Source : René Naba, 31-12-2016

baas

Curieux cheminement que celui des baasistes irakiens qui passeront sans coup férir, de parangon de la laïcité à l’une des composantes majeures de l’Etat Islamique, en fait son ossature militaire. Plutôt que d’opposer un front idéologique commun avec leurs frères baasistes syriens, ils ont rallié leur ancien bourreau saoudien, la caution arabe et musulmane de l’invasion américaine de l’Irak, abandonnant à son sort le pouvoir syrien, qui fut leur plus ferme soutien dans la guérilla antiaméricaine en Irak, s’attirant à ce titre les foudres de Washington par la «Syrian Accountability Act», en 2002.

Fruit de la copulation ancillaire entre Al Qaida et d’anciens dirigeants baasistes happés par la tentation d’un alignement sectaire, le commandement de l’ISIS, dont l’acronyme en arabe est Da’ech, est exclusivement irakien.

Autour du noyau central se sont greffés des membres des tribus sunnites d‘Irak lésés par la disparition de Saddam Hussein, de concert avec des Frères Musulmans irakiens, des Nachkabandistes, une secte minoritaire du sunnisme dont se réclame Izzat Ibrahim Ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête de la guérilla anti américaine en Irakien.
Une structure hétéroclite, scellée par une alliance contre nature entre ce même Izzat Ad Doury, surnommé «le rouquin» pour sa pigmentation, et son ancien bourreau, le Prince saoudien Bandar Ben Sultan, un des artisans de la destruction de l’Irak et des assises du pouvoir baasiste sunnite dans ce pays. Une allaince scellée, paradoxalement, en vue de restaurer le primat sunnite à Bagdad, dans l’ancienne capitale abbasside.

Une démarche qui révèle la fragilité des convictions idéologiques des dirigeants arabes. Une insulte à la mémoire des nombreux morts d’Irak et du Monde arabe. Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets libyens, a opéré la même mutation au service du Prince saoudien pour la zone Maghreb-Sahel.

La proclamation du califat et ses conséquences stratégiques.

La proclamation du califat sur l’ancien territoire des deux premiers empires arabes (Omeyyade-Syrie et Abbasside-Irak), dimanche 29 juin 2014, premier jour du mois sacré du Ramadan, au-delà de sa portée symbolique dans l’ordre religieux et politico-historique, a bouleversé radicalement les données de l’échiquier régional sans qu’il ait été possible de savoir, trois ans après son lancement, si la proclamation de ce 5eme califat représentait l’aube d’une nouvelle renaissance pan islamique, une nostalgie d’une grandeur révolue ou plus simplement une pathologie passéiste ?

Quoiqu’il en soit, l’instauration de ce 5eme califat de l’histoire musulmane, dans la foulée de l’irruption des djihadistes sunnites sur la scène irakienne et syrienne a, en tout état de cause, accéléré la désagrégation de la zone dessinée par l’accord Sykes-Picot.

Ce bouleversement symbolique dans la hiérarchie sunnite sur fond d’exacerbation du caractère sectaire de la rivalité sunnite-chiite a modifié sensiblement les termes du conflit en ce que la surenchère intégriste des islamistes sunnites a opéré un retournement de situation en plaçant en porte à faux leurs bailleurs de fonds, principalement l’Arabie saoudite, victime collatérale de ce débordement rigoriste. «Un Emirat Islamique du Nadjd», la province d’origine de la dynastie wahhabite, a été instauré le 29 mai 2015 dans la foulée du 2eme attentat contre une mosquée chiite en Arabie, dans la continuité de l’«Emirat Sunnite du Koweït» proclamé a la première année du Califat.

Par ses répercussions sur le Liban et la Jordanie, la Tunisie et le Koweït, quatre pays alliés du camp atlantiste, ainsi qu’en Libye, sur le flanc méridional de l’Europe, l’alliance si bénéfique à ce jour s’est révélée encombrante pour les pays occidentaux et difficile la poursuite de la coopération islamo-atlantiste en ce que la rengaine chère au duo socialiste Hollande Fabius -«La faute à Bachar»- ne saurait indéfiniment constituer une excuse absolutoire aux turpitudes des pays occidentaux et des pétromonarchies dont la plus grande réside précisément dans cette alliance contre nature entre deux blocs antinomiques.

