14-03-2017
 

Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économique et essayiste. Il est notamment l’auteur de Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l’économie-monde ? (Le Débat, Gallimard, 2014) et de Alstom, scandale d’Etat – dernière liquidation de l’industrie française (Fayard, en septembre 2015). ll est membre du Comité Orwell présidé par Natacha Polony.

Dans une vidéo parue sur Xerfi canal, vous expliquez que nous sommes en train de changer de cycle et que le néolibéralisme a atteint ses limites. Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Est-ce l’élection de Trump aux États-Unis ? Le Brexit en Europe ?

Oui. Le néolibéralisme est entré dans un processus de reflux, après son apogée que je situe en 2007-2008, avec la grande crise : crise des subprimes aux États-Unis, puis crise des « dettes souveraines » et de l’euro, par ricochet, en Europe.

Ce cycle néolibéral avait commencé le 15 août 1971, avec l’abandon de la convertibilité du dollar en or, autrement dit avec la fin du système de Bretton Woods. Une fin décidée unilatéralement par Nixon alors que les Américains avaient besoin de créer beaucoup de monnaie pour financer tout à la fois la guerre du Vietnam et la guerre des étoiles. En 1971, on bascule donc dans un système de changes flexibles. Dans le même temps, l’école de Chicago [une école de pensée néolibérale dont la figure emblématique est Milton Friedman] entreprend un travail théorique visant à bâtir un corps de doctrine en rupture avec le keynésianisme. Cette école théorise le « trop d’État, trop de syndicats, trop de conglomérats et de monopoles ». Elle plaide pour la dérégulation et la casse du système pour le rendre plus dynamique.

Puis Reagan arrive au pouvoir aux États-Unis (Thatcher l’a précédé en Grande-Bretagne, de la même façon que le Brexit a précédé Trump de quelques mois) pour appliquer ce programme. Il est d’ailleurs amusant de rappeler qu’il se fait élire sur le slogan « Make America great again ». Car à la fin des années 70, l’Amérique est en proie au doute. On se situe juste après le Watergate, l’impeachment de Nixon, la défaite au Vietnam, la prise d’otage à l’ambassade d’Iran. Par ailleurs, c’est l’époque où se posent les premiers problèmes de désindustrialisation. Les États-Unis se heurtent à l’ambition japonaise, tout comme ils se heurtent aujourd’hui à l’offensive chinoise. Pendant la première moitié de la décennie 80, ils organisent donc la contre-offensive. L’affaire se solde par les accords monétaires du Plaza de septembre 1985. Le Japon est mis à genoux et obligé de réévaluer sa monnaie de 100 % en un an. Au passage, l’Allemagne doit réévaluer elle aussi.

Vous voulez dire en somme que le début de la présidence Reagan correspondait à l’entrée dans un cycle, comme celui dans la présidence Trump signale qu’on est en train d’en sortir ?

Oui. Avec des différences mais avec des similitudes également. A l’époque – c’est une différence -Reagan commence par casser les monopoles : dans les télécoms, dans le transport aérien, etc. Puis il dérégule, libéralise progressivement les mouvements de capitaux. Enfin, il se tourne vers les Européens et leur demande de procéder de même, au nom de la réciprocité. Mais par ailleurs – ça, ce sont plutôt des similitudes – Reagan donne un coup de pouce fiscal aux entreprises d’une part, et entreprend de gros travaux d’infrastructure d’autre part. Sur ce, au début des années 90, le communisme s’effondre.

C’est une nouvelle étape du cycle…

Tout à fait. Une étape décisive. On considère que le système américain a gagné, puisqu’il est le seul à subsister. Il a gagné parce qu’il a produit plus de richesses en Occident et les a mieux redistribuées que le communisme. Puisqu’il a gagné on va donc appliquer ses règles – libre échange, privatisations, dérégulation, démocratie à l’occidentale –  aux quatre coins du monde. Et l’on se met à théoriser la globalisation.

Politiquement, les États-Unis entrent dans l’ère Clinton. C’est un tournant. Alors que les Républicains étaient l’un sans être l’autre, pour la première fois arrivent aux commandes, avec les Démocrates, des gens qui sont à la fois très néolibéraux en économie et très « diversitaires » sur le plan culturel. Dès lors, on voit monter en puissance la glorification des minorités et la sacralisation des différences.

Au non d’une certaine idée de « l’ouverture » ?

Et au nom de l’idée que puisqu’on a gagné, c’est qu’on a le meilleur modèle. Qu’il n’y a pas de prospérité possible sans l’application de ce modèle. C’est ce que les Américains vont tenter d’expliquer aux Chinois et aux Russes.

Concernant les Russes, on envisage avant tout d’en faire des fournisseurs de matières premières. Mais d’abord on les punit en démantelant l’édifice dont ils sont le pivot. La Russie passe à 140 millions alors que l’URSS en comptait 300 millions. Et Brzezinski – l’auteur très écouté du « Grand échiquier » et qui a longuement plaidé pour une séparation irrémédiable de la Russie et de l’Ukraine – voulait aller plus loin encore.

Quant à la Chine, elle est perçue comme un eldorado où les multinationales américaines vont pouvoir massivement délocaliser, dans l’espoir de s’emparer à terme du marché chinois. Les États-Unis envisagent d’installer toute l’industrie en Chine et de se spécialiser sur la finance, les services, la Défense, l’entertainment (Hollywood, les produits culturels…). Il est également prévu que l’on compense le déficit commercial ainsi généré grâce aux excédents  sur les services les revenus des brevets, des capitaux, et les  achats de dette américaine par les pays qui accumulent les excédents commerciaux. Lawrence Summers (économiste et secrétaire au Trésor de Bill Clinton en 1999-2001) a d’ailleurs théorisé la chose en expliquant qu’il fallait délocaliser toute l’industrie polluante dans les pays émergents, et ne conserver sur le sol américain que les activités « nobles » et de conception.

Mais aujourd’hui, on change de cap…

A vrai dire, c’est Obama qui aurait dû opérer ce virage. Il a été élu précisément pour cela. Lors de la primaire démocrate, il avait été choisi contre Clinton, à la surprise générale. Sachant que les Clinton incarnent à eux deux tout le processus de déréglementation économique (suppression du Glass Stiegel act qui séparait les banques de dépôt et celles d’investissement, par exemple), le vote Obama représentait déjà une tentative de sortir de ce piège.

Le problème c’est qu’Obama a énormément déçu. Il voulait agir, pourtant. Mais il a capitulé devant tous les lobbies et le  bilan de son Obamacare est très mitigé. En revanche il a sauvé General Motors et mené à bien une révolution énergétique qui a permis au pays de devenir autosuffisant dans le but de diminuer le déficit de la balance commerciale. Ça, ce n’est pas rien.

Revenons sur Trump. Que peut-il faire à présent ?

Trump a une obsession, c’est le déficit de la balance des comptes courants. Et il a raison. Lorsqu’on regarde les chiffres de ce déficit, on s’aperçoit que rien n’a changé sous Obama. Les avantages tirés de la politique énergétique volontariste sont effacés. L’an dernier, le déficit commercial s’est élevé à 750 milliards de dollars. Certes, avec 250 milliards de bénéfices sur les services et la finance, le déficit des comptes courants n’est « que » de 500 milliards. Mais cela fait dix ans que ça dure ! C’est colossal ! Car bien sûr, tout cela se traduit par de l’endettement. Sous Obama, la dette publique a doublé. Elle est passé de 10 000 à 20 000 milliards de dollars. Quant à la dette privée, celle des entreprises et des ménages, elle repart actuellement à la hausse. L’épargne est négative aux États-Unis.

Ce que Trump veut, c’est combler ces déficits colossaux. Il s’est donc fixé pour objectif de récupérer de l’industrie manufacturière et de la matière fiscale. C’est aussi la raison pour laquelle il s’est empressé de cibler les pays ayant des excédents sur l’Amérique. Ces pays sont la Chine, l’Allemagne, le Mexique et le Japon. Le tout dernier est une pièce maîtresse du dispositif géostratégique américain dans le Pacifique, donc il est relativement épargné. Mais les trois autres sont pilonnés par l’administration Trump.

D’où l’idée invraisemblable du mur à la frontière mexicaine, par exemple ?

Oui, cette annonce est très symbolique. Mon hypothèse est que Trump a fait le choix, parce que c’est dans son tempérament et parce qu’il a constaté l’échec d’Obama, de « casser la baraque », y compris en se montrant très provocateur. Il part du principe qu’avec l’establishment, la manière douce est inopérante. Donc il y va au chalumeau. Par exemple, il brutalise les journalistes et se passe des médias : il twitte. Et c’est loin d’être sans effet ! Regardez les grandes entreprises. Ce qui compte, pour elles, c’est évidemment leur valeur boursière. Et si le Président fait un tweet expliquant que Ford est un mauvais Américain parce qu’il veut délocaliser 1000 emplois, immédiatement, l’action chute en bourse.

