Source : Ecorama, Olivier Berruyer, 04/04/2017

 

C’est un argument de campagne qui revient en boucle chez Marine Le Pen : beaucoup de produits de notre quotidien auraient vu leur prix monter au moment du passage à l’euro. Info ou intox ? Que disent réellement les statistiques officielles ? Le point de vue d’Olivier Berruyer, auteur du blog les-crises.fr. Ecorama du 4 avril 2017, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com.

Source : Ecorama, Olivier Berruyer, 04/04/2017

61 réponses à [Vidéo Boursorama] L’euro est-il responsable de la flambée des prix ?

Commentaires recommandés

nicolas Le 06 avril 2017 à 01h41

L’arnaque de l’euro elle est simple.

Avant l’euro en 1999 une maison moyenne valait 300 000 / 400 000 francs.

Un bon salaire moyen était 15 000 / 20 000 francs on va dire.

En 2017 , on est arrivé à ce qu’une maison moyenne vaut 300 000 / 400 000 euros
Donc 1 800 000 francs / 2 400 000 francs si on converti à la louche.

Et un bon salaire moyen est de à peu près 3000 euros donc 18 000 francs donc inchangé depuis le passage à l’euro.

Voilà l’arnaque de l’euro elle est là : les prix on grimpés ( et pas qu’un peu ! ) , les salaires non.

Même un singe pourrait le comprendre ça …

  1. Silk Le 06 avril 2017 à 01h21
    Afficher/Masquer

    En fait, après avoir repris les chiffres je m’aperçois que la baguette n’a pas explosé comme je l’avais en tête.
    En effet je suis allé voir les prix du pain, l’inflation reste mesurée comme le dit Olivier (en dehors des arrondi au supérieur sur des petits produits comme … le pain).
    Mais sommes toutes c’est pas une explosion du tout, l’inflation est même moindre que dans les années 80-90 ou 90-2000 …
    Comme quoi notre mémoire et notre ressenti nous jouent des tours, et un retour au chiffre remet les idées en place.


    • David D Le 07 avril 2017 à 13h59
      Afficher/Masquer

      Quand vous êtes étudiant, avec bourse / aide au logement ou non, ou quand vous êtes sans emploi, ou quand vous êtes au SMIC ou RSA, votre budget alimentaire est plus ou aussi important que votre loyer, à plus forte raison si vous mangez bien. En francs français,à la fin des années 90, un étudiant, au lieu de manger deux fois par jour dans un “resto” U à 13 francs (le prix augmentait de 20 centimes tous les ans ou deux ans) et de se débrouiller le samedi soir, le dimanche et les matins, pouvait adopter un système où manger à vingt francs par jour avec deux fois de la viande plusieurs jours de la semaine. Aujourd’hui, la seule viande fait exploser ce budget, même à s’en tenir à l’échine de porc. Le café en ville, le pain, on n’y renonce pas, on vit. L’ “arrondi supérieur”, on a de quoi le sentir. Et bien.


  2. nicolas Le 06 avril 2017 à 01h41
    Afficher/Masquer

    L’arnaque de l’euro elle est simple.

    Avant l’euro en 1999 une maison moyenne valait 300 000 / 400 000 francs.

    Un bon salaire moyen était 15 000 / 20 000 francs on va dire.

    En 2017 , on est arrivé à ce qu’une maison moyenne vaut 300 000 / 400 000 euros
    Donc 1 800 000 francs / 2 400 000 francs si on converti à la louche.

    Et un bon salaire moyen est de à peu près 3000 euros donc 18 000 francs donc inchangé depuis le passage à l’euro.

    Voilà l’arnaque de l’euro elle est là : les prix on grimpés ( et pas qu’un peu ! ) , les salaires non.

    Même un singe pourrait le comprendre ça …


    • Pascalcs Le 06 avril 2017 à 03h11
      Afficher/Masquer

      Le sujet comporte nombre d’éléments imbriqués. Votre clacul est flagrant mais imputable à la politique monétaire de taux anormalement bas appliquée en zone Euro et à la création monétaire exubérante des banques.
      Le même phénomène se retrouve ailleurs, de la nouvelle Zélande au Canada en passant par la Chine et sans l’euro.
      Hélas, la bulle immobilière ne pèse pas dans le calcul de l’inflation.
      Celle-ci et son taux résulte d’un calcul “hédoniste” désormais, c.a.d. qu’il fait abondamment appel à la substitution des produits dans son panier de référence pourvu que le besoin du consommateur soit satisfait et peu importe la qualité intrinsèque du produit.
      De plus, l’amélioration technologique des produits est un déflateur du calcul, peu importe si celle-ci sert ou non au consommateur.
      L’autre élément non pris en compte est l’obsolescence accélérée et voulue des produits et qui amène à un taux de renouvellement élevé donc une accélération des dépenses pour les ménages avec ou sans euro.


      • quidam Le 08 avril 2017 à 05h33
        Afficher/Masquer

        Je ne sais pas pour l’Europe ,mais au Québec la construction est le dernier secteur ou quelqu’un sans formation peut gagner sa vie désâment. Le journalier débutant gagne entre 20 (résidentiel) et 30$ (industriel) de l’heure ,2 à 3 fois le salaire minimum , avec une couverture sociale décente et une pension. Le coût de la main d’œuvre , qui n’est pas mis en compétition directe avec le tier monde comme la plus par des produit qui sont inclus dans l’inflation officiel, et l’ouverture au marché international , les exilés européen et chinois, font que les prix sont complètement déconnectés du pouvoir d’achat du citoyen moyen.


    • Garibaldi2 Le 06 avril 2017 à 03h23
      Afficher/Masquer

      3000 € = 19678 francs

      Et vous comparez des choses qui ne sont pas comparables. Le prix de l’immobilier dépend de biens des facteurs : régions, ville/campagne, neuf/ancien/état, style, …


      • Eric10 Le 06 avril 2017 à 12h06
        Afficher/Masquer

        je ne pense pas que le salaire moyen soit de 3000 euros.