De par sa configuration géo stratégique, l’Irak, désormais à l’épicentre du conflit, est propulsé ainsi, involontairement et paradoxalement, en sentinelle des pétromonarchies. Limitrophe de la Turquie et de l’Iran, les deux puissances musulmanes non arabes, le premier sunnite, le second chiite, il borde en outre la Syrie et la Jordanie, ainsi que le Koweït et surtout l’Arabie saoudite, qui pâtit déjà au niveau de l’opinion internationale de son parrainage de Da’ech, d’une manière générale de l’’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins politiques et de ses retombées djihadistes en Europe, comme ce fut le cas avec les dérapages terroristes de Mohamad Merah, de Hédi Nammouche, du carnage de Charlie Hebdo, des attentats de Paris Bataclan 13 novembre 2015 et des attentats de Buxelles, Mars 2016.

Les barbares aux portes des vieilles civilisations

L’Etat Islamique relève d’un commandement irakien qui a fait ses preuves en Irak contre les Américains, alors que Jabhat al-Nosra est une structure panislamique sous la houlette d’Al Qaida, sunnite, particulièrement active en Syrie.

Trois des grandes capitales de la conquête arabe des premiers temps de l’Islam échappent au contrôle des sunnites: Jérusalem, sous occupation israélienne, Damas, sous contrôle alaouite et Bagdad, sous contrôle kurdo-chiite.

A la sixième année de la guerre de la coalition islamo-atlantiste contre la Syrie, il paraît désormais urgent pour les wahhabites, de crainte d’être démasqués, de laver cette souillure infligée par leur politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, le principal protecteur d’Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe.

Les barbares sont aux portes des pays de vieilles civilisations, aux portes de Bagdad et d’Alep, un moment en plein centre de la cité antique de Palmyre (Tadmor), qu’ils ont saccagés. Les supplétifs pétromonachiques arabes, par leur veulerie, et les pays occidentaux, par leur morgue, en assument d’ores et dejà les conséquences de leurs incohérences.

Favoriser inconditionnellement l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins stratégiques, afin de provoquer l’implosion de l’Union soviétique, (Guerre d’Afghanistan décennie 1980) et de détourner le combat arabe de la Palestine vers l’Asie; cautionner par ailleurs la forme la plus rétrograde et la plus répressive de l’islam, le wahhabisme, soutenir, de surcroît, inconditionnellement le délire djihadiste, au-delà de toute mesure, sans la moindre retenue, pour assurer la pérennité des roitelets du Golfe sur les débris du Monde arabe.

Faire, enfin, de l’Arabie saoudite, ce royaume des ténèbres, l’allié privilégié de la grande démocratie américaine, et de la France, la Patrie des Droits de l’Homme; Instrumentaliser dans le même élan des binationaux pour une fonction supplétive à une politique de prédation économique du monde arabe, aboutit à de telles monstruosités. Elles signent dans le même temps la pathologie atlantiste en même temps que pétro-monarchique.

La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille.

Un défouloir absolu du djihadisme erratique que les pétromonarchies préfèrent sacrifier sur le théâtre des opérations extérieures plutôt que de le réprimer sur le sol national, avec son cortège de représailles. Un dérivatif au combat pour la libération de la Palestine, la «grande oubliée du printemps arabe».

A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation sud nord d’une «révolution» en ce que ses meneurs auront été des arabes, porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.

Le surge de l’ISIS est apparu dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité. Et pour les Occidentaux, un défi de civilisation lourd de périls.
Au-delà des Océans, pendant ce temps-là, dans la profonde Amérique, un artiste aux moeurs aussi rugueuses qu’un Texan de Dallas s’initie aux joies de l’aquarelle et de la peinture.

Au vu de cette hécatombe, beaucoup, en leur for intérieur, marmonnent que ce «born again» aurait mieux fait de ne pas renaître à la vie. Pour la survie de l’humanité.

