Source : Youtube, Alain Accardo, 17-04-2017

Un entretien avec le sociologue Alain Accardo, filmé par Yannick Bovy et Mathieu Sonck pour leur documentaire Avanti popolo ! (cet entretien figure parmi les bonus du DVD)

Source : Youtube, Alain Accardo, 17-04-2017

77 réponses à Le capitalisme n’est pas réformable – Entretien avec Alain Accardo

Commentaires recommandés

Paul Le 13 mai 2017 à 01h58

Merci pour cette vidéo.
Un message simple , clair,intelligent, que les médias devraient diffuser en boucle au lieu de nous seriner la dernière recette du soupier Bayrou.

  1. www.libvert.fr Le 13 mai 2017 à 00h33
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    Pour moi, le capitalisme est très vertueux, il contribue à la prospérité, ce qui permet de mieux s’adapter aux différents problèmes environnementaux (voir Singapour et sa centrale énorme de retraitement des eaux usées)
    Mais il nécessite plusieurs préalables :
    – Tout d’abord les libertés individuelles (liberté de partir si l’on est pas satisfait)
    – Une Justice fonctionnelle (budget suffisant, indépendante) et faible corruption
    – Une fiscalité limitant les désagréments (https://fr.wikipedia.org/wiki/Fiscalit%C3%A9_%C3%A9cologique)
    – Dans le cas de profits recherchés trop élevés, le Droit des Contrats est protecteur, et la RSEc responsabilisante pour les consommateurs (qui peuvent être eux même auto entrepreneurs ou petits actionnaires de projets verts (ex : jus de fruits “c’est qui le patron”))

    Pour finir, le Capitalisme (par ex cognitif décorrélé de la consommation des matières premières) peut même contribuer à la Paix !
    https://en.wikipedia.org/wiki/Capitalist_peace


    • RRJL Le 13 mai 2017 à 04h06
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      Le capitalisme est un concept trop vague pour en juger.
      Une SCOP où les moyens de productions sont aux salariés est-elle une entreprise capitaliste ? Non car il n’y a pas de propriétaire rentier du capital, mais oui car ce capital commun (l’entreprise) devient une rente pour les actionnaire-travailleurs.
      Par ailleurs, l’URSS, c’était du capitalisme d’état.
      L’argent est (presque) partout et l’argent est une réserve de capital.
      Au fond, le problème n’est pas la rente du capital mais sa distribution. Distribution qui devrait être régulé par l’état. Etat, terrain privilègié de toutes les corruptions et de toutes les idéologique anti-democratique (ex : l’UE).


      • Jiojio Le 13 mai 2017 à 09h31
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        Le pb du capitalisme n’est pas que la redistribution, mais aussi son rapport avec le bien commun. C’est fondamentalement un ensemble d’accords de gré à gré (vendeur acheteur), chaque accord ne tenant pas nécessairement compte du bien-être de la société, de l’environnement. Il n’y a pas de solidarité, d’altruisme..


    • baduy Le 13 mai 2017 à 07h34
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      @www.libvert.fr
      Singapour saigne à Blanc tous ses voisins et met une pression terrible sur leurs ressources naturelles (domiciliation fiscale des compagnies forestières qui rasent le continent), en partie pour ca les feux de foret sur Sumatra recouvrent Singapour d’une épaisse Brume 6 mois par an, juste retour des choses.
      Accessoirement Singapour est la plateforme de blanchiment de l’argent de la corruption de toute l’Asie du Sud Est (la “Suisse de l’Asie” se vantent t’ils) ainsi que du trafic d’espèces protégées.
      Le même mécanisme peut s’observer à Monaco, un petit monde merveilleux et idéal uniquement parce qu’ailleurs dans le monde des états renoncent à embaucher des profs ou batir des infrastructures fautes de moyens, les riches étant partis se domicilier sur le rocher
      Le capitalisme ne peut être triomphant que si il a de la misère ou de la nature à exploiter, prétendre le contraire est au mieux de l’aveuglement..


      • Alfred Le 13 mai 2017 à 08h21
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        Sans parler des libertés à Singapour…il y aurait mieux encore libvert: l’Italie de 1930.


      • Kilsan Aïtous Le 14 mai 2017 à 08h57
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        Tout à fait d’accord avec cette malheureuse analyse.

        Lire la nouvelle de Bugatti, Le Veston ensorcelé, qui illustre de façon métaphorique cette réalité :

        http://palf.free.fr/lhpro/francais/veston/seqveston.htm


    • Libraire Le 13 mai 2017 à 07h40
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      Pour moi le capitalisme est une calamité, il ne participe qu’a la prospérité d’une élite, il est à l’origine de problèmes environnementaux (Voir la liste des espèce disparues et l’usage atrophiant fait des ressources naturelles telles que l’eau potable)

      Il repose sur plusieurs préalables :
      -Donner l’illusion aux démunis qu’ils ont toutes libertés.
      -Une justice écrite et appliquée au service d’une élite.
      – Des Etats le moins régulateur possible.
      – la vénération de la capacité à s’enrichir comme propagande dominante.
      Pour finir le capitalisme lié à l’industrialisme fondé sur le dogmatisme de la surexploitation des ressource naturelles disponibles conduit à la guerre


    • astap66 Le 13 mai 2017 à 08h10
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      Non le capitalisme ne contribue pas à la prospérité, sinon à celle de quelques un.
      Il ne contribue pas à la paix, puisqu’il est directement à l’origine de deux guerres mondiales et de la plupart des conflits actuels.
      Il implique une totale irresponsabilité (économique, environnementale) dans la recherche du profit individuel et laisse à l’abandon ses “déchets”, qu’ils soient industriels…ou humains.


    • Wakizashi Le 13 mai 2017 à 08h28
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      Je souscris au commentaire de baduy.

      Le capitalisme peut-il être vertueux ? Certains se sont essayés à le démontrer, comme Jean Staune dans son bouquin “Les clés du futur”, dans lequel il explique que le capitalisme est condamné à devenir éthique ou à disparaître. Si son argumentaire est parfois excellent, sa justification du capitalisme est assez consternante : c’est le fameux “il n’y a pas d’alternative”.