        • nicolas Le 06 avril 2017 à 15h10
          Afficher/Masquer

          Relisez : un BON SALAIRE MOYEN …

          Voila voila …


    • Kiwixar Le 06 avril 2017 à 03h36
      Afficher/Masquer

      Les mêmes explosions de prix de l’immobilier (par rapport aux salaires) ont eu lieu dans des villes/pays qui n’ont pas l’euro : Canada, Australie, NZ, Asie. Les records de prix immobilier/salaires se trouvent à Sydney, Auckland, Vancouver… qui n’ont pas l’euro. L’euro est la cause de bien des maux, mais pas celui-là. Chercher plutôt du côté des taux bas, financiarisation, QE.


      • ricard'eau Le 06 avril 2017 à 14h37
        Afficher/Masquer

        l’euro a quand même aidé a faire baisser les taux d’Intérêt accordés par les banques pour l’achat de biens immobiliers…

        je rappelle qu’avant l’Entrée en vigueur de l’euro les taux d’intérêt étaient bien plus hauts, c’est grâce a la monnaie unique que la France au pu emprunter a des taux si bas, que seulement l’Allemagne et deux ou trois autres pays du nord pouvaient faire. et donc les banques ont eu accès aussi a des taux bas, qui a fait baisser les taux pour l’achat immobilier

        en ce que concerne les prix de l’immobilier:
        le prix de l’immobilier est tiré, par tous les protagonistes du marché immobilier, vers le plus haut possible, a la limite du ”pouvoir d’achat” des ménages

        un taux de crédit qui baisse, résulte en temps dits normaux, par une augmentation des prix de l’immobilier!!! et c’est ce qui s’est passé entre 2000 et 2010. depuis les prix ont trés peu baissé, mais les taux de crédit ont carrément dégringolé pour compenser, car les niveaux atteints étaient insoutenables


        • serge Le 06 avril 2017 à 16h56
          Afficher/Masquer

          Pour ma part, j’ai acquis une maison en 1984. Inflation à 7,4%, taux de crédit avec assurance et autres babioles à 8,45% sur 15 ans, apport 10% obligatoire pour “réserver” et après pour banquer tous les frais. On est actuellement à 0,2% d’inflation (on se dirige vers 0,6%) avec des taux de crédit autour de 3% (sur 20 ans) et des banques qui se refinancent à la BCE pour -0,4%. Je n’ai pas fait les calculs car pas simple, mais je sens comme une lichette d’escroquerie actuelle.


          • RGT Le 06 avril 2017 à 18h58
            Afficher/Masquer

            Pour ma part, j’ai acheté en 88 dans des conditions similaires, avec un salaire de 25 000 FF.
            Pour 150 FF on pouvait acheter de quoi nourrir copieusement une famille de 5 personnes pendant 2 à 3 semaines.

            Petit inconvénient, mon salaire à “– à peu près –” suivi l’inflation jusqu’en 97, puis a stagné et même fortement régressé depuis.

            Aujourd’hui je gagne exactement 3 050 €, ce qui équivaut à environ 20 000 FF.
            J’ai donc eu une baisse de salaire de 25%, à laquelle il faut ajouter l’inflation.

            Avec 3 “coucous” à charge, je ne vous explique pas à quoi ressemblent les fins de mois.
            Pour 150 € on ne tient pas la semaine, et pour ce prix on achète plus que des produits “premier prix” ou en promotion, même pas un pain au chocolat “à 15 centimes” (l’adresse du boulanger SVP?).
            Sans parler des impôts… 🙁

            Certes, le prix des gadgets à drastiquement baissé (et la durée de vie aussi) mais je mets au défi quiconque de se nourrir avec des smartphones.

            Le plus important c’est bien la bouffe et le logement.
            Le reste est accessoire.


            • calal Le 06 avril 2017 à 20h07
              Afficher/Masquer

              prix et surface du bien achete pour qu’on fasse une comparaison avec les prix actuels?


      • Vladimir K Le 06 avril 2017 à 17h50
        Afficher/Masquer

        Et inversement, il y a des pays comme la Finlande qui ont vu leur taux d’inflation baisser après le passage à l’euro (en fait, la baisse était déjà amorcée, mais on voit bien que l’euro n’a pas changé la donne à ce niveau là)

        http://www.inflation.eu/inflation-rates/finland/historic-inflation/cpi-inflation-finland.aspx


    • François Le 06 avril 2017 à 03h45
      Afficher/Masquer

      Le prix de l’immobilier a explosé dans les 20 dernières années, d’ailleurs à Paris on dit que ceux qui on acheter un appartement au début des années 2000 on gagner plus d’argent en dormant dedans qu’en allant travailler.

      Sauf que, cette croissance des prix n’a pas commencé avec l’euro je m’en souvient personnellement car je chercher à acheter en 1998 et déjà à ce moment je savais que chaque année attendu rendait l’acquisition plus chère/difficile.
      La principale raison de celle-ci c’est la pénurie de logement en France (et encore plus la ou il n’y a plus de terrain libre pour construire).
      Cela fait plus de 20 ans que la construction de nouveau logement est inférieur à la demande (la population Française croit) et c’est la que se trouve le problème, si l’euro à eu un impact il est à la marge.


      • Tassin Le 06 avril 2017 à 12h07
        Afficher/Masquer

        2 choses :

        – Oui la bulle immobilière a commencé en 1998, elle commence à dégonfler doucement depuis 3/4 ans environ.
        – Par contre non le niveau de construction depuis 1998 est à des niveaux record, on construit environ 3 fois plus de logements que l’accroissement du nombre de foyer! Pour preuve l’augmentation du nombre de logement vides de 2 à 3 millions entre 2000 et aujourd’hui. La France est au contraire en excès de logements, les prix ne tiennent que grâce à l’imaginaire collectif que l’immobilier est un placement sûr. C’est ce qu’on appelle une bulle. Une politique raisonnable du logement consisterait à arrêter la construction de neuf pour éviter une trop forte baisse dans les années à venir.

        Quelques chiffres : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2533533#tableau-Figure2


        • Jean Sérien Le 06 avril 2017 à 15h42
          Afficher/Masquer

          Pas si simple cette question du volume de construction par rapport aux besoins: parmi les 2 à 3 millions de logements vides, combien sont situés en zone “tendue”? Combien d’entre eux ont besoin d’une rénovation assez lourde, sans nécessairement être insalubres? Combien d’entre eux font fuir acheteurs et locataires du fait de nuisances sérieuses (maison ancienne dépourvue de cacher avec un jardinet qui donne sur un axe à fort trafic).

