelle intelligence! Voila une politique étrangère qui rappelle ce que ferait un gosse de 10 ans dans une partie du jeu « Risk ».

    Au fait à quand une pétition internationale pour qu’Obama soit déchu de son titre de récipiendaire de « Prix Nobel de la paix »?


  12. C Balogh Le 08 août 2014 à 01h02
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    Oblabla vient t-il de prendre concience de sa pantomine préméditée?
    Pauvre homme.
    à travers lui, parfois, je ne vois qu’une énième insulte des pathocrates(êtres dénués de conscience) envers l’humanité.
    Dans l’esclavage, ils seront allés jusqu’au bout.
    Les Ignobles.


  13. samuel Le 08 août 2014 à 09h35
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    Voilà ce qui arrive lorsqu’un politicien se vante d’être trop bon à l’image. Son comportement un peu arrogant à la tête de la maison blanche me fait penser à un certain profil que j’avais pu croiser un jour dans une boite, souvent recherché par les premiers décideurs Occidendaux, c’était presque ça je dois dire. Mais au fur et à mesure le climat devenait délétère et plus tard la boite a fait faillite.


  14. Thomas13 Le 08 août 2014 à 11h10
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    Ca fait toujours plaisir. Les USA sont évidemment une grande nation.

    Cependant, la question que l’on se pose est a propos de l’influence réelles de ce monsieur allié à celle de PC Roberts et un poignée d’autres qu’Olivier met brillamment en avant.

    Probablement, l’opinion américaine leur donneront raison à terme, dans 5 ans, et Hollywood fera un film.

    Sauf que le matraquage médiatique continu et presque unanime ne laisse que peu de place au doute dans l’immédiat.

    Le temps est l’allié de Poutine je pense ; l’immédiateté la meilleure arme de cet occident monstrueux.


    • samuel Le 08 août 2014 à 13h17
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      “Ca fait toujours plaisir. Les USA sont évidemment une grande nation.”

      Une nation qui prend toute la place dans les esprits est-ce vraiment une grande nation ? Une grande nation ne serait-ce pas plutôt tous ces petits pays dans le monde, et qui recherchent point
      à faire parler d’eux, à semer davantage la merde, nous faisons absolument fausse route partout.


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