Un intéressant article de Todd…

L’affaiblissement de la puissance américaine, le délitement de l’Union européenne et le retour de la Russie sur la scène internationale redessinent la géopolitique du monde. Un nouveau paradigme dans lequel la France peine à trouver sa place.

Atlantico : Après avoir un temps cru à l’émergence d’une démocratie modèle en Ukraine, les chancelleries européennes et américaines semblent avoir été prises de court par la diplomatie de Moscou et les mouvements dans l’Est du pays. En quoi l’engagement de l’Occident a-t-il pu reposer sur un malentendu ?

Emmanuel Todd : Lorsque je repense à cette crise, je m’étonne de voir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique qui était en train de se dessiner en Europe jusqu’ici. Le début du XXIe siècle avait été marqué par un rapprochement des “Européens” et des Russes, avec l’établissement de positions communes assez fortes dans des moments de crise. On se souvient de la conférence de Troyes en 2003, où Chirac, Poutine et Schroeder avaient manifesté ensemble leurs refus de l’intervention américaine en Irak. Cet événement laissait l’impression d’un Vieux Continent évoluant globalement vers la paix tandis que l’Amérique de Georges W.

Bush, fidèle à la ligne Brzezinski, restait dans un esprit de confrontation à l’égard de Moscou en s’appuyant sur d’anciens satellites soviétiques, avec les Pays baltes et la Pologne comme partenaires anti-russes privilégiés.

L’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a coïncidé avec un retournement de la posture américaine. Sa ligne, telle que je la percevais à l’époque, était d’apaiser les tensions avec l’Iran et la Russie pour mieux pouvoir engager le fameux “pivot” vers l’Asie où réside la menace de long-terme pour la puissance américaine. Ce retrait de Washington aurait dû renforcer la volonté des Européens, et particulièrement des Allemands, de se rapprocher de Poutine pour parachever un grand partenariat commercial, énergétique et industriel. Aurait ainsi pu se dessiner une Europe d’équilibres basée sur un moteur franco-germano-russe. Il est difficile de contester que l’Histoire a pris une toute autre direction : nous sommes en pleine confrontation entre la Russie et l’Union européenne, désormais sous leadership économique et diplomatique allemand.

Ce renversement s’explique je crois par un changement rapide de la posture allemande. On me déclare souvent germanophobe mais je ne pense être ni insultant, ni très loin de la vérité, en diagnostiquant que les élites de ce pays souffrent d’une certaine “bipolarité”psychologique et historique dans leurs rapports avec la Russie, hésitant, oscillant sans cesse entre bienveillance et conflit. Cette dualité est manifeste dans le glissement de Bismarck à Guillaume II, le premier souhaitant devenir le partenaire de l’Empire des Tsars, le second rentrant brutalement dans l’engrenage menant à 1914. Dans une séquence encore plus courte, nous aurons le Pacte Molotov Ribbentrop d’août 1939 , rapidement annulé par l’invasion par Hitler de la Russie en 1941. Les historiens évoqueront-ils un jour un basculement de Schröder à Merkel ?

C’est bien l’Allemagne qui désormais fait le jeu du côté occidental, mais un jeu hésitant entre phases agressives et moments de repli durant lesquels elle reprend sa posture conciliante, moments il est vrai de plus en plus brefs. C’est bien le voyage en Ukraine du ministre allemand des Affaires étrangères, Steinmeier, qui a marqué le début de la séquence actuelle. La présence de son homologue polonais Sikorski à Kiev était comme la garantie d’une posture agressive de la mission. On ne peut jamais soupçonner la Pologne de bipolarité vis-à-vis de la Russie : son hostilité est stable, atemporelle, une sorte de manie qui ne fait jamais place à la dépression. Laurent Fabius, fidèle à lui-même, ne savait sans doute pas ce qu’il faisait-là. Un Rainbow Warrior de plus à sa collection. Au-delà du blabla sur les valeurs libérales et démocratiques, rendu ridicule par le nouveau partenariat européen avec l’extrême-droite ukrainienne,le voyage de Kiev nous a révélé une nouvelle politique de puissance de l’Allemagne, dont l’objectif à moyen terme est dans doute de rattacher l’Ukraine (unie ou divisée, c’est secondaire) à sa zone d’influence économique en tant que source de main-d’œuvre bon-marché. C’est une opération que le Schroeder de 2003 n’aurait jamais mené.

Selon vous, Vladimir Poutine jouerait l’apaisement et non l’escalade. L’Occident n’aurait-il donc rien compris ?

J’ai commencé ma “carrière” avec un livre qui prédisait l’effondrement du système soviétique, qu’on ne m’accuse donc pas de soviétophilie régressive. Je suis pourtant effaré de constater que durant les vingt dernières années s’est développée à l’inverse une véritable russophobie des élites occidentales. Les médias français sont en pointe dans ce délire, avec Le Monde en pole position. Pour suivre les évènements d’Ukraine je dois consulter les sites du Guardian, du Daily Telegraph, du New York Times, du Washington Post, du Spiegel et même du journal israélien Haaretz pour les questions d’antisémitisme. Tous hostiles à la Russie, ces journaux contiennent néanmoins de l’information exacte. Le Monde ne relaie même pas correctement les informations les plus élémentaires.

J’ai eu, ces derniers mois, le sentiment angoissant de vivre dans un pays sous-développé, coupé du monde réel, totalitaire d’une façon subtilement libérale. Mais je dois lire aussi les sites russes Ria Novosti en français et Itar-Tass en anglais parce qu’ aucun média occidental n’est capable de nous informer sur le point de vue russe. Exemple : au beau milieu d’une crise que nous devons d’abord analyser en termes de rapports de force géopolitiques, j’ai pu voir passer une foultitude d’articles, français comme anglo-saxons, s’acharnant sur l'”homophobie” du régime Poutine. Il est inquiétant pour l’anthropologue que je suis de voir les relations internationales sortir d’une logique rationnelle et réaliste pour rentrer dans des confrontations de moeurs dignes de sociétés primitives.

On surreprésente les différences culturelles, différences qui d’ailleurs ne sont en général pas celles que l’on croit. La question du machisme et de l’antiféminisme du régime russe a été de nouveau soulevée suite aux récents propos de Poutine sur Madame Clinton mais sur la base d’une ignorance radicale du statut des femmes en Russie. On compte à l’université russe 130 femmes pour 100 hommes, contre 115 en France, 110 aux Etats-Unis et… 83 en Allemagne. Selon ces critères la Russie est l’un des pays les plus féministes du monde, tout juste derrière la Suède (140 femmes pour 100 hommes)…

Le point de vue diplomatique russe dans cette crise n’est pas culturaliste et il est très simple: le groupe dirigeant russe ne veut pas de bases de l’Otan en Ukraine, s’ajoutant à l’encerclement balte et polonais. Point. La Russie veut la paix et la sécurité. Elle en besoin pour achever son redressement et elle a désormais les moyens de l’obtenir ainsi qu’on vient de le voir en Crimée. Un conseil final d’anthropologue : les Occidentaux agressifs qui veulent imposer leur système de moeurs à la planète doivent savoir qu’ils y sont lourdement minoritaires et que les cultures patrilinéaires dominent quantitativement. Notre mode de vie me convient personnellement, je suis heureux du mariage pour tous. Mais en faire la référence principale en matière de civilisation et de diplomatie, c’est engager une guerre de mille ans, que nous ne gagnerons pas.

Vous voyez les Etats-Unis comme dépassés par la situation ukrainienne. En quoi le sont-ils ?

Les Américains ne savent pas où ils vont. La crise née en Europe les a lancés sur une trajectoire régressive et agressive parce qu’ils ont peur de perdre la face. L’affaire de Géorgie en 2008 avait déjà sérieusement entamé leur crédit de protecteurs du Continent. C’est ce qui peut expliquer le retour de bellicisme impérial qui s’est manifesté avec l’Ukraine, à rebours de la doctrine “nationale et reconstructrice “dessinée jusqu’ici par Obama. J’espère que ce revirement n’est que temporaire et que l’actuel locataire de la Maison Blanche saura reprendre le contrôle de sa politique étrangère, ce qui pour l’instant est loin d’être acquis.

Etant donné l’opposition toujours majoritaire de l’opinion américaine vis-à-vis d’une intervention militaire en Ukraine, j’ose toutefois me dire que cet espoir n’est pas totalement vain.

Bien qu’ils se soient fait assez brutalement ”moucher” par Poutine avec le rattachement de la Crimée, les Américains ont toutefois une autre crainte, plus profonde, celle de voir l’Allemagne s’émanciper complètement de leur sphère d’influence. Si vous lisez Le grand échiquier de Brzezinski, œuvre majeure pour comprendre la diplomatie actuelle, vous comprendrez que la puissance américaine d’après-guerre repose sur le contrôle des deux plus grands pôles industriels de l’Eurasie : le Japon et l’Allemagne. La crise économique nous a montré que la Maison Blanche n’a pas su contraindre Berlin à abandonner les politiques d’austérités, de changer la politique monétaire de l’euro et plus largement de prendre part aux dispositifs de relance mondiale. L’inavouable vérité est qu’aujourd’hui les Etats-Unis ont perdu le contrôle de l’Allemagne et qu’ils la suivent en Ukraine pour que cela ne se voie pas. .

Le recul de la puissance américaine devient réellement préoccupant. Washington est en état de choc après la prise de Mossoul en Irak par des combattants djihadistes. La stabilité du monde ne saurait donc dépendre de la seule puissance américaine. Je vais faire une hypothèse surprenante. L’Europe devient instable, simultanément rigide et aventuriste. La Chine est peut-être au bord d’un effondrement de croissance et d’une crise majeure. La Russie est une grande puissance conservatrice. Un nouveau partenariat américano-russe pourrait nous éviter de sombrer dans une « anarchie mondialisée » dont l’éventualité semble chaque jour plus réalisable.

Dans toute cette analyse la France semble totalement absente du jeu…

La France n’a selon moi pas à s’impliquer outre-mesure dans la crise ukrainienne, son histoire et sa géographie l’en éloignent naturellement. La seule place qu’elle pourrait concrètement occuper serait celle d’un bras droit de Berlin, une “ligne Charlemagne” aggravant le potentiel déstabilisateur du nouveau cours diplomatique allemand. L’idée d’une puissance française autonome n’a ici pas de sens. Trois nations ont une réelle importance dans le jeu ukrainien et plus largement européen : deux sont résurgentes, l’Allemagne et la Russie, l’une est dominante depuis 70 ans : les Etats-Unis.

Peut-on voir cette croisade du camp occidental en Ukraine comme le symptôme d’une difficulté toujours plus grande à se définir et à définir ce qui l’entoure ? Comment en est-il arrivé là ?

Les Occidentaux ont effectivement un grand mal à savoir ce qu’ils sont : les Allemands hésitent entre pacifisme et expansionnisme économique, les Américains oscillent entre la ligne impériale et la ligne nationale, et les Français ne savent plus vraiment où se placer dans cette situation confuse. Tout cela entraîne une lecture assez pauvre par les élites occidentales des événements, fait qu’illustre assez bien les interrogations de nombreux journalistes sur “ce que veut Poutine”, interrogations qui aimeraient sous-entendre que les “Européens” et les Américains savent très bien à l’inverse ce qu’ils veulent. C’est en vérité l’exact opposé qui est à l’œuvre, les Russes étant dans une volonté de puissance définie, importante mais limitée, tandis que l’Occident n’a in fine aucun objectif clair et lisible dans cette affaire. On peut même aller jusqu’à dire dans le cas des “Européens” que la russophobie est peut-être inconsciemment le seul cordon qui reste capable de faire tenir ensemble un espace politique et monétaire qui ne signifie déjà plus grand-chose.

Dans un contexte de résurgence des Nations et de l’Histoire et sur fond de déliquescence de la zone euro, cet aveuglement des Occidentaux n’est pas seulement ridicule et regrettable, il devient dangereux. On doit cependant relativiser : nos problèmes comportent paradoxalement des avantages pour la stabilité du Continent. L’Europe de l’Ouest est habitée par une population vieille, encore très riche, et qui a beaucoup à perdre tandis que les Russes commencent tout juste à “souffler” après des années d’un déclin économique ravageur. La mortalité s’inverse , l’économie se stabilise, l’agriculture repart, et l’on peut parier qu’en dépit d’une véritable fierté d’appartenance nationale les Russes ne sont pas prêts à tomber d’ici demain dans un délire belliciste incontrôlable.

Vous semblez beaucoup moins critique à l’égard des Etats-Unis que du temps d’Après l’Empire. Vous vous dites même “pro-américain de gauche”…

Après l’Empire a effectivement été considéré un peu trop vite comme un classique de l’anti-américanisme alors que je m’étais donné du mal, tant dans les entretiens de promotions que dans le livre lui-même, pour expliquer qu’il n’était en rien motivé par une phobie . En vérité je prenais le contre-pied du Grand échiquier de M. Brzezinski, personnalité que je suis obligé de respecter pour son intelligence mais dont les rêves sont assez loin des miens. Ma posture était finalement celle d’un démocrate de gauche, et c’est d’ailleurs comme tel que le livre a été compris outre-Atlantique.

Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est, à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent. Je pourrais même accepter sans inquiétude cette prédominance si était respecté le principe des contre-pouvoirs, principe si cher aux Pères Fondateurs. La Russie pourrait jouer le rôle salutaire de garde-fou, bien que le système interne en vigueur là-bas soit loin d’être ma tasse de thé. Il s’agirait là non seulement d’un équilibre bénéfique à la stabilité des relations internationales dans leur ensemble mais aussi bénéfique aux Américains eux-mêmes. Il n’est jamais sain pour soi-même de se croire tout puissant. Après l’échec du couple franco-allemand, je me dis, avec un brin d’ironie, qu’un couple américano-russe pourrait tenter sa chance. Ma déclaration n’est en rien un acte de “foi” à l’égard du modèle américain, j’y suis simplement poussé par l’inévitable deuil d’une Europe aujourd’hui dénuée de projet et d’identité.

Vous avez justement parlé récemment d’une faillite de l’Europe nouvelle. Le Vieux Continent porte-t-il une responsabilité particulière dans l’incapacité de l’Occident à définir une nouvelle politique ?

Il n’y a selon moi plus rien à attendre de l’Europe. Que peut-on sérieusement attendre d’un espace qui n’arrive même pas à se débarrasser de l’euro alors que cela représente un intérêt crucial pour sa survie ? C’est en ce sens que je m’avoue aujourd’hui plus intéressé par ce qui se passe aux Etats-Unis. Le premier mandat d’Obama ne m’avait pas particulièrement impressionné mais force est de constater que la politique menée depuis la réélection de 2012, particulièrement la politique étrangère jusqu’à la crise ukrainienne, faisait preuve d’une réelle intelligence innovatrice… La vraie question reste donc de savoir si les Etats-Unis seront à même de se maintenir ou même de rebondir ou s’ils sombreront dans le déclin. Le cas européen est selon moi réglé.

Vous disiez en 1995 lors de la réédition de L’Invention de l’Europe : “ce livre permettra de comprendre, dans vingt ans, pourquoi une unification étatique imposée en l’absence de conscience collective a produit une jungle plutôt qu’une société”. Comment envisagez-vous aujourd’hui l’avenir ?

Si j’ai pu réussir quelques « coups » prédictifs par le passé avec la chute de l’URSS, l’affaiblissement des Etats-Unis, les révolutions arabes et l’échec d’un euro mort-né, je suis bien obligé de reconnaître que l’aspect totalement nouveau de la situation actuelle me déroute. Si je n’arrête évidemment pas mes recherches, je suis bien obligé d’admettre que la multiplication des facteurs inédits rendent la prédiction quasiment impossible.

L’Europe est aujourd’hui riche, vieille, très civilisée et paisible, en dépit d’une dynamique incontestable de renaissance des nations. C’est un contresens historique d’affirmer que le racisme y progresse. Quand je compare cette époque à celle des années 1970 je suis frappé de voir à quel points les gens sont devenus plus tolérants aux différences(physiques, sexuelles…). Nous vivons dans un monde où la violence à grande échelle, la guerre, est difficilement concevable. Je resterais donc sceptique quant à un scénario apocalyptique au cœur même du Vieux Continent.

Pour ce qui est de l’euro, on voit bien aujourd’hui que cette monnaie ne pourra jamais fonctionner dans une accumulation de sociétés dont les langues, les structures et les mentalités n’ont finalement que très peu en commun. D’un autre côté, il est clair pour moi que le seul pays qui serait à même de casser la zone euro et sa logique destructrice, c’est la France. Mais j’ai fait le deuil d’une élite politique française capable d’affronter la réalité de son échec et de passer à autre chose.

Mais je suis historien avant tout. Ma tristesse de citoyen est atténuée par la possibilité d’observer une histoire qui continue, même gérée par des idiots, et qui est sur le point de s’accélérer.

Propos recueillis par Théophile Sourdille

Source : Atlantico

199 réponses à [Reprise] L’aveuglement des Occidentaux n’est pas seulement ridicule et regrettable, il devient dangereux – par Emmanuel Todd

  1. Fool Prophet Le 18 juin 2014 à 01h19
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    Que dire…

    D’habitude, je trouve Tod excellent.
    Là je le trouve un poil trop germanophobe… et un poil trop américanophile.
    Mais si on reprend l’ensemble du billet en inversant les proportions et en laissant à la France son incapacité à se faire une place alors qu’elle en a le potentiel, l’ensemble demeure intéressant.


    • Tdeum Le 18 juin 2014 à 09h56
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      On est loin du grand Todd. Dons nos amis américains ne seraient que de grands benêts génés aux entournures par un costume trop étriqué tricoté par des boches bipolaires tendance sociopathes, et brinquebalés quasiment à leur corps défendant vers un conflit avec la Russie ?