Pour aller plus loin

Le Parti Baas : http://www.madaniya.info/2014/09/26/le-parti-baas-monstres-sacres-sacres-monstres/

Source : René Naba, 31-12-2016

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35 réponses à Le curieux cheminement du Parti Baas irakien : Du parangon de la laïcité à l’ossature militaire de Da’ech, par René Naba

Commentaires recommandés

jacques heurtault Le 09 janvier 2017 à 12h08

Et Laon est la capitale du royaume Franc … Au nom de cette théorie parfaitement imbécile, il faudrait expulser toutes les personnes qui sont venues coloniser le Mexique, les Etats Unis, le Pérou, la Gaule et que sais-je encore! Stop! Ce blog est sérieux … L’expression y est libre mais le délire idéologique ne peut y avoir cours sauf à prendre le risque de s’attirer les répliques appropriées.

  1. apero Le 09 janvier 2017 à 03h40
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    Cet épisode avec al-douri est connu depuis 2 ans et demi déjà, tahhan en parlait longuement à l’époque : http://www.dailymotion.com/video/x1zya43_la-revanche-posthume-de-saddam-le-sunnite_news . L’émergence de daech n’est pas seulement le résultat ex nihilo de jeux de puissances entre pays de la région , c’est aussi une force née des rivalités ethniques et religieuses irakiennes qui sont très anciennes. La gestion catastrophique de bremmer (qui a dissout l’armée irakienne en 2003 après la conquête, et a jeté à la rue tous les officiers et militaires) et de maliki (qui a mené une politique sectaire contre les sunnites) n’ont évidemment rien arrangé.


    • caliban Le 09 janvier 2017 à 03h57
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      @apero

      A part quelques illuminés qui voient dans l’Islam la cause à tous leurs maux et sa dénonciation un baume à toutes leurs aigreurs xénophobes, personne n’a jamais prétendu que la naissance de Daesh avait un cause unique.

      Par contre, son extension et la durée du conflit qu’il exporte en Syrie me semblent bel et bien provenir de causes économiques et stratégiques hexogènes, où les rivalités internes à l’Irak ont peu de rapports. On trouve en effet impliqués dans ce conflit tous les pays limitrophes, certains pays de l’Otan, la Russie et quantité de mercenaires étrangers.


      • apero Le 09 janvier 2017 à 23h08
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        @caliban
        Ce qui est pénible c’est tous ces gens qui voient des causes uniques partout, alors qu’il s’agit d’une multiplicité de causes.

        Mélenchon est plutôt sensé sur la question syrienne, mais lorsqu’il prétend que la religion n’a rien à voir avec la guerre (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-04-janvier-2017 ) et que tout est une histoire de tuyaux, c’est tout aussi absurde. De son point de vue, étant donné que la religion n’existe pas, c’est sûr que ça n’a aucun rôle à jouer. Chez daech il n’y a pourtant pas un seul chiite, ce qui prouve bien que ces gens accordent de l’importance à la religion, contrairement à lui.
        Balayer d’un revers de main l’aspect ethnique et religieux, voire clanique ou tribal pour l’irak ( http://www.danielmartin.eu/Religion/Identification.htm ) c’est se préparer à des erreurs de diagnostic tragiques (du genre vietnam pour les américains, qui avaient ignoré tous les avertissements et sous-estimé l’adversaire par ignorance).


        • reneegate Le 10 janvier 2017 à 10h43
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          Cependant si nos politiques avaient adoptés les analyses de JLM nous n’en serions pas là. De plus ne soyez pas mono(lytique) vous aussi, l’intervention de Melenchon est à relativiser dans le contexte, s’il insiste uniquement sur le coté manipulation occidental c’est pour mieux dénoncer et non pas pour en faire une synthèse exhaustive. Je dis cela pour relativiser votre remarque tout en supposant que votre intention n’était pas de stigmatiser, mais l’exemple est donc assez mal choisi et surtout très injuste.


      • caliban Le 10 janvier 2017 à 00h19
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        @apero

        Je ne pense pas que M. Mélenchon (ou un quelconque autre homme politique) soit incapable d’analyser les origines du phénomène. Nous, pauvres quidams, sommes bien capables de comprendre sans avoir tout l’arsenal de conseillers des officiels.