La contrepartie c’est que Trump s’est constitué un pool d’ennemis irréductibles qui feront tout pour se débarrasser de lui. Parmi ceux-ci figurent les agences de renseignement, qui sont nombreuses et emploient plus de 800 000 personnes. Depuis le 11 septembre 2001, elles ont pris une importance considérable et constituent un véritable État dans l’État. Parmi les ennemis de Trump figure également l’administration, tout aussi jalouse de ses prérogatives qu’elle peut l’être en France. Vient ensuite l’establishment médiatique, qu’il n’a pas flatté dans le sens du poil, c’est le moins que l’on puisse dire. Autres ennemis enfin, les « GAFA » (les géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon). Ils fascinaient Obama, qui leur a tout passé, n’a rien su réguler, n’est jamais parvenu à leur faire rapatrier les profits accumulés à l’étranger. Trump, lui, les a ignorés. Il a gagné l’élection en faisant sciemment l’impasse sur les côte Est et Ouest, et en ne faisant quasiment campagne que dans les dix swing states. Dans ces swing states, il a par ailleurs utilisé pour sa campagne un logiciel fabriqué par une entreprise appartenant à Peter Thiel, le seul magnat de la Silicon  Valley à l’avoir soutenu et aujourd’hui son conseiller technologique. Cet outil permet un ciblage marketing extrêmement fin qui a permis aux organisateurs de la campagne d’identifier les électeurs qui, dans les États concernés, étaient capables de faire pencher la balance en faveur du candidat. C’est sur ceux-ci qu’on a fait porter l’effort maximal.

Mais Trump a été élu dans des conditions improbables, à l’arrachée. S’il n’a en plus que des ennemis, avec qui peut-il gouverner  ?

Avec la moitié des Américains tout de même, c’est-à-dire avec ceux qui l’ont élu ! Trump a également de son côté une bonne partie des syndicats, notamment ceux du transport routier, du secteur pétrolier, du BTP. Forcément, avec 1 300 milliards d’investissements annoncés dans les infrastructures…

Il a aussi quelques banquiers… et c’est paradoxal. Vouloir acter la fin du cycle néolibéral en s’entourant d’anciens de chez Goldman Sachs… on a le droit d’être dubitatif ? 

On a le droit. Mais je pense surtout que Trump a compris qu’on ne pouvait pas avoir trop d’ennemis en même temps. Donc il ménage Wall Street. Il n’y a qu’à voir la bourse américaine, qui était supposée souffrir et qui bat en réalité record sur record. En plus, c’est habile. Parce que les GAFA, qui sont souvent surcotées en bourse, ont davantage besoin de Wall Street que l’inverse. Si l’on se fâche avec les unes, il est important de ménager l’autre.

Une partie du patronat, enfin, soutient Trump. Certains patrons ont bien compris qu’un changement de cycle était déjà amorcé. Le principal signe en est que le commerce mondial progresse désormais moins vite que le PIB mondial… alors même que celui-ci augmente moins vite. Depuis deux ou trois ans, les grandes entreprises, sans aller jusqu’à relocaliser, commencent à réorganiser leur chaîne de valeur. Les investissements ont déjà commencé à être réorientés avant l’accession de Trump à la présidence. La difficulté à ce stade, c’est que ces choses-là ne s’opèrent pas en un claquement de doigts. Une décision d’investissement relocalisé peut demander des années d’étude et de travail. A noter également : les créations d’usine relocalisées aux États-Unis poussent très loin la robotisation, et ne créent pas forcément tant d’emplois que cela. C’est d’ailleurs là le vrai sujet du nouveau cycle économique qui s’ouvre, et pas seulement aux États-Unis : où crée-t-on de l’emploi ?

Le problème est d’autant plus saillant que personne n’a vraiment anticipé le changement de cycle. Tout le monde – jusqu’à Pascal Lamy – est d’accord pour dire que la globalisation a été trop loin. Et qu’il faut instaurer des régulations et des freins. Quelles régulations toutefois ? Et quels freins ?….

Sommes-nous entrés dans une phase de démondialisation ?

Tout à fait. Ou de reterritorialisation, même si ses modalités restent à définir. La notion de « frontière » est en cours de réhabilitation…..

Et l’Europe dans tout ça ? Trump n’a de cesse de vilipender les gros pays créanciers, c’est-à-dire la Chine et l’Allemagne. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur l’Allemagne, donc sur l’Europe ?

N’allons pas trop vite. Le principal problème pour lui est la Chine, non l’Allemagne. Les États-Unis restent très dépendants de Pékin. Et même si Trump a été très offensif au début en appelant la Présidente de Taïwan – c’était peut-être une gaffe d’ailleurs – il a tout de même fait une fleur substantielle aux Chinois en renonçant au TTP (le traité de libre-échange trans-Pacifique) qui était explicitement dirigé contre eux.

Vient ensuite la question de la mer de Chine. Les Chinois considèrent que c’est leur mer intérieure et que les Américains n’ont rien à y faire. Inversement, les Américains refusent depuis toujours l’idée qu’une puissance du Pacifique possède une flotte capable de venir frôler leurs côtes. A vrai dire, ils se considèrent comme une île et pour eux – comme pour les Anglais autrefois – le contrôle des mers est essentiel. Dès lors, lorsque les Chinois affichent, comme c’est le cas, une volonté de constituer une flotte de guerre avec des porte-avions, il s’agit pour les États-Unis d’un casus belli. En somme, il y a sans doute, entre les deux puissances, un compromis à négocier. Il pourrait consister à laisser intégralement la main aux Chinois en mer de Chine, et à leur demander, en contrepartie, un strict respect de la doctrine Monroe (« l’Amérique aux Américains ») énoncée au début du XIX° siècle mais toujours prégnante.

Est-ce que ce « donnant-donnant » pourrait valoir aussi avec les Russes ? 

La Russie, pour les Américains, n’est pas un enjeu de même ampleur que la Chine. La Russie est une vraie puissance militaire. C’est d’ailleurs là une brillante réussite de Poutine, qui a redonné de la fierté à son pays en utilisant l’armée et avec peu de moyens. En revanche, sur le plan économique, la Russie n’existe pas. Son PIB c’est celui de l’Espagne, guère plus. Elle est poursuivie par cette malédiction des pays pétroliers qui vivent de la rente et ne parviennent pas à accéder au stade suivant du développement économique.

Donc au bout du compte, si Trump veut normaliser les relations entre les États-Unis et la Russie, c’est parce qu’il n’y a pas spécialement de danger de ce côté-là…

Non, la Russie n’est en aucune façon un créancier des États-Unis. De plus, les Américains n’ont aucun intérêt à ce que se forme une alliance trop étroite entre la Russie et la Chine.

Et pour en revenir à l’Allemagne ?

Que veut l’Allemagne ?… C’est une question à laquelle je serais bien en peine de répondre à ce stade. Attendons déjà de voir si le prochain chancelier sera Merkel ou Schulz. Le SPD, en effet, est traditionnellement bien plus pro-russe que la CDU. Il suffit de se rappeler l’époque Schröder, et la manière dont l’axe Paris-Berlin-Moscou s’est opposé à Bush au moment où il lançait sa guerre en Irak.

Peut-on recréer cet axe ? Pour moi, le véritable enjeu de l’Europe est celui-ci. Soit l’Allemagne joue le jeu de « l’Europe européenne », pour reprendre une expression gaullienne, et normalise à cette fin sa relation avec Moscou. Soit elle demeure atlantiste et refuse d’envisager la dimension stratégique de son rapport au monde. Elle restera alors le pays exclusivement mercantiliste qu’elle est actuellement, soucieuse uniquement de se tailler la part du lion dans le commerce mondial en usant et abusant à cette fin d’une monnaie qui l’arrange, l’euro. Mais il n’est pas certain que la construction européenne puisse survivre longtemps à la seconde option.

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83 réponses à « Le cycle néolibéral touche à sa fin », entretien avec Jean-Michel Quatrepoint, par l’Arène nue

Commentaires recommandés

Micmac Le 23 mars 2017 à 04h49

Fallait voir le désastre à l’Est… Les libéraux ont débarqué en territoire vierge pour expérimenter in vivo leurs délires… Des pays dans lesquels les citoyens étaient parfaitement éduqués, les infrastructures de qualité et en état de marche, c’était expérimentalement absolument idéal pour tester une théorie économique. Et ils ont transformé la Russie et la Pologne en méga bordel économique en quelques semaines… Je ne parle même pas de l’explosion de la criminalité organisée en Russie.

