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3.janvier.20173.1.2017 // Les Crises

Les obstacles aux plans de « croissance » de Trump, par Alastair Crooke

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Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique qui était un haut responsable du renseignement britannique et de la diplomatie de l’Union européenne.

Source : Consortium News, le 21/11/2016

Le 21 novembre 2016

Les électeurs de la Rust Belt [« Ceinture de la Rouille », nom donné à l’ancienne région industrielle Manufacturing Belt, NdT] se sont tournés vers Donald Trump dans l’espoir qu’il pourrait réindustrialiser les États-Unis, mais les plans du président-élu pourraient, selon l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke, se heurter à des obstacles financiers et géopolitiques majeurs.

Nous sommes clairement à un moment charnière. Le président-élu Trump veut opérer des changements spectaculaires dans la trajectoire de son pays. Son cri de ralliement : vouloir que « les États-Unis soient Grands à nouveau » évoque, et certainement à dessein, l’épique expansion économique américaine des dix-neuvième et vingtième siècles.

Trump veut inverser la délocalisation des emplois américains. Il veut restaurer le socle industriel américain, remodeler les règles du commerce international ; il veut de la croissance et il veut des emplois aux États-Unis — il veut opérer un changement à 180 degrés dans la politique étrangère américaine.

On peut lire sur le panneau fatigué du Cinéma PIX dans la rue principale de Sleepy Eye, Minnesota, le 15 juillet 2016,

On peut lire sur le panneau fatigué du Cinéma PIX dans la rue principale de Sleepy Eye, Minnesota, le 15 juillet 2016, “Votez Trump”. (Photo de Tony Webster Flickr)

C’est un programme qui, tel quel, est plutôt louable. C’est précisément ce que beaucoup d’Américains veulent, et la période de transition que nous traversons, soumise à l’opacité totale et à la recherche de croissance (quel que soit le sens actuel de ce terme de “croissance”) appelle clairement une approche économique différente de celle suivie ces dernières décennies.

Comme l’a avancé avec perspicacité Raúl Ilargi Meijer, une plus grande autonomie est le futur du monde “post-croissance”, et post-mondialisation. Chaque pays et chaque société doit se focaliser sur l’autonomie, non comme un choix mondain idéal, mais comme une nécessité. Et cela n’est pas aussi mauvais ni aussi terrible que ne le laissent penser certains, et ce n’est pas la fin du monde… Ce n’est pas une transition idéaliste vers l’autosuffisance, c’est tout bonnement et fatalement ce qu’il reste quand une croissance débridée dérape.

“Toutes nos conceptions du monde et nos philosophies sont fondées sur le toujours plus et le toujours plus grand et plus encore, et toutes nos économies sont construites là-dessus. Cela nous a déjà conduits à ignorer le déclin de nos économies réelles depuis de nombreuses années maintenant. Nous nous concentrons sur les chiffres des marchés boursiers et autres, et nous ignorons l’effondrement du cœur de nos pays respectifs et des pays de notre zone d’influence.

“Donald Trump semble vraiment convenir idéalement pour cette transition. Ce qui compte (ici), c’est qu’il promette de ramener des emplois aux États-Unis, et c’est ce dont le pays a besoin… Non pour pouvoir alors exporter leurs produits, mais pour les consommer localement, et les vendre sur le marché intérieur. Il n’y a rien de mal ou de négatif pour un Américain d’acheter des produits faits aux États-Unis plutôt qu’en Chine.

“Il n’y a, économiquement (encore moins moralement), rien de mal à ce que les gens produisent ce qu’eux-mêmes, leurs familles ou leurs voisins proches veulent et ce dont ils ont besoin, sans devoir le trimballer aux quatre coins de de la planète pour un maigre profit. Du moins pas pour le quidam. Ce n’est pas une menace pour nos “sociétés ouvertes” comme beaucoup le clament. Cette ouverture ne dépend pas du fait d’avoir des choses transportées sur des milliers de kilomètres vers nos magasins, alors qu’on aurait pu les fabriquer nous-mêmes, avec un énorme bénéfice potentiel pour notre économie locale. Une “société ouverte” est un état d’esprit, qu’il soit collectif ou individuel. Ce n’est pas quelque chose qui est à vendre.”

Un grand souhait

C’est le grand souhait de Trump (en apparence). Ce n’est pas dénué d’intérêt, mais les choses ont changé : l’Amérique n’est plus ce qu’elle était au 19ème ou au 20ème siècle, ni en termes de ressources naturelles inexploitées, ni socialement. Et il en est de même pour le reste du monde.

M. Trump peut malheureusement découvrir que sa tâche principale ne sera pas la gestion de cette Grande Réorientation, mais plus prosaïquement le combat contre les vents contraires auxquels il sera confronté alors qu’il bataillera sur la barre du gouvernail de l’économie.

En bref, il y a une possibilité réelle que son ambitieux « remake » économique en prenne prématurément un coup à cause de la crise financière.

Ces vents contraires ne seront pas de son fait, et, pour la majeure partie, ils se situent au-delà du pouvoir humain en soi. Ils sont structurels, et ils sont multiples. Ils représentent l’accumulation d’une doctrine monétaire antérieure qui enfermera le président élu dans un petit coin d’où toute tentative de sortie aura des conséquences défavorables.

Idem pour quiconque tente d’orienter toute embarcation étatique dans cette économie mondiale contemporaine. Paradoxalement – dans une ère tournée vers une plus grande autosuffisance – quel que ce soit le succès que Trump pourrait rencontrer, celui-ci ne dépendra pas de sa propre marge de manœuvre; pas autant qu’il le souhaiterait.

Pour son tournant en politique étrangère, il lui faut trouver un intérêt commun avec le président russe Vladimir Poutine (ce qui ne devrait pas être trop dur) ; et le « tournant » économique repose sur la capacité de Trump de ne pas affronter la Chine, mais d’arriver à un modus vivendi avec le Président Xi (moins facile).

« Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. » La « théorie de la complexité » nous dit qu’essayer de répéter ce qui a fonctionné plus tôt – dans des conditions très différentes – ne fonctionnera probablement pas si c’est répété plus tard. À l’ère de Clinton, par exemple, 85% de la croissance démographique des États-Unis provenait de la population en âge de travailler. Le vent de face que Trump devra affronter est que, au cours des huit prochaines années l’augmentation de la population proviendra des 80% de plus de 65 ans. Et les 65 ans et plus ne sont pas un bon moteur pour la croissance économique. Ce n’est pas un problème uniquement américain. C’est aussi une tendance mondiale.

“Le pic de croissance” (selon le blog d’Econimica), “au sein de la population active (15-64 ans) parmi les 35 nations riches de l’OCDE, la Chine, le Brésil et la Russie s’est effondré depuis son pic de 1981. La croissance annuelle de la population en âge de travailler parmi ces pays est passée de +29 millions par an à seulement +1 million en 2016 … mais, à partir de maintenant, la population en âge de travailler va diminuer chaque année … Ces pays représentent près des trois quarts de la demande mondiale de pétrole et des exportations en général. Mais l’ensemble de leurs populations en âge de travailler diminuera chaque année, à partir de maintenant (sûrement pendant des décennies et peut-être bien plus longtemps). La demande mondiale d’à peu près presque tout va aller en se détériorant.”

