Source : The Washington Post, Greg Jaffe & Adam Entous, 19-07-2017

Prenant ainsi une décision qui témoigne de sa volonté de collaborer avec la Russie, le président Trump a décidé de mettre un terme à un programme secret de la CIA qui soutenait les rebelles syriens en lutte contre le président Bachar al Assad.

Le président Trump a décidé de mettre un terme à un programme secret de la CIA visant à armer et à entraîner les rebelles modérés syriens en lutte contre le président Bachar al Assad, prenant ainsi une décision qui, selon les responsables états-uniens, était souhaitée par Moscou.

Ce programme était l’élément essentiel d’une politique commencée par l’administration Obama en 2013 et destinée à exercer une pression sur Assad pour le forcer à démissionner. Cependant même les partisans de ce programme mettaient en doute son efficacité depuis que la Russie avait déployé ses forces en Syrie deux ans après.

Selon les responsables, l’abandon progressif de ce programme secret témoigne de la volonté de Trump de trouver des façons de collaborer avec la Russie, pour qui ce programme anti-Assad représentait une attaque contre ses intérêts. La fin de ce programme constitue aussi l’aveu des limites de l’influence de Washington, et de son moindre désir de voir Assad quitter le pouvoir.

Il y a exactement trois mois de cela, après que les États-Unis ont accusé Assad de faire usage d’armes chimiques, Trump a procédé, en représailles, à des frappes aériennes contre une base aérienne syrienne. À l’époque, l’ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley, avait déclaré : « Nous ne pouvons absolument pas imaginer qu’on arrive à la paix dans cette région avec Assad à la tête du gouvernement syrien. »

Selon des responsables, Trump a pris la décision de mettre un terme au programme de la CIA, il y a près d’un mois, après une réunion dans le Bureau ovale avec le directeur de la CIA, Mike Pompeo, et le conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster, avant sa rencontre du 7 juillet, en Allemagne, avec le président russe Vladimir Poutine.

Comment Trump transforme la politique étrangère de l’Amérique.

Les porte-parole du conseil national de la sécurité et de la CIA ont refusé de faire une déclaration à ce sujet.

Après la rencontre entre Trump et Poutine, les États-Unis et la Russie ont annoncé avoir convenu d’un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, le long de la frontière jordanienne, où beaucoup de rebelles, soutenus par la CIA, ont longtemps opéré. Pour Trump, ce cessez-le-feu limité est un exemple des retombées positives d’une relation constructive de collaboration avec Moscou.

La décision de mettre fin au programme secret visant à armer les rebelles anti-Assad n’était pas une condition préalable à des négociations sur le cessez-le-feu, qui étaient déjà bien engagées, déclarent les responsables états-uniens, qui ont accepté de parler de ce programme secret, à condition que soit respecté leur anonymat.

Les rapports de Trump avec la Russie ont été passés au crible à cause des enquêtes sur l’ingérence de la Russie dans l’élection de 2016. La décision de mettre fin au soutien de la CIA aux rebelles sera accueillie favorablement par Moscou, qui, depuis son intervention en Syrie en 2015, a concentré ses forces contre ces combattants.

Certains responsables passés et actuels, partisans de ce programme, considèrent la décision de Trump comme une concession importante.

« C’est une décision très grave », déclare un responsable en poste actuellement, qui n’a accepté de parler du programme secret que sous couvert d’anonymat. « C’est Poutine qui a gagné en Syrie. »

Avec la fin du programme de la CIA, l’implication des États-Unis en Syrie se limite maintenant à une campagne aérienne d’envergure contre l’EI et à un programme de formation et d’équipement du Pentagone en faveur des rebelles, en majorité kurdes, qui avancent en direction des bastions de l’EI à Raqqa et le long de la vallée de l’Euphrate. La stratégie à long terme de l’administration Trump, à la suite de la défaite de l’EI, consiste, semble-t-il, à faire tenir ensemble une série d’accords de cessez-le-feu régionaux avec des rebelles soutenus par les États-Unis, le gouvernement syrien et les Russes.

Le président syrien Bachar al Assad parle à l’Associated Press au palais présidentiel de Damas en 2016. L’administration Trump met fin à un programme de la CIA visant à armer les rebelles anti-Assad. (Syrian presidency via AP, File) (AP/AP)

D’après certains analystes, la décision de mettre un terme au programme va probablement accroître l’influence de groupes plus radicaux à l’intérieur de la Syrie et porter un coup à la crédibilité des États-Unis.

« Nous sommes en train de tomber dans le piège russe », a déclaré Charles Lister, attaché supérieur de recherches au Middle East Institute (Institut du Moyen-Orient), qui s’intéresse plus particulièrement à la résistance syrienne. « Nous fragilisons de plus en plus la résistance modérée. […] Nous sommes véritablement en train de les décapiter. »

Selon d’autres analystes, cette décision revient à reconnaître le caractère inexpugnable de la position d’Assad en Syrie.

« C’est probablement l’acceptation de la réalité », dit Ilan Goldenberg, un ancien responsable de l’administration Obama, directeur du programme de la sécurité au Moyen-Orient au Centre for a New American Security (centre pour une nouvelle sécurité américaine).

D’après des responsables du renseignement, les succès des rebelles en 2015 ont poussé la Russie à intervenir militairement et directement aux côtés du régime d’Assad. Certains responsables états-uniens et leurs alliés dans la région ont exhorté le président Obama à réagir en fournissant aux rebelles des armes antiaériennes de pointe pour que ces derniers puissent mieux se défendre, mais le président a regimbé, se disant inquiet de voir les États-Unis prendre le risque d’entrer en conflit avec la Russie.

Selon des responsables états-uniens de premier plan, le programme secret serait abandonné de manière progressive sur une période de plusieurs mois. Il n’est pas impossible, non plus, qu’on redirige cette aide vers d’autres missions, comme par exemple la lutte contre l’EI ou l’assistance aux rebelles pour leur permettre de se défendre contre les attaques.

« C’est une force que nous ne pouvons pas nous permettre d’abandonner complètement », déclare Goldenberg. « Si on cesse totalement d’aider les rebelles, alors on fait une énorme erreur stratégique. »

Selon des responsables états-uniens, la décision est soutenue par la Jordanie où certains des rebelles étaient entraînés, et elle a tout l’air de faire partie d’une stratégie d’ensemble de l’administration Trump qui cherche à se concentrer sur la négociation d’accords de cessez-le-feu limités avec les Russes.