Quand je pense aux libéraux, je pense au mythe du roi Midas, qui meurt de faim parce que tout ce qu’il touche se transforme en or. Tout ce que touche les libéraux se transforme en caca. Ils nous étouffent dans la m…

L’éducation, la culture, l’alimentation, l’environnement, les rapports humains, tout ce qu’ils touchent…

  1. Ruiz Le 23 mars 2017 à 02h57
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    On espère que tout cela est vrai. Mon inquiétude personnelle concerne les puissances d’argent qui ne laisseront pas le pouvoir leur échapper. Pour l’instant c’est l’industrie financière virtuelle qui les renfloue. Mais si les Etats reviennent à une conception matérielle de la valeur on risque de voir des torrents de milliards se déverser dans l’économie réelle pour acheter des territoires ou autres.
    Il serait tout à fait crédible que les grandes puissances d’argent qui ont accumulé pendant cet âge d’or de la finance deviennent de nouveaux seigneurs féodaux.


    • SountZou Le 23 mars 2017 à 06h38
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      “La ville inhumaine de Récit des jours à venir, avec ses superstructures et ses gratte-ciels métalliques de type tour Eiffel, habitées par les classes supérieures, et ses immenses installations souterraines peuplées de « prolos » réduits en esclavage par la machine se retrouveront presque à l’identique dans Métropolis (voir infra). Mais cette idée est poussée jusqu’à ses extrêmes conséquences dans La Machine à explorer le temps où, dans un avenir très lointain, les classes laborieuses et les oisifs qui les exploitent finissent par dégénérer en deux types humains clairement distincts : les Éloïs, descendants des oisifs, hédonistes et décérébrés de la « surface », et les Morlocks, avatars dégénérés des esclaves désormais adaptés à leur habitat souterrain. Dans les deux cas, l’humanité paie l’immoralité de la structure sociale d’une régression intellectuelle et morale irréversible. Les deux races côtoient dans l’indifférence de somptueux édifices publics en ruine, métaphore classique (on pense à Gibbons) de la décadence de la civilisation.”


      • SountZou Le 23 mars 2017 à 06h39
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        (Suite et fin)

        Commentaire sur La Machine à explorer Le Temps, (Extrait tiré de Wikipedia)

        Des fois, on se demande à quel point certains récits de science-fiction qui apparaissent a posteriori comme des prophéties ne constituent pas plutôt des programmes d’avenir. Après 1984 et Le meilleur des mondes, voici donc La Machine à explorer le Temps du fauxcialiste Fabian H. G. Wells…

        Wells qui nous gratifia également de la Guerre des Mondes qu’un autre Welles mis en scène avec le succès que l’on sait à la radio en 1938. N’y voir-là aucune allusion avec les délires ufologiques actuels…


        • barbier Le 23 mars 2017 à 08h58
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          Il y a une suite écrite part Stephen Baxter “Les vaisseaux du temps” qui est très convaincante voire meilleure car ouvrant surde multiples horizons de la S-F….:o)


          • Wandata Le 23 mars 2017 à 09h43
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            Et aussi…

            https://noaches.org/2015/09/24/hgwells/

            Quiconque veut comprendre (ou prétend vouloir comprendre) le Système ne pourra pas s’exonérer de la tâche souvent lourde de creuser au plus pronfond de l’âme de ses créateurs. S’il n’est pas extirpé à la racine-même, ce mal-là renaîtra sans cesse. C’est parfois d’une complexité assez inouïe et combien s’y brûlent les ailes…


            • Crapaud Rouge Le 23 mars 2017 à 20h54
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              Wandata, votre commentaire me surprend de bout en bout, je ne soupçonnais pas une complexité inouïe. Au contraire, j’analyse “le système” comme résultant de 3 causes fondamentales :

              1) L’instinct de prédation.
              2) Le cerveau humain hyper-puissant.
              3) Les structures qui le font tenir debout. Celles-ci découlent du constat de Prigogine selon lequel une dissipation d’énergie fait apparaître des structures.

              Ces causes sont persistantes et leurs effets cumulatifs. Il n’y a pas d’âme à sonder, la grosse majorité des êtres humains est soumise à une stricte nécessité : celle de survivre. Et comme ils ne peuvent pas choisir le contexte, ils font tout et n’importe quoi, comme de braconner mêmes les ânes en Afrique, des ânes qu’ils vont traquer jusque dans leurs étables !!! Cf. https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/animaux-d-elevage/un-trafic-meurtrier-decime-les-troupeaux-d-anes-en-afrique_111450


            • Wandata Le 24 mars 2017 à 08h39
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              ? Crapaud Rouge. “Aristote sort de ce corps !”

              La mystique est une réalité objective. S’il fallait s’arrêter et décortiquer chacun des termes et ses liens avec les autres, il faudrait des heures. Mais c’est possible et pas “d’une complexité inouïe”. J’abonde en partie dans votre sens, mais l’homme n’est pas qu’instinct, il est aussi conscience. Celle-ci est parce qu’elle est. Il faut dépasser la simple et épaisse tautologie pour pénétrer d’autres couches de la perception, une perception d’autant plus difficile à appréhender qu’elle n’est pas matérielle selon le sens commun. Certains diront qu’il sagit-là de l’imagination, “reine de faculté” et ils n’auront pas vraiment tort. C’est l’un des traits qui nous distingue (et encore) des autres animaux au niveau desquels vous semblez nous “rabaisser”. Et là encore j’introduis des réserves. L’animal rêve, l’animal joue et est donc pourvu d’imagination. Le sort qui lui est fait d’ordinaire nous relègue trop souvent à un comportement bestial dont lui est totalement dépourvu au sens où l’homme la définit. Lui aussi est le Tout. ?

              Ce qui ne nous exonère en rien de combattre nos ennemis qui sont davantage que nos simples adversaires.

              Je vous renvoie aussi au deuxième principe de Carnot.


          • Kiwixar Le 23 mars 2017 à 11h29
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            Le même auteur a écrit les ex-cep-tion-nels « Titan » et « Voyage ».


    • Eric Le 23 mars 2017 à 14h25
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      Illusion! Qui fait baisser la garde alors qu’il faudrait démultiplier l’opposition.
      Je partage votre avis. Il est difficile de s’extraire de la multitude des faits, évènements, pensées, petites victoires,… pour voir les choses dans leur ensemble, globalement. Ce texte est une illustration.

      L’inquiétude est justifiée. Caractéristique essentielle des puissances d’argent, elles sont apatrides : important, capital (!).

      Exemple ? B. Gatte et le patron de de face de bouc, encore américain n’est que trompeur, ils peuvent abandonner la nationalité si nécessaire comme beaucoup l’on déjà fait. Sérieux problème pour les US dont les entrées fiscales diminuent alors que les besoins et la dette augmentent. Exemples sont significatifs car, en quelque sorte, déjà apatride par leur “fondations” permettant de priver l’état de grosses parties d’impôts qu’ils devraient payer !!!

      L’auteur oublie que ceux voulant le pouvoir absolu ont acquis suffisamment maintenant l’outil indispensable et efficace: l’argent. Ils maîtrisent un autre indispensable: les médias. Le pouvoir bien en main n’ayant plus besoin de l’argent ils le feront certainement disparaître.

      “le cycle néolibéral touche à sa fin” ? Tout montre le contraire malgré quelques rebonds. Je l’ai déjà écrit c’est plutôt les soubresauts de l’agonie ou comme un malade avant la fin a souvent une rémission!


  2. horatio2012 Le 23 mars 2017 à 03h38
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    Vous n’affichez pas la source ? en l’occurrence celle-ci : http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/le-cycle-neoliberal-touche-sa-fin.html#comment-form


  3. Politzer Le 23 mars 2017 à 04h24
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    L analyse économique est très superficielle et descriptive. Quid de l effondrement du salaire ouvrier aux usa précédent la crise de l endettement privé dite des ” subprimes”?
    Il n y a pas eu d effondrement du ” communisme” mais un coup d état en urss aux causes multiples dont le manque de démocratie socialiste et les courses aux armements et à l espace qui ont affaibli l économie et rendu possible une contre révolution “orange”soft.
    Sous estimation de l importance geopolitique de la Russie que l auteur réduit à son supposé très faible PIB.


  4. Micmac Le 23 mars 2017 à 04h36
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    Comme les commentaires au dessus, je trouve ça très en dessous…

    Pour ma part, le libéralisme en tant que doctrine économique prétendant à une vérité définitive est mort bien avant la crise de 2008, avec la crise asiatique et le désastre des libéraux dans les ex démocraties populaires de l’Est. En 2000, c’était déjà mort. Ça faisait déjà 20 ans, on avait vu. Il était déjà fort contesté, souvenez vous des succès d’ATTAC, de Seattle, etc… Jospin s’est planté en 2002 en croyant le libéralisme toujours à la mode et en en mettant trop dans son programme. Déjà, les gens n’en voulaient plus.

    On nous à juste prêché la résignation et l’absence d’alternative. Et c’est aujourd’hui que ça pète, parce que la colère devient juste plus forte que la résignation.