(FFR acronyme de Taux des Fonds Fédéraux: le taux d'intérêt principal des États-Unis) Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

(FFR acronyme de Taux des Fonds Fédéraux: le taux d’intérêt principal des États-Unis) Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

Et puis il y a la Chine : elle passe elle aussi par une « transition » difficile de l’ancienne économie à une économie « innovante ». Elle aussi connaît un vieillissement de la population et un problème d’endettement (avec un ratio dette/produit brut intérieur de 247%). Trump affirme que la Chine sous évalue délibérément la valeur de sa monnaie pour obtenir un avantage commercial injuste, et il suggère en outre qu’il a l’intention d’affronter le gouvernement chinois sur cette question clé.

Là encore, Trump a un bon argument (de nombreux pays gèrent leurs taux de change précisément pour essayer de “voler” quelques points de croissance supplémentaire au pot commun diminué). Mais comme le rapporte Zerohedge, citant l’analyse d’Eric Peters, le directeur de One River Asset Management :

“Ce qui est bon pour les USA, en ce cas de figure, (la hausse du dollar et des taux d’intérêt par anticipation de “l’économie à la Trump”), n’est pas bon pour les marchés émergents. Les marchés émergents bénéficient d’un dollar plus faible, et ce n’est pas ce que nous aurons. Les marchés émergents profitent des flux de capitaux mondiaux s’écoulant dans leur direction et ce n’est pas ce qui se passe non plus. Dès le mois de février, les marchés émergents déclinaient brutalement, à cause (1) d’un dollar fort, (2) des taux d’intérêt américains en hausse, et (3) du fait du ralentissement de la croissance chinoise.

“Les taux d’intérêt se sont effondrés tout au long de l’année. Comme la masse croissante des liquidités en dollars, yens et euros recherchait des profits décents, elle s’est dirigée vers les marchés émergents. Trump a relancé le ralliement au dollar, et ce stimulus fiscal va forcer les taux d’intérêt à monter. Cela a tout inverse. (Les dollars reviennent au pays)

“Et c’est un fait, les gens de Pékin ne veulent pas être confrontés à une défaillance économique avant le Congrès du Parti à l’automne prochain. Mais nous nous rapprochons en ce moment d’une impulsion maximale du stimulus chinois du premier trimestre.”

En bref, Peters nous dit que, dans un environnement où le dollar et les taux d’intérêt sont à la hausse, la croissance des marchés émergents dans leur ensemble va faiblir, puisque ces marchés ont soumis leurs économies à la croissance chinoise. C’était auparavant le cas quand ils étaient fermement liés à la croissance US, mais c’est maintenant la Chine qui domine les flux commerciaux de ME [c’est-à-dire que sans croissance chinoise, les marchés émergeants stagnent]. La question qui se pose est de savoir si l’Amérique peut relancer sa croissance pendant que la chine et les ME stagnent. C’est un autre changement structurel, alors que jusqu’à maintenant c’était l’inverse : sans croissance US, les ME et la Chine stagnaient. Maintenant, c’est le contraire.

Les économies affaiblies

Il y a bien sûr d’autres changements structurels qui vont rendre la tâche plus difficile pour les économies occidentales affaiblies de rapatrier des emplois qui avaient été délocalisés auparavant. Premièrement, il y a eu un basculement systémique des innovations et des technologies vers l’Est (grâce à une force de travail plus qualifiée et mieux éduquée). Cela représente non seulement un fait économique, mais également une redistribution du pouvoir. Dans tous les cas, la technologie dans cette nouvelle ère est plus destructive que productive en termes d’emplois.

Dans un sens, le plan économique de Trump “Refaire travailler l’Amérique” par des projets d’infrastructures financés massivement pas la dette rappelle l’ère Reagan, période pendant laquelle le dollar était fort. Mais encore une fois “les choses ne sont plus ce qu’elles étaient.” L’inflation était alors de 13%, les taux d’intérêt autour de 20%, et, point crucial, le ratio de la dette au PIB était à peine de 35% (comparé à l’estimation actuelle de 71,8% ou de 104,5% en incluant la dette extérieure.)

Alors, comme l’a suggéré Jack Rickards, le dollar fort était déflationniste (volontairement), et les taux d’intérêt ne pouvaient que baisser. C’était le début de trois décennies de boom obligataire, qui finalement semble arriver à leur terme, lequel coïncide avec l’élection de Trump. Aujourd’hui, l’inflation ne peut qu’augmenter – comme les taux d’intérêt – et le marché obligataire ne peut que baisser (de façon périlleuse).

Croissance et emplois ?

Trump peut-il concilier croissance et création d’emplois à travers des dépenses en infrastructures ? Eh bien, “Croissance” est un terme ambigu et changeant. Le premier graphique montre les deux côtés de l’équation… le PIB annuel et la dette contractée, dépensée et (donc comptée dans la croissance) pour atteindre l’objectif de croissance.

Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

Le deuxième graphique montre le PIB annuel moins la croissance annuelle de la dette fédérale pour obtenir cette “croissance du PIB”. En d’autres termes, contrairement au début des années Reagan, la dette, maintenant, ne produit plus de croissance – mais… eh! bien, principalement juste plus de dette.

En fait, ce que le deuxième graphique reflète est le transfert – par la création monétaire – du pouvoir d’achat d’une entité (le consommateur américain), par l’intermédiaire du secteur financier, vers d’autres entités (principalement des entités financières et des entreprises qui rachètent leurs propres actions). C’est la déflation due à la dette : le consommateur américain finit par avoir de moins en moins de pouvoir d’achat (au sens de revenu résiduel discrétionnaire).

La chose à souligner ici est que la “croissance” devient plus rare partout. La Russie et la Chine, comme tous les autres, sont à la recherche de nouvelles sources de croissance.

Comme Rickards l’a dit, la dette est le “diable” qui peut défaire tous les plans de Trump : un plan de rénovation des infrastructures de 1000 milliards de dollars, ajouté à sa proposition de reconstruire l’armée, vont – au moins à court terme — augmenter les déficits annuels. En fait, les déficits montent déjà en flèche : le trou fiscal du budget de 2016 est passé à 587 milliards de dollars contre 438 milliards l’année précédente, soit une énorme augmentation de 34%… En plus de cela, la politique protectionniste de Trump soit mettrait en œuvre des droits de douane de 35% sur certaines importations, ou bien exigerait que ces biens soient fabriqués à l’intérieur des États-Unis à des prix beaucoup plus élevés. Par exemple, la hausse des coûts de fabrication par rapport à des produits fabriqués en Chine serait de 190% si on les compare au salaire minimum d’un travailleur imposé par le pouvoir fédéral. Donc, l’inflation est en route.

Pour résumer, l’auto-suffisance implique des coûts domestiques plus élevés et des hausses de prix pour les consommateurs.

Source: http://www.zerohedge.com/news/2016-11-16/saudis-china-dump-treasuries-foreign-central-banks-liquidate-record-375-billion-us-p

Source: http://www.zerohedge.com/news/2016-11-16/saudis-china-dump-treasuries-foreign-central-banks-liquidate-record-375-billion-us-p

La dette va augmenter. Et il semble déjà qu’il y ait une attaque en cours de la part des acheteurs contre la dette du gouvernement US : bien plus d’un tiers de bons du Trésor, pour une valeur de 1000 milliards de dollars, ont été revendus dans l’année au 31 août par des Banques Centrales étrangères.

