Source : Le Figaro, Coralie Delaume, 25-05-2016

Jean-Claude Juncker, Président luxembourgeois de la Comission Européenne

Jean-Claude Juncker, Président luxembourgeois de la Comission Européenne

FIGAROVOX/DECRYPTAGE – Jean-Claude Juncker a déclaré que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire».Pour Coralie Delaume, l’économie de notre pays est depuis longtemps l’application des orientations de l’Union européenne.


Coralie Delaume est journaliste. Elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog


La loi El Khomri est un produit d’importation made in Union européenne (voir explications détaillées ici). Les «Grandes orientations de politique économique» (GOPÉ), dont l’existence est posée par les traités, et le «Programme national de réformes» (PNR), qui s’inscrit lui-même dans le cadre de la stratégie Europe 2020 «pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive» (tsoin-tsoin), prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale.

[Article à lire sur Le Figaro. Je ne mets que la fin]

 

Or pour Jean-Claude Juncker, il se trouve que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire». Le minimum seulement. Et, avec un peu de chance, de constance et d’audace, une simple étape vers ce rêve éveillé que constitue l’idéal grec!

Autre grand bavard: Pierre Moscovici. Lui assume mieux encore que Juncker, et ses insinuations n’en sont plus. Ce sont même des aveux : oui, l’Union européenne veut la loi El Khomri. Dans un entretien publié ici le 18 mai soit, précisément, le jour de la parution des recommandations adressées par la Commission à la France dans le cadre du «semestre européen», le commissaire aux Affaires économiques faisait connaître sa volonté. S’il minaudait tout d’abord en prétendant qu’il ne lui appartenait pas de «juger» la Loi travail, il rappelait toutefois qu’il lui appartenait bien de l’exiger: « Tout ce que je peux dire, c’est que la réforme est indispensable et qu’y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente: celui de s’y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n’est pas nécessaire et qu’elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s’exprimer dans les élections, pas dans les sondages ».

C’est vrai. En principe, sauf à vivre dans le chaos de la démocratie d’opinion, les scrutins font foi bien plus que les sondages. Mais en principe aussi, le pouvoir exécutif français se situe à l’Élysée et à Matignon (Paris, France), et non dans le bâtiment du Berlaymont (Bruxelles, Belgique). Sauf à vivre dans le chaos de la démocratie congédiée.

Évidemment, si les choses en sont là, et Moscovici le dit fort bien, c’est en raison «des traités que les gouvernements et les Parlements de l’Union européenne, à commencer par celui de la France, ont signés». C’est là l’argument dont les européistes se prévalent sans cesse, car il n’y a plus que ça en magasin. Au passage, ils se hâtent d’oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l’on s’assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s’est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c’était début du détricotage de la zone euro.

Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés: «il n’est pas question que l’économie de notre pays soit prise en otage». Ils sont pourtant incontestables: l’économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité. Simplement, les rançonneurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Source : Le Figaro, Coralie Delaume, 25-05-2016

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66 réponses à L’Union européenne assume : la loi El Khomri, c’est elle, par Coralie Delaume

Commentaires recommandés

GLEB Le 01 juin 2016 à 07h39

Il est faux de dire que les français sont contre les réformes. C’est juste pas les réformes que nous voulons. Pour un accueil enthousiaste, proposez donc :
– limitation du nombre de députés et de sénateurs, de leur revenus et de leur droit à retraite
– limitation ou suppression des députés européens et des structures européennes de lobby
– prise en compte des référendums (France 2005, Grèce 2014-2015, Pays-Bas 2016)
– limitation des revenus des classes supérieures à 20 fois le SMIC
– application aux ménages de la notion de “too big to fail”. Donc en cas de découvert chez un particulier, on prend dans les bénéfices de la banque.
– Taxation du trading haute fréquence, ou ralentissement des vitesses des transactions du “trading haute fréquence” à des durées de l’ordre de 2-3 jours (comme pour les particuliers) … on rigolerait bien
etc, etc
Bizarrement ces réformes ne sont pas proposées …

  1. jp Le 01 juin 2016 à 04h25
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    6 fois le mot “réforme” dans ce texte. “Réformer” est devenu un leitmotiv depuis au moins 40 ans d’après ma mémoire qui remonte à Raymond Barre (à qui je dois ma 1ère inhalation de gaz lacryo).

    video instructive et amusante “Langues de bois – Les réformes nécessaires” sur https://www.youtube.com/watch?v=Mb_OtDoMybg


  2. Fabrice Le 01 juin 2016 à 06h58
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    Je dois avouer que venant d’un organe de fonctionnaires, sujets à l’immunité et à l’emploi garanti c’est assez ubuesque qu’ils soient en mesure d’imposer des mesures sur l’emploi des salariés, iront-ils jusqu’au bout de la logique de s’imposer leurs propres solutions “si bonnes pour le bien de tous ?”.


    • Jean Le 01 juin 2016 à 07h18
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      La réponse est non, par contre je peux dores et déjà vous annoncer que la prochaine victime de nos technocrates sera notre système de santé. En Grèce 30% des citoyens n’ont plus de couverture médicale et leurs enfants sont renvoyés des écoles pour défaut de vaccination. Mais tout va bien le budget de la défense est en augmentation sur ordre de l’OTAN et la charge de la dette s’élève à 50 milliards d’euros par an dans notre pays.
      Plutôt que d’attendre la démocratie ici nous aurions plus vite fait de demander le droit de vote aux élections américaines.


    • Quéniart Le 01 juin 2016 à 08h10
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      les hauts fonctionnaires pas ceux qui travaillent dans les hôpitaux auprès des patients


      • Astatruc Le 01 juin 2016 à 19h15
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        euh? les intérimaires sont des hauts fonctionnaires?

        “Mais le sujet vraiment explosif, c’est bien cette fameuse “maîtrise de la masse salariale” grâce à la suppression de 22.000 postes pour une économie de 860 millions d’euros. Cette réduction de la masse salariale – puisque c’est ainsi que ça s’appelle vraiment – ne se fera bien entendu pas par des licenciements. Comme cela se fait souvent, il s’agira essentiellement de non-remplacements des départs à la retraite. Mais n’oublions pourtant pas qu’au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés”

        http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20150302.OBS3663/22-000-postes-supprimes-dans-les-hopitaux-d-ici-fin-2017.html


    • Eric83 Le 01 juin 2016 à 08h59
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      Cela me rappelle une tirade dans sketch de Coluche.

      Un technocrate à un pauvre : “Expliquez-nous de quoi vous avez besoin et nous vous expliquerons comment vous en passer”.