    • Micmac Le 23 mars 2017 à 04h49
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      Fallait voir le désastre à l’Est… Les libéraux ont débarqué en territoire vierge pour expérimenter in vivo leurs délires… Des pays dans lesquels les citoyens étaient parfaitement éduqués, les infrastructures de qualité et en état de marche, c’était expérimentalement absolument idéal pour tester une théorie économique. Et ils ont transformé la Russie et la Pologne en méga bordel économique en quelques semaines… Je ne parle même pas de l’explosion de la criminalité organisée en Russie.

      Quand je pense aux libéraux, je pense au mythe du roi Midas, qui meurt de faim parce que tout ce qu’il touche se transforme en or. Tout ce que touche les libéraux se transforme en caca. Ils nous étouffent dans la m…

      L’éducation, la culture, l’alimentation, l’environnement, les rapports humains, tout ce qu’ils touchent…


      • patrick Le 23 mars 2017 à 05h41
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        Le “libéralisme” n’est pas le problème en Russie et dans les pays de l’Est.
        Il y a eu dépeçage de ces pays par les oligarques complices des USA qui voulaient d’abord abattre la Russie et ensuite faire main basse sur les ressources. Pas vraiment du libéralisme , juste de la piraterie.

        A noter que les gouvernements en place ont trahis leurs peuples , le problème venait donc des états eux-mêmes.


        • Micmac Le 23 mars 2017 à 06h03
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          Euh, ouais mais bon… Libéralisme, piraterie, la nuance est subtile… Les libéraux ont quand même clamé urbi et orbi qu’on allait voir ce qu’on allait voir, avec eux aux manettes…

          Et s’il y a effectivement eu dépeçage, c’est avec la doctrine libérale en tant que fil directeur. Je ne suis pas si vieux, je n’ai pas encore 50 ans, je me souviens bien qu’on nous a décri la situation russe comme transitoire. Les mafieux s’achèteront une conduite, c’est dans l’ordre des choses (libérales), qu’on nous disait…

          Il a fallu que le pouvoir politique, et pas la main invisible, les foute en taule pour qu’ils s’achètent une conduite…

          Et je pense que c’est principalement ce qu’on reproche à Poutine en occident. La défense des oligarques prime chez nous sur la défense des citoyens. C’est absolument incontournable : la défense des droits de l’homme est la défense de l’homme d’affaire (plus ou moins douteuses les affaires, la défense du pognon, quoi…). Et c’est tout.


          • V_LF Le 23 mars 2017 à 10h37
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            J’aimerai bien trouver les définitions du libéralisme, néolibéralisme, ultralibéralisme. A chaque fois j’ai l’impression qu’on parle de la même chose, on mélange les concepts, on parle aussi de capitalisme dans tous les sens…


            • Yves Le 23 mars 2017 à 17h33
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              Les libéraux à l’ancienne s’opposaient aux privilèges de l’ancien régime. A ce titre ils sont favorables au fait que chacun gagne en raison de ses talents et de son travail, et non de sa naissance noble. C’était un net progrès par rapport à l’ancien régime. Mais pour que ça marche, ils attribuent un rôle important à l’État pour mettre tout le monde sur la même ligne de départ, à commencer par une éducation accessible, des règles identiques pour tous (règles sanitaires, de poids et mesures, surveillance et sanction des fraudes, droits de succession, etc). Comme vous voyez ça ne ressemble en rien au néo-libéralisme qui ne veut plus d’états du tout.
              C’est pourquoi l’expression “ultra libéralisme” est trompeuse : le libéralisme à l’oeuvre aujourd’hui n’est pas une “exagération” (ultra) du libéralisme d’origine, mais une transgression du cadre du libéralisme ; il est donc vraiment “néo”, c’est à dire nouveau. Et c’est pas beau à voir.


          • patrick Le 23 mars 2017 à 18h44
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            “le pouvoir politique, et pas la main invisible, les foute en taule”

            ce n’est pas la main invisible qui leur a permis de s’accaparer les ressources du pays , mais le pouvoir politique en place à ce moment-là.

            il a fallu de solides complicités pour acheter des entreprises au centième de leur prix , en laissant faire la main invisible le prix aurait été bien plus élevé puisque qu’il y aurait eu compétition et donc fixation d’un vrai prix.


        • Micmac Le 23 mars 2017 à 06h23
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          Pire, on nous a dit, à longueur d'”infos” (le libéralisme, pas touche, déjà…), voyant le bordel, que le libéralisme fonctionnait comme ça : il faut des supers riches pour pouvoir investir, donc, c’était normal, période transitoire… Faut des mafieux pour constituer une classe de riches investisseurs en pays socialiste…

          Marx avec sa théorie de l’accumulation primitive du capital ne dit pas autre chose. Je ne suis absolument pas un marxiste inconditionnel, loin de là, mais c’est sacrément frappé au coin du bon sens, l’accumulation primitive du capital (Marx l’a plus ou moins piqué à Rousseau, l’accumulation primitive, il faut dire)! Les libéraux sont de sacrés marxistes quand ça les arrange.


          • patrick Le 23 mars 2017 à 08h07
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            Il n’y a pas des “libéraux” et des “marxistes” , il y a avant tout des êtres humains qui pensent d’abord à leurs intérêts.
            La plupart des oligarques Russes “libéraux” étaient “marxistes” avant la chute de l’URSS. Les théories , ils on fait avec .


            • Micmac Le 23 mars 2017 à 08h41
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              Considérer que les être humains pensent avant tout à leurs intérêts est très libéral. Toute la théorie libérale ne repose que sur ça et rien d’autre, allant pioché allégrement dans l’éthologie quand ça l’arrange, et dans tout ce qui peut l’arranger en fait (jamais dans ce qui ne l’arrange pas).

              On peut penser à l’intérêt général quand on parle de politique, par exemple… Ça aide pas mal à énoncé des concepts politiques, mine de rien. Mais vu que pour les libéraux, l’intérêt général n’est que la somme des intérêts particuliers, tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles… Et fini la politique. Pratique, en somme.

              En fait, je conteste au libéralisme l’interdiction intrinsèque de faire de la politique. Je peux m’engueuler avec des gens qui ne pensent pas comme moi (de droite, donc)i, mais des gens qui refusent de penser, c’est mon point dans la gueule…. Terminé.


            • Micmac Le 23 mars 2017 à 08h53
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              La pensée libérale est une non-pensée… Je n’aime pas la la droite, mais je peux m’engueuler avec elle.

              Les libéraux, pas possible, ils considèrent qu’ils ont scientifiquement raison. Ce qu’en tant que diplômé de physique théorique, je leur conteste absolument : ce qui n’est pas contestable est démontré empiriquement, et là, ils sont très, très loin du compte.

              Je pense que c’est plutôt psychologiquement une question d’estime de soi : quand on se considère comme de la merde, on pense que les autres se considèrent comme de la merde.

              Je suis près à tuer père et mère pour faire du pognon parce que tout le monde pense pareil. Quand tu penses ça, tu es un salle c…, quel que soit la philosophie ou religion considérée. Et tout est alors permis. Point.


            • patrick Le 23 mars 2017 à 18h53
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              “Je suis près à tuer père et mère pour faire du pognon ”
              Ou on peut penser l’inverse, ça s’appelle de la morale.

              On peut dire ou penser ça dans n’importe quel système politique , ça n’a rien à voir avec une approche libérale , c’est juste l’être humain qui est comme ça.


          • gracques Le 23 mars 2017 à 09h52
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            Non les libéraux ne sont pas de sacrés Marxistes quand ça les arrange, simplement le Marxisme décrit très bien les mécanismes du capitalisme.


            • jim Le 23 mars 2017 à 10h07
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              Enfin un commentaire censé et informé !

              Chez les degosseAOC, ceux qui veulent imposer leurs diktats aux 90% de gens qui les trouvent débiles et dangereux, il y a dans la tête très souvent une sorte de diarrhée où tout se mélange sans nuances et en dehors de principes logiques et intellectuels de base.

              Tenez, je suis en train de me cultiver sur un homme tout à fait intéressant, qui après ses délires idéologisés de jeunesse est devenu un président censé et PRES DE SON PEUPLE DONC AU DELA DES PARTISANERIES DEBILES : José Mujica.


      • calal Le 23 mars 2017 à 08h30
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        ce n’est plus du liberalisme: c’est du neo-liberalisme. il semble qu’il se soit passe le meme phenomene qu’avec la revolution russe,un detournement dans le sens du copinage. reagan etait authentiquement liberal,les suivants plutot que de continuer dans ce sens,ont favorise les “puissants” en transformant leur position dominante en rente. L’article le dit: 800 000 personnes embauches dans l’espionnage aux usa: c’est des fonctionnaires ca. c’est de l’emploi tertiaire non soumis a la concurrence que ces 800 000 emplois d’espions qui ont remplaces 800 000 emplois industriels.la vrai concurrence c’est fatiguant stressant et dangereux. Quand on est au sommet,c’est plus facile d’empecher les autres de monter que de continuer a s’elever soi meme.
        le liberalisme ne sauve pas des banques en faillite avec de l’argent publique…


        • gracques Le 23 mars 2017 à 10h02
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          Donc ….. tout comme le socialisme réel n’est pas socialiste, le libéralisme RÉEL n’est pas libéral !
          En fait il n’existe pas …. penser la réalité du monde par rapport à un idéal étiquette par un mot (libéralisme etc…) c’est très précisément ce que Marx reprochait à la philo de l’époque (qui prétendait expliquer le monde) être “Idéaliste” se référer à un modèle abstrait inexistant et ne pas comprendre les processus.
          Le dépeçage de l”URSS par les ex apparatchik devenus oligarques est une évidence en terme de processus et l’utilisation de l’état par la classe dirigeante , un classique .