          Pour ma part, je vis en retrait d’un axe très fréquenté limitrophe de Toulouse. ça construit à tout-va et les maisons qui disparaissent pour laisser la place à des immeubles sont souvent des maisons inhabitées depuis longtemps et dont la vétusté fait qu’elles n’intéressaient guère les ménages “solvables”.

          Ne pas sous-estimer non plus l’importance des “modes” en matière d’esthétique : les maisons des années 60-70, souvent mal isolées de surcroît, n’intéressent guère les acheteurs. Bref, le parc immobilier d’un pays, c’est un peu comme son parc automobile (toutes proportions gardées): ça se rénove.

          Loin de moi l’idée de défendre la spéculation immobilière (je trouve personnellement que l’immo est trop cher au regard des revenus), c’est juste un constat.


    • lesampan Le 06 avril 2017 à 06h08
      Afficher/Masquer

      bonjour; vous avez raison mais pourquoi nos cousins seraient bétes; ils n’ont pas besoin de monnaie pour vivre.


    • calal Le 06 avril 2017 à 08h41
      Afficher/Masquer

      il faut voir dans tout changement de monnaie le probleme du pouvoir d’achat.
      je calcul en terme d’echange et non plus de monnaie. combien d’heure je dois travailler pour avoir un kg de pain,d’oeuf,de lait. combien de mois je dois travailler pour acheter une voiture,une maison?

      et ne pas oublier qu’un marche c’est un lieu de “confrontation” entre l’offre et la demande.
      si les prix proposes sont trop chers,le consommateur peut refuser d’acheter,acheter une plus petite quantite en attendant une baisse des prix du a une liquidation de stock ( denrees perissables)

      je pense que l’on a plus de pouvoir en votant “par nos achats” que grace au bulletin de vote qu’on va glisser dans l’urne.


      • Julien Le 06 avril 2017 à 09h37
        Afficher/Masquer

        Malheureusement, les gens ne se servent pas de ce pouvoir via la consommation ; il est tellement puissant. Il serait tellement simple de rejeter des marques/sociétés nocives en refusant d acheter leurs poisons. C est la force actuelle, nous produisons de la merde, nous vous empoisonnons mais vous êtes heureux de l acheter.


    • ThylowZ Le 06 avril 2017 à 12h41
      Afficher/Masquer

      Une bonne maison 300 000/400 000 francs?

      Là quand même faut pas exagérer. La maison de mes parents, valorisée aujourd’hui à 310k€, valait 1200000 francs en 1997. Alors oui la valeur a presque doublé, mais on est pas sur un facteur 10 non plus.


      • nicolas Le 06 avril 2017 à 15h12
        Afficher/Masquer

        Les miens ont acheté la leur en 1978 100 000 francs

        Aujourd hui elle cote 700 000 euros

        Voila voila …


        • Jean Sérien Le 06 avril 2017 à 15h52
          Afficher/Masquer

          A l’époque, un ouvrier guère qualifié devait gagner entre 2000F et 2500F si je m’en réfère aux souvenirs de mon père. Quant à la maison de vos parents, quelle a été la croissance démographique de la ville? Est-ce qu’une station de métro, tramway, TGV a été construite à proximité dans l’intervalle. Vos parents ont-ils réalisé des travaux d’amélioration ou delà de l’entretien courant? Enfin, la cote, ce n’est jamais qu’une estimation. Un prix d’achat, c’est du réel.


        • Thanos Le 08 avril 2017 à 14h06
          Afficher/Masquer

          Nicolas,
          SMIC horaire 1er janvier 1976 : 7,89 francs soit 1.2 euros – taux d’intérêt bancaire entre 9 et 14 %
          SMIC horaire 1er janvier 2017 : 9,76 euros soit 64 francs – taux d’intérêt bancaire entre 0.75 et 1.5 %
          Donc SMIC multiplié par 8.1 et taux d’intérêt divisé par 10 (environ).
          Donc votre maison (“par rapport au salaire” smic) à perdu de la valeur. Si l’on ajoute le cout de l’emprunt (à 7% d’intérêt le cout des intérêt coute 100% du capital emprunté au bout de 10 ans – si vs empruntez 100000 à 7% vous devez 200000 au bout de 10 ans) + charges + impôts : vous êtes très largement perdant. Enfin votre bien s’est déprécié par son usure (et oui votre maison n’est plus neuve). Ainsi en suivant vos données alors la valeur de votre actif (sans même compter le cout de son entretien ou du crédit) s’est déprécié. “Voila, voila”…


      • serge Le 06 avril 2017 à 16h48
        Afficher/Masquer

        Les miens en 1974 l’ont payée 250 000 francs, en RP. Et je l’ai vendue à leur décès 650 000 euros. Pas de bretelle d’autoroute, de station de métro ou autre “ajout” rentable. Seulement du terrain, car à l’époque les parcelles n’étaient pas microscopiques, du moins en habitat tendu.


  3. Christophe Foulon Le 06 avril 2017 à 01h44
    Afficher/Masquer

    Sympa cette vidéo, je constate que quand OB cherche à sortir du carcan de la question hyper orienté pour tempérer le jugement grossier et réducteur de MLP, le journaliste le recadre très vite.
    Donc finalement MLP raconte des conneries sur la baguette, mais n’a pas tort sur le ressentit de l’augmentation des prix par les Français.

    D’ailleurs comme OB l’a très bien souligné, il serait très intéressant de mettre en graphique l’évolution du pouvoir d’achat des Français par tranche (revenu, CSP …) je suis sûr que cela mettrai en lumière à l’échelle d’un pays les transferts de richesse qui existe au niveau mondial.

    A force de faire les cons avec le ressentit des Français, ça va mal finir c’taffaire.


    • nicolas Le 06 avril 2017 à 09h51
      Afficher/Masquer

      L’euro a permis un découplage des revenus et des prix.

      Ça a même été gravé dans le marbre lorsqu’ils ont désindéxés ( les polytocards ) les retraites et les aides et les minimums sociaux de l’inflation il y a quelques années.

      Même les ” socialistes ” ne sont pas revenus là dessus …

      Franchement tout le reste c’est de l’enfumage.

      Tout le monde le voit en allant faire ses courses.