      Libvert lui pose des préalables nécessaires, ce qui en dit long : le capitalisme peut-être vertueux, à condition de le contraindre. Il n’est donc pas vertueux intrinsèquement, ce qui n’est pas étonnant pour un système basé sur la propriété privée des moyens de production et sur l’accumulation du capital. Par définition, un tel système tend naturellement vers un monopole des détenteur dudit capital, au détriment de tous les autres.

      Je vais enfoncer une porte ouverte, mais personnellement, je préférerais un système dans lequel l’humain soit au centre (et non l’économique).


    • PatrickLuder Le 13 mai 2017 à 09h37
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      @ libvert

      IIl ne faut pas oublier que le capitalisme, c’est la propriété privée des moyens de production et des matières premières.

      – Trouves-tu juste de donner en les mains de personnes uniques les moyens de productions de tous?

      – Trouves-tu juste que certains individus s’approprient des matières premières qui devraient être le bien de tous?

      Ce concept de s’approprier individuellement des biens (communs ou non) est un modèle qui porte en lui tous les défauts conduisant à la destruction du capital terrestre, à la progression des inégalités sociales et à l’appauvrissement des relations sociales.


    • sissa Le 13 mai 2017 à 09h42
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      “Pour moi, le capitalisme est très vertueux, il contribue à la prospérité, ce qui permet de mieux s’adapter aux différents problèmes environnementaux ”

      C’est à peu près aussi pertinent que dire que pour prévenir les accidents cardio-vasculaires, il convient de s’empiffrer pour accumuler des forces contre la maladie.


    • tepavac Le 13 mai 2017 à 12h22
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      Le seul “capitalisme” que je connaisse, c’est celui qui s’ immisce constamment entre le producteur et le consommateur.
      Entre ces deux là, il y a toujours un capitaliste pour gratter quelque obole sous prétexte de fort boniments et de services rendu.
      On a donné à ce mot une acception politique et idéologique “fourtout” et chacun y inclus sa propre définition. Oubliant au passage, qu’a force d’une multitude de gratteur, les deux victimes risquent de disparaître, ou de se rebeller.


    • Dmitry Le 13 mai 2017 à 15h23
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      J’ai vecu au socialisme dans l’URSS et au capitalisme actuel qui s’est installé en Russie après le coup D’Etat effectué par Boris Eltsine en 1991.En fin, nous vivons au capitalisme. Nommément, tout est consacré au développement de l’économie, à la stabilité des banques, de la devise rouble etc. On nous dit souvent que les différents indicateurs économique sont bons ou bien au moins ils sont constamment veillés et régulés. S’il a y quelque progrès, on ne nous tardera jamais de le déclarer au médias. Mais en fait, à quoi sert tout ça? Que-ce que nous avons en résultat? L’inflation habituelle, la concentration des capitaux dans les mains des commércants, la privatisation incontrôlée des biens d’Etat, la diminuation des valeurs humaines, la dégradation, la perte d’idéaux, la consommation accélérée des resources du pays, la mauvaise écologie. On peut continuer davantage sans fin… Tout ça s’appèlle “capitalisme”. De tout mon âme, je n’aime pas le capitalisme bien que je touche un bon salaire et je n’a pas à me plaindre.
      Je vois que c’est pareille en France. La dérégulation des functions d’Etat, restriction des droits des travailleurs. Tout cela favorise l’inégalité et l’appauvrissement des gents.
      A mon avis, la racine du mal c’est la propriété privée et le capitalisme déchaîné. Il faut les extirper partout dans le monde avant que ce ne soit pas trop tard.


    • Jules Vallés Le 13 mai 2017 à 15h56
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      “Pour moi, le capitalisme est très vertueux, il contribue à la prospérité, ce qui permet de mieux s’adapter aux différents problèmes environnementaux”

      Les problèmes environnementaux créés par… le capitalisme de consommation de masse et son fétichisme de la marchandise !
      Le capitalisme permet de s’adapter aux problèmes créés par le capitalisme…
      C’est d’ailleurs à ça qu’on le reconnaît: toujours s’attaquer aux conséquences, rarement aux causes, et au vu de l’accroissement exponentiel des problèmes “environnementaux”, c’est un marché prometteur pour le capitalisme!


    • bdb Le 13 mai 2017 à 17h18
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      le Capitalisme est un rapport social. Votre commentaire est de la pure technocratie, de la comptabilité. Du Macron, au fond…


    • Macarel Le 13 mai 2017 à 17h55
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      Capitalisme cognitif, décorrélé de la consommation de matières premières ?

      Balivernes ! A côté de la plaque !

      “La consommation énergétique des infrastructures nécessaires à Internet (centre de données, liaisons et matériel réseaux, etc.) était estimée à 0,8 % de la consommation mondiale en 2005. En 2012, elle excédait déjà 2 %, autant que l’aérien civil ! C’est l’équivalent de la production de 40 centrales nucléaire… Et tous les quatre ans cette consommation double.”

      https://www.notre-planete.info/actualites/4328-consommation-energie-web-saturation


    • Macarel Le 13 mai 2017 à 17h57
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      Capitalisme cognitif, décorrélé de la consommation de matières premières ?

      Balivernes ! A côté de la plaque !

      “La consommation énergétique des infrastructures nécessaires à Internet (centre de données, liaisons et matériel réseaux, etc.) était estimée à 0,8 % de la consommation mondiale en 2005. En 2012, elle excédait déjà 2 %, autant que l’aérien civil ! C’est l’équivalent de la production de 40 centrales nucléaire… Et tous les quatre ans cette consommation double.”

      https://www.notre-planete.info/actualites/4328-consommation-energie-web-saturation


    • Macarel Le 13 mai 2017 à 18h08
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      Le capitalisme est fondé sur l’utilisation de la violence exercée par une minorité, sur une majorité.

      Il a toujours marché de concert avec l’impérialisme, le colonialisme, l’exploitation des hommes et de la nature au profit d’une minorité d’accapareurs, entreprenants certes, mais ne reculant devant aucune violence pour arriver à leur fin : c’est à dire augmenter sans fin leur richesse.

      Je ne vois pas en quoi le capitalisme peut-être le moins du monde vertueux. L’amélioration des conditions de vies des populations laborieuses, n’a été arrachée aux propriétaires capitalistes des moyens de production que de haute lutte. Le but du capitalisme n’a jamais été le bonheur du genre humain dans son ensemble, mais celui d’une minorité qui tient son pouvoir de l’argent.