      Cette tirade ne décrit-elle pas la politique menée par la Commission Européenne et le traitement inhumain infligé au peuple Grec – et bientôt aux autres peuples de l’UE si ses peuples les laisse faire – ?


  3. GLEB Le 01 juin 2016 à 07h39
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    Il est faux de dire que les français sont contre les réformes. C’est juste pas les réformes que nous voulons. Pour un accueil enthousiaste, proposez donc :
    – limitation du nombre de députés et de sénateurs, de leur revenus et de leur droit à retraite
    – limitation ou suppression des députés européens et des structures européennes de lobby
    – prise en compte des référendums (France 2005, Grèce 2014-2015, Pays-Bas 2016)
    – limitation des revenus des classes supérieures à 20 fois le SMIC
    – application aux ménages de la notion de “too big to fail”. Donc en cas de découvert chez un particulier, on prend dans les bénéfices de la banque.
    – Taxation du trading haute fréquence, ou ralentissement des vitesses des transactions du “trading haute fréquence” à des durées de l’ordre de 2-3 jours (comme pour les particuliers) … on rigolerait bien
    etc, etc
    Bizarrement ces réformes ne sont pas proposées …


    • Macarel Le 01 juin 2016 à 08h28
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      On sait ce que veut dire le mot “réforme” dans la bouche des ultras du libéralisme.

      Les grecs le savent plus que tout autre peuple, mais aujourd’hui les français commencent à sentir de plus en plus nettement la morsure de ces “réformistes”, qui sourient de toutes leurs dents blanches de carnassiers dans les médias aux ordres.


      • Ailleret Le 01 juin 2016 à 12h58
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        Un vrai réformateur, courageux, européen convaincu, adversaire de toute germanophobie : Pierre Laval. Injustement méconnu, nos dirigeants de Berlin-Paris-Bruxelles devraient le proposer en exemple.
        Écoutez son discours du 22 juin 1942 : c’est de l’européisme pur jus, du TINA avant Thatcher.


        • alfred Le 01 juin 2016 à 13h06
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          Ils sont foutu de le faire et au prétexte de la lutte contre le populisme (De Gaule) et l’extrémisme (Marchais). Voyez l’Ukraine.
          Tout est VRAIMENT possible avec ces fous. Ça dépend juste du sens de leur premier mensonge. Après zou! tout suit.


    • Jmk011 Le 01 juin 2016 à 10h30
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      La meilleure des reformes possible : sortir le plus tôt possible de l’OTAN et de l’UE, en redonnant le pouvoir au peuple. Donc BIEN voter en 2017 !!


      • Jean Le 02 juin 2016 à 03h40
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        Je ne vois pas bien ce que l’on peut espérer du vote dans le système actuel, qui remplace les marionnettes par d’autres marionnettes sans changer les marionnettistes. La majorité des citoyens ignorent jusqu’au nom des partis qui ne participent pas à ce simulacre démocratique.


    • christian gedeon Le 01 juin 2016 à 11h33
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      ben moi,je ne plussoie pas du tout… en tous cas pas sur l’essentiel.Limiter les revenus à vingt fois le smic,c’est à la fois une blague et une lune!Et au nom de quoi,s’il vous plaît? Vous auriez dit unification des régime sociaux(retraite,sécurité sociale au sens large) avec comme seul critère de différenciation la pénibilité et donc fin immédiate de tous les régimes particuliers,j’aurais plussoyé. Vous auriez dit taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail,j’aurais plussoyé.Vous auriez dit taxation de toutes les sociétés à l’IS au même taux,j’aurais plussoyé…Vous auriez dit taxation forfaitaire des transactions financières haute fréquence ou pas,j’aurais plussoyé. Mais franchement,empêcher les “riches ” d’être ou de devenir riches par la limitation des revenus,c’est une blague…qu’on les taxe,oui. Et pour moi la tranche marginale supérieure devrait être à 60%,mais certainement pas plus. Vous auriez dit,fin des possibilités d’évasion fiscale légale,et des remontées de benefices sur les holding des paradis fiscaux,j’aurais aussi plussoyé…à vous lire,on dirait du Marchais dans ses grandes heures! je prends tout!


      • bluetonga Le 01 juin 2016 à 19h34
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        Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Je suis sûr que vos réformes seraient également plébiscitées à un degré ou à un autre, christian gédéon.

        La formule de GLEB, à savoir que les Français ne sont pas contre les réformes, uniquement contre celles qu’on veut leur imposer en dépit de leur intérêt et du simple bon sens, a le mérite de l’impact et de l’évidence.

        Combien de fois avons nous lu dans les manchette de cette presse avariée, entièrement acquise à la doxa ultra- ou néo-libérale de leurs seigneurs et maîtres, que les Français frileux avaient peur des réformes indispensables? Fielleuses et perverses tentatives de stigmatisation de gens qui ne font que défendre leur mode de vie, leur droit au bonheur simple, à un minimum de sérénité, face à des prédateurs cyniques et insatiables. Stratégie de pédophile qui commence par culpabiliser sa victime pour mieux étouffer sa résistance.


    • Louis Robert Le 01 juin 2016 à 12h48
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      Et l’abolition du saint cumul des charges?

      Et la lutte à la corruption, dont ce magnifique “abus de biens sociaux” en toute impunité?

      Et l’interdiction d’être candidat une fois condamné pour corruption, etc.?

      Et…


  4. Homère d'Allore Le 01 juin 2016 à 08h06
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  5. Macarel Le 01 juin 2016 à 08h11
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    Pour comprendre il faut remonter à l’article 121 du TFUE (ex article 99 du TCE)

    TCE que le peuple français rejeta dans les urnes un certain 29 mai 2005.

    Comme, les dirigeants n’ont pas tenu compte de l’avis démocratiquement donné par le peuple français, aujourd’hui il est hypocrite de s’étonner qu’une partie du peuple conteste des décisions du gouvernement actuel (qui dérivent de textes rejetés dans les urnes) dans la rue ou bloque des secteurs stratégiques de notre économie. Les premiers coupables, sont ceux qui bloquent depuis plusieurs années le fonctionnement normal de la démocratie dans ce pays : c’est à dire les gouvernements de droite, comme de gauche aux ordres de l’UE ultra-libérale.


    • Macarel Le 01 juin 2016 à 08h42
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      Car tant il est vrai que ce n’est pas la rue qui gouverne dans une démocratie représentative, tant il est vrai que ce ne sont pas non plus des technocrates non élus par le peuple pour les représenter qui doivent gouverner. Or la commission européenne, n’est pas composée de personnalités élues par les peuples. Elle n’est donc pas légitime pour nous dire ce que nous avons à faire chez nous.
      Quant au parlement européen, ses membres sont en général mal élus(très forte abstention), et il n’a que des pouvoirs très limités.
      Dans ce contexte absolument antidémocratique, une seule solution : recouvrer notre souveraineté, en sortant de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.


