Ou comment tu détournes les yeux de la situation en Ukraine quelques semaines, et tu loupes pleins de trucs…

Bref, la liberté d’expression à l’Européenne est en marche…

Source : Amnesty International, 17-12-2015

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La décision prise mercredi 16 décembre d’interdire le Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai, a déclaré Amnesty International.

Le tribunal administratif du district de Kiev a donné droit à la requête du ministre ukrainien de la Justice concernant l’interdiction du Parti communiste, qui ne pourra plus fonctionner officiellement ni participer à des élections locales.

« L’interdiction du Parti communiste en Ukraine établit un dangereux précédent. Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains », a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains.
John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Au titre de quatre nouvelles lois adoptées en mai 2015, collectivement appelées les lois de « décommunisation », le fait d’afficher des symboles communistes ou nazis peut valoir des poursuites pénales et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Cette législation interdit explicitement l’usage du terme « communiste ». Cependant, le Parti communiste d’Ukraine a refusé de modifier son nom, son logo et sa charte.

Les autorités ukrainiennes avaient déjà tenté de l’interdire en 2014. Peu après la fin du mouvement de protestation Euromaïdan début 2014, le Parti communiste était accusé de financer les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine. Les services de sécurité ukrainiens ont affirmé avoir fourni la preuve de ce financement au ministère de la Justice, qui a ensuite déposé une motion visant à interdire le Parti en juillet 2014.

La procédure n’a jamais abouti car le juge nommé s’est retiré de l’affaire en 2015, invoquant les pressions des autorités qui avaient perquisitionné son bureau et saisi des dossiers en lien avec l’affaire.

Les mesures prises par les autorités ukrainiennes en vue d’interdire le Parti communiste en raison de son nom et de l’utilisation des symboles de l’ère soviétique bafouent les droits à la liberté d’expression et d’association et établissent un dangereux précédent dans la vie politique ukrainienne. En 2015, on a constaté une recrudescence des homicides à caractère politique qui demeurent non résolus, tandis que les journalistes et les médias qui critiquent le gouvernement en place sont harcelés.

Jeudi 16 septembre, les autorités ukrainiennes ont publié la liste des personnes interdites d’entrée sur le territoire, dont des dizaines de journalistes, majoritairement Russes.

« La décision rendue ce jour est assurément perçue par ses partisans comme une réponse aux vestiges nuisibles du passé soviétique. Pourtant, elle produit l’effet inverse, en adoptant le style de mesures draconiennes utilisées pour museler la dissidence, a déclaré John Dalhuisen.

« Exprimer son opinion sans craindre de poursuites, particulièrement si cette opinion est contraire à celle des détenteurs du pouvoir, était l’un des principes prônés lors des manifestations de l’EuroMaïdan. Éliminer le Parti communiste va à l’encontre de ces idéaux. »

Source : Amnesty International, 17-12-2015

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Ukraine. Interdit, le Parti communiste voit rouge

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015. Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015.
Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

La justice ukrainienne a confirmé le 16 décembre l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine. Une décision dénoncée par Amnesty International.

Aucun cadeau. Une semaine avant Noël, la justice ukrainienne a sonné le glas du Parti communiste d’Ukraine (KPU) en confirmant son interdiction en vertu d’une loi entrée en vigueur en mai 2015 portant sur la pénalisation de l’utilisation de symboles communistes ou nazis. Cette loi proscrit notamment l’usage du terme « communiste ». Ce texte vise à rompre avec le passé soviétique de l’Ukraine au moment où les autorités de Kiev combattent les rebelles prorusses dans l’est du pays. Des peines allant jusqu’à dix ans de prison peuvent être prononcées.

Le 16 décembre, la cour d’appel administrative du district de Kiev a donné raison à une demande en ce sens du ministère de la Justice déposée juste après l’arrivée au pouvoir des pro-occidentaux du président Petro Porochenko lors des élections législatives du 26 octobre 2014. La justice a rejeté l’appel du KPU sur le jugement négatif en première instance de la cour administrative du district de Kiev. Le groupe des députés communistes de la Rada avait déjà été dissous en juillet 2014 en raison de leur soutien aux séparatistes des provinces de l’Est. Cet été, le ministre de la Justice, Pavel Petrenko, avait empêché le KPU de participer aux élections locales du 25 octobre. Les communistes ukrainiens avaient dû se résoudre à se ranger sous la bannière d’un mouvement baptisé l’Opposition de gauche. Avec comme résultat un score catastrophique : 1 % des voix.