    • Vincent Le 14 mai 2017 à 18h48
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      Ouff Singapour?? J’y suis allé et vraiment je n’ai jamais vu une société aussi triste et pauvre humainement. Des gens qui ne pensent strictement qu’à gagner de l’argent et quand il ne sont pas au boulot pour en amasser ils le dépensent. Certes le centre de la ville est beau et propret, plein de magasins de luxe de voitures de prestige mais c’est triste à hurler, je n’ai jamais voyagé dans un pays où j’ai eu aussi peu de contacts humains. Mais croyez bien qu’à côté des quartiers “people” il y a une autre réalité, c’est bien la société rêvée par ceux qui concentrent toutes les richesses : une main d’œuvre abondante et docile qu’on a bien éduqué à la fermer et à survivre sans bruit ni remous, je vous dit le degré zéro de l’humanité! Si ça c’est la société de demain je veux vivre dans le passé.


  2. Gokudo Le 13 mai 2017 à 01h13
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    La puissance du capitalisme est résumé par cette phrase de Slavoj Žižek :
    “Aujourd’hui il est plus facile d’imaginer la fin du monde que d’imaginer la fin du capitalisme”

    Telle une religion, c’est devenu un dogme.


    • Jules Vallés Le 13 mai 2017 à 10h21
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      Source: le bandeau du dernier livre de JC Michéa: notre ennemi le capital….
      A consommer sans modération!


  3. Paul Le 13 mai 2017 à 01h58
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    Merci pour cette vidéo.
    Un message simple , clair,intelligent, que les médias devraient diffuser en boucle au lieu de nous seriner la dernière recette du soupier Bayrou.


  4. mesher Le 13 mai 2017 à 02h49
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    Il est plaisant de constater que la génération des “révolutionnaires” de 68 qui contrôle aujourd’hui l’ensemble du système politique, économique et médiatique et qui comme on le voit a imposé avec brio sa vision d’un monde “nouveau”…vient tous les jours ou presque nous juger à l’aune de ses principes “révolutionnaires” qui nous ont sortis de l’ornière capitaliste…

    Permettez à notre génération de faire humblement ses erreurs et ses analyses et peut être épargnerons-nous, nous, aux générations futures la suffisance de nos échecs et de nos certitudes orgueilleuses.

    Ma seule certitude est que nous sommes aussi humains et faillibles que nos pères et que les mêmes causes produiront encore et toujours les mêmes effets. Le système n’est que le reflet de nos forces et faiblesses et quand à changer notre nature pour faire de nous des hommes nouveaux, les livres d’histoires sont pleins de massacres pour nous ramener à notre triste condition.


    • tim Le 13 mai 2017 à 06h16
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      @mesher, “les revolutionnaires de 68” n’ont reussient qu’une chose et la principale de Mai 68 est que la femme peut avoir un compte banquaire et ne pas dependre financierement de son homme , mari. C’est tout le reste vous l’avez asser bien ecrit.


    • Nadine Le 14 mai 2017 à 02h03
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      @Mesher.
      Tout à fait d’accord. À condition puisque vous parlez d’histoire de garder en tête ce qu’a dit Vercors, à savoir que la génération qui oublie ce que la précédente a vécu est appelée à répéter les mêmes erreurs.
      Bon courage aux générations futures.


  5. laurent Le 13 mai 2017 à 03h34
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    C’est incroyable, le virus communiste est décidément impossible à extirper…Malgré les écheques systématiques, malgré les millions de morts, malgré les analyses minutieuses qui démontre l’impossibilité de ce système de fonctionner il revient toujours tel un zombi…c’est décourageant…


    • ricard'eau Le 13 mai 2017 à 07h11
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      Parler des morts liés au communisme … Ok

      Mais dans 20ans… Peut être… On parlera des morts liés au capitalisme …. Alors quand on fera le bilan de toutes les guerres directelent imputables à cédé idéologie … Le bilan doit être déjà 1000 fois supérieur aux morts imputables au communisme


      • jp Le 13 mai 2017 à 08h44
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        mais besoin d’attendre 20 ans, un livre fait déjà le bilan “Quand l’austérité tue – épidémies, dépressions, suicides : l’économie inhumaine” de David Stuckler et Sanjay Basu.
        J’y ajouterais famine, alcoolisme, drogues, accidents de voiture et meurtres crapuleux.
        Combien de morts de faim à Cuba dans les années 90 suite à la chute de l’URSS, et avec embargo ?


    • Libraire Le 13 mai 2017 à 07h23
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      C’est incroyable, le virus capitaliste est décidément impossible à extirper…Malgré les échecs systématiques, malgré les millions de morts, malgré les analyses minutieuses qui démontre l’impossibilité de ce système de fonctionner il revient toujours tel un zombi…c’est décourageant…


    • baduy Le 13 mai 2017 à 07h38
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      @Laurent. Vous seriez plus a votre place dans la section commentaires de yahoo actualites. Merci de ne plus tirer cette section vers le bas


      • marcvador Le 13 mai 2017 à 08h46
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        Pas la peine de répondre aux commentaires anti-communistes primaires, vous vous fatiguez pour rien, certains ne seront jamais capables de réfléchir par eux mêmes et ne pourront que répéter ce qu’on leur assène à longueur de journées. C’est pas de leur faute. Par contre on finit toujours par traiter les opprimés qui se révoltent de marxistes, moi ça me suffit pour savoir où se trouve la justice.


    • christophe Le 13 mai 2017 à 07h39
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      c’est vrai que le mot communisme fait peur mais n’est-ce pas une illusion que de croire en la pérennité du modèle actuel ? Par ailleurs, il peut exister un communisme décentralisé comme il l’explique, où l’esprit d’initiative reste possible…A nous d’en fixer collectivement les limites et ce communisme est potentiellement multiforme, adapté aux ressources locales. Ce qui rejoint à mon avis le socialisme libertaire prôné par Onfray (à ne pas confondre, bien entendu, avec le libéralisme libertaire). Proudhon est un auteur à relire, plein d’espoirs… de toute façon, je n’en ai plus pour le modèle actuel qui n’est assurément pas réformable. Je ne suis ni réformiste, ni révolutionnaire du moins au sens institutionnel… très intéressant lorsqu’il dit qu’il est plus facile de briser du béton (la bastille par exemple) que ses propres inclinations qui nourrissent le système. Vive la révolution… spirituelle 🙂 ” sois toi-même le changement que tu veux voir dans le monde” hein…


    • astap66 Le 13 mai 2017 à 08h11
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      heu…Et le capitalisme, combien de millions de morts ?


