Source : Ann Wright, Consortium News, 19-06-2017

Le président Trump se jette dans les guerres étendues au Moyen-Orient, dans les nouvelles escalades en Syrie, en Afghanistan et ailleurs, s’appuyant sur les politiques sanglantes de ses prédécesseurs, comme l’explique la colonelle à la retraite Ann Wright.

La militarisation de la politique étrangère des États-Unis n’a certes pas débuté avec le président Donald J. Trump. En fait, elle remonte à plusieurs décennies. Cependant, si les 100 premiers jours de Trump à la Maison-Blanche peuvent donner une indication, il n’a nullement l’intention de modifier la tendance.

Un drone Predator tirant un missile

En une seule semaine en avril, l’administration Trump a tiré 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne, et a largué la plus importante bombe de l’arsenal américain sur de supposés tunnels de l’EI en Afghanistan. Cette charge incendiaire de 10 tonnes n’avait jamais été utilisée au combat – la MOAB pour Massive Ordinance Air Blast, familièrement connue comme la « Mère de toutes les bombes » – a été utilisée dans le district d’Achin, en Afghanistan, où le sergent De Alencar des Forces spéciales avait été tué une semaine auparavant. (La bombe n’avait été testée que par deux fois en 2003, sur la base aérienne d’Elgin, en Floride).

Pour souligner la préférence de la nouvelle administration pour la force plutôt que la diplomatie, la décision d’expérimenter la puissance explosive de cette méga-bombe a été prise unilatéralement par le général John Nicholson, le général commandant les forces américaines en Afghanistan. En saluant la décision, le président Trump a déclaré qu’il avait donné son « total accord » à l’armée américaine pour mener toutes les missions qu’elle souhaiterait, partout dans le monde – ce qui signifie probablement sans consulter auparavant le comité inter-agences de la Sécurité nationale.

Il est aussi très révélateur que le Président Trump ait choisi des généraux pour deux postes majeurs en matière de sécurité, traditionnellement occupés par des civils : le secrétaire à la Défense et le conseiller à la Sécurité nationale. Pourtant après trois mois de son administration, il a laissé vacants des centaines de postes gouvernementaux civils importants de l’État, de la Défense et d’ailleurs.

Tandis que le président Trump n’a toujours pas énoncé de stratégie au sujet des assassinats politiques, il n’y a pas eu, jusqu’à présent, de signe qu’il compte modifier la pratique établie par ses récents prédécesseurs de recourir aux attaques de drones.

En 1976, cependant, le président Gérald Ford avait montré un exemple très différent quand il signa le décret présidentiel 11095. Ce dernier indiquait « qu’aucun employé du gouvernement américain ne devait participer, ou conspirer pour participer, à un assassinat politique. »

Le président Ford officialisa cette interdiction après que les enquêtes de la commission Church (la commission sénatoriale spéciale pour l’étude des opérations gouvernementales en rapport aux activités de renseignement, présidée par le sénateur Franch Church, de l’Idaho) et de la commission Pike (son équivalent à la Chambre, présidée par le représentant Otis G. Pike, de New York) eurent révélé l’étendue des opérations d’assassinats de l’Agence centrale de renseignement américaine (CIA) contre des dirigeants étrangers dans les années 60 et 70.

Autoriser les assassinats

À quelques exceptions près, les présidents suivants on maintenu l’interdiction. Mais en 1986, le président Ronald Reagan ordonna une attaque contre la maison du libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli, en représailles du bombardement d’une discothèque à Berlin qui avait tué un militaire américain, deux citoyens allemands, et fait 229 blessés. En 12 minutes seulement, les avions américains larguèrent 60 tonnes de bombes sur la maison, mais sans réussir à tuer Kadhafi.

Le président Ronald Reagan menant une réunion sur le terrorisme le 26 janvier 1981, avec le secrétaire d’État Alexander Haig, le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger et le conseiller à la Maison-Blanche, Edwin Meese. (Crédit photo : bibliothèque Reagan)

Douze ans plus tard, en 1998, le président Bill Clinton ordonna le lancement de 80 missiles de croisière sur les installations d’al-Qaïda en Afghanistan et au Soudan, en représailles aux bombardements des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. L’administration Clinton justifia l’action en affirmant que l’interdiction d’assassinat ne couvrait pas les individus que le gouvernement américain avait déterminés comme étant liés au terrorisme.