        • PierreH Le 23 mars 2017 à 11h43
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          “la vrai concurrence c’est fatiguant stressant et dangereux”: mais c’est là tout l’horizon du projet de société que vous nous proposez ? Je dois vivre en permanence dans la fatigue, le stress et le danger ? Pour quoi en fait, pour pouvoir payer 3% de moins sur mon ordinateur ou mon billet de train ? Je préfère consommer moins avec une qualité de vie supérieure, j’ai déjà mal au dos tellement je stresse de pas trouver un nouveau CDD et de pas pouvoir nourrir ma fille (mais on m’expliquera surement que si j’accepte encore plus de stress et de déménager ma famille tous les 4 matins tout le monde aura du boulot).
          Moi j’en ai marre de favoriser la concurrence entre les ouvriers européens et ceux de pays où les standards sociaux et environnementaux sont lamentables. La VRAIE concurrence comme obsession unique je crois qu’elle commence à m’emm***…


          • calal Le 23 mars 2017 à 18h36
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            nous sommes tous en partie responsable de notre sort et en partie soumis au poids du cadre de la societe dans laquelle nous sommes nes: bien estimer la part de responsabilite qui est la notre et la part qui est du au poids du systeme permet de ne pas faire de depression.
            pour en revenir a la concurrence dans le systeme actuel,je rajouterai cette illustration: pour produire un travailleur non qualifie,a vous il vous faut 16 ans de nourriture pour transformer votre fille en une source de revenu. pour un patron,il suffit d’aller sonner a un foyer d’accueil pour refugie et il a son travailleur non qualifie…


        • bhhell Le 23 mars 2017 à 14h56
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          Les Etats Unis, pas plus que l’Europe, n’ont jamais été libéraux. Ils ont développé leur économie au 19e siècle sur la protection farouche de leurs produits, notamment leur agriculture. Mais ils ont toujours refusé ce droit aux autres afin de les maintenir dans leur dépendance politique, économique et MILITAIRE(ce dès la guerre de Corée).
          Le discours libéral et les institutions qui les diffusent (OMC, FMI) obligent tout pays déficitaire à imposer l’austérité et la déflation (pays du 1/3 monde, Grèce…). Mais les Etats-Unis, largement déficitaires depuis la fin des années 60, ont toujours exclu de s’appliquer cette règle, augmentant constamment leurs dépenses, au 1er chef militaires.
          Par ailleurs, la concentration du secteur militaire n’est pas unique. Le capitalisme entraine mécaniquement une concentration de tous les secteurs (santé, bancaire, éducation, énergie). Si un laboratoire multiplie par 5 le prix d’un médicament, le capitalisme considère qu’il a accru sa productivité par 5 au lieu de dire que c’est du racket
          Enfin, le capitalisme a toujours eu besoin du véhicule de l’Etat pour pouvoir proliférer. Les inflexions favorables aux travailleurs sont forcément extérieures à l’Etat (menace révolutionnaire aux USA dans les années 30, péril soviétique en Europe).
          Et si le capitalisme venait à perdre le contrôle de l’Etat, on lui enleverait tout simplement son respirateur
          Dans les 1ers stades de concentration, on parle de libéralisme, puis quand on atteint une hyper concentration, on invente le terme néo-libéral, au lieu d’analyser en termes de causes et d’effets.


          • patrick Le 23 mars 2017 à 19h07
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            “Si un laboratoire multiplie par 5 le prix d’un médicament, le capitalisme considère qu’il a accru sa productivité par 5 au lieu de dire que c’est du racket”

            il y a eu le cas il y a peu de temps. La riposte a été immédiate , un autre labo s’est mis à produire le même médicament à prix encore plus bas que précédemment et a raflé le marché.


            • Kometa Le 23 mars 2017 à 23h35
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              Diantre! et comme par hasard les principaux actionnaires du labo qui a raflé le marché pourraient être les mêmes que ceux du labo qui s’est fait raflé ce marché.
              Propriété croisée obliqe. S’y retrouver dans ce méli-mélo? Bonne chance. Un exemple: General Motors détenait il y a quelques années (voir si c’est encore le cas) 200 milliards US d’actifs dans l’industrie… du Porno 3X. Eh oui, en pensant à GM, normalement il nous vient au nez une odeur d’huile moteur, de caoutchouc, de diesel, de gaz d’échappement et que sais-je encore; en tout cas pas en tout premier lieu celle du … cul (quoique…).
              “L’argent ne pousse pas dans les arbres” a-t-on déja dit. Hors il semblerait que ce soit maintenant le cas… ou presque. Alors la sacro-sainte concurence (libre et…) et autres calembredaines de caissiers tout fier de s’en tirer à l’occasion avec seulement l’addition et/ou la soustraction, on peut bien se les remballer là où on peut penser.
              Snif!


      • vandenbrande Le 23 mars 2017 à 10h32
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        Ne prenez pas trop vite vos désirs pour des réalités…


      • RGT Le 23 mars 2017 à 20h26
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        “Fallait voir le désastre à l’Est… …”

        Il faut voir le désastre qui perdure ENCORE à l’est.
        Je ne suis pas marxiste du tout.

        J’ai été en Hongrie et en République Tchèque et en parlant avec les “gens d’en bas” je me suis vite aperçu qu’ils avaient une rage féroce contre le “libéralisme des Droits de l’Homme”…

        Leur principal reproche concerne la dégradation de la qualité de vie…

        Certes au temps de l’URSS ils ne vivaient pas dans le “luxe” mais ils avaient TOUS un boulot, un toit, étaient éduqués et soignés, avaient droit à une retraite modeste mais assurée.
        C’était là le “minimum vital” que devait garantir un état qui se respecte.

        Aujourd’hui ils deviennent les spectateurs honteux de la décomposition de l’humanité.
        Ils sont devenus les “esclaves du capital” et ceux qui ne collaborent pas servilement sont rejetés par ce système et finissent par crever dans la rue de faim, par manque de soins et sans que leurs enfants puissent bénéficier de la moindre éducation.

        Et quand on leur dit qu’ils ont gagné le droit d’être “libres”, ils répondent : “Libres de devenir des esclaves et ce crever comme des merdes ?”…

        L’un d’entre eux m’a dit : “Les occidentaux ne peuvent pas encore comprendre car ils ne sont pas encore tombés assez bas”…


      • Lalala Le 24 mars 2017 à 00h21
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        Thatcher: “The problem with socialism is that you eventually run out of other people’s money”
        Si le socialisme s’arrête quand il a fini de dépenser l’argent des autres, le néo libéralisme, lui, continue de plus belle… Jusqu’à la ruine de tous?


    • Michel Ickx Le 23 mars 2017 à 14h33
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      Vous avez raison, ces tendences sont bien visibles depuis des Années. N’oublions pas la première enquête sur les “créatifs culurels” en Amérique suivie de la même enquête en Europe. Il doit y avoir plus de vingt ans déjà.

      25% des gens étaient disposés à changer d’attitude envers la planète


    • Vinipoukh Le 24 mars 2017 à 13h26
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      Micmac, c’est exactement celà ! Marié en russie du temps de l’URSS (1990) j’ai vécu tout ces épisodes de l’intérieur, je confirme tout à fait votre description des choses.


  5. Logic Le 23 mars 2017 à 05h28
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    Dans son livre sur le scandale Alstom Quatremer pointe la responsabilité de Macron.
    Car le chouchou des médias n’est pas seulement incapable de remplir correctement sa déclaration mais est aussi un manche en ce qui concerne la négociation. Ou pire, un vendu.
    Lire aussi :
    https://arretsurinfo.ch/video-comment-macron-a-vendu-alstom-aux-americains/


    • Eric10 Le 23 mars 2017 à 08h40
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      Logic,

      euh, ça m’étonnerait que quatremer qui se biberonne à la doxa ait écrit ça, c’est M.Quatrepoint qui a écrit ce livre. Quatremer n’est ni un écrivain, ni un journaliste.


      • Logic Le 23 mars 2017 à 14h45
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        Oups. Quatrepoint bien sûr pas Quatremer.