Et qui les achète ? (Le graphique ci-dessous montre à quoi ressemblent ces achats, en pourcentage de la dette totale émise par le Trésor). Eh ! bien les banques centrales étrangères ont disparu. (Les chinois n’ont pas acheté un seul bon du Trésor depuis 2011.)

(Ci-dessus : qui a acheté la dette commercialisable en pourcentage, par périodes) Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

(Ci-dessus : qui a acheté la dette commercialisable en pourcentage, par périodes)
Source: http://econimica.blogspot.it/2016/11/trump-lies-no-different-than-obama-or.html

C’est le public américain qui achète. Seront-ils disposés à suivre Trump dans sa dépense structurelle de 1000 milliards de dollars ? Ou bien, est-ce que cela sera la marque d’encore une autre diminution du pouvoir d’achat du consommateur ? La question de savoir si un tel investissement donne vraiment de la croissance est à mettre en balance pour obtenir une quelconque réponse. (Les marchés d’échange d’actions des sociétés industrielles le feront très bien, bien sûr.)

Le résultat financier : (Michael Pento, Rapport Pento) : “Si les taux d’intérêt continuent d’augmenter, ce ne sera pas seulement le cours des actions qui s’effondrera. Ce sera chaque actif évalué selon un soi-disant “taux de rendement sans risque” offert par la dette souveraine. On apprendra dès lors la douloureuse leçon selon laquelle le fait d’avoir eu une politique d’intérêts virtuellement à zéro depuis 90 mois n’était pas du tout sans risque. Tous les taux d’intérêt négatifs du marché ont faussé entre autres : les dettes des entreprises, les titres municipaux, les investissements immobiliers, les obligations, les actions, les cours des matières premières, voitures de luxe, œuvres d’art, tous les revenus d’actifs immobilisés et leurs dérivés, et tout ce qui tourne autour, s’effondreront en même temps que l’économie globale.

“Pour information, une normalisation de rendement des obligations serait à long terme très saine pour l’économie, tout comme il est nécessaire de réconcilier les déséquilibres économiques massifs déjà existants. Cependant, le Président Trump n’acceptera nullement une dépression qui entraînerait simultanément l’effondrement des cours de l’immobilier, des actions et des obligations.”

Une crise financière imminente

Pour être juste, Trump a dit avec consistance tout le long de la campagne électorale que celui qui gagnerait la campagne des présidentielles pour prendre ses fonctions en janvier serait confronté à une crise financière. Peut-être ne sera-t-il pas confronté au “retour brutal” du Quantitative Easing et de la bulle obligataire comme certains experts l’ont prédit, mais beaucoup d’autres – selon l’étude menée par la Banque d’Amérique sur 177 gestionnaires de fonds lors de ces six derniers jours, qui contrôlent un peu moins de 500 milliards d’actifs – s’attendent à une “faillite obligataire stagflationnaire.”

Cela a des implications politiques majeures. Trump ne cherche rien moins que transformer l’économie et la politique étrangère des États-Unis. Il le fait contre de nombreux partisans de l’élite libérale dans le contexte actuel, si irrités du résultat des élections, qu’ils rejettent complètement sa légitimité électorale (et, avec les élites restant elles-mêmes silencieuses face à ce rejet du processus démocratique américain). Des mouvements sont organisés pour détruire sa présidence (voir ici par exemple). Si Trump fait effectivement l’expérience d’un sévère « remaniement » financier à un moment d’une telle colère intérieure et d’une telle agitation, la tournure des événements pourrait devenir très laide.

Source : Consortium News, le 21/11/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

PatrickLuder // 03.01.2017 à 07h50

Baser toute sa politique sur de la croissance est vraiment tentant, car la croissance permettrait (comme il y a 50 ans) d’effacer une partie des dettes et montrerait un retour au plein emploi dans une course en avant effrénée, mais la croissance économique demande avant tout plus d’énergies, plus de matières et plus de consommations de toutes natures … autant de besoins qui vont à contre-courant de l’épuisement inéluctable de notre bonne vieille terre. On peut dire sans se tromper qu’une politique basée sur de la croissance économique est une politique obsolète et complètement dépassée, une politique basée sur de la croissance économique est tout sauf ce dont nous avons besoin !

63 réactions et commentaires

  • madake // 03.01.2017 à 02h02

    L’article est très intéressant, avec une ouverture prospective, merci pour la traduction et mise en ligne.

    Sur la forme, j’ai néanmoins un gros bémol:
    l’article se fonde et illustre son propos sur des histogrammes et courbes, auxquels il est constamment fait référence, mais qui sont ici dans une résolution minimale.
    Par exemple les dates sur le GDP/Dette fédérale sont illisibles.
    Pourquoi ne pas avoir publié directement les schémas originaux plutôt que des vignettes?
    Comparer le lien ci-dessous avec la résolution affichée plus haut:

    https://consortiumnews.com/wp-content/uploads/2016/11/Screen-Shot-2016-11-18-at-10.45.40-AM.png

    Un petite mise à jour pour bien commencer l’année?

      +14

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  • Jack // 03.01.2017 à 04h03

    Le test sera l’audition de Rex Tillerson devant le sénat et le vote qui suivra.
    Si Tillerson est confirmé au poste de secrétaire d’état, Trump aura les coudées franches pour la suite. Dans le cas contraire, il ne fera rien sans l’aval des républicains les plus ultras.

      +5

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  • cording // 03.01.2017 à 05h36

    De ce long, trop long article j’en retiens une impression qu’à vouloir trop prouver on ne prouve finalement rien sinon un aveu d’impuissance qui n’est qu’un alibi, on exagère les obstacles et oublie le primat du politique quand les hommes politiques veulent bien se donner le pouvoir de l’exercer. Ils peuvent largement changer la donne.

      +10

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  • el topo // 03.01.2017 à 07h05

    Texte intéressant qui remet quelques pendules à l’heure. Il convient d’ajouter que les politiques de relance, New Deal, reconstructions d’après-guerre et trente glorieuses étaient basées sur un pétrole abondant, bon marché et donc devenu énergie de référence : la dépression des années 30 peut être vue comme une crise d’ajustement, le passage d’un système “charbonnier” à un système “pétrolier”. La crise actuelle est sans doute la résultante de la fin de l’ère pétrolière. Comme le dit l’auteur, l’autonomie devient une obligation.

      +18

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    • jim // 03.01.2017 à 23h51

      Un article basé sur des données sérieuses. Merci.
      Concernant la prévision, certains économistes vont plus loin et annoncent carrément une nouvelle récession, pire encore que la précédente. C’est notamment l’analyse de Gaston Lefranc.

      Extrait “L’atterrissage risque d’être brutal et rapide. En effet, la politique « expansionniste » de Trump, mais aussi ses velléités protectionnistes, ses freins à l’immigration, ou la hausse du prix du pétrole poussent à la hausse des taux d’intérêt. La Réserve Fédérale pourrait augmenter ses taux lors de sa prochaine réunion les 13 et 14 décembre pour faire face au risque d’inflation et de dépréciation du dollar. Cela pourrait précipiter l’entrée des USA et du monde dans une nouvelle grande récession. Après 8 années de dépression économique, les Etats capitalistes n’auront pas les mêmes armes pour faire face à ce nouveau rebond de la crise. Les conséquences risquent d’être terribles pour les travailleurs, avec une envolée du chômage et des attaques terribles contre le monde du travail.”