Dans les jours qui suivirent les attaques perpétrées par al-Qaïda à l’encontre des États-Unis le 11 septembre 2001, le président George W. Bush signa un « constat » des services de renseignement, permettant à la CIA de lancer des « opérations secrètes mortelles » visant à tuer Osama bin Laden et à anéantir son réseau terroriste. Les juristes de la Maison-Blanche et de la CIA défendirent la constitutionnalité de cette mesure, se fondant sur deux moyens. Premièrement, ils se rallièrent à l’avis de l’administration Clinton selon lequel le décret présidentiel11905 n’empêchait aucunement les États-Unis de s’attaquer aux terroristes. Plus largement, ils déclarèrent que l’interdiction des assassinats politiques ne s’appliquait pas en temps de guerre.

Le rejet en bloc par l’administration Bush de l’interdiction des éliminations ciblées ou des assassinats politiques a totalement inversé la tendance qui a prévalu pendant un quart de siècle en matière de politique étrangère bipartisane aux États-Unis. Cela a également ouvert la voie à l’utilisation de véhicules aériens téléguidés pour perpétrer des éliminations ciblées (un euphémisme pour assassinats).

Les forces aériennes américaines se servaient déjà de véhicules aériens téléguidés (VAT) depuis les années 60, mais uniquement comme plateformes de surveillance sans personnel. Néanmoins, suite aux attentats du 11 septembre, le Département de la Défense et l’Agence centrale de renseignement américains ont armé des « drones » (comme ils furent rapidement baptisés) pour tuer à la fois les dirigeants et les soldats d’al-Qaïda tout comme des Talibans.

Les États-Unis établirent des bases militaires en Afghanistan et au Pakistan pour servir cet objectif. Cependant, la mort de civils, dont un large groupe rassemblé pour célébrer un mariage, causée par d’une série d’attaques de drones, poussa le gouvernement pakistanais à ordonner en 2011 le retrait des drones et du personnel militaire américains de la base aérienne de Shamsi. Toutefois, les assassinats ciblés se poursuivirent au Pakistan au moyen de drones basés hors des frontières du pays.

L’approche Obama

En 2009, le Président Barack Obama reprit là où son prédécesseur s’était arrêté. Avec les inquiétudes grandissantes du public et du Congrès à propos de l’utilisation d’avions contrôlés par la CIA et des opérateurs militaires situés à 16 000 kilomètres des personnes qu’ils avaient pour ordre de tuer, la Maison-Blanche fut forcée de reconnaître officiellement le programme d’élimination ciblée et de décrire comment certaines personnes devinrent des cibles du programme.

Le Président Barack Obama serre la main aux troupes américaines à l’aérodrome de Bagram, à Bagram, Afghanistan, le Dimanche 25 mai 2014 (Photo officielle de la Maison-Blanche, par Pete Souza)

Cependant, au lieu de réduire le programme, l’administration Obama doubla la mise. Essentiellement, elle désigna comme combattants tous les hommes d’âge militaire en zone de frappe étrangère, et de ce fait comme cibles potentielles de ce qu’elle appela ses « frappes signées ». Encore plus dérangeant, elle déclara que les attaques visant précisément d’importants terroristes, connues sous le nom de « frappes de personnalités », pourraient inclure des citoyens américains.

Cette possibilité théorique devint rapidement une sinistre réalité. En avril 2010, le Président Obama autorisa la CIA à « cibler » Anwar al-Awlaki, un citoyen américain et ancien imam d’une mosquée de Virginie, pour assassinat. Moins d’une décennie auparavant, le Bureau du secrétaire aux Armées avait invité l’imam à participer à un service interconfessionnel à la suite du 11 septembre. Mais al-Awlaki devint plus tard un fervent opposant à la « guerre contre la terreur », partit au Yémen, la patrie de son père, et aida al-Qaïda à recruter des membres.

Le 30 septembre 2011, une frappe de drone tua Al-Awlaki et un autre Américain, Samir Khan, qui voyageait avec lui au Yémen. Dix jours plus tard, des drones américains tuèrent le fils âgé de 16 ans d’al-Awlaki, Abdulrahman al-Awlaki, citoyen américain, lors d’une attaque contre un groupe de jeunes hommes autour d’un feu de camp. L’administration Obama n’a jamais précisé si le fils âgé de 16 ans avait été ciblé individuellement parce qu’il était le fils d’al-Awlaki ou s’il avait été victime d’une frappe « signée », correspondant à la description d’un jeune homme d’âge militaire. Cependant, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, un journaliste demanda au porte-parole d’Obama, Robert Gibbs, comment il pouvait défendre les meurtres et plus spécialement le décès d’un citoyen américain mineur qui fut « ciblé sans procédure régulière, et sans procès ».