      C’est dédouaner très rapidement un Système tenu par de très riches intérêts – US mais pas que – puisant leur source idéologique de penseurs issus de l’Allemagne, certes, mais pas celle de notre époque, celle d’il y a 80 ans, et appuyés en sus par une révolution technoïde aux rêves de toute puissance.

      Quand à cette inquietude “[…] pour l’anthropologue que je suis de voir les relations internationales sortir d’une logique rationnelle et réaliste pour rentrer dans des confrontations de moeurs dignes de sociétés primitives”, il serait intéressant que l’historien sorte du monde de Oui-Oui et se penche sur deux phénomènes que je n’arrive pas à dissocier :

      -la manipulation et la promotion par l’Agence de l’art contemporain dans les années de guerre froide pour poser aux yeux des intellos de nos contrées l’US way of life comme un modèle indépassable de modernité face à l’art réaliste soviétique, tout moisi bien sur… (google vous aidera, c’est documenté maintenant)
      -l’éclosion depuis 10 ans de cette hystérie pro LGBT en “occident”, mise en perspective par, bien sur, les mœurs moyen-âgeuses et l’homophobie régnant dans la très orthodoxe Russie (la campagne de recrutement des dernières années de la CIA en direction des milieux LGBT n’a bien sur aucun lien, et je ne parlerais pas de l’atlantisme hystérique de certaines journalistes que l’on connait bien).

      L’idée étant toujours la même, montrer que l’autre est diférent, voire barbare, donc sous-homme, que l’on peut bien sur liquider sans trop de souci, c’est pas comme si on tirait sur des hommes civilisés, hein ?


      • pikpuss Le 18 juin 2014 à 10h13
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        Tdeum

        ” Nos amis américains “… Avec de tels ” amis “, pas besoin d’ennemis… Reste que vous avez raison de dénoncer la propagande qui fait passer ” l’autre ” pour un affreux barbare. Les Nazis n’ont pas fait mieux en traitant les Russes de sous-hommes. D’ailleurs, les revoilà au pouvoir en Ukraine grâce à nos ” amis ” américains…


        • Serge Palestine Le 18 juin 2014 à 20h30
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          Petit rappel en passant et cela n’a rien d’anecdotique,le Premier Sinistre ukrainien actuel Arseni Iatseniuk vient d’utiliser les termes “üntermenschen” en parlant de ses propres concitoyens du Donbass,alors même qu’il n’est pas catalogué, ni membre d’un parti ouvertement fasciste,c’est peu dire “les Dr Folamour” que “nos” gouvernants soutiennent et ont honteusement adoubés (N’est-ce pas Mr Fabius,s’aplatissant devant Oleh Tiahnibok!!! sacré MAE que nous avons là…!)


          • L'architecte Le 20 juin 2014 à 00h16
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            Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est, à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent.

            Cette phrase dénote une dissonance cognitive chez Todd.
            Il est logique et évident que c’est la prédominance de la pensée anglo-saxonne qui a généré l’effondrement idéologique européen actuel.

            La prédominance américaine ne saurait être un remède ou une solution alors même qu’elle est a l’origine du problème.


    • V_Parlier Le 18 juin 2014 à 10h05
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      Je partage votre avis. Les USA n’acceptent plus aucun contre pouvoir, et c’est bien çà le problème. Et je le trouve aussi trop optimiste quant à la capacité des nations européennes à rester stables et immunisées contre la violence en cas de difficultés sérieuses.

      A titre de comparaison, il y a quelques années personne n’aurait cru qu’une partie non négligeable des ukrainiens allait soutenir un coup d’Etat et approuver les expéditions punitives dans le Donbass par leur nouveau “gouvernement”. Ce gouvernement qui, au lieu de s’occuper de la situation économique catastrophique du pays, passe son temps à “éduquer” le peuple dans la haine des russophones et à pondre chaque jour des lois et décrets qui ont un goût des années trente, hitlériennes ou même staliniennes.


    • samuel Le 18 juin 2014 à 13h42
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      On n’est plus sensible aux différences de ceux qui nous ressemblent.
      (Par exemple, si on est comptable et qu’un jeunot plein de nouveau critère arrive et ne ce souvient plus si les charges sont sur les comptes 6 ou 7 cela nous énerve, alors que le même type d’erreur dans un autre domaine que le notre nous affecte moins,
      si on est on est maçon et qu’un nouveau, armé d’un laser, ne sait plus les proportions d’une colle ,c’est pareil, on trouve cela inacceptable,alors qu’on rigolera de celui qui ne sait pas manœuvrer un engin de chantier).
      On n’est pas slave, on ne comprend pas l’Orient (même un catholique aura dû mal à suivre le besoin de Nirvana d’un “pèlerin sur la route” qui est juste une vision Russe du christianisme), etc..
      Et on est assez proche des Anglais (et des Américains), par conséquent nos moindres différences nous sautent à la gorge (ou aux yeux), c’est viscéral.
      (cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’intéresser aux autres peuple, juste qu’on n’est moins sensible à leurs différences, car ils nous sont plus lointains)


    • steve.c Le 18 juin 2014 à 14h30
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      Todd devrait relire le grand echiquier de Z-big. Il comprendrait qu’un empire n’a pas d’ami ni d’allié mais des vasseaux traités avec plus ou moins de respect. Il faut lui rappeller que les Allemand ont perdu la guerre et qu’ils ont beau tenir le lead économique de l’UE, leur diplomatie est tres OTAN compatible. D’ailleur les allemand aujourd’hui ont les fesses entre deux chaises, d’un coté un patronat qui voudrait continuer à faire du business avec la Russie et à pouvoir se procurer du gaz (ce qui concerne aussi les citoyents allemands), de l’autre leur attachement politiques aux US.
      D’apres F.asselineau, ce sont les allemands qui quitterons l’euro en premier. Mon sentiment, c’est qu’aujourd’hui, chaque état fait tout ce qu’il peut pour que l’UE explose sans etre responsable aux yeux des US. Il suffit de voir comment Berlusconi a été éjecté de son siège pour avoir fait une blague en disant qu’il va faire sortir l’Italie de l’UE. Franchement QUI avait le pouvoir de faire dégager un type qui a su résister à tout les scandales, qui est en lien avec la mafia et détient une bonne partie des journaux Italiens ? On connais tous la réponse: Goldman Sachs. Berlusconi et Papandréou ont servi d’exemple aux autres dirigeants UE.


      • pikpuss Le 18 juin 2014 à 22h43
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        L’Euro est un Deutsch Mark habillé en Euro. Les Allemands enlèvent le manteau Euro et redeviennent Deutsch Mark… Ce sont surtout les puissances financièresanglo-saxonnes qui seraient lésées…car au travers de l’Euro, elles contrôlent toute la finance de la zone Euro. C’est bien pour cela que la Grande Bretagne garde sa Livre Sterling et fait jouer la planche à billets tout en conservant son indépendance monétaire.


  2. Kiwixar Le 18 juin 2014 à 02h10
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    Trop americanophile et oblablaphile à mon goût.
    Les Zuniens sont comme Attila et les Huns dans un magasin de porcelets : du sang partout, et ensuite l’herbe de ne repousse plus. Ils sont le problème. Penser qu’ils puissent être parmi la solution est extrêmement discutable.
    Quand aux bases US aux frontières russes, le but est d’y mettre des batteries anti-missiles permettant des attaques nucléaires préemptives.
    Doctrine nouvelle : “Soit vous nous filez votre pétrole/gaz, soit on transforme votre pays en parking. Slave, esclave? Pas question de mettre fin à notre American Way of Shitting the Planet.”


    • yt75 Le 18 juin 2014 à 08h38
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      Oui, le sujet sous omerta quasi complète dans ces analyses, cela reste l’aspect ressources et hydrocarbures en particulier.
      Ce qui n’est pas étonnant du fait d’une certaine atroce banalité de la chose, mais chose aussi quoi qu’on en dise raison principale de la crise actuelle.
      Et à ce sujet sortir de certains mythes ou idées reçues serait vraiment urgent, un des plus importants étant clairement :

      “premier choc pétrolier=Yom Kippour/embargo Arabe = géopolitique = rien à voir avec les contraintes géologiques”

      Quand le premier choc était surtout la conséquence directe du pic de production US de 1970(fin de l’année), avec en parallèle le rééquilibrage majors/pays producteurs sur les revenus de chaque baril (et aussi l’abandon de Bretton Woods en 1971, passage au pétro dollar, et dévaluations du $ associées).
      Résumé en fin de post :
      link to iiscn.wordpress.com

      Un exemple très caractéristique de ce “mythe” , Serge July publiait en novembre 2012 une tribune dans le Monde intitulée : “1973, matrice de notre modernité”, et où l’on peut lire :

      “En rétorsion, les pays arabes producteurs de pétrole décident un embargo. C’est le premier choc pétrolier.”
      link to lemonde.fr

      Quand de fait, cette image de l'”embargo” était surtout pratique pour les US afin de “camoufler” leur pic vis à vis de l’opinion publique US ou occidentale en général (et besoin associé d’un baril plus cher pour pouvoir démarrer les pétroles plus difficiles), mais permettait aussi aux pays producteurs Arabes majeurs de montrer à la “rue Arabe” qu’ils faisaient quelque chose “pour les Palestiniens” (quand l’embargo n’était même pas effectif de l’AS vers les US par exemple …)

      Vieille histoire peut-être, mais aussi “wake up call” majeur qui n’a pas eu lieu.

      Aujourd’hui non seulement la crise est aussi ou surtout celle du pic mondial, mais l’on n’est même plus capable ne serait-ce que d’énoncer le terme “choc pétrolier”, préférant la valse des étiquettes financières, valse en grande partie liées aux montagnes de dettes accumulées depuis les deux premiers chocs pour “retrouver la croissance d’avant”, faisant de la crise actuelle un double choc plus qu’autre chose …

      Et une chose est sure, la diplomatie US (ou les US en général) n’a pas oubliée ces basses réalités, en y étant en prise directe, à la fois du côté industriel (pétrole de schiste etc) et du côté militaire (ou autrement dit “sécurisation des approvisionnements pétroliers”).


      • pikpuss Le 18 juin 2014 à 09h41
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        Yt75

        Dévaluation du dollar ou pas, quelle importance ? Il leur suffisait d’imprimer de la monnaie et de faire payer le monde entier… C’est la remise en question de cette arnaque qui fonctionne depuis des décennies qui embarrasse les élites des USA. Elles étaient toutes seules assises sur une photocopieuse à dollar et allaient jusqu’au cassage de gueule des nations devenues récalcitrantes tout en confisquant l’or de ses ” alliés “. Le pic pétrolier n’est qu’un vilain chantage pour maintenir les cours du pétrole et celui du dollar… D’ailleurs, c’est une coïncidence ? L’annonce du pic pétrolier coïncide avec l’annonce de la fin de la parité dollar/once d’or… En rendant le pétrole cher, on confortait aussi le dollar ce qui fut le rôle joué par la crise de 1973 orchestrée à la fois par les majors américains du pétrole et l’OPEP.


        • yt75 Le 18 juin 2014 à 10h06
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          Quelle “annonce du pic pétrolier” ? Il n’y a jamais eu d’annonce justement.

          Par contre les choses sont assez claires si l’on regarde par exemple :
          link to upload.wikimedia.org

          Et oui l’abandon de la convertibilité et le passage au pétro dollar sont liés à cela.

          Mais pour la France, il ne faut pas non plus oublier que l’on a aussi bénéficié de la “sécurisation des approvisionnements pétroliers” (sans parler des aventures plus perso en Afrique, Gabon, etc).


          • pikpuss Le 18 juin 2014 à 10h19
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            Sans compter nos immenses réserves de pétroles en Guyanne que l’on nous interdit d’exploiter… N’oublions que nos ” amis américains ” ont largement contribué à nous virer d’Algérie par rapport au gaz et au pétrole.


            • yt75 Le 18 juin 2014 à 10h46
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              Personne nous interdit d’exploiter en Guyanne, où il n’y a pas d'”immenses réserves” aux dernières nouvelles.

              Sinon pour l’Algérie on peut dire cela en partie oui.

              Mais enfin hormis tous les aspects “géopolitiques”, la situation est de fait dramatique à ce sujet.


            • franckmilan Le 19 juin 2014 à 09h30
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              on a pas eu besoin des américains pour nous faire virer d’algérie…132 ans de colonisation ( massacre + humiliation + cécité politique…)..!certains se permettent de réécrire l’histoire à l’aune de l’actualité….il faudrait juste redevenir raisonnable…quand à todd il a sans doute écrit cette article un peu vite mais sur le fond sa description du jeu allemand est fondé, son analyse du jeu français l’est hélas tout autant…quant à dire de todd qu’il est américanophile, c’est de la paresse intellectuel….je pense tout simplement qu’il a manqué de pédagogie en rédigeant cet article.


            • Pikpuss Le 19 juin 2014 à 09h47
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              Le parallèle entre Ukraine et Algérie est justement très intéressant. Dès leur débarquement en Afrique du Nord en 1942, les Américains ont oeuvré pour l’éviction des Français lorgnant sur les réserves déjà connues de pétrole. Beaucoup d’anciens d’Algérie savent que le FLN disposait d’armes livrées par les Ricains. Il ne s’agit pas de nier les horreurs commises en Algérie par les deux parties impliquées ! 132 ans d’humiliations… c’est sûr que les 400 ans de présence turque auparavant étaient une période idyllique… L’Algérie en tant qu’état est une création française tout comme l’Ukraine actuelle est une création de la Russie soviétique. C’est une intervention extérieure qui amène la guerre dans ces deux pays. Dans l’affaire algérienne tout comme dans l’ukrainienne les victimes sont les peuples, les citoyens qui travaillent. Le résultat sera le même en Ukraine : une mafia au pouvoir qui accaparent l’essentiel des richesses. FLN et Nazi de Kiev partagent finalement les mêmes valeurs. N’oublions qu’il n’y a pas si longtemps le FLN a commis d’horribles crimes contre des milliers de citoyens algériens dont il a voulu faire porter le chapeau aux islamistes. ( qui n’étaient pas des anges non plus )


    • zevengeur Le 18 juin 2014 à 14h06
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      Kiwixar

      “Quand aux bases US aux frontières russes, le but est d’y mettre des batteries anti-missiles permettant des attaques nucléaires préemptives.”

      Non, en fait les batteries anti-missiles sont destinées à d’éventuelles utilisations lors d’une seconde frappe, je m’explique :
      1. L’OTAN vitrifie la Russie détruisant au passage 95% de son potentiel nucléaire
      2. Cette dernière n’ayant plus rien à perdre envoie la totalité des 5% de missiles restants en représailles
      3. Les batteries anti-missiles de l’OTAN sont destinées à entrer en action sur ce volume réduit de missiles avec une bonne probabilité d’intercepter presque 100% de ces tirs

      Tout cela n’étant bien entendu que de la dissuasion, le but étant de prendre l’ascendant politique sur la Russie en l’affaiblissant militairement par la présence de ces batteries à ses frontières.


      • jacqueline Le 18 juin 2014 à 16h40
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        “1. L’OTAN vitrifie la Russie détruisant au passage 95% de son potentiel nucléaire”

        Ca c’est à Hollywood !


      • franckmilan Le 19 juin 2014 à 09h45
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        merci de me publier !!
        les sous marins ils servent à quoi dans votre scénario ? tourisme ???


      • languedoc 30 Le 19 juin 2014 à 19h47
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        Jusqu’à présent les EU se sont toujours arrangés pour faire la guerre à plus faibles qu’eux, pourquoi iraient-ils s’attaquer aux russes qui sont les seuls à pouvoir les détruire?


  3. Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 02h15
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    Il est mignon le grand Tod, mais là j’ai du mal avec son propos.

    L’Europe est aujourd’hui riche, vieille, très civilisée et paisible, en dépit d’une dynamique incontestable de renaissance des nations. C’est un contresens historique d’affirmer que le racisme y progresse. Quand je compare cette époque à celle des années 1970 je suis frappé de voir à quel points les gens sont devenus plus tolérants aux différences(physiques, sexuelles…). Nous vivons dans un monde où la violence à grande échelle, la guerre, est difficilement concevable. Je resterais donc sceptique quant à un scénario apocalyptique au cœur même du Vieux Continent.

    Quand à dédouaner les US, mettre l’Allemagne quasi seule en position d’instigateur, réduire la France à de simples benêts, prédire la chute de la chine, exclure un jeu machiavélique en Irak, c’est plus de la propagande, c’est vouloir se ménager une place au soleil, du côté du “nouveau” monde, au cas ou… Pour ce qui est de la France, sa place lui reste acquise, ici on aime aussi les gars qui tournent leur veste, car c’est bien connu, seul les ânes ne changent pas d’avis.

    Je mesure à quel point les intellectuels, et il semblerait tous les intellectuels, sont loin, mais alors bien loin de la réalité. Un stage un situ, au milieu du peuple, du laborieux, du chômeur, du banlieusard, du paysan, de l’ouvrier, de la femme au foyer, en cité, en nocturne et quartier clos, en usine, en multiples aller/retour dans le métro, serait peut être utile pour leur faire reposer les pieds sur terre. Mais c’est peut être plus simple. Tous à rejoindre la posture la plus confortable qui consiste à se protéger au cas ou… parce que la situation réelle ils la connaissent bien, trop bien même.


    • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 02h31
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      En même temps je viens de faire le lien avec le merdia sur lequel il vient de poser son pensum; Atlantico.