      • Eric83 Le 01 juin 2016 à 09h11
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        “Or la commission européenne, n’est pas composée de personnalités élues par les peuples. Elle n’est donc pas légitime pour nous dire ce que nous avons à faire chez nous”.

        Pourtant, Baroin a invité JC Juncker 1er au “salon des maires de France”… pour une piqûre de rappel aux subordonnés de la Commission Européenne ?

        http://www.ledauphine.com/politique/2016/06/01/juncker-l-etrange-invite-des-maires


        • Geneviève B 30 Le 01 juin 2016 à 16h40
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          Les maires, notamment ceux dont les villes se sont déclarées “hors TAFTA” devraient boycotter ce salon et le faire savoir!
          Enfin voir des politiques agir dans le bon sens, ils ne sont pas tous “dans la ligne” ni idiots. J’ai l’impression que c’est de l’ordre du miracle tellement nous sommes habitués à les voir rester dans le rang, à part quelques uns comme Nicolas Dupont Aignan.


  6. Jean-Paul B. Le 01 juin 2016 à 08h33
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    Bonjour,
    dans la France vassalisée les “réformes”,ou plus exactement les régressions sociales,sont orchestrées depuis l’axe Bruxelles-Francfort-Berlin, axe mis en place et consolidé par tous nos “dirigeants” (les Présidents de la République, les gouvernements, les députés et les sénateurs,…) qui ont majoritairement dit oui à tout ce que l’Union Européenne propose depuis Maastricht et ce faisant, porté atteinte à la souveraineté (attention gros mot!) de notre Patrie.
    Les observateurs ne le disent pas et de nombreux électeurs de ces partis (P”S”-LR-Modem-UDI-EELV,…) font semblant de ne pas voir que plus d’UE=plus de régression sociale dans chacun des pays composant cet ensemble.
    Cela risque de mal finir car c’est l’extrême droite qui, bernant les gens en colère, va tirer les marrons du feu.


    • Django Le 01 juin 2016 à 09h58
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      D’accord avec vous. Mais pourquoi “cela risque de mal finir ” ? Enfin, arrêtez de vivre dans le futur, on y est déjà, dans la soupe. Il n’y aura pas un moment dans le temps où l’on va se dire “ah voila cela fini mal”. Car il y aura toujours moyen d’aller encore plus mal, même quand cela ira encore plus mal que maintenant.

      De plus, il n’y a pas d’extrême droite en France, et des extrémistes sont déjà au pouvoir.


      • Flabon Le 01 juin 2016 à 19h34
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        Quoi, quoi ? Les extrémistes du profit sont au pouvoir ça c’est bien vrais, mais ceux qui pourraient arriver avec le FN sont bien pire encore grâce a leur étroitesse d’esprit manifeste, et totalement incapable de gouverner ce pays qui plus est …. !


  7. FifiBrind_acier Le 01 juin 2016 à 09h16
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    En plein mouvements sociaux, la Commission européenne en rajoute une couche, et demande à la France d’être encore plus libérale ….

    “C’est ce qu’on appelle le “semestre européen”, un dispositif chargé depuis 2011 de surveiller les politiques économiques et budgétaires dans l’UE. Dans les faits, ces recommandations régulières de la Commission aux gouvernements des pays membres ont pour rôle de leur forcer la main pour réformer leur droit du travail.

    En février dernier, le semestre européen critiquait par exemple un marché du travail français jugé trop « rigide », dans lequel la protection contre les licenciements serait trop élevée [1].

    À nouveau, les prescriptions de Bruxelles transmises mercredi ressemblent à s’en méprendre à un argumentaire du plus dogmatique des néolibéraux.

    « Dans le contexte actuel de chômage élevé, le coût du travail au salaire minimum risque de freiner l’emploi des personnes peu qualifiées, dit la Commission.

    Qui préconise de « veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité ». Traduction : que le salaire minium n’augmente surtout pas.”

    http://www.bastamag.net/En-plein-mouvement-social-la-Commission-europeenne-recommande-a-la-France


  8. LCH Le 01 juin 2016 à 09h35
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    Nous le savions déjà que c’est une idée de L’UE

    http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX%3A32015H0818%2815%29&from=FR

    Cela date de l’été 2015


  9. Darras Guillaume Le 01 juin 2016 à 10h55
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    Je me souviens d’une vidéo des guignols de janvier 2000, on y voyait le réveillon d’Ernest-Antoine Seillière qui passait de l’an 2000 dans un salon à l’an 1000 à la table de banquet d’un seigneur.

    Je pense beaucoup à cette vidéo en ce moment, il y a une vraie idéologie du servage qui c’est remise en place sans qu’on s’en rende compte.

    Ayant pratiqué l’interim je ne vois pas la différence avec le journalier du début XIXe : précarité, rythmes irréguliers et comme au XIXe livret de travail sous forme d’un dossier de suivit.


    • Homère d'Allore Le 01 juin 2016 à 12h53
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      Avec la différence que les seigneurs de l’an 1000 avaient un véritable rôle social. Ils se battaient contre les envahisseurs Vikings ou Magyars (à quelques années près). Et avaient le sens de l’Honneur.

      Les nôtres sont vendus à L’Empire US. Quant à leur sens de L’Honneur…


  10. nicolas Le 01 juin 2016 à 11h07
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    L’union européenne on sait ce que c’est aujourd’hui.
    Il faut être autiste pour ne pas avoir compris.

    Déjà en 1992 , Philippe Seguin nous avait prévenu.
    Regardez encore une fois cette vidéo et vous allez halluciner car il décrit en 1992 ce qui nous arrive en 2016 , il avait tout compris et nous sommes , je pense , passés à coté d’un grand président de la république : https://www.youtube.com/watch?v=vyIUJIKqKM0

    L’union européenne ce n’est pas l’Europe comme on essaye de nous le faire croire.
    L’union européenne c’est la plus mauvaise forme de l’Europe.

    L’union européenne c’est la corruption ( lobby en mot convenu et poli )
    L’union européenne c’est l’union des puissants contre les autres ( les peuples )
    L’union européenne n’a rien construit à part la liberté du capital à travers l’euro.