La réponse de Gibbs ne fit rien pour améliorer l’image américaine dans le monde musulman : « Je dirais que vous auriez du avoir un père plus responsable s’il était vraiment soucieux du bien-être de ses enfants. Je ne pense pas que devenir un terroriste djihadiste d’al-Qaïda soit le meilleur moyen d’y arriver ».

Le 29 janvier 2017, la fille âgée de 8 ans d’al-Awlaki, Nawar al-Awlaki, a été tuée lors d’un assaut commando américain au Yémen ordonné par le successeur d’Obama, Donald Trump.

Mariages et funérailles

Pendant ce temps, les médias ont continué de signaler des incidents de civils tués par des frappes de drones à travers la région, qui visent souvent les noces et les funérailles. Beaucoup d’habitants de la région le long de la frontière afghano-pakistanaise pouvaient entendre le bourdonnement des drones volant dans leur région 24 heures sur 24, provoquant des traumatismes psychologiques pour tous ceux qui y vivent, en particulier les enfants.

Suite de la destruction par les États-Unis de l’hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan. (Crédit graphique : RT)

L’administration Obama a été fortement critiquée pour la tactique de la « double-frappe » : frapper une maison ou un véhicule cible avec un missile Hellfire, puis tirer un deuxième missile sur ceux qui venaient en aide aux blessés de la première attaque. Souvent ceux qui se portaient secours aux gens piégés dans les bâtiments effondrés ou les voitures en flammes étaient des civils locaux, et non des militants.

La logique traditionnellement invoquée pour l’utilisation de drones est qu’ils éliminent la nécessité de « mettre les pieds sur le terrain » — qu’il s’agisse de membres des forces armées ou du personnel paramilitaire de la CIA — dans des environnements dangereux, évitant ainsi de risquer la vie d’Américains. Les responsables états-uniens prétendent également que les renseignements recueillis par les VAT, grâce à leur surveillance prolongée, rendent leurs frappes plus précises, réduisant ainsi le nombre de victimes civiles. (Non-dit, mais probablement un autre facteur de motivation puissant, est le fait que l’utilisation de drones signifie qu’aucun militant soupçonné ne sera capturé vivant, évitant ainsi les complications politiques et autres de la détention.)

Même si ces prétentions sont vraies, elles ne résolvent pas pour autant l’impact de cette tactique sur la politique étrangère américaine. Davantage préoccupant est le fait que les drones permettent aux présidents de botter en touche sur les questions de guerre et de paix en choisissant une option qui paraît offrir un juste milieu, mais qui en réalité a de nombreuses conséquences à long terme pour la politique américaine, ainsi que pour les communautés qui les subissent.

En supprimant le risque de perte de personnel américain, les responsables politiques de Washington peuvent être tentés d’utiliser la force pour résoudre les dilemmes sécuritaires plutôt que de négocier avec les parties impliquées. En outre, par leur nature même, les VAT sont plus susceptibles de provoquer des représailles contre l’Amérique que les systèmes d’armes classiques. Pour beaucoup au Moyen-Orient et en Asie du Sud, les drones représentent une faiblesse du gouvernement américain et de son armée, et non une force. Les guerriers valeureux ne devraient-ils pas se battre sur le terrain, se demandent-t-ils, au lieu de se cacher derrière un drone sans visage dans le ciel, piloté par un jeune dans son fauteuil à plusieurs milliers de kilomètres ?

Des attaques internes

Depuis 2007, au moins 150 membres du personnel de l’OTAN ont été victimes d’« attaques internes » par des membres des forces armées et policières nationales afghanes formés par la coalition. Beaucoup d’Afghans qui commettent de tels meurtres « vert sur bleu » sur le personnel américain, en uniforme autant qu’en civil, proviennent des régions tribales situées à la frontière afghane et pakistanaise où les frappes de drones américaines se sont concentrées. Ils se vengent de la mort de leurs familles et de leurs amis en tuant leurs entraîneurs militaires américains.

« Pilotes » manœuvrant un véhicule aérien téléguidé MQ-1 Predator lors d’un raid au Moyen-Orient. (Photo de l’armée américaine)

La colère contre les drones est apparue aussi aux États-Unis. Le 1er mai 2010, le Pakistano-Américain Faisal Shahzad tenta de faire exploser une voiture piégée à Times Square. Dans son plaidoyer de culpabilité, Shahzad justifia son attaque de civils en disant au juge : « Quand le drone frappe en Afghanistan et en Irak, ils ne voient pas les enfants, ils ne voient personne. Ils tuent des femmes, des enfants ; ils tuent tout le monde. Ils tuent tous les musulmans. »

Dès 2012, l’armée de l’air américaine recrutait plus de pilotes de drones que de pilotes d’avions traditionnels. Entre 2012 et 2014, ils avaient prévu de recruter 2 500 pilotes et assistants pour le programme de drones. C’est près du double du nombre de diplomates engagés par le Département d’État sur une période de deux ans.