      Dites moi, Olivier, c’est bien l’idée hein ? Les points de suspension, après “du grand Todd…” c’est pour relativiser sa posture en fonction de l’auditoire ? Ce cœur de cible comme nous l’explique Nadia Bouria dans son brillant exposé sur les médias qui désinforment parce que le peuple est inculte et que les journaleux sont mal formés.


  4. Louis Le 18 juin 2014 à 02h28
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    J’ai un peu de mal sur le chapitre “l’Amérique ne fait plus que suivre l’Allemagne en Ukraine”

    Quel intérêt a l’industrie allemande de se mettre à dos la Russie? Autant je peux comprendre que les USA à l’autre bout du monde ne craignent guère de répercussions économiques mais l’Allemagne …

    Ou alors j’ai pas compris cette partie là.

    Au passage Le Monde indique une recrudescence de candidats au CNRS. Nul doutes que ce phénomène ait pour origine les-crises !

    Louis, chercheur de chercheur au CNRS


    • V_Parlier Le 18 juin 2014 à 11h17
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      En effet, moi aussi je vois plutôt le phénomène dans l’autre sens: L’Allemagne torpille ses intérêts parce-qu’elle est sous pression américaine. Elle joue les gros bras en UE mais çà ne fait pas d’elle un état indépendant et non aligné. (Et son or, plus ou moins “virtualisé” depuis le temps, se trouve aux USA, rappelons le).


    • franck Le 19 juin 2014 à 12h36
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      fais preuve d’imagination : t’as pas eu de mal à comprendre le jeu de sarko qui a entraîné les us en libye, t’as pas eu de mal à comprendre le jeu de hollande jusque boutiste en syrien ? pour l’allemagne et l’ukraine c’est pareil : querelle d’égo !


      • pikpuss Le 19 juin 2014 à 12h59
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        Petite erreur : le vassal c’est Sarko ou Hollande : jamais l’Amerlok…


  5. Kiwixar Le 18 juin 2014 à 02h36
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    Un problème essentiel de Todd c’est qu’il est foncièrement DEFAITISTE :
    – s’abstenir de voter, parce que de toute façon on va perdre
    – ne pas se battre contre les Allemands parce que de toute façon ils sont plus forts
    – pas besoin que la France soit non-alignée parce que de toute façon, on ne sera pas suivi
    – pas besoin que la France s’implique sur l’Ukraine parce qu’on n’est pas voisins
    – pas besoin d’aller à la Coupe du Monde parce qu’ils sont 31 équipes et on est tous seuls

    C’est pas avec cette mentalité “ça-ne-marchera-jamais” que la France s’est bâtie!
    Il y a au contraire une demande très forte de pays tiers (non-Otan) pour du multipolarisme et pour une France humaniste qui montre le chemin. C’est pas en baissant son froc qu’on se fait des amis.

    “Either lead, follow, or get out of the way”.
    Emmanuel, get out of the way.


    • archanonyme Le 18 juin 2014 à 03h02
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      Oui, j’ai pensé a cela aujourd’hui. Le meilleur candidat pour le multipartisme c’est pas les USA (car langue majoritaire : espagnole/anglais/germain/ … ) mais bien les Européen (langue majoritaire : français/anglais/germain/salve/italien/portugais/ etc …). le multipartisme pour moi c’est ex. (portugal/brésil, france/affrique, france/arabe, argentine/espagne, balkan/turkie, balkan/russie, etc …/… …/… ). Les langues sont le moteur, en cela les européens sont les meilleures candidats tout bloque confondu (et la France a un grand rôle grâce au français)


    • Kiwixar Le 18 juin 2014 à 03h23
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      La pensée est quelque chose de trop important pour être laissée à des penseurs.


      • zevengeur Le 18 juin 2014 à 14h09
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        Il vaut mieux laisser la pensée à des journalistes chercheurs au CNRS ?


    • franck Le 19 juin 2014 à 12h38
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      poser une étiquette sur todd après un article c’est balayer sa production…un peu leger comme attitude…


      • pikpuss Le 19 juin 2014 à 12h47
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        Il n’y a pas d’étiquette… on est honnête intellectuellement ou l’on n’est pas honnête intellectuellement. L’honnêteté intellectuelle est la toute première des honnêtetés… Si l’on
        ne va pas au bout des choses, on n’est pas totalement honnête.


  6. Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 02h46
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    @Kiwixar

    Sauf qu’il à choisi de baisser son froc tout en pariant sur une amitié avec les US; des fois que son scepticisme sur une issue apocalyptique en UE ne soit pas suffisant…

    C’est un malin.


    • David R Le 18 juin 2014 à 13h17
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      Votre remarque, par contre, n’est pas “maline”, essayons de juger les idées plutot que les hommes, et ce, sans faire de procés d’intention ou voir de la manipulation partout.

      Personnellement, je déplore que subsiste, dans les commentaires sur ce blog, des démonstrations de ce réflexe pavlovien de “hater”. C’est bien dommage parce que la plupart des commentaires sont pondérés et certains sont même aussi intéressants que les billets. Un espace ou l’intelligence écrase la bêtise embiante sur le net est vraiment vivifiant, ce serait bien que les “haters” ne vienne pas le polluer. Je n’ai pas d’action de la société Todd mais je trouve qu’il expose ses idées avec honnêteté et clarté, je ne suis pas d’accord avec tout mais n’ai aucune envie de lui faire de procés d’intention pour autant.

      Laissons à la propagande ce genre de méthode.


      • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 14h21
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        ==>“Après l’échec du couple franco-allemand, je me dis, avec un brin d’ironie, qu’un couple américano-russe pourrait tenter sa chance. Ma déclaration n’est en rien un acte de “foi” à l’égard du modèle américain, j’y suis simplement poussé par l’inévitable deuil d’une Europe aujourd’hui dénuée de projet et d’identité.”

        ==>“Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est, à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent.”

        En gros, il tente de dire qu’en Europe, nous ne sommes plus que des idiots, sans projet collectif, réduit à devoir accepter la dépendance à des super puissances.

        Je passe sur les nombreuses contradictions dont il fait preuve, entre un pessimisme sur l’avenir de l’Europe, ses richesses et son ouverture d’esprit, sans racisme, tolérante, tout ça, tout ça, mais qui est foutue.

        Oubli t-il que la démocratie, qu’il trouve géniale outre atlantique, est bafouée par nos élites. Que sont devenu les sacrosaints référendums ici même ? Celui de 2005 notamment. Il s’adresse à nous par sa tribune, donc à moi même, excusez moi du peu. Ne peut il pas prendre une réelle position de Démocrate tout autant que citoyenne, et plutôt que de se résigner au pire nous inviter à relever la tête et nous “battre” comme le firent les propres “pères fondateurs” de nos républiques avec nos valeurs Européennes ?

        Merci de balayer d’un revers de clavier mes propos. J’ai posté plus haut que ce commentaire que vous relevez et qui était une réponse à un autre. Certes, je reconnais être succin et incisif. Il ne s’agit pas d’une attaque personnelle en lui accordant d’être malin. Plutôt de l’inviter, et inviter qui le veut, à reconsidérer le rôle du citoyen, qu’il ait une tribune ou pas, qu’il ait les moyens intellectuels ou pas de prendre part au débat. c’est cela la tolérance dans la rigueur qu’impose le débat d’idées.

        J’ai été choqué par la façon dont à été traité le sujet du mariage pour tous. Le fond n’était pas d’accorder un droit à une minorité, tout aussi légitime soit celui-ci, mais bien de diviser les opinions pour qu’elles s’opposent. En ce sens un pays peut devenir “rustique”, avec des réactions épidermiques, lorsqu’on provoque cyniquement. L’anthropologue qu’il se revendique d’être doit bien savoir qu’une mentalité ne se décrète pas, pas plus qu’une identité. Elle se forge sur les bancs d’une école protégée par des valeurs humaniste ou chaque futur citoyen est ouvert à la différence. Parle t-il de l’école qui est vendu au libéraux sur un modèle anglo-saxon ?

        Bien à vous.


        • Nicolas Le 18 juin 2014 à 14h48
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          Z-avez pas l’air d’être très au point par rapport à la démocratie. Les pères fondateurs des républiques créées au 18è siècle (républiques, il n’a jamais été question de démocratie) étaient pour l’essentiel contre la démocratie et ne s’en cachaient pas, ce n’était pas vu comme la panacée, à l’époque). On a commencé à parlé de démocratie à partir de Tocqueville.
          -L’abbé Sieyès disait en gros que les français étant trop stupide pour que s’établisse une démocratie, il faut donc choisir des représentants (députés etc) pour les diriger. Vous trouverez la citation exacte chez Etienne Chouard, qui dit des choses intéressantes sur la démocratie.
          -Avant ça, côté américain, Madison, le “père de la Constitution” américaine disait (et là j’ai toujours la citation exacte -littéralement- sous le coude) un truc intéressant que je vous traduit : “Le but principal du gouvernement est de protéger la minorité opulente contre la majorité”. On peut pas faire plus clair.
          Et puisqu’on parle de Brzezinsky, j’en ai une de lui dans mon cahier de notes, quelques pages plus long : “Ne soyez pas dupes, nous n’étions pas en guerre contre le communisme mais contre la Russie, quel que soit son nom”. Ce qui explique que la guerre froide ne s’est jamais interrompu et n’aurait de fin que quand les É-U cesseront d’avoir les moyens de mettre le monde à feu et à sang. Ça explique aussi accessoirement pourquoi les ricains ont financé Lénine. 1 million de dollars de 1917 (transféré par “Colonel” Thompson de Chase Bank à Lénine) ça fait entre 60 et 100 millions de dollars en terme de coût du travail (je prends cette mesure parce que ce dont Lénine avait besoin c’était de la main d’œuvre… bon c’est la mesure calculée pour les USA).


          • Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 15h24
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            Pas mal votre com’, mais la citation de Brzezinsky, ça ne passe pas du tout. Vous trouvez pas que c’est facile à dire après coup ? A l’époque de la guerre froide, c’est bien l’URSS, “les Soviets” et “le communisme” qui étaient les cibles, la propagande n’a jamais visé les Russes en tant que tels. Avec cette phrase, Brzezinsky fait de la propagande pour lui-même.


            • Nicolas Le 18 juin 2014 à 15h51
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              Pas vraiment. Le communisme n’était qu’une cible parmi d’autre. En fait les cibles de l’Empire américain étaient et sont toujours les pays ou populations qui ne se soumettent pas à l’Empire (aux glorieuses “lois du marché”, toussa toussa). Si vous faites la liste des conflits dans lesquels les É-U se sont engagé pendant la guerre froide, on constate facilement (enfin surtout une fois que Chomsky l’a expliqué pendant 60 ans) que les cibles étaient ceux qui cherchaient à s’émanciper. Faut partir des Grecs en 1945 qui voulaient la liberté (200000 morts, des dictateurs installés pour calmer tout le monde), faire un tour par le Vietnam (plus d’un million de civils massacrés au nom de la liberté et de la lutte contre le communisme), Grenade, le Honduras (encore 200000), etc etc (la liste est très longue). À chaque fois, le prétexte était l’union soviétique, et pourtant presque à chaque fois le prétexte n’est appuyé par aucun fait. Il n’y a que quelques contre-exemple très compréhensibles, comme la Corée (où l’URSS a soutenu le nord pour éviter d’avoir une colonie américaine à sa frontière) notamment.
              La propagande n’a évidemment jamais visé les Russes, parce que ça n’aurait pas bien fonctionné. Expliquer que le communisme, c’est le mal, ça, ça a bien fonctionner. Mais ce sont bien les Russes qui sont un problème pour l’Empire américain, en tant qu’immense concurrent potentiel. En plus, cette propagande URSS=communisme=Mal avait l’immense avantage de faire croire à la population que l’URSS est un pays communiste (ce que les gens croient encore à ce jour) et que donc il ne faut surtout pas souhaiter le communisme. Ça a tellement bien fonctionné que des millions d’américains prennent Ayn Rand pour une philosophe dont les théories d’une brutalité sans nom (seuls les riches méritent de vivre, en gros) doivent être appliquer.


            • archanonyme Le 18 juin 2014 à 20h59
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              @Nicolas
              En lisant votre analyse je trouve qu’elle se complément bien à mon commentaire link to les-crises.fr


          • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 15h25
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            Je suis loin d’être au point en beaucoup de sujets, mais je tente de corriger quelques lacunes au fil de mes aventure auto-didactiques et des ans qui passent. En ce sens, merci de votre éclairage 🙂

            Cela étant, je n’ai pas dit être Démocrate ni que les “pères fondateurs” de nos républiques le furent. Mais bien que Mr Todd revendiquait l’être et que je l’invitais à ce titre à ce “battre” comme le firent nos “pères fondateurs” de “nos républiques”. Notez au passage l’usage des guillemets dans mes propos, qui trahissent une large réserve entre à ce que je peux affirmer et sous entendre.

            Pour ma part, je suis depuis des lustres convaincu que la nature humaine ne pourra jamais se plier complétement à quelques dogmes que ce soit, et que tantôt elle sera disciplinée, tantôt elle sera tolérante, parfois les deux et souvent ni l’un ni l’autre.

            L’important et de savoir dans quel excès l’on se trouve pour tenter de retrouver un équilibre, l’équilibre se situant toujours entre deux pôles périlleux, ce qui n’est jamais confortable.

            Ensuite, je suis agnostique. L’ agnostique désigne une personne qui n’a pas été initiée à la « gnose », c’est-à-dire à une croyance mystique en un « savoir parfait et absolu ». Ceci expliquant cela, notamment mon manque de netteté sur certains sujets.


            • Nicolas Le 18 juin 2014 à 18h30
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              “merci de votre éclairage”
              Avec plaisir. Si le sujet vous intéresse, faites un tour chez Chouard. Il faut des jours pour en faire le tour. Et c’est toujours un peu comme ça. Pour comprendre la vérité, qui nous est cachée au grand jour (Cf. la formule de McLuhan : Seuls les petits secrets ont besoin d’être gardés, les grands secrets sont protégés par l’incrédulité), il faut du temps, et la plupart des gens n’en ont pas. Comprendre que Chomsky ne fait qu’énoncer des évidences, et non des théories conspirationnistes, ça prend du temps aussi.Vous vous dites agnostique, je dirais que c’est un objectif auquel on ne peut qu’aspirer, et pour cela il faut remettre en question tout ce qu’on a appris et qui semble évident. Voyager aider beaucoup. Si vous êtes prêt à vous débarrasser d’une croyance, et que vous avez 2 heures (pour voyager, faut des années), je vous conseille le discours de Gary Yourofsky (à GA Tech), disponible sur Youtube avec des sous-titres français (parmi 30 langues).


      • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 14h36
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        ==>“Un espace ou l’intelligence écrase la bêtise embiante sur le net est vraiment vivifiant, ce serait bien que les “haters” ne vienne pas le polluer.”

        Que proposez vous, un camp de concentration pour purifier votre espace vital ? Je suis plus pour la philosophie de parler aux ânes. Certes ils sont parfois têtus, mais contrairement à l’idée commune, je suis sur qu’ils peuvent aussi changer d’avis. Suffit de leur montrer ou est la carotte.

        Je ne laisse rien à la propagande, parce que précisément elle forge les esprits que vous semblez abhorrer. Pardonnez moi si parfois je me trompe.


  7. C Balogh Le 18 juin 2014 à 02h51
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    Eh bien, je partage l’avis des commentateurs:trop américanophile.
    Todd oublie t-il que c’est en grande partie l’expantionite aigue des usa qui a et qui déstabilise la paix mondiale?
    Effectivement, Monsieur Todd devrait reprendre pied dans la réalité.
    Quand il dit:”Le premier mandat d’Obama ne m’avait pas particulièrement impressionné mais force est de constater que la politique menée depuis la réélection de 2012, particulièrement la politique étrangère jusqu’à la crise ukrainienne, faisait preuve d’une réelle intelligence innovatrice…” de quoi parle-til?
    Catherine chercheuse de trous dans le gruyère au CNRS;


    • perceval78 Le 18 juin 2014 à 04h11
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      On compte à l’université russe 130 femmes pour 100 hommes, contre 115 en France, 110 aux Etats-Unis et… 83 en Allemagne. Selon ces critères la Russie est l’un des pays les plus féministes du monde, tout juste derrière la Suède (140 femmes pour 100 hommes)…

      C’est ça la réalité …


      • Dreian Le 18 juin 2014 à 09h13
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        la realite c est que je bosse dans une boite francaise en Russie et mes N+1, N+2 et N+3… sont toutes des femmes….


        • perceval78 Le 18 juin 2014 à 10h37
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          Pour rappel, les econoclastes 8 hommes 0 femmes, pire que les allemands, à ce compte là il ne récupérerons jamais emmanuel Todd qui en plus vient du C.N.R.S


    • Ast Le 18 juin 2014 à 23h09
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      C Balog,

      Dans une autre “file” vous vous inquiétiez de possibles “pressions” des Etats-Unis sur la France et de leur capacité de foutre le b…. !
      Vous aviez raison. Lisez la traduction faite par l’UPR d’un article du Guardian à propos du programme Minerva lancé en 2008 par le ministère de la Défense des Etats- Unis afin de :
      développer un modèle empirique « de dynamique de mobilisation du mouvement social et des phénomènes de contagion. » En vu de “résultats rapides destinés à être directement applicables aux opérations sur le terrain” ….
      link to upr.fr

      Cordialement
      Astro Popote


      • Pikpuss Le 19 juin 2014 à 06h11
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        Les événements ne se produisent jamais spontanément. Il y a tout un travail de préparation pour arriver à les déclencher


      • Pikpuss Le 19 juin 2014 à 06h20
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        Les événements ne se produisent jamais spontanément : il y a toujours un travail préparatoire. Dans le cas de l’Ukraine, cela a coûté 5 milliards de dollars ( financés à bon compte par la planche à billets ). Cela veut dire aussi qu’il y a des équipes de complices qui sont un véritable cheval de Troie. De véritables techniques de déstabilisation ont été mises au point par les USA.
        D’ailleurs quand le nouveau gouvernement ukrainien a demandé une aide financière, il n’a pas obtenu 5 autres milliards de dollars. Il y aura des aides mais elles seront remboursées 10 fois par la population ukrainienne et par les citoyens européens. Pour l’anecdote, l’Allemagne a soldé ses paiements au titre de la guerre de 1914 l’an derner ! ! ! Jusqu’à quand paiera-t-elle pour celle de 1939…?