      Source et article intégral ici: http://wp.me/p5oNrG-ud5

        +1

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  • PatrickLuder // 03.01.2017 à 07h50

    Baser toute sa politique sur de la croissance est vraiment tentant, car la croissance permettrait (comme il y a 50 ans) d’effacer une partie des dettes et montrerait un retour au plein emploi dans une course en avant effrénée, mais la croissance économique demande avant tout plus d’énergies, plus de matières et plus de consommations de toutes natures … autant de besoins qui vont à contre-courant de l’épuisement inéluctable de notre bonne vieille terre. On peut dire sans se tromper qu’une politique basée sur de la croissance économique est une politique obsolète et complètement dépassée, une politique basée sur de la croissance économique est tout sauf ce dont nous avons besoin !

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    • Fisset // 03.01.2017 à 12h20

      Que se passe-t-il quand un organisme vivant doit fonctionner dans un mode où les ressources disponibles ne suivent pas?… le corps se nourrit sur lui-même, se dévore! Si le but non avoué de la croissance est l’assouvissement d’un désir d’accumulation d’actifs des individus et qu’elle ne pourvoit plus que partiellement à cet objectif, le déficit d’actifs créés sera comblé par un transfert d’actifs d’une partie de la population (la + grande) au profit d’une autre partie de la population. C’est exactement ce qui se passe avec les QE. Le maintient d’une politique de croissance impossible à réaliser dans les faits ne ferait que creuser sans fin l’écart entre la part dévorante de la société et la part dévorée. Le maintient d’une politique de croissance dans un contexte de pénurie est donc un pari d’une partie de la société contre une autre. A bon entendeur…

        +19

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      • lon // 03.01.2017 à 18h07

        Un des meilleurs commentaires que j’ai lus sur Les Crises . Parfaitement résumé .

          +5

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  • Nerouiev // 03.01.2017 à 08h17

    Ceux qui détiennent la finance ont défini ce qu’est et doit être la croissance et qui les maintient en haut de l’échelle. Mais la croissance revêt d’autres facettes moins matérialistes auxquelles il faudra souscrire de gré ou de force pour assurer notre avenir collectif par le confort intellectuel et par la science qu’elle régénérera. L’homme ne meurt pas après avoir fini sa croissance physique. Le changement obligé ou non que l’on voit poindre va en bousculer plus d’un, une reconversion insupportable pour certains. Incontestablement Trump est un acteur de ce ce changement difficile à négocier sans l’aide d’autres partenaires étrangers qui, eux, ont vécu la guerre et les temps difficiles.

      +6

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    • amemar // 03.01.2017 à 10h22

      Il y a de beaux profits à faire sur la culture, les loisirs et le tourisme. Ce dernier est né pratiquement en même temps que la sidérurgie, qui a terminé son cycle. Le tourisme, lui n’en est qu^à ses débuts. dans de nombreux pays, il rapporte plus que le secteur agricole. Pour se développer il s’appuie sur du patrimoine naturel déjà existant et sur du patrimoine culturel et artistique qu’il suffit d’entretenir. La matière première existe déjà donc. Qu’un musée soit visité par 10 personnes ou par 100 000, nécessite peu d’énergie supplémentaire. Tout le secteur est encore largement sous exploité. Seulement pour se développer il a besoin de consommateurs ayant du temps et un peu plus d’argent que le strict nécessaire et comme dans notre civilisation il faut gagner, durement, son pain à la sueur de son front, personne ne s’avisera que les loisirs et la culture peuvent être une immense source de profits. Non, on continuera à faire peiner les hommes pour extraire de la Terre une richesse qui s’épuise et épuise l’Humanité. Et à dire que la culture c’est pour les bobos.

        +6

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      • ouvrierpcf // 03.01.2017 à 18h41

        la sidérurgie a fini son cycle ah bon nos trains métro vont rouler sur des rails en bois ou en plastique, en verre peut etre , les fers à beton seront en quoi? les touristes mangent quoi sur place du MAC DO,?, avec saucisse base laitue?? la Culture oui mais l’instruction ou les sciences physiques certains devraient sy remettre

          +6

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      • AUSSEUR Robert // 03.01.2017 à 23h37

        A Amemar := Oui , ” extraire de la Terre une richesse qui s’épuise et épuise l’Humanité.
        Si dans le même temps “on” (qui ?) continue à ne majorer les salaires qu’en % , on fabrique une société de + en + niveau de revenus bas , en nombre et en niveau ! Nous ne pouvons continuer sur cette pente et encore moins l’accentuer !

          +0

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  • Alfred // 03.01.2017 à 09h22

    Vous confondez avec Alastair Campbell qui etait effectivement un suppôt de Blair. Peut etre à cause du nom à coucher dehors (pour nos oreilles bien sur).

      +0

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  • lvzor // 03.01.2017 à 09h49

    “Qui est déjà cet Alastair Crooke ?”

    http://www.conflictsforum.org/who/

    Un spécialiste du Moyen-Orient et expert pour l’ONU

      +0

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  • judith // 03.01.2017 à 11h15

    la croissance aux USA n’est qu’une illusion (sauf pour les plus riches), combien restent en rade? la pauvreté est partout, ce peuple attend surement beaucoup de Trump, mais je doute qu’il change quoique ce soit, son équipe de milliardaires se fout comme de sa première culotte des plus pauvres.

    dans le temple de la high tech, on bosse mais on vit comme un chien.

    http://www.latribune.fr/technos-medias/les-centaines-d-enfants-pauvres-et-sans-domicile-de-la-silicon-valley-627874.html

      +8

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  • reneegate // 03.01.2017 à 11h23

    Crooke a le mérite de reconnaitre la légitimité de Trump et son adéquation avec le “bon sens populaire”. Cette soif de bon sens vient du peuple et ce sera surement ainsi en France bientôt. Par contre il n’évalue pas cette adhésion populaire qui a un sens, celui qui par la confiance induite peut permettre un changement profond dans les aspirations du peuple. Après avoir été gouverné par le non sens libéral pendant plus de 50 ans les peuples occidentaux peuvent être convaincus de réduire leur pouvoir d’achat (accepter l’inflation) , ne plus chercher la croissance. Ce que propose Trump, l’amérique forte, ne marchera pas à mon avis car dépassé, mais un autre objectif pourrait fort bien remplacer la croissance ici. C’est là la force et la valeur de la politique.

      +3

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  • christian gedeon // 03.01.2017 à 11h33

    Je vais rester très terre à terre…désolé pour tous les brillants économistes.Eh bien,moi,ce qui me fait vraiment hurler de rire,c’est la “redécouverte ” du principe qu’il faut produire chez soi ce que qu’on peut techniquement produire chez soi,et n’importer que ce qu’il est vraiment vital d’importer…une fois toutes les autres possibilités épuisées. C’est ballot,hein? C’est tellement ringard!!! Et pourtant,c’est ce qui va se passer,nolens volens…c’est quand même du plus haut comique…les grands penseurs “marginaux ” de l’économie redécouvrent l’eau même pas chaude…en fait ils redécouvrent l’économie royale,je veux dire l’économie du temps des rois de France ,qui n’étaient finalement pas si cons que çà,hein?