Les préoccupations du Congrès et des médias au sujet du programme ont conduit l’administration Obama à reconnaître la tenue de réunions régulières chaque mardi menées par le Président pour identifier les cibles de la liste d’assassinats. Dans les médias internationaux, « Terror Tuesdays » [les mardis de la terreur, NdT] est devenu une formule de la politique étrangère américaine.

Pour beaucoup de gens dans le monde, la politique étrangère américaine a été dominée durant les 16 années passées par des actions militaires au Moyen-Orient et en Asie du Sud et de grands exercices militaires terrestres et maritimes en Asie du Nord-Est. Sur la scène mondiale, les efforts américains dans les domaines de l’économie, du commerce, des questions culturelles et des droits de l’homme semblent avoir été relégués au second rang en faveur des guerres en continu.

Poursuivre l’utilisation de la guerre par drones pour mener des assassinats ne fera qu’exacerber la méfiance étrangère envers les intentions américaines et leur fiabilité. Ce qui fait le jeu des adversaires mêmes que nous essayons de vaincre.

Au cours de sa campagne, Donald Trump a promis qu’il mettrait toujours « l’Amérique en premier », et a déclaré qu’il voulait sortir des affaires de changements de régimes. Il n’est pas trop tard pour lui de tenir cette promesse en apprenant des erreurs de ses prédécesseurs et en renversant la militarisation continue de la politique étrangère américaine.

Ann Wright a passé 29 ans dans l’armée américaine et comme réserviste, en prenant sa retraite au rang de colonelle. Elle a servi 16 ans dans le Service extérieur au Nicaragua, à Grenade, en Somalie, en Ouzbékistan, au Kirghizstan, en Sierra Leone, en Micronésie et en Mongolie. Elle a dirigé la petite équipe qui a rouvert l’ambassade américaine à Kaboul en décembre 2001. Elle a démissionné en mars 2003, en opposition contre la guerre en Irak. Elle est coauteur du livre Dissident : Voices of Conscience (Dissident : Voix de Conscience) (Koa, 2008). Elle donne des conférences dans le monde entier sur la militarisation de la politique étrangère américaine et participe activement au mouvement anti-guerre des États-Unis.

Source : Ann Wright, Consortium News, 19-06-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

27 réponses à Trump se soumet aux souhaits des Faucons de la guerre, par Ann Wright

Commentaires recommandés

Henri Tanson Le 29 juillet 2017 à 08h13

Les Américains, depuis trop longtemps, se voient comme les maîtres du monde, les sauveurs, et pensent avoir une mission mondiale…
Depuis le temps, ils ont perdu la notion des réalités et se sont construit la leur.
Ils SONT le droit et ne respecte pas le droit international.
Ils n’ont jamais été remis à leur place; personne ne leur a fait de procès, ils n’ont jamais été condamnés et continueront à violer le droit international, tant qu’ils le souhaiteront.
A moins qu’une coalition internationale, plus puissante que celle que l’on nous présente actuellement comme LA coalition internationale, et qui n’est constituée que des vassaux des USA et de l’OTAN, ne remette les Etats Unis à leur place et devant leurs responsabilités.
Ce n’est pas pour demain !

  1. Fritz Le 29 juillet 2017 à 06h45
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    La paille et la poutre ? C’est le prétexte du “terrorisme” qui a conduit Reagan (1986), Clinton (1998) et Bush (2001) à violer l’ordre exécutif 11 095 qui interdisait aux employés du gouvernement américain de participer, ou de conspirer pour participer, à un assassinat politique.

    Moyennant quoi, les États-Unis ont commis des attaques terroristes caractérisées : à Tripoli et Benghazi, au Soudan, dans la zone tribale afghano-pakistanaise où Barack le cool s’est révélé comme le terroriste le plus meurtrier, au Yémen…

    Elle ressemble à quoi, la “conscience” de ces “pilotes” qui téléguident dans leur fauteuil des drones qui vont réduire des civils en cendres à plusieurs milliers de kilomètres ?

    Et pourquoi les pays civilisés ne forment-ils pas une coalition pour mettre hors d’état de nuire cette superpuissance terroriste ?