  8. pascale Le 18 juin 2014 à 03h03
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    Les Etats-Unis sont ils vraiment dépassé par ce qui se passe en Irak? Certains de leurs dirigeants peut-être ,Obama notamment. Mais pas ceux qui appliquent depuis 30 ans le projet de dislocation du mode arabe décrit dans cet article de 1982.

    link to info-palestine.net


    • Pikpuss Le 18 juin 2014 à 04h00
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      Les élites américaines financent et arment les deux camps… comme toujours…


    • visiteur Le 18 juin 2014 à 19h34
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      Précisément. Des commentateurs soulignent que

      a) L’EIIL combat Maliki et Assad, tous deux alliés de l’Iran.
      b) Les USA, directement ou indirectement par le biais de l’Arabie Saoudite et du Qatar, soutiennent l’EIIL.
      c) Les USA, l’Arabie Saoudite, le Qatar sont ennemis d’Assad, de Maliki et de l’Iran.

      Conclusion : ce qui se passe ces jours en Irak n’est pas forcément pour déplaire aux USA — comme expliqué dans ce site :
      link to syrianperspective.com


  9. perceval78 Le 18 juin 2014 à 03h05
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    C’est chaud, moins de 24h, Zbigniew Brezinski s’exprime sur la situation

    link to c-span.org

    Apparemment les allemands viennent de proposer un nouveau concept :

    link to atlanticcouncil.org

    ci dessous l’interview du ministre de la défense allemand

    link to atlanticcouncil.org


    • yt75 Le 18 juin 2014 à 09h42
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      Merci pour le lien, en train d’écouter Zbigniew, une chose est sure la “géopolitique” ça finit toujours par puer plus ou moins.
      Et bien sur aucune mention de la situation mondiale dramatique en ce qui concerne les ressources.


    • Olposoch Le 18 juin 2014 à 10h33
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      L’intervention de Brzezinski est un monument…

      A 86ans, l’américain né en Pologne s’habille comme un proc pour exposer ses “analyses”, les variations de son visage sont incroyables, passant dans ses moments “(petites) carottes” du vieux monsieur amical à une expression et un regard maléfique dans ses moments “(gros, très gros…) bâton”…

      Vraiment le conspirationnisme n’a jamais été aussi dérisoire devant l’aplomb de ce vieillard qui a par ses idées démoniaques exposées et écoutées, causé plus de mort et de dévastation que l’intégrale des actions terroristes de tous les temps…

      Un concentré de haine ciblée pour imposer une puissance “naturelle” de son camp, avec une absence totale de prise en compte des peuples…

      Merci pour le lien, j’engage Sapir, Todd et les humanistes à disséquer les propos du monsieur qui a écrit “le grand échiquier”, lui qui est le stratège et nous les pions…


  10. C Balogh Le 18 juin 2014 à 03h25
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    Dans l’interview, il me semble que l’on passe au stade supérieur de la propagande, tout l’article est basé sur la menace Russe alors que celle-ci est inexistante;Tout est basé sur du fictif, rien à voir avec la situation mais c’est très dangereux car en affirmant que la Russie menace, il devient plus facile d’installer l’OTAN en Ukraine…..
    là, le ministre de la défense allemande se la joue us, il anticipe sur du néant(comme les us pour les profits espérés), mais c’est bien plus grave.En fait , il nous annonce que tout est prêt pour la guerre……
    Alors que la Russie n’a pas exprimé la moindre intention menaçante, bien au contraire.


    • Louis Le 18 juin 2014 à 03h55
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      Et heureusement que Poutine est quelqu’un d’intelligent parce que si on avait un guignol belliciste de l’acabit de ceux qu’on a en Europe à sa place … on pourrait serrer les fesses.

      Il est dramatique de voir que le bloc atlantiste est incapable d’imaginer autre chose qu’une logique de guerre froide.


      • Nérouiev Le 18 juin 2014 à 08h37
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        Vous avez cent fois raison. Ils n’arrivent pas à imaginer que la Russie n’a aucune politique guerrière, je dirais même le contraire et veut avant tout augmenter le niveau de vie de TOUS ses citoyens et briller en bonne entente mondiale par sa singularité et sa culture. En quelque sorte redorer son blason suite à la décrépitude Eltinienne, et faire envie culturellement tout en acceptant avec plaisir les autres cultures, ce qu’on voit en permanence à la télévision de monsieur tout le monde. En fait il me semble que la Russie soit pour un monde multipolaire et non belliqueux.
        Je trouve un Todd plutôt défaitiste et incertain, pas convainquant du tout.


        • archanonyme Le 18 juin 2014 à 14h21
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          Le problème c’est que la Russie a un trop grand territoire pour être sous le contrôle de l’OTAN/USA. Donc même si la Russie ne fait rien et reste 100% en défensive cela ne change rien pour eux. Elle a un caractère indomptable et agressive pour l’OTAN/USA par le fait qu’elle a un des plus grand territoire du monde. De ce fait elle ne peut être entièrement cernée par des missiles balistique nucléaire de courte portée (faible chance d’interception)


          • archanonyme Le 18 juin 2014 à 21h07
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            à ce propos je me permet à titre d’échange d’information de vous fournir le lien sur le wikipedia du MiG-31 link to fr.wikipedia.org et du MiG-31BM link to fr.wikipedia.org (le MiG-31BM viens juste d’être mis en service en 2014). Le MiG-31 est un avion spécialement conçu pour intercepter et détruire les missiles nucléaire de longue portée (plus d’info sur le wikipedia et sur rianovosti link to en.ria.ru )


    • O FJ Le 18 juin 2014 à 09h29
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      Tout à fait, heureusement que Poutine garde son sang froid, lui.
      Il faut rajouter que les spécialistes de la stratégie militaire expliquent que la Russie a, dans le passé, opté le plus souvent pour une stratégie défensive.


      • José Le 18 juin 2014 à 11h27
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        Le problème c’est que la dette US a repris son explosion d’avant 2008 qui n’aura été qu’un accroc dans la courbe (ahurissante) link to zerohedge.com . Alors il faut brutalement pomper le reste du monde. Si l’UE par la voix de ses dirigeants, et de ses dirigeants seulement, est suiviste et accepte la tonte, ce n’est évidemment pas le cas de la Chine et de la Russie (qui ne soyons pas bisounours, veulent peut-être aussi leur part du gâteau).


  11. Jay SWD Le 18 juin 2014 à 03h35
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    Le passage sur ce que veut la Russie et ce que veut l’Europe est assez intéressant,et m’amène à une parallèle peut-ètre un peu aventureux:Et si cette UE était la version 21ème siècle de l’empire Austro-hongrois?? A savoir une entité immense,avec des relations à minima,où finalement les diverses composantes s’éloignent inexorablement les unes des autres,jusqu’à l’effondrement final??
    Eloignement d’ailleurs largement attisé par un perpétuel élargissement dans lequel les diverses entité finissent par se rendre compte qu’elles n’ont plus grand chose à se dire,et pire encore,plus grand chose en commun…..

    A méditer,bien que mes connaissances sur la chute de l’Empire Austro-Hongrois soient minimales….si un féru de cette partie de l’Histoire lit ça……………


    • casper Le 18 juin 2014 à 04h33
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      Alors la guerre sera commencée par un Ukrainien de l’est, assassinant le fils de Jean-Claude Junker lors de sa visite a Kiev ? 😉 Des le lendemain ultimatum de l’UE a la République Autonome du Dombass, qui fait immédiatement jouer son alliance avec la Russie, apprenant cela la Chine mobilise…


  12. perceval78 Le 18 juin 2014 à 03h45
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    Oui je sais moi aussi je suis dubitatif sur Emmanuel Todd ces temps ci,son anti germanisme primaire parait primaire … sic… Mais imaginons un instant qu’il ait raison, ce gars là c’est quand même un génie, un des seul mec en France qui soit capable d’émettre une réflexion .

    Le fait est qu’actuellement l’Europe n’existe pas sans les ricains et j’imagine plutôt un coup d’état militaro industriello wall streetien aux USA, mais bon tout ce qui se passe aujourd’hui est tellement irrationnel et dénué de bon sens qu’on fini par se dire que tout est possible.

    Heureusement la France n’a pas donné les clés de ses missiles M51 à l’Allemagne , ah bon c’est pas si sur ???


  13. Pikpuss Le 18 juin 2014 à 03h59
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    La population allemande ne suit pas ses dirigeants ; la population russe est derrière Poutine et son extrême modération vu les provocations incessantes de nos élites dites occidentales, qui elles, veulent la guerre. Poutine n’a pas installé de missiles à la frontière du Texas que je sache ! L’Europe est sous occupation américano. Le Général de Gaulle avait bien compris les enjeux et souhaité une union des Européens en mettant à l’écart les Anglo-Saxons qui ont toujours joué la fragmentation du continent européen. Les peuples européens sont tous contre la guerre. C’est une grosse erreur de croire qu’elle ne peut plus arriver. Nos apprentis-sorciers savent très bien comment s’y prendre pour la déclencher.


  14. Pikpuss Le 18 juin 2014 à 04h04
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    Jouer l’Allemagne contre la France ou l’Allemagne contre la Russie c’est revenir à des schémas aussi fous que ceux de 1914… Pour sauver leur système financier mafieux, les élites ont peut-être une option de guerre en tête. Nous verrons bien dans les prochains mois. Emmanuel Todd ne peut pas être objectif dans ses analyses ou alors il sacrifie sa position sociale…


    • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 12h01
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      C’est exactement ça. Merci pour les mots qui me manquaient. Préserver sa position sociale.

      Dans cette vidéo link to youtube.com ou s’exprime Jacques Attali, à prendre bien sur, mais aussi à laisser.

      Ainsi, en parlant de Hollande et de sa chute dans les sondages, il affirme qu’un homme d’état, un vrai, un grand, se moque de savoir s’il à le soutien populaire ou s’il est désapprouvé, car il se doit de penser à ce qu’il laisse à l’histoire de concret, en faisant le boulot, et non pas ce qu’il laisse à l’histoire de son image consensuelle. Plus loin, il trouve que Fabuis est BON aux affaires étrangères. Il précise, des fois que, que ce n’est pas parce que c’est son ami qu’il dit ça…

      C’est tous les mêmes. Va y que j’te flatte, tout en nuance, car tout est relatif. Ces gars là sont constructifs. Tirés à quatre épingles. Jamais le sou en poche; c’est nous qu’on paie la tournée.


  15. perceval78 Le 18 juin 2014 à 04h05
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    En tout cas avec le nouveau chef de l’OTAN qui arrive en octobre on ne risque rien, car franchement on lui donnerait le bon dieu sans confession, peut être un petit manque d’humilité, mais si peu …

    ‏@jensstoltenberg
    Thank you for your kind words @billclinton @BillGates @melindagates and @Plaid_Bachelet
    link to m.youtube.com


  16. VladimirK Le 18 juin 2014 à 04h18
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    Rien d’étonnant à l’implication de l’Allemagne en Ukraine, ils nous avaient déjà fait le coup en Yougoslavie (je me souviens encore des grosses berlines allemandes avec à bord des hommes d’affaires et des valises de billets) – l’Allemagne a été un des chefs d’orchestre de la tragédie en Yougoslavie, et il n’est pas surprenant qu’elle soit là en Ukraine.

    Détail cocasse : savez-vous quelle est la monnaie de la Bosnie Herzégovine ? Le Deutsche Mark ! (vous pouvez vérifier)


  17. C Balogh Le 18 juin 2014 à 04h25
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    oui, je pense qu’ils sont devant ces deux choix, soit le dollar chute et entraîne avec lui le monde économique, soit il ne chute pas et les usa ruinés, en phase terminale, déclareront la guerre, cette dernière ayant l’avantage de ne pas toucher le continent us et de l’enrichir grandement.Pendant ce temps, nos courageux représentants iront se planquer là-bas…..
    Les usa ne peuvent pas supporter l’idée que l’économie et donc le marché se meurt puisque c’est leur concept depuis toujours, l’argent plus important que la vie des autres, en revanche, ils se foutent complètement que les peuples s’entredéchirent et se massacrent, c’est normal pour eux, c’est là-dessus qu’ils ont créé leur “monde”: sans les Indiens.


    • Pikpuss Le 18 juin 2014 à 05h04
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      Les élites qui dirigent les USA souvent munies d’un passeport israélien… ), se foutent pas mal de ce que les peuples doivent subir. Il en est de même des élites européennes avec Israël comme 28ème pays de l’Union européenne. Le citoyen américain partage la même condition humaine que le citoyen européen. La population américaine n’est pas à l’abri d’une guerre civile et les USA peuvent se fragmenter car il n’y a rien de commun entre le Texas et le Maine si ce n’est… le dollar… Evidemment, il y a les 600 camps de concentration de la FEMA prêts à l’emploi… Nous assistons à un envoûtement collectif des populations occidentales via les merdias et la pressestituée. Il faut une bonne dose de détermination mentale pour vouloir ne pas tomber dans l’endoctrinement incessant que nous impose les ” élites ” qui se gardent bien de nous informer de leurs véritables plans de route.


      • Marie Le 18 juin 2014 à 06h16
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        @pikpuss

        Exactement !! Vos propos auraient été taxés de ‘complotistes’ il y a peu, sans doute, mais force est de constater que les impostures se révèlent de plus en plus clairement, ainsi que les intentions des uns et des autres de la Syrie à l Ukraine, en passant par le Kosovo et la Libye ….

        Todd essaie de la jouer malin, mais au final cela rend sa position incohérente. Refuser de reconnaître le caractère profondément belliciste et interventionniste de l Establishment US et de leurs alliés Israéliens devient totalement absurde. Même si effectivement les allemands jouent habilement leur partition.


  18. Charles Michael Le 18 juin 2014 à 06h28
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    Du grand Todd ? oui et pas agréable à entendre.

    la constance de ses interprétations et de ses jugements pessimistes (prédictions) est basée sur une grille d’analyses mixant anthropologie et histoire; cette pensée structurée lui permet de reconnaitre, percevoir, anticiper des constantes répétitives, des lignes de forts déterminismes dans les comportements illogiques, mal avisés de nos dirigeants . Ces dirigeants élus démocratiquement (sic) sont ou ne sont pas en phase avec leurs populations respectives mais la culture nationale ou les cultures régionales par rapport à l’UE restent hétéroclites.

    Todd n’a rien d’un pro-germanie il constate, et constate aussi la disparition de la France ( de Kouchner à Fabius on est gatés ). je ne le suis pas trop sur la suppression de l’Euro, je suis plus pour une sortie de l’UE en conservant l’euro, moins risqué et bien plus libératoire pour la France (voir les causes réelles de la grève SNCF sur les ukasses compétitifs) et emmerdant pour Bruxelles et pour Merkel. Evidement rien ne se passera jusqu’en 2017.

    Trop tard pour un accord et une collaboration USA-Russie ?, c’est un voeux pieux, mais les USA déclinant sont dangereux.
    Trop tot pour que les réalités géopolitiques (énergies et développement) s’imposent à l’UE ?, je pense que nous entrons dans une nouvelle phase en accéléré où les approvisionnement en gaz seront au premier plan.

    Une élection locale aux USA a vu la défaite du Républicain (chef du groupe au Congrès) par le Tea Party soutenu par l’extrème gauche. Ralph Nader prédit depuis des années ce type de rejet des partis de gouvernement par les deux extrèmes.
    En France l’échec de l’OPA hostile de Mélanchon sur les votes populistes nationalistes (largement du à ces position sociétalistes, plus le mou et flou sur l’UE) ne laisse à ce jour que le FN.

    Le FN semble avoir mieux assimilé qu’aucun autre parti les thèses descriptives d’E.Todd.

    bon, il a son visa et son billet pour les USA.


  19. Thomas13 Le 18 juin 2014 à 07h28
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    Todd dérange, Todd fait réfléchir

    Je ne trouve pas très juste de taxer Todd de germanophobie et d’Américanophilie excessive.
    Todd s’exprime dans tous les médias pour rappeler les fondamentaux que le grand public ne peut justement y trouver. Il est l’un des seuls à le faire, et en plus il explique ce qu’il est sur le plan personnel : un occidental laïc de gauche pro-mariage homo. Cela ne l’empêche pas de réfléchir et d’arriver à des positions contraires à son “camp”. Ca fait déjà de lui un patriote.

    Mieux, Todd se trouve justement au pivot du débat. Parlez avec les gens un peu renseignés et sensés autour de vous, mais toujours antirusses et proaméricains. Que vous disent ils au final ? “S’il faut choisir entre les russes et les américains, alors je choisis les riquains.” Il y a plusieurs manière alors de faire avancer le débat, notamment faire appel aux intérêts réels de la France, à notre indépendance constitutive, De Gaulle, refuser simplement le choix … Le discours de Todd est une approche bien plus efficace qui montre l’émergence de la puissance allemande, la perte de contrôle US et l’attitude pacifique de la Russie. Donc il est à ma connaissance celui qui a le discours qui peut le plus faire avancer le débat.