    • Homère d'Allore Le 13 mai 2017 à 08h51
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      @Laurent

      C’est quoi et qui “les analyses minutieuses qui demontrent les impossibilités qui empêchent ce système de fonctionner” ?

      Le colloque Lippmann ? La Société du Mont Pèlerin ? Le dîner du Siècle ? La dernière réunion du groupe Bilderberg ? Le rapport Attali ? Fukuyama et “Fin de l’Histoire” ?

      Pour prendre un simple exemple, ce système fonctionne à Cuba depuis plus de cinquante ans malgré un embargo. Et l’indice de développement humain y est meilleur que chez les voisins comparables (Haïti, Jamaïque, République dominicaine).

      Donc il n’y a pas d’impossibilité intrinsèque à une économie communiste. Bien sûr, ça ne signifie pas que tout y est parfait. Mais ce n’est pas impossible comme votre commentaire le laisse croire.


    • gracques Le 13 mai 2017 à 10h56
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      Heu …. la critique de l’appropriation privée des moyens de production conduit elle inexorablement au Goulag ? Ou à une famine en Ukraine ou au génocide du Cambodge ?
      La réalité de la crise écologique ne suffit elle pas à elle seule de se départir de ce modèle de developement ?


    • Gérard Le 13 mai 2017 à 11h09
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      capitalisme et communisme sont deux archétypes idéologiques fondamentaux entre lesquels les hommes cherchent leur bien être.
      Il y a du bon dans les deux systèmes, les mauvais résultats dans les deux sont le fait d’un égoïsme fondamental de l’homme et de sa difficulté à comprendre qu’il ne vit pas tout seul sur la planète et que chacun aspire à vivre une belle vie.
      “La voie du milieu” (entre ces deux idéologies) reste encore à travailler.


    • geedorah Le 13 mai 2017 à 14h14
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      le virus communiste oO
      premièrement trouve moi un pays ou le communisme a vraiment existé, je suis curieux…
      deuzio, les analyses minutieuses… source svp, parce que y a des gens très serieux qui ont pensé le communisme, et je pense qu’ils ne sont pas plus con que vos analystes …

      personnellement, c’est lire de pareils propos qui me décourage.

      le vrai problème c’est la nature humaine (les fameux péchés capitaux ^^), y aura toujours des enfoirés qui ne pensent qu’à leur gueule et qui font tout leur possible pour que le système économique qui les sert continu/ne soit pas remplacé
      commençons par éduquer un peu mieux les masses et ça deviendra envisageable
      (perso je pense qu’un nettoyage est obligatoire, les futurs héritiers des possédants sont formé pour prendre la relève, tant qu’ils seront là, y aura pas de marge de manœuvre. ouai je sais c’est hardcore et pas bien, mais pour ces gens la fin justifie les moyens, pourquoi j’aurais pas le droit 🙂 )


      • Alfred Le 13 mai 2017 à 16h21
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        Ce n’est pas hardcore c’est totalitaire.
        Lisez donc elsa morante (petit manifeste des communistes) qui dit une chose très juste. “Les moyens dénoncent la fin”. (Et non la fin justifie les moyens). Vous ne pouvez pas combattre des monstres en devenant vous même un monstre (auquel cas vous perdez la guerre des le début de la bataille que vous prétendez gagner). Cela n’est pas seulement vrai pour la lutte des classes (cette chose élitiste) mais aussi pour des combats plus “grand public” et télé-compatibles comme la lutte contre le terrorisme.


      • bats0 Le 13 mai 2017 à 16h24
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        @geedorah “trouve moi un pays ou le communisme a vraiment existé” : pas loin en Espagne : “Vivre l’utopie – ils ont réalisé l’anarchisme” https://www.youtube.com/watch?v=uK4JB5F3zBs&t=152s
        Par contre la “révolution” n’a pas duré : les communistes marxistes s’en sont occupés en la “nettoyant”.


  6. DUGUESCLIN Le 13 mai 2017 à 05h20
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    Dans tout cela on oublie l’homme dans ce qui le constitue. Le besoin d’inventer, de fabriquer, de créer et d’accomplir une oeuvre est dans la nature humaine. La satisfaction toute simple d’avoir réussi à repeindre sa cuisine, à réparer un objet en panne, à en fabriquer, à en inventer, se manifeste chez l’homme autant par nécessité que par désir de réussir ce qu’il entreprend.
    Mais l’homme est aussi un “animal” grégaire, il a besoin du groupe, pour échanger, partager et aimer. Il est à la fois entrepreneur et social.
    Il ne faut pas confondre liberté d’entreprendre qui est “naturel” et la finance lié à la cupidité.
    Les financiers ne sont pas des créateurs mais des gens qui collectent les richesses pour les “revendre” à ceux qui entreprennent. De sorte que leurs finances deviennent tellement importantes qu’ils obtiennent un pouvoir démesuré qui leur permet d’accorder d’imposer et de “taxer”. Ils sont si puissants qu’ils dominent la politique.


    • DUGUESCLIN Le 13 mai 2017 à 05h32
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      Les financiers ne devraient pas pouvoir devenir “propriétaires”, par finance interposée, du fruit de ce que les autres ont créé, fabriqué, inventé, réalisé. Les financiers ne devraient être que des prestataires de service payer de façon contractuelle comme gardien de la finance pour leur travail de collecte et de gestion, et non pour tirer profit du travail des autres. Collecter de l’argent pour le revendre plus cher est profondément immoral.