  4. Max47 Le 06 avril 2017 à 03h54
    Afficher/Masquer

    Je conteste formellement l’idée que le passage à l’euro n’aurait pas produit d’augmentation particulière des prix. J’affirme le contraire : le passage à l’euro s’est traduit par des augmentations spectaculaires (même si en en plusieurs paliers) sur les prix de plein de choses, spécialement sur les petits articles qui ne coûtent – ou plutôt ne coûtaient – pas cher et qu’on achète tout le temps..
    Inutile d’aller s’empailler à l’infini sur le prix de tel ou tel truc en particulier, personne n’a gardé ses tickets de caisse d’il y a plus de 15 ans et là on serait sûrs de se perdre dans des considérations aussi stériles qu’interminables. Mais, juste deux remarques :
    1) Les économistes adorent parler du prix de la baguette, ou du café qu’on prend au comptoir, etc. Certes ces prix là ne sont plus encadrés depuis lurette, mais il sont particulièrement “surveillés” (par les économistes, justement…). Allez regarder un peu du côté de ce qui est moins surveillé, et vous verrez.
    2) Ceux qui disent que les prix n’ont pas flambé avec le passage à l’euro sont toujours des riches ou des représentants de la classe moyenne supérieure, pour qui ça n’a aucune importance qu’un article passe de 10 francs à 2 euros, à part que ça fait quand même plus de 30% d’augmentation – et il ne s’agit là que d’un exemple très bénin, il y a eu bien pire. Le populo a une toute autre expérience, un tout autre vécu, et a fait des constatations très différentes.
    P.S. : ce que dit Marine Le Pen m’importe peu, je suis de l’autre bord. Mais justement, là non plus, ne lui laissons pas l’exclusivité de la vérité.


    • Falcao Le 09 avril 2017 à 11h27
      Afficher/Masquer

      oui don en gros vous ignorez tout des indicateurs de l’inflation ! vous affirmez que vous ne pouvez vérifier mais les statisticiens, qui le peuvent eux, vous mentent…. chapeau. Je vois même pas comment on peut tenter d’argumenter avec vous!


    • MS Le 06 avril 2017 à 08h36
      Afficher/Masquer

      Pour avoir suivi l’affaire de près, j’ai calculé que les prix de l’alimentaire ont beaucoup augmenté lors du passage à l’euro par effet d’arrondi, puis entre 2000 et 2010 d’environ 60% sur l’ensemble de la période, soit en moyenne de 5% par an et les indicateurs publiés ici et là le confirment. Par contre, depuis ils stagnent et on observe même une très légère déflation sur les produits de base compensée par une hausse des produits tout prêts ( ce que les industriels appellent “montée en gamme” …)
      Les produits high tech ont fortement baissé.
      A confort identique, ici les loyers n’ont que peu progressé mais de façon régulière sur toute la période.
      Par contre le nombre des abonnements divers (box, portable…) a augmenté.
      Les prix des services (eau, chauffage, transport, assurance…) ont augmenté dans les mêmes proportions que les prix alimentaires jusqu’en 2010 puis seulement légèrement moins ensuite.Il en est de même pour les impôts directs -notamment la taxe foncière et la taxe d’habitation.
      Au final le “reste à vivre”a baissé de façon continue (mais nos modes de vies ont beaucoup changé). Je pense que c’est cette dernière constatation qui donne l’impression d’une augmentation des prix.


  5. Gribouille Le 06 avril 2017 à 08h23
    Afficher/Masquer

    On note encore ! cette association entre retour au franc = retour de l’inflation, décrivant la période antérieure au passage à l’Euro comme une période inflationniste. Je suis désolé mais il faut rappeler que l’inflation a été maîtrisée au prix d’une politique monétaire restrictive (et d’un chômage de masse) dans les années 90, quand nous étions encore au franc français.
    On peut effectivement, dans le cadre d’un retour au franc, et d’une dévaluation de la nouvelle monnaie, anticiper une poussée inflationniste relative à l’augmentation du prix des produits importés, mais prédire que cette poussée inflationniste temporaire sera suivie d’un nouvelle erre inflationniste durable dépendra de la volonté politique et de la politique monétaire.


  6. georges glise Le 06 avril 2017 à 09h44
    Afficher/Masquer

    chez mon boulanger, avant l’euro, mes petts-enfants achetaient des bonbons à 0f 10 centimes
    lors du passage à l’euro, ces mêmes bonbons sont passés à o0,10 euros. leur prix a donc été multiplié par 6, 55957.


    • Ardéchoix Le 06 avril 2017 à 10h23
      Afficher/Masquer

      georges glise : le chewing-gum qui passe de 0.10cts de franc à 0.10cts € , le prix multiplié par 6.55957 . Je confirme il y a une bulle sur le chewing-gum 🙂


      • b_d Le 06 avril 2017 à 11h59
        Afficher/Masquer

        Les sandwichs jambon-beurre étaient à 5 francs et ils sont à 2,50 eu. maintenant, si ma mémoire ne me trahit pas trop. Ça ferait tout de même un triplement du prix…


  7. Eric10 Le 06 avril 2017 à 12h14
    Afficher/Masquer

    j’avais fait un caddy avant le passage à l’euro et fait exactement le même 7 mois plus tard, désolé mais j’ai payé environ 30 euros (et quelques)de plus sur ce gros caddy ! en effet, tout ce qui approchait les 10 fr(12 ou 13 f) a été arrondit à 2 euros ! dommage que je n’ai pas gardé les deux tickets de caisse, je les ais gardés 10 ans mais à un déménagement, je les ai égarés, personnellement, je pense que la vie est bcp plus chère avec l’euro a qu’avant, avec le franc.
    De plus, je pense que prendre 2002 est une erreur car pour l’euro, le travail a commencé bien avant, plutôt vers les années 90.


    • Jean Sérien Le 06 avril 2017 à 16h04
      Afficher/Masquer

      Evidemment que la plupart des commerçants se sont goinfrés au moment du passage à l’euro! Cela dit, si l’on repasse au franc, il se repassera exactement la même chose : ils arrondiront au-dessus.


      • Scytales Le 06 avril 2017 à 19h41
        Afficher/Masquer

        Il n’y aurait pas matière à arrondir.

        En effet, il ne faut pas oublier que, du point de vue technique, nous n’avons pas la même monnaie que les autres pays membres de l’union monétaire (la zone euro), même si ces monnaies portent toutes le même nom et ont la même valeur. Chaque pays a une banque centrale qui émet ses propres euros (ceux que vous avez sur votre compte en banque). Seuls les billets de banque en euros sont communs à tous les États de la zone euro*.