    Ensuite Todd dit, ailleurs, que s’il devait choisir, il irait vivre aux US plutôt qu’en Russie. Qu’en est-il de vous ? Moi je choisis justement d’aller vivre en Russie au moins 6 mois pour commencer. Pourtant j’aime profondément l’Amérique (mais pas son gouvernement). Mais je ne crois pas que mon choix soit plus rationnel que celui de Todd, je fais bien, comme lui, la différence entre l’analyse du réel et mes propres goûts.

    Sinon c’est quoi être démocrate ? Vouloir un monde où les gens pensent exactement comme soi ?


    • Pikpuss Le 18 juin 2014 à 07h53
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      La perte de contrôle US ? ! ! Sans blague…

      J’y croirai lorsque toutes les troupes américaines auront quitté notre continent. ( c’est parti pour atteindre le siècle.. ). C’est ce qu’on fait le troupes russes d’Europe orientale ! alors que pour la première fois depuis 1967 des GI’s ont participé à des maneouvres de l’Otan dans le sud de la France ! J’y croirai lorsque les lobby américains auront quitté Bruxelles pour nous vendre toutes leurs saloperies… J’y croirai quand les stations d’écoute qui nous épient tous, auront été démantelées… J’y croirai quand les Goldman Sachs ne fourrera plus son nez à la BCE et dans tous les organismes financiers européens… J’y croirai lorsque les productions audiovisuelles européennes reprendront leur indépendance et seront réellement présentes sur nos écrans… et que l’on n’aura plus à subir l’endoctrinement d’Hollywood. J’y croirai quand l’Eurovision redeviendra vraiment ce qu’elle était lorsque les chanteurs interprétaient leur chanson dans leur langue maternelle… J’y croirai si l’on m’annonce que l’accord transatlantique ne sera jamais appliqué… J’y croirai lorsque nos dirigeants ne seront plus des agents de la CIA… J’y croirai lorsqu’une responsable américaine ne pourra plus dire ” fuck Europe ” sans être déclarée immédiatement ” non grata ” sur le sol européen. J’y croirai quand la défense militaire sera européenne avec des matériels européens dont la fabrication ne sera plus délocalisée aux quatre coins de la planète.
      Bref les élites américaines, même en soi-disant faillite, ( c’est le peuple qui est en faillite… pas les dirigeants ! ) ont tout de même les moyens de mettre le monde à feu et à sang. Quant à l’Allemagne et à la France, elles sont condamnées à s’entendre d’autant plus que la démographie fera de notre pays un pays jeune donc dynamique pendant que les masses de vieux Allemands courront après leur retraite.


      • Charles Michael Le 18 juin 2014 à 11h02
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        il y a bien perte de controle des US, pour autant qu’ils aient jamais eut un réel controle:
        – comme le répéte yt75 les USA sont importateurs de pétrole pour 6 millions de baril par jour donc indépendance énergétique non, mais controle du marché ? en partie et grace au dollar
        – les expéditions militaires se sont toutes soldées par des échecs militaires de la Corée en 51 à l’Irak 2, sans parler vietnam, Ethiopie,Afghanistan, Liban, Syrie, Lybbie, etc.
        – plus fondamental l’économie US est plus ou moins en récession (- 1 % dans le dernier Q)
        – encore plus déstabilsant les QE par milliards sont un sytème intenable et c’est le seul outil qui restait
        – pire un axe Chine Russie et probablement Inde (en plus du monde musulman) contredit la culture mondialiste-individualiste-edoniste et s’attaque au dollar
        – last but not least: la contestation aux USA des partis de gouvernement Démocrates>républicains, très similaires à ce qui se passe en france.

        On a bien un Empire du bluff (ou du spectacle communiqué) en déclin, et comme tout animal blessé (ou estropié) d’autant plus dangereux et irrationnel.

        je comprends que Todd exprime son angoisse et son désarroi, ce n’est pas le seul.


        • pikpuss Le 18 juin 2014 à 11h20
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          C’est très intéressant. On a donc l’impression que les élites des USA ne veulent pas sombrer seules. L’Europe possède tous les atouts culturels, technologiques, intellectuels pour tisser des liens dans le cadre d’un monde multipolaire. Le seul vrai problème c’est l’obéissance inconditionnelle aux maîtres de Wall Street et de la City. Cela en est pathétique. En faite les USA sont eux-mêmes otages de leur complexe militaro-industriel et des personnes privées qui tiennent la banque fédérale depuis 1913. C’est dramatique !


          • barre-de-rire Le 18 juin 2014 à 14h53
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            “” On a donc l’impression que les élites des USA ne veulent pas sombrer seules. “”

            c’est totalement ca, ils ont menti pour justifier les actes, ils ne vont donc de facto jamais avouer leur échec-faillite, et même mieux, dans leur chute ils prendront les autres avec eux pour s’en servir d’amortisseur. ensuite les accabler en disant que c’était de leur fautes ( cf europe )

            faut se séparer urgemment des usa sous peine de groooooos problème à venir.


      • Alae Le 18 juin 2014 à 11h43
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        Pikpuss, j’ajoute que moi, j’y croirai quand toutes les conditions que vous dictez seront remplies, et au surplus, quand les Etats-Unis ne seront plus actionnaires majoritaires du FMI, quand la Commission européenne sera démocratiquement élue et quand l’UE sortira de l’Otan.


    • Pikpuss Le 18 juin 2014 à 08h08
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      Au fait, Emmanuel Todd vit en Europe et plus particulièrement en France. On ne lui demande pas encore de choisir de vivre en Amérique ou en Russie.. Cela n’a aucun sens de dire ” si je devais choisir entre Russie et Amérique “, à moins de lire l’avenir et de se dire que l’Europe sera pour une troisième fois, un champ de bataille. Il faut au contraire faire en sorte que le continent européen reste un endroit très agréable à vivre entre Atlantique et Oura comme le souhaitait le Général. Je me suis trouvé plusieurs fois aux USA et nombre de personnes de la classe moyenne américaine enviaiten les conditions de vie des Européens de l’Ouest et étaient hallucinées de nous voir arriver avec nos 5 semaines de congés payés… Un rêve inaccessible entre Québec et la Terre de Feu…


  20. petouille Le 18 juin 2014 à 07h43
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    heureusement , il lui arrive aussi de se tromper,
    pour avoir prédit la capacité de Hollande à lancer une ” révolution” ……

    et pour ça aussi j’espère :” L’inavouable vérité est qu’aujourd’hui les Etats-Unis ont perdu le contrôle de l’Allemagne et qu’ils la suivent en Ukraine pour que cela ne se voie pas.

    j’ai plutôt l’impression que l’Allemagne fait semblant de suivre encore les EU mais plus pour longtemps..


    • jacqueline Le 18 juin 2014 à 08h49
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      Il faut d’abord qu’elle récupère ses réserves d’or.


    • Pikpuss Le 18 juin 2014 à 09h10
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      Pétouille

      Emmanuel Todd ne s’est pas trompé… il nous a simplement manipulés… Aussi intelligent et cultivé soit-il, il est ligoté par son appartenance à la classe dirigeante et ne peut s’exprimer
      aussi librement que certains d’entre nous, qui, bien qu’ “Occidentaux “, ne sont pas aveuglés du
      tout par la pensée unique. A propos de l’exploitation du mot ” occidental “, c’est comme celui de ” la Communauté internationale ” essentiellement composée des ” élites ” de pays que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main.


      • perceval78 Le 18 juin 2014 à 10h42
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        N’est manipulé que celui qui veut bien l’être


        • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 12h40
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          Aller dire cela à un singe de laboratoire. Plus proche de nous, aux militants d’un parti ou d’un autre. La manipulation est par principe une emprise sur le discernement. Les rouages psychologiques qui animent la pensée primaire; celle qui est immédiate et non celle qui exige du recul, sont sous la peau. Il suffit parfois de les effleurer pour qu’ils se mettent en mouvement.

          Lorsque je lis: “c’est un occidental laïc de gauche pro-mariage homo.” J’ai les poils qui se hérissent sur la peau, mais j’ai suffisamment de recul pour aller faire un tour dans le jardin, griller une clope frénétiquement, puis méditer sur mon futur cancer. Tous le monde n’a pas cette “chance”.

          Et je ne suis pas homophobe, hein. Juste que certains débats sont là uniquement pour faire réagir de façon épidermique une partie de la population. Sortent d’idiots utiles à la division de masse pour en garder le contrôle. Mais oui, bien sur, est manipulable qui veut…


    • gonetoufar Le 18 juin 2014 à 09h28
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      Oui ….sauf que Todd avait peut être juste oublié de préciser ,( tant c’était évident) , qu’Hollande serait obligé de lancer une révolution S’IL VOULAIT REUSSIR ! …..
      Et honnêtement , il ne fallait pas moins que de “l ‘ extra-lucidité ” pour prévoir que le bonhomme parviendrait à se faire haïr de pratiquement tous …..


      • Wilmotte Karim Le 18 juin 2014 à 19h31
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        Ben non, il l’avait précisé.


  21. Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 07h58
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    Les rappels historiques en introduction sont excellents, mais est-ce sur cette seule base que Todd se fonde pour en conclure que ce sont les Allemands plutôt que les Américains qui pilotent le dossier ukrainien ? On ne sait rien de ce que font concrètement les uns et les autres, les merdias ne nous informent que des déclarations officielles. Si Todd a des infos plus précises qui permettent de penser que les US ne font que suivre l’Allemagne, on aurait aimé savoir lesquelles.

    Rappelons que, dans un billet d’hier, Olivier signalait que le gouvernement de Kiev n’avait toujours pas changé. (link to les-crises.fr : “Bref, nouvelle manipulation de Kiev avec la complicité de nos journaux… (ils sont forts quand même les fascistes – le gouvernement ne changeant pas pour le moment, ce qui est un détail j’imagine…)“) Or, qu’on se souvienne un peu : les merdias proclamaient à cor et à cris que ce gouvernement était “provisoire”, “par intérim”, et que, donc, tout ce qu’il faisait était légitimé par anticipation des élections du 25 mai. On aimerait donc savoir qui, des Allemands ou des Américains, autorisent Porochenko à diriger le pays avec des néonazis dans son gouvernement. (Crapaud Rouge, chercheur en voie d’extinction au CNRS)


  22. Judabrutus Le 18 juin 2014 à 08h21
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    Todd n’ évite pas le travers dans lequel tombent tous ceux qui se risquent sur le terrain glissant des spéculations geostratégiques, et en bon historien qui se respecte, il ne prend pas la mesure de la dimension linguistique de tout discours savant. Je m’explique : tant que les automatismes binaires de langage” pro/anti” structureront notre perception de la complexité du monde, nulle chance de voir le curseur d’agressivité baisser d’un cran. Être pour une politique étrangère européenne non impliquée dans l’affrontement virtuel Russie /Usa ne fait de nous ni un anti -américain ni un pro -russe, à fortiori un pro-poutine ou un poutinien. En grand intellectuel qu’il est, il est pathétique de le voir consacrer une partie conséquente de l’interview à essayer de nous convaincre de ce dont nous sommes tous persuadés: il est assez intelligent pour se situer au dessus de la mêlée furieuse des partisans et des anti de tout poil, mais c’est encore dans la logique binaire mainstream qu’il tente d’opérer ce travail de persuasion. La meilleure preuve de cette maladresse linguistique est la reprise presque irréfléchie du concept d’ ” Occident”. “Nous les occidentaux” ! Mais on n’est pas occidental comme on est Périgourdin, ou Français, ou Européen. L’occidentalisme, comme l’atlantisme, n’est ni une identité ni une culture, c’est une posture, agressive par essence, vis à vis du “reste du monde”et qui s’appuie sur une géographie politique mondiale clairement inactuelle même si son inactualité peut encore causer des ravages. Il faut avoir le courage de dire : je suis sinophile, russophile, americanophile au sens étymologique de ces termes, je ne vis pas cela comme une contradiction, et parce que j’apprécie trop les richesses de ces civilisations, je refuse de me définir comme un occidental et même d’admettre que ce que les “experts” appellent “les intérêts de l’Occident” puissent être les miens. Partout dans le monde nous assistons à des prises de distance plus ou moins violentes entre les nations et les États censés les représenter : c’est, me semble-t-il, que les peuples, mieux éduqués, mieux informés, rejetttent ces politiques de mobilisation morale qui ne savent se construire que sur l’exclusion. La première mesure de salubrité universelle serait peut- être de décréter que la géopolitique est une discipline spéculative qui ne répond pas aux critères de scientificite et relève d’un sévère examen zététique.


  23. luci2/29 Le 18 juin 2014 à 08h33
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    Impitoyable ce monde des “dominants”-oligarques et autres “iznogouds” autoproclamés (ou oints par US ici et UE là…entre “gens bien”…)
    Il faut soutenir et encourager celles et ceux qui,intelligemment et avec altruisme ,se sont consacrés aux autres (à nous ,béotiens et/ou “gueux” dans le cerveau de certains “sachants”-possédants”)
    C’est le cas ici et ,heureusement,chez nombre d’autres…
    Il serait affligeant et contreproductif (mot horrible s’il en est mais c’est un de ceux de la doxa : “…productif,rentable,combien,15% etc…) de se tromper d’adversaire ou,comme certains encore,fulminer après lui mais s’aplatir face à son sceptre ,à ses normes …
    Il est vital ,ici,entre autre,de poursuivre et d’amplifier.
    Merci ob


  24. P.Lacroix Le 18 juin 2014 à 08h45
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    Bonjour

    E. Todd aide à réfléchir. Il a le mérite de dire des choses. Maintenant, je ne pense pas que quiconque ait les capacités de prédire l’ avenir, il le dit lui- même : “Si j’ai pu réussir quelques « coups » prédictifs par le passé “.
    Il fait partie de la ” classe dirigeante “, de l’ élite, donc, comme écrit précédemment dans les commentaires, il ne veut pas perdre sa qualité de vie en cas de troubles graves sur le vieux continent. Comme il est intelligent, ses propos ( dictés ?, orientés?, opportunistes ? ) tiennent compte de son avenir souhaité.
    Je ne sais pas s’ il est vraiment conscient de la réalité de la vie du peuple. Je pense toujours à Jean Lassalle ( député des Pyrénées, ancien berger ), pourtant élu que je pense proche de ses concitoyens, et qui a été obligé de faire une marche pour prendre conscience de la réalité.


  25. Macarel Le 18 juin 2014 à 08h55
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    A propos de l’aveuglement des élites françaises, le regard d’un autre historien Marc Bloc sur
    l’ “Etrange défaite” de juin 1940 :

    link to fr.wikipedia.org

    A lire ou relire assurément, vu que nous nous dirigeons avec les politiques menées par nos élites
    d’aujourd’hui vers un nouveau juin 1940, économique cette fois, mais non moins ravageur pour la
    société française.


  26. mescalito22 Le 18 juin 2014 à 09h02
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    Rassurez moi: Emmanuel Todd est bien ce “grand penseur”qui eut son heure de gloire en prévoyant l’effondrement soviétique avant l’heure et qui nous annoncait en France le grand moment du “Hollandisme révolutionnaire” par lequel on allait voir ce qu’on allait voir au grand dam de l’oligarchie financière?
    François Hollande:” mon ennemi, c’est la finance, mais ma conseillère économique travaille pour “Bank of America”.
    No comment.
    Pour une analyse géopolitique sérieuse, je vous suggère 3 noms:
    1) Pierre Hillard, mais c’est un peu “catho/mystique” et très pessimiste, tout spécialement pour le role qu’il attribue à la Russie dans le jeu mondialiste.
    2) François asselineau (UPR) qui a une vision très gaullienne et équilibrée des choses…
    3) Aymeric Chauprade dont l’atlas géopolitique avec plein de cartes originales est une référence.
    Seul problème?
    Il appartient à un parti qui fait “grincer les dents” de ceux qui (comme E.Todd) ont toujours quelques coups d’avance…ou de retard sur la réalité?
    PS> Mr Todd connaotrait-il le contenu de l’alliance germano-américaine signée à washington en Fevrier 2004 par un certain…G.Shrôder avec G.W Bush?


    • Chris Le 18 juin 2014 à 15h08
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      Mr Todd connaotrait-il le contenu de l’alliance germano-américaine signée à washington en février 2004 par un certain…G.Shrôder avec G.W Bush?
      Secret de polichinelle : Alignement total de la politique extérieure allemande sur Washington, et à fortiori de la politique UE !
      Mais rien de nouveau. On en comprend les préludes (dès 1963) en lisant cet article : link to francoisasselineau.blogs.nouvelobs.com


  27. Nérouiev Le 18 juin 2014 à 09h29
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    Ce n’est pas du grand Todd et je suis un peu déçu par son défaitisme, son manque de profondeur, on dirait presque qu’il veut sa place un peu partout quel que soit l’avenir qu’il ne définit pas.
    Pour ma part, je ne vois pas le moindre changement de politique agressive des USA qui ont toujours besoin d’un ennemi, d’un monde du mal à combattre, tout au moins pour ce qui concerne ceux au pouvoir et aux services de leur banque et de leur puissance financière mais qui a de plus en plus de mal à profiter d’un moteur énergétique à la hauteur de leurs besoins. Je ne dirais pas la même chose du peuple américain, beaucoup plus réaliste.
    Je vais sûrement me faire critiquer par mon analyse naïve, mais je suis convaincu que c’est Poutine qui construira la vraie Europe.