La décision de la justice ukrainienne n’étant pas suspensive, le KPU ne peut plus utiliser son nom, son logo et sa charte. Son secrétaire général, Petro Simonenko, ne compte pas se laisser faire. « C’est illégal. Nous allons lutter. Nous allons faire appel et nous nous préparons à présenter les documents à la Cour européenne des droits de l’homme », a-t-il réagi auprès de l’AFP. Il a reçu le soutien de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International. « L’interdiction du Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai », écrit Amnesty International dans un communiqué. « Cela crée un dangereux précédent. Avec ce geste, l’Ukraine va en arrière et non en avant sur la voie des réformes et d’un plus grand respect des droits de l’homme », a réagi John Dalhuisen, responsable d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale.

« Une hystérie anticommuniste »

Cette mesure « peut être considérée par ses défenseurs comme une façon de gérer les vestiges néfastes du passé soviétique. Mais cela fait exactement le contraire en recourant au même style de mesures draconiennes visant à étouffer toute dissidence », a-t-il ajouté. De son côté, le Parti communiste français (PCF) a exprimé hier sa solidarité avec son homologue ukrainien en condamnant fermement une « décision inique ».

Ce jugement de la cour d’appel administrative du district de Kiev sonne comme un coup de grâce pour un parti, première force politique en 1994 et 1998, miné par des dissensions et des exclusions après son revers électoral lors du scrutin législatif de 2014 (3,87 % des voix et aucun député, contre 13,18 % et 32 sièges en 2012). Selon le quotidien britannique de centre gauche The Guardian, qui constate « une hystérie anticommuniste » en Ukraine, le KPU ne fait désormais plus qu’office de « bouc émissaire » : « Pour détourner l’attention de la population de la hausse des prix, les autorités ukrainiennes ont besoin de continuer leur lutte idéologique. »

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

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23 réponses à Ukraine : L’interdiction du Parti communiste est un coup porté à la liberté d’expression dans le pays, par Amnesty International

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 19 mai 2016 à 05h02

Je pense que les journaux ont tous la même opinion : celle des intérêts privés qui les possèdent (financiers, banquiers, oligarques). Et les gouvernements occidentaux ont aussi les mêmes opinions que celles des intérêts privés qui les “possèdent” (via la corruption, les “dossiers” ou la nécessité de plaire à ces merdias qui peuvent faire ou défaire des carrières politiques).

Se pose alors la question de la déontologie des journalistes, pris entre leurs obligations de simples employés d’un côté (ils doivent obéir à leur hiérarchie qui décide), et la Charte de Munich (informer, ne pas déformer, ne pas mentir, etc). La question se pose de manière identique pour tous les métiers, avec des employés forcés d’obéir à leur hiérarchie jusqu’aux limites de ce qui est autorisé par la loi. Finalement, pour tous les métiers, et compte tenu du taux de chômage maintenu confortable pour le Medef, on est très nombreux à être “soit pute, soit chômeur”.

Mais la différence entre la plupart des métiers et journaliste, c’est leur responsabilité écrasante dans toute cette misère des peuples, dans cette dérive fasciste, dans la propagande de guerre anti-russe, dans la mise en danger de notre espèce (guerre nucléaire, environnement, eugénisme). Et, grosse naïveté, ils étalent les preuves de leur kollaboration, publiquement, partout.

  1. Kiwixar Le 19 mai 2016 à 05h02
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    Je pense que les journaux ont tous la même opinion : celle des intérêts privés qui les possèdent (financiers, banquiers, oligarques). Et les gouvernements occidentaux ont aussi les mêmes opinions que celles des intérêts privés qui les “possèdent” (via la corruption, les “dossiers” ou la nécessité de plaire à ces merdias qui peuvent faire ou défaire des carrières politiques).

    Se pose alors la question de la déontologie des journalistes, pris entre leurs obligations de simples employés d’un côté (ils doivent obéir à leur hiérarchie qui décide), et la Charte de Munich (informer, ne pas déformer, ne pas mentir, etc). La question se pose de manière identique pour tous les métiers, avec des employés forcés d’obéir à leur hiérarchie jusqu’aux limites de ce qui est autorisé par la loi. Finalement, pour tous les métiers, et compte tenu du taux de chômage maintenu confortable pour le Medef, on est très nombreux à être “soit pute, soit chômeur”.

    Mais la différence entre la plupart des métiers et journaliste, c’est leur responsabilité écrasante dans toute cette misère des peuples, dans cette dérive fasciste, dans la propagande de guerre anti-russe, dans la mise en danger de notre espèce (guerre nucléaire, environnement, eugénisme). Et, grosse naïveté, ils étalent les preuves de leur kollaboration, publiquement, partout.