        Si M. Mélenchon insiste sur les aspects économiques et les enjeux des puissances politiques ce n’est pas parce qu’il en sait moins que nous sur le sujet, c’est parce qu’il tient un discours politique. Destiné donc à fédérer les opinions, récolter les suffrages de ses concitoyens.

        En l’occurrence je crois :
        • qu’il fait bien d’insister sur la géopolitique car c’est ce qui entretient la guerre en Syrie (à défaut de l’avoir déclenché … ce que l’Histoire dira)
        • qu’il exprime la pensée de beaucoup de français qui sont totalement étranger au sentiment religieux en général et dont pourtant on ne cesse de leur parler


        • Silk Le 10 janvier 2017 à 23h45
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          Vous supposez …
          Mélenchon et d’autres spécialisés dans les affaires étrangères ont sûrement lu Frederic Pichon, Richard Labeviere ou encore l’éminent spécialiste Fabrice Balanche qui écrit depuis plus de 15 sur la Syrie.
          Il voulait surtout appuyer sur l’origine de la guerre.
          De plus, Balanche par exemple parle plutôt de revanche des sunnites sur les alaouites (suite à la prise de pouvoir par le parti baath) après avoir longuement expliqué les raisons sociales (de manière claire et argumentée comme le chercheur qu’il est.
          La religion ne serait finalement que fédérateur des populations sunnites qui partagent aussi la même religion dans l’ensemble.


    • Rene Naba Le 09 janvier 2017 à 07h31
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      Pour compléter votre information et rendre justice à l’auteur de cette analyse, le sujet avait été traité dès le premier jour du surgissement de Daech par l’auteur de ce texte sous le lien suivant: http://www.renenaba.com/irak-le-surge-de-dahech-isis-et-sa-signification/

      Les rivalités ethniques ont été attisées par le jeu des puissances en application de la théorie de la dissension sociale plus connue sous le vocable “Théorie du combat des Chiens”, mise en oeuvre d’abord au Liban durant la guerre civile (1975-1990), puis au Soudan, enfin en Irak et au Yemen. Le chef d’orchestre de cette politique n’est autre que Peter Galbraith, haut fonctionnaire de la CIA, interface de l’ancien premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto en Asie, et fils de James kenneth Galbrait, l’économiste de réputation mondiale.


      • moshedayan Le 09 janvier 2017 à 09h45
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        Merci pour cette information Rene Naba
        je retiens du texte ce passage “|…] la guerre de Syrie {…] aura été la première opération de délocalisation sud nord […] ses meneurs auront été des arabes, porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.”
        J’ajouterais à la liste des meneurs, les complices financiers et logistiques (argent, armes, aides “humanitaires” et médiatiques…) Etats-Unis, France, Qatar…. Et j’espère que le Parlement français osera demander des comptes au Président M. Hollande et à toute son équipe.

        Merci à Daniel pour ce rappel sur l’Afghanistan (toujours pas digéré chez moi – surtout quand je vois des journalistes ou “spécialistes” se gargariser de leurs actions héroÏques et “humanitaires” contre l’invasion soviétique (on voit où on en est !)


  2. Daniel Le 09 janvier 2017 à 07h38
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    Les guerres du Levant trouvent leur embryon dans le scénario de 1980 d ‘Afghanistan. A l ‘époque les européens ont été floués par la propagande US prélude de “l axe du mal” voyant une aubaine pour ces derniers de terrasser enfin l URSS ennemi obsessionnel. Ce scénario de la guerre “supplétive” téléportée via des moudjahidines fanatiques.
    A l époque il fallait se méfier de voir un BHL attiser la guerre civile envers les pays jugés ennemis d’Israël. Ce fut une faute historique des soviets que de se mêler de pays ayant une culture religieuse porteuse de germes toxiques, digne de nos guerres de religions chrétiennes. Les américains ont depuis exalté ce scénario des “dictateurs” grâce à l immaturité des peuples de pays lointains dont la lecture existentielle qui fédère est l’Islam galvanisé par les luttes religieuses qui se détestent. Les renversements fomentés en Irak, Tunisie, Libye (avec contingents) puis Syrie en sont la suite logique.
    On pourra reprocher beaucoup de choses à Obama mais j y vois qu il avait tout compris et qu’il n a pas voulu -avec les anglais- réitérer une intervention directe en 2013.