  28. O FJ Le 18 juin 2014 à 09h40
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    Au delà de la géopolitique, cet article analyse aussi la situation en France et en Europe. Je cite :
    “J’ai eu, ces derniers mois, le sentiment angoissant de vivre dans un pays sous-développé, coupé du monde réel, totalitaire d’une façon subtilement libérale.”
    “Il n’y a selon moi plus rien à attendre de l’Europe. Que peut-on sérieusement attendre d’un espace qui n’arrive même pas à se débarrasser de l’euro alors que cela représente un intérêt crucial pour sa survie ?”
    “Pour ce qui est de l’euro, on voit bien aujourd’hui que cette monnaie ne pourra jamais fonctionner … D’un autre côté, il est clair pour moi que le seul pays qui serait à même de casser la zone euro et sa logique destructrice, c’est la France. Mais j’ai fait le deuil d’une élite politique française capable d’affronter la réalité de son échec et de passer à autre chose.”


    • pikpuss Le 18 juin 2014 à 10h01
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      L’Europe représente un espoir et une force extraordinaires. Seulement voilà : le continent est pieds et mains liés par une mafia qui sait bien que tôt ou tard les citoyens européens se réveilleront et se rendront compte de ce qu’ils représentent réellement. Cette mafia est donc obligée d’entretenir un chaos pour conserver le pouvoir. Ce qui apparaît clairement c’est la collusion totale entre cette mafia et quasiment tous nos dirigeants politiques. Cela explique la déculotée monumentale du PS au point que l’on envisage carrément sa disparition. Sarkozy homme providentiel ; il n’y a que lui pour y croire. Valls, homme providentiel : au service de la même caste. Il ne leur reste plus qu’à enlever les masques, à instaurer une dictature suite à un événement qu’ils auront créé ou à nous engager dans une guerre.. Les instances dites ” démocratiques ” sont conçues pour que jamais les énergies vives du pays ne puissent accéder au pouvoir et ne prennent les décisions qui s’imposent pour nous libérer des parrains.


  29. jacqueline Le 18 juin 2014 à 10h11
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    “Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est, à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent.”

    On croirait que Todd la souhaite cette prédominance américaine. En fait il est un dominé.

    C ‘est idiot de parler d’idéologie au niveau du continent. Si chaque nation qui compose l’ UE avait sa propre idéologie qui reposait sur son histoire, sa culture et le fait d’avoir tiré les leçons des erreurs du passé, c’est l’UE qui en affaiblissant l’idée de nation et la mondialisation qui ont tué ces idéologies, pour les remplacer par une idéologie commune de puissance commerciale et financière, apatride..

    Avant on enviait un pays, pour sa culture : pour ses écrivains, ses philosophes, ses peintres, ses architectes, ses grands musiciens, ses universités, ses inventeurs. Quelle dégringolade.


    • pikpuss Le 18 juin 2014 à 10h40
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      La moins pire des solutions ! ! ! Bigre ! ! Il suffirait pourtant aux Européens d’être eux-mêmes mais ce ne sont pas eux qui sont aux commandes. C’est une mafia apatride. Les USA ne sont pas une démocratie mais une ploutocratie, essentiellement vouée aux intérêts des plus riches qui laisse 50 millions de personnes manger avec des tickets d’alimentation de la bouffe qui sort tout droit de ses usines. Cette ploutocratie se nourrit du chaos et de la guerre. Ce n’est pas une perspective qui m’enchante ! Une guerre de 2014-2018, non merci !
      Je ne veux ni de la peste ni du choléra, seulement d’une Europe en paix avec elle-même et le reste du monde. Si peu de gens qui maltraitent des centaines de millions… Il doit bien pouvoir y avoir une porte de sortie à cette folie !


      • José Le 18 juin 2014 à 11h37
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        “Notre continent”? C’est de la novlangue ou quoi? Façon “subtile” d’exclure la Russie? Nous ne sommes pas culturellement plus éloignés d’un moscovite que d’un new-yorkais, et même si on peut ne pas être d’accord avec le point de vue des premiers, il me semble qu’ils sont actuellement aux antipodes de l’effondrement idéologique!


        • pikpuss Le 18 juin 2014 à 12h00
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          Notre continent…. j’inclus bien sûr la Russie. Beaucoup de terriens raisonnent en terme de continent ou sous-continent… Brésiliens, Australiens, Indiens, Américains, Chinois.
          Pourquoi pas les Européens de l’Atlantique à l’Oural ?


    • Macarel Le 18 juin 2014 à 12h10
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      En fait ce sont les élites européennes qui ont tué le projet d’une Europe intégrée, et puissante.

      Les peuples sont sans doute bien plus européens que leurs élites, en particulier les jeunes qui franchissent allègrement les frontières tant pour voyager, que pour chercher du travail.
      Le jeu que joue les élites est très pervers, en effet elles sont en osmose et au services du monde du capital international. De ce point de vue purement économique elles sont ultralibérale, vilipendent le peuple dès qu’il parle de protectionnisme, social en particulier. Par contre si l’on regarde bien ce qui se passe concrètement au niveau de l’information dans chaque pays, tout est centré sur le nombril de chaque pays, on n’élargit pas le champ de vision informationnel, on tourne en rond dans les affaires politicardes nationales locales, à savoir si untel fera un meilleur candidat que tel autre, si une telle est fréquentable ou pas, mais surtout l’on ne cherche pas à développer un sentiment d’appartenance à un ensemble plus vaste. Tout simplement, parce que la survie de tous ces gens là, se joue toujours dans les cadres nationaux.
      Et comme on dit : “Il vaut mieux être le premier chez soi, que le deuxième à Rome.”
      Ce qui fait que ces élites sont totalement schizophrènes, elles font la politique des multinationales et de la finance internationale, tout en cultivant leur petit jardin électoraliste national, car elles en dépendent pour leur survie politique. Les politiques économiques qu’elles mènent dans l’intérêt du capital international ne sont en général pas populaire, aussi ont-elles usé et abusé de l’alibi européen pour les justifier : “C’est pas nous, c’est Bruxelles !”.
      Alors qu’en fait “grâce à Bruxelles”, elles peuvent enfin faire passer dans chaque pays des réformes antisociales, qu’elles n’auraient pas osé mettre en place sans cet alibi, mais qu’elles brûlaient de mettre en oeuvre.
      Que fait Hollande, depuis qu’il a été élu ? Si ce n’est qu’user de ce stratagème.
      En résumé nos élites sont moins européennes sur le plan culturel que leurs peuples, par contre elles sont très “européennes” lorsque cela leur permet de mettre en place des réformes qui permettent à l’oligarchie de tirer davantage de profit du système économique global.
      Les élites sont contre tout protectionnisme économique, car ce sont elles qui en profitent avantageusement, par contre elles sont pour le protectionnisme culturel, car il leur permet de continuer leur petite tambouille électoraliste dans les cadres nationaux existants.
      Un peuple non éclairé est plus facile à manipuler et à berner, bien qu’il y ait sûrement des limites, lorsque la réalité vécue devient par trop différente de ce que l'”on” nous raconte dans le poste.


      • Lambinou Le 18 juin 2014 à 23h32
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        pourquoi voulez-vous que nous soyons européen ? il n’y a pas de peuple européen, et si on devait faire l’amalgame des politiques nous aurions une europe très pro USA.

        Cette soi-disant identité européenne il faudrait la définir.


        • Pikpuss Le 19 juin 2014 à 06h49
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          L’identité européenne pourrait se définir autour des droits de l’homme ( dont nous n’avons heureusement pas le monopole…. pour ce que nos élites en font… ) avec le refus de l’oppression qu’elle soit subie ou appliquée. Elle pourrait se définir autour de la Justice et du respect de l’individu ; autour du progrès et de l’amélioration de la condition humaine dans toutes ses facettes. Elle impliquerait que l’Homme soit le centre d’intérêt et qu’il ne soit plus l’esclave, de sa naissance à sa mort, de la finance et de la caste qui en a pris le contrôle.


          • FL Le 19 juin 2014 à 14h00
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            Droits de l’homme!, mais de quel homme?


  30. Toff de aix Le 18 juin 2014 à 10h20
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    Autant j’apprécie énormément la contribution de Todd au débat intellectuel, économique et societal dans notre pays(on va dire que ça nous change des atrocités genre Fourest, Bhl et autres Finkelkrotte) , autant sur cette intervention propre il me déçoit…

    Après une première partie clairement excellente(avec son analyse lucide d’une occasion historique ratée pour notre pays, de s’émanciper de la tutelle US/UE), se succède une seconde partie clairement déconnectée des réalités (l’Europe est aujourd’hui riche ? Très civilisée ? Sans déconner ?), il concentre le feu sur une Europe dont ‘le cas est aujourd’hui réglé’ (d’accord avec lui la dessus) mais en zappant quand même de fort belle manière le POURQUOI de la chose ! C’est à dire le fait que si l’équilibre géopolitique actuel part en biberine, c’est bien à cause d’une crise systémique globale d’ampleur inégalée, dont l’épicentre se situe à la fois aux Usa mais aussi en grande Bretagne, pays qui rappelons le se trouve au coeur de l’Europe et est le levier des Usa sur le vieux continent. C’est cette déstabilisation mondiale qu’il convient d’analyser, et a l’aune de celle ci tout est beaucoup plus clair: le ‘partenariat’ qu’il envisage entre les Usa et la Russie n’aura jamais lieu dans les conditions actuelles, avec les ‘élites’ actuelles et surtout avec les ‘tireurs de ficelles’ actuels qui sont, rappelons le aussi, les financiers de wall street et de la city…. Par qui Obama s’est il fait élire ?
    Qui Hollande a-t-il remplacé ?
    Quelles sont les politiques actuelles ? Si vous répondez à toutes ces questions avec lucidité vous vous rendez compte que les dirigeants ne sont que des marionnettes interchangeables, les politiques sont clairement toutes les mêmes et nous amènent toutes au bord du précipice…. Parce que c’est ce qui arrange ceux qui tirent les ficelles, comme toujours, en coulisses. Regardez les nous anonner le même mantra, jour après jour, de ‘la croissance’ alors que l’économie est foutue, que les ressources sont en voie de disparition, que jamais ça ne repartira ! Quoi de mieux qu’une bonne guerre pour relancer la machine ?
    Non, franchement Todd m’a pas mal déçu sur ce coup-la.

    ‘on croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ‘.


    • Renaud Le 18 juin 2014 à 12h18
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      Citation d’Anatole France, on ne peut plus d’actualité.

      Concernant la Russie, si l’on se remémore le documentaire de Manon Loizeau de 2005 “comment la CIA prépare les révolutions colorées”, on sait que ce pays était le prochain sur la liste. Or, Poutine, conscient du danger, a fait en sorte d’étouffer tout début de manifestation “d’étudiants épris de liberté”. La méthode “douce” (allez dire ça aux Ukrainiens…) ayant échoué, on passe à la méthode forte. Ajoutez à cela la volonté d’émancipation du dollar des BRICS, et vous vous retrouvez avec une situation mondiale effectivement explosive. La propagande de guerre est en marche, mais personne ne veut aller au front. Il va falloir effectivement créer un choc suffisamment fort pour que l’opinion soit prête à accepter l’éventualité d’une guerre. Car en réalité, personne ne la souhaite, si ce n’est ces fameux industriels dont parle Anatole France.


      • jacqueline Le 18 juin 2014 à 12h55
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        Le documentaire de Manon Loizeau de 2005 “comment la CIA prépare les révolutions colorées”

        Merci j’ai commencé a regarder cette vidéo assez longue hier soir, et suite à un plantage de Firefox, j’ai perdu l’onglet pour continuer ce matin. Je vais donc pouvoir la retrouver.

        Je ne peux m’empêcher de penser que la méthode a déjà été testée en 68 contre de Gaulle, avec Conne bendit !

        Face à ces menaces , on peut comprendre que Poutine ne soit pas le grand démocrate souhaité par son opposition.

        On peut même s’en féliciter car une fois que les oligarques ont pillé un pays, tout le monde débarque chez nous ( voir l’ex yougoslavie ) où il y a encore des gens à dévaliser.


        • Renaud Le 18 juin 2014 à 13h37
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          Je me faisais exactement la même réflexion. Plus je me renseigne (ce documentaire donc et le post d’Olivier sur la commémoration du 6 Juin en particulier), plus le schéma entre mai 68 et ces révolutions colorées me semble proche. Il s’agit de la méthode douce pour renverser un gouvernement souverainiste, non aligné.

          Si vous avez encore du temps (beaucoup), je vous conseille également le documentaire “Les maîtres de la monnaie” (Bill Still, 1996), qui explique depuis la fin du XVIIIème comment les puissances de l’argent ont contribué aux guerres, révolutions et autres joyeusetés. La manipulation des peuples pour des intérêts privés ne date malheureusement pas de mai 68 et des révolutions colorées…


      • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 13h26
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        Certes, personne ne la veut cette guerre. Sauf les extrémistes de tous poils, fabriqués au fil de l’eau. Faisons la liste de toutes le divisions individuelles et nous aurons l’armée immense de ceux qui ont une raison de liquider leur voisin.

        La prochaine ne sera pas nationaliste, mais civilisationnelle, mue par toutes les phobies latentes et exacerbées. Qui contre les curés ? Qui contre les homos ? Qui contre les immigrés ? Qui contre les riches ? Qui contre les fonctionnaires ?

        Les feux sont déjà allumés aux quatre coins du monde. Effectivement, ne reste plus qu’a relier ceux-ci pour que tout un chacun valide ses raisons de prendre part à la boucherie.

        Ainsi, sur les ruines et la viande grillées, l’empire renaitra de ses cendres fumantes, allégé de sa surcharge démographique. Les ressources énergétiques et matérielles seront, proportionnellement à la nouvelle donne, suffisantes pour un nouveau départ.

        Faut juste qu’un plus fou que d’autres ne décide pas de vitrifier le théâtre de la plaisanterie. Auquel cas, l’avenir de l’humanité ne sera plus qu’un détail de l’histoire universelle, comme les dinosaures.


  31. P Jourdon Le 18 juin 2014 à 10h30
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    Emmanuel TODD n’est plus seulement Démographe…

    Il est désormais aussi Géo-stratège!

    best wishes


  32. Casquette Le 18 juin 2014 à 10h45
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    E.Todd est optimiste par nature mais il ne croit plus au reveil des élites européennes , alors il reporte son optimisme ailleurs , ce que certains ont percu comme de l’américanophilie est la simple reconnaissance d’un fait que tout le monde peut constater , parfois pour le meilleur et souvent pour le pire les dirigeants américains se pensent en tant que puissance (il fait la même remarque à l’égard de Poutine) …contrairement aux élites européennes qui naviguent sans trop savoir ou elles vont : un coup on s’exécute devant les USA , un coup devant Merkel , un coup devant les lobbies , mais jamais au bénéfice de la construction européennes et des peuples qui la composent.

    Honnetement je vois aucune raison d’être optimiste , la France est sortie de l’histoire en s’abandonnant au projet européen , le monde tel qu’il est empêche tout renouvellement de la classe politique ( circuit des grandes écoles , travail de sélection par les médias , pantouflage et interconnexion des économies mondiales…).
    Moi c’est l’inverse , si je devais formuler un reproche à Emmanuel Todd c’est plutot sa nature optimiste qui le pousse à chercher de l’espoir ailleurs (personne n’a parlé de son axe americano-russe ).


    • pikpuss Le 18 juin 2014 à 10h56
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      Casquette

      C’est pour cela que certains Européens comme de nombreux jeunes portugais ont pu trouver une issue ( de secours ? ) en allant s’établir au Brésil où les perspectives semblent prometteuses. Pour d’autres pays européens c’est plus difficile. Le continent a été si bien compartimenté que les jeunes ne pensent pas en terme d’Europe comme d’autres en terme d’Amérique du Nord, du Sud, de Russie, d’Australie ou de Chine. Avec l’Afrique, nous aurions pu envisager une société de partage mais c’était sans compter sur la rapacité des grandes familles qui comptaient bien exploiter les ressources sans avoir à en faire bénéficier les peuples. En définitive, tout est organisé en terme de pénurie, une pénurie qui touche tous les domaines, pas seulement matérielle, mais aussi humaine, culturelle. En s’appropriant absolument tous les leviers, la caste qui entend tout contrôler, asphyxie en fait les peuples ce qui ne peut mener qu’au désastre tout au moins en Europe.


  33. perceval78 Le 18 juin 2014 à 10h53
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    Emmanuel Todd, dit du bien des américains , visiblement une majorité de commentateurs des crises.fr
    ne peut le supporter , serait il si difficile de passer d’un anti américanisme primaire ??? a un jugement plus en nuances (tout est dans le rien,le blanc est dans le noir et inversement), après tout il ne fait qu’émettre un avis, as t’on encore le droit d’émettre un avis en France, la discussion est elle possible, y a t’il à coté d’une pensée dominante Otanienne , une autre pensée sous dominante anti américanienne primaire ?

    Qu’en pense les éconoclastes puisque j’ai cru comprendre en écoutant leur présentation lundi qu’il y avait des géo stratèges dans leur rang .