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    • Micmac // 03.01.2017 à 22h15

      Je n’ai aucune nostalgie particulière pour la monarchie, mais au moins les régulations économiques misent en place à cette époque donnaient de bons résultats…

      La régulation des prix du grain, pour éviter que la chute des cours en cas de trop bonne récolte ne détruise les producteurs, et pour éviter la disette en cas de mauvaises récoltes, à parfaitement fonctionné depuis la fin du moyen âge jusqu’à ce que Turgot et les Physiocrates (précurseurs de nos libéraux) s’en mêlent…

      Sous prétexte de lutter contre la spéculation (réelles, mais c’était un moindre mal, et pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain), Turgot ôta les régulations… et boum, disette dans les semaines qui suivirent, émeutes, “guerre des farines”… Bon, pas de bol pour Turgot, il y eut de mauvaises récoltes juste après ces décrets, mais les régulations du prix du grain étaient faites pour éviter ça…

      Il suffit que les libéraux touchent à un truc pour que ce soit la m..de totale. Toujours et partout.

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    • Micmac // 03.01.2017 à 22h23

      Turgot était du même calibre que nos grands libéraux contemporains, qui l’admirent.

      Son plus grand exploit : avoir demandé à Louis XVI de cesser d’exploiter les forêts françaises pour la construction de vaisseaux de guerre, et de plutôt importer du bois de Scandinavie… parce que le bois scandinave était moins cher…

      Là, Louis XVI a vraiment dû se dire que Turgot était un peu c.., le bois étant un matériaux stratégique et Turgot n’avait apparemment pas pensé à ce qu’il adviendrait des chantiers naval en cas de guerre avec la Suède, ou simplement de blocus… Louis XVI a viré Turgot dans les semaines qui suivirent, et nombreux furent les ministres à pousser un soupir de soulagement…

      Aujourd’hui, on a plein de petits Turgots partout dans nos ministères et notre classe politique. Étonnez vous que ça se passe pas bien…

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  • PatateMystere // 03.01.2017 à 12h23

    Il prend le problème à l’envers. Alors oui, il parait plus complexe mais le vieillissement de la population n’est pas un problème.
    On peut reconstruire une économie florissante sur les ruines d’un pays sortit de la guerre. Comme l’a fait l’Europe en 45. C’est à dire à partir de pays ruinés.

    Tout le monde envisage le vieillissement de la population comme un problème car il pense l’état comme un ménage. Un ménage doit gérer des dépenses d’argent, à partir d’une somme d’argent fixée, un budget. Un état fait l’inverse, il doit gérer les rentrées d’argents à partir d’une masse d’argent créée.
    Tout d’un coup lorsque l’on regarde le problème à l’endroit, il est beaucoup, beaucoup plus simple!!

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    • Pinouille // 03.01.2017 à 14h57

      La gestion monétaire n’a rien à voir avec la magie.
      L’argent (monnaie) n’est pas une richesse en tant que telle. Il est le vecteur de la richesse.
      Créer de l’argent n’a jamais rendu un pays plus riche. Cela permet tout au plus de redistribuer ces richesses, ou de dépenser maintenant ce qu’il faudra rembourser plus tard (argent=dette).

      Le vieillissement de la population EST un problème car les actifs sont de moins en moins nombreux pour créer des richesses nécessaires à la survie (à minima) des inactifs. Donc à moins d’augmenter la productivité de ces actifs, le niveau de vie général baisse.

      Rien de sorcier.

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      • PatateMystere // 03.01.2017 à 15h25

        Le vieillissement n’est pas un problème, il ne l’a jamais été. Lorsque l’on a versé les première années de pension, on l’ a fait, sans problème. Sans dette, et sans dépouiller les gens de leur argent.

        Pour prélever de la monnaie, il faut d’abord la créer. Donc pour récolter des cotisations sociales, il faut d’abord que les pensions soient versées et que le travail des soignants ait lieu.

        La monnaie ça se crée, sans problèmes dès lors qu’elle est adossée à un travail direct, dans le cas des soignants et fonctionnaires, ou “indirect dans le cas des pensions” (pas forcement vrai mais on va y aller doucement)

        La monnaie n’est pas une richesse en tant que telle en effet mais elle valorise un travail qui lui l’est. Dès lors qu’il y a travail. On peut créer cette monnaie sans problèmes aucun. Donc le problème abordé ici, n’en est pas un si on le prend par le bon bout.

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        • Micmac // 03.01.2017 à 22h37

          Tout à fait…

          Lorsque la quantité de monnaie en circulation est insuffisante par rapport à la quantité de biens et services offerts, il faut bien créer de la monnaie, même si c’est inflationniste. Sinon l’économie s’effondre par manque de liquidités…

          La création monétaire ex-nihilo peut-être d’une nécessité vitale, même si effectivement imprimer de la monnaie à tord et à travers peut aussi générer beaucoup de problèmes.

          Une grande partie de la crise de 29 aurait pu être évitée par création monétaire, mais à l’époque, l’orthodoxie économique, c’était la lutte contre l’inflation et la défense d’une monnaie forte (exactement comme aujourd’hui).

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        • Pinouille // 04.01.2017 à 09h28

          @PatateMystere
          Nombreux sont ceux qui aimeraient vous donner raison (j’en fait partie).
          Malheureusement, l’exemple actuel du Japon (et plus généralement tous les pays développés en voie de vieillissement) contredit par les faits votre discours.

          “Lorsque l’on a versé les première années de pension, on l’ a fait, sans problème.”
          Précisément parce que l’âge de la retraite avait été calibré pour que le total des cotisations retraite soit supérieur ou égal aux pensions à payer. Ca marche bien quand il y a peu de retraités et beaucoup d’actifs. Pas l’inverse.

          “Pour prélever de la monnaie, il faut d’abord la créer.”
          Pour prélever de la richesse, il faut d’abord la créer… Donc il faut des actifs.

          Rien de sorcier

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          • Pinouille // 04.01.2017 à 10h53

            @PatateMystere
            Je crois avoir compris votre raisonnement (je passe outre le sujet monétaire): si l’Etat donne un travail à chacun des chômeurs (fonctionnaires, aides soignant, etc) l’économie globale s’en porterait mieux car le travail créé génèrerait des impôts ou autres cotisations et le système s’auto-alimenterait => cercle vertueux.

            Une analyse du budget de l’Etat montre cependant que le bilan économique de la fonction publique est négatif et nécessite la contribution du privé. Et actuellement, voire depuis 30 ans, l’Etat dépense environ 20% de plus que ce qu’il perçoit. Cela génère de la dette.

            Que dire de plus…

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          • PatateMystere // 05.01.2017 à 14h11

            Le japon est l’exemple du fait que créer de la monnaie ne dispense pas du fait de savoir cve que l’on en fait. Et c’est là tout le nerf de la guerre !

            La retraite par répartition, c’est n’est pas la répartition de la richesse produite par les “actifs” vers les “inactifs” c’est la répartition du financement des retraites entre les “actifs”.
            Précisément, le système est simple et infaillible. On fixe un montant de retraite à verser, on divise par le nombre de salariés et on répartie la cotisation dans le pays.
            Sachant qu’il s’agit là, d’un mode de calcul. On base la cotisation de l’entreprise en fonction de la valeur ajoutée apportée par celle çi. C’est à dire, des salaires des gens qui apportent cette valeur.