    Le tunnel sous la manche , erasmus , airbus , arianespace , le système gallileo ( 1999 ) , l’esa ( 1975 ) , même le tunnel du saint gothard inauguré aujourd’hui ( qui a été planifié avant 1996 ) datent tous de avant l’union européenne et avant l’euro.

    L’union européenne n’a crée que l’euro et la libre circulation sans entrave de l’argent.
    Regardez donc les billets euro , il n’y a que des portes et des fenêtres et des ponts qui mènent nulle part.

    L’union européenne c’est l’union pour ouvrir les portes et les fenêtres pour faire circuler l’argent sans règle.

    On nous martèle que l’union européenne c’est bien et on nous sort souvent que grâce à l’euro on a plus à changer notre monnaie lorsqu’on voyage en Europe.
    Entre nous , le commun des mortels ne voyage en Europe qu’à peine une fois par an en moyenne.
    Mais qui voyage tous les jours en Europe et 24/ 7 ?
    Réponse : le fric

    L’union européenne c’est donc l’union du fric et c’est pas un hasard qu’un escroc , grand manitou de la fraude fiscale , soit aujourd’hui le chef de cette organisation néfaste.

    L’union européenne c’est la convergence des corruptions dans un seul bâtiment situé à Bruxelles , c’est l’union du pognon dans ce qu’il a de plus mauvais , c’est la précarité pour tous avec les travailleurs détachés et la concurrence sauvage , c’est le tout marché et le fric roi au détriment de l’intérêt général.

    L’Europe de Brest à Vladivostok oui , mais l’union européenne province de Washington non !


    • nicolas Le 01 juin 2016 à 11h28
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      Je veux ajouter ceci à mon commentaire.
      Je ne vous apprendrai rien mais il faut rappeler ceci encore et toujours.

      L’évasion fiscale c’est quand une entreprise se soustrait du financement des équipements d’intérêt général par l’impôt : routes , ponts , chemin de fer , hopitaux , écoles , pompiers , police , financement des droits sociaux etc …

      Alors que dans le même temps cette même entreprise profite de ces équipements et donc profite des biens de la communauté nationale.

      C’est donc criminel et passible de la prison et Monsieur Juncker est encore aujourd’hui 1 Juin 2016 , en liberté , et pire il est , de fait , notre dirigeant réel.

      C’est un vrai scandale qui devrait faire la une de tous les journaux d’Europe tant que ce personnage n’est pas démis de ses fonctions et jugé pour escroquerie.

      Si aujourd’hui en France les comptes sociaux sont dans le rouge , si on nous dit qu’on doit se serrer la ceinture , si nos retraites et nos droits sont menacés , c’est bien grâce aux activités de ce Monsieur Juncker qui doit être traduit en justice.


      • Furax Le 01 juin 2016 à 18h50
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        Non.

        Ne pas confondre évasion/optimisation fiscale avec fraude fiscale.

        L’évasion/optimisation fiscale, c’est le fait de localiser ses capitaux et ses activités générant des revenus dans les pays où dans les types d’activité ou dans les formed de sociétés qui ont le régime fiscal ou social le plus avantageux. C’ dt parfaitement légal démettre le siege de sa société au Luxembourg et de filialiser ses activités concrètes dans tel autre pays, d’acheter de l’immobilier classé et des oeuvres d’art pour bénéficier de l’exemption d’ISF.

        Y a qu’à pas faire des traités de libre circulation des capitaux ni des lois établissant des régimes fiscaux distincts selon telle ou telle situation.

        Si vous pouvez trouver exactement la même voiture (modèle, cylindrée, options) 10% moins cher chez tel vendeur, allez vous exiger de payer plus cher malgré tout ? Non. Vous ferez de l’optimisation commerciale en choisissant le meilleur prix.


        • Astatruc Le 02 juin 2016 à 00h30
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          ça n’empêche que ces gens ne contribuent pas aux charges de l’état à la même é chelle que tout le monde et pourtant, ils utilisent bien les écoles, les infrastructures et tout le reste,


          • Astatruc Le 02 juin 2016 à 01h07
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            Et pis facile hein de jouer avec les mots, et l optimisation pour les petits, c est jamais ?ben non, c est que pour les gros…..pour la mafia parce que bon’ j aime appeler un chat, un chat.


        • Furax Le 02 juin 2016 à 07h49
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          Astatruc, la morale civique est importante. Mais les hommes étant ce qu’ils sont, c’est-à-dire pas des saints, il faut prendre n compte les réalités humaines.

          Les riches n’utilisent quasiment pas les écoles publiques, hormis quelques lycées élitistes. Ils n’utilisent pas de logements sociaux, … Etc. La France est, après le Danemark et la Suède, le pays le plus redistributeur du monde. On ne peut pas décemment en demander plus. On en fait déjà trop.

          Le résultat est que la France est le seul pays d’Europe où les investissements étrangers baissent. Et nos entreprises préfèrent investir à l’étranger plutôt qu’en France.

          Et pire noire que l’évasion fiscale des riches qui vivent en France, il y a nos riches qui préfèrent se tirer en Belgique ou en Suisse et qui ne paient plus un euro d’impôt en France.

          Tout le monde optimise. Que croyez-vous ? C’est les riches qui vont acheter les cigarettes moins taxées de l’autre côté de la frontière ? C’est les riches qui achètent des téléphones, des vêtements ou des jouets moins chers parce que fabriqués dans les pays asiatiques à bas salaires ?

          Tout le monde optimise, à proportion de ses moyens et de ses besoins.

          57% du PIB, c’est trop. Beaucoup trop pour la qualité des prestations et des résultats de l’action publique.


          • Barbe Le 02 juin 2016 à 12h40
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            A furax
            Je trouve que vos commentaires ont toujours beaucoup de valeur mais là vous n êtes pas conséquent. A quoi servent les riches pour la société ? Sans elle ils ne seraient rien. Mais ne poussez pas l ingratitude jusqu’à considérer qu il n y a que des individus, de l argent privé et rien d autre. C’est au mieux Mensonger au pire idiot.
            Pourquoi la société devrait elle tolérer ces parasites qui stockent l argent sans le faire circuler… ?


          • Madudu Le 02 juin 2016 à 13h32
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            Les riches tirent bien leur richesse de quelque part et, entre autre, du travail des autres (sans parler des infrastructures liées au transport, au maintient de l’ordre, à la protection de la propriété privée, etc). Or, si ce travail existe et leur profite c’est bien parce que la communauté a mis en place et finance un certain nombre de choses : y compris l’éducation et la formation des travailleurs !

            Même si leurs gosses ne vont pas dans le public, les riches profitent de l’éducation nationale par l’intermédiaire de ceux qui travaillent, et dont la productivité est liée au niveau d’éducation et de formation.