    • Fidelio Le 09 janvier 2017 à 19h13
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      Pour trouver l’origine de ces guerres, je vous suggère plutôt de rechercher d’où proviennent les armements, équipements et dollars des “jihadistes”. Et d’examiner un peu l’histoire contemporaine, notamment la guerre d’Afghanistan, au cours de laquelle fut créer la première internationale jihadiste pilotée par la CIA via ses supplétifs. Et vous comprendrez pourquoi cette fameuse “coalition internationale contre” DAESH (à chaque fois que j’écris ce truc j’ai l’impression d’entretenir cette blague…) n’a jamais fait montre d’une réelle motivation sur le terrain. Tout cela n’est que posture, tout comme l’origine “sunnite c/ chiite” du conflit. Si on voulait vraiment se débarrasser de ces mercenaires, l’éradication ne prendrait que 10 jours. Pas plus.


    • Lysbeth Levy Le 09 janvier 2017 à 21h21
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      ah non revoilà notre J et ces phantasmes de guerre tribale des arabes, contre les arabes pour les arabes contre les bons Croisés européens. Et stopper la pub vers votre blog ..Traiter de “maladresses” les ingérences occidentales, agressions impérialistes (et les 7 millions de morts depuis 2001) que vous taisez existent bel et bien mon ami..
      Votre Martine Gozlan est une islamophobe qui pige à dreuzz.info épargnez nous ce racisme .http://www.acrimed.org/Marianne-a-peur-de-l-islam.
      Merci…


  3. calal Le 09 janvier 2017 à 09h19
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    il semble que notre dependance au petrole va prendre un coup: google devrait mettre sur les routes en janvier 2017 des voitures sans conducteurs dans deux villes aux etats unis.D’apres certains qui voient la voiture comme un capital sous utilise qui passe 95% de son temps immobile dans un parking,cela va revolutionner l’economie.

    Le nombre de vehicule a essence divise par 5,cela veut dire 5 fois moins de dependance au petrole importe,donc 5 fois plus de raison de laisser les pays arabes tranquilles.s’ils veulent s’entretuer pour une terre de sable et de caillou,nous cela ne nous regardera plus.ou moins…


    • Alfred Le 09 janvier 2017 à 12h30
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      Les véhicules avec ou sans chauffeur ne consommant plus de pétrole une fois dans leur garage, il est très peu probable que la réduction par cinq du nombre de véhicules diminue dans une même proportion la consommation (à la consommation de fabrication-recyclage près).
      Autrement dit vous confondez il me semble nombre de véhicules et nombre de trajets.
      La seule manière de réduire la consommation dans ces proportions est de passer massivement par les transports en communs, ce que ni la géographie et l’urbanisme américain ni Google (grande entreprise humaniste sainte adepte de la notion de bien public) ne laissent présager à moyen terme.
      AMHA.
      (et la seule chose qui “révolutionerait l’économie” c’est que les mafieux soient pendus haut et court et les paradis fiscaux réduits en cendres (maryland, luxembourg). Mais on s’égare.


  4. Babar Le 09 janvier 2017 à 09h57
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    Quelqu’un pourrait il m’éclairer sur les deux dernières phrases du texte (“Au delà des océans… renaître à la vie”) qui semblent tomber du ciel. A quoi l’auteur fait il allusion et quel est le rapport avec ce qui précède?
    Merci d’avance


    • caliban Le 09 janvier 2017 à 11h29
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      “Au-delà des Océans, pendant ce temps-là, dans la profonde Amérique, un artiste aux moeurs aussi rugueuses qu’un Texan de Dallas s’initie aux joies de l’aquarelle et de la peinture.”
      > il s’agit de G.W Bush, qui effectivement s’essaie à la peinture
      > en couleur, comme quoi on a été mauvaise langue de prétendre qu’il voyait le monde en noir et blanc

      Au vu de cette hécatombe, beaucoup, en leur for intérieur, marmonnent que ce «born again» aurait mieux fait de ne pas renaître à la vie. Pour la survie de l’humanité.
      > il s’agit toujours de G.W Bush, ancien alcoolique repenti grâce à la foi (aussi appelés “born again” par certains culs-bénis Yankee)
      > c’est une version édulcorée de “il ne mériterait pas d’être sur Terre”