    • Alfred Le 23 mars 2017 à 09h56
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      Cette affaire est un scandale national qui devrait faire la une et sur lequel tous les candidats devraient s’exprimer. Cela ne correspond cerne pas seulement les us et la serpillère France mais aussi tous les pays du monde car c’est l’illustration exemplaire de l’instrumentalisation par ricochet de la justice américaine (devenue mondiale… De quel droit). C’est le coeur du sujet le cas d’école du fonctionnement de notre monde réel (avec une victime “riche” et ” puissante”, ne parlons pas du Malawi). À la lumière de cette affaire et de celles qui lui ressemblent les prix Nobel d’économie et tous les ministres de la terre sont des charlatans et des charlots.


      • RGT Le 23 mars 2017 à 20h45
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        Il suffirait de “convaincre” General Electric pour qu’ils restituent gracieusement Alstom à l’état français pour un €uro symbolique et l’affaire serait dans le sac…

        Je suis certain qu’ils ont de très nombreuses casseroles qui risqueraient de faire embastiller tous ses dirigeants et leurs complices pour 5000 ans au moins.

        Seul problème, sauf (très grosse) erreur de ma part, GE fait partie des “généreux mécènes” qui financent la French-American Foundation…

        Donnez-moi le nom de quelques “Young Leaders” juste pour rire…

        Vous comprendrez pourquoi l’état ne fera RIEN tant que ces CAFARDS tireront les ficelles…

        A mon avis, Alstom n’est qu’un début, un “petit échauffement”.

        Qui sera le prochain ?


        • Alfred Le 24 mars 2017 à 00h08
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          98% d’accord. Correction. La partie turbines d’alsthom ce n’est qu’un cas dans une liste déjà longue et bien sur ce n’est pas prêt de s’arrêter. Le père Dassault ferait bien de se réveiller d’ailleurs et de cesser d’encenser young leader numéro 147 dans sa feuille de chou de m…. et de commencer à comprendre que des qu’il passera l’arme à gauche il se passera ceci: mariage avec les Allemands et pompage du patrimoine. Ce n’est qu’une question d’années avant que ça se fasse.


        • Eric Le 24 mars 2017 à 00h27
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          “Il suffirait de “convaincre” General Electric pour qu’ils restituent gracieusement Alstom….”

          Pour avoir travaillé dans une grande entreprise française qui a été un grand client d’Alstom turbine et qui est toujours client. Je puis vous dire que pour le gouvernement profond de washington c’est un domaine stratégique. Cela ne se passera pas comme vous l’imaginez malheureusement.

          Il ne faut pas oublier qu’Alstom a plusieurs records à son actif notamment celui que j’ai bien connu et travaillé dessus la ligne d’arbre de 73m des groupes turbo alternateur des CNPE 1300MW !!!……………….Alstom faisait de l’ombre à GE…

          Oui c’est un vrai scandale dont il semble que maron soit responsable contre Montebourg qui a essayé de s’opposer par un décret…..


          • Alfred Le 24 mars 2017 à 11h39
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            La trahison est moins punie que le vol à l’étalage….


      • fanfan Le 24 mars 2017 à 11h33
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        « Autre acteur de ce dossier : Emmanuel Macron. Jusqu’en juin 2014, il était secrétaire général adjoint auprès de la Présidence de la République. Il a toujours apporté un soutien sans faille à General Electric. Lorsqu’il était conseiller à l’Elysée il a toujours œuvré non seulement en faveur de l’option américaine mais il en a accepté tous les désidératas. Avant, d’être nommé à ce poste en mai 2012, il était associé gérant de la banque d’affaires Rothschild et Cie. Or, cet établissement financier est également une banque conseil d’ Alstom dans ce dossier. Depuis, le 26 août 2014, il est ministre de l’Economie de l’Industrie et du Numérique, il a donc en charge le dossier Alstom. Le 5 novembre 2014, il a autorisé le rachat du pôle Energie du groupe par General Electric et mis en veille l’option d’une entrée de l’Etat au capital du nouvel Alstom, centré sur les Transports…

        RACKET AMÉRICAIN ET DÉMISSION D’ÉTAT
        LE DESSOUS DES CARTES DU RACHAT D’ALSTOM PAR GENERAL ELECTRIC
        Rapport de Recherche n°13 – Décembre 2014 du Cf2R
        http://www.cf2r.org/fr/rapports-du-cf2r/racket-americain-et-demission-etat-le-dessous-des-cartes-du-rachat-alstom-par-general-elec.php


  6. Nerouiev Le 23 mars 2017 à 06h43
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    Son analyse est pertinente sur le constat mais j’attendais plus de révélations sur les causes profondes de cette fin de cycle inexorable. Malgré une augmentation démographique toujours globalement très forte la croissance flirte avec zéro. C’est qu’il n’y a plus que les moyens de produire de façon mondiale et inadaptée aux ressources et à tous les problèmes secondaires et les inconvénients qu’elle génère. Le monde veut continuer d’appartenir à ceux qui possèdent alors que nous devrions tout revoir de fond en comble. C’est ce que le peuple perçoit inconsciemment et qui pousse au changement.


    • patrick Le 23 mars 2017 à 08h12
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      La croissance était bâtie sur deux axes : l’énergie abondante et pas chère , et les dettes.

      En ce qui concerne l’énergie , les chocs pétroliers avaient été un premier frein ( fin des 30 glorieuses ) et la situation ne s’est pas améliorée depuis.

      Pour les dettes ( d’abord solutions aux problèmes énergétiques ), nous atteignons des sommets , la crise de 2008 a été un premier avertissement mais rien n’a été fait à part encore plus de dettes et plus de monnaie en circulation.

      Donc , fin de la croissance.


      • Olympi Le 23 mars 2017 à 08h31
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        À noter que la dette ne crée pas de richesse, l’argent ne crée pas de richesse, suffirait sinon de s’échanger de l’argent de main en main pour qu’on deviennent tous plus riche.
        La dette des pays de l’OCDE sert à acheter l’importation de pétrole et de gaz qui permet de faire marcher l’économie et de créer de la richesse \o/.
        http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/04/11/croissance-dette-facture-energetique/

        Bon après la dette des états est un jeu de dupe, il faut faire croire qu’on la remboursera le plus longtemps possible. Parce qu’au final est-il juste que le pétrole appartiennent à ceux qui habitent au dessus ?


      • RGT Le 23 mars 2017 à 21h06
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        “encore plus de dettes et plus de monnaie en circulation.”

        Encore plus de dettes pour “l’économie réelle” de “ceux d’en bas” qui devront rembourser TOUTES les dettes, même celles qui ne les concernent pas.

        Encore plus de monnaie en circulation, certes, mais pas dans les poches de “ceux d’en bas” qui se font ratisser et dont le “bas de laine” a fondu depuis bien longtemps déjà.

        J’aurais bien une petite idée de solution, mais elle risque de déplaire fortement à tous nos “grands esprits omniscients” :

        ===> Faire un “Glass-Steagall Act” économique <===

        Le principe : On sépare l'économie "réelle" (bouh, caca) de l'économie financiarisée.

        – Les "devises" devient strictement indépendantes et impossibles à convertir.
        – Il est impossible de transférer d'une économie à l'autre.
        – L'économie financiarisée a le privilège de faire autant de QE qu'elle désire et n'est toujours pas contrainte de rembourser ses dettes (on s'en fout, ça ne débordera pas "chez nous").
        – Pour acquérir des "devises" et des biens il faut avoir travaillé dans l'économie concernée.

        Je parie qu'en moins de 3 mois l'une des deux crève de faim et disparaît à jamais.

        P.S. Il est AUSSI INTERDIT aux financiers de fouiller les poubelles de l'économie réelle, même pour se nourrir.

        Elle n'est pas belle mon idée ?


  7. Olympi Le 23 mars 2017 à 08h25
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    «mené à bien une révolution énergétique qui a permis au pays de devenir autosuffisant»
    O_o
    Les États-Unis sont moins dépendants mais sont toujours largement importateur net d’hydrocarbure:

    Entre 2007 et 2014 le taux de dépendance (énergie primaire importé / consommé) est passée de 30% à 11%, et ses importations ont baissé d’un tiers (de 35 à 23 ×10¹⁵BTU).
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_aux_%C3%89tats-Unis#Importations.2C_exportations_et_degr.C3.A9_de_d.C3.A9pendance


  8. douarn Le 23 mars 2017 à 08h31
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    Bonjour

    (Obama a) mené à bien une révolution énergétique qui a permis au pays de devenir autosuffisant

    Sauf chute catastrophique de la demande, il semble que l’autosuffisance énergétique des USA relève du fantasme. Les USA ont passé leur pic de production en 1971. Il ne semble pas raisonnable d’imaginer que les hydrocarbures de roche mère inversent le sens de la pente déclinante sur laquelle la production s’est engagée depuis.
    Je crains que M. Quatremer reprenne sans recul les dires des financeurs craignant de perdre les fonds prêtés aux petits faiseurs du secteur. Selon le bp-statistical-review-of-world-energy-2016-workbook, les USA, au maximum de leur production à la fin de l’année 2015, sortaient de terre 12,7 millions de barils/jour alors qu’ils en consommaient 19,4 millions de barils/jour. Depuis, la production a baissé d’environ 1,4 millions de barils/j et des faillites en pagaille.