            Verser des pensions de retraite crée une demande dans l’économie marchande. Le seul pari qui est prit ici c’est que l’économie marchande sera en mesure d’assurer cette demande. Si elle ne peut pas assurer la production alors oui, il y a un problème, mais on sait que nous sommes en sous utilisation de l’outil industriel ou de ce qu’il en reste. Donc ce n’est pas du tout un problème.

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            • Pinouille // 09.01.2017 à 15h03

              Dernière tentative pour vous convaincre:

              Imaginez un mini pays A composé de 90 retraités et 10 actifs.
              5 actifs s’occupent des retraités. Les 5 autres produisent… des lavabos.

              Imaginez un autre mini pays B composé de 10 retraités et 90 actifs.
              1 actif s’occupe des retraités et les 89 autres produisent des lavabos identiques au pays A.

              Question n°1: lequel de ces pays A ou B est le plus riche?
              Question n°2: la gestion monétaire de ces pays peut-elle changer la réponse à la question n°1?

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            • Pinouille // 09.01.2017 à 16h03

              “Le japon est l’exemple du fait que créer de la monnaie ne dispense pas du fait de savoir ce que l’on en fait.”
              Merci de me donner l’exemple d’un pays qui a su relancer son économie par la création monétaire. L’actualité fourmille de contre-exemples.

              “Verser des pensions de retraite crée une demande dans l’économie marchande.”
              Et bien non. Verser des pensions de retraite crée certes de la demande (je dirais plutôt pouvoir d’achat) chez les inactifs, mais au détriment d’un pouvoir d’achat diminué du montant des cotisations payées… Transfert mais pas création de richesse.

              “Le seul pari qui est prit ici c’est que l’économie marchande sera en mesure d’assurer cette demande”
              … On n’est pas dans une économie soviétique… L’outil de production n’est en rien concerné par la problématique. D’où vient une telle idée??

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      • atanguy // 04.01.2017 à 05h44

        Que de rabâchage d’économie libérale:
        – “Créer de l’argent n’a jamais rendu un pays plus riche. Cela permet tout au plus de redistribuer ces richesses” Ben dis donc “redistribuer ces richesses” Ca serait pas si mal! Enfin pour ceux qui ne sont pas riches…
        – “le vieillissement de la population EST un problème”. C’est vrai ca on pourrait zigouiller tous les vieux bien sur! Mais on pourrait aussi redistribuer les richesses dues a l’automatisation et les redistribuer a ceux qui ne travaillent pas au lieu qu’elles ne profitent qu’à une minorité de nantis.

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        • Pinouille // 04.01.2017 à 11h24

          @Atanguy
          “Que de rabâchage d’économie libérale”
          Mes propos n’ont rien de libéral. Je me contente de rappeler les mécanismes en cours actuellement.

          “Ben dis donc “redistribuer ces richesses” Ca serait pas si mal!” Je partage cet avis. Il me semble même que Thomas PIKETTI a réussi à montrer qu’un meilleur partage bénéficierait globalement à l’économie.

          “C’est vrai ca on pourrait zigouiller tous les vieux bien sur!” Non, mais ça n’est reste pas moins un problème (économique, j’entends). Ce que dit d’ailleurs l’article ci-dessus.

          “on pourrait aussi redistribuer les richesses dues a l’automatisation”
          Oui. Automatisation qui va s’accentuer d’ailleurs… Mais comment faire adhérer à ce principe une élite qui maîtrise la technologie et la gestion, et qui s’est déjà accaparé la plupart des richesses mondiales? Il n’est pas dit que cela ne se fasse pas dans la violence…

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          • atanguy // 04.01.2017 à 20h45

            “comment faire adhérer à ce principe une élite”
            La remplacer par le peuple.

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          • Bill Boket // 06.01.2017 à 12h27

            “Mais comment faire adhérer à ce principe une élite qui maîtrise la technologie et la gestion, et qui s’est déjà accaparé la plupart des richesses mondiales? ”

            Ah, mais il faut être clair à ce sujet, il ne s’agit pas de la faire “adhérer”, mais tout au contraire, de la dessouder !
            Et ce genre d’opération fait forcément des étincelles…

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            • Pinouille // 09.01.2017 à 16h20

              “Ah, mais il faut être clair à ce sujet, il ne s’agit pas de la faire “adhérer”, mais tout au contraire, de la dessouder !”
              Un tel scénario suppose que l’élite est complètement étrangère à la création de richesse dans l’économie actuelle. Et que nous pourrions aisément nous en passer.
              Cela me paraît être une erreur de jugement: la fortune (souvent indécente) que gagne un PDG est théoriquement à la hauteur des gains qu’il fait générer à son entreprise (et ce n’est pas donné à tout le monde), sinon les actionnaires le virent.
              Il y a certes des cas particuliers qui font les choux gras des journaux, mais de là à en faire une généralité…

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  • LS // 03.01.2017 à 13h20

    2 commentaires :
    La théorie de la complexité dit bien plus de chose que cela, bien plus révolutionnaire. Elle est un développement épistémologique de la théorie du chaos et redéfinit les notions de causalité (la causalité est une notion philosophique, pas scientifique) et de déterminisme. De ce point de vue, on peut parler de changement de paradigme, comme on peut le dire, avant elle, des théories de la physique quantique, de la relativité ou de la théorie de l’évolution (des espèces).

    Mr Alastar Crooke oublie le lien extrêmement rigide qui existe entre la production de pétrole ou d’électricité et le PIB. S’il n’y a pas (encore ?) trop de problème côté électrique, c’est tendu côté pétrole. Aux vus des marges de productions supplémentaires de l’ordre de 5% (si tout va bien côté géopolitique) sans investissements massifs supplémentaires (délais avant production ?), je ne donne pas cher de la durabilité de cette croissance avant un baril à 120 dollars et la prochaine crise.

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  • bhhell // 03.01.2017 à 14h26

    Une analyse intéressante de l’économiste Richard Wolff sur le programme d’infrastructures de Trump:
    En somme depuis 40 ans, le pays, au lieu de financer la gestion du domaine public par l’impôt sur les riches, a préféré recourir à l’endettement. Soit un double cadeau aux riches, prêtant à intérêt les impôts qu’ils n’ont pas payé. Puis, dans un second temps, la maintenance des infrastructures a été négligée car les populations appauvries et endettées ne pouvaient plus la financer.
    Et pour “remédier” à cette dégradation, Trump veut lancer les plans de partenariat privé-public, ce qui implique évidemment un retour de (gros) bénéfice pour le privé. Ces plans se traduisent toujours par une hausse du prix de l’eau, l’établissement de routes à péages…
    L’évasion fiscale a donc provoqué une dégradation des infrastructures, dans la réparation desquelles les riches vont ensuite investir avec grand profit

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    • Pinouille // 03.01.2017 à 15h14

      “En somme depuis 40 ans, le pays, au lieu de financer la gestion du domaine public par l’impôt sur les riches, a préféré recourir à l’endettement.”
      Bien que je partage le constat, et la suite de votre commentaire, je n’aurais pas dit que le pays a préféré recourir à l’endettement. AMHA, il n’a pas eu le choix car les riches ont les moyens de pratiquer l’évasion ou l’optimisation fiscale.
      Je ne suis pas sûr que la France, par exemple, ait une grande marge de manoeuvre pour lutter contre ce manque à gagner d’environ 60 Md€ annuel… qui correspond au déficit.