    • Rene Naba Le 10 janvier 2017 à 03h54
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      limpide. Au delà des océans….. concerne George Bush jr ordonnateur du chaos destructeur en Irak, qui s’est converti à la peinture, alors qu’il est tout de même un tantinet responsable de la naissance de Daech, ne serait ce que par la jonction faite au camp de prisonniers de Bucca entre lles anciens dirigeants baasistes et les disciples d’Abou Moussa’ab al Zarkaoui où leur stratégie a été élaborée pendant leur quatre ans de captivité commune.


  5. Beaudoin Le 09 janvier 2017 à 11h17
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    Jérusalem n’est pas “sous occupation israëlienne” . Depuis le roi David , Jerusalem est la capitale du royaume hébreu , et après le règne de Salomon , la capitale de la Judée . Le fait que la Judée et la Samarie aient été sous domination grecque , puis romaine , puis byzantine , et enfin , hélas , arabe puis ottomane , ne change rien à l’affaire . Jérusalem est la capitale d’Israël , comme en témoignent les vestiges du Temple , lequel Israël va jusqu’au Jourdain , conformément au premier plan de partage de la “Palestine” (nom romain) , pondu par la Société des nations .


    • jacques heurtault Le 09 janvier 2017 à 12h08
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      Et Laon est la capitale du royaume Franc … Au nom de cette théorie parfaitement imbécile, il faudrait expulser toutes les personnes qui sont venues coloniser le Mexique, les Etats Unis, le Pérou, la Gaule et que sais-je encore! Stop! Ce blog est sérieux … L’expression y est libre mais le délire idéologique ne peut y avoir cours sauf à prendre le risque de s’attirer les répliques appropriées.


      • BEOTIEN Le 09 janvier 2017 à 23h35
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        Ouaip. D’autant plus… étonnant que ce mixte de phrases rédigées dans un français approximatifs parsemées d’invectives qui tourne très approximativement autour du sujet annoncé par le titre serait le fait d’un écrivain et journaliste agueri, spécialiste de la zone au sein de France Presse. ?????


    • Alfred Le 09 janvier 2017 à 12h32
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      Et Constantinople (pardon istambul) le siège du monde grec orthodoxe? Vous voulez mettre les turcs dehors? Les renvoyer dans les steppes?


    • Subotai Le 09 janvier 2017 à 18h52
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      Monsieur,
      j’ai le regret de vous faire savoir que vos “titres de propriété” datant de 3000 ans ne sont pas reconnus par les instances juridiques actuelles et ne sauraient donc être utilisés pour faire valoir les Droits dont vous vous réclamez.
      La jurisprudence de 1948 par contre est parfaitement valide et je vous invite à vous y conformer pleinement.
      🙂


    • Silk Le 10 janvier 2017 à 23h52
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      “comment la terre d’israël fut inventée”
      Au lieu de pratiquer le psittacisme, quelques recherches concrètes et pas des une affirmation basée sur une conception religieuse il a 3000 ans c’était le cas, dans c’est immuable : cette argument est celui d’un croyant.


  6. christian gedeon Le 09 janvier 2017 à 11h41
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    René Naba est un fin connaisseur de la région,et ses analyses souvent pertinentes.Toutefois,je lui reproche(gentiment) d’être dans ce que j’appelle “la responsabilité externe permanente”. Les saoudiens,les US,Sykes Picot,les Israéliens…etc. Évidemment, je caricature un peu,mais bon,l’esprit est là. En gros,la responsabilité des peuples de la région dans leurs propres malheurs est au mieux minimisée,au pire écartée. Et à cela,je ne peux souscrire. En aucune manière.Ou alors,c’est admettre que ces peuples restent des mineurs politiques,incapables d’assumer leur indépendance.Quant à la théorie des “chiens ” (guerre civile entre libanais,tu parles Charles!) c’est juste une foutaise. Je rappelle quand même à M. Naba,que jusqu’à nouvel ordre,les palestiniens ne sont pas des libanais,et ne sont donc pas acteurs d’une guerre civile,mais d’une guerre d’agression! Et que le Liban a vu déferler sur son sol cette époque,syriens,irakiens,lybiens et j’en passe de toutes les couleurs…