    • Theoltd Le 23 mars 2017 à 08h54
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      Disons que le mythe de l’autosuffisance américaine en matière de pétrole, permet de cacher l’alibi des interventions militaires au Moyen orient….C’est donc un point important, maintes fois répété par les medias.


      • patrick Le 23 mars 2017 à 16h19
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        ils sont autosuffisants à condition que le pétrole soit cher , sinon une bonne partie de leurs exploitation ne sont pas rentables donc ne peuvent pas fonctionner.
        rien de tel qu’une petite guerre au bon endroit pour faire monter les prix et défendre le dollar des fois que certains indélicats voudraient vendre leur pétrole dans une autre devise 🙂


  9. douarn Le 23 mars 2017 à 08h32
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    Correction : M. Quatrepoint (et non Quatremer)


  10. LBSSO Le 23 mars 2017 à 08h34
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    “Voilà pourquoi le zombie continue de marcher” 🙂 ; 😉 vers le “rien”.

    Merci d’avoir fait connaître le site “L’arène nue” grâce au lien hypertexte ” Le néolibéralisme” en début d’interview.Je me permets de vous inviter à lire la traduction de l’article “Une idéologie à la source de nos problèmes : le néolibéralisme (The Guardian)” de George Monbiot par Monique Plaza.Extrait :

    “Le triomphe du néolibéralisme reflète d’ailleurs l’échec de la gauche. Lorsque l’économie du laissez-faire a conduit à la catastrophe en 1929, Keynes a conçu une théorie économique globale pour la remplacer. Lorsque la formule keynésienne de relance par la demande a atteint ses limites dans les années 70, une alternative était prête, le néolibéralisme. Mais lorsque celui-ci a semblé s’effondrer en 2008 il n’y avait … rien. Voilà pourquoi le zombie continue de marcher”.


    • LBSSO Le 23 mars 2017 à 08h47
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      Par ailleurs :

      -JM Quatrepoint a raison de souligner que la relation de l’Allemagne aux US est plus complexe que je ne le lis parfois .

      -Même si tout n’est pas clair (pour moi) sur les causes du ralentissement du commerce international ,je m’inquiète pour la stabilité et les populations des “pays émergents” .

      https://www.wto.org/french/news_f/pres16_f/pr779_f.htm


      • toub Le 23 mars 2017 à 09h09
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        Par contre il serait bon d’indiquer en tête que cet article est une reprise de l’arène nue. Il y a bien un lien vers le blog, mais ça n’est pas très clair


  11. CouCou Le 23 mars 2017 à 09h02
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    Que nous allions vers un processus de retérittorialisation, je ne sais pas, à voir.

    Mais que Trump marque la fin du processus de déréglementation et du néo-libéralisme, alors là, sûr que non.
    C’est tout le contraire sur le plan financier. Trump va dérégulariser la finance, ne pas lutter contre le changement climatique, ce qui produira de nouvelles crises. Crises que l’establishment utilisera pour mettre encore plus à l’oeuvre les “idées” néo-libérales et déréguler.
    Cf. l’article de Naomi Klein dans la revue de presse internationale du 21/03/2017
    https://theintercept.com/2017/01/24/get-ready-for-https://theintercept.com/2017/01/24/get-ready-for-the-first-shocks-of-trumps-disaster-capitalism//


  12. Luc Le 23 mars 2017 à 09h42
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  13. Mondran Le 23 mars 2017 à 09h57
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    Nous assistons à un choc de société, entre le libéralisme-libertaire numérisée et le populisme.
    Cet affrontement est en cours aux USA et en France par le duel annoncé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Le libéralisme a démontré sa plasticité : ce choc finira sans doute en un compromis aux formes inconnues.
    Le plus triste c’est que ces formes de résistance à l’ordre néolibéral ont un diagnostic très partiel des problèmes et sont porteuses de dangers très importants.
    J’ai analysé ici ce choc très particulier et les raisons pour lesquels le libéralisme libertarien n’a pas dit son dernier mot.
    http://philippeleroymondr.wixsite.com/letempsdelanalyse/single-post/2017/03/22/Le-choc-de-soci%C3%A9t%C3%A9


    • Eric10 Le 23 mars 2017 à 12h11
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      “libéralisme-libertaire numérisée et le populisme.”, le populisme n’existe pas, le mouvement populaire, OUI !


    • Paul Le 23 mars 2017 à 16h03
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      Mondran bonjour,

      A te lire…,relire… re- relire,
      mon stock de valium s’amenuise dangereusement…!
      A la première phrase j’étais déjà à la recherche d’un vieux mégot de moquette,
      façon de pouvoir peut-être apprécier le ; lib , liber , numé , popul….,manque de bol,
      après avoir inhalé une bonne bouffée de mexicaine, le lib chose,j’ai décidé de l’envelopper, cadeau à une personne de bien.
      Satisfait de ma future bonne action, je fini mon mégot pour jeter un oeil serein,mais pas trop,sur la suite….;deux phrases….: trois relectures….,quatre x 10mg….
      Ah …vali t’es un vrai pote…
      Après un moment,sans compromis inconnus,mon neurone surnageant confortable
      sur une ouate de félicité .Il est temps de ne plus résister, sans analyse ,assumer le choc final……..les dernières phrases
      Merci . Cdlt


      • Eric Le 24 mars 2017 à 00h15
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        Perso j’ai fait plus simple.

        J’ai lu la fin, ce qui semble être la conclusion : “Le Brexit et l’élection de Donald Trump ont donné l’illusion…………..leurs effets les plus délétères et proposer une voie rénovée pour la politique.”

        Mais il y a encore mieux vous pouvez lire mon commentaire au début en réponse à Ruiz. C’est plus simple, plus clair et à mon avis (c’est pour ça que je l’ai écrit) plus vrai !!!


  14. David Le 23 mars 2017 à 10h24
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    Il faut utiliser le mot GAFAM, avec un M
    Google, Amazon, Facebook, Apple… et Microsoft dans l’univers numérique Micrososft fait aussi partie des poids lourds (Windows, Outlook, Azure, IA,…)


    • RGT Le 23 mars 2017 à 21h30
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      GAFAM…
      Pour être exaustif il faudrait dire “GAFAML”

      L pour Linux qui visiblement prend de plus en plus d’importance en ces temps troubles de barbouzeries NSA-esques et CIA-esques…

      Manque de bol, Linux n’a aucun poids économique car c’est un logiciel libre et de très nombreuses distributions suivies par des bénévoles très chatouilleux sur le respect des libertés individuelles et l’absence de “backdoors”.

      Preuve que c’est fiable, le “gouvernement de Poutine” a fait développer une version “spéciale administration russe” obligatoire pour les services de l’état sur laquelle la NSA se casse allègrement les dents depuis pas mal de temps.

      L’ordre obligeant les administrations à utiliser Linux (2010, application entre 2012 et 2015) :

      Глава правительства Владимир Путин подписал план перехода властных структур и федеральных бюджетников на свободное ПО. Согласно документу, внедрение Linux во власти должно начаться во II квартале 2012 г.

      Сегодня стало известно, что премьер-министр Владимир Путин подписал документ, в котором описан график перехода властных структур на свободное ПО (СПО).

      Документ называется «План перехода федеральных органов власти и федеральных бюджетных учреждений на использование свободного программного обеспечения» и освещает период с 2011 до 2015 г.


      • RGT Le 23 mars 2017 à 21h52
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        Bientôt ce sera Y?VEL ?
        Y = Yandex, le plus ancien moteur de recherche… Russe. + mail et autres services, même un navigateur basé sur Chrome mais en “plus sûr” 😉
        ? = (Pas d’équivalent Amazon connu)
        V = VKontakte
        E = Je ne connais pas de fabricant d’ordis, mais les russes ont créé un processeur, l’Elbrouss qui semble pas mal en termes de perfs (parallélisation élevée), mais surtout assez “parano” au niveau sécurité (protections hardwares des threads et des allocations mémoire, une tâche ne peut pas “barbouzer” l’autre).
        L = Linux bien sûr !!!

        On pourrait aussi ajouter un “R” pour Rutube qui permet d’échapper à la censure de Youtube…

        Je ne suis pas “pro-russe” mais il faut reconnaître que si on ne souhaite pas être espionné par notre “Bon Gouvernement” et ses “Alliés Bienveillants” on a pas d’autre choix que de s’exiler.

        Même si Poutine lit mon courrier, regarde mes vidéos, analyse mes recherches, j’ai la certitude qu’il ne viendra pas “cafter” à l’ouest…
        Et pour ce que je fais, il n’en a strictement rien à foutre…


        • patrick Le 24 mars 2017 à 13h57
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          je suis bien de votre avis.
          il est beaucoup moins dangereux pour un citoyen français de se faire éventuellement espionner par les Russes ( qui n’en ont rien à fiche ) que par le gouvernement français.