    Ah, j’oubliais : l’Amérique est notre alliée, elle nous protège de la menace russe (les drones de Poutine, combien de victimes ?), les séries US remplissent nos chaînes de télévision, et Trump est devenu “raisonnable” depuis qu’il a renoncé à ses velléités d’isolationnisme.

    Même qu’il a envoyé des Tomahawk contre la Syrie, c’est un bon début.


    • Fritz Le 29 juillet 2017 à 06h58
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      Erratum : c’est l’ordre exécutif 11 905, signé le 18 février 1976.

      Selon Etienne Dubuis, l’attaque américaine sur Tripoli et Benghazi (15 avril 1986) a tué plus de cent civils (L’assassinat de dirigeants étrangers par les Etats-Unis, Favre, 2011).


    • occitan Le 29 juillet 2017 à 21h54
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      Le problème des Etats-Unis réside en grande partie dans le fait que ce pays s’est bâti dans la violence. conquête de L’Ouest et massacre des Indiens(voir westerns), guerre provoquée avec le Mexique pour agrandir le territoire américain (lire Histoire populaire des Etats-Unis d’E. Zin). Au 20e siècle cette nation patchwork devient la 1re économie mondiale. Ses citoyens (moins quarante millions de pauvres) ont un mode de vie basée sur la surconsommation : une civilisation du gâchis.
      Mais jamais la majorité de cette population ne voudra renoncer à ce mode de vie. Alors quiconque nuit ou pourrait nuire à cet ordre américain devient ennemi à abattre…. Cette nation a été fondée par des voyous et depuis a toujours été gouvernée par des voyous.


  2. atanguy Le 29 juillet 2017 à 07h00
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    Pourquoi se voiler la face ici: Trump est manipulé par ceux qui connaissent ses affaires avec notamment la mafia et les oligarques russes. Sa politique étrangère erratique concernant le moyen orient,la Russie et la Corée du nord n’est que le reflet de sa peur d’être démasqué. lui et ses proches, comme ayant des liens financiers avec la voyou-rie internationale. Ceci tout le monde le sait et le fait chanter a qui mieux mieux jusqu’au jour ou l’un d’eux en aura assez et tout sera mis sur la table.


    • calal Le 29 juillet 2017 à 08h55
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      c’est une possibilite. trump et les usa de nos jours c’est quand meme une impression de beau bordel… incompetence ou malhonnetete de trump,manipulation du “deep state”, propagande anti trump de ce meme “deep state” et des medias, juste equilibre pouvoir-contrepouvoir qui ferait des us une vrai democratie ou un president ne serait pas un roi tout puissant: franchement je suis perplexe. est ce un signe que les us vont s’ecrouler comme l’urss avant eux ou est ce que mon biais anti americanisme primaire reprend le dessus?


  3. Henri Tanson Le 29 juillet 2017 à 08h13
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    Les Américains, depuis trop longtemps, se voient comme les maîtres du monde, les sauveurs, et pensent avoir une mission mondiale…
    Depuis le temps, ils ont perdu la notion des réalités et se sont construit la leur.
    Ils SONT le droit et ne respecte pas le droit international.
    Ils n’ont jamais été remis à leur place; personne ne leur a fait de procès, ils n’ont jamais été condamnés et continueront à violer le droit international, tant qu’ils le souhaiteront.
    A moins qu’une coalition internationale, plus puissante que celle que l’on nous présente actuellement comme LA coalition internationale, et qui n’est constituée que des vassaux des USA et de l’OTAN, ne remette les Etats Unis à leur place et devant leurs responsabilités.
    Ce n’est pas pour demain !


    • Fritz Le 29 juillet 2017 à 08h28
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      Cette coalition que vous appelez de vos vœux est en germe dans l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai), autour de l’alliance sino-russe. Rien à voir avec l’OTAN certes, mais à force de provoquer le pays le plus grand du monde, et le pays le plus peuplé du monde, le voyou mondial finira par avoir de gros ennuis.

      Quant à “LA coalition internationale” de nos médias, c’est un pléonasme ridicule et pompeux.


      • hezediel Le 29 juillet 2017 à 15h20
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        Vous avez parfaitement raison. L’OCS est aujourd’hui la plus grande organisation intergouvernementale du monde avec des géants : Russie, Chine, Inde (depuis peu).

        La multipolarisation du monde est en marche et rien ne pourra l’en empêcher – sauf peut-être quelques faucons néocons allumés et prêts à appuyer sur le bouton rouge..