      • Fabrice Le 13 mai 2017 à 07h58
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        Les financiers ne possèdent t’ils pas que ce qu’on leur accorde? C’est à dire du vent, dans la mesure où la très grande partie de la dette est détenue par des acteurs privés internationaux! Si vous répudiez la dette qu’est ce qui s’effondre? L’investissement des multinationales qui ont déjà des budget supérieurs aux état? Les 5% de votre assurance vie? La capacité de M Dupont à acheter une voiture avec peinture neuve ou le dernier tracteur piloté par gps?! Je crois que vous diminuez simplement votre niveau de prestations sociales en revenant à l’essentiel du chacun selon ses besoins et selon ses moyens!.
        L’ignorance et la soumission du peuple qui refuse gérer sagement ce que son territoire lui offre de travail et de capital le conduit à sa perte. Il ne faut pas baisser les bras! Informer informer informer…le sytème est une ombre chinoise qui n’a que la valeur qu’on lui accorde.


      • Milsabor Le 13 mai 2017 à 08h16
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        « Dans tout cela on oublie l’homme dans ce qui le constitue »

        La personnalité humaine est distribuée entre deux pôles contradictoires : le pôle narcissique tendu par le désir de puissance et le pôle objectal tendu par la libido. Le premier est destructeur, le second est créatif. Les créatifs ont un narcissisme suffisamment bon. Les narcissiques ont une libido objectale atrophiée (j’entends par libido objectale la capacité à aimer, et non la pulsion sexuelle).
        La population se distribue selon ces deux axes et se partage entre les narcissiques arrivistes et les objectaux créatifs. Le problème est la tendance des narcissiques à conquérir le pouvoir et la tendance des créatifs à le fuir. La conquête du pouvoir par les narcissiques leur permet d’injecter leur fonctionnement psychologique dans celui de la société. C’est pourquoi les sociétés dégénèrent sous l’influence des narcissiques selon des cycles de prospérité et de décadence.
        On n’a pas encore trouvé le moyen de contrer cette tendance psychologique fondamentale. Les idéologies politiques les plus altruistes se trouvent inéluctablement retournées en leur contraire par le génie maléfique du narcissisme.


        • Aktaro Le 13 mai 2017 à 18h56
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          Intéressant comme analyse, est ce que vous avez à disposition des liens, interviews, etc…pour approfondir?


      • calal Le 13 mai 2017 à 08h39
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        je suis en train de me poser des questions sur l’allemagne et son excedent budgetaire. ne sont ils pas en train de prouver qu’on peut sortir de la dependance aux marches financiers par une “saine gestion”?
        vouloir des euros bonds n’est ce pas faire le jeu des banques qui,ne pouvant plus fourguer du credit a l’allemagne,utilise l’excuse de la solidarite europeenne et les depenses irrationnelles des etats latins pour sucer une part des richesses crees par les efforts du peuple allemand?


        • gracques Le 13 mai 2017 à 11h13
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          Calal …. les excédents allemands sont les déficits des autres pays , l’irrationalite’ des autres est nécessaire à l’existence de leur ‘vertueux’ excédent.
          Ce n’est vraiment pas’une histoire de ‘morale’ , les gens des pays du sud travaillent plus que ceux du nord.
          L”Allemagne à depuis le milieu du XIX siècle uneorganisation sociale qui correspond auX besoins de l’ industrie , associé à un concours historique favorable (restriction salariale interne en 2000 AVANT les autres pays et spécialisation dans les moyens d’équipement au moment du boum Chinois)
          Dans ces conditions la’création du zone monnaitaire unique entres pays independants principaux partenaires d’une Allemagne déjà plus forte ne peut qu’accélérer la’concentration de richesse et des moyens de production au centre du système.
          Une seule solution pour les autres pays …. être aussi ‘vertueux’ en baissant drastique ment leurs salaires pour redevenir compétitifs (en étant des sous traitants) . Cruelle vertue


          • calal Le 13 mai 2017 à 13h04
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            une autre solution avant de baisser les salaires serait de virer tous les incompetents qui nous gouvernent et de gerer “mieux” nos depenses.mais comme les salaries du prive ne sont plus representes,suffit de les presser un peu plus.

            nous verrons bien la suite de la construction europeenne: est ce que merkel parviendra a imposer le respect des 3% de deficit ou parviendra t on a emprunter pour continuer comme avant grace aux eurosbonds.


            • gracques Le 13 mai 2017 à 18h32
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              Nos dépenses (publiques) sont les gains de qui ?
              Et à quoi ses gains sont ils a leur tour ‘depenses’?
              Études du FMI sur le coefficient multiplicateur’ (2013) supérieur à 1 en période de crise.
              Étude OCDE en 2015 ou 16 je ne m’en souvient plus, sur les effets réels des politiques de réformes de fluidification du marché du travail (neant)
              Communiqués récents de la BCE sur le ‘chômage cache’ qui lui fait craindre toute politique de hausse des taux que réclame l’Allemagne…. ou plutôt ses retraites par capitalisation.
              Que des sources ‘marxistes’ vous remarquerez.
              Mêmes les ‘insiders’ se posent des questions.
              Allez un peu plus lon que les éditoriaux desx’journaux economiques’….


          • moshedayan Le 14 mai 2017 à 12h40
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            Merci Gracques, votre réponse correspond à ce que j’ai compris du système target2. (les vases communiquant marchent très mal en ce moment dans l’UE, tous les capitaux de placements “sûrs” vont vers l’Allemagne depuis 2007-2008 pour simplifier, d’après ce que j’ai compris, les pays du sud font des efforts mais dès qu’ils ont de la marge, ils placent cette marge en réserve vers l’Allemagne principalement, ce qui n’arrange par leurs dettes. Risque : Allemagne sur- évaluée – crise financière fort possible à nouveau.
            Pour le reste , vu les commentaires de “libvert” ou “mesher”, je ne crois pas qu’on s’en sortira : entre les “théories fumeuses” ou la “bonne conscience”.