      Je serais heureux d’avoir tort, car cela voudrait dire qu’il y a une solution à notre bourbier économique.

      PS: les solutions préconisées par Mélenchon&Co consistant à taxer davantage les riches n’auront pas d’autre effet que de les convaincre de s’exiler => baisse du revenu de l’impôt + baisse des investissements… Dommage.

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      • Tassin // 03.01.2017 à 16h58

        Parce que vous raisonnez sous un régime de libre-échange. Si par contre comme les Américains l’ont fait voter récemment tout revenu généré ici est taxé ici alors le problème de l’évasion fiscale ne se pose plus.

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        • Pierre Tavernier // 04.01.2017 à 00h12

          Sauf que les investisseurs iront investir ailleurs … Pour que ça marche il ne faudrait qu’il n’y ait plus de paradis fiscaux. Ors c’est impossible. Nous sommes dans la quadrature du cercle…

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          • atanguy // 04.01.2017 à 05h31

            “Nous sommes dans la quadrature du cercle…”
            Ben, il faudrait bien en sortir de ce cercle vicieux,,,
            “les investisseurs iront investir ailleurs” Investir ou et quoi? leur or?leur papier monnaie? Pas grand chose dans une économie faite pour tous pas pour une minorité.

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          • Chris // 04.01.2017 à 15h00

            Et le contrôle des capitaux ?
            L’évasion fiscale n’est-elle pas un sous-produit du libre-échangisme ?
            …………………………………………………………………………

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      • bhhell // 04.01.2017 à 08h03

        Il n’y a pas de fatalité économique. Si tel était le cas l’expérience du New Deal (taxation de 94% sur les riches n’auraient pas existé), qui soit dit en passant, a sauvé le capitalisme américain, n’aurait pas existé.
        Le “there is no alternative”, c’est le meilleur alibi du néolibéralisme.
        Ensuite sur la question des investisseurs, du chantage des investisseurs, qui justement spéculent plus qu’ils n’investissent, le seul moyen de sortir de cette impasse est le développement des coopératives, qui fonctionnent sans le sacro-saint conseil des actionnaires. 1 travailleur 1 voix. Ce système marche très bien dans le monde alors qu’il ne bénéficie pas des subventions des entreprises capitalistes. Citons la coopérative de Mondragon en Espagne, avec 100 000 employés, soit la 7e entreprise espagnole, qui répond aux besoins et aux objectifs de la communauté (qui est décisionnaire) dans laquelle elle est implantée (Pays Basque). Des expériences probantes existent aussi en Argentine, avec des taux de faillite inférieurs aux entreprises capitalistes.

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        • Pinouille // 04.01.2017 à 17h10

          “Il n’y a pas de fatalité économique. Si tel était le cas l’expérience du New Deal (taxation de 94% sur les riches n’auraient pas existé), qui soit dit en passant, a sauvé le capitalisme américain, n’aurait pas existé”

          Certes, pour sortir de la crise tout peut être imaginé, mais comme dirait l’article de cette page:
          La « théorie de la complexité » nous dit qu’essayer de répéter ce qui a fonctionné plus tôt – dans des conditions très différentes – ne fonctionnera probablement pas si c’est répété plus tard.

          Exemple: lors de la crise de Chypre, quand il a été décidé de ponctionner directement sur le comptes bancaires (ce qui d’ailleurs nous pend au nez), l’utilisation du bitcoin a explosé. On peut en déduire que certains chypriotes (ou russes) avertis ont eu le réflexe de convertir leurs avoirs dans cette monnaie qui échappe à tout contrôle.

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  • peyo // 03.01.2017 à 18h34

    Le changement ne peut se faire qu’en douceur, comme les néolibéraux l’ont fait pour nous depuis 30 ans, mais au lieu d’enlever aux uns (les pauvres et pas très riches), on enlève aux autres (les super riches). Encore faut-il avoir une volonté de fer sur le long terme.

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  • christophe LO // 03.01.2017 à 18h47

    Il y avait une idée intéressante dans une charte internationale d’après guerre (me souviens plus de son nom), que les nations ne devaient pas exporter plus qu’elles n’importaient afin justement de développer leur autonomie et éviter tout impérialisme de conquêtes de marchés ou de territoires.
    Quelque ici sait-il d’ou cette idée provient?

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    • Saint Maurice // 04.01.2017 à 13h20

      Dieu est un fumeur de… Havane (1948)…Mais les américains n’en voulaient pas…
      Deux problèmes à la fabrication d’argent
      1. comment le récupérer une fois dépensé pour éviter l’inflation
      2. Comment éviter la dépréciation de cet argent fabriqué par rapport aux pays étrangers (le dollar en premier…), ce qui donnerait une balance commerciale négative (ce à quoi répondait cette charte en permettant une dévaluation de la monnaie des pays à balance com positive…)

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  • 13Atg // 03.01.2017 à 19h10

    Depuis Ricardo, les avantages comparatifs à l’échange ont rarement été remis en cause. Quotas, droits de douane, normes, manipulation des taux de change, je me demande comment Trump va procéder pour “rapatrier” les emplois et produire localement. En général, ca ne fonctionne pas des masses.

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    • lon // 03.01.2017 à 21h30

      Impossible à moins d’un baril à 200 dollars

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      • Pierre Tavernier // 04.01.2017 à 00h17

        Mais le baril à 200 $ est impossible, car personne ne pourra l’acheter. Si le baril est à 20$, personne ne peut l’exploiter, donc le vendre, si il est à 200$, personne ne peut l’acheter donc l’exploiter. Encore une fois, tout tourne autour de la redistribution des richesses…

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    • Micmac // 03.01.2017 à 22h53

      Euh, pardon mais la théorie des avantages comparatifs est loin d’être partagée par tous les économistes. Paul Krugman notamment la conteste fermement.

      L’économie n’est pas les sciences physiques, et la théorie ricardienne ne fait pas du tout l’objet d’un consensus, comme beaucoup d’autres théories économiques.

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      • 13atg // 04.01.2017 à 17h27

        Krugman, pour ce que j’en connais -cad pas des masses malheureusement – ne renie pas réellement le modèle de Ricardo. Il l’affine il me semble sur le point de l’étendue de la gamme des produits et des masses de consommateurs dans un contexte économique lié aux pays riches échangeant entre-eux.

        Par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Krugman

        A-priori, sa vision ne semble pas coller du tout avec la stratégie de Trump.