            Peut-être qu’à court terme les principaux détenteurs du capital voient leur intérêt dans “l’allégement des charges sociales”, mais à moyen-long terme ils y perdent, eux aussi.

            En fait, à moyen-long terme, tout le monde y perd, à quelques exceptions près (là c’est pas le 1 pour cent, c’est le 1 pour dix millions).

            Et si les ressources mises en commun par la communauté sont mal gérées, faut-il conclure qu’il ne faut plus rien mettre au commun ? Ou bien faut-il conclure que ceux qui gèrent ces ressources sont, au choix, incompétents ou mal intentionnés ?

            Dans les deux cas cela justifie de les virer, et de prendre des mesures pour que leurs successeurs ne reproduisent pas les mêmes fautes.


          • Furax Le 02 juin 2016 à 16h32
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            C’est difficile de discuter avec des gens pour qui les mots n’ont pas le sens qui est le leur dans un dictionnaire.

            Je n’ai jamais dit que les individus ne devaient rien à la société. En revanche, la société n’a pas de créance illimitée et absolue sur les individus hormis les situations très particulières de guerre où c’est toute la communauté nationale qui est menacée et où on demande à des soldats de faire le sacrifice suprême et aux civils qu’on n’a pas pu défendre de supporter les morts et blessés provoqués par la guerre.

            Trop exiger d’un individu, fut-il riche ou pauvre, c’est de l’esclavagisme. Les riches ne sont pas les esclaves de la société, même s’ils lui doivent à proportion de leur capacité contributive. Les chefs d’entreprise ne doivent pas des emplois à la société. Sinon on va tirer au sort les salauds condamnés à être patrons et à subir les exigences d’ayant droit qui n’en ont jamais assez.

            Si on est libre, on est aussi responsable de soi-même. La créance de la société sur chaque individu est nécessairement limitée sinon on est dans la tyrannie, voire le totalitarisme.


            • Barbe Le 02 juin 2016 à 17h32
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              Sachez que la société exige pareillement des moins lotis, voire davantage, si elle pratique sur eux la double peine : souffrir (ou attendre des lendemains qui chantent pour eux) et ne pas avoir le droit de se plaindre. En revanche, la patronat qui reçoit on ne sait combien d’argent public sans créer les emplois promis (l’Etat aurait fait mieux….), lui il a le droit de se plaindre, voire de nous prendre en otage : si je n’obtiens pas la réduction des services publics, je me tire…
              Comme le dit Rawls, les plus favorisés devraient (si seulement ils leur restait une once de morale) reconnaître qu’ils ont déjà reçu. Ils ne méritent pas leur statut ni leur place.


            • Furax Le 02 juin 2016 à 19h15
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              Non, la société n’exige pas énormément des moins bien lotis. Le propre de l’homme, c’est que c’est un être libre et responsable. Si on n’est pas responsable de soi, alors on n’est pas libre. La société, c’est vous, moi, et nos voisins.

              La société n’est pas responsable que des adultes n’arrivent pas à se prendre en charge. Sauf si vous voulez ouvrir le procès de la direction des programmes de l’éducation nationale et des médias.

              On ne peut pas éternellement dire que les autres vont payer pour nous. Les autres ne paieront pas infiniment pour nous. Qu’ils soient riches français ou qu’ils soient allemands. Effectivement, dans une société il y a un contrat social. Et si le contrat devient trop injuste sur ce que tel individu doit à la société, alors l’individu se tire. On peut légitimement reprocher à certains d’être égoïstes et avides. Mais on ne peut pas leur reprocher de se tirer de la communauté s’ils n’y trouvent plus leur compte.

              Si on arrive à remplacer ceux qui se barrent par des gens plus altruistes, tant mieux pour nous. Mais si on n’y arrive pas, on peut conclure qu’on avait tort et qu’on a trop exigé et que finalement, on avait besoin d’eux ici plutôt qu’ailleurs.


            • Madudu Le 02 juin 2016 à 21h18
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              Les moins bien lotis en France, aujourd’hui, ne possèdent rien. Comment voulez-vous qu’ils contribuent davantage ? Qu’ils cessent de se chauffer, de manger à leur faim, de se soigner, … ?

              La productivité du travail a beaucoup augmenté sans qu’il y ai redistribution du travail restant, le PIB stagne, le pays est sous contrainte énergétique (pour le pétrole et le gaz) et des serfs des pays de l’Est acceptent de travailler pour que dal, légalement, via le statut de travailleur détaché.

              Dans ces conditions le chômage n’est pas le fait des chômeurs, il s’agit bel et bien d’un problème structurel ! Faut-il en plus les enfoncer dans leur misère morale et matérielle ?

              En fait vous n’avez tout simplement aucune idée de ce qui se joue en ce moment, car si rien n’est fait pour ceux-là ils vont juste tout faire péter, d’une manière ou d’une autre (par le vote ou la révolte).

              Si vous avez les moyens de vous barrer à l’étranger au prétexte que la croissance de votre patrimoine vous semble insuffisante ici, sachez qu’eux ne peuvent pas se déplacer de la sorte.

              En tous cas chapeau, belle mentalité !


            • Furax Le 03 juin 2016 à 08h44
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              Que dire de votre mentalité ?

              Le fait que mes parents m’aient mis au monde ne me donne pas de créance illimitée sur vous. Si vous n’êtes pas d’accord avec ce principe. Merci de me donner la clé de votre logement et une procuration sur votre compte en banque, que je m’en serve autant que je le jugerai nécessaire.

              Les riches ont le devoir de contribuer à proportion de leur capacité contributive. La société à le devoir de respecter les équilibres et de ne pas trop demander à une catégorie pour le compte de la collectivité, quand bien même cette catégorie est-elle ultra-minoritaire. C’est le principe de toute société fondée notamment sur la liberté.

              Si on ne respecte pas ce principe, les gens dont on exige trop votent avec leurs pieds.

              La liberté a des contreparties. Il faut en prendre son parti ou bien assumer qu’en réalité on n’aime pas la liberté mais qu’on souhaite la tyrannie de la majorité. Les gens qui font cela veillent en général à se placer dans ladite majorité tyrannique.

              Je préfère de loin la mentalité qui préserve le principe d’une société de liberté autant que d’égalité en droit, et d’une fraternité dont une certaine harmonie sociale est la condition. C’est en tout cas la mienne.


            • Madudu Le 03 juin 2016 à 12h31
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              C’est bien ainsi que les néolibéraux justifient la moralité de leur politique, mais pour certains illuminés fascisants il n’est pas moralement acceptable de défendre la liberté que le fort a de se doter du superflu aux dépends du droit que le faible a de disposer du nécessaire.