        • Chris Le 13 mai 2017 à 14h05
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          Un excédent budgétaire alimenté par le différentiel salarial et social de son arrière-cour, les ex-républiques soviétiques où l’Allemagne fait fabriquer par des populations très éduquées, lequel fait aussi pression sur les salaires allemands.
          Le “miracle” allemand est le résultat d’un truquage que la doxa européiste balaie soigneusement sous le tapis :
          http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-europe-de-l-est-piegee-dans-un-modele-a-bas-couts-salariaux-708463.html
          Une manière de jouer les dames patronnesses en distribuant des aides structurelles, gages de leur soumission.
          Un ami slovène m’a fait un cours es magistrat résumé ainsi : “nous, territoires x fois reconquis d’anciens empires, acceptons la soumission aussi longtemps qu’elle nous apporte des contre-parties financières. Votre “liberté” française est un vestige de vos deux millénaires de royauté finissant en républiques… ou queue de poisson !
          Je me demande juste ce qui va se passer lorsque le budget européen sera amputé de de la part britannique…


          • Larousse Le 14 mai 2017 à 18h47
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            Votre ami slovène ne fait que renforcer mon sentiment amer : les ex-républiques yougoslaves, dont la Slovénie en premier, ont souhaité la domination allemande (pour ses dirigeants de l’époque). Que représentent-elles aujourd’hui -rien, des nains politiques ! (qui seront écrasés par Berlin à la moindre tentative de résistance) Broz Tito a de quoi pleuré.
            D’où ma crainte : tout cela finira très mal un jour ou l’autre.
            remarque : Les Allemands ont tout de suite fourni des armes à ces indépendantistes slovènes et croates.


    • tim Le 13 mai 2017 à 06h30
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      @DUGUESCLIN, Ceci me rapelle un dicton de Acton “Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument”.


    • Niya Le 13 mai 2017 à 07h31
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      “Il ne faut pas confondre liberté d’entreprendre qui est “naturel” et la finance lié à la cupidité.”
      On peut s’interroger sur la ‘liberté d’entreprendre’ et sur son côté ‘naturel’.
      Par exemple on cherche depuis longtemps le moyen de produire de l’énergie secondaire (de l’électricité) en grande quantité. Passons sous silence l’influence qu’a eu le nucléaire militaire mais parlons des pollutions qui s’ensuivent. Il faut peut-être empêcher l’entreprise ?
      Donc rien de naturel mais plutôt “esprit des conquêtes” qui nous conduira à la catastrophe
      Slavoj Žižek :
      “Aujourd’hui il est plus facile d’imaginer la fin du monde que d’imaginer la fin du capitalisme”


    • Louis Robert Le 13 mai 2017 à 12h04
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      La soi-disant “liberté d’entreprendre” est nullement une valeur humaine en soi et par nature, non plus que d’être tout bonnement en marche…

      Cette liberté capitaliste-impérialiste d’entreprendre d’exploiter autrui et le monde entier à son seul profit est plutôt une anti-valeur combattue dans l’ensemble du monde véritablement civilisé. L’être humain n’est aucunement une “marchandise”. C’est pourquoi un nouvel ordre mondial est en gestation, qui a déjà permis à des centaines de millions d’êtres humains de se libérer de cet esclavage capitaliste. Pour qui se moque d’être en marche à défaut de savoir vers où, cela n’est qu’un modeste début, mais qui a un avenir certain. Le déclin accéléré de l’Empire d’Occident, analysé en detail et dûment chiffré, en est la preuve suffisante.


  7. georges glise Le 13 mai 2017 à 08h04
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    il me semble que l’analyse marxiste du capitalisme reste largement valable. pour marx, le capitalisme est un stade du développement de l’humanité assez remarquable , mais il ne se développe et ne s’accroît que par l’utilisation de la force de travail des hommes.il structure l’ensemble des rapports humains par la généralisation du salariat. pour marx, le capitalisme n’est ni moral ni immoral, il est un stade du développement humain auquel succèdera un autre stade, celui du socialisme. les phases du développement humain sont liées aux classes sociales, c’est pourquoi, comme à la féodalité a succédé la domination de la bourgeoisie, à la domination de la bourgeoisie succèdera la domination du prolétariat, c’est-à-dire la classe des salariés. encore faut-il que ceux-ci prennent conscience de leur force et s’organisent pour conquérir l’ensemble des pouvoirs, partout, et faire à leur tour leur révolution et, en renversant le pouvoir de la bourgeoisie, libérer l’humanité tout entière et organiser la société sur une base nouvelle, le communisme. de l’échec des révolutions du vingtième siècle il ne faut pas conclure que le capitalisme est éternel. la mise en mouvement des masses salariées est une oeuvre de longue haleine, mais finalement le mouvement triomphera.imaginez ce que peut faire la mise en mouvement des 3 ou 4 milliards d’indiens et de chinois, car c’est probablement de là que viendra le renversement définitif du capitalisme!


    • Amsterdammer Le 13 mai 2017 à 18h11
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      Ce qui mettra à bas le système capitaliste, c’est tout simplement l’épuisement des ressources, tant énergétiques que minérales, agricoles, et même l’eau douce ou le sable (!)*

      Le capitalisme ne pourrait être éternel que dans un monde aux ressources infinies.

      Il faut être un économiste classique pour ne pas le comprendre. Dans leurs modèles, la disponibilité des ressources est régie par la fumeuse “loi de l’offre et de la demande”. Autrement dit : leurs modèles ne prennent pas en compte le réél, et relèvent de la pensée magique.

      Le problème étant, que la thermodynamique ne se laisse pas régir comme un groupe humain.

      [*oui, le sable marin, celui qu’on utilise pour faire du béton. Les autres types de sable y sont impropres]


      • Kikool_ch Le 15 mai 2017 à 13h03
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        Effectivement, c’est aussi simple que ça. A mettre en parallèle avec le croyance en la toute-puissance de la science, qui résoudra bien évidemment tous nos problèmes de ressources, recyclage, dépollution, etc.


  8. 5cents Le 13 mai 2017 à 08h09
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    Le capitalisme fonctionne grâce a la croissance, il faut créer de nouvelles richesses qui servent de collatéral pour augmenter la base monétaire et permettre le paiement des intérêts. la croissance économique​ est indispensable en raison de la croissance démographique. Le seul détail qui empêche de continuer est la destruction de l’écosystème.
    Le capitalisme est aussi basé sur l’exploitation des ressources en privatisant les profit et reportant les dommages sur l’ensemble de la société lorsque les dommages seront tels qu’une décroissance démographique sera automatique, il faudra qu’elle soit rapide pour sauver le système, une longue décroissance sans nouvelles richesse ni création monétaire concentre automatiquement le capital car la monnaie pour payer les intérêts n’existe pas


  9. pratclif Le 13 mai 2017 à 08h22
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    Dans la même veine j’ai lu le livre de Charles Hugh Smith de 2016 “why our status quo failed and is beyond reform” https://goo.gl/F9IxOs


  10. Ardéchoix Le 13 mai 2017 à 09h10
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    Très bonne analyse avec une seule erreur, la confiance aux hommes politiques. Le système capitaliste c’est accaparé le monde politique et les élections, seul l’argent ( et non pas les idées ) donne droit à la parole et à la possibilité d’être élu.
    La corruption et un marketing de bas étage font le reste, alors que seul la prison pour utilisation à des fins personnel de l’argent public permettrait de mettre fin à ce système devenu fou.
    L’égalité devant l’impôts est devenue une chimère bien cachée au Luxembourg .