        • Alfred Le 30 juillet 2017 à 09h12
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          Attention à ne pas vous réjouir trop vite. Lorsque l’ocs mettra la raclée à tonton sam ce sera en Europe…


          • aleksandar Le 30 juillet 2017 à 14h06
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            Alfred
            Et pourquoi mettraient ils une raclée a l’oncle Sam ?
            Et à l’Europe ?
            Jamais entendu parler de l’équilibre des forces ?
            Votre vision du monde est finalement très “américaine”.
            Confits, puissance, violences, subordinations, conquêtes.


            • Alfred Le 30 juillet 2017 à 14h45
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              Personne ne mettra la raclée à l’Europe car c’est déjà fait. Ce n’est pas une entité politique, juste un lieu. Un des endroits où les états Unis affrontent leurs adversaires plutôt que sur leur sol. Dommage pour nous.
              (Sinon expliquez moi l’équilibre des forces entre le patron et le salarié, entre la poule et le renard entre la France et le Togo, entre la Chine et le Malawi, entre les états Unis et les Pays Bas, etc…).
              Le petit Kim a bien raison de garder sa bombinette pour ne pas se fait kadafiser.
              Je suis pour un monde multipolaire mais force est de constater que personne ne veut descendre de sa position de dominance volontairement.


    • RGT Le 29 juillet 2017 à 18h32
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      Si seulement pouvait rendre aux USA la monnaie de leur pièce…

      Quelques “frappes ciblées” avec bien sûr quelques “victimes collatérales” permettrait à ce peuple endormi par ses dirigeants de comprendre ce qui est fait en son nom.

      Avec bien sûr lors de la revendication de ces représailles le décompte macabre des “dommages collatéraux” restants pour équilibrer la balance tant que les responsables ne seront pas jugés par un tribunal international pour crimes contre l’humanité.

      A mon avis, vu les MILLIONS de morts causés par les actions des dirigeants de ce pays la population n’accepterait pas de payer ce tribut et ils seraient bien obligés de présenter TOUS les responsables à la justice, particulièrement les plus hauts placés.

      Ces “frappes” ne cessant que lorsque le dernier responsable serait jugé responsable de ses actes.


      • RGT Le 29 juillet 2017 à 18h38
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        Le meilleur endroit pour que siège ce tribunal serait bien sûr la ville de Nuremberg.
        Hautement symbolique et qui servirait à juger ces nouveaux fascistes bien plus dangereux et sournois que leurs prédécesseurs.

        Je suis opposé à la peine de mort, mais je pense que pour les crimes d’état il est nécessaire de dépoussiérer les potences inutilisées depuis la fin des années 40.

        Ensuite il serait utile “d’exporter” cette délicieuse pratique dans TOUS les pays qui ont commis des crimes impunis…

        Et là il y a du boulot, mais nous pourrions sans doute ENFIN vivre en paix avec une épée de Damoclès qui serait pointée sur chaque dirigeant ou “décideur” afin de modérer ses “ambitions”.


    • atanguy Le 29 juillet 2017 à 19h26
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      “Les Américains”
      Je trouve toujours malsain de s’en prendre aux habitants d’un pays sans le relier a l’oligarchie qui les gouverne par sa culture basée sur l’argent et l’exploitation des plus faibles. Les américains comme vous dite, n’ont rien a faire d’être des “sauveurs et maîtres du monde”,tout ce qui leur importent c’est d’avoir une vie descente tout comme “Les Français” et tous les peuples du monde.


      • Louis Robert Le 29 juillet 2017 à 23h55
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        Manifestement, vous écoutez peu ou pas du tout la masse des Américains qui s’expriment, sans complexes, sur les médias américains, atanguy… Lucides, les meilleurs d’entre eux ne voient rien de “malsain” à déplorer ce que sont devenus les Américains de la grande majorité, même très “instruits”, y compris (comme eux!) dans les “grandes” institutions américaines.

        Il me semble très révélateur que ces dernières années, un nombre croissant d’Américains, parmi les plus brillants et connus, aient décidé de se réfugier à l’étranger ou d’aller s’y établir à demeure.


        • atanguy Le 30 juillet 2017 à 07h15
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          “la masse des Américains [les Américains de la grande majorité] qui s’expriment, sans complexes, sur les médias américains”

          Parce que vous, Louis Robert, vous pensez que “les medias américains” sont impartiaux et honnêtes? Hum…C’est comme si en France,les medias présenteraient d’une manière impartiale et honnête la loi travail de Macron ou que “la grande majorité des Français” supportent cette politique… J’espère qu’il ne vous a pas échappé que “la grande majorité” des Français,comme des Américains, n’a pas voté aux dernières élections…


  4. Cyrus Le 29 juillet 2017 à 08h40
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    “Sur la scène mondiale, les efforts américains dans les domaines de l’économie, du commerce, des questions culturelles et des droits de l’homme semblent avoir été relégués au second rang”

    La bonne conscience de l’auteur de l’article, qui voit des “efforts” là où apparaissent surtout un tout-commerce généralisé et une préférence nationale à tout prix, donne une certaine valeur à son témoignage, car sa critique issue d’un ultra-patriotisme est d’autant plus frappante, et sur ce point, d’autant plus objective.