Plus tôt dans le mois, cinq jours après l’entrée en vigueur du premier cessez-le-feu en Syrie, Trump a indiqué qu’un autre accord était en discussion avec Moscou. « Nous travaillons à un second cessez-le-feu dans une zone très difficile de la Syrie », a-t-il déclaré. « Si nous réussissons à nous mettre d’accord pour celui-ci et pour quelques autres, on finira, tout d’un coup, par ne plus tirer aucun coup de feu en Syrie. »

Le gros risque potentiel que comporte l’arrêt de ce programme, c’est que les États-Unis pourraient bien se trouver incapables d’empêcher d’autres pays, comme la Turquie et ses alliés du golfe Persique, de faire passer aux rebelles anti-Assad, y compris à des groupes plus radicaux, des armes plus sophistiquées, comme des systèmes antiaériens portables, les MANPADS.

Vers la fin de l’administration Obama, certains responsables avaient préconisé l’arrêt de ce programme, prétendant que les rebelles n’arriveraient à rien si les États-Unis ne les soutenaient pas au prix d’une escalade d’envergure. Toutefois le programme avait toujours le soutien d’une majorité des principaux conseillers d’Obama, qui faisaient valoir que les États-Unis ne pouvaient pas abandonner leurs alliés sur le terrain et laisser tomber l’opposition modérée, parce que cette décision porterait un coup à l’influence des États-Unis dans la région.

Même ceux qui se montraient sceptiques sur la valeur à long terme du programme le considéraient comme un atout crucial dans la négociation, atout qu’on pouvait utiliser pour forcer Moscou à faire des concessions quand on négocierait au sujet de l’avenir de la Syrie.

« On a commencé à penser à l’arrêt du programme, mais ce n’était pas quelque chose qu’on allait faire gratuitement », a déclaré un ancien collaborateur de la Maison-Blanche. « Abandonner [ce programme ] sans rien obtenir en échange serait stupide. »

Greg Jaffe est un journaliste du personnel national du Washington Post pour qui il travaille depuis mars 2009 et pour qui il avait auparavant couvert la Maison-Blanche et la Défense.

Adam Entous écrit sur la sécurité nationale, la politique étrangère et le renseignement pour le Post. Il a rejoint le journal en 2016 après plus de 20 ans au Wall Street Journal et à Reuters, où il a couvert le Pentagone, la CIA, la Maison-Blanche et le Congrès. Il a couvert le président George W. Bush pendant cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001.

Source : The Washington Post, Greg Jaffe & Adam Entous, 19-07-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

57 réponses à “Trump met fin à un programme secret de la CIA visant à armer des rebelles anti-Assad en Syrie, une mesure que souhaitait Moscou”

Commentaires recommandés

Fabrice Le 28 juillet 2017 à 06h52

On peut se demander à l’heure des réductions budgétaires chez nous à combien s’élève nos livraisons initialisées par Hollande, ils sera intéressant de voir les politiciens français expliquer aux militaires français que le budget manquant est équivalent à ses livraisons faites à des rebelles si “sympathiques”.

  1. Fabrice Le 28 juillet 2017 à 06h52
    Afficher/Masquer

    On peut se demander à l’heure des réductions budgétaires chez nous à combien s’élève nos livraisons initialisées par Hollande, ils sera intéressant de voir les politiciens français expliquer aux militaires français que le budget manquant est équivalent à ses livraisons faites à des rebelles si “sympathiques”.


    • Prae Le 28 juillet 2017 à 21h23
      Afficher/Masquer

      Si “modérés”, ces rebelles. J’aime la façon dont le journaliste se sent quand même obligé de préciser qu’ils sont bien modérés, ces rebelles. Faut être précis ! Pas assez précis cependant pour citer les fronts ou groupes dont il est question, des fois qu’on se rende compte que les modérés auraient pratiqué une ou deux décapitations mineures, attentats suicides avec des fillettes de 7 ans ou quelques lapidations de femmes infidèles.

      Notons aussi le framing de l’article qui est tellement dans l’air du temps. Suspendre le programme est “rentrer dans le piège des russes” mais c’est “l’acceptation de la réalité”. Autrement dit, there is no alternative, situation qui a l’air d’être la seule à motiver un libéral à bouger.


    • plaquet Le 28 juillet 2017 à 22h49
      Afficher/Masquer

      Dans le même temps, les états-unis continuent leur politique de sanctions envers la Russie! lard où cochon?


  2. Gonzo Le 28 juillet 2017 à 07h25
    Afficher/Masquer

    Définition du mot complot:

    “Atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation”. “Par extension, projet plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement.”

    Je sais bien qu’en droit international cette définition est plus nuancé, au demeurant ceux qui nous explique a longueur d’année et d’événements que les complots n’existent pas vont dans ce cas présent avoir du mal a nous le faire passer pour un fake news. Peut être vaut il mieux ne pas en parler que de pasticher de “complotiste” le Washington post.


  3. amike Le 28 juillet 2017 à 07h39
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Donc, le WaPo dit que ce n’est rien, qu’Obama voulait lui-même mettre fin à ce programme, dont il a certainement donné l’idée à Trump, programme qui avait des avantages : prévenir qu’on délivre des armes plus puissantes (rire), ou gager sa fin contre la destitution de Hassad (fou rire).

    Sérieusement, le Washington Post…


  4. Dimitri Le 28 juillet 2017 à 07h54
    Afficher/Masquer

    Quelqu’un peut m’expliquer comment un programme dit “secret” voit sa -supposée- fin publiée par un journal ?
    Il y a comme une incohérence.
    Dans les deux cas, pour l’instant cela semble une supposition qu’il faut avoir une sacrée dose de confiance aux sources (“les responsables”) qui la communiquent pour croire à une telle “vérité”.


    • JMD Le 28 juillet 2017 à 17h35
      Afficher/Masquer

      En juin 2015 un article du Washington Post révèle que la CIA a mené depuis 2013 contre le régime el-Assad « l’une [de ses] plus grandes opérations clandestines », dont le financement annuel avoisine le milliard de dollars
      En janvier 2016, un  article du New York Times dévoile le nom de code de la guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie : il s’agit de l’opération Timber Sycamore  
      http://maximechaix.info/?p=1770#more-1770


  5. Kiwixar Le 28 juillet 2017 à 08h25
    Afficher/Masquer

    Quoiqu’on pense de Trump et de ses louvoiements face à l’Etat Profond US, soyons contents que ce ne soit pas Hillary « we came we saw he died » Clinton aux commandes : « Putin must go » et « We came we saw we nuked ».


    • Fritz Le 28 juillet 2017 à 14h53
      Afficher/Masquer

      Oui, Trump est un moindre mal. Nous avons tendance à l’oublier.


  6. patrick Le 28 juillet 2017 à 08h29
    Afficher/Masquer

    Même les journalistes américains avaient fini par se poser des questions sur le b…l régnant sur place . C’est tout dire !!