        Repasser de l’euro au franc ne consisterait donc pas à recréer une monnaie : on l’a déjà ! On garderait la même ! Cela consisterait seulement à mettre fin aux deux règles de droit qui fondent l’union monétaire dans la zone euro : (1) le cour légal en France des euros des autres pays de la zone euro (et des billets et des euros émis par la BCE) et réciproquement et (2) la parité fixe de 1 pour 1 entre nos euros et l’un quelconque de tous les autres euros de la zone. Mais à l’intérieur de nos frontières, nous ne changerions pas de monnaie. La quotité de ce que nous avons sur nos comptes bancaires n’a donc aucune raison de changer, pas plus que les prix, qui resteraient dans la même unité monétaire !

        *Par chance, en France, on paie beaucoup par carte bancaire, donc par jeu d’écritures de compte à compte, de sorte que la masse monétaire qui circule sous forme de billets est minime.


  8. BA Le 06 avril 2017 à 13h02
    Afficher/Masquer

    En tout, il existe 197 nations reconnues par l’Organisation des Nations Unies.

    Sur ces 197 nations, 28 nations ont fait une expérience politique : l’Union Européenne.

    Partout ailleurs, sur tous les autres continents, les 169 autres nations gardent le contrôle de leurs lois nationales.

    Partout ailleurs, sur tous les autres continents, les 169 autres nations gardent le contrôle de leurs frontières nationales.

    Partout ailleurs, sur tous les autres continents, les 169 autres nations gardent le contrôle de leur monnaie nationale.

    Il n’y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

    Et cette expérience a complètement foiré.

    Il faut sortir de l’Union Européenne.

    Il faut sortir de l’euro.


  9. 1Direct Le 06 avril 2017 à 13h46
    Afficher/Masquer

    Hors sujet … quoique …

    Le dernier “mot” à la mode des journalistes !
    ” … CE N’EST PAS LE SUJET …”

    Phrase passe-partout qui ne veut que juste dire:
    “… ce n’est pas ce que je veux vous faire dire, ce que je veux que les auditeurs entende ..”

    La conclusion du journaliste est éloquente .. un CQFD à lui tout seul.

    Faites attention et vous verrez que de nos jours les journalistes soi-disant “sans opinion” (idiotie de première sauf à ce qu’ils avouent être décérébrés) ont cette “répartie réflexe” pour ne pas laisser terminer le raisonnement de l’autre car il ne va pas dans le “bon” sens prévu, voulu.

    Pour ma part cela devient énervant et retire tout intérêt aux interviews.
    Qu’ils fassent eux mêmes la question, la réponse et la conclusion cela ira plus vite.

    Merci Olivier pour avoir tenté en si peu de temps d’élargir le débat de … “la baguette de pain”.


  10. darks67 Le 06 avril 2017 à 16h45
    Afficher/Masquer

    C’est très très simple prenez un produit purement de l’état : ticket à gratter de la Française des jeux, avant l’euro 5 Francs, après 1 euros soit 6,5 et non y a pas eu d’abus qu’ils nous disent, même l’état ne s’en est pas privé.


  11. black micmac Le 06 avril 2017 à 16h53
    Afficher/Masquer

    vers 1999 :
    1 menu moyen au macdo coûtait environ 28frs aujourd’hui environ 7,5€ (50frs)
    1 kebab entre 15 et 24frs en moyenne aujourd’hui entre 5 et 6€ (entre 32 et 40frs)
    1 café 5 frs aujourd’hui 1,20€ (8frs)
    tout à 10frs aujourd’hui tout à 2 € (13frs)
    les bonbons j’en parle même pas

    avec 500frs je remplissait mon caddie aujourd’hui avec 100€ il est à moitié plein

    l’immobilier n’en parlons pas.

    alors effectivement le prix des nouvelles technologies ont drastiquement baissées. peut être les incorporent-ils pour calculer le taux d’inflation, ce qui expliquerait le faible niveau d’inflation, sur le papier.

    il y a eu également des augmentations des prix de l’énergie (pétrole, gaz, électricité. ..) de l’autoroute et nous avons de nouvelles dépenses notamment pour internet, mobile, tv….etc.

    par contre aucune inflation sur les salaires.
    dans les années 80 un seul parent pouvait travailler et la famille pouvait vivre correctement et acheter sa maison. dans les années qui ont suivi il a fallu que le 2ème parent travaille et dans un futur proche si ça continue il faudra bientôt 3 salaires pour vivre correctement.

    la multiplicité des facteurs fait qu’on en est là aujourd’hui. priver les gens de pouvoir d’achat (par l’inflation, les salaires, les augmentations, les taxes, les impôts. …) dans la société de consommation dans laquelle nous nous vivons me paraît des plus paradoxal.

    @modo : désolé pour la longueur du commentaire.


    • Falcao Le 09 avril 2017 à 11h31
      Afficher/Masquer

      ca s’appelle l’inflation…et ça existait avant l’euro et l’Euro n’a rien à voir avec ça. Maintenant votre comparaison de caddie est idiote puisque vous ne mentionnez pas l’année ou vous arriviez à remplir un caddie pour tant…alors qu’il y a eu 20 % d’inflation en dix ans sous le franc!


  12. Caracalla Le 06 avril 2017 à 17h39
    Afficher/Masquer

    Tout à fait : la bière à 10 francs est passée à 10 euros dans certains bars nocturnes de la capitale, je m’en souviens farpaitement même que je rentrais moins émêché du coup… Les tenanciers ne se sont pas embarrassés de calculs. Chaque franc coûtant est devenu d’autor 1 euro coûtant. Idem à la boulangerie, à la pharmacie (pour l’aspirine du lendemain), etc.