  2. Alain Le 19 mai 2016 à 05h48
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    Etant donné que l’UE acceptent toutes les dérives fascistes et autoritaires de ses chouchous (voir aussi la Turquie et les pays baltes), pourquoi se gêner. Ce sont les nouvelles valeurs européennes!


  3. ARDUS Le 19 mai 2016 à 07h28
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    Cette situation n’est pas sans rappeler la décision prise en 1956 par la Cour Constitutionnelle de Karsruhe de déclarer anticonstitutionnel [et donc d’interdire] le Parti communiste allemand. On est face à une remarquable continuité historique de pensée et d’action de la part des inspirateurs de ces deux décisions.


  4. J Le 19 mai 2016 à 08h36
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    On n’écoute plus tellement Amnesty depuis qu’ils sont passés complètement à côté des Khmers Rouges, le plus gros truc depuis leur fondation (j’étais membre à l’époque, il y avait eu auparavant des débats houleux sur des possibilités d’infiltrations communistes à un niveau conséquent).


  5. Justinos Le 19 mai 2016 à 10h44
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    Il était attendu et dans l’ordre qu’un régime gangréné par des nazis (avec son consentement) interdît le PCU, comme il est attendu et dans l’ordre que les démocrates (entendez : les défenseurs du Capital) ne dénoncent pas aujourd’hui la chose. En Roumanie aussi, sauf erreur, le PC a été interdit.
    Bon courage aux communistes d’Ukraine ! Il en faut, sans doute !


  6. Hod Le 19 mai 2016 à 11h02
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    La situation est la meme en Pologne. Afficher des symboles communistes est passible d’une peine de prison et d’une lourde amende. De meme que de faire l’apologie ou quelque forme de publicite pour l’ideologie communiste.

    Et elle s’est meme durcies ces derniers temps avec PiS au pouvoir.


    • Etiocle Le 19 mai 2016 à 12h20
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      Il est intéressant pour tous de citer les sources des informations ou de justifier les affirmations. J’ai trouvé, au sujet de la Pologne le lien suivant : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/04/depuis-la-restauration-du-capitalisme-en-pologne-la-repression-anti-communiste-toujours-pregnante-prend-aujourd-hui-une-vigueur-nouv .


      • Hod Le 20 mai 2016 à 12h23
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        Ok pour la source, mais c’est juste un exemple.
        Ma source c’est le fait que je vis en Pologne. Et ce que je constate en parlant avec les gens c’est que dans leur tete absolument tout ce qui est associe au communisme est ‘mauvais’ sans meme prendre le temps de l’evaluer, prendre du recul, comparer avec d’autres systemes en particulier notre capitalisme liberal.

        L’interessant paradoxe c’est que cette haine aveugle contre le communisme (en fait ils n’ont vecu que du capitalisme etatique, mais passons…), elle atteint son paroxysme avec le gouvernement PiS qui fait une chasse aux sorcieres au point de sortir de faux documents sur Lech Wałęsa par exemple pour l’accuser d’avoir collabore avec la milice communiste. Iden pour Donald Tusk.
        Dans le meme temps, PiS est le parti qui se rapproche le plus d’un vrai parti de gauche socialiste:

        – allocation familliale de 500zł / mois a partir du second enfant.
        – medicaments gratuits pour les +70 ans
        – impots sur les benefices des banques et des grandes distributions

        Mais n’allez surtout pas leur dire que c’est le parti le plus a gauche economiquement, vous risqueriez de finir en prison. 😀


        • J Le 20 mai 2016 à 14h47
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          Il n’ont peut-être pas vécu le communisme stricto sensu (dont la faisabilité reste à prouver) mais ils ont vécu sa promesse pendant des décennies, et ce qu’on leur a fait endurer au nom de cette promesse. Cela posé, d’ex-communistes ont pu se faire élire en Lituanie, Hongrie, etc.


  7. chollez jean jacques Le 19 mai 2016 à 13h34
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    Les communistes ont laissé de si bons souvenir en Ukraine qu’il n’est pas inconcevable de vouloir interdire le PC…il faut se souvenir que la première victime de cette théorie fut la grande Russie, et sa population fortement religieuse….donc, l’histoire n’est pas simple surtout pour ceux qui n’en ont jamais étudié une page…lisez Soljenitsyne…


  8. DUGUESCLIN Le 19 mai 2016 à 14h14
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    Le seul parti qui devrait être interdit est celui qui prône le racisme et le nettoyage ethnique.