    Les rebelles “modérés” armés par la CIA se battaient contre les rebelles “modérés” armés par le pentagone , ça fait désordre et ça laisse une impression de gaspillage de l’argent du contribuable.

    http://www.latimes.com/world/middleeast/la-fg-cia-pentagon-isis-20160327-story.html


  7. reneegate Le 28 juillet 2017 à 08h39
    Afficher/Masquer

    C’est incroyable, ces stratèges américains considèrent leur soutien de la “rébellion” en Syrie exactement comme l’intervention Russe légitimée par des accords entre les gouvernements Russe et Syrien et ce bien avant les premiers soulèvements. Il est tout de même très étonnants de voir ces “démocrates” soutenir et armer une insurrection. Ces américains seraient ils des révolutionnaires? pas dans leur pays en tout cas. Quid de soutenir une opposition démocratique? car il y a des élections en Syrie. Ce hiatus, nos présidents successifs (sarkosy, hollande) farouches anti communistes et anti révolutionnaires dans leur pays, acceptant la couverture militaire des US avec l’OTAN, soutiennent des djihadistes dans une guerre civile en Syrie et s’offusquent que la Syrie soit elle protégée par son allié Russe. Ces “socio-démocrates” auront tout détruit, le programme du CNR en France, mais aussi le droit international et ll’ONU. En définitive ce sont eux qui votent systématiquement les guerres et votent les régressions sociales. Les “socio démocrates” sont des fous furieux à l’extérieur et des collaborateurs de tous les pouvoirs forts chez eux. Miterrand a habité Vichy et pas Bordeaux, imaginez ce qu’a pu faire Hollande (bien pire).
    En conclusion l’immoralité, le manque d’ambition pour leur communauté (ils n’ont évidemment pas de patrie) les rendent incohérents et vils. Les peuples en occident doivent boire cette soupe sans grimacer ou bien se révolter. Voilà le seul choix qu’ils nous laissent : la guerre.


  8. Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 09h20
    Afficher/Masquer

    Voilà donc c’est officiel la CIA et ces alliés européens aidaient les terroristes en Syrie (rebelles dits modérés) a attaquer le dernier pays “laique” et moderne de cette région. Rappel : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/21/comment-paris-a-livre-des-armes-aux-rebelles-syriens_4475027_3218.html Pour rappel on nous disait qu’il y avait une révolution contre le “régime d’Assad”, avec “moults” exactions contre les “gentils rebelles” (de 80 nationalités) qui n’ont eu de cesse de massacrer, décapiter, détruire tout un pays et ce depuis 2011 ! La responsabilité des médias est énorme, il ne fallait pas dire que la main de la CIA était derrière sinon on était “conspiracist” et pourtant ici la preuve est dite (on le savait par d’autres sources) que c’est un coups d’état dans la lignée des pseudo-printemps arabes débutés en Afrique du Nord Oui nous avons détruit de nombreux pays du Croissant Fertile juste pour faire passer une pipeline de gaz ou voler le pétrole donc c’est du colonialisme pur.et dur et un génocide puisque de nombreuses personnes y ont laissés la vie, dont des minorités ethniques..Esclavage, traite d’humains, assassinats, shariah, trafics en tout genre voilà le genre de démocratie que nous avons apporté à ce pays martyre. Ou est passé le decodex pour nous expliquer la VO made in France ?


  9. Haricophile Le 28 juillet 2017 à 10h03
    Afficher/Masquer

    C’est instructif de voire que les rebelles modérés qui tranchent la gorge des ados devant les caméra ne voient leur financement cesser QUE pour des raisons stratégiques purement militaires.

    Les États Unis d’Amérique sont la première démocratie au monde et le pays de la liberté (et bénie par Dieu un peu comme l’Arabie Saoudite quoi…).


  10. Chris Le 28 juillet 2017 à 10h37
    Afficher/Masquer

    A propos des livraisons d’armes, M…… nous explique :
    17 États au moins ont participé à l’opération « Bois de Sycomore », dont l’Azerbaïdjan qui a assuré le transport de 28 000 tonnes d’armes et Israël qui a fourni de faux documents de destination finale.
    Depuis sept ans, plusieurs milliards de dollars d’armement sont parvenus illégalement en Syrie. On est loin d’une révolution démocratique…
    De nombreux documents attestent que ce trafic a été organisé par le général David Petraeus, d’abord à titre public depuis la CIA dont il était directeur, puis à titre privé depuis la société financière KKR avec l’aide de hauts fonctionnaires états-uniens et internationaux, dont le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman.
    Ainsi, le conflit, qui était initialement une opération impérialiste des États-Unis et du Royaume-Uni, s’est transformé en une opération capitaliste privée, tandis qu’à Washington, l’autorité de la Maison-Blanche était contestée par l’État profond.


    • Renaud 2 Le 28 juillet 2017 à 13h36
      Afficher/Masquer

      Oui, cette opération a un nom, nullement cité dans l’article : Timber sycamore. Les Crises avait relayé le 21 août 2016 un article de Maxime Chaix à ce sujet : http://www.les-crises.fr/operation-timber-sycamore-la-guerre-secrete-de-la-cia-en-syrie-est-principalement-financee-par-les-saoud/.


    • clauzip12 Le 29 juillet 2017 à 10h48
      Afficher/Masquer

      Toutes les opérations militaires des USA n’ont pour ultime finalité que l’aspect économique!
      Je perçois que les nombreux billets du site sur cette finalité ne sont pas lu régulièrement.Je rappelle que le pipe line alimentant l’Europe et passant par le Syrie est l’origine du soutient aux rebelles d’ASSAD.
      Ce pipe line avait pour finalité première le rejet de la dépendance de l’UE aux hydrocarbures Russes.
      Bien évidemment cet équipement était financé par des sociétés américaines.
      Le nouveau tracé nord Syrie modifie les données.
      Des bases militaires américaines sont crées dans la zone …laissée libre par le retrait de l’EI!…ou devrait passer le pipe line!


      • Lysbeth Levy Le 29 juillet 2017 à 10h59
        Afficher/Masquer

        Vous avez entièrement raison, “la guerre c’est l’économie” et “l’économie donne trop souvent la guerre”, c’était déjà le cas en 14-18 et en 1939-45 le grand vainqueur les Usa ont remplacé l’Empire anglais et perfectionné le système prédateur. Ils s’enorgueillissent d’être sur toutes les mers du monde normal avec le budget militaire si énorme. Oui ils veulent tout exploiter depuis la chute de l’ex-Urss ils sont parti à l’assaut des ressources planétaires, aux dernières nouvelles nous devrions donc acheter du gaz de schistes au lieu d’acheter celui de la Russie. Oui la finalité économique est bien la raison de toutes ces guerres. 130 ou plus de bases militaires partout ou il y a quelque chose à “gratter” et dernièrement ils retournent en Afghanistan : https://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/pers-j28.shtml donc les champs de pavot ne suffisent plus ..Encore une bonne guerre en vue ça n’en finit jamais. ..