  13. Staeubli Le 06 avril 2017 à 18h08
    Afficher/Masquer

    J’aime bien cette comparaison avec le mac do. Je pense qu’on était vraiment à plus de 30 francs car en 1995 ou 96 quand juppé à monté la tva, Mac do faisait sa pub en disant que le maxi Best of restait à 30 f malgré tout.
    L’inflation a porté sur ce qui nous coûte le plus à savoir l’immobilier, l’énergie, les impôts…. Après le reste de l’inflation me paraît bien plus mesuré.
    N’oublions pas pour finir que le passage à l’euro c’était il y a déjà 15 ans.
    Enfin l’interview était très moyenne. Olivier a été invité pour parler de ce petit sujet alors les deux protagonistes n’ont pas vraiment parlé des mêmes choses. En plus je n’ai pas l’impression que Marine Le Pen parle d’une telle inflation en ces termes.
    L’interview aurait pu porter sur le thème “le prix de la baguette à t’il monté avec le passage à l’euro?”. OB aurait répondu “pas vraiment” et voilà c’était plié en 10 secondes


  14. Franck Le 06 avril 2017 à 18h12
    Afficher/Masquer

    On peut artificiellement baisser le prix du panier moyen qui sert d’index des prix. D’ailleurs les économistes et les instituts spécialisés ne se genent pas depuis 20ans.
    Par exemple le prix du pain ou le prix de la viande peut ne pas avoir beaucoup évolué simplement en modifiant son poids et sa nature. La baguette de pain des années 90 et 2017 est passée de 300 grammes à 250 grammes il me semble. On a remplacé le boeuf par du porc ou de la volaille dans le panier pour en baisser le montant…
    Depuis des années et encore aujourd’hui, tous les produits en rayon sont toujours plus léger et leur composition toujours plus frelaté pour en baisser, la qualité et augmenter le profit. Cela oblige quand on en est conscient au moment de l’achat de se rabattre sur des produits plus “haut de gamme” pour ne pas s’empoisonner ou se faire arnaquer.
    L’euro n’y est pas toujours la réponse à la perte de capacité d’achat (je déteste la formule “pouvoir d’achat” qui est un non sens), mais son introduction correspond bien à la dérive des industriels, commerçants qui ont profité du flou qu’il a provoqué sur la valeur des choses.


  15. calal Le 06 avril 2017 à 20h15
    Afficher/Masquer

    il y a une bd publiee par le pere de peter schiff, irving schiff qui explique l’economie de facon tres didactique ( et tres liberale) que je recommande. il ex^plique toute la constrcution economique a partir de 3 gars qui habite sur une ile dont la seule ressource est la peche.

    cette bd montre bien le role de l’inflation comme consequence de la fraude du papier monnaie mal utilise,donc d’une masse monetaire qui augmente bien plus vite que la production de biens reels.

    les banques nous foutent dedans…


  16. Yves Costa Le 06 avril 2017 à 22h53
    Afficher/Masquer

    Ce qui intéresse les gens c’est la panier de la ménagère, hors PC, téléphones, voitures ou télés écrans plats. En fait cette sensation d’inflation vient de l’érosion du pouvoir d’achat qui a des causes diverses. Et donc, effectivement, même s’il y a peu d’inflation, ces achats pèsent davantage dans le budget des ménages. Qui plus est les “articles” servant au calcul de l’inflation ont été modifiés en cours de route, chose que O. B. devrait savoir…


  17. Incognitototo Le 07 avril 2017 à 00h35
    Afficher/Masquer

    1/2
    @ Tous les europhobes,

    C’est quoi cette vision idyllique du “c’était mieux avant” ? Personne n’a la mémoire de ce qui se passait (à partir de 1971) quand nous avions encore à notre disposition le levier monétaire ? Tous amnésiques ou trop jeunes pour savoir ? Ou juste de mauvaise foi ?

    Rappels des faits :

    Inflation moyenne (simple) annuelle par période :
    De 1971 à 1986 (franc flottant) : 9,4 %
    De 1987 à 1999 (franc “fort”) : 2,2 %
    De 2000 à 2015 (euro) : 1,5 %

    Chômage évolution : http://france-inflation.com/graph_chomage.php

    PIB (jusqu’en 2010) : https://www.les-crises.fr/historique-pib-france/

    Dette évolution : http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php

    Taux d’intérêt à 10 ans des emprunts d’État : http://france-inflation.com/taux_10ans.php

    SMIC : en 1971 le SMIC horaire était de 3,5 F/h, actualisé en 2015 avec l’inflation cela donne 3,71 €/h. Le SMIC horaire actuel est de 9,67 €/h, soit 2,4 fois supérieur…

    Le prix de la baguette était de 0,57 F en 1970, juste avec l’inflation elle devrait coûter 0,61 €, alors qu’elle coûte 0,90 € ; soit 48 % de plus que l’inflation.
    Cependant de 1970 à 1999, l’augmentation annuelle moyenne (simple) de son prix était de 21 % par an, elle n’est que de 3 % depuis 99.


    • Incognitototo Le 07 avril 2017 à 00h38
      Afficher/Masquer

      2/2
      En tout état de cause, lier l’évolution des prix (immobilier, prix des denrées, et cetera…) au contexte monétaire, c’est accorder à ce “levier” un pouvoir que ce moyen n’a pas face à la financiarisation et à la spéculation d’où qu’elle vienne.

      Mais bien sûr, on refera beaucoup mieux avec le franc et c’était tellement mieux avant…

      Faudrait qu’un jour, et une bonne fois pour toutes, on s’explique sur ce que permettait ou permettrait le franc (sans effets pervers), qu’on ne pourrait pas faire aujourd’hui par des mesures appropriées qui s’adaptent aux contraintes. Et merci de ne pas me refourguer un article de Sapir et autres prêcheurs ou Prix Nobel, j’ai passé l’âge de croire au Père Noël sans preuves. Merci également de m’épargner vos sarcasmes et autres projections. Je veux bien discuter des faits, pas des croyances.

      En attendant, à moins, que tous les chiffres produits par l’Insee et l’OCDE soient pipeautés, il faudrait arrêter avec les fantasmes.