    • Annouchka Le 19 mai 2016 à 15h48
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      Oui, justement, et c’est d’ailleurs le cas dans tous les pays occidentaux (sauf peut-etre aux USA).
      C’est ce que voulais dire dans mon post quand j’ai écrit que l’on ne peut pas interdire les insignes communistes (et par extention les partis qui se réclamment du communisme) de la meme façon que l’on interdit l’usage des insignes nazis.
      Tout simplement parce que la legislation et la jurisprudence de la plupart des pays (occidentaux, je ne sais pas ce qu’il en est du reste du monde) interdisent depuis 1945 l’utilisation des insignes du parti nazi (déclaré organisation criminelle à Nuremberg).

      A ma connaissance, une telle legislation internationale sur les partis communistes n’existe pas. Je ne connais que l’exemple de l’Allemagne qui a interdit brievement le Parti Communiste (jugé anti-democratique donc contraire à sa constitution).

      Je ne dis pas que c’est juste ou injuste. Les régimes communistes de par le monde ont bien evidemment commis de nombreux crimes contre l’humanité (comme les démocraties libérales du reste). Je dis juste que, du point de vue de la juridiction internationale actuelle, on ne peut pas mettre sur le meme plan un parti communiste et un parti nazi.
      Ce serait une distortion symbolique extremement grave, à mon sens, et qui ouvrirait la porte aux pires dérives (de légitimation du racisme nazi).


      • Lysbeth Lévy Le 19 mai 2016 à 21h55
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        En vérité, Annouchka la résolution de Nuremberg les Usa “s’assoient dessus” complètement, car ayant récupéré les “anciens nazis les plus importants” (Opération Paper-clip) + les anciens collaborateurs des nazis : ukrainiens Galizien, Oustachi, Roumains de la garde de fer, hongrois des croix fléchés, albanais, tatars, cosaques etc) exfiltré par leurs soins aux Usa, Canada, UK et Australie.

        Russ Bellant lui explique que ce “lobby ethnique” a pris du pouvoir au coeur des Usa et a pesé car pour quelles compétences ces nazis, collabos ont ils été choisi et a quoi ont ils servi ?? http://coat.ncf.ca/our_magazine/links/54/54_38-41.pdf Son livre entier parle du poids des fascistes qui fait tendre les Usa au “fascisme naturel” actuel et passé.

        La prétendue démocratie américaine est une imposture et elle est au coeur de toutes les guerres depuis longtemps qu’elle a fini par prendre le pouvoir du monde en laissant détruire les pays qui les concurrence. La 1 ère et 2 ème guerre mondiale est de leur faute/fait avec l’Uk, les guerres coloniales, humanitaires, secrètes donc inconnues, destabilisations et coups d’états avec des ONG idéals pour débuter un conflit. http://reseauinternational.net/les-etats-unis-ont-ete-en-guerre-222-des-239-annees-de-son-existence/


  9. Lysbeth Lévy Le 19 mai 2016 à 14h29
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    Au risque de me répéter indéfiniment je rappelle que ceci est l’oeuvre des élus européens et des élites avec la “Déclaration de Prague” en 2008 qui met à égalité le “nazisme et le communisme” comme deux systèmes pervers qui doivent êtres bannis à tout jamais :

    http://www.didier-bertin.org/pages/prague-s-process-danger/les-declarations-de-prague-et-du-parlement-europeen-et-leurs-consequences-partie-1-2.html
    “I-La déclaration de Prague du 3 Juin 2008
    La déclaration de Prague du 3 Juin aurait dû être consacrée aux erreurs et crimes des régimes communistes des Pays européens mais a malheureusement été bien au-delà de cette mission en se livrant à une regrettable révision historique motivée par des convictions politiques dont les conséquences pourraient être regrettables.

    Les lettres d’encouragement de Margaret Thatcher, de Nicolas Sarkozy, et de Zbigniew Brzezinski, partisan de l’hégémonie américaine par immixtion dans les affaires européennes, laissaient prévoir l’orientation de la déclaration de Prague et du processus qui en a résulté. /…/

    Par son contenu, la déclaration de Prague perd le fil du bilan critique des graves erreurs, voire des crimes des régimes communistes pour devenir une déclaration politique de droite visant uniquement à porter au plus haut niveau de l’horreur les erreurs des régimes communiste.
    /…/Que le modo me pardonne mais il faut bien se dire que c’était le voeu de Reagan, et Thatcher, Zbigniew Brzezinski de bannir en réalité le communisme comme “système économique” dangereux pour “la démocratie” disons a leur manière “a eux”.


  10. Louis Robert Le 19 mai 2016 à 14h43
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    Ukraine : néo-nazisme, coup d’état, interdiction du Parti communiste, nettoyage ethnique, et on en passe…, décidément, de nos jours, on ne recule plus devant rien pour devenir (ou rester) Européen!