              Dans ces conditions je veux bien être fasciste !


        • nicolas Le 02 juin 2016 à 09h54
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          C’est bien vous avez bien intégré le catéchisme néo libéral …

          Je vous félicite bravo.

          Les traités comme vous dites , le dernier en date en France on l’a refusé et pourtant il nous a été appliqué de force.

          Donc déjà là c’est vous qui dites faux.

          Et ensuite optimisation c’est un mot poli convenu comme lobbying.

          Lobbying = corruption dans la vraie vie

          Optimisation fiscale = evasion fiscale = escroquerie

          Je vous conseille d’éteindre votre télé et de réfléchir par vous même , ça vous rendra plus critique

          Bonne journée néanmoins.


          • Furax Le 02 juin 2016 à 19h21
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            Pour info, ce sont nos députés et nos sénateurs qui ont finalement ratifié un traité reprenant des dispositions du traité qu’on avait rejeté par référendum (j’étais dans les 55% qui ont voté non en 2005).

            Si on n’est pas content, on n’a qu’à ne plus revoter pour des gens qui ont adopté le traité de Lisbonne par voie parlementaire et voter au contraire pour des gens qui prendront au contraire l’engagement de dénoncer ces dispositions du traité. Vous avez le choix : entre Le Pen, Mélanchon, Dupont-Aignan, … etc.

            Ou alors, on attend que l’économie française fasse sa sortie de route à l’italienne, et alors là vous verrez que les nonistes du PS (comme Valls ou Montebourg qui a déjà pas mal tapé sur Merkel en matière de politique européenne) et des gens de l’aile droite des LR (comme Myard, Wauquiez et pas mal d’ex-séguinistes ou pasquaïens qui ont mis leurs convictions dans leur poche) proposeront d’eux-mêmes la dénonciation de telle et telle clause des traités.


            • Barbe Le 02 juin 2016 à 20h33
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              Vraiment je trouve que vos commentaires sont très bien pour ne pas dire excellents. Mais surtout au plan historique et économique. Pas au plan philosophique. Relisez arendt qui explique qu’il ne saurait y avoir de liberté de l individu sans les structures collectives passées ou les actions collectives présentes.
              Le libéralisme devra être retourné un jour comme un gant.


            • Furax Le 03 juin 2016 à 08h51
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              Mais où avez-vous lu que je serais contre les structures collectives ? Je ne suis ni anarchiste ni libertarien. Mais il faut être aveugle pour voir le niveau énorme de gaspillage, de dépenses inutiles, inefficaces, voire contre-productives. Alors que d’un autre côté il y a des services publics essentiels qui manquent de moyens (Justice, enseignement supérieur, formation professionnelle des non qualifiés ou des déqualifiés).

              Il faut travailler sur la qualité plutôt que de toujours rajouter plus de dépenses quand il y a un problème.

              Je le répète. 57% du PIB de dépenses publiques, c’est trop pour la qualité des prestations qu’on en retire et les résultats qu’on obtient. Et ça plombe notre économie. C’est sûrement pas en augmentant ce niveau excessif qu’on réglera les problèmes.


  11. christian gedeon Le 01 juin 2016 à 11h43
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    OK,Juncker est un méchant et “l’Europe ” aussi…mais bon,il y a une question basique,de mon niveau limité,et qui est,en France,où passe le pognon???Champions toutes catégories des prélèvements sociaux et fiscaux,champions toutes catégories du nombre de fonctionnaires de toutes catégories par tête de pipe,on pourrait s’attendre à ce que le pays fonctionne à peu près bien. Ben non en fait. Un exemple… nous avons chez nous le plus grand nombre d’enseignants officiellement enregistrés comme tels par tête de pipe d’élève… et les plus gros et de loin budget de “l’Education nationale “(sans rire) par tête de pipe aussi,et nous ne sommes pas loin d’être derniers au classement de l’OCDE… donc,où est passé le pognon,et où sont passés les dizaines de milliers d’enseignants…qui n’enseignent jamais,hein? Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.


    • nicolas Le 01 juin 2016 à 12h04
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      La réponse est simple :

      1- La charge de la dette de la France est le deuxième plus gros budget de l’état français.

      La charge de la dette , je le rappelle c’est les intérêts de la dette de la France.

      2- Nous n’avons rien à envier à l’Italie en matière de corruption , qui est un trou noir ou part beaucoup d’argent.

      Exemple : les emplois inutiles voire fictifs de la haute administration , les syndicats , les subventions diverses et variées par exemple à la presse ( la propagande ) qui ne se vend plus

      3- L’évasion fiscale nous force nous la France à emprunter encore et toujours plus pour combler les trous dans nos comptes publics et ce manque à gagner est estimé à 80 milliards par an ( une paille quoi hein ).
      Là dessus on peut dire merci à Jean Claude J. du Luxembourg !

      4- Le court termisme et le clientélisme sont devenus les deux mamelles de la politique dites moderne.
      On en a un bel exemple aujourd’hui avec Monsieur Pédalo qui fait des chèques ( à crédit donc en dette ) à tout le monde pour être élu.

      Ici on ne parle plus d’intérêt général et de bonne gestion mais d’incurie avec l’argent des autres , avec notre argent quoi.


    • Pierre Le 01 juin 2016 à 12h06
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      “Les dizaines de milliers d’enseignants … qui n’enseignent jamais”

      Je ne vois pas le lien entre l’article, et votre charge contre le corps enseignant…
      Selon vous, la loi El Khomri n’aurait plus lieu d’être si on retrouvait “les dizaines de milliers d’enseignants…qui n’enseignent jamais” ? (pour, je suppose, les virer et ainsi reprendre leur salaire)

      Déjà je ne suis pas sûr que votre affirmation soit vraie, et ensuite, je suis certain que même si c’était vrai, les hypothétiques “gains” ne pourraient pas renflouer les caisses.

      Mais si votre soucis est de trouver des sous quelque part, essayez de jeter un oeil du côté de certains députés, sénateurs, ministres, leurs salaires, retraites, frais etc… Ca me paraît 1/ plus pertinent, 2/ plus juste et équitable, et 3/ plus efficace!

      http://www.les-crises.fr/philippe-pascot-plus-tu-es-un-truand-plus-tu-as-de-chances-detre-reelu/
      https://www.youtube.com/watch?v=JngNyfTbR4g

      Pierre


      • Geneviève B 30 Le 01 juin 2016 à 16h58
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        Tout à fait d’accord.
        @ Christian Gedeon : Ne tombons pas dans le piège habituel de nous laisser monter les uns contre les autres. En mettant en avant les soi disant avantages acquis de certains salariés. En général, ces derniers sont ou ont été justifiés et ont été conquis et non reçus du ciel! Tant mieux pour eux, l’égalité rigoureuse n’existe pas.
        Et puis, qui a envie de perdre quelque chose? surtout quand les revenus sont très moyens! Si l’on doit dénoncer les inégalités, ne nous trompons pas de cible!