    En attendant une autre interview de E.Todd
    ” L’Europe est peut-être allée chercher sa mort en Ukraine ”

    link to youtube.com

    et un article très intéressant de defensa sur les raisons pour lesquelles la Russie ne porte pas l’affaire des exactions Ukrainienne au niveau des institutions internationales

    link to dedefensa.org


    • perceval78 Le 18 juin 2014 à 11h00
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      Perceval tu dis que des conneries, regarde ce qui se passe à Neenah, petite bourgade du Wisconsin, ou il n’y a pas eu un seul homicide depuis 5 ans, regarde l’armement de leur police, franchement est ce que c’est sérieux, ou es ce que ça reflète un monde qui a perdu toute mesure …

      link to nytimes.com


    • pikpuss Le 18 juin 2014 à 11h10
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      Il ne faut pas confondre anti-américanisme primaire et anti-système, un système basé sur l’usure, le pillage, le mensonge par médias interposés, la guerre et l’industrie qui la génère, le contrôle du trafic de drogue. Quand Emmanuel Todd parle des ” Américains “, de qui parle-t-il ? Des 99,98 % qui n’ont absolument aucune prise sur les décisions ? Parle-t-il de l’élite qui fait payer la population après ses pertes au casino boursiers… ? Quelques milliers de milliards de dollars alors qu’il eût été si simple de mettre en liquidation judiciaire les escrocs, puis de les mettre en prison. De l’élite qui a orchestrée les événement du 11 septembre pour justifier des guerres incroyablement coûteuses et restreindre les libertés ? La population américaine, quand on voyage aux USA est très attachante, c’est la population que l’on rencontre. Par contre, celle des Kissinger, des Rumsfeld, Albright et autres profiteurs, je ne pense pas qu’Emmanuel Todd puisse la rencontrer. Reste qu’il serait très intéressant de savoir les milieux qui le reçoivent lorsqu’il se rend aux USA… Je ne pense pas que ce soient les Américains que nous autres ” touristes ” avons le plaisir de rencontrer entre New York et San Francisco… Mais je peux me tromper…


      • perceval78 Le 18 juin 2014 à 12h01
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        Todd s’exprime par exemple à l’Harpers Conference, je n’ai pas trouvé par qui elle était organisée, le journal peut être ?

        link to youtube.com


    • José Le 18 juin 2014 à 11h44
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      L’antiaméricanisme primaire, c’est ça? link to zerohedge.com


  34. Alae Le 18 juin 2014 à 11h00
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    Emmanuel Todd reste coincé dans son grand écart entre gauche et mondialisme à la sauce free market, quitte à risquer le claquage.
    Rien de bien nouveau. Bon pour Atlantico, média aux ordres qui fait mine de donner dans la dissidence, mais mollement, manière de faire croire à une pluralité.

    Il ose, je cite : “Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est, à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent.”
    Et pour cause. Il ne peut y avoir d’unité idéologique entre pays de cultures aussi diverses, et c’est bien pour cette raison qu’elle n’a même pas été tentée : on tente juste de nous imposer du grand n’importe quoi ultra-libéral Made in USA.
    Il devrait être content, Todd.
    Nous, nettement moins.


    • Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 13h02
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      Vous citez l’une de ces phrases qui font dire à beaucoup d’internautes que ce texte les a déçus. C’est compréhensible car il fait de cette “prédominance américaine” un moindre mal alors qu’elle est l’une des causes de “l’état d’effondrement idéologique dans lequel se trouve notre continent“. Il se plante lamentablement, comme quand il appelait à voter Hollande, mais, tout compte fait, ce genre d’assertion ne mange pas de pain. Il me fait penser à Etienne de la Boétie qui ne manque pas de louanger son souverain alors même qu’il rédige le premier réquisitoire contre la tyrannie : j’y vois une concession pour être écouté de la classe dirigeante, non un gage donné pour assurer son avenir sous d’autres cieux. (Crapaud Rouge, cherche en embrouilles diplomatiques au CNRS)


  35. BA Le 18 juin 2014 à 11h04
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    Emmanuel Todd écrit :

    “Pour ce qui est de l’euro, on voit bien aujourd’hui que cette monnaie ne pourra jamais fonctionner dans une accumulation de sociétés dont les langues, les structures et les mentalités n’ont finalement que très peu en commun. D’un autre côté, il est clair pour moi que le seul pays qui serait à même de casser la zone euro et sa logique destructrice, c’est la France. Mais j’ai fait le deuil d’une élite politique française capable d’affronter la réalité de son échec et de passer à autre chose.”

    Il faut bien comprendre le problème des européistes.

    Depuis mai 1974, les européistes du centre, les européistes de droite, les européistes de gauche dirigent la France, sans interruption.

    Depuis mai 1974, les européistes font l’Europe, font plus d’Europe, font encore plus d’Europe, font toujours plus d’Europe.

    Résultat :

    Ces 40 années de construction européenne aboutissent à un désastre économique, à un désastre financier, à un désastre social, à un désastre moral, à un désastre démocratique, à un désastre politique.

    Aujourd’hui, les européistes n’ont plus que deux possibilités :

    1- Première possibilité : la démocratie.

    Les européistes acceptent la démocratie, ils acceptent de consulter les peuples, ils acceptent d’organiser des référendums sur les traités européens, par exemple sur le traité de Lisbonne, par exemple sur le traité transatlantique, etc.

    MALHEUREUSEMENT POUR EUX, ces référendums donneront la victoire du “non”. Les peuples européens voteront “non”. Et l’Union Européenne explosera.

    2- Seconde possibilité : l’évolution progressive, petit à petit, vers la dictature.

    Les européistes continuent à construire leur Europe, mais sans consulter les peuples. Ils n’organisent plus du tout de référendum sur les traités européens. Ils n’organisent plus du tout de référendum sur la construction européenne. Ils continuent la construction européenne, mais sans les peuples.

    MALHEUREUSEMENT POUR NOUS, la construction européenne continuera. L’Union Européenne survivra, mais elle deviendra de plus en plus anti-démocratique. Elle se transformera petit à petit en dictature, mais elle survivra encore plusieurs années ou même peut-être plusieurs décennies.

    Alors ?

    Les européistes vont choisir laquelle de ces deux possibilités ?

    Le suspens est insoutenable.


    • Un_passant Le 18 juin 2014 à 12h21
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      Je ne sais, pas, il me semble qu’il y a une troisième voie inexplorée : la Suisse. En regardant son histoire récemment, je me suis rendu compte qu’elle ressemblait pas mal à l’Europe : trois langues, des cantons autonomes pas forcements d’accords. Mais en 1848, avec l’intervention de Napoléon, une démocratie est née. Et sans doute un démocratie bien plus saine que toutes les autres puisqu’il y a les votations.

      A mes yeux, la Suisse représente un… assez exemplaire OVNI. Mais pour s’intéresse à ce modèle, il faudrait que tous nos idéologues de tous bords enlèvent leur œillères, qu’elles soit capitalistes bostoniènes, keynésiennes (Keynes incompris) ou marxistes (Marx, mal compris aussi, mais qui a aussi fait de monumentales erreurs, comme de qualifier les pays de constructions capitalistes alors que le premier clan, c’est celui du sang : la famille).


      • pikpuss Le 18 juin 2014 à 12h27
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        Où celui de la religion avec toutes les horreurs que cela induit.


      • VladP Le 18 juin 2014 à 12h46
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        EuuuuH… En “passant” par la Lorraine avec vos gros sabots..
        Il y a QUATRE langues nationales en suisse: Le français, l’allemand, l’italien ET le romanche, et la Suisse existait AVANT Napo (ne vous en déplaise M. franchouillard).


        • Un_passant Le 18 juin 2014 à 13h15
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          Pourquoi tant d’agressivité?

          J’avoue ne pas comprendre. La première constitution démocratique Suisse ne date-t-elle pas de 1848? Je ne parle pas du pays mais du statut de démocratie…

          Mon propos de visait pas à mettre en avant Napoleon III (référence franco-française qui visait seulement à faire bisquer les adeptes du Napoleon-bashing qui confondent allègrement Napoleon Bonaparte et Napoleon III) mais que la Suisse est un modèle méconnu. La première démocratie.

          Quant à l’erreur sur le nombre de langues, permettez moi de battre ma coulpe, je suis désolé de cette terrible erreur.


        • Un_passant Le 18 juin 2014 à 13h44
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          Bon, je viens de dire une c****** concernant Napoléon, Au temps pour moi.

          Sommes-nous par contre d’accord sur le fait que l’Etat Fédéral Suisse actuel trouve son origine dans la Constitution de 1848? Ce qui en fait la démocratie la plus stable au monde (sachant que la démarche démocratique a démarré avant avec les autres confédérations, plus restreintes en nombre de cantons)


        • moi Le 18 juin 2014 à 22h13
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          65,6 % de la population Suisse est germanophone, ça fait plus de la moitié du pays qui parle la même langue et un homme politique parlant allemand et français est concevable (85%) donc le débat démocratique est possible. Dans l’UE aucune langue n’a 50% de locuteurs, d’ailleurs combien faudrait-il parler de langues différentes pour qu’un responsable puisse s’adresser à 85% de la population?


          • pikpuss Le 18 juin 2014 à 22h21
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            Les mondes germanophone et francophone représentent près de 170 millions de locuteurs en Europe. L’Allemand et le Français sont la seconde langue de près de 100 autres millions. Mais voilà, les élites nous ont imposés l’Anglais parlé par 5% des membres de la zone euro et ont amené une politique de compartimentation linguistique de l’Europe. ( chacun parle sa langue à l’intérieur de ses frontière et surtout pas la langue du voisin mais l’Anglais ! ) Ainsi un Français ne peut plus communiquer qu’en Anglais avec ses voisins italiens… Avec une Russie intégrée dans une Europe des nations, on pourrait avoir trois langues officielles : Français, Allemand et Russe ce qui évidemment ferait hurler de rage les élites dites ” occidentales ” et permettrait à toutes les jeunes générations de communiquer entre pays. Bien sûr la diabolisation de l’Allemagne et de la Russie par les médias est une façon de dénigrer la langue de ces pays. Mais bientôt l’Anglais va passer pour être la langue des menteurs et des escrocs…


            • Lambinou Le 18 juin 2014 à 23h43
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              ou alors on retourne a des nations souveraines ? c’est la meilleure solution.

              La suisse est un petit pays, l’UE s’étend du Portugal à la Pologne, et il n’y a pas du tout de convergence en terme culturel, politique, stratégique, etc.

              Les pays de l’est sont hostiles à la Russie et donc pro USA, ce qui n’est pas notre cas. La Suisse n’a pas à régler ce problème, sans parler du fait que le peuple Suisse existe, lui. Pas le peuple européen.

              Cf les conférences d’Asselineau


            • Pikpuss Le 19 juin 2014 à 06h33
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              Ce qu’il y a en Suisse c’est plus une entente qu’un sentiment national. Car côté Culture les Suisses de Genève sont complètement tournés vers le Jura et la Savoie. Ceux de Zürich ignorent totalement les Francophones, ceux de Bâle ne savent même pas à quoi ressemblent le lac de Neuchâtel et prennent les Allemands du pays de Bade pour des immigrés. C’est d’ailleurs à Bâle que se situent les plus importantes institutions financières à égalité avec Wall-Street et la City…


  36. tchoo Le 18 juin 2014 à 11h42
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    Ah Todd, et ces analyses plutôt pertinentes mais toujours décoiffantes, mais qui tombe toujours dans son travers, la peur du vide qui le fait se raccrocher aux Etats-Unis avec l’espoir qu’ils le comblent, sans la raison qui exlique pourquoi il a voter Hollande, alors que tous ses propos le rapprochait de la Gauche


  37. Nicolas Anton Le 18 juin 2014 à 11h51
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    J’ai raté quelque chose ? “Un nouveau partenariat Americano-Russe ?
    Les USA n’ont peur que d’une chose : c’est que l’Europe (des peuples et des nations) se tourne vers la Russie pour organiser le marché de la “Grande Europe”. La France aucun rôle ? Non mais je rêve! A l’heure actuelle nous sommes bien le seul pays européen à détenir l’avenir de l’Europe des vendus néolibéraux par les (b)urnes…
    Les USA allument un front à l’est avec les crétins vert-de-gris. Leur but est bien d’isoler la Russie de l’Europe pour ensuite signer leur TAFTA de m…..Chez nous les vendus européistes atlantistes s’escriment à la diabolisation de Poutine. Tout est bon pour créer un mur de fer physique et idéologique. Installer des missiles en Ukraine serait pour eux l’idéal : Les cow-boys veulent nous protéger car leur petit cœur saigne à l’idée de savoir que nous pourrions être envahis par le méchant ours russe bouuuhh!

    Nous renverrons chez eux ces benêts incultes avec leur chewing-gum et leur soda. Parole de français celte gallo-romain.


    • Lambinou Le 18 juin 2014 à 23h45
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      l’europe ne se tournera pas vers la Russie car l’europe est le pion des USA.
      La France ne peut pas réorienter l’UE, il faut tout simplement en sortir pour ne plus être sous tutelle des USA.


  38. VladP Le 18 juin 2014 à 12h08
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    Bonjour tout le monde

    Je suis penseur pas tenté au CNRS alors je vous livre le fruit de ma pensée dûment certifiée.
    Pour ce qui en est du fonctionnement actuel de l’Europe, je vais vous faire un parallèle avec un domaine que je connais bien: Les Arts Graphiques.
    Il était une fois, dans une Ville de Suisse Romande, 6 imprimeries avec des chiffres qui n’étaient pas brillants (Ils bouffaient du fric chaque année, quoi!). Toutes les 6 étaient financées par la même Banque (appelons-là tout de suite BCE, et, pour la commodité de la démonstration, disons que ces 6 imprimeries étaient des canards boiteux.). Un jour, le banquier leur tint à peut près ce language: “- Eh! Bonjour Messieurs les canards! Que vous êtes joli! Que vous me semblez beau! Franchement, si vous pouviez boiter dans une seule basse-cour (appelons-là EU) au lieu de 3, nous pourrions alors diviser les frais par 3, réunir et rationaliser les “actifs” et ce serait WOUHAAA! SUPER!
    Ainsi fût fait… Et la BCE ne tarda pas à s’apercevoir que si on réuni 6 canards boiteux dans une seule basse-cour, on n’obtiend JAMAIS 3 canards qui vont droit dans une seule cour, mais toujours 6 canards qui boitent (de conserve)!
    Ainsi, peu de temps après, les 6 imprimeries firent une seule faillite groupée.
    VladP, expert en boîtes de canards laqués au CNRS.


    • perceval78 Le 18 juin 2014 à 12h16
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      @Vlad : L’europe nous permet quand même de faire monter nos PIBs

      link to lemonde.fr


  39. perceval78 Le 18 juin 2014 à 12h10
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    “..accumulation de sociétés dont les langues, les structures et les mentalités…”

    avec l’eastern Partnership on ajoute un étage supérieur, à savoir que 5 (4) pays sur 6 ont un alphabet différend : Arménie,Géorgie,Azerbaidjan,Biélorussie,Ukraine …

    C’est quand même pas rien l’alphabet, ajoutez à cela que tout le monde n’est pas d’accord sur le fait de savoir si le Caucase appartient oui ou non, à l’Europe

    fr.wikipedia.org/wiki/Caucase


  40. Plombier paris Le 18 juin 2014 à 12h15
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    Todd s’exprime par exemple à l’Harpers Conference, je n’ai pas trouvé par qui elle était organisée, le journal peut être ?
    web site: http://www.amservices75.fr


  41. Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 12h34
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    Ceux qui me déçoivent, ce sont les internautes qui invalident la pensée de Todd au prétexte qu’il envisagerait, en cas de pépin, de se réfugier aux US. Après réflexion, (et relecture de son texte), je trouve que c’est plutôt du “grand Todd”. Je regrette seulement que la prépondérance qu’il accorde à l’Allemagne sur le dossier ukrainien repose sur des bases fragiles, (précédents historiques, visite du “ministre allemand des Affaires étrangères, Steinmeier” et intérêt pour l’Allemagne d’intégrer l’Ukraine), car il omet de rappeler les intérêts allemands en Russie.

    Le résumé en exergue me semble plus représentatif de sa pensée. “le retour de la Russie sur la scène internationale” prend tout le monde de court, de sorte que même si “la France peine à trouver sa place“, les intentions des US et de l’Allemagne sont illisibles faute de cohérence. C’est d’ailleurs pourquoi tout le monde peut avancer les hypothèses qu’il veut (gaz de schiste, OTAN, base arrière allemande,…) sans craindre d’être démenti car toutes sont plus ou moins vraies. En face, les Russes se contentent d’une politique pragmatique, en particulier la récupération de la Crimée, le contrat avec la Chine et l’arrêt des livraisons à l’Ukraine. Il y a un gap énorme entre ce que font les Russes, (c’est concret, sans ambiguïté et décisif), et ce que font les Occidentaux : promesses, négociations, prêts dérisoires, déclarations d’intentions, menaces, sanctions, assistance occulte,… (Crapaud Rouge, chercheur au CNRS, spécialiste de Monaco)


    • Nérouiev Le 18 juin 2014 à 13h04
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      Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je n’arrive pas à me sortir de la tête qu’une autre Europe va se reconstruire … avec la Russie.


  42. Jacques Le 18 juin 2014 à 12h38
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    Merci de relayer cette interview. Todd au meilleur, prenant les choses de très haut. Un seul bémol: dans le couple Allemagne-Etats-Unis, qui tord le bras à l’autre? Il y a beaucoup de gens, y compris parmi les commentateurs de ce blog, qui pensent que la crise ukrainienne fait d’abord l’affaire des Etats-Unis.