  5. Fred79 Le 29 juillet 2017 à 09h20
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    Il est, à mon humble avis, encore un peu tôt pour juger Trump sur la politique internationale qu’il compte mener dans les prochaines années.
    Cela ne fait que 6 mois qu’il est en fonction et il a mis les pieds dans un véritable vivier de vipères venimeuses dans lequel il ne doit pas être facile de se mouvoir aisément.
    Personnellement, je préfère attendre de voir comment la situation va évoluer avant de rendre un verdict.
    Après tout, il n’a pas reçu le prix Nobel de la paix avant son entrée en fonction, c’est tout de même bon signe pour ladite paix, non?


  6. DUGUESCLIN Le 29 juillet 2017 à 11h39
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    Sans garde prétorienne Donal Trump n’a aucune chance de gouverner les Etats-Unis d’Amérique.
    Il n’a pas, dès le départ, organisé le soutien d’amis fidèles expérimentés capables de l’aider pour imposer une autre politique à “l’état profond” qui est une véritable gouvernance de l’ombre. Il est seul et doit se soumettre ou être destitué ou assassiné (dans un attentat d’apparence terroriste par exemple).
    Il aurait du prévoir une force interne longtemps à l’avance et secrètement en évitant les infiltrations.
    Sauf rébellion populaire, qui reste difficile, face aux moyens de répression, et à la propagande des médias, il n’a aucune chance. Les financiers, maîtres du monde, tiennent les rennes avec la complicité d’une classe de puritains moralistes et une petite bourgeoisie idéologisée à l’idéal mondialiste selon le modèle américain. Ces financiers disposent de moyens colossaux pour imposer leur dictât.


    • aleksandar Le 29 juillet 2017 à 13h14
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      Tout a fait d’accord sur ce point, et le recrutement d’anciens militaires a des postes clé n’est pas une sujétion aux faucons mais une manière de contrer la CIA. Trump sait qu’il peut compter sur l’armée et…….c’est a peu près tout.
      Le titre de l’article ne correspond pas a son contenu, a aucun moment la preuve de la soumission aux faucons n’est apportée.La frappe sur la base syrienne? Militairement c’est de la rigolade, un show a l’américaine.
      Les militaires contrairement a ce que dit l’article sont bien plus prudents que les politiques dans ce domaine, voir le témoignage du Général Dunford devant le Sénat concernant les zoneS d’exclusion aérienne et Lindsay Graham qui bouffe son chapeau.
      La haine des contributeurs de Consortium News pour Trump altère leur jugement et c’est dommage.


  7. bluetonga Le 29 juillet 2017 à 12h27
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    L’article date du 19 juin. Autant dire le siècle dernier. C’est comme une série américaine : ratez deux épisodes et vous ratez douze coups de théâtre. Depuis il y a eu le G20 et la rencontre Trump-Poutine, la décision d’arrêter le financement des anti-Assad en Syrie, la libération de Mossoul en Irak et la décision des Irakiens de s’acoquiner avec Moscou, le vote du Congrès US – à une majorité écrasante – d’étendre les sanctions contre la Russie, que sais-je encore. C’est la valse des chaises musicales à la maison blanche, Priebus vient de dégager de son rôle de chef de cabinet, Pyongyang vient de balancer un missile d’exercice dans les eaux territoriales du Japon. Et on attend la réaction des dirigeants de l’UE quant aux nouvelles sanctions russes, qui ne les amusent plus tellement (“America first, UE last).

    Bref c’est la panade. Trump est probablement un arriviste aventurier mégalomane, ce qui ne le distingue pas vraiment de ses congénères. Il résiste bec et ongles à l’assaut en règle de sa présidence et fait des concessions qu’il annule le lendemain. Nul ne peut prédire aujourd’hui ce qu’il a en tête et ce que sera l’avenir.