    • Manant2 Le 09 janvier 2017 à 20h09
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      Ce que René Nabaa déplore, c’est l’ingérence continuelle des Occidentaux dans les affaires du Proche-Orient, qui, en exacerbant les divisions entretiennent des blessures et retardent leur guérison, exacerbent les contradictions (entre modernistes et conservateurs) retardant leur dépassement, et, surtout, plantent un couteaux (Israel) dans le corps arabe pour l’empêcher de se réunir, de façon moderne, sous forme fédérale ou unioniste, ou autre, pour capitaliser sa position stratégique et ses ressources. En outre, René Nabaa, a toujours été de gauche dans la mesure où il ne perd pas de vue l’existence de dominants et de dominés, sans pour autant avancer que tout dominé est victime. Cela est une autre affaire.


    • Lysbeth Levy Le 10 janvier 2017 à 11h58
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      Voyons Christian pourquoi dire que la théorie des combats de chiens est une foutaise ? Mais c’est typiquement américain ou anglo-saxon d’avoir étudier, mis au point la managment de la haine entre communautés qui vivaient jusque là en paix. Les Usa ont une longue traditions de guerres, méthodes de créer les dissensions à l’intérieur d’un pays pour le faire “éclater” les écoles du guerres Us ou anglaises l’enseignent : https://books.google.fr/books?id=hIJDxmNVcGcC&pg=PA468&lpg=PA468&dq=theory+of+dog+fight+management+war&source=bl&ots=2_3EgC-6M-&sig=n3mcpYHFqYWTauGttyBoz7DjpJ4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjo6NGZs7fRAhUInBoKHTRHASMQ6AEILTAC#v=onepage&q=mercenaries%20in%20bosnia%2C%20Liibanon%20and%20Elsewhere&f=false
      Il faut rendre compte de “ces faits” et René Naba quoique l’on pense de lui dit la stricte et “triste” vérité ici .Liban, pays arabes etc…L’Ukraine tout récemment mais avant la Yougoslavie laboratoire de toutes les méthodes utilisées pour abattre une nation souveraine.


      • christian gedeon Le 13 janvier 2017 à 11h49
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        Oups ,désolé,je vous réponds tardivement…premier point qui va peut-être vous déplaire…non,ces communautés ,comme vous dites,ne vivaient pas vraiment en paix…les oppositions étaient latentes,et réelles.Au Liban,par exemple,les sunnites ancienne école ne se sont jamais fait à un Liban indépendant…ils auraient préféré un rattachement à la Syrie….à l’époque où la Syrie était dominée par les dictatures…sunnites,comme par hasard… avant Assad.Ensuite, et pour ce qui concerne le Liban,je répète et je redis que la guerre “civile” a été initiée par les Palestiniens,et ce dès 1969….après leur expulsion de Jordanie(la branche militaire) à la suite de Septembre Noir,tentative hallucinante d’assassiner le roi Hussein et de prendre le pouvoir en…Jordanie. Et donc les chiens,s’ils existent,sont pour le MO,des chiens “extérieurs”…il faudrait longtemps pour expliquer tout çà!
        Mais dites vous bien que si les chrétiens,contre toute attente,ne s’étaient pas battus becs et ongles,il y a bien longtemps que le Liban aurait cessé d’exister…


    • Rene Naba Le 14 janvier 2017 à 18h35
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      Contrairement aux assertions de Christian Gédeon, je n’élude jamais la responsabilité des Arabes dans leur malheur.Y compris dans ce texte …..”A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation sud nord d’une «révolution» en ce que ses MENEURS AURONT ETE DES ARABES , PORTEURS DE NATIONALITE OCCIDENTALE SALARIES DE l’ ANCIENNE PUISSANCE COLONIALE. Des supplétifs, cupides, ivres de notoriété et de vanité.
      Le surge de l’ISIS est apparu dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité. Et pour les Occidentaux, un défi de civilisation lourd de périls. Sans rancune.