  11. Shaolin Le 28 juillet 2017 à 10h54
    Afficher/Masquer

    Même si c’est immoral de notre point de vue, assis confortablement dans un siège, ça prend du sens sur place. On rappèlera que l’Occident n’y est pas pour grand chose dans le déclenchement de la révolution en Syrie, qu’assad, ses services secrets et ce qui lui restait de loyal ont répondu par une sanglante répression… tenter de détourner des groupes djihadistes d’autres groupes plus extrêmistes, ça se tient stratégiquement et tactiquement. Les russes le font et personne n’y trouve rien à redire. La Syrie c’est plus complexe que le “pauvre Assad qui défend son peuple face aux vils djihadistes sponsorisé par les petromonarchies et l’Occident manipulateur”. Ou la meilleure de toute “Assad est un rempart contre le terrorisme” zarkaoui hébergé en Syrie à la faveur du clan Assad? En tout cas, sa stratégie fonctionne bien, l’amnistie en 2011? Les chefs djihadistes libereés pendant que les manifestants pro démocratiques restaient en prison?


    • Fritz Le 28 juillet 2017 à 11h32
      Afficher/Masquer

      Tant que vous y êtes, n’oubliez pas les pauvres soldats syriens abattus dans le dos par les sbires d’Assad parce qu’ils refusaient de tirer sur la foule des manifestants pacifiques.

      C’est ainsi qu’au printemps 2011, les médias français “expliquaient” les pertes déjà conséquentes des forces de sécurité syriennes. Ce n’est que le 24 novembre 2011 (neuf mois après le début des violences) que nos radios ont reconnu que des soldats syriens avaient été abattus par des groupes de rebelles armés.

      France Info, 24 novembre 2011, journal de 21 h 30 : “dix-huit soldats fidèles au président ont été tués en deux opérations distinctes (…) Washington a déjà condamné les violences de la part de l’opposition, qui feraient le jeu du président Bachar al-Assad”.


    • Caracole Le 28 juillet 2017 à 11h36
      Afficher/Masquer

      Toujours la même propagande…
      “Les chefs djihadistes libérés pendant que les manifestants pro démocratiques restaient en prison?”
      C’est sur qu’assis sur votre fauteuil vous n’avez aucune idée comme se passe les prisons en Syrie. C’est pas les prisons françaises, ou tout est assez bien géré administrativement. Alors, imaginé dans un contexte d’un afflux massif de prisonnier d’un coup… Que certains futurs chefs djihadistes aient été libérés est bien plus surement expliqué par l’incompétence qu’autre chose… Mais c’est toujours la même chose. Si le camp du bien fait une incompétence, c’est juste une incompétence. Si le camp du mal fait une incompétence, c’est un plan machiavélique.
      Allez juste un exemple, Baghdadi a été emprisonné et relâché de camp Bucca. Mais évidemment, c’est juste dû à une incompétence…


      • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 12h19
        Afficher/Masquer

        Je vois…. je vois surtout, concernant la Syrie, des gens qui dénoncent une propagande pour mieux se vautrer dans une autre! Les USA devraient être devant le tpi pour l’Irak, l’agression et le n’importe quoi qui a suivit… on est d’accord, ce sont des impérialistes, la nation “exceptionnelle”! Je ne remet pas en cause. Mais je répète: la Syrie a fricotté avec le djihadistes bien avant 2011, pendant et après! Mais comme tous les pays du moyen orient. Il y a assez de témoignage et de livres sur le sujet pour l’apprendre. Et ils sont tous passé par bucca!!! Tous! Savez que les américains à bucca n’avait pas le droit de garder indéfiniment les prisonniers, qu’ils étaient obligés de les remettre aux autorités irakiennes? Tout ça est bien plus complexe vraiment, je ne viens ici point jouer le troll, je vois juste des gens qui parlent d’assad comme un résistant à la de Gaulle!! C’est trop pour moi!


        • Caracole Le 28 juillet 2017 à 12h40
          Afficher/Masquer

          En fait, vous aimez le verbiage ?

          “Je ne remet pas en cause. Mais je répète: la Syrie a fricotté avec le djihadistes bien avant 2011, pendant et après!”
          => Oui, vous le dites vous même, comme tous les pays du moyen orient, ou comme tous les pays du monde en réalité…
          On ne peut reporcher à Assad de faire comme tout le monde… Et on ferait bien de regarder nous même notre “fricotation” avec nos extremistes chez nous.

          Super votre précision sur Bucca. Quel utilité ?

          Sinon, personne ici ne le compare à De Gaulle, sauf vous.


          • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 13h26
            Afficher/Masquer

            L’utilité sur bucca c’est que les américains n’avaient pas la main sur chaque rouage de la société irakienne. Il y a d’autres facteurs qui expliquent le conflit autre que la main de l’Occident. Le moyen orient a une histoire et sa dynamique propre… ce qui arrive aujourd’hui, serait arrivé de toute façon, plus tard sûrement, même sans l’intervention debile des USA en irak… ça fait quand même 50 ans que l’islamisme radicale se répand dans tout le mo, en Asie, en Afrique noire, même en Europe!


            • christian gedeon Le 28 juillet 2017 à 13h44
              Afficher/Masquer

              Shaolin dit certaines vérités…et un paquet d’erreurs notamment sur la libération des islamistes,qui a été exigée à cors et à cris par les “manifestants” et par…la Ligue arabe! Et non,Assad n’est pas un “gentil”. Mais les autres sont beaucoup plus méchants,n’est ce pas? Enfin je partage l’analyse de Shaolin sur la logique propre de cette région…l’islamisme ne date pas d’hier ni d’avant hier entre wahhabisme,frères musulmans et…révolution islamique iranienne. Même les plantes les plus vénéneuses(intervention occidentales,mais pas que) ont besoin d’une terre adaptée pour pousser…


            • Caracole Le 28 juillet 2017 à 13h53
              Afficher/Masquer

              En fait, soit vous avez un gros problème de logique, soit vous êtes aveugle.
              Les américains se sont permis de détruire tout un pays sur un mensonge, et vous nous expliquez qu’il n’était pas libre de faire ce qu’il leurs plaisait de leurs prisonnier, car ils “n’avaient pas la main sur chaque rouage de la société irakienne” car les americains n’avaient pas “le droit de garder indéfiniment les prisonniers”, vous arrivez a vous convaincre de ça ?

              Ensuite votre discours sur Assad…. Encore une fois vous êtes bien plus extrémiste dans vos propos que ceux qui ont été rapportés sur ce site.

              “ce qui arrive aujourd’hui, serait arrivé de toute façon, plus tard sûrement, même sans l’intervention debile des USA en irak…” Et maintenant, des propos de madame mirma. Fantastique. Vous savez, l’islamisme radical arrive très bien à se propager et à prendre le pouvoir sans guerre civile… C’est bien l’un de seuls points “positifs” des frères musulmans, c’est que malgré tout ils n’emploient pas la guerre civile pour leur prise de pouvoir.


            • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 13h59
              Afficher/Masquer

              Il n’ y a rien d’irréversible et encore moins l’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays et la Bucca était un camps de concentration/rééducation du genre “Guantanamo” et que je sache qui a demandé aux Usa de mettre les pieds dans la région ? de quel droit sinon celui du plus fort ? Si vous trouvez qu’il y a trop de radicaux demandez aux anglais et américains qui les ont nourri pendant plus de 50 ans : des Frères musulmans aux “freedom fighters” de Ben Laden devenus les Talibans que nous avons soutenu contre l’Urss. Donc ce sont bien eux les “Frankenstein”. Que penser aussi de toutes ces informations : https://placedumarche.wordpress.com/2012/03/13/le-canard-enchaine-29-fevrier-2012-une-internationale-de-barbouzes-prepare-un-coup-detat-en-syrie/ et le grand plan de redécoupage du MO élargi vous connaissez ? http://www.huffpostmaghreb.com/2013/10/25/moyen-orient-armee-americ_n_4157849.html Le concepteur appelle celà les “frontières de sang” et bien voilà le “bain de sang” a bien été mis en place et ce avant avec Bernard Lewis et Hutington pour un nouveau Sykes-Picot…


        • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 12h45
          Afficher/Masquer

          Des “preuves” qu’il a fricotté avec les djihadistes ? Et qui d’ailleurs le combattent depuis l’époque de son père vu que se sont des FM, donc trop facile de parler de “criminel Assad” en évitant de donner vos sources. Personne ne dit qu’Assad est “De Gaulle” et que je sache celui ci (De Gaulle) a bien des cadavres dans son placard dont on ne parle pas trop. Donc la comparaison est malheureuse Assad n’a fait que défendre son pays, ses ressources, et son peuple car l’armée syrienne “laique” comme la société met à égalité toutes les communautés. Vous êtes déconnecté et de quels livres parlez vous ? Garance Le Caisne ? Marie Peltier ? Samar Yazbek ? Hala ou Basma Kodmani ? Celui d’un “exilé riche” et “vendu” au Qatar, d’origine syrienne voulant remplacer Assad, pour se mettre à sa place ?
          Sources SVP ..Merci. ici on lutte contre la propagande de guerre.


          • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 14h42
            Afficher/Masquer

            Je comprends pour les sources, mais hélas je ne me trimballe pas avec une bibliothèque sur moi… sinon c’est là qu’on se quitte: je ne pourrais pas dire qu’assad “défend” son peuple, j’en rirais presque si on ne parlait pas d’une dictature dans laquelle on arrête arbitrairement, on torture et tue des prisonniers! J’aime bien ces pays laiques dont il est inscrit dans la constitution que le président doit être musulman… esy ce que vous êtes au moins d’accord pour dire qu’assad est un dictateur (avec ce que cela implique en terme institutionnel)? Ou même ça c’est de la propagande américaine?


            • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 15h43
              Afficher/Masquer

              Et bien dommage, car moi je peux vous donner cet article ou Mme Rice rencontrant Ehud Barak parle clairement d’un “nouveau moyen-orient” avec le “chaos constructeur” qui en découlera : http://gulfnews.com/news/americas/usa/the-new-middle-east-and-its-constructive-chaos-1.1218872 vous affirmez sans rien prouver a part répéter “ad nauséum” les mensonges occidentaux déjà vu pour la Yougoslavie, Serbie, Afghanistan Irak et Lybie puis la Syrie ou soudain son président (et non dictateur) serait devenu “fou” car jusque là personne n’avait rien à dire contre lui. Est-ce que vous en voulez encore d’autres ? Et bien l’Iran le énième pays a restructurer par la force militaire et même éradiquer selon l’ami Netanyahou. Donc vous êtes d’accord on bombarde encore ? Et toujours sur la base d’ignobles mensonges préparés par des boites de com, les médias aux ordres. Encore des ‘frontières de sang’ pour vous servir. Assad n’est pas responsable d’être attaqué, agressé par des “mercenaires” drogués financés,armés, entrainés par les anglo-saxons et européens. Assad est leur président, aux syriens.
              Sorry..


        • Fritz Le 28 juillet 2017 à 13h26
          Afficher/Masquer

          @Shaolin

          Nous pouvons discuter calmement malgré nos désaccords, c’est enrichissant. En quoi la Syrie d’Assad a-t-elle protégé Zarkawi ? Ce personnage nébuleux était sans cesse invoqué pour justifier les bombardements sur Fallouja en 2004 : “ces frappes visaient le groupe du terroriste Abou Moussab al-Zarkawi, lié à al-Qaida”. Mais avant la formation de Daech, les combattants sunnites de Fallouja étaient des résistants qui combattaient l’occupation de leur pays par une armée d’agression. Certes, leur résistance fut le terreau du futur Daech.

          Vous me rappelez les propos de Laurent Murawiec, ex-larouchiste devenu néocon, qui déclarait en avril 2003 : “La Syrie, c’est l’entrepôt du terrorisme”. Cela, juste après la chute de Bagdad, comme s’il voulait enchaîner de la guerre d’Irak à la guerre de Syrie.


          • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 14h01
            Afficher/Masquer

            Bonjour Fritz! La Syrie a hébergé zarkaoui avant qu il reparte en Irak pour diriger AQI (al Qaïda en Irak), le clan Assad étant au courant. La Syrie a lâché d’ailleurs bon nombre de djihadistes pendant les premiers temps de l’invasion us de l’Irak. Pas pour rien que les USA ont passé la frontière pour lâcher qlq bombes en Syrie il y a qlq années… muraviec (je ne connais pas) n’a pas tort, si après 2001, tous ces dictateurs ont calmé leurs liens avec les radicaux islamistes, les affaires ont repris leurs cours depuis… la Syrie était un lieu de prédilection pour djihadistes avant 2011, comme tous les dirigeants de la région, il les choyait de peur qu’ils s’en prennent à leur pays, et pour aller titiller les voisins… le moyen orient est tellement complexe, rien que la structure tribale de ces sociétés est déjà un frein à la compréhension des relations sociales pour un occidental… l’islamisme radical était déjà partout au mo avant les printemps arabes, contenu, mis sous le tapis, mais la quand même. Les USA ont gratté l’allumette, erreur impardonnable. Pour autant ils ne sont pas responsables de TOUT au mo…


          • amer Le 28 juillet 2017 à 21h16
            Afficher/Masquer

            Ceux qui affirment que la Syrie a favorisé les groupes djihadistes sont des gros menteurs; pour Zarkawi faut chercher du côté de Woolsey, Brenan et Petraeus, tout le reste c’est de la littérature.


    • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 11h58
      Afficher/Masquer

      Zarkaoui a appelé au “djihad mondiale” de tous les mercenaires, contre la “Syrie Laique” pourquoi dites vous n’importe quoi ? tout le monde a des preuves de l’implication américaine ET européenne contre ce pays le dernier laique et indépendant financièrement. Zarkahoui est un allié des Frères Musulmans qui déteste le “clan Assad” et de plus on l’appelle “l’Imam de l’Otan”. Franchement vous aussi êtes assi dans votre fauteuil et pour rien prouver de votre côté que de répéter la propagande de ce même Otan ..Merci on se passera de telles “lumières noires”. Vous en avez d’autres comme ça je suppose ?


      • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 14h45
        Afficher/Masquer

        La Syrie a gardé zarkaoui au chaud dans les débuts de la guerre d’Irak, je n’ai plus les dates exactes. Il a évolué vers un takfirisme intransigeant, même ben Laden le trouvait trop radical (notamment sur la question des meurtres des musulmans)… il a eu le temps de s’affirmer en chef et de viser la Syrie plus tard…


        • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 17h02
          Afficher/Masquer

          Encore une fois Shaolin ou sont vos preuves ? on a dit qu’il est mort en 2006 il ne se passait rien en Syrie a cette époque. Vous affirmez ce faux fait juste pour accréditer que la Syrie ou Assad n’a que ce qu’il mérite ? Et que je sache les radicaux sont bien le résultat des opérations de la CIA et services alliés déjà en Afghanistan et ensuite dans les pays regorgeant de matières premières, a déstabiliser afin de “changer le régime”. Et votre “Zarkaoui” était une “opération psychologique” qui a été revendiqué par leur concepteur.américain puis éliminé en 2006. En fait vous répétez la “doxa néoconservatrice” de Murawiec Laurent dit “le français”, avec qui d’ailleurs vous “êtes d’accord” plus haut. Vous voulez faire comme si ces “radicaux” sortaient de terre naturellement, et donc exit les “manipulateurs” occidentaux prêt a tout pour du gaz ou du pétrole.


      • Fritz Le 28 juillet 2017 à 15h10
        Afficher/Masquer

        @Lysbeth Levy

        Zarqawi (Abou Moussab al-) est mort en 2006, tué par une frappe américaine. Il n’a donc aucun rapport avec la guerre de Syrie commencée en 2011. A partir de 2004, sa figure était utilisée par les médias occidentaux pour discréditer la résistance irakienne, en l’assimilant à un terrorisme d’origine étrangère (un peu comme “l’affiche rouge” placardée par les Allemands en 1944).

        @Shaolin

        Je pense que cette réaction profondément humaine de Michael Berg (le père de Nicholas Berg, décapité en 2004 par Zarkawi) devrait vous intéresser : il est interrogé par CNN sur la mort de Zarkawi.
        http://edition.cnn.com/2006/WORLD/meast/06/08/berg.interview/

        “what we call the insurgency, and what I call the resistance, against the occupation of one sovereign nation.”


        • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 16h29
          Afficher/Masquer

          Oui merci je viens de revoir mon erreur car c’est pratiquement un homonyme d’autres terroristes jamais inquiétés pour être du côté du manche “occidentalo-saoudien”. Dont acte celui ci est une sorte de “pion”, dont on a écrit “la vie au jour le jour” si on en croit le lien : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/09/AR2006040900890_pf.html Il est dit que ce type était une opération spéciale, cela correspond à ce que vous dites ici .Je n’ai jamais lu que ce type était en Syrie mais notre ami Shaolin ne peux me donner la source. Je ne vois pas en 2006 ce qu’il aurait pu faire en Syrie qui a coopéré dès le 11 septembre 2001 avec les américains afin de faire arrêter toute personnes dont le nom ressortait en tant que “terroriste” et extradé si il le fallait.


      • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 16h20
        Afficher/Masquer

        Ah pardon je pensais à l’imam du même nom toujours en vie, au temps pour moi, mais pour autant votre”grand terroriste” Zarkaoui le vrai mort en 2006 a été reconnu par ces “concepteurs” comme un excellent ‘psy-op’ de quoi donner un os a ronger pour faire le lien entre l’Irak et le 11 septembre pour les “naifs” que nous sommes, et oui il faut la faire vivre sa “marionnette” : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/09/AR2006040900890_pf.html Encore un coups joué pour accréditer qu’il y avait un méchant ancien d’Al Qaida et faire le lien avec l’Irak mais jamais il n’est dit qu’il ai été en Syrie, se réfugier..Et c’est là que les Usa interviennent pour “sauver le Monde” de cette “Bête” qu’ils ont en vérité créé de toute pièce. Hollywood travaille jours et nuit mais en code militaire ce sont des Psy-Op. Vous dites connaitre bien le sujet vous ? Si c’est en répétant la doxa anti-muslim ou islamophobe et donner une bonne raison d’intervention militaro-humanitaire vous inversez la cause et les effets du fuel pour les “anti-arabo-musulmans” qui font “fuhrer” sur certains sites extrêmistes.


  12. Fritz Le 28 juillet 2017 à 11h16
    Afficher/Masquer

    Donc, d’après les brillants analystes américains relayés par le Washington Post, cesser d’armer des rebelles islamistes pour se recentrer sur le combat contre l’EI alias Daech, c’est “tomber dans le piège russe” (Charles Lister), “décapiter la résistance modérée” et “favoriser les plus radicaux”.

    Toujours la même fable : les rebelles islamistes seraient la meilleure force pour combattre les barbares de Daech, alliés objectifs d’Assad et de Poutine, etc. Et les gentils forment une “coalition” habilitée à “intervenir” contre le complot assado-poutino-daéchique.

    Quant à la vidéo du WaPo, j’ai arrêté à 1’18 : “En avril, Assad a attaqué une ville dans le nord de la Syrie avec des armes chimiques”.


    • Chris Le 28 juillet 2017 à 13h32
      Afficher/Masquer

      https://groupegaullistesceaux.wordpress.com/2017/07/20/poutine-a-gagne-en-syrie-trump-met-fin-au-soutien-de-la-cia-aux-rebelles-syriens/
      Ilan Goldenberg, un ancien haut fonctionnaire de l’administration Obama et directeur du Programme de sécurité au Moyen-Orient au Centre pour une nouvelle sécurité américaine, déclarait il y a peu: « C’est une force que nous ne pouvons pas nous permettre d’abandonner complètement. S’ils mettent définitivement fin à l’aide aux rebelles, ce serait une énorme erreur stratégique. »
      Sauf que là, les US sont obligés de lâcher, pris à revers par la jonction chiite syro-irakienne du 9 juin, advenue malgré les bombardements répétés sur l’AAS, la présence britannique auprès des forces jordaniennes et des Israéliens appuyant les djihadistes sur le Golan.
      Les zones de désescalade négociées par les Russes touchent entre autres le plateau du Golan où s’installent la police militaire russe… et non pas américaine comme l’aurait voulu Bibi qui n’a pas manqué de protester… dans le désert.
      Game is over.
      Voilà qui vérifie la récente déclaration de l’ambassadeur US Robert Ford :
      «Les États-Unis peuvent difficilement faire face à l’Iran en Syrie. Il est probable qu’ils se retireront, comme ils se sont retirés du Liban, en 1983, il y a 35 ans, après les attentats contre l’ambassade américaine à Beyrouth et le PC des Marines dans le secteur de l’aéroport de la capitale libanaise. Comme ils se sont retirés de l’Irak, il y a une dizaine d’années».