  11. lemoine001 Le 13 mai 2017 à 09h16
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    De même que le féodalisme s’est trouvé subverti de l’intérieur par le capitalisme, le capitalisme est depuis plus d’un siècle subverti par le communisme. On a vu d’abord la généralisation du salariat (lire à ce sujet « L’institution du travail. Droit et salariat dans l’histoire » de Claude Didry). Celui-ci a commencé à se dissoudre dans l’institution proprement communiste du revenu social (sécurité sociale, allocations familiales, assurances chômage et maladie, statut de la fonction publique). Les capitalistes ne s’y trompent pas d’ailleurs – eux qui travaillent obstinément à revenir sur tout cela.

    Dire que le capitalisme n’est pas réformable de l’intérieur, c’est donc parler contre l’évidence. En revanche il parait certain que de même que le capitalisme l’a emporté définitivement par la révolution, le communisme n’est possible comme système dominant que par une rupture avec un capitalisme miné de l’intérieur.

    L’idée que le capitalisme n’est pas réformable de l’intérieur ne doit pas être une excuse pour renoncer à défendre pied à pied les acquis sociaux et pour s’abstenir de lutter pour toutes formes de progrès social. La posture du jusqu’auboutisme révolutionnaire cache souvent un renoncement.


    • Amsterdammer Le 13 mai 2017 à 18h21
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      Le problème, est que l’idée communiste s’est construite avec les catégories de base même du capitalisme : la valeur, la marchandise, le travail exprimé en valeur abstraite. Le communisme est une version révée du capitalisme, non sa remise en cause.

      Pendant ce temps, le système continue et continuera de surconsommer les ressources naturelles, et ne s’arrêtera que lorsque celles-ci seront épuisées.

      A ce moment, l’idée d’une société communiste sera une vaste plaisanterie, car devenue impossible. L’horizon du capitalisme, ce n’est pas la société sans classes, mais l’effondrement de la civilsation humaine globalisée, un cauchemard dans lequel la survie même de l’humanité n’est pas garantie.


  12. Rond Le 13 mai 2017 à 09h46
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    Intéressant, plein de bon sens. Hélas, ce ne sont pas ces gens là qu’on laisse s’exprimer dans les « média » traditionnels. Tiens, mais pourquoi donc ?
    Le capitalisme concentre la richesse puis le pouvoir, sui generis. Les plus aptes à maintenir la suprématie de ce système, sont les sociopathes. Notre monde se déshumanisant fabrique et promeut cette engeance, à l’apparence efficace car dépourvue de tous sens moral, qui carbure aux essences de pouvoir et entre autres pathologies, est addicte folle au fric, au pèze, aux pépettes, au blé, aux talbins, à la fraîche, au grisbi, etc. Comment, en effet, soigner ce qui n’est pas aujourd’hui considéré comme une maladie.
    Le système perdure parce qu’une part (combien?) non négligeable de la population mondiale reste sensible à ses « charmes ». Il n’y a pas de fatalité, regardons la société Française.
    Heureusement, à défaut de réformabilité, ce système contient génétiquement sa propre mort (le dernier poisson, le dernier arbre …).


  13. Sam Le 13 mai 2017 à 10h34
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    Pour moi, le capitalisme est un féodalisme expurgé de ses valeurs morales et spirituelles, où l’argent a remplacé l’épée.


  14. lemoine001 Le 13 mai 2017 à 10h44
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    Un sociologue qui vient nous dire que pour subvertir le rapport social de production capitaliste, il faut se changer soi-même de l’intérieur : on croit rêver !! Comment peut-il ne pas savoir que c’est le développement des forces productives qui déborde le rapport social et le force au changement ?

    J’aurais voulu développer cela mais c’est trop long et mon message est refusé. Je renvoie qui cela intéresse à mon article “https://lemoine001.com/2013/11/24/comprendre-la-mondialisation-6-conclusion-et-perspectives/” et sa partie “la science comme force productive”.


    • Amsterdammer Le 13 mai 2017 à 18h27
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      Vous devriez vous renseigner sur la critique radicale du capitalisme initiée par les marxiens de la Wertkritik. En français (et en italien), Anselm Jappe en est un bon vulgarisateur. Par ex, son livre “Les aventures de la marchandise.”

      Vous comprendriez alors mieux pourquoi les thèses du marxisme classique sont une impasse. Alors que Marx avait, fondamentalement, vu juste.


      • lemoine001 Le 13 mai 2017 à 19h01
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        Le peu que je connais d’Anselm Jappe ne m’a pas paru convaincant. Il prend un bout de marxisme et en fait l’essentiel. On ne peut pas, comme il le fait , faire la critique de la valeur sans faire celle de la forme d’appropriation et du système tout entier dans tous ses aspects.

        Anselm Jappe attribue « au marxisme traditionnel » la théorie de la baisse tendancielle du taux de profit moyen. Il faut lui rappeler qu’elle se trouve dans le Capital de K. Marx et qu’on ne peut pas comprendre sans elle le dynamisme du système capitaliste et ses phases successives. On ne sait pas bien non plus qui sont ces marxistes qui critiqueraient le capitalisme financier sans voir qu’il est lui-même un produit de l’évolution la plus actuelle du capitalisme. En voilà une découverte !


  15. philouie Le 13 mai 2017 à 10h48
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    Il me semble, mais je ne suis en rien spécialiste de ces questions qu’il faudrait distinguer le capitalisme et le capitalisme financier.
    Le capitalisme financier ne consiste pas à détenir les moyens de production mais les moyens financiers et, ne produisant rien par lui même, ne peut gagner qu’en vendant du supplément de profits , donc de la croissance, de la conquête, donc du conflit.
    Comme l’a dit Macron : “Je suis l’héritier de votre avenir” : il gagne aujourd’hui ce que nous produirons demain.