  7. Julie Le 09 janvier 2017 à 12h06
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    à comparer avec ce que Sophie Bessis appelle la réislamisation par le haut, ou comment les élites ont fait perdurer un discours très islamo-conservateur (pour s’assurer les subsides du Golfe, certainement) destinés à prétendre être les garants du vrai Islam contre celui des djihadistes des régions défavorisées… et les dégats consécutifs
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-idees-de-la-matinale/y-t-il-toujours-une-exception-tunisienne


  8. bob Le 09 janvier 2017 à 14h49
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    Bonjour j’apprécie les analyses de rené Naba, Bon connaisseur du Moyen orient, que je lis sur son site ou conférence.
    pour simplifier , Irak, Syrie, ….le moyen orient est le terrain d’affrontement de multiples puissances: la Russie, les USA, l’Europe, puis L’Arabie saoudites, le Quatar, Emirats, Iran, Turquie, par armée et mercenaires interposées(avec des opérations troubles, qui se cache derriére les combattants divers, djihadites, rebelles dit modérés, services secrets…?; manipulés, idiots utiles?)) qui se réclament de différentes idéologies, religions….et qui s’étends a d’autres régions du monde. Bien sur tout se mèle et s’entrelace, géopolitique, géostratégie, pétrole, gaz….
    se combat acharnée commence depuis la fin de l’URSS en afganistan, et s’étends partout, dorénavant


  9. cording Le 09 janvier 2017 à 16h31
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    Pas de surprise à cela à mon sens : la destruction du régime progressiste laïc de Saddam Hussein en 2003 par l’agression étatsunienne a fait réapparaitre au grand jour les solidarités ethno-religieuses d’un pays fragile parce que de construction récente un siècle après la chute de l’Empire ottoman dont l’Irak actuel était l’une des composantes. Les sunnites minoritaires préfèrent l’EI à un pays dominé par les chiites majoritaires notamment au centre et sud du pays. C’est bien pourquoi la reconquête de Mossoul par la coalition piétine.


    • christian gedeon Le 09 janvier 2017 à 17h43
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      Saddam Hussein avait pavé le terrain à l’EI à venir en réintroduisant sur le drapeau national la ilah illa l’lah,après la première guerre du golfe.La guerre contre l’Iran avait été menée au nom de la “laïcité”…celle contre le Koweit au nom de Allbright,en quelque sorte,qui avait bien brouillé l’entendement de Saddam Hussein…il ne lui restait plus beaucoup d’alternatives,de toute façon. mais je me souviens bien de Bagdad en 1983…c’était chouette,vraiment.Les “occidentaux ” sont décidément des crétins.


  10. patatufle09 Le 09 janvier 2017 à 19h53
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    l’analyse est complexe. Un apport d’informations relatives à cet imbroglio géopolitique sous couvert de guerre d’influence religieuse. Je n’y vois moi avec mon oeil d’ethno centriste peu avisé la main-mise de ressources pétrolifères et gazières par nos sociétés bienveillantes. Qui, à part nous pourrait gérer cette manne. Veillons donc à ce que les frontières fragiles que nous avons imposé ces deux derniers siècles puissent se déliter encore quelques décennies jusqu’à ce que le siphonnage tarisse un sol dèjà bien pauvre en eau, élément qui finira par détrôner l’or noir quand celui-ci aura trouvé substitut. A part ça, j’ai bien aimé le coté frustration djihadiste en exportant le conflit israelo-palestinien. Rappelons juste que ces groupuscules armés n’ont pas les moyens militaires d’assoir une quelconque autorité permanente ou de délivrer le petit poucet du moyen orient…A peine une guérilla avec “excès de fièvre temporaires” entretenue minutieusement par l’empire…


  11. BEOTIEN Le 09 janvier 2017 à 23h51
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    Sûr qu’une fois la petra olea épongée y aura plus grand monde de chez nous pour contester le moindre bout de sable sur lequel on laissera les autochtones en manifestant le plus grand respect pour la liturgie à laquelle ils auront à recourir pour implorer Dieu de faire reverdir le désert.

    Car… les choses sont fort simples pour qui se souvient que les nations n’ont que des intérêts.


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