  13. Catalina Le 28 juillet 2017 à 12h04
    Afficher/Masquer

    Shaolin, vos nous régurgitez le blabla médiatique :” qu’assad, ses services secrets et ce qui lui restait de loyal ont répondu par une sanglante répression”

    https://www.youtube.com/watch?v=ECiZHvb6280

    “Ce documentaire décrit la guerre psychologique menée par les médias principaux pour faciliter le renversement du gouvernement syrien selon l’agenda occidental. Il montre comment les médias ont contribué directement à l’effusion de sang en Syrie.
    Le documentaire dé-construit les principales allégations présentées par ces acteurs , à savoir que le gouvernement syrien aurait systématiquement réprimé des manifestations pacifiques perdant ainsi sa légitimité. Il montre comment de telles allégations sont étayées par des preuves insuffisantes et ne sont donc que de la propagande pour servir les intérêts de la politique étrangère de leur pays.
    Ce documentaire comprend :
    -la preuve de faux rapports diffusés / publiés par CNN, BBC, Al Jazeera et d’autres ;
    -des entretiens avec un échantillon de la population syrienne : un acteur, un artisan, un journaliste, un résident de Homs et un militant qui ont tous été touchés par la crise.

    Produit par les journalistes Lizzie Phelan et Mostafa Afzalzadeh.
    Monté par Lizzie Phelan.

    Publié le 8 octobre 2012.”


    • Shaolin Le 28 juillet 2017 à 14h22
      Afficher/Masquer

      Pas de souci Catalina. J’ai l’impression d’être le vilain canard… que les occidentaux en fassent des tonnes sur la répression d’assad, c’est cohérent. Je me souviens du cirque sur Alep, surtout comparé à mossoul… 2 poids 2 mesures. Je ne nie pas. Il ne reste pas moins qu’assad est un dictateur, et qu’il a agit en dictateur. J’ai lu trop de témoignages d’horizons différents pour que cela ne soit qu’un mirage. Après, j’imagine qu’après plusieurs années à vendre Assad comme une victime, c’est dur de changer de position. S’enorgueillir de résister à la propagande occidentale pour accepter celle d’assadsans sourciller (cela vous vient il a l’idée que les syriens font de la propagande aussi?), c’est fort! Surtout sur ce genre de site.


      • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 16h43
        Afficher/Masquer

        Pardon mais vous ne donnez “aucune source” de votre “Assad est un dictateur” alors excusez moi mais oui vous ne faites que répéter que les “énièmes propagandes” anti-syrienne pour dégommer Assad. Puisque selon vous il est coupable donc il est légitime de le bombarder lui et son pays ? Pourquoi soudain des anciens amis de l’Occident deviennent “fou” dictateur, tueur”, au point d’obliger la communauté dite “internationale”(toujours la même) d’intervenir de manière aussi mortelle ? Si vous dite qu’il est coupable donc vous êtes pour une intervention à la Lybienne, Irakienne, serbe ou yougoslave ? Vous parlez de Mossoul et son traitement après les mensonges sur les ADM et autres gaz (déjà !) du tyran qui tue son propre peuple (encore) voici les résultats : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/massacre-mossoul-nous-avons-tu-tout-le-monde-l-ei-les-hommes-les-femmes-et-les-enfants Même Assad n’a pas fait ces choses là il y a un “centre de réconcialisation” pour permettre un juste traitement des crimes et délits voir amnisties des “combattants étrangers”. . .


        • Lysbeth Levy Le 29 juillet 2017 à 12h52
          Afficher/Masquer

          @ Maitre Shaolin : ” et j’aimais (oui au passé) bien ce site car il essayait de gratter pour voir ce qu’il se passe derrière; je ne sais pas si c’est ce site (compris avec les commentateurs) ou moi, mais il y a évolution!”
          – Pouvez vs mieux expliquer ici ? Avant “c’était mieux” mais avant quoi quand ?
          – “ce conflit n’est quasiment pris que par le prisme des guerres par procuration us/russe, alors que d’autres dynamiques sont tout aussi , voire plus, déterminante, notamment la djihadiste.”
          Parce qu’il n’y pas de guerre par proxy en Syrie ? Ni en Lybie ? Ni en ex-Yougoslavie ? Ou alors ça n’existe que dans “certains” esprits .”complotistes”, même Wikipedia l’avoue il y a bien des “guerres par proxies” : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_par_procuration
          “j’ai l’impression d’être le vilain canard”…face aux “vilains” cygnes de “ce site” qui selon vs était mieux “avant” ?
          Si vous pouviez éclairez ma lanterne Maitre…
          Vous être notre Bon Dalai Lama !


  14. SanKuKai Le 28 juillet 2017 à 12h34
    Afficher/Masquer

    Je cite: “Après la rencontre entre Trump et Poutine, les États-Unis et la Russie ont annoncé avoir convenu d’un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, le long de la frontière jordanienne, où beaucoup de rebelles, soutenus par la CIA, ont longtemps opéré. Pour Trump, ce cessez-le-feu limité est un exemple des retombées positives d’une relation constructive de collaboration avec Moscou.”

    C’est très bien tourné de la part du Wapo car ce cessez-le-feu ne serait-il pas plutôt dû au Blitz de l’armée Syrienne qui a atteint la frontière Irakienne par surprise et enfermé les Proxies US près de la frontière Jordanienne? (http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/urgent-syrie-la-frontiere-atteinte.html)
    Comme en Ukraine, on povoque la guerre et quand ça va mal sur le terrain et que le rapport de force est défavorable, on demande un cessez le feu. Ensuite les journaux presentent le cessez-le-feu comme une volonté de Paix.


  15. Phil-A Le 28 juillet 2017 à 15h05
    Afficher/Masquer

    zarquawi est tres probablement un pur produit de la WOT(r) de Bush.
    Il leur fallait un nom a detester pour remplacer bin laden dans la chambre d’echo mediatique.
    https://web.archive.org/web/20041101090827/http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2004/10/04/wirq04.xml


    • aleksandar Le 29 juillet 2017 à 14h07
      Afficher/Masquer

      Petite anecdote sur Zarquawi.
      Une opération a la jambe l’avait laissé boiteux.
      Mais lors d’une intervention américaine pour le tuer, ce boiteux a sauté de l’arrière du camion et s’est enfui…………en courant !
      Sont fort cs djihadistes !