    Interdire, réprimer, détruire, anéantir, quelle médiocrité! Quelle vacuité intérieure aussi! Quelle impuissance surtout! Insignifiance du Pouvoir. Ainsi, loin de disparaître les problèmes se multiplient, s’amoncellent, chaque jour devenus non pas plus complexes mais plus compliqués. L’abolition de l’Homme même ne ferait, ne fera qu’ajouter l’autodestruction de l’espèce la plus prédatrice au palmarès des réalisations humaines, ultime absurdité et ultime dérision.

    T.S. Eliot: “Not with a bang, but a whimper.” — The Hollow Men.


  11. christobald88 Le 19 mai 2016 à 22h12
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    Malgré tous leurs défauts, les “ukropi”, “ukronazi” et consorts nous font bien rigoler. Jugez-en plutôt à cette vidéo:
    https://www.youtube.com/watch?v=KZyQBGtVE94
    où le gouverneur de la région de Kherson, probablement face à la Crimée rameute ses troupes en tenue de camoulfage:
    – Gloire à l’Ukraine! (Slava Ukraïné!)
    – Gloire aux héros! (Geroyam slava!)
    Puis ils entonnent la mélodie de l’hymne national, et le gouverneur crie:
    Poutine rend-toi! (Putin sdavaïsya!)
    Poutine rend-toi!
    Décidément ils sont désopilants…j’ai beau ne pas approuver les piteux actes de ces “illuminés” (svidomisti) comme ils se nomment, je n’ai en pas moins de la tendresse pour eux. Et qui en Russie n’aime pas les Ukrainiens pour leur fierté excentrique? Un jour viendra où lassés de leur cirque et de leur moscophobie, ils se réconcilieront avec les Maskali et tel l’enfant prodigue reviendront à la grande Russie! Là les US l’auront dans l’…


    • Ailleret Le 19 mai 2016 à 23h34
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      Vous avez raison de ne pas haïr ces illuminés. Il ne faut pas désespérer : une réconciliation entre les Ukrainiens et les Russes serait une très mauvaise nouvelle pour l’empire du chaos, comme pour le mensonge organisé.


  12. ANNA Le 20 mai 2016 à 16h11
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    Le 20 mai 2016
    Une marche monstre des jeunes néo-nazi du bataillon d’Azov a Kiev :
    http://www.youtube.com/watch?v=qXOzo9ULnGo

    qu’en dit Amnesty Internationale ?


    • Para Le 20 mai 2016 à 19h13
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      Impressionnante vidéo. Ils citent Adolph Hitler à un moment non ?

      Il semble que ce soit une manifestation contre la possibilité d’une élection dans le Donbass (selon RT https://www.rt.com/news/343756-ukraine-nationalists-kiev-parliament/ )

      Pas un mot dans la presse francophone … (viens juste de vérifier dans Google News)


  13. Boubanka46 Le 22 mai 2016 à 23h33
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    Dans la série des actes d’intolérance de nos amis ukrainiens

    http://www.rfi.fr/emission/20160512-hackers-patriotes-ukraine-denoncent-journalistes-pro-russes

    “… un fichier qui a été hacké, c’est à dire subtilisé dans les ordinateurs de la République auto-proclamée de Donetsk. Dans ce fichier, on peut lire les noms d’environ 4 500 journalistes, des Ukrainiens et beaucoup d’étrangers, qui ont tous reçu ces deux dernières années une accréditation de la part des séparatistes, c’est à dire un laisser-passer pour pouvoir travailler dans la zone pro-russe.
    L’auteur du blog n’y va pas par quatre chemins : il accuse les journalistes d’être des « agents de la propagande du Kremlin » ainsi que des collaborateurs d’organisations terroristes.

    Deux ans après la révolution de Maïdan, une partie des élites ukrainiennes semble avoir oublié les idéaux de progrès pour renouer avec des méthodes dignes de l’époque soviétique.”


  14. Krystyna Hawrot Le 27 mai 2016 à 23h23
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    Dans notre belle Union Européenne, n’oubliez pas la Pologne: 4 jeunes communistes condamnés à de la prison pour “propagande communiste” et Mateusz Piskorski,leader du parti Zmiana, emprisonné pour délit poliitique, accusé “d’espionnage au profit de la Russie”.
    http://www.librairie-tropiques.fr/2016/05/apres-l-ukraine-la-pologne-se-fascise.html
    https://www.change.org/p/kpp-polish-communist-party-protest-against-the-criminalization-of-anti-capitalist-voice-in-poland
    https://fr.sputniknews.com/international/201605191025126290-pologne-zmiana-sympathie-russie-perquisitions/


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