  16. Louis Robert Le 13 mai 2017 à 11h21
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    Bien entendu, le capitalisme ne s’est jamais réformé durablement, n’a jamais eu l’intention de le faire et ne le fera jamais… au risque de tout simplement cesser d’exister. Il est purement illusoire de croire et d’espérer qu’il le fasse vers une humanisation à laquelle il est, par essence, tout à fait étranger. Accardo fait du reste fort bien ressortir en quoi et comment le capitalisme est, au quotidien, perversion de l’âme, autodestruction et ultimement abolition de l’homme. Sa progéniture fasciste et nazie l’a bien montré.

    Dans les mots mêmes du prolifique professeur marxiste Richard Wolff, “The problem is not how we treat the slaves, the problem is that there be such a thing as slaves.” — Le problème n’est pas comment nous traitons les esclaves mais bien qu’il y ait des esclaves.

    “Occupy the Mind” — Richard Wolff

    https://m.youtube.com/watch?v=8HP0L8vxAhc


  17. Regard Le 13 mai 2017 à 14h37
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    Affligeant de bêtise. Le mec est resté scotché aux années 50. La critique du capitalisme est juste mais d’une banalité à tout épreuve et tout ce qui pourrait aider à penser des alternatives désirables est renvoyé à l’anecdotique (quelle définition de la propriété ? Ce n’est pas la même chose de posséder sa maison et de posséder les moyens de production d’un pays! Et puis il existe différents types de propriété : La jouissance pendant un certain temps, les régimes d’expropriation en fonction de l’intérêt général, les “communs” etc…) Et non, La planète n’est pas notre propriété fut elle collective, mais notre habitat à partager avec les animaux… bref tout ce qui vaut la peine d’être pensé est laissé dans le flou. Et ce qui s’oppose le plus au fait de créer une alternative au capitalisme, c’est bien cet héritage non liquidé du communisme, qui reste l’épouvantail qui fait reculer (à juste titre ne vous en déplaise) un très grand nombre de gens, dont je fais partie…


  18. bats0 Le 13 mai 2017 à 15h36
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    Je résumerais cette intervention par :
    La liberté n’est pas une fin en soi, mais le moyen de parvenir au bonheur de chacun.
    Le capitalisme n’est autre que le culte de l’individualisme par la propriété privée, alors que l’anarchie (communisme libertaire, pas marxiste) est l’accession du savoir vivre ensemble par la propriété collective.

    La difficulté pour ce changement d'”état” (voir thermodynamique) est l’éducation : comment, et par quelle approche; par soucis de transmettre le savoir de manière collective, ou bien l’acquisition de ce savoir par l’éducation individuelle (propre à chaque personne; en prenant en compte le caractère propre de chacun).
    C’est aussi et surtout l’approche de l'”égo”, le “moi”, le “je” qui doit être remis en question.
    Pour ma part, l'”égo” existe que pour sa propre survie, et rien d’autre.
    “Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous” Gandhi


  19. Olivier Jacquemard Le 13 mai 2017 à 18h01
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    “Le capitalisme n’est pas réformable” pour dire en fin de compte que l’égoïsme, la cupidité, etc. ne sont pas réformables ?


    • Amsterdammer Le 13 mai 2017 à 18h31
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      Il s’agit d’un type de société qui cultive l’égoïsme et la cupidité comme des vertus et fonde tout son système économique sur l’intérêt individuel.

      C’est donc cette société qui doit être restructurée sur d’autres fondements éthiques.


  20. vinel Le 13 mai 2017 à 23h26
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    Idéologie,philosophie,religion,le capitalisme est un fait majeur de notre société.
    Weber,au 19° siècle percevait qqs liens avec le protestantisme sans toutefois lui en attribuer la paternité.
    Pour ce qui me concerne,le capitalisme a pour origine le développement de la société humaine construite initialement avec l’apport individuel et exclusif aux besoins et nécessités de la collectivité,du groupe, de la tribu…

    Je pense que le capitalisme est la conséquence de la non définition claire ou insuffisante des communs inaliénables et du principe de l’héritage individuel.
    Sur ce dernier point,la possibilité de l’accumulation infinie,est antisociale et délétère.c’est le capitalisme!
    La capacité à l’appropriation ne peut être contraire ou indépendante de la société qui la permet d’une part,les acquis de l’un ne devraient pouvoir devenir un droit définitif par héritage d’autre part.
    Le bénéfice des actes doit être reconnu sans pouvoir devenir un outil de puissance exorbitant.
    Des limites instituées de manières équilibrées et individualisées,les excédents revenant au pot commun,c’est à dire à la société humaine dans son ensemble seraient des critères excluant le capitalisme!


  21. Ayudar Le 14 mai 2017 à 00h59
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    Le système devrait être entièrement repensé, en commençant par l’abolition de l’héritage, accompagnée d’une répartition égale des richesses par le biais de l’état. Pourquoi pas l’obtention d’un logement et d’une somme d’argent significative à la majorité.
    C’est une réforme qui devrait plaire à droite, car elle instaurerait un réel mérite au parcours d’un individu, l’ensemble des citoyens demarrant sur la base d’une réelle égalité.


  22. Bourdeaux Le 14 mai 2017 à 12h05
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    Si l’on en croit ce brillant sociologue, les échecs répétés des expériences de « propriété collective » n’invalident absolument pas le principe de propriété collective (vers 7.00). Personnellement, cette capacité des intellectuels à ne tenir aucun compte de la réalité ne cessera jamais de m’éblouir. Grand merci à Olivier de m’avoir fait partager ce grand moment de bouillie sociologique, nouvelle version du « le communisme ou la mort ».


  23. Raide Bulle Le 17 mai 2017 à 21h30
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    Si on résume, le capitalisme est bien pour l’innovation et la création de richesses et est mal lorsque des secteurs d’activité tournent à l’oligopole ou au monopole. Pourquoi ne pas prévoir de nationaliser ou de taxer les entreprises proportionnellement à leurs parts de marché ? On aura probablement moins de mutlinationales dans cet état, mais rapportent-elles tant que ca?


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