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  • atanguy // 03.01.2017 à 21h10

    Il y a un grand absent dans cette analyse et aussi les commentaires:
    Il semble bien qu’on oublie le principal:
    Si Trump,avec d’ailleurs les candidats français a la présidence, pensent qu’il peuvent rapatrier du travail notamment de Chine,ils se trompent (sic) énormément.
    Une étude,citée par Paul Jorion, montre que les pertes d’emplois aux Etats Unis sont dues pour 13% aux exportations du travail,surtout vers la Chine, et pour prés de 88% a l’automatisation ou la robotique: http://conexus.cberdata.org/files/MfgReality.pdf
    Et ce n’est qu’un début: Aujourd’hui les Robots font environ 10% du travail,en 2025 ce serait 25% d’après la magasine Fortune http://fortune.com/2016/11/08/china-automation-jobs/
    La minorité capitaliste, profite seule de la robotisation, et les emplois disparaissent pour les autres – C’est ça le problème actuel et du futur.
    Ceci s’applique bien sur aussi en Chine, par exemple, Foxcomm le constructeur d’iphone a Taiwan vient de remplacer 60.000 travailleurs par des robots et la direction a un plan pour remplacer tous les travailleurs manuels de son usine:
    http://www.theverge.com/2016/12/30/14128870/foxconn-robots-automation-apple-iphone-china-manufacturing.
    Alors pourquoi cet article n’en parle pas?

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    • 13atg // 04.01.2017 à 17h38

      Mao faisait construire des routes avec des pelles. Un jour, Friedman invité par un responsable chinois lui demande la raison de ce renoncement aux engins de chantiers. On lui répond : “Cela met tout le monde au travail.”

      Friedman a eu cette remarque assassine : “Pourquoi vous ne les faites pas creuser avec des petites cuillères ?”.

      Pourquoi ne pas relancer les luddites à ce compte-là ? Les machines font perdre des emplois temporairement, surtout les emplois peu qualifiés, mais en créent d’autres. Et surtout, la hausse de la productivité et la baisse des coûts conduiraient une entreprise rétrograde en concurrence à un dépôt de bilan rapide. Là, pour le compte, il y aurait des gens sur le carreau !

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      • atanguy // 04.01.2017 à 20h26

        Monsieur Friedman,si c’est celui de l’école de Chicago et que c’est une référence pour vous,je comprend votre commentaire…
        “la baisse des coûts” Nous y voila! Effectivement pour le capitaliste un travailleur est un “coût”. La baisse des “coûts” en remplaçant les employés d’une société par des machines, augmente les profits des actionnaires et du pdg. Vous voyez pas un petit problème: Travailleurs sans travail, sans argent,qui va acheter les produits? II va falloir remplacer cette société qui considère les hommes comme des coûts par une société où l’homme en sera le centre, pas la finance dévoyée au profit de minorités..
        Je passe sur les machines créant des emplois… Vous n’avez pas lu mon lien, ou le faire traduire par Google (Tiens! on a remplacé un traducteur): http://conexus.cberdata.org/files/MfgReality.pdf .. et les machines remplacant seulement les travailleurs non qualifiés: Il y a maintenant des softs créant des programmes et des machines se construisant elles memes.

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        • 13Atg // 04.01.2017 à 20h38

          La baisse des coûts de production va amener les produits à un prix d’équilibre de marché plus bas. Donc en faveur des plus pauvres. Le surplus social augmente.
          Le revenu moyen n’a fait qu’augmenter depuis Ford dont le but était que chaque ouvrier puisse s’acheter une voiture.
          Lutter contre les machines est vain. Et suicidaire en concurrence. Les solutions ne peuvent passer par là.

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      • Pinouille // 10.01.2017 à 11h24

        @13atg
        “Les machines font perdre des emplois temporairement, surtout les emplois peu qualifiés, mais en créent d’autres.”
        Ce n’est pas automatique.
        Des emplois sont créés si la croissance du PIB dépasse un certain seuil (1% si mes souvenirs sont bons). En dessous de ce seuil, les gains en productivité permettent de produire plus sans main d’œuvre supplémentaire.
        Or, c’est bien la croissance qui fait défaut de nos jours. Un billet d’Olivier indique d’ailleurs que durant ces 30-40 dernières années, la France a systématiquement perdu 1% de croissance chaque décennie. Idem dans les autres pays développés.
        Les programmes de droite oeuvrent à alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises dans l’espoir de retrouver la croissance d’antan et donc le plein emploi. Je pense que c’est une chimère qui entraînera plus de la casse sociale qu’autre chose.

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  • christian gedeon // 04.01.2017 à 11h18

    Blablablabal et rebla….Ford investit au Michigan….parce que Ford a été clairement menacé,et ouvertement.Leçon à retenir… si on menace haut et fort les baudruches multinationales et financières,et qu’on leur fait bien comprendre qu’on les moyens d’exécuter la menace,elles se couchent. Faisons la même chose en France,aussi fort et aussi clair…Il suffit de leur en donner l’ordre,nous avons les “services ” nécessaires! Oh combien…lâchez les chiens…et dites leur,rapporte!

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    • 13atg // 04.01.2017 à 17h48

      Si Ford paie en s’alignant sur le salaire moyen américain de l’industrie automobile, ses voitures vont voir leur prix flamber. Elles seront moins vendues et ce sera un échec. Si Ford absorbe le surcoût en réduisant sa marge, son investissement réduit va lui coûter très cher dans les prochaines années, les actionnaires vont vite dégager ailleurs et les cours vont chuter. J’espère qu’ils ont lancés des obligations à très long terme, voire en mode british, “sans limite de temps” 🙂

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      • atanguy // 04.01.2017 à 20h36

        Ne vous en faite pas pour Ford : C’est seulement pour la galerie, tout s’arrangera plus tard avec trump.

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        • 13Atg // 04.01.2017 à 20h43

          J’osais pas le dire mais c’est effectivement ce que je pense : un coup d’intox sur une gloire nationale. Un peu le “ni-ni” de Mitterrand.
          Je ne vois pas Trump tenir ce cap longtemps. Ou alors, il est vraiment dingue. Déjà, les Républicains commencent à gueuler et le pouvoir c’est d’abord eux.

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  • BEOTIEN // 07.01.2017 à 02h40

    Article fort intéressant par le passage en revue de toutes les données. Dommages qu’il recèle une aussi belle incohérence qu’une description de tous les éléments déflationniste (démographie, charge de la dette, etc) assortie d’une annonce de retour de l’inflation. Et aussi qu’il oublie de rappeler que si les US ont tant besoin du retour au protectionnisme leur appareil de production est globalement inefficace (pas un hasard s’ils sont envahis de bagnoles étrangères et qu’ont voit si peu des leurs en dehors de chez eux).

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  • BEOTIEN // 07.01.2017 à 02h40

    Autre problème, l’auteur suppose Trump rationnel alors qu’hormis ses talents de bateleur rien dans sa vie professionnelle, et surtout pas sa retentissante déconfiture dans son coeur de métier (l”immobilier) ne démontre qu’il soit en mesure de comprendre ce qui est décrit dans cet article ou ce que ses conseillers tenteront de lui expliquer. Et moins encore ce qu’il devrait en conclure. A savoir qu’il n’a quasi aucun pouvoir sur les contraintes auxquelles il fait face. Et encore moins en empilant des mesures incohérentes. Et surtout pas celle consistant à baisser les impôts qui vont encore creuser les déficits et la charge de la dette tout en creusant encore les inégalités au détriment des seuls acteurs économiques réellement efficaces, les pauvres dont les besoins à satisfaire et l’incapacité à épargner font les meilleurs garants de la rotation monétaire. Et plus encore en s’opposant au seul facteur démographique favorable : l’immigration. Et plus que plus en méconnaissant l’urgente nécessité de tenter d’éviter le crack obligataire qui s’annonce ravaler la crise de 2007 à une aimable plaisanterie.

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