    • pikpuss Le 18 juin 2014 à 12h51
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      L’Allemagne est encore un pays occupé par des troupes étrangères. Sa chancelière est sur écoute téléphonique ainsi que tous ses concitoyens. A ma connaissance l’Allemagne n’espionne pas la population américaine. Elle doit même mendier son or qu’elle a imprudemment ” confié ” aux banques américaines qui traînent des pieds pour le lui rendre. La crise ukrainienne est un moyen d’empêcher que se constitue un axe Paris, Berlin, Moscou. Les auxiliaires du pourrissement de la situation ne sont pas les élites allemandes qui partagent d’énormes intérêts avec les Russes mais plutôt les Polonais dont certains rêvent de récupérer des territoires situés à l’ouest de l’Ukraine. La force de l’Allemagne c’est son industrie et son économie très dynamique. Les dirigeants allemands après avoir demandé 10 ans de sacrifice à leurs concitoyens ne vont tout de même pas se tirer une balle dans le pied…


  43. perceval78 Le 18 juin 2014 à 13h07
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    S’il y en a qui s’ennuie vous pouvez regarder en live une conférence CPS (think tank britannique réputé)
    ils sont en train de s’auto exciter grave en parlant de liberté

    link to cps.org.uk


    • perceval78 Le 18 juin 2014 à 13h26
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      Ce matin c’était en live ( link to cps.org.uk ) ,
      je ne sais pas si ce sera le cas cet après midi.en tout cas il y aura des speechs interessant

      “After America, what?” avec le général Paetrus
      Has the other side won?
      New media and liberty c’a m’étonnerait pas qu’on y parle de les-crises.fr ou de radio svaboda
      Whatever happened to Liberté? taio taioooo François Fillon la france is back !!!

      le détail

      link to cps.org.uk

      en attendant une petite video qui a plu aux invités : The Road from Serfdom

      plus.google.com/events/c19n4nt0i34c7nu1kvi230i8m3s#sthash.LmQJWVzB.dpuf


  44. Scrofulator Bubonique Le 18 juin 2014 à 13h46
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    On lit, on entend très souvent et un peu partout que le bloc occidental n’a pas de plan, ne sait pas où il va etc… ce qui est vraisemblable a priori mais qui semble assez loin de la vérité et assez loin aussi du “new world order” du père Bush lancé en 1991.

    Pourtant, des types comme Atali nous en parlent quasiment à chacune de ses interventions: la nécessité de la mise en œuvre d’un gouvernement mondial, selon bien sûr, car c’est toujours sous entendu, les préceptes de l’atlantisme. Et bien que les moyens manquent cruellement pour fabriquer ces institutions, les bâtiments énormes qui les contiendront, toutes les infrastructures, logistiques et relais ainsi que l’emplacement géographique principal de cette superstructure, enfin tout ce que Bruxelles a mis 1/2 siècle à construire, l’ambition est toujours là, sous-jacente.

    J’ai lu quelque part qu’il était question d’implanter ce phénomène en Australie, ce qui parait logique. Immense continent largement sous-peuplé et entouré d’eau. Une citadelle imprenable, en somme.

    Mais pour mettre en œuvre ce chantier dystopique pharaonique, il ne suffit pas seulement de très gros moyens, il faut préparer et soumettre l’ensemble des peuples de cette planète à cette logique, même si cette dernière n’est pas formellement explicitée.

    Et c’est là que le projet atlantiste, certes saugrenu et dans tous les sens en terme de cohérence stratégique intervient. Rien ne peut être réalisé sans la soumission à ce projet de la Russie et de la Chine, raisons pour lesquelles un tel harcèlement est administré à ces deux “régions” insoumises au village global.

    Le plan existe donc bien. Fragmenter la Russie et la Chine en régions, atomiser ces deux géants avant de pouvoir mettre en œuvre le projet. Il n’est pas étonnant que ces deux pays nous rappellent leur volonté de multilatéralisme.

    Todd n’en parle pas, personne ne parle de ce projet de centralisation planétaire du pouvoir. Pourtant c’est bien ce que nous voyons en germe dans les stratégies guerrières de l’Otan qui fonctionnent de plus en plus comme des services de sécurité pour mettre au pas les réfractaires au New World Order qui, tel une police nomade et internationale dicte à tous les conduites à adopter.


    • Scrofulator Bubonique Le 18 juin 2014 à 13h55
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      C’est pour cela que le bloc occidental semble si désorganisé, toujours dans l’urgence et sujet à toutes les erreurs diplomatiques et stratégiques. Il lui manque son fondement, qui est la manifestation matérielle de son pouvoir: un gouvernement mondial autoritaire seul donneur d’ordres.


    • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 14h55
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      La transition d’ici là est flippante, mais pour le Meilleur Des Mondes, la fin ne justifie t-elle pas les moyens ?

      Parallèlement à l’œuvre policière, l’intelligence artificielle fait l’inventaire des ressources, y compris humaines, et les transhumanistes préparent le surhomme de ce nouveau monde.

      Je regrette mon enfance, l’ile aux enfants, le monde dans les nuages…

      Restons optimiste. Tout ça, c’est pour le bien de l’humanité.


    • Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 15h02
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      personne ne parle de ce projet de centralisation planétaire du pouvoir” : évidemment, puisqu’il n’existe pas et n’existera jamais ! Le terme de “centralisation” présuppose une volonté politique légitime, une force pour la rendre effective, et un but d’administration/organisation. En réalité, le monde s’auto-organise, (la Chine est devenue “l’atelier du monde”), et il n’y a pas de candidat à son administration.


      • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 16h07
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        ==>”Le terme de “centralisation” présuppose une volonté politique légitime”
        Ou juste un centre pour y encrer un politique illégitime.

        ==>”une force pour la rendre effective”
        Une force, armée de drones, pour le rendre effectif, ce centre.

        ==>”et un but d’administration/organisation.”
        Un peu comme un pentagone, avec maison blanche et NSA ?

        ==>”En réalité, le monde s’auto-organise”
        Oui, comme en Europe, du côté de Bruxelles. Auto-gestion populaire…

        ==>”et il n’y a pas de candidat à son administration.”
        Comme si un autocrate avait besoin de se déclarer pour être “légitime”.

        Mais il est vrai que comme ce n’est pas dans les journaux, ça ne peut pas être vrai.

        Et en mode conspirationniste :

        ANNUIT COEPTIS: qui peut être traduit par :
        “Notre entreprise est désormais couronnée de succès”

        NOVUS ORDO SECLORUM: qui se traduit par :
        “Nouvel Ordre Séculaire”

        C’est bien entendu sur le billet de 1 dollar, même si les “théoriciens” pensent que l’origine de l’idéologie mondialiste se trouve dans une secte fondée en Allemagne à la fin du 18ème siècle.

        En ce sens E.Todd aurait raison d’espérer une émancipation des US vis à vis de l’Allemagne et une réorientation de ceux-ci vers la Russie. Mais faut reconnaitre que tout cela semble capillotracté.


        • Crapaud Rouge Le 18 juin 2014 à 19h57
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          @Sun Tsu : je vois que vous prenez ma réplique un peu par la dérision, c’est permis et ne vous le reproche pas. Mais, ce faisant, vous envoyez par-dessus bord le sens précis des mots en assimilant “projet de centralisation planétaire du pouvoir” avec “projet de domination”, ces termes ne pouvant viser qu’une capacité d’influence et de contrainte, mais sans idée d’administration/organisation/législation.


          • Sun Tsu Le 18 juin 2014 à 20h50
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            @Crapaud Rouge

            Bien sur, si l’on part du fait qu’en répondant, vous même, à @Scrofulator Bubonique, vous étiez aussi déja dans l’assimilation de “projet de domination” avec “projet de centralisation planétaire du pouvoir”. Est-ce là de ma part, juste un redressement de tort ?

            Mais je ne doute pas qu’au delà de la sémantique nous nous comprenions, de part et d’autre des concepts qui nous sont propres, car le sujet reste la mise qui est en jeu bien plus que la manière de qualifier, et la mise, et le jeu.

            Si d’aventure nous ne nous étions pas compris, alors sachez qu’un berger sait gérer ses moutons avec l’aide d’un bon chien, de berger, et que pour cela il doit aussi savoir faire preuve d’administration/organisation/législation. Pour la législation, elle s’adresse tant aux moutons et le cadre dans lequel ils paissent en “paix”, qu’au chien qui ne manquera pas de prendre un coup de pied au cul si d’aventure les moutons sortent du cadre sus cité. Mais les fans de 30 millions d’amis peuvent penser que ce n’est pas un “projet de domination”, parce que c’est mignon les moutons en pâturage. C’est alimentaire, non, mon cher Watson ?

            Devant la gravité de ce qui nous arrive, la dérision est une forme de relativisme à défaut de pouvoir être pratique.


        • Louis Le 19 juin 2014 à 00h22
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          Si tu fais référence aux Illuminés de Bavière fondés par Weishaupt, leur idéologie à eux était plus proche de l’anarchisme absolu que du mondialisme. Destruction de toutes les nations, destruction de toutes les religions.

          Je peux te répondre là dessus parce que suis en train de lire La Conjuration Antichrétienne qui est un peu une mine d’extraits de vieux documents, il faudrait que je retourne en arrière de quelques centaines de pages pour retrouver les écrits exact de Weishaupt.

          Mais de toute façon il y a longtemps que les banques ont pris le pas sur tout ça. Les think tank de représentants de multinationales ont remplacé les réunions secrètes de comploteur enveloppés dans des capes. =)


          • Sun Tsu Le 19 juin 2014 à 13h38
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            Oui, je fais référence à ces illuminés là ==> Et en mode conspirationniste : que j’avais même dit 😉 dans mon com.

            Mais je vais vous faire une confidence. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Et si les instigateurs furent des anarcho-illuminés ou des chats de gouttières, çà m’en frôle une sans émouvoir l’autre.

            Les crabes qui nous gouvernent se sont inspirés de l’idée première, à savoir métastaser le système entier, et ne visent que la solution ultime; Ne rien devoir partager, N’avoir aucun compte à rendre.

            Nous pouvons donc bien causer concepts politiques, qu’ils soient, de gauche, de droite et même du milieu, tandis qu’ils pensent domination totale.

            Bonne lecture l’ami.


  45. Nicolas Le 18 juin 2014 à 14h12
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    Dernières infos des médias russes
    -Ce sont en fait 2 bombes, d’après la nouvelle version, qui ont fait exploser le gazoduc en Ukraine.
    -Aucune trève, bombardements en court à Kramatorsk (entre autre).
    -Alors que la “garde nationale” massacre les blessés, les civils, prend les journalistes en otage ou les tuent, bombardent au phosphore blanc, aux bombes à fragmentation, les résistants offrent aux mères des prisonniers de venir chercher leurs enfants…
    -Gubarev a fait une offre pour la tête de Kolomoyskiy (député et gouverneur de Dnepropetrovsk, grand sponsor de la garde nationale) link to vesti.ru : 1 million de dollars. La moitié pour Lyashko. Il affirme que de nombreuses personnes ont déjà appeller pour s’assurer du montant.


    • OlegM Le 18 juin 2014 à 15h34
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      La junte de Kiev a nommé un nouveau ministre des affaires étrangères :
      Pavel Klimkin, un russe née en Russie, à Koursk. Jusqu’à la fin de ses études à MFTI de Moscou (la meilleur école de physique de l’ex URSS) vivait en Russie. Il est en Ukraine depuis l’indépendance (1991). Belle carrière, mais je ne comprends pas pourquoi il a accepté un post dans un gouvernement dominé par les néonazies ou leurs collabos?
      La petite bio en russe: link to gazeta.ru


  46. Scrofulator Bubonique Le 18 juin 2014 à 14h15
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    Pour ceux qui sont intéressés par cette idée de la fabrication interlope d’un gouvernement mondial à ne pas confondre avec gouvernance mondiale qui en est seulement la caricature et le contre exemple non opérationnel, voici la définition qu’en donne wikipédia:
    link to fr.wikipedia.org


  47. perceval78 Le 18 juin 2014 à 14h32
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    on fête aujourd’hui les 35 ans du traité de désarmement Salt 2 entre Carter et Brejnev, que d’eau a coulé sous les ponts depuis :

    fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gociations_sur_la_limitation_des_armements_strat%C3%A9giques


  48. Louis Robert Le 18 juin 2014 à 15h06
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    Selon moi, l’Empire sévit toujours par sa stratégie grandiose de “full spectrum dominance” et par sa propagande qui tente toujours davantage de créer le consentement dans les masses. Quand il ne croit pas pouvoir y parvenir, il décrète un “blackout” comme celui qui a cours maintenant, tandis que sont commis des crimes de guerre et contre l’humanité, partout en Ukraine. Donc, s’il y a aveuglement, c’est précisément relativement à cette stratégie grandiose qui désormais mobilise l’Occident à son service dans la poursuite des conflits permanents et de la guerre perpétuelle, s’appuyant même, ce faisant, sur les fascistes et sur lesnazis, si et quand le cœur lui en dit.

    Bref, l’Empire commence à décliner, certes, mais précisément parce qu’il se trouve maintenant à son apogée. (Lao Tsu) Nous ne vivons donc pas “Après l’Empire”; nous sommes plutôt les témoins de son apothéose, telle que désespérément décrite, jour après jour, par Chris Hedges, pour qui le déclin qui s’accélère se caractérise avant tout par la fuite en avant… qui n’est rien d’autre qu’autodestruction:

    “Our Only Hope Will Come Through Rebellion – 29th March 2014”

    a link to youtube.com


  49. Daniel Le 18 juin 2014 à 15h24
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    Le premier paragraphe de sa première réponse “Lorsque je repense à cette crise, je m’étonne de voir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique qui était en train de se dessiner en Europe jusqu’ici…. …avec les Pays baltes et la Pologne comme partenaires anti-russes privilégiés.” j’imagine que beaucoup d’autres têtes bien pensantes sont elles aussi parvenues à la même supposition.

    Nous vivons un moment quelque part surréel en Europe, où des Etats démocratiquement constitués se retrouvent en appuyant un putsch où se mêlent des néo-nazis et toute une racaille politique de la pire espèce à Kiev, sous l’égide du “Grand Protecteur du monde” tout en adressant des sanctions économiques injustes envers un pays que jusqu’à maintenant agissait en partenaire commercial correct et même prometteur.
    C’est comme si nous vivions dans un film d’un scénariste à la fois loufoque et pervers mais à la différence que la fuite désespérée et le génocide des populations civiles du l’est ukrainien sont, eux, par contre bien réels. Hélas.

    Encore un billet très opportun, une interview qui confirme le regard lucide et sans ambages d’un scientiste politique que j’admire beaucoup.

    Un grand merci, Olivier.


    • Louis Robert Le 18 juin 2014 à 16h22
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      Vous référant à ces soi-disant “états démocratiquement constitués”… vous croyez observer que “nous vivons un moment quelque part surréel en Europe”…

      Et s’il n’était pas “surréel”, ce moment, bien plutôt tout à fait dans la ligne de nos états pseudo démocratiques par la corruption qui caractérise et pervertit tout le processus dit “démocratique”, dans nos pays, avec l’implication bien connue du crime organisé? Et s’il n’était pas du tout “surréel” dès lors que l’on examine la soi-disant “démocratie” que l’Occident, dans les pas de l’Empire, a “exportée” de par le monde…

      Je suggère que lorsque nous parlons de “démocratie” en nos “états démocratiquement constitués” ainsi que là où nous l’avons “exportée”, nous ne la prenions pas pour acquise mais que nous y regardions de bien plus près. Je suis persuadé que nous ferons alors d’étonnantes découvertes… qui nous permettront de mieux comprendre le moment pas du tout “surréel” que nous vivons.

      Bref, si nous tenons à comprendre ce qui se passe maintenant, nous devons cesser de nous bercer d’illusions quant à qui nous sommes ainsi qu’à la nature de notre “démocratie”. Le Vietnam, l’Iran de Mossadegh, l’Afghanistan, l’Iraq, le Honduras, l’Égypte et maintenant l’Ukraine (après l’Amérique latine en entier…) — la liste est sans fin — nous ont pourtant depuis longtemps suffisamment montré ce qui était advenu de la “démocratie” occidentale, pervertie et renversée partout de par le monde… non?… Eh bien… ça ne fait que se poursuivre davantage.


  50. Adrien Le 18 juin 2014 à 15h46
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    > Je pense en réalité que la prédominance américaine en Europe est,
    > à l’instar de la démocratie comme régime politique, la moins pire des
    > solutions étant donné l’état d’effondrement idéologique dans lequel
    > se trouve notre continent.

    Ce n’est pas avec des “élites” comme ça que l’on risque de voir le peuple se doter de courage…

    Et puis ça n’aurait pas fait de mal à M. Todd de citer ce blog… ou bien il ne veut pas reconnaitre qu’il y a autre chose que Le Monde, et qu’on peut aussi trouver de bonnes sources d’informations en français ?

    > Le premier mandat d’Obama ne m’avait pas particulièrement impressionné
    > mais force est de constater que la politique menée depuis la réélection de 2012,
    > particulièrement la politique étrangère jusqu’à la crise ukrainienne, faisait preuve
    > d’une réelle intelligence innovatrice…

    Ça laisse perplexe… est-ce que j’ai bien compris ? Le grand marché transatlantique, le gaz de schiste, l’espionnage, l’ingérence, la non fermeture de Guantanamo et les drones militaires, c’est ça la réelle intelligence innovatrice ?


    • perceval78 Le 18 juin 2014 à 17h28
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      Vous êtes dur avec Emmanuel Todd Adrien, les-crises.fr n’est que le 1453 ème site le plus visité en France, qu’est ce qui vous prouve qu’Emmanuel Todd ne le regarde pas.

      site monde / france / tps moyen passé

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      Olivier tu devrais te fixer des objectifs :

      1) franchir la barre des 500
      2) passer à 4 min de temps de réponse

      Idée 1: tu doubles le nombre d’articles ,tu doubles la longueur des articles, tu travailles la nuit et le week end, tu embauches des stagiaires , tu invites les éconoclastes à écrire des articles .

      Idée 2: avoir une splash screen avec une pinup comme dans the Sun au bout de 4 min.


      • Olivier Berruyer Le 18 juin 2014 à 17h30
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        “tu travailles la nuit et le week end,”

        C’est déjà le cas 🙁



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