      Surtout, il faudrait accepter que depuis 1971, ce n’est plus nous qui faisons les règles… et qu’à moins de pouvoir et vouloir être autosuffisant et vivre en autarcie, il y a des compromis à faire et de nouvelles politiques à mettre en place. J’ai dit compromis pas renoncement…


      • Jean-Luc Le 08 avril 2017 à 04h29
        Afficher/Masquer

        Bonjour Incognitototo. 1/1

        Il semble qu’il ne soit plus temps de vous répondre sur le topic approprié, je vais tenter de le faire ici (si la modération le permet) en reprenant ce merveilleux lien que vous m’aviez adressé:

        https://www.challenges.fr/economie/pouvoir-d-achat-les-pays-d-europe-qui-s-en-sortent-le-mieux_438369

        Soit:
        1-Liechtenstein, monnaie=franc suisse
        2-Suisse, monnaie=franc suisse
        3-Luxembourg, monnaie=euro
        4-Norvège, monnaie=couronne norvégienne
        5-Islande, monnaie=couronne islandaise
        6-Danemark, monnaie=couronne danoise
        7-Autriche, monnaie=euro
        8-Suède, monnaie= couronne suédoise
        9-Allemagne, monnaie=euro
        10-Angleterre, monnaie=livre sterling

        Commentaire:
        D’après votre tableau, la plupart des pays qui semblent -à première vue seulement- bénéficier du plus de pouvoir d’achat en Europe ont justement gardé leur monnaie.
        Trois pays seulement sur dix: le Luxembourg, L’Autriche et l’Allemagne, s’en sortent admirablement bien tout en ayant adopté l’euro
        Conclusion: La monnaie Euro semble optimale pour les économies des trois pays précités, point.


        • Incognitototo Le 11 avril 2017 à 12h34
          Afficher/Masquer

          1/2
          Bonjour Jean-Luc,

          Oui, c’est totalement exact. Cependant, si vous prenez en compte en compte le contexte de ces “réussites”, elles s’expliquent à l’évidence bien autrement que par une monnaie souveraine.

          Brefs rappels :
          1 – Liechtenstein : paradis fiscal et une monnaie variant très peu autour d’un cours pivot de l’euro
          2 – Suisse : paradis fiscal et une monnaie variant très peu autour d’un cours pivot de l’euro
          4 – Norvège : pays à rente pétrolière
          5 – Islande : pays en quasi-indépendance énergétique et qui a eu le courage de nationaliser ses banques et de faire défaut
          6 – Danemark : pays avec une politique fiscale protégeant son économie, un système redistributif omniprésent et avec une monnaie variant très peu autour d’un cours pivot de l’euro (MCE II)
          7 – Autriche : oui, une annexe de l’Allemagne sans les effets de la réunification
          8 – Suède : pays à rente sur matières premières (industries minières, notamment fer et cuivre), qui a eu le courage de nationaliser ses banques temporairement et une monnaie variant très peu autour d’un cours pivot de l’euro
          9 – Allemagne : on sait déjà pourquoi…


        • Incognitototo Le 11 avril 2017 à 12h35
          Afficher/Masquer

          2/2
          10 – Angleterre : je ne vois pas en quoi, ils font mieux que nous ou d’autres… de plus sa monnaie lui a essentiellement servie à être le passager clandestin de l’euro, tandis que son ingénierie financière prédatrice lui procure des rentes de situation sur les échanges commerciaux et financiers.

          Bref, en terme de réussite, absolument rien ne peut être imputé à la soi-disant indépendance monétaire.

          Enfin, expliquez-moi au vu des chiffres précédemment produits sur la longue période où nous avions encore notre souveraineté monétaire, en quoi, nous faisions mieux qu’aujourd’hui, alors que tous nos problèmes actuels sont totalement dans la continuité de ceux qui se sont enkystés à l’époque.

          Sauf à nier les évidences, la souveraineté monétaire ne nous a donné absolument aucune arme supplémentaire pour nous en sortir, pire, c’est bien en partie à cause d’elle que nous n’avons pas pu redresser le bateau (ça se démontre, si on ne prend par exemple que les effets des dévaluations successives). Et je n’ose imaginer ce qu’il en serait aujourd’hui, alors que les conditions de financiarisation, de concurrence internationale et de spéculation se sont largement aggravées.


      • Jean-Luc Le 08 avril 2017 à 04h37
        Afficher/Masquer

        Bonjour Incognitototo 2/2

        Petit problème (qu’on me corrige si je me trompe), on se rend rapidement compte que votre tableau balance des donnés brutes, de revenus “nets d’impôts & cotisations sociales” à “dépenser ou épargner” en présupposant que les prix à la consommation sont les mêmes partout en Europe, ce qui est totalement faux.

        Voici pour le cas du Danemark (et de la suède en bonus) que vous preniez en exemple plus tôt:
        https://se.ambafrance.org/Prix-en-Suede-et-au-Danemark-plus
        Principal coupable des prix élevés au Danemark: La forte TVA (la baguette magique des amateurs de “mesures fiscales appropriées”)
        Ce qui est précisément ce que je vous avais déja fait remarquer dans le sujet précédant.


        • Incognitototo Le 11 avril 2017 à 12h38
          Afficher/Masquer

          Vous pensez vraiment qu’avec une garantie de ressource minimum de 1 390 € (en 2010) pour une personne isolée (1 847 € pour une personne ayant un enfant), un salaire moyen de 4 264 € (en 2010) ainsi que leur système redistributif et de protections sociales omniprésents, le fait de payer environ 10 % à 20 % de plus (qu’en France) pour les biens de consommation courante les rend plus pauvre que nous ou de n’importe quel autre pays d’Europe ?
          Personnellement, j’aimerais bien payer mes produits 20 % plus chers avec un salaire majoré de 50 %.

          Par ailleurs :
          – Dettes publiques : 41 % (2016)
          – Taux de chômage : autour de 5 %
          – Solde de la balance commerciale : excédentaire depuis 30 ans (rétablissement juste après l’instauration de la TVA sociale)
          – IDH : 0.923 (4e place, France 22e)
          Tout ça sans quasiment aucune ressource naturelle…

          Vos objections ne tiennent pas à l’épreuve des faits.


  18. David D Le 07 avril 2017 à 02h54
    Afficher/Masquer

    Je me rappelle parfaitement qu’avant le passage à l’euro, certains prix montaient et qu’on disait que les commerçants le faisaient parce qu’avec l’euro ils ne le pourraient plus. Lors du passage à l’euro, la montée des prix a été immédiate. Dans des bars très précis dans le centre de Toulouse, le café est passé de sept francs à deux euros de 1996 à 2002. Le prix prohibitif de 2 euros a été revu à la baisse dans le bar auquel je pense, celui remplacé par un magasin de parfums place du Capitole, mais il était d’un euro cinquante tout alentour. Deux bars ont fait de la résistance avec un prix à un euro au bord de la Garonne, voire 70 centimes.
    En 1996, un étudiant pouvait faire ses courses dans les supermarchés de centre-ville et pour une moyenne de dix francs français il pouvait se faire un plat avec une entrée ou un dessert chaque jour avec poisson, oeuf ou viande sinon des pâtes. Une entrecôte ne faisait passer le prix d’ensemble qu’à 20 francs. Allez regardez le prix de la viande aujourd’hui.