      • Lysbeth Levy Le 29 juillet 2017 à 15h43
        Afficher/Masquer

        Tiens cette histoire me rappelle la fuite de Ben Laden et du mollah Omar sur une mobylette vers le Pakistan proche !. Qui les a vu sur la mob ? On sait pas bien mais c’était “écrit dans le scénario, et repris ensuite par les Guignols de l’Info quand ils étaient autorisés à rire de tout
        D’étranges “personnages” médiatisés dont on ne sait si ils ont bien existé, si Ben Laden on peux le prouver bien sur. Curieusement ces “idiots utiles” sont souvent formés aux “méthodes contre-insurrectionnelles” des anglo-saxons : http://www.bilan.ch/jerome-gygax/politique-internationale/apprennent-guerres-contre-insurrectionnelles-letat-islamique “Manipulations et formatage de l’opinion” vont très bien ensemble.


  16. christian gedeon Le 28 juillet 2017 à 17h59
    Afficher/Masquer

    Ce qui me frappe le plus dans cette discussion,c’est qu’on dirait que l’histoire de ces pays commence au XXième siècle! Et avec “les occidentaux ” donc en 1919, avec les mandats…qui n’ont duré que 25 ans au demeurant…on fait “comme si “les peuples de ces pays n’étaient rien…pas coupables,pas responsables,pas gouvernables,sans Histoire,sans âme…des zombies qui obéissent aveuglément à la moindre injonction occidentale,en fait…l’Irak a été détruit par les us? Bien sûr,qui le nierait…où étaient donc passés les “frères ” arabes? Se sont ils portés à la défense de l’Irak? Bien sûr que non…et on peut remonter comme çà loin dans le temps.Jusqu’à Saladin même,devenu paladin des “arabes “,alors qu’il était kurde sunnite et vouait une haine sans limites aux chiites fatimides dont il détruira d’ailleurs la dynastie…Les peuples sont AUSSI responsables de ce qui peut leur arriver,non?


    • Lysbeth Levy Le 28 juillet 2017 à 21h33
      Afficher/Masquer

      – 1 les indiens d’Amérique sont responsables de leur génocide par les blancs 2 .Les africains sont responsables de leur esclavage, génocide par “les blancs” 3 – les juifs d’Europe sont responsables du génocide par les nazis et collaborateurs – 3 les colonisés sont responsables de leur colonisation par les colons – 4 les violé-e-s sont responsables de leur viols,- 5 les peuples européens occupés par les nazis sont responsables de leurs propres crimes. Donc avec vous c’est facile “d’essentialiser” les victimes sont au même niveau que leurs bourreaux. “Essentialiser l’autre” voilà après tout ils n’ont que ce qu’ils méritent ces maudits “arabes musulmans”, (il faut toujours blâmer la victime d’ailleurs on la tue plus facilement),
      j’ai bon là ?


      • christian gedeon Le 28 juillet 2017 à 23h22
        Afficher/Masquer

        Tout faux en fait et ce n’est pas digne de vous.Ou alors vos croyances,parce qu’ à ce niveau là ,il s’agit bien de croyances,et plus de convictions,vous empêchent de voir ce qui est,et qui vous est manifestement insupportable…et arrêtez donc avec vos histoires de viols et de nazis,çà ne ressemble à rien.Oui,les peuples de la région sont en partie responsables de ce qui leur arrive,évidemment.Le nier,c’est juste nier leur libre arbitre.Quant à votre obsession anti islamophobe,je vous signale simplement que le XXième siècle a vu un déchaînement de haine et de violence en Europe avec lequel les musulmans n’avaient rien à voir…sortez des ornières et enlevez vos œillères. Tout n’est pas de “la faute” des USA partout dans le monde,n’est ce pas?


      • aleksandar Le 29 juillet 2017 à 14h12
        Afficher/Masquer

        Excellent résumé Lysbeth, vous avez tout juste..
        Ajoutons que les peuples sont effectivement responsables de ce qui leur arrive………..sauf en cas d’agression étrangère.


  17. RGT Le 28 juillet 2017 à 22h41
    Afficher/Masquer

    Si les occidentaux pouvaient foutre la paix à ces peuples et cesser leurs ingérences il y aurait quelques millions de morts en moins et beaucoup moins de haines inter-communautaires.

    Même si certaines communautés se détestent elles ne s’entre-tuent pas “spontanément” car leurs membres savent pertinemment qu’une “déclaration de guerre” se terminerait immanquablement dans un bain de sang dont ils seraient victimes.

    Alors ils “cohabitent” simplement pour éviter de se retrouver sur la liste des victimes.

    Par contre, quand un “petit malin” vient de l’extérieur pour foutre le bordel en se débrouillant pour monter ces communautés les unes contre les autres ça se termine très mal.


    • RGT Le 28 juillet 2017 à 22h54
      Afficher/Masquer

      Et il n’y a pas que le moyen-orient qui est dans cette situation.

      Imaginez un seul instant ce qui pourrait advenir si un état “bienveillant” s’amusait à “titiller” les noirs, les latinos, les asiatiques et les WASP en augmentant les rancœurs au sein des USA.

      Vu le nombre d’armes à feu en circulation dans ce pays il ne serait même pas nécessaire d’armer les “rebelles modérés”, ils sont déjà sur-équipés.

      C’est ignoble pour ce peuple mais une telle action inciterait dirigeants de ce pays à plus de “modération” dans les “interventions extérieures”…

      Et le peuple, ayant vécu l’enfer de ces guerres civiles sanglantes “importées”, se montrerait farouchement opposé à toute intervention de ce type de la part de son propre gouvernement.

      Pour l’instant, depuis la guerre de sécession ENTRE ÉTATS ce pays n’a pas connu de guerre sur son propre territoire.

      Une petite “piqûre de rappel” serait bénéfique à ses dirigeants… Et au reste de la planète.


  18. aleksandar Le 29 juillet 2017 à 14h14
    Afficher/Masquer

    Un président américain qui respecte au moins une de ses promesses de campagne, Je comprends que le Wapo soit en colère.


  19. Lysbeth Levy Le 29 juillet 2017 à 15h04
    Afficher/Masquer

    Dire qu’un journaliste suisse dit la “même chose” que nous ou va t’il chercher tout ça ? Je met le lien tant ces idées sont “brutales” sur le “camps occidental” démocratique : http://www.bilan.ch/jerome-gygax/politique-internationale/de-theorie-chaos-constructif-a-guerre-de-democratisation-moyen#_ftn1
    Honte à lui de prétendre que tout a foiré malgré les milliards jetés dans ces bonnes guerres démocratisant à “tour de bombes”… heu… de “bras”. Si il continue à “fantasmer” sur le “pouvoir occidental” il va mal finir ce jeune gars. Dommage…


Charte de modérations des commentaires