  8. aleksandar Le 29 juillet 2017 à 13h28
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    Trump fait le ménage.
    Trois néocon en 1 mois: Priebus, Spicer, Harvey. Ce n’est donc pas une ” valse ”
    Et accessoirement ” prendre son ennemi pour un imbécile est toujours une faute “.
    Je ne suis pas fan de Trump mais ” arriviste aventurier mégalomane” ne fait que répéter la propagande officielle façon TF1 ou le Monde.
    Arriviste d’ailleurs est mal venu, il est déjà arrivé, il est Président des USA.


    • bluetonga Le 29 juillet 2017 à 14h22
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      Si, c’est une valse, et pour l’instant une valse à trois temps. Mais comment étaient-ils arrivés là, d’abord, ces néocons?

      Je ne prends pas Trump pour un imbécile, je prends Trump pour un arriviste aventurier mégalomane, une configuration qui sied à mon sens à une vaste majorité de leaders politiques. Macron pour moi en est un autre exemple. Pas d’âme, pas d’Etat, pas d’état d’âme, seul l’avancement personnel et l’affirmation de soi en guise de programme. Trump ne se revendique pas d’une idéologie, il se revendique de lui-même, un wonder boy. Je ne pense pas que ce soit là l’essence de l’opinion de TF1 ou du Monde sur la question, lesquels n’y ont surtout vu que le mauvais candidat, celui qui n’était pas adoubé par leurs maîtres. Que leur opinion et la mienne convergent sur ce point m’attriste un peu, mais ce n’est probablement qu’une mauvaise passe.

      Et enfin, il arrive qu’un arriviste arrive. Ça n’annule pas l’arrivisme.


  9. manuel Le 29 juillet 2017 à 16h28
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    Ce qui m’étonne toujours en lisant les commentaires c’est la volonté de ne pas considérer Trump pour ce qu’il est un manipulateur au service de l’oligarchie, qui n’a dû sa fortune qu’à l’admiration du lumpen prolétariat américain pour le émissions de téléréalité. Ne pas oublier qu’il a été capable de ruiner les entreprises basée uniquement sur la pierre, ce qui montre à quel point c’est un nul. Par contre il maitrise parfaitement la mise en scène des bas instincts, comme Tapie chez nous.
    Espérer quelque chose de lui montre le désarroi d’un grand nombre de commentateurs il fait partie de l’oligarchie qui entraîne le monde à la catastrophe comme avant lui les présidents des US qui sont nommés pour ça et quand je vois que certains placent leur confiance dans le Pentagone …


    • Fred79 Le 29 juillet 2017 à 18h58
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      Je doute fort que Trump ne doive sa fortune qu’à des émissions de télé-réalité, c’est un homme d’affaires qui a fait fortune de façon plus ou moins honnête, comme tous les milliardaires, mais à la limite ce n’est pas le problème ici.
      Ce qui compte, c’est la capacité qu’il aura à redresser l’économie des USA sans passer par la case 3ème guerre mondiale, ce qui nous attendait à coup sûr avec Killary et ses comptes de campagne dopés par l’industrie de l’armement militaire.
      Rien n’est gagné, c’est clair, mais excusez nous d’espérer éviter le pire pour la planète et pour les sans-dent de tous pays, toujours aux premières loges pour ramasser un missile sur la tronche.


    • Louis Robert Le 29 juillet 2017 à 21h32
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      Je partage tout à fait votre point de vue, manuel. Le faux espoir empêche de commencer de penser et tue.

      Et si tout cela n’était qu’un spectacle planétaire destiné à tromper les masses? Et si Trump ne se soumettait aucunement mais accomplissait tout simplement la tâche pour laquelle il se trouve à ce poste, qui est de restaurer l’hégémonie impériale perdue (America über alles) en préparant activement la prochaine Grande Guerre contre la Russie et la Chine?

      Qu’elle preuve avons-nous que Trump se soumet à qui que ce soit? Quelques-unes de ses paroles, toutes contredites par lui à un moment ou à un autre? Qu’est-ce donc qui prouve que la parole de Trump a une quelconque valeur? Selon moi, absolument rien.

      https://journal-neo.org/2016/11/25/the-dangerous-deception-called-the-trump-presidency/


  10. Bordron Georges Le 29 juillet 2017 à 16h59
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    ‘’Mensonges, menaces, accusations, sanctions, bombardements’’, ‘’Mensonges, menaces, accusations, sanctions, bombardements’’, … Voilà la politique étrangère des USA.
    Tout pays ayant une politique indépendante est considéré comme une menace pour eux. La justification de cela: La liberté d’imposer leur politique économico-financière internationale et leur ‘‘american way of life’’. Les deux choses s’étant révélées parfaitement délétères pour le Monde entier, particulièrement par la crise financière de fin 2007.


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