        Si on écoutait l’oligarchie, il faudrait se contenter d’un bol de riz par jour! A peine de quoi renouveler sa force de travail et encore…


      • christian gedeon Le 01 juin 2016 à 17h24
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        Ce n’était qu’un exemple et un test…et il a marché. Votre réaction,comme la suivante montrent à l’envi qu’en fait rien ne peut être mis sur le tapis objectivement,dès qu’il s’agit des “corps constitués”. Si vous m’avez lu,je suis violemment anti libéral au plan économique,au sens ultralib et cie,et patisan d’une véritable révolution dans le domaine.Mais çà n’empêche pas de pouvoir poser légitimement la question du gaspillage de l’argent public et des insuffisances,pour ne pas dire autre chose,de notre système public,en général,de ses gaspillages,et j’ose dire de sa corruption,dans les mentalités et dans les faits.Nous ne ferons pas l’économie,si j’ose dire,de nus attaquer au système financier ultralibéral. Mais nous ne ferons non plus l’économie d’une réforme en profondeur de nos administrations,qu’on se le dise.


        • Furax Le 01 juin 2016 à 19h03
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          Les généreuses retraites chapeau des anciens présidents de la république sont certes un scandale symbolique. Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la mauvaise gestion des deniers publics, autrement dit de l’argent des contribuables.

          Le plus gros scandale, c’est la décentralisation par le seul jeu de laquelle on a globalement créé plus d’un million d’emplois publics depuis 1982. In millions d’emplois dont seulement une fraction correspond à de nouvelles missions de la sphère publique dans son ensemble.

          Voir les récents rapports de la cour des comptes sur le sujet. Le problème n’est pas qu’on dépense plus que tel pays voisin. Le est que notre surcroît de dépenses dans certains secteurs est inefficace. On a des profs de primaire et secondaire mal payés et un niveau des élèves qui se fasse la figure dans toutes les enquêtes menées sur le sujet. On a un chômage structurel très élevé et un chômage de longue durée énorme. On a un coût du logement parmi les plus chers du monde. Tous secteurs où on dépense plus que les autres.

          Santé et politique familiale marchent plutôt bien avec des moyens élèves.

          D’autres secteurs, telle la Justice et l’enseignement supérieur manquent de moyens.

          C’est aussi une inflation des dépenses dites d’intervention, les dépenses sociales publiques qui ont atteint un tiers du PIB.


          • Astatruc Le 02 juin 2016 à 01h10
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            Ben forcement avec le chomage ” structuré “, les gens ont besoin de plus d aide.


      • anne jordan Le 01 juin 2016 à 17h46
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        en effet !
        par exemple :
        Les anciens présidents de la République ont tous non seulement droit à une belle retraite mais aussi à de nombreux privilèges qui coûtent au contribuable.

        Nicolas Sarkozy ne fait pas exception à la règle, et c’est aujourd’hui au contribuable de payer pour ses 26 lignes téléphoniques.

        Selon une révélation de Mediapart, le président des Républicains coûterait en moyenne 14 791 euros par an rien qu’en téléphonie.

        pour plus large comptabilité voir ” Pilleurs d’Etat ” de P.Pascot


  12. LS Le 01 juin 2016 à 12h18
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    Il serait bien de préciser :
    Ce n’est pas un article du Figaro. C’est un article de FigaroVox.
    Même si Figarovox est intégré au site du Figaro, ils n’ont pas la même rédaction et ne partage pas la même politique éditoriale.


  13. Louis Robert Le 01 juin 2016 à 12h28
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    “Or pour Jean-Claude Juncker il se trouve que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire». Le minimum seulement. Et, avec un peu de chance, de constance et d’audace, une simple étape vers ce rêve éveillé que constitue l’idéal grec!”

    La démocratie européenne se porte vraiment au mieux! Par compassion et souci de divertir, deux suggestions donc..

    1. Penchez-vous d’abord sur cet édifiant idéal grec avec Panagiotis Grigoriou: “Pornographie politique”, “Nuit partout”, “Sous le soleil… l’effondrement”, etc.

    http://www.greekcrisis.fr/

    2. Ensuite, voyez un peu comment cela est perçu à l’autre bout du monde: Éric. X. Li, “L’histoire de deux systèmes politiques” et “Échec de la démocratie” (Oxford Union).

    https://m.youtube.com/watch?v=s0YjL9rZyR0

    https://m.youtube.com/watch?v=9kqwMKyBvLc

    À tous, une excellente journée!


  14. georges glise Le 01 juin 2016 à 17h48
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    ce devait être l’europe des peuples, c’est devenu l’europe contre les peuples, et en permanence le déni de démocratie.


  15. Roiwik Le 01 juin 2016 à 18h27
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    Les français oublient que la France n’est plus un pays souverain, que la politique financière ,économique et sociale se fait à Bruxelles via les directives de Washington !
    nos politiques ont vendu la France depuis déjà longtemps, Notre pauvre pays n’est plus crédible dans le monde et la descente aux enfers n’est pas finie…….dans quelques années nous pourrons rejouer : Cosette et les Thénardier !


  16. Macarel Le 01 juin 2016 à 19h36
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    NOTRE ennemi c’est la FINANCE il n’y a aucun doute. Pour ce qui est d’Hollande, l’on n’en est plus vraiment persuadé.

    http://www.dedefensa.org/article/la-classe-des-milliardaires-et-les-peuples

    Voir en particulier le lien à la fin de l’article

    http://www.zerohedge.com/news/2016-05-30/only-francethe-right-disconnect?page=1

    La réponse correcte du gouvernement à ce gâchis est de faire ce que Reagan a fait pour les travailleurs PATCO (contrôleurs aériens), virer tous les employés syndiqués du secteur public en grève et mettre fin à leurs avantages.

    De plus, le gouvernement français devrait profiter de cette occasion qui lui est offerte sur un plateau d’argent et aller plus loin pour réaliser un changement nécessaire et dissoudre tous les syndicats publics. La même chose devrait se produire aux États-Unis.

    Cela mettrait fin à l’absurdité rapidement et efficacement. Comme aux États-Unis, il y aurait des files d’attente de plusieurs kilomètres de long pour postuler à ces emplois à des niveaux de salaires et d’avantages beaucoup plus faibles.