  19. SanKuKai Le 07 avril 2017 à 12h18
    Afficher/Masquer

    Je ne sais pas comment sont calculés les indices des prix mais pour tout ceux qui ont connu le Franc, on est pas complètement fous: la conversion de prix des articles du quotidien fait mal. C’est juste factuel.
    Exemple récent: E Macron a récemment declaré qu’il sait ce que c’est que de boucler une fin de mois difficile car il a vécu avec 1000 euros par mois étant adolescent. Soit 6500 Francs à l’époque!!! Ce qui a bien fait rire tout ceux qui ont plus de 25 ans.

    La meilleure demonstration emprique sur l’Euro a été faite par le Groland en 2014 (humour):
    https://www.youtube.com/watch?v=dUsHrA5-EIY


  20. Fabrice Le 07 avril 2017 à 13h46
    Afficher/Masquer

    Le gros problème à venir sera justement avec cet argent distribué soit-disant pour financer l’économie réelle n’a servi qu’à (ou presque) à provoquer des bulles immobilières, boursières, … lorsque l’une d’entre elle éclatera, l’Euro sera devenu notre dernier soucis.

    Pour l’instant nous constatons ces effets de délocalisations, de niveau de vie en inadéquation avec les revenus tirés à la baisse pour la majorité des gens (pour exploser les dividendes souvent), …

    Incognitoto aura beau faire avec ses y a ka faire plus d’Europe, il constatera qu’il devra ramer quand l’Euro explosera de lui même, les chances que nous quittions le navire avant sont quasi-nulles à mon avis et il peut continuer à dormir sur ses deux oreilles jusque là.

    Je n’arrive pas à comprendre son angoisse à vouloir convaincre un site qui malheureusement ne changera pas la situation sauf à vouloir se convaincre lui même, Incognitoto je vous invite à vous rendre sur le site qui vous confortera et vous pourrez poster vos suggestion pour ajuster à la marge les deux trois défaut mineurs http://sauvonsleurope.eu/. (le nom du site m’a toujours amené à penser pourquoi sauver l’Europe si l’Europe est un modèle sans faille et absolument viable 😉 )


  21. Jérôme Le 07 avril 2017 à 13h50
    Afficher/Masquer

    Je suis relativement d’accord avec Incognitoto.

    Faire de l’euro la seule cause de tous nos problèmes économiques est démenti par les faits et par leur analyse.

    La flambée des prix relatifs de l’immobilier par rapport au creux du milieu des années 1990 est sans rapport avec l’euro.

    Le problème de l’euro, c’est qu’il agit comme une lèpre. Il insensibilise les économies nationales aux effets de leurs déséquilibres/faiblesses. Or la douleur est un signal salutaire qui sert à prévenir et éviter des dégâts.

    L’euro ne fait qu’empêcher les Etats membres de défendre leurs intérêts économiques vitaux. La monnaie est un élément de défense d’une base productive en ce que, en changes flottants, elle s’ajuste selon la balance courante. Mais le problème fondamental c’est la concurrence à mort que se font entre eux les pays européens, comme si les échanges économiques étaient une simple compétition sportive. De plus, l’absurdité de l’euro est que les pays les moins compétitifs subventionnent les exportations du pays le plus compétitifs.


  22. Incognitototo Le 11 avril 2017 à 12h47
    Afficher/Masquer

    1/1
    Sur le débat concernant les prix de l’immobilier…

    Il y a des spécificités très françaises concernant le marché de l’immobilier qui empêchent que les prix (d’acquisition et de location) baissent (quelle que soit la monnaie, faut-il le préciser)… et pire qui font que nous étions, sommes et serons toujours à la hausse.

    Deux faits (qui se sont mis en place, concentrés et accélérés dans les années 80) concernent notamment les intermédiaires immobiliers :
    1 – Toutes leurs rémunérations sont proportionnelles aux montants qu’ils vendent, qu’ils louent ou qu’ils réparent.
    Une commission de vente, c’est 5 à 10 % du prix vendeur.
    Pour le volet « administrateur de biens », une perception de loyer donne lieu à une commission de 1 à 2,5 %, idem pour un suivi de travaux…
    Et on comprend tout de suite quel est l’intérêt des intermédiaires à toujours faire gonfler les prix ; alors que je ne vois pas pourquoi la vente d’un deux pièces devrait rapporter plus que celle d’un studio, ou en quoi le travail est différent entre percevoir un loyer de 400 € ou de 1 000 €…

    Le mécanisme d’augmentation des prix à la vente est donc très simple…


    • Incognitototo Le 11 avril 2017 à 12h48
      Afficher/Masquer

      2/2
      À chaque transaction l’intermédiaire prend 10 % qui sont payés par l’acheteur, sans oublier qu’il y a également les frais notariés de l’ordre de 7 %… En cas de revente, le vendeur voudra au minimum récupérer sa mise… Donc prix initial + 17 %, plus, bien sûr, le montant des travaux qu’il aura éventuellement faits… Au bout de 4 échanges, le prix initial a presque doublé, juste pour ne pas perdre d’argent de la part des vendeurs, qui bien évidemment ne déduisent jamais de leur prix de vente leur coût d’usage… Et comme le marché essaye toujours de s’aligner sur les prix de vente les plus hauts, on a un effet d’entraînement généralisé… Les loyers étant calculés sur le prix des biens suivent…

      2 – Recalculé proportionnellement à sa population, l’IDF compte 2,5 fois plus d’agences immobilières que Berlin (où les prix sont 2 à 4 fois moins chers qu’à Paris) !
      On comprend bien que pour survivre, puisque le gâteau n’augmente pas suffisamment de taille, il faut faire augmenter son prix, par tous moyens.

      Aussi, le système d’intermédiaires immobiliers est un grand facteur de spéculation et de hausses sans fin.

      Je suis curieux de connaître comment notre jurisprudence constante, “nul ne peut s’enrichir sans cause”, devenue une loi le 1er octobre 2016 va s’appliquer à nos intermédiaires immobiliers.


Charte de modérations des commentaires