  15. bob Le 23 mars 2017 à 10h43
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    Pas de rapport avec l’article, mais je vous soumets cet article du blog de scott adams, auteur de BD et de livre sur la psychologie “persuasive”. Il avait prévu longtemps a l’avance la victoire de Trump et est donc détesté pour cela par qui vous savez.
    Son cas est à mettre en parallèle avec le cas d’olivier pour le traitement journalistique. c’est en anglais mais c’est intéressant pour comprendre les manipulations journalistiques.
    http://blog.dilbert.com/post/158709087061/some-fake-news-about-me-from-bloomberg


  16. christian gedeon Le 23 mars 2017 à 11h01
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    hoho…touche à sa fin? elle est bien bonne celle là…la blague du jour en quelque sorte.C’est du wishful thinking,çà.Jamais la concentration n’ été aussi grande. Jamais l’appropriation du monde,y compris terres et nature elle mêmes n’ont été aussi prégnantes. Jamais l’individualisme n’ a été aussi puissant. Jamais les communautarismes n’ont été aussi forts.Jamais,etc… pour ce qui me concerne,je pense que nous n’en sommes qu’aux prémisses d’un totalitarisme ultralibéral plus impitoyable que…jamais.Qu’il y ait de ci de là,des révoltes contre le monstre,oui. Mais annoncer la fin du monstre avec une telle candeur,çà m donnerait presque envie de rigoler…je suggère gentiment à ce monsieur de se pencher sur le chiffre des dividendes et des fusions acquisitions de ces douze derniers mois…juste comme çà,au cas où.


    • Jb²O Le 23 mars 2017 à 16h23
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      Totalitarisme ultralibéral? Peut-on avoir une définition?

      En conclusion, parlant des fusacq, vous faites un amalgame entre finance et libéralisme qui n’est pas évident théoriquement.


      • christian gedeon Le 23 mars 2017 à 16h54
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        définition donc…l’ultralibéralisme est un totalitarisme sans cesse mutant…c’est LE totalitarisme absolu,presque parfait,un peu comme Alien,en fait. Armé pour s’adapter à tous les univers socio-ethnico-économiques (l’exemple chinois est à cet égard stupéfiant),en état d’agression permanente contre tous et tout ce qui peut le contrarier.Son objectif clair et avéré,loin de tout complotisme fumeux,est la domination . la domination à tous les niveaux,y compris l’appropriation de ce qui paraissait inaliénable,la Nature au sens large du terme.A la fin,il ne doit en rester qu’un en qulque sorte,mais le monde est d’ores et déjà partagé en partie entre quelques énormes groupes industrialo financiers,et les quelques milliers de milliardaires existants.Pour être à “la mode”, je dirais presque que nous sommes passés à l’ère “post” ultralibérale…celle où une poignée d’individus sont plus puissants que des groupes d’états entiers.Je ne suis pas assez fort en socio politque pour trouver un nom à ce nouvel état de choses.


      • christian gedeon Le 24 mars 2017 à 12h19
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        Et pour vous répondre encore mieux,je dirais que l’ultralibéralisme signe la mort du capitalisme,et prouve à l’envi à quel point Marx,encore icône aujourd’hui,s’est trompé…l’ultralibéralisme n’est pas l’accomplissement du capitalisme( association du capital et du travail),mais sa négation. C’est l’association du financier et du non travail,ou du moins de l’exploitation maximum de la valeur travail,considérée uniquement comme une variable d’ajustement planétaire… la valeur capital reste constante,alors que par la mondialisation la valeur travail tend vers la non existence,vers l’annexion à la valeur capital.Quand je pense à tous les abrutis qui sautant comme des cabris,n’ont rien vu venir,et nous chantent encore aujourd’hui les vertus des libertés d’aller et de venir,je ressens un grand écœurement.


  17. Eric10 Le 23 mars 2017 à 12h21
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    la fin d’une telle idéologie ne va pas arriver d’un seul coup mais il me semble qu’elle en prend le chemin, pour ça, il faut compter en années et pas en mois.


    • Michel Ickx Le 23 mars 2017 à 14h46
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      Pas certain, le mur est tombé en quelques jours et personne n’en avait anticipé la soudaineté. Les cygnes noirs de Nassim Taleb rodent dans tous les domaines. préparons nous à de grandes surprises.


  18. Vincent Le 23 mars 2017 à 17h21
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    > Il a gagné parce qu’il a produit plus de richesses en Occident et les a mieux redistribuer que le communisme

    redistribuées (les richesses)

    > En revanche [Obama] a sauvé General Motors et mené à bien une révolution énergétique qui a permis au pays de devenir autosuffisant dans le but de diminuer le déficit de la balance commerciale.

    “La fameuse indépendance énergétique américaine…”
    http://leseconoclastes.fr/2016/05/la-fameuse-independance-energetique-americaine/


  19. Crapaud Rouge Le 23 mars 2017 à 21h31
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    Je trouve que l’article part d’emblée sur une mauvaise direction : “Le néolibéralisme est entré dans un processus de reflux” : mais ce “néolibéralisme” n’est qu’un mot sous lequel ne s’avancent que des théories BIDONS qui n’ont jamais été confirmées par les faits. C’est un modèle mort-né utilisé comme paravent pour faire passer la pilule d’un capitalisme exclusivement abandonné aux rapports de forces. Ce qui est en phase de reflux, c’est l’usage propagandiste que l’on peut en faire.


  20. Alfred Le 24 mars 2017 à 00h10
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    Sinon du nouveau aux us (comptez les jours avant qu’on en parle entre deux cravates de Fillon): http://www.zerohedge.com/news/2017-03-22/bombshell-cia-whistleblower-leaked-proof-trump-under-systematic-illegal-government-s


  21. kenetbarbie Le 24 mars 2017 à 03h51
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    Comme on oublie la dérégulation apportée par la loi El Khomri…Comme on oublie le peu de combativité du gouvernement socialiste face à l’implantation d’Uber, Deliveroo, Foodora, et toute cette fabrique d’ autoentrepreneurs voués aux arcanes de logiciels de plus en plus opaques…
    Le capital est ici roi. Les structures sociales sont morcelées. Chaque individu fait face à la concurrence sauvage de ses “collègues”.
    On nous dit que certaines de ces structures sont populaires en banlieue..
    Il faut voir ce que Valls a fait d’Evry. N’importe qui saisirait la moindre perche pour echapper à ce nid de deprime.
    Hollande a très bien su gérer les sans dents. Maintenant il leur invente un faux coupable en la personne de Fillon et se présente lui-même sous l’avatar Macron…
    L’extrême effronterie de ces caciques gestionnaires du lumpen prolétariat nous apparaissait quotidiennement et, de coiffeurs à 8000 euros en stigmatisation des enseignants et ouvriers, le patelin amateur de gaudriole a réussi à s’effondrer plus vite que son ombre.Qu’à cela ne tienne, il en gardait sous le coude et nous voilà empêtrés dans la campagne la plus stupide de toute l’histoire de la démocratie française.
    Le zombie, faiseur de zombies, nous adresse un dernier au revoir, miterrandien jusqu’au bout, evoquant déjà sa mort et l’autre rive.
    Quel ramassis…


  22. françois brigouleix Le 24 mars 2017 à 11h45
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    Juste un petit correctif : la fin des accords sur la convertibilité dollar/or n’a pas pour objectif le financement de la guerre des étoiles. Celle-ci sera déclarée par Reagan (après donc 1980), et aura pour objectif principale,en faisant transiter de fausses infos sur l’état d’avancement des recherches en la matière, de pousser les soviétiques, dont on sait qu’ils étaient parvenus a espionner l’ouest sans que celui-ci ne puisse les en empêcher, a dépenser des budgets surréalistes dans l’ébauche de contre mesures, ruinant a termes leur économie.
    En revanche, bien sur, le financement de la guerre du Vietnam, de sa cohorte de matériel détruit et qu’il est nécessaire de remplacer … sans parler de la mauvaise qualité de l’or us (une bonne partie provient de la récupération rendue obligatoire part le gouvernement Roosevelt, de tout les objets en or détenus par les particuliers, quitte a fondre du 8 ou 12 carats avec du 18 ou 24 …).


  23. Mathieu Le 24 mars 2017 à 14h33
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    La Russie c’est l’Espagne économiquement, mouais… Ca frôle l’ânerie là quand même…


  24. georges glise Le 25 mars 2017 à 15h52
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    ça m’amuse un peu de voir ici quatrepoint dresser en quelque sorte le constat de décès du néo-libéralisme alors que correspondant de libé a bruxelles il en a été un des plus fidèles soutiens dans les années 2000, soutenant notamment le projet de constitutions en 2005; à ma connaissance, il n’a jamais fait son autocritique!


    • Amsterdammer Le 26 mars 2017 à 22h59
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      Vous ne confondreriez pas avec Quatremer, par hasard?


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