    Un bel exemple de cynisme du monde de la finance.


  17. toutestdit Le 01 juin 2016 à 19h59
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    [Modération] C’est peut-être évident pour toi, mais pas pour tout le monde. La rédaction de ce genre d’articles est salutaire pour toucher le plus grand nombre.

    Je comprend pas qu’on en face tout un article: cette affirmation est évidente.

    Google (personnellement plutôt startpage) > 《 recommandation commission européenne 》> http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_france_fr.pdf > dernière page point 6. Document signe à Bruxelles en 2015. Tout est dit même les arguments. Durée de l’enquête d’investigation 30 secondes et 2 clics.

    Vous pouvez même lire autre chose que la dernière page point 6 et vous aurez le déroulement de cette année 2016 en 6 points (sur le plan des réformes économique). Tout est écrit 1 an à l’avance par notre commission européenne.

    Celui qui se sent l’âme d’un journaliste d’investigation dernier dan (ceinture noire) pourra aller simplement sur le panneau de bord de l’union européenne et cliquer sur le pays de son choix pour voir ce que dit l’union sur chacun des pays: http://ec.europa.eu/economy_finance/eu/countries/index_fr.htm

    C’était vraiment dur à trouver… ( et j’ai fait mes recherches sur mobile !)


    • Toutestdit Le 01 juin 2016 à 21h04
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      Extrait du (pompeux) RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme de la France pour 2015 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2015 ( http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_france_fr.pdf ).

      Page 7 sur 7 (dernière page, donc)

      6. […] “à réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises;” […]

      Traduction en bon français
      6. […] A faire une loi pour que les multinationales augmentent leurs plans de licenciements de masse;

      Pour ceux n’ayant pas fait langage jargonneux 1ère langue je rappel que les plans de “sauvegarde de l’emploi” = “restructuration” = “plan de licenciement massif”.

      Ce qui est génial, tout est dit, le Kominform affirme, sans honte (aucune), que son but est de provoquer des licenciements massifs (des fois que ca politique économique ne porte pas ses fruits assez vite).

      Pour répondre à la [modération], oui bien sur j’encourage qu’on le dise. Mon commentaire était juste pour dire (de manière provocante) que c’est vraiment très rapide de s’en rendre compte. Inutile de faire 15 ans de droit rue St Guillaume ou perdre son temps dans des les facs de “”””””””science”””””””” politique (mon côté scientifique qui troll, j’ai honte).


    • wtf Le 01 juin 2016 à 21h49
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      Article utile. Certains savent, mais la majorité l’ignore.
      Il est probable qu’il y ait pour partie cécité volontaire…

      Quelques points complémentaires qui me semblent importants :
      Nos élus sont responsables. Ils siègent aux sein des commissions. Trop facile de botter en touche sur le dos de l’UE, genre on y peut rien.
      L’un des pères fondateurs de l’UE était déclaré inéligible en 1945 (cf Annie Lacroix-riz)…pourtant, il est devenu ministre des finances en 1946. Et a posé les bases de l’UE. Si vous trouvez que l’UE a des allures “fascistes”, c’est normal, c’est congenital.
      Il fut un temps ou la constitution prévoyait la possibilité d’un gouvernement malveillant, qu’il conviendrait de renverser. Là, on a une constitution qui contraint le président a respecter les documents supra nationaux (traités)…

      La révolution n’aura pas lieu dans les urnes. Mélenchon élu (?) pourra proposer des choses au parlement…sauf qu’il est peu plausible qu’il y dispose d’une majorité…quant au sénat….
      Les autres formations, on connaît la chanson : ils respecteront les institutions et continueront le travail de destruction massive

      Oui, c’est pas que gagné. Raison de plus pour se retrousser les manches !!!


      • Furax Le 01 juin 2016 à 22h34
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        Franchement, on peut reprocher beaucoup de choses à Robert Schuman, puisque c’est lui que vous visée sans le nommer. Mais faire un amalgame entre Schuman et les allures prétendument fascistes de l’UE, c’est un procédé franchement indigne, en plus d’être complètement absurde.

        Schuman était un lorrain de Moselle, balloté par l’Histoire entre la France et l’Allemagne. Il etait pour la paix et était abasourdi comme beaucoup par l’effondrement de la France en mai-juin 1940. Il a soutenu Pétain au début comme la plupart des parlementaires et des français assomés par ce naufrage. Schuman a d’ailleurs très vite été emprisonné par les occupants allemands.

        Voilà. On peut, comme c’est mon cas, être contre le fédéralisme européiste, contre l’Europe libre-échangiste qui broie et ruine les nations et les peuples, sans écrire n’importe quoi sur Schuman.


  18. nouche Le 02 juin 2016 à 00h47
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    dire que le pere de Juncker etait un mineur de fond, donc clairement quelqu’un qui s’est battu pour obtenir des droits.
    Voir son fils tout defaire …


  19. bof Le 02 juin 2016 à 06h40
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    Ok. L’ europe a fait le programme.
    Mais qui a réellement écrit ce programme ?
    Il est important de dire qui porte réellement la responsabilité afin de pouvoir s’ opposer à ce programme.


  20. Soyons factuels ! Le 03 juin 2016 à 22h37
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    Analyse Natixis. Cf http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=91713
    C’est un affreux banquier mais étude pas inintéressante

    Résumé :

    La France a un marché du travail d’insiders tout à fait caractéristique : une partie de la population active est extrêmement protégée ; dans les récessions, l’emploi recule et il s’agit surtout de l’emploi peu protégé ; dans les reprises économiques, les salaires réels se redressent avec le pouvoir de négociation élevé de ceux qui ont conservé leur emploi et ceci empêche que les chômeurs retrouvent un emploi. Il y a donc effet de cliquet : le chômage augmente dans les récessions et ne diminue pas dans les reprises économiques ; les salariés qui ont conservé leur emploi (les insiders) arbitrent en faveur d’une hausse de leur pouvoir d’achat lorsque l’économie
    redémarre, au détriment de ceux qui ont perdu leur emploi dans les récessions (les outsiders).

    Réformer cela nécessite :
     de réduire la protection du travail et le pouvoir de monopole dont disposent les insiders ;
     ce qui permettrait que la flexibilité du salaire réel soit plus forte dans les cycles économiques ;
     et ce qui serait donc favorable au retour à l’emploi des chômeurs dans les périodes de reprise.

    Mais évidemment cette évolution, défavorable aux salariés protégés (aux insiders), est rejetée par la majorité des salariés.


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