Suite de notre série sur le Venezuela, avec différents articles visant à compléter la vision diffusée par les médias.

Rappelons que nous ne soutenons aucun camp là-bas, militons pour que le peuple vénézuelien choisisse librement et démocratiquement son avenir, et condamnons toutes les atteintes aux Droits de l’Homme des deux camps…

Source : Ignacio Ramonet, Janvier 2017

Depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, le pays a dû affronter une série d’obstacles politiques, sociaux et économiques aussi bien internes qu’externes, qui se sont accentués lors de la présidence de Nicolas Maduro. Ignacio Ramonet analyse ici l’année 2016, l’année la plus compliquée de la révolution bolivarienne.

Début 2016, pour les autorités de Caracas, la situation était très compliquée. Pour principalement trois raisons : 1) L’opposition néo libérale avait gagné les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait l’Assemblée Nationale. 2) Le prix du pétrole, principale ressource du Venezuela, était tombé à son niveau le plus bas depuis longtemps. 3) Le président des Etats Unis, Barack Obama venait de signer un décret où le Venezuela était présenté comme une « menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats Unis » (1).

Autrement dit, la révolution bolivarienne semblait être à la défensive sur les trois champs décisifs que sont la politique, l’économique et la géopolitique, alors que la contrerévolution, aussi bien interne qu’externe pensait avoir, enfin, à portée de main le pouvoir au Venezuela.

Tout cela dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas, qui avait commencé avec l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999 y qui s’est intensifiée à partir d’avril 2013, en atteignant des niveaux inédits de violence depuis l’élection de Maduro.

L’atmosphère de harcèlement agressif et permanent par les media se traduit pas une désinformation insidieuse sur le Venezuela qui jette le trouble même chez de nombreux amis de la révolution bolivarienne. Dans cette ère de la « post-vérité », la pratique du mensonge, de la fraude intellectuelle et de la tromperie éhontée n’est pas sanctionnée par aucune conséquence négative, que ce soit en termes de crédibilité ou d’image. Tout se vaut, tout sert dans cette « ère du relativisme post-factuel ». Même les faits et les données les plus objectifs ne sont pas pris en considération. On n’accepte pas non plus l’argument – si évident dans le cas du Venezuela – du complot, de la conjure, de la conspiration. Le nouveau discours médiatique dominant dénonce par avance et ridiculise le « prétendu complotisme » comme reprend un « récit éculé » qui ne peut qu’être rejeté avec mépris.

Début 2016, tout donc semblait très difficile pour le président du Venezuela. Au point que l’opposant acharné, et néolibéral, Henry Ramos Allup, passablement enivré avec sa majorité parlementaire, s’est permis d’affirmer dans son premier discours, en janvier 2016, comme président de l’Assemblée Nationale, qu’il allait enlever Maduro du pouvoir dans « un délai ne dépassant pas six mois ». S’inspirant sans doute du coup d’Etat institutionnel contre Dilma Roussef au Brésil, il pariait sur une victoire à un éventuel référendum qui révoquerait le président.

Les choses étaient ainsi quand le président Maduro a surpris tout le monde, dans une série magistrale de coups d’échecs que personne n’a vu venir – et qui était parfaitement légale selon la Constitution. Il a rénové, comme celle-ci le lui autorise, les membres du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), organe supérieur du pouvoir judiciaire, dont la « Salle Constitutionnelle » a le dernier mot en matière d’interprétation de la Constitution.

Aveuglée par sa superbe, l’opposition a alors commis deux erreurs majeures : elle a décidé d’ignore les avertissements du TSJ, en acceptant que siègent à l’assemblée trois députés de l’Etat d’Amazonie dont l’élection, en décembre 2015, avait été suspendue pour cause d’irrégularités. Face à cet affront, le TSJ n’a pu que décréter que la présence de ces trois députés « non élus régulièrement » enlève toute validité aux décisions de l’assemblée. Le TSJ a en fait jugé que l’Assemblée était en état de désobéissance et que, par conséquent, « toutes ses décisions seront considérées comme étant nulles ». En raison de ses propres erreurs, non seulement l’Assemblée Nationale n’a pas réussi à légiférer, ni à exercer son contrôle sur le gouvernement, mais, comme le reconnaissent de prestigieux spécialistes de droit constitutionnel, elle s’est elle-même annihilée, elle a dilapidé son pouvoir et s’est, en fait, auto dissoute (2). Telle fut la première grande victoria de Nicolas Maduro en 2016.

Obsédée par son désir de renverser le président, l’opposition a aussi décidé d’ignorer les conditions légales (article 72 de la Constitution) – en l’occurrence, les étapes à suivre, telles qu’elles sont consignées dans la règlementation – lorsqu’elle a voulu lancer, en 2016, un referendum demandant la révocation du président (3). Un autre fracassant échec pour elle. Et une autre victoire de Nicolas Maduro.

Même ainsi, il est arrivé un moment, en mars-avril 2016, où tout s’est énormément compliqué. Aux coups de boutoir habituels des forces hostiles à la révolution bolivarienne est venue s’ajouter une sécheresse exceptionnelle, la deuxième en importance depuis 1950, accompagnée de chaleurs extrêmes, dues au phénomène El Niño. Au Venezuela, 70% de l’énergie électrique est fournie par les barrages, la principale centrale hydroélectrique étant celle du Guri, dont le niveau a été réduit au minimum, faute de pluies.

La contrerévolution a essayé de tirer parti de la situation pour multiplier les sabotages électriques, en cherchant à créer le chaos énergétique, le mécontentement social et susciter des mouvements de protestation. Le danger était particulièrement grand, au problème électrique s’ajoutant, du fait de la sécheresse persistante, le manque d’eau potable.

Le président Maduro a toutefois agi à nouveau avec célérité, en adoptant des mesures drastiques : il décida de substituer des millions de lampes à incandescence par d’autres, beaucoup moins gourmandes en électricité ; il donna l’ordre de remplacer les vieux appareils d’air conditionné par de nouveaux, également moins gourmands ; il décréta la mi-journée de travail dans l’administration publique et un plan spécial de limitation de la consommation électrique et d’eau.

Il parvint ainsi, grâce à ces mesures audacieuses, à éviter une crise énergétique majeure (4), tout en obtenant une de ses victoires les plus populaires de l’année 2016.

Un changement de paradigme

Un autre problème important, peut-être le plus grave, auquel a dû faire face le gouvernement – conséquence en partie de la guerre économique contre la révolution bolivarienne – est celui de l’approvisionnement alimentaire. Il faut se rappeler qu’avant 1999, 65% des vénézuéliens vivaient dans la pauvreté. Sur dix vénézuéliens, seulement trois consommaient régulièrement de la viande, du poulet, du café, du lait,… Pendant les seize dernières années, la consommation alimentaire a littéralement explosé, faisant un bond de 80%, grâce à l’investissement social massif par la révolution.

Ce changement structurel explique, à lui tout seul, pourquoi la production nationale d’aliments, bien plus importante de ce que l’on croit (5), s’est trouvée être insuffisante.

La demande ayant augmenté massivement, la spéculation s’est déchaînée. Face à une offre structurellement limitée, les prix ont augmenté de manière vertigineuse, le marché noir explosant littéralement. Beaucoup de personnes achetaient les produits subventionnés par le gouvernement pour les revendre à des prix bien plus élevés (le « bachaqueo »). Certains allaient même jusqu’à les « exporter » dans les pays voisins (Colombie, Brésil) où ils les revendaient pour le double ou le triple de leur prix subventionné. Privant ainsi de ces produits les plus humbles, et le pays de ses dollars, devenus plus rares avec l’effondrement du prix du pétrole. Une telle situation scandaleuse ne pouvait durer.

Une fois de plus, le président Maduro a décidé d’agir avec fermeté. Il a d’abord – point très important – changé la philosophie de l’aide sociale. Il commença par corriger une erreur majeure qui se commettait au Venezuela depuis des lustres. Il décida que l’Etat, au lieu de subventionner les produits, ne subventionnerait plus que les personnes, de sorte que les pauvres, ceux qui en ont réellement besoin, soient les seuls à avoir accès aux produits subventionnes. Pour tous les autres, les produits se vendent au prix du marché. Ce qui évite la spéculation et le « bachaqueo » (6).

La seconde mesure décisive du président fut l’annonce que tout allait être fait pour changer le caractère économique du pays, pour qu’il passe d’un « modèle de rente » à un « modèle productif ». Il définit à cet effet « quinze moteurs » (7) pour réanimer l’activité économique, aussi bien du secteur privé que du secteur public et de l’économie communautaire.

Ces deux décisions essentielles se sont matérialisées par la création des CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production), une nouvelle forme d’organisation populaire. Les représentants des communautés organisées fournissent, à un prix réglementé, des colis de biens alimentaires. Beaucoup d’entre eux proviennent d’une nouvelle production nationale. Les CLAP devraient approvisionner, dans les prochains mois de 2017, environ quatre millions de familles modestes. On peut voir là une autre grande victoire du président Maduro.

L’investissement social

Una autre victoire, non des moindres, de cette année 2016, si difficile, est constituée par le record en matière d’investissement social, qui a atteint 71,4% du budget du pays. Un record mondial. Aucun autre pays de la planète consacre presque les trois quarts de son budget à l’investissement social.

En ce qui concerne la santé, par exemple, le nombre d’établissements hospitaliers a été multiplié par 3,5 depuis 1999. Et l’investissement dans un nouveau modèle humain de santé publique a été multiplié par dix.

La Misión Barrio Adentro (« mission au cœur des quartiers ») – qui a pour objectif de s’occuper des malades dans les aires urbaines les plus humbles – a réalisé presque 800 millions de consultations et sauvé la vie à un million et demi de personnes. Huit Etats ont ainsi été couverts à 100% en 2016, alors que l’objectif était de six.

Une autre victoire sociale fondamentale, non mentionnée par les grands média, concerne les retraites. Avant la révolution, à peine 19% des retraités recevaient une pension, les autres subsistaient souvent dans la misère ou en étant à la charge de leurs familles. En 2016, le pourcentage de retraités qui reçoivent une pension, même s’ils n’ont pas cotisé pendant leur vie active, a atteint les 90%. Un record en Amérique du Sud.

Une autre victoire du même ordre – et que les grands média se gardent bien, aussi, de mentionner – est celle obtenue par la Mission Logement qui est chargé de construire des logements sociaux, à un prix réglementé, pour les familles modestes.

En 2016, elle a construit 359.000 logements – à titre de comparaison, un pays développé comme la France n’a construit, en 2015, que 109.000 logements sociaux. Se rajoutent à cela les 335.000 logements réhabilités dans le cadre de la Mision Barrio Nuevo Tricolor , qui a attiré les éloges du célèbre architecte Frank Gehry, auteur entre autres du Musée Guggenheim de Bilbao et du Musée Louis Vuitton de Paris. Au point qu’il a déclaré vouloir s’y impliquer. Soit presque 700.000 logements sociaux construits ou rénovés en 2016. Un nombre sans équivalent dans le monde

Depuis le début de son mandat, en 2013, le président Maduro a déjà remis près d’un million et demi de logements à des familles modestes. Un record mondial passé sous silence par tous les médias hostiles à la révolution bolivarienne. Et que beaucoup de ses amis oublient parfois de mentionner.

Des liens internationaux

Rappelons, pour finir, quelques unes des brillantes victoires obtenues sur le plan géopolitique. Avoir empêché, par exemple, que l’Organisation des Etats Américains (OEA), dominée par Washington, condamne Caracas comme le prétendait son secrétaire général, Luis Almagro, qui invoquait la « Charte Démocratique » contre le Venezuela.

Ou bien le succès du XVIIème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés (MNOAL) réalisé en septembre 2016 dans le Centre de Conventions Hugo Chavez de l’île Margarita, avec la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, les représentants de cent vingt pays ayant manifesté leur solidarité avec le Venezuela.

Pour finir, rappelons le rôle important du président Maduro, qui a effectué de nombreuses tournée internationales dans ce cadre, dans la réussite inespérée d’un accord entre pays OPEP et non-OPEP pour la réduction concertée des exportations de pétrole. Accord qui, signé fin novembre 2016, a freiné la chute du prix du pétrole qui, de 24 dollars en janvier est passé au-dessus des 45 dollars fin décembre 2015.

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1. Voir Ignacio Ramonet, “Venezuela candente”, Le Monde diplomatique en español, janvier 2016. http://www.monde-diplomatique.es/?url=editorial/0000856412872168186811102294251000/editorial/?articulo=2ebf5b30-e930-4492-971c-2fb37aa6e443

2. Cf. BBC Mundo, 24 octobre 2016 : http://sumarium.com/se-ha-vuelto-irrelevante-la-asamblea-nacional-en-venezuela/

3. “L’article 72 de la Constitution du Vénezuela stipule que le référendum révocatoire peut avoir lieu après la première moitié du mandat présidentiel. Dans le cas de Maduro, le mandat a commencé le 10 janvier 2013, et se finira le 10janvier 2019. La mi-mandat est donc au 10 janvier 2016. La confusion sur la date à laquelle la convocation au référendum peut avoir lieu tient à ce que Hugo Chavez est mort le 5 mars 2013, avant d’être remplacé par Maduro. Mais selon l’article 231 de la Constitution, l’actuelle période présidentielle a commencé le 10janvier 2013 et non le 19 avril. Cf. la déclaration de Tibisay Lucena, présidente du Consejo Nacional Electoral (CNE), le 9 aôut 2016. http://albaciudad.org/2016/08/cne-referendo-revocatorio-para-2017/

4. Avec l’arrivée progressive des pluies, fin mai, le niveau du barrage Guri a monté, et le président a décrété, le 4 juillet, la fin du rationnement électrique.

5. Depuis 1999, le gouvernement bolivarien a investi comme aucun autre dans l’agriculture, avec la priorité d’augmenter la production locale. Le Venezuela est auto suffisant en pommes de terre, poivrons, tomates, oignons, ails, céleri, yuca, auyama, laitues, choux, coriandre, citron, melon, quayaba, bananes entre autres. 80% du riz est de provenance nationale. 85% pour le fromage et la charcuterie. Concernant le poulet et la viande bovine, les importations ne sont que de 24%. Elles sont de l’ordre de 15% pour les carottes, les lentilles et les pois chiches.

6. Cf. Pasqualina Curcio Curcio, “La Mano visible del Mercado. Guerra económica en Venezuela”, Editorial Nosotros Mismos, Caracas, 2016.

7. Los 15 moteurs sont 1. Agroalimentaire. 2 Pharmacie. 3 Industrie. 4 Exportations. 5 Economie communautaire, sociale et socialiste. 6 Hydrocarbures. 7 Petrochimie. 8 Produits miniers. 9 Tourisme national et international. 10 Construction. 11 Produits forestiers. 12 Industrie militaire. 13 Télécommunications et Informatique. 14 Banque publique et privée. 15 Industrie de base.

Ignacio Ramonet

Directeur de l’édition espagnole du Monde Diplomatique

Source : Ignacio Ramonet, Janvier 2017

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55 réponses à Les 10 victoires du Président Maduro, par Ignacio Ramonet

Commentaires recommandés

Fritz Le 01 août 2017 à 07h59

Comme l’a montré le coup d’État contre le président Chávez en 2002, les États-Unis d’Amérique constituent “une menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale” du Venezuela.

La proposition inverse est une blague, et de mauvais goût.

  1. BACHAUD Le 01 août 2017 à 07h52
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    Après de telles victoires pourquoi le Président ne démisionne t il pas en se présentant à sa propre succession ? L’opposition ne pourrait pas appeler au boycot et cela lui donnerait un mandat complet.
    .La Constitution interdit elle cette opération?


    • Charles Le 02 août 2017 à 23h46
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      L’article de Ramonet est dépassé par le temps, et ne prend pas en compte le fait que la gauche au Vénézuela, condamne les deux secteurs de la bourgeoisie MUD et MADuro, qui se partagent le butin, l’ont pillé et l’ entrainent dans la guerre civile. Voir ici ce dossier assez complet:
      https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/300717/dossier-venezuela-au-30-juillet-2017


    • Stanley Le 08 août 2017 à 04h35
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      Démissionner sans raison valable c’est se mettre en position de faiblesse et risquer de perdre l’appui du peuple déjà intensément bombardé par les médias sous contrôle néo-libérale. En politique ce n’est pas la vérité qui compte, mais les faits alternatifs répété ad-nauseam.


  2. Caliban Le 01 août 2017 à 07h55
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    Impressionnant rappel.

    Par ailleurs, on se demande bien en quoi le Venezuela constitue une menace pour les Etats-Unis. La formule officielle est “menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats Unis”. Un “caillou pointu dans la rangers du Yankee” aurait été plus explicite.

    J’imagine que l’idée est de sanctionner par tous les moyens un Etat démocratique qui pourrait servir de contre-exemple au modèle US, faire contrepoids à ses vues impérialistes / unipolaires.


    • relc Le 01 août 2017 à 09h51
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      Caliban Le 01 août 2017 à 07h55
      « on se demande bien en quoi le Venezuela constitue une menace pour les Etats-Unis »

      La formule « menace exceptionnelle (unusual) et extraordinaire » est là par nécessité constitutionnelle, il fallait bien respecter les formes.

      Dans son décret présidentiel du 9 mars 2015, renouvelé le 3 mars 2016, Obama prenait, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, des sanctions contre sept personnalités vénézueliennes.

      Oui mais

      « les pouvoirs accordés au président par la section 1702 de ce titre peuvent s’exercer seulement pour traiter d’une menace exceptionnelle et extraordinaire pour laquelle une urgence nationale a été déclarée pour les buts de ce chapitre et ne pourront pas s’exercer pour quelque autre objet que ce soit. Toute application de ces pouvoirs pour traiter d’une nouvelle menace devra être fondée sur une nouvelle déclaration d’urgence nationale qui doit être en rapport avec une telle menace »

      ( https://www.law.cornell.edu/uscode/text/50/1701 )


    • Ayudar Le 01 août 2017 à 23h12
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      “J’imagine que l’idée est de sanctionner par tous les moyens un Etat démocratique qui pourrait servir de contre-exemple au modèle US, faire contrepoids à ses vues impérialistes / unipolaires.”

      C’est sûrement du complotisme, mais étant donné que le Venezuela possède l’une des plus grosses réserve mondiale de pétrole, je pensais plutôt que c’était ça qui les intéressait. Par contre je ne sais pas de quelle manière exactement ils pourraient profiter de ce petrole, mais j’imagine qu’avec la beauté du capitalisme, beaucoup de solutions sont possibles pour qu’un état puisse profiter des ressources d’un autre pays, quitte à l’apauvrir ou à le maintenir dans sa pauvreté.

      A mon avis si la Corée du Nord avait du pétrole, ça ferait longtemps que l’Amérique leur aurait imposé sa démocratie.

      De toute façons, dans notres nouvelle Ère du pétrole, il semble que si les États-Unis ou la “communauté internationale” s’intéressent de trop près à un autre pays, l’odeur du pétrole n’est jamais bien loin. Lybie, Syrie, Afghanistan, Irak, Venezuela (et je dois en oublier)… Je crois que ces pays sont tous assis sur des réserves de petrole conséquentes, non ?


  3. Fritz Le 01 août 2017 à 07h59
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    Comme l’a montré le coup d’État contre le président Chávez en 2002, les États-Unis d’Amérique constituent “une menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale” du Venezuela.

    La proposition inverse est une blague, et de mauvais goût.


    • daniel Le 01 août 2017 à 22h59
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      Ben non, la proposition initiale est correcte. L’oligarchie US n’a aucun interet a ce qu’un autre modele politique que le leur fonctionne, en l’occurence, bien mieux pour le peuple…
      Il suffit d’imaginer que le peuple americain, apres avoir essaye Trump sans succes de changement, essaie un Sanders…
      L’oligarchie et le status quo actuel se trouverait menaces. Pas bon.
      Cqfd? ;-P


  4. iseorce Le 01 août 2017 à 08h00
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    Merci pour cette publication. Je me permets de donner le le dernier -petit- paragraphe de cet article qui m’a tenu en haleine :
    “Ainsi, pendant l’année la plus dure et la plus longue, pendant laquelle nombreux ont été ceux qui ont misé sur son échec, le Président Nicolás Maduro, déjouant tous les pièges et toutes les difficultés, a montré sa taille exceptionnelle d’homme d’Etat.  Et de leader indestructible de la Révolution bolivarienne”


  5. Vercoquin Le 01 août 2017 à 08h34
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    Je pose donc une question:
    “Le Président Nicolás Maduro pourrait-il être prochainement atteint d’une grave maladie ?”

    C’est juste une question innocente et non complotiste.
    Comme la question de Chavez lui-même:
    « Serait-il étrange qu’ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne n’en soit au courant ? »

    Il y a de quoi s’interroger, quand on sait que:
    Fernando Lugo (cancer du système lymphatique)
    Dilma Rousseff (cancer du système lymphatique)
    Hugo Chavez (cancer du colon)
    Ignacio Lula (cancer du larynx)
    Cristina Kirchner Fernandez (cancer de la thyroïde)


    • Julien Le 01 août 2017 à 08h51
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      Tous ces gens meurent de cancer…. comme beaucoup d’autres. Le cancer est la première cause de mortalité mondiale. Pourquoi les statistiques seraient elles différentes chez les dirigeants politiques?? C’est l’inverse qui serait étonnant : qu’aucun d’entre eux ne meure de cancer alors que le reste de la population est très impactée.


      • François Lacoste Le 01 août 2017 à 09h36
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        L’Amérique du sud compte 15 nations dont la France et le Royaume Uni, donc 13 états locaux.
        Sur l’ensemble de ces 13 pays 5 dirigeants de gauche de cinq des 13 états ont été atteint d’un cancers soit plus de 38 %.
        Bien sûr ce pourcentage ne peut avoir la moindre valeur scientifique.
        Mais c’est beaucoup…en tous cas beaucoup plus que le taux de prévalence du cancer dans la population générale, (le taux de mortalité par cancer dans le monde est de l’ordre de 0,25% / an).


  6. dan Le 01 août 2017 à 08h39
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    Oui, il faut bien que tous les démocrates sincères de la planète, de tout horizons politiques, se mobilisent et soutiennent cette révolution, quelles que soient ses vicissitudes et quelles que soient ses imperfections inévitables, car le bilan est largement positif pour les classes populaires Vénézuéliennes.


  7. Phil-A Le 01 août 2017 à 08h41
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    La CIA sait donner le cancer depuis les années 50..


    • calal Le 01 août 2017 à 11h04
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      la capacite a passer le relais du pouvoir a un “successeur valable” est quelque part un preuve de democratie. si chavez a su preparer la suite comme cet article semble le penser,c’est une indication que chavez n’est pas un “si grand despote” que ca.
      si on regarde l’histoire de france par ex,force est de constater que si par hasard on a un chef competent,il est rare que son successeur le soit egalement…
      et cette capacite a “transmettre le flambeau” est a rechercher amha a tous les niveaux de la societe…


  8. Fritz Le 01 août 2017 à 09h04
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    Heureusement, nos médias du monde libre nous avertissent :
    http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-une-repression-toujours-plus-dure_2285890.html
    “[Maduro] refuse de reconnaître le pouvoir de l’Assemblée et glisse vers la dictature.”


  9. josé Le 01 août 2017 à 09h06
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    Je vous propose aussi ce point de vue de José FORT
    http://www.humanite.fr/blogs/venezuela-la-grande-manip-639577
    Même si je ne suit au top de l’actu sur le Venezuela, il y a des marqueurs qui ne trompent pas.
    Auditeur de France Culture, il me répètent en bonne conscience tous les arguments de l’opposition au gouvernement comme si le reste ne comptait pas.
    Hier, ils ont annoncé les sanctions que compte mettre en place les USA!!!!
    Tout y passe, les schémas habituels sont respectés.


    • Guillaume Le 02 août 2017 à 00h27
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      Il ne manque plus qu’une sortie de BHL? A moins qu’il ne prépare une pièce de théâtre.
      😀


  10. occitan Le 01 août 2017 à 09h22
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    N’ayant installé aucune véritable structure “socialiste”, le Venézuela actuel reste stricto sensu un pays d’économie capitaliste non ? L’opposition et tous les médias atlantistes me semblent être d’une totale idiotie puisqu’ils veulent renverser leur propre idole, le “marché”.


    • pucciarelli Le 01 août 2017 à 16h06
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      Cher monsieur, on fait ce qu’on peut avec les moyens du bord.


    • RGT Le 02 août 2017 à 21h30
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      Le GROS problème du Venezuela, c’est que la compagnie pétrolière nationale (qui appartenait depuis toujours à l’état) s’est vue “nationalisée” par Chavez lorsqu’il est arrivé au pouvoir.

      En effet, cette compagnie, bien qu’appartenant à l’état, ne dégageait AUCUN BÉNÉFICE et était même souvent en déficit.
      Déficit qui était alors comblé par les gouvernements complaisants avec de l’argent public comme une “Société Générale” standard.

      Chavez a remis de l’ordre et les familles qui “géraient” si bien cette société se sont fait virer pour être remplacées par des fonctionnaires qui ont permis à l’entreprise de dégager des bénéfices qui furent immédiatement intégrés dans le budget de l’état.

      De la magie !!!
      Chavez Majax avec sa cape et sa baguette magique a fait un miracle en public.

      Comme ces “grandes familles honnêtes” étaient très proches des dirigeants US, cette “spoliation” a été très mal vécue par les USA et a été l’une des causes du coup d’état manqué de 2002…

      Mais comme ces personnes et leurs soutiens ont la rancune tenace ils continuent, avec l’aide de leurs “amis” à foutre le bordel pour retrouver “leur bien” qui leur a été “volé”…


  11. Freddy Le 01 août 2017 à 09h24
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    Ca devrait remonter le moral des vénézueliens.
    Voilà un pays qui dispose de réserves importantes d’énergie et d’un climat favorable. Et pourtant, en 2017, ce pays est au bord de la guerre civile (mais c’est rien qu’à la faute de l’opposition si j’ai bien compris..), une partie de la population crève de faim, le pays est rationné pour l’énergie, l’alimentaire, et l’assemblée nationale n’a plus rien à dire….
    Mais… Maduro a ses 10 victoires : voilà qui devrait réinciter les gens à émigrer vers le Vénézuela.

    Et quelles sont ces victoires, dans le texte :
    – L’Assemblée nationale s’auto dissout et ne contrôle pas le gouvernement
    – Echec de l’assemblée à mettre en place un référendum
    – Rationnement de l’énergie pour éviter une pénurie
    – Une partie de la population dépendante de colis alimentaires fournis par les CLAP
    etc.
    Ca fait rêver…


    • françois Marquet Le 01 août 2017 à 10h46
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      Réserves d’énergie certes mais quand les prix s’effondrent?
      Climat favorable certes mais à qui appartient la terre et entreprises de négoce?
      Le Venezuela mène une politique dirigiste avec re-distribution des revenus du pétrole en faveur des classes populaires, ce qui déplait évidemment à la classe la plus aisée du pays, fortement capitaliste et pro-US.
      Les états-unis voient d’un très mauvais oeil l’exemple donné par ce pays, dans lequel les multinationales ne peuvent fixer ni la politique ni les prix, comme en Russie d’ailleurs.
      C’est ce modèle économique qui est visé., d’où les tentatives de déstabilisation, les sanctions et la mise à l’index : Vénézuela « menace non usuelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats Unis », “menace” russe classée comme Daesh et Ebola par Obama.
      Maduro maintient son cap, comme Poutine, et le fait qu’il n’ait pas été victime d’un coup d’état est déjà une victoire pour la majorité des Vénézuéliens.


      • JBB Le 03 août 2017 à 22h44
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        La Norvège ne s’en sort pas si mal , le climat en moins.


    • TC Le 01 août 2017 à 10h49
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      Commentaire à mettre en mettre en perspective avec les bienfaits du néolibéralisme en Grèce et dont, pourtant, nos si droitdelhommistes et démocrates médias ne font pas cas ou si peu : le peuple crève mais il crève dans le monde libre !! Faut croire que c’est une bénédiction !!


    • dupontg Le 02 août 2017 à 17h34
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      il me semble que le mexique est dans une situation bien pire et qu’on n’en parle pas ou tres peu..


  12. Etienne2 Le 01 août 2017 à 10h39
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    Il parait évident de la part des compagnies pétrolières Us et consort, ces multinationales (Exxonmobil, conophilips +filiales…) d’une volonté rapace de reprendre le contrôle du gouvernement vénézuélien à cause des réserves énormes d’hydrocarbures: les dirigeants de ces “monstres” peuvent faire vaciller et renverser des pays souverains.Pourquoi la famille Bush&co fut propulsé au sommet des USA?…des va-t-en pour s’approprier l’or noir!
    H.Chavez et N.Maduro s’inscrivent dans cette opposition qui est une lutte à mort: dans le cas où demain un conflit majeur voire mondial éclaterait, les besoins en pétrole augmenterait de façon vertigineuse, d’où la forte baisse du prix du baril ces derniers temps entre autre.
    Maduro a courageusement remporté quelques batailles mais la guerre n’est pas terminée, les dictateurs qui tiennent les USA et consort sont tenaces: après “les printemps arabes” n’est-on pas en train de voir sous nos yeux,l’évidence d’une reprise en main (cf, Argentine,Brésil)


  13. christian gedeon Le 01 août 2017 à 10h53
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    Sacré Ramonet…le Fidel de la presse “de gauche “. Cei étant dit,mettre dans le même sac Chavez et Maduro est une plaisanterie. Maduro a fait une connerie majeure. Il a rompu,par pur dogmatisme,l’équilibre,voire même la bienveillance qui s’était établie entre les classes moyennes et le pouvoir… classes moyennes que Chavez avait séduites,avec un pragmatisme remarquable…son successeur a tout foutu en l’air,avec un côté khmer rouge vraiment hors de propos.Il s’est laissé deborder par une base plus castriste que Castro…là est son erreur majeure,avec une corruption sans bornes de la nomenklatura “ex chaviste”…


    • SARTON Bernard Le 01 août 2017 à 19h26
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      La grande question pour un pouvoir révolutionnaire , soit élu ou arrivé au pouvoir par les armes , c’est d’accélérer la construction de la nouvelle société au plus vite en s’appuyant sur les masses populaires afin de prendre de vitesse la grande bourgeoisie qui n’accepte pas d’être déloger du pouvoir . Chavez l’a fait avec son pétrole en construisant des logements et autres avantages sociaux . Le grand problème c’est l’économie qu’il faut contrôler face à un patronat rebelle à tout changement . Allende a échoué sur cette question comme d’autres dirigeants africains comme Sankhara – Lumumba . Castro – Ho chi minh – Mao – et même la Corée du Nord ont réussi par le contrôle rapide de leur économie . Donc le succès de toute révolution est dans l’économie avec des dirigeants capables de métamorphoser la production capitaliste en production socialiste et communiste basée sur les besoins des gens et non sur le profit maximum . Mettre au boulot tout le monde en supprimant le chômage , les SDF , Les planqués bureaucrates en éradiquant au plus vite toute forme de corruption par le contrôle populaire et l’autogestion ouvrière et paysanne . Là est le succès et Maduro et son équipe sont aujourd’hui devant ce dilemme incontournable …Sinon la bourgeoisie reprendra le pouvoir par la force ou l’intervention armée US comme en Indonésie sous Soukarno par le massacre de 500000 communistes .Il faut bien penser que la bourgeoisie ne fait pas de cadeau quand elle gagne ..A bon entendeur salut !!!


  14. Vltava Le 01 août 2017 à 10h54
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    http://b-tornare.overblog.com/2017/07/election-constituante-reussie-au-venezuela-un-sacre-bras-d-honneur.html
    Election Constituante réussie au Venezuela: un sacré bras d’honneur !
    par Bernard Tornare 31 Juillet 2017, 11:46
    Malgré les actions meurtrières menées par quelques milliers de nervis fascisant à la solde des grands propriétaires et de la bourgeoisie nantie, avec le soutien actif des États-Unis, les élections pour la mise en place d’une Assemblée Constituante se sont bien déroulées au Venezuela. Avec un fort soutien populaire. C’est déjà une énorme victoire pour la démocratie dans ce pays….Voir le reste de l’article.


  15. Fred79 Le 01 août 2017 à 11h01
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    Comment se fait-il qu’avec toutes ces mesures prises en faveur du petit peuple, toujours bien plus nombreux que les nantis d’un pays, l’opposition néo libérale à la solde de ces nantis ait pu gagner les législatives de 2015? Car enfin, la propagande des médias dans ce cas là à bon dos, le gouvernement avait la possibilité d’avoir ses propres médias pour la contrer.
    Il semblerait qu’il y ait eu surtout une très mauvaise gestion des ressources pétrolières, qui a consisté à redistribuer les bénéfices à la population la plus pauvre ( 71,4% du budget dans le social), sans penser à investir dans des activités d’avenir et que la 1 ère baisse du cours du pétrole, la pauvreté ayant refait son apparition, a fait l’affaire des néo libéraux qui n’avaient plus qu’à répandre l’idée de l’incompétence du gouvernent Maduro.
    Peut-être que Chavez s’en serait mieux tiré, mais n’est pas leader charismatique qui veut.


    • Owen Le 01 août 2017 à 12h13
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      Pas d’avis non plus.

      Outre le refus de reconnaissance des résultats législatifs 2015, il n’a pas consulté par référendum, comme la constitution l’y oblige (article 344), pour son projet de réforme constitutionnel. La constitution bolivarienne étant très complète et très riche (la nôtre est du pipi de chat, à côté), on n’a pas entendu de raison de fond motivant cette assemblée constituante.
      Maduro est contesté par la chaviste Luisa Ortega Diaz, procureur général du Vénézuela et par plusieurs anciens ministres de H Chavez.

      A Chavez, on pourrait lui reprocher de n’avoir pas su transformer, en 13 ans de pouvoir, une économie rentière en économie nationale. A la comparaison, même Poutine, qui jouit d’autant de charisme, n’a pas encore réussi à sortir la Russie de l’économie d’extraction. Et il a fait 17 ans, si on compte l’intermède Medvedev.

      Et le Vénézuela n’est pas une société avec aventuriers économiques maffieux, mais structurée avec une classe bourgeoise d’héritiers, rentiers, très facilement racistes et anti indigènes, donc beaucoup plus poreuse à l’entrisme US.

      Pas simple…


      • Garibaldi2 Le 03 août 2017 à 05h14
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        Vous devriez relire la constitution du Vénézuéla, son article 348 autorise le président (ou la présidente) à convoquer directement une assemblée constituante :

        Article 348.
        L’initiative de convocation de l’Assemblée Nationale Constituante peut être prise par le Président ou Présidente de la République en Conseil des Ministres, l’Assemblée Nationale, après accord des deux tiers de sa composante, les Conseils municipaux, siégeant, après le vote des deux tiers, le quinze pour cent des électeurs ou électrices inscrits sur le registre électoral.

        Idem pour une réforme constitutionnelle :

        Article 342.
        La Réforme Constitutionnelle a pour objet une révision partielle de la présente Constitution et le remplacement d’une ou de plusieurs de ses règles ne modifiant ni la structure ni les principes fondamentaux du texte constitutionnel.
        L’Initiative de la Réforme de la Constitution est prise par l’Assemblée Nationale, après le vote de la majorité de ses membres, par le Président ou la Présidente de la République
        en Conseil des Ministres ou à la demande d’un nombre qui ne peut être inférieur à 15% d’électeurs ou électrices inscrits au registre civil et électoral.

        Source : http://mjp.univ-perp.fr/constit/ve1999.pdf (il y a des erreurs, ou maladresses, de traduction)

        Donc, contrairement à ce que nous bassinent nos médias, Maduro n’est pas dans l’illégalité, mais c’est bien l’actuelle majorité de l’assemblée nationale qui est dans un combat séditieux illégal en ce qui concerne la convocation de cette constituante.


        • Owen Le 03 août 2017 à 11h37
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          Au temps pour moi, Garibaldi2,

          C’est bien la réforme constitutionnelle qui requiert un référendum, pas la convocation pour une assemblée constituante.


    • Sébastien Le 01 août 2017 à 22h31
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      1- La lassitude de voir toujours la même tête au pouvoir.
      2- La propagande des médias, au trois-quarts défavorables à Maduro (bonjour la dictature!).
      3- Des erreurs politiques. Personne n’est parfait.
      4- Une population qui s’embourgeoise et qui rêve de devenir à son tour exploiteuse (l’être humain est très faiblement résistant aux sirènes et illusions de la richesse).


  16. Grégory Le 01 août 2017 à 11h39
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    Je ne sais pas à quel point c’est du lard ou du cochon mais rien que de lire un argumentaire pro Maduro est rafraichissant et informatif en soit. Bonne chance aux Vénézuéliens.


  17. Jacques Le 01 août 2017 à 12h11
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    Ca fait du bien de lire ce genre d’articles. Ca soulage, ça donne de l’espoir. On peut trouver probablement des critiques à formuler à Maduro (les médias internationaux et vendus s’en occupent) et donc on se sentirait presque mal à l’aise de lire un article qui prend le contre-pied total !


  18. Narm Le 01 août 2017 à 12h25
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    il manque un point sur le sujet

    il me semble qu’il a doublé le salaire minimum obligatoire ?


    • JBB Le 03 août 2017 à 22h49
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      Doubler la salaire minimum quand les prix triple sur an, quel exploit!


  19. LuLuc Le 01 août 2017 à 13h17
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  20. bhhell Le 01 août 2017 à 13h32
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    Le grand économiste Michael Hudson (cité par Maduro lui-même), à propos du Venezuela: “J’ai expliqué comment l’Argentine et la Grèce étaient soumis à l’austérité à cause de la dette étrangère, et je crois qu’aucune société souveraine ne devrait être obligée d’imposer l’austérité pour payer ses créditeur étrangers. C’est le problème auquel est confrontée l’Amérique Latine depuis des décennies, et un thème central de tous mes livres depuis “Super impérialisme” en 1972. Et pour aggraver les choses, la politique étrangère des Etats-Unis a mobilisé la banque mondiale et le FMI pour défendre l’intérêt des créditeurs, investissement étranger et privatisation, en isolant Cuba des autres pays comme le Venezuela et la Grèce pour démontrer que la diplomatie néolibérale fera de ce pays un paria s’il tente de s’opposer à la privatisation et la financiarisation…..Le Venezuela a fait des efforts herculéens ces dernières années pour rembourser ses créditeurs, une décision politique pour éviter les problèmes encore plus grave d’un défaut de paiement.”


  21. Suzanne Le 01 août 2017 à 14h52
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    Quelqu’un aurait-il une source pour la bombe du 30 juillet dans le centre de Caracas? Apparemment, elle est utilisée pour parler de la répression de Maduro, mais viendrait-elle des opposants à celui-ci au contraire?


  22. Nanker Le 02 août 2017 à 13h32
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    “Heureusement, nos médias du monde libre nous avertissent”

    En parlant de cela ne manquez pas le témoignage qui passe actuellement sur “France 24” d’une “réfugiée” vénézuélienne en France qui hurle à la mort contre la “dictature” de Maduro.

    La fille témoigne depuis son appartement parisien : la taille et le luxe du lieu laissent à penser que cette personne n’est pas réfugiée mais fait partie de la très haute bourgeoisie vénézuélienne, celle qui possédait littéralement ce pays et qui a dû rendre (un peu) gorge depuis que Chavez est arrivé au pouvoir.
    On comprend que le 1% des plus riches fait tout pour remettre la main sur le pays et renvoyer les pauvres à un statut digne du XIXème siècle. C’est le sens de la “révolution” qui se déroule en ce moment devant les caméras du monde entier.
    Mais sur “France 24” en écoutant cette fille, on a l’impression de voir Mandela sorti de prison s’ériger contre le régime d”apartheid de son pays.
    Hilarant…


  23. Guillaume Le 02 août 2017 à 23h13
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    70% du budget dépensé en oeuvre sociales… c’est justement cela que l’on reproche à l’ancien chauffeur de bus – avoir détruit l’économie du pays au point qu’elle se résume aujourd’hui… à des dépenses

    Propagande par ailleurs qui voit une victoire à inféoder la justice, et qui chante déjà victoire pour des événements non encore réalisés

    Amis, il faut raison garder : qui d’entre vous veut aller vivre dans ce pays où l’inflation galope à 1000% ?


  24. Boris N Le 03 août 2017 à 14h45
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    Mon Dieu, dans quel monde vit Ignacio Ramonet? Cela fait penser à ces gens qui décrivaient l’URSS comme un paradis sur terre à leur retour de voyage organiser…

    Les magasins sont vides, rationnement etc. Résultat de l’ineptie chaviste.

    A comparer la gestion assez remarquable de la Russie actuellement vs le chaos vénézuélien.

    Et les USA n’y sont pour rien. Et l’opposition fait sont job.

    On peut être très critique envers ce que représentent et font les USA sans être un gogo et tomber dans le panneau bolivarien!

    Ramonet justifierait jusqu’au goulag


  25. Nanker Le 03 août 2017 à 17h52
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    @ Boris :

    vous avez lu l’article? Vous connaissez l’histoire de ces camions de lait qui sortent de l’usine et qui sont déversés dans le ruisseau en pleine campagne pour entretenir les pénuries?

    La CIA a mis le Chili à genoux en 1973 en bloquant le transport routier. En 2017 c’est l’arme de la faim qui est employée.


    • Boris N Le 03 août 2017 à 20h01
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      Je ne crois pas un seul instant que la CIA ait ce genre de moyens, les Américains achèteraient donc toute la production de lait vénézuélien ? Ils achèteraient toute la production de sucre?

      Ce n’est d’ailleurs pas un article, c’est la prose d’Ignacio Ramonet qui en a écrit de belles !!!!

      La situation au Venezuela est une honte pour le pouvoir Chaviste, dont la nomenklatura ne doit manquer de rien…


  26. JBB Le 03 août 2017 à 22h35
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    Personnelement j’ai bloqué sur : “Face à cet affront, le TSJ n’a pu que décréter que la présence de ces trois députés « non élus régulièrement » enlève toute validité aux décisions de l’assemblée.” Le TSJ tout juste renouvelé par super Marduro après “une série magistrale de coups d’échecs” invalide toutes les décisions de l’assemblée à cause d’un litige sur l’élection de 3 députés ?! Belle democratie. Le reste se résume en : le gentil paradis Vénézuélien où tout va bien dans le meilleur des mondes resiste courageusement aux méchants ultra-néo-libéraux étrangers… Quelle jolie fable.!
    En réalité le Venezuela nous prouve juste que même avec les plus grosses réserves de pétrole du monde le socialisme ne marche pas.


  27. Filouthai Le 04 août 2017 à 18h52
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    C’est un article écrit par le scribe de Maduro ou par les services cubains.

    En résumé , Maduro est un super Président qui a tout fait pour son pays, même ouvrir des comptes bancaires au nom de sa famille, au Panama.
    Si on ne trouve plus de médicament ou de produit de première nécessité, ce n’est pas sa faute, mais celle des méchants impérialistes us et de leurs amis de la droite vénézuélienne.
    Na!

    Je n’avais plus lu d’article comme cela, depuiis l’Humanite quand elle décrivait la guerre impérialiste